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09 novembre 2008

Commentaires

Athéemarocain

Alain Delon est la forme XY de Brigitte Bardot l'incarnation de la loi Aristotélicienne selon laquelle la beauté éphémère regarde le diable affreux de l'intelligence d'un oeil maladif et fébrile.


mike

@ BEAU
En tout cas, vous n'avez sûrement pas la beauté de l'âme !

sbriglia

Chapeau bas devant vous, cher Philippe ! Quelle leçon !

PS : pas évident l'ascenseur inversé... on est trop vieux, Philippe, pour se faire ainsi bousculer nos habitudes ! (oui, je sais, "l'échec c'est de créer des habitudes", cher Laurent !)

jpledun

Là, il a raison.
Sur toute la ligne.

Laurent Dingli

Vous êtes vraiment favorable à la liberté d'expression, mon cher Philippe, pour vous laisser insulter ainsi par un petit lâche anonyme. Quelle leçon !
PS : Philippe, entre autres inconvénients, votre site ne conserve plus en mémoire nos coordonnées. Il faut donc les retaper à chaque fois. En plus du texte qui s'efface en mode "aperçu", c'est un peu agaçant.

Savonarole

Pour quelques minutes de "Plein soleil" ou de "Monsieur Klein", on lui pardonne tout le reste.

Friedrich Nietzsche prétendait que "si un comédien ressentait vraiment ce qu'il interprète, il deviendrait fou"

C'est ce qui a dû arriver à notre Delon... au moins il s'amuse.

George Sanders, au sommet de sa gloire, s'est suicidé en 1971, près de Barcelone, en laissant un mot : " Je m'ennuie"

Alex paulista

Tiens, un candidat pour La Ferme 4.

BEAU

C'est normal qu'on le déteste autant Alain Delon, parce qu'il était beau et conscient de sa beauté. Tous ceux qui disent du mal de lui doivent certainement avoir de sales gueules, comme celle de cette caricature d'homme qu'est Philippe Bilger. Pauvres types. N'accusez pas AD pour votre laideur. Accusez vos parents. Je vous plains. Vous resterez toujours laids, comme vos cervelles.

Rivas

L'Eclipse, Plein Soleil, Rocco et ses frères, Mélodie en sous-sol, l'Eclipse... Je vous laisse lire la suite sur allo-ciné. Plus d'une dizaine de films au minimum qui ont marqués le 7ème art pour ne compter que les chefs d'oeuvre, qu'on regardera, qu'on admirera, qu'on aimera aussi longtemps que l'humanité conservera la mémoire du cinéma du 20ème siècle.

Alors oui, Delon est prétentieux, Delon est nombriliste, mais Delon fait aussi partie des grands, au moins des grands acteurs, ce n'est déjà pas mal. Il est, pas à lui tout seul bien sûr mais quelle place, la culture française qui rayonne dans le monde, ne vous en déplaise messieurs les fâcheux.

NB : j'aimerais bien lire la transcription de ces soit-disant critiques à l'égard de Noiret, ça m'étonnerait fortement que Delon se permette de l'ouvrir à propos de cet homme si sympathique qui nous manque à tous.

XP

@

"Il y a plus alarmant et plus grotesque. Il n'hésite pas, dans un autre magazine, à se comparer avec ce géant américain qu'est Clint Eastwood en affirmant avec un culot qui évidemment n'est pas contredit qu'il a sa stature, son génie, son universalité et ses aptitudes diverses et éclatantes."

Alain Delon aurait donc une carrière et une stature moins prestigieuse que Clint Eastwood ???

C'est vrai qu'il ne fut que l'acteur fétiche de Visconti et Jean-Pierre Melville, que John Woo, le Maître actuel du cinéma d'action hollywoodien, considère comme le sien. Il a d'ailleurs racheté les droits de plusieurs films de Delon, dont l'un réalisé par lui-même pour en faire des remake.

Ajoutons que puisque la véritable vanité est l'art d'être loué deux fois, une première pour son talent une seconde pour sa modestie, Il y a des gens bien plus prétentieux que lui parmi les peoples. Mais pour s'en apercevoir, encore faut-il savoir jauger les gens, et je trouve bien dommage qu'un haut magistrat ne sache pas le faire et se contente d'aligner les poncifs.

Quelqu'un me disait récemment ceci :


"Alain Delon remplace à merveille le canari au fond de la mine, sauf qu’au lieu de détecter le grisou, c’est la connerie qu’il soulève à tous les coups."

sbriglia

...N'aurait-il fait qu'acheter le manuscrit de l'appel du 18 Juin pour en faire don à la France qu'il mériterait un certain respect...

