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Voici les sites qui parlent de Victimes de la justice ? :

Commentaires

Catherine JACOB

Permettez-moi de m'attacher pour l'instant presque exclusivement à l'intitulé de votre billet : "Victimes de la justice", pour en faire justice.
Je pense en effet qu'on ne peut être victime de la justice dès lors que l'on entend par ce terme, "la juste appréciation, reconnaissance et respect des droits et du mérite de chacun", mais uniquement victime du pouvoir qui est celui de faire régner le droit ainsi que des défaillances ou dysfonctionnements de son exercice dès lors qu'ils sont fait de personnages faillibles, sans priviligier autrement une cause ou une autre, quant à cette faillibilité.

Les personnes qui s'estiment 'victimes de la justice' pensent souvent en fait 'victimes de ce que justice n'aurait pas été faite', réduisant ainsi trop facilement la justice rendue au seul châtiment de qui est, à leurs yeux, 'coupable point final'.

Il y a donc toute une éducation à la justice qui serait à faire et à mener par des personnages crédibles aux yeux de l'opinion publique, et non pas uniquement toute une formation à l'exercice du pouvoir de faire régner le droit qui serait à repenser, comme on le réclame souvent exclusivement. Je pense en effet qu'une telle éducation du citoyen et du futur citoyen à la justice ne saurait qu'être ultérieurement profitable à la formation de ceux d'entre eux qui seront amenés un jour à l'exercer.

Pour cela, il faut l'introduire au programme des petites classes tout comme on fait de l'éducation à la représentation nationale avec les députés des enfants qui se prennent très au sérieux et ont de bonnes idées, ou encore de l'éducation à la loyauté en leur apprenant que la boxe c'est sur un ring avec des gangs et non pas dans une ruelle ou une impasse sombre quand dix individus tombent à bras raccourcis sur un onzième, ce en organisant par ex. sous forme de jeux de rôle placés sous le contrôle d'adultes spécialisés - rémunéré ou bénévoles sérieux - mais travaillant en partenariat avec les institueurs, des cas d'école de leur niveau, soumis à leur inquisition et à leur appréciation. Je pense que nous en apprendrions beaucoup sur ce qui est juste et ce qui ne l'est pas.

Vous pourriez initier une sorte de section expérimentale si vous aviez du temps de rab.

stéphane augendre

Bonjour Monsieur,

Je ne suis pas certain que la ministre de la Justice soit susceptible de redorer le blason de cette prestigieuse institution. Il faut voir également, comme vous le notez, ce que Renaud DENOIX de SAINT-MARC a qualifié "d'incontinence législative", ce qui entraîne en matière pénale de nombreux problèmes.

Néanmoins, je ne partage pas votre sentiment concernant le JLD. Si je simplifie votre position, vous seriez favorable à sa suppression pure et simple et revenir à l'avant-2000.
Le rapport de la Commission Outreau a retranscrit les propos de certains de vos collègues qui s'inscriraient dans votre lignée.

Pour ma part, je pense qu'il serait nécessaire - et je crois que c'est l'idée de la loi du 5 mars 2007 - de redonner au JLD toute sa place, c'est-à-dire une vraie audience publique et contradictoire, un juge ad hoc qui ne ferait que ça (certes, il faudrait plus de moyens...).

Au demeurant, vous n'ignorez pas que la liberté est le principe, la détention provisoire s'analysant comme l'exception. On peut ainsi comprendre la position du JLD dans les cas que vous citiez.

Je ne connais pas les dossiers, je n'ai pas non plus votre expérience mais je suppute que dans ces cas, la remise en liberté s'est effectuée avec un contrôle judiciaire qui a pu être violé, malgré son éventuelle sévérité.

Par ailleurs, il n'est pas certain que la prison soit le meilleur moyen de soigner certaines pathologies. Je crois en effet qu'un pédophile devrait recevoir des soins, et que la prison n'est pas armée pour ça.

Désolé pour la longueur du commentaire.
Cordialement.
sa

Humaniste

"d'avoir persuadé le JLD qu'il était honteux de favoriser la détention même pour qui la méritait à titre provisoire"
Le juge d'instruction et le JLD ne jugent pas et ne prononcent pas de peine, s'ils pensent que le prévenu ne risque pas de faire disparaître des preuves, ils doivent le remettre en liberté. Ils ne sont en aucun cas là pour dire si le prévenu "mérite" ou pas. Si on se met a penser qu'il "mérite" on instruit plus à
decharge, demander à F.Burgaud.


"Le JLD a été une mauvaise idée et conduit parfois à d'étranges libertés qui autorisent tous débordements avant que l'appel soit examiné"
Je pense au contraire qu'un juge moins impliqué emotionnellement peut décider plus facilement s'il y a un intérêt pour l'enquête au maintien en détention.

Trop souvent cette mise en détention est utilisée pour "punir" ceux qui refusent par exemple la comparution immédiate pour de petites infractions (souvenez-vous de Virginie, la premiere tazer de France).
Trois semaines de prison, ce n'est rien pour un malfrat, mais ça brise celui qui ne fait pas partie de ce monde.

Note: Que pensez-vous de http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/10/chaque-homme-es.html

Florence

Ne serait-il pas aussi nécessaire de constituer un système de contrôle digne de ce nom pour les magistrats.

Le juge d'Outreau, je préfère ne pas me rappeler son nom, a été blanchi par ses pairs. Totalement déplorable !

La police a son organisme de contrôle qui , même s'il n'est pas parfait, remplit à peu près correctement son rôle.

non-specialiste

Un grand doute semble-t-il, et deux billets, "Attention police" et celui-ci. N'y a-t-il pas entre autre un gros problème de formation ? ne donne-t-on pas trop de pouvoir à des gens qui sont incapables de l'assumer dans une période où la pression sociale, la pression politique, celle de la presse etc... se font de plus en plus ... pressantes. Et ce dans un tissu social déliquescent, c'est-à-dire que les gens n'ont plus l'impression de vivre dans le même monde.
Un peu court, certes, mais je vous crois capable de comprendre ce que je veux dire.
Merci

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