C'était en 1970, autant dire le paléolithique pour certains commentateurs...

Je fais partie d'une génération qui a vibré à "Plein soleil" et aux "(les)Aventuriers"

...Que Joanna Shimkus parte, in fine, avec Lino V. plutôt qu'avec Alain D. m'a toujours réjoui !

PS : j'ai vérifié, Madame Columbo, il n'y a pas de "h" à Joanna !

alibalkazar

Je trouve déplorable que tant de personnes s'estiment assez dépourvues d'ego pour administrer si lestement une volée de bois vert à l'un de leurs semblables. Pour ceux qu'AD agace, il est certainement un miroir grossissant de leurs propres travers ! Le plus difficile, peut-être, est de ne pas être dupe de ce jeu de miroir... A bon entendeur !

christianL

@ Patrick Marguillier

Quel commentaire méprisant ! Pour les "franchouillards", pour les "vieux qui s'accrochent à leurs épaves" en y mêlant - outre Delon - Gabin et Belmondo... Notons qu'il n'y a pas les noms de ces acteurs qui seraient mieux, "même dans le cinéma français". Quelle allégeance aveugle au cinéma US !
Naturellement, je suppose qu'en ce qui vous concerne, vous n'avez pas cette "gueule" ni ce physique qui vous permettraient de faire oublier votre stupidité abyssale. Un aigri, quoi.

Patrick Marguillier

@ Cyril

Les journalistes ne se courbent pas, ils s'amusent, Delon est non seulement égocentrique mais également parfaitement stupide, et nous n'aurions aucune peine à ajouter : un brin caractériel. Otez-lui son minois, il n'y a que du vide, jeu d'acte sans variété, toujours le même, toujours les mêmes mimiques, les mêmes tics...
Une gueule ça aide beaucoup! et quand on commence à y croire...

Delon joue qui finalement ? De Niro fait la même chose en base mimes mais en mieux, il faut le reconnaître... il est surtout moins imbu de lui-même. Belmondo était meilleur acteur mais il était desservi par son physique moyen.

Et s'il n'y avait que Delon dans nos célébrités télévisuelles ou cinématographiques vautrées dans leur vanité...

La plupart des jeunes ne connaissent pas Delon, il disparaîtra aussi anonymement que BB ou Gabin ou Belmondo sauf pour les vieux qui s'accrochent à leurs épaves.
Surtout depuis que le cinéma américain est passé par la, ces acteurs font figure de ringardise sucrée bien franchouillarde.

Il y a nettement mieux comme cinéma d'anciens... même dans le cinéma français.

Robert Marchenoir

Amusante également, la lettre assassine du directeur du théâtre où se joue cette pièce à l'ambassadeur de Grande-Bretagne.

Motif: un feu d'artifice tiré dans les jardins de l'ambassade voisine aurait gravement troublé la quiétude de la représentation. Jusque-là, pourquoi pas.

On tique un peu en apprenant que les spectateurs auraient cru, un moment, qu'une bombe avait explosé à l'intérieur du théâtre -- ce qui commence déjà à sentir l'exagération à plein nez.

Puis l'on apprend que le feu d'artifice correspond à une fête traditionnelle britannique, et se trouve donc tiré tous les ans à pareille date. Avec toutes les autorisations nécessaires, bien entendu. Ni le théâtre ni l'ambassade n'ayant, semble-t-il, déménagé récemment, on s'étonne de ce soudain coup de calcaire, qui pourrait être lié à la qualité de Sa Seigneurie delonienne.

Toutefois, le pompon, c'est le contenu de la lettre. Le théâtreux prend l'ambassadeur de haut comme si c'était un domestique, et, voulant paraître spirituel, lui demande ce que la Grande-Bretagne peut bien trouver à fêter ces temps-ci, de la chute de la livre contre l'euro, de la crise financière, du chômage qui s'annonce, etc.

Le tout avec la stupéfiante arrogance du ponte cultureux en Franchouillie-sur-Seine qui peut tout se permettre, enrobé dans un ton anti-britannique appuyé. Si la lettre ne se terminait pas par "Je suis français et je vous emmerde", c'est, visiblement, parce qu'il n'y avait plus de place au bas de la feuille.

L'ambassadeur s'est confondu en excuses, a fait comprendre qu'il y aurait un autre feu d'artifice l'an prochain, comme d'habitude depuis la nuit des temps, et a invité le directeur du théâtre à y assister.

Il y a des moments où ça doit être marrant d'être ambassadeur.

Cactus déferré un peu large avant un poker menteur

The joker menteur ?

ai-je droit à un joker
monsieur Bilger ?
( pour vous cette rime )

Delon en large , pourquoi en rajouter ? son époque plein soleil dans les yeux étant lointaine , juste pour vous dire que le dernier Clint m'a fait chavirer de bonheur !

( ump voire ps et sévice versa (?):

j'ai revu " mama mia" en VO : géante non verte que Meryl et pourtant même pas un streap )

Sissi !
bien à vous !!
( avec le temps
avec le temps va
tout s'en va , sinon )

Mathieu

Votre article renvoie à la distinction entre les interprètes et les auteurs... La distinction est frappante en l'occurrence.

Nathalie

@Christian : vous écrivez ceci : "vous avez mal lu ou encore une fois, êtes de mauvaise foi. " Je vous remercie de ne pas faire de procès d'intention. C'est faux de dire que je suis de mauvaise foi, et vous le savez bien. Je n'ai pas écrit que vous critiquiez Belmondo. Mais on pourrait aussi !
Ha ? Delon a joué dans "Astérix aux jeux olympiques" ? Je ne le savais pas, je n'ai pas vu ce film mais j'ai entendu dire de ci de là que c'était un fier navet.

Jean-Dominique Reffait

Ah tiens, c'est vrai : Astérix aux jeux olympiques, une véritable nullité ce film, je l'ai vu parce que j'ai deux filles et que mes filles ont des copines et qu'il m'est revenu d'accompagner ce monde voir ce navet incommensurable.

Eh bien, les seuls bons moments étaient ceux où Delon apparaissait en César, car il y parodiait son personnage de Delon, en parlant de lui à la troisième personne (comme le divin César, mais à la manière de Delon). Il y avait là un moment savoureux de Delon se moquant de Delon.

Rappelez vous Dali : Dali est géniaaal ! Ce n'est pas moi qui suis génial, c'est Dali ! L'excès de forfanterie confine à l'auto-dérision.

christianL

@ Nathalie
Il fait ce qu'un acteur star de 73 ans doit faire : il vit sur sa gloire passée,nous sommes bien d'accord. Parfois, une pièce de théâtre. Comment le lui reprocher ? Je n'ai fait qu'un parallèle avec la carrière de Belmondo (lui aussi tant moqué !) et n'ai pas critiqué celui-ci, loin de là, vous avez mal lu ou encore une fois, êtes de mauvaise foi. Delon n'a jamais eu, je vous l'accorde, le talent de réalisateur d'un Clint Eastwood. Mais faire l'acteur sous la direction de quel réalisateur aujourd'hui ? Visconti, Losey, Clément, Antonioni, Melville, Granier-Defferre... morts. Que faire ?

Nathalie

@ Christian : Belmondo, dans "Pierrot le Fou", ou bien dans "Leon Morin, prêtre" 1961, c'étaient des rôles à contre-courant pour Belmondo qui n'a pas joué que des marioles dans des navets. Mais ces films sont anciens.
AD n'a plus que la ressource que de rester collé à l'image de son ancienne gloire et d'exploiter cette ancienne image. Sinon, dites-moi ce qu'il fait en ce moment ?

ratm

Much Ado About Nothing !

Quel passe-temps futile que de s'intéresser à ce personnage sans intérêt !

christianL

@ JJ Bernardini : commentaire singulièrement réducteur visant à démontrer que Delon n'aurait été en quelque sorte que la doublure lumière des grands acteurs qu'il a eu l'occasion de côtoyer, sans avoir lui-même, naturellement, le moindre talent. A ce compte-là, et pour reprendre les noms cités, on pourrait dire la même chose pour Ventura qui fit ses débuts dans l'ombre (ou la lumière) de Gabin et dont il fut aussi le "môme". C'est oublier aussi les circonstances de la rencontre de Visconti et de Delon, le premier étant à la recherche depuis des mois de l'acteur qui prendrait le rôle de Rocco et qui le découvrit et le fit venir à Rome alors qu'il n'en était qu'à ses tous premiers rôles en France, dans des semi-comédies. On a toujours tendance à inverser les dates : c'est la réussite de Rocco qui a permis à Delon de tourner dans le Guépard. Il avait fallu que celui-ci fut bon ou très bon dans le premier rôle et qu'il séduisit le grand et exigeant Visconti pour poursuivre sa collaboration dans le Guépard. René Clément fut peut-être plus exigeant encore sur le tournage de Plein Soleil. Plus tard, bien plus tard et dans un autre registre, la performance du Samouraï (20 premières minutes sans dialogues) a achevé de construire la légende : faut-il rappeler que ce film est devenu -regardez sur le net - source d'innombrables commentaires et études flatteurs partout dans le monde et qu'il a été plusieurs fois copié sans jamais être égalé ? Faut-il être plus critique que l'étranger ?

Jean-Jacques Bernardini

J'ai eu un camarade de lycée qui a fait une carrière dans l'Armée et qui, un jour, a eu le privilège de marcher quelque temps dans les allées du pouvoir (2 ans, environ). Je ne l'ai pas reconnu, après. Cet officier avait pris la grosse tête comme on dit familièrement. Et, c'est drôle, mais je pense à lui quand on parle de l'immodestie d'Alain Delon...

Cet acteur - bon, au demeurant, de mon point de vue - a eu la chance, jeune, de tourner avec de grands cinéastes (Visconti, entre autres auteurs...) de côtoyer, jeune toujours, des acteurs immenses et reconnus (Jean Gabin, Lino Ventura, d'autres...) lui qui n'était que "le môme".
Quand il tourne le Guépard à Palerme, en 1962, ce n'est pas lui la grande vedette que la Presse va accueillir à l'aéroport. C'est Burt Lancaster. Mais vous rendez-vous compte de ce que cela représente, pour ce jeune Français tout juste connu alors pour "Plein soleil" de René Clément, de tourner avec ce monument qu'est Lancaster ? sous la direction de Visconti ? avec un budget astronomique qui aurait mis en faillite la Titanus si le film n'avait pas "marché" ?
Eh bien je crois que son attitude mégalomaniaque d'aujourd'hui (qui porte à sourire, d'accord avec vous, cher Philippe) est en quelque sorte la conséquence lointaine de la chance inouïe de cet acteur au tout début de sa carrière. Depuis que tous ces "grands" qu'il a connus, côtoyés, tutoyés peut-être, ont disparu, il reste qui ? Lui, Alain Delon, qui "jouait" avec eux.
Il faut l'entendre parler du cinéma français d'aujourd'hui, sans nuances, pour comprendre que l'Age d'or est derrière lui. Derrière nous, aussi ? ça se discute...

christianL

@Nathalie
Delon n'a jamais joué dans des films d'auteur ? Vous plaisantez, ou êtes trop jeune, ou pire vous parlez de ce que vous ne connaissez pas, ou êtes de mauvaise foi ? Le Guépard, Rocco et ses frères, Plein Soleil, Monsieur Klein, L'assassinat de Trotski, L'insoumis, Notre Histoire, L'Eclipse, Le professeur, et j'en passe. Des rôles de voyous ? Allons ! A la vérité, au sortir de sa période Visconti/Antonioni/Clément, et à partir du succès de Mélodie en sous sol (1963 de Verneuil), du Samouraï (1967 de Melville), du Cercle Rouge (1970 de Melville) et bien sûr du Clan des siciliens (70 Verneuil), Delon s'est retrouvé enfermé dans des rôles de truands dont le public contemporain n'a jamais plus accepté qu'il ne sorte. A preuve, les échecs commerciaux de magnifiques films comme (notamment mais c'est le plus merveilleux) Monsieur Klein de Losey - co-produit par Delon lui-même faut-il le rappeler. Il en va de même aujourd'hui lorsque Delon paraît-il ne fait que renvoyer cette image ridicule dans laquelle on ne sait que le voir (il est intéressant, au demeurant, de constater combien la carrière et l'image de Belmondo, qui a commencé lui aussi par une grande période italienne - et française - de FILMS D'AUTEURS, et celle de Delon, sont identiques). Pas un acteur qui n'ait autant accepté de casser son image de star et de se tourner en dérision à l'écran (Le professeur, Notre histoire, Une chance sur deux avec Bébél et le tout récent Astérix eh oui !) : si ça n'est pas du second degré, de la dérision de soi-même, de l'humour, oui, qu'est-ce que c'est ? Je le répète, le bonhomme ne mérite pas vos commentaires. Et, pour vous titiller encore un peu, c'est un ch'ti honteux du succès et de l'image véhiculée par le film que vous savez, qui écrit ces lignes : vous pouvez bien critiquer les Anciens, quand on voit dans quelle nasse le cinéma français est tombé...

Véronique Raffeneau

@ Nathalie

Dans le désordre, j'adore ces films :

Le Samouraï, Monsieur Klein, La Veuve Couderc, Le Guépard, Le Clan des Siciliens, le Cercle rouge, Rocco et ses frères.

Donc Jean-Pierre Melville, Joseph Losey, Pierre Granier-Deferre, Luchino Visconti, Henri Verneuil, Jean-Pierre Melville à nouveau, Luchino Visconti à nouveau.

Croyez-moi, il y a pire comme cinéma et comme auteurs.

la mouche du coche originale on the Bilger's Blog @La mouche du coche du 11-11

@La mouche du coche du 11-11
«La vraie sincérité est toujours ridicule»

Et la vraie honnêteté aussi je suppose ?
Depuis quand y-a-t-il une mouche du coche n2 qui oublie de le préciser ?

Nathalie

@ Mathaf qui nous la fait "ancien combattant" ! Tu me feras toujours rire ! Tu vas bien ? la santé est bonne? Ca fait un bail !

La mouche du coche

La vraie sincérité est toujours ridicule, surtout à la télévision. Le fait qu'Alain Delon soit ridicule est l'indispensable signe non pas qu'il est obligatoirement sincère, mais qu'il a de grande chance de l'être. Jean Claude Van Damme est lui aussi ridicule.

On comprend pourquoi : essayer de faire passer des sensations profondes à la télévision est forcément impossible. Elle n'est pas faite pour ça. D'où l'échec inéluctable.

Conclusion : méfions-nous des gens qui "passent bien" à la télé. Il y a un piège. On ne l'identifie pas toujours bien entendu, nous sommes face à des professionnels de la vaseline (pardon, mais c'est dimanche), mais il y en a un.

SR

Alain Delon est la face visible du narcissisme des stars du cinéma français. Et sans doute la plus risible car il nous donne à voir la caricature d'un être pétri de gloire et de souvenirs. Mais l'acteur a été impressionnant, a fait chaviré des millions de fans énamourés par un jeune premier ancien boucher passé devant la caméra à une époque bénie. Le grand art fabrique des êtres égocentriques, mais il est facile de se moquer d'Alain Delon, il donne le pire de lui-même lors de ses interviews. Néanmoins, il se dégage chez lui de la profonde sincérité, et si on fréquente de près les gens du septième art on arrive à la triste conclusion qu'il vaut mieux ne pas les connaître en dehors des plateaux: aigris, radins, racistes, méchants, bêtes et sales. Alain Delon a de nombreux défauts, mais il est généreux, toujours disponible, il a dans la discrétion assuré les obsèques de nombreuses actrices célèbres adulées mais oubliées et ruinées la vieillesse venue.

Mathaf Hacker

En ce jour de 11 novembre, un refrain s'impose : "Alain Delon va vous servir à boire".

Surcouf

@Laurent Dingli
Moi je le trouve mauvais et je ne l'aime pas en tant qu'acteur. Se prendre pour une star franchement je vois pas ce qui lui permet d'avoir cette attitude à part un ego hypertrophié.

Le Guépard remonte à la nuit des temps tout comme le Clan des siciliens.
Rocco ? je trouve ce film nul à quitter la salle.

Ceci dit ce sont mes goûts et cela n'engage que moi évidemment. Si vous aimez Alain Delon c'est totalement votre droit et je le respecte.

Nathalie

Il faut bien reconnaître que Delon, il n'a jamais tourné de film, heuu comment dire ? d'auteur. Et puis ce sont toujours des histoires de voyous. Il est toujours resté dans le même registre Delon. A part sa jolie "petite gueule" de quand il était jeune, à présent on dirait plus un vieux beau qu'autre chose.

monik

Pardon de vous avoir blessé... ce n'était QUE de l'humour et un clin d'oeil. Je ne suis pas certaine d'aimer A.D. mais j'aime l'homme et sa sensibilité à fleur de peau, c'est un écorché vif, avec ses contradictions.

Aïssa Lacheb-Boukachache

@Catherine A.


Le caporal Gustave Coudray est dans la tranchée, ici, non loin de Reims ... Un obus de 155 détruit toute la tranchée, tous sont morts déchiquetés sauf lui qui est enterré vivant à six mètres dans la terre. Il n'a pas le temps de mourir étouffé qu'un second 155 le déterre et l'expédie au faîte d'un peuplier à trente mètres de là ... Gustave est sonné mais vivant. Il y a un obus qui tombe toutes les trois secondes dans un vacarme effroyable ... A ce moment, un énorme 420 s'abat et pulvérise l'arbre et tout à l'entour, re-expédiant notre Gustave dans ce qui restait de sa tranchée, sain et sauf ... Le soir, il revint à lui et, à la faveur de la nuit et du bombardement qui faiblissait, il put ramper jusqu'aux lignes arrières. Comme il ne reconnaissait plus le terrain démoli, comme les bois et les tranchées qui s'y trouvaient n'existaient plus, comme la terre était partout retournée, comme il faisait nuit noire, il raconta plus tard qu'il s'orientait aux bruits des canons: telle détonation, eux; telle autre, nous, donc je rampe par là ... C'était tellement jonché de cadavres que souvent, durant cette interminable nuit éclairée seulement par les illuminations brèves des canons et des fusées où il finit par rejoindre les siens, il raconta qu'il s'enfonça plus d'une fois, les mains et même tout le corps à ramper dessus et dedans, dans des masses visqueuses et grouillantes qui dégageaient des bruits singuliers, des gaz étranges et une odeur effroyable; c'étaient des cadavres (ses compagnons? ceux des Allemands? il ne savait plus ...) qui finissaient de se décomposer là ... A la fin de la guerre, le caporal Gustave n'est pas devenu fou comme tant d'autres; il reprit simplement son petit métier de cordonnier là-bas à Tarbes ...

Un témoignage presque anonyme, parmi tant d'autres ... Il y a longtemps, j'habitais la rue Saint-Denis à Paris et, avec des ducs de beuverie on s'était perdus du côté du Trocadéro ... Une furieuse envie de pisser nous prit tous, qui dans les fourrés à côté, qui contre la roue d'une bagnole, qui où il pouvait et moi, idée lumineuse, au pied de la somptueuse statue équestre du maréchal Foch ... J'ignorais tout alors et de ce maréchal et de la guerre, enfin la boucherie qu'il mit lui ainsi que les autres étoilés et futurs maréchalisés, en oeuvre ... "De la consommation d'hommes" ils appelaient ça dans leur jargon militaire. Je trouvais simplement que l'endroit pour pisser était original et, pour tout dire, beau ... J'ai pissé, vous vous en doutez, beaucoup, ayant beaucoup bu ... Franchement, je ne le regrette pas. Je comprends aujourd'hui pourquoi mon instinct m'a dit: va pisser là, bonhomme, c'est fait pour ... Après, on est parti et on s'est tous effondrés dans un bouge hallucinant du côté des Halles, je ne me souviens plus lequel, c'est loin ...

Aïssa.

PS/ L'abus d'alcool est dangereux, etc. -comme l'abus de guerre, ceci-dit, et l'abus de connerie- ... Perso, plus une goutte depuis des années, plus une goutte ... Je n'aime plus ça, ni le goût ni rien; même le champagne dont je connais par coeur les galipes ici, me fait des nausées quand par hasard je sens ses effluves ... C'est étrange.

Re-PS/ Pour rester dans le sujet du billet de notre cher PB, ajoutons que Alain Delon est aussi victime d'un grave alcoolisme mondain qui ne lui rend pas la vie plus simple et heureuse, j'en suis certain.

monik

Ce n'est pas bien la méchanceté... surtout vis-à-vis d'un homme si sensible et qui LUI au moins, refuse le maquillage et sait se montrer tel qu'il est. Je suis déçue, Monsieur l'avocat général, par... votre jalousie !!!!

Laurent Dingli

@ Surcouf,
Moi, c'est plutôt votre niveau à vous qui m'étonne, et surtout votre sens de la nuance.

Laurent Dingli

@ Cyril,
Je n'ai vu ni Dancing machine ni le Passage. Je ne dis pas qu'il ne faut pas critiquer Alain Delon, mais qu'il est injuste de le dénigrer, surtout quand on le fait de manière anonyme. Pour le reste, je crois qu'un acteur de cette envergure peut se permettre quelques "ratés" dans une carrière qui demeure exceptionnelle. Ce qui, pour ma part, m'a le plus étonné, c'est qu'il ait joué dans "Astérix" - après le Clan des Siciliens, le Guépard, Rocco et ses frères, Monsieur Klein, les Félins, et tant d'autres chefs-d'oeuvre, cela surprend un peu, mais bon, il avait peut-être des raisons que j'ignore et puis, après tout, il fait ce qu'il veut...

Surcouf

Alain qui ?

Delon un monstre sacré, laissez-moi rire.
Il n'y a rien de pire que de voir un film avec ce gars, une vraie purge, une punition.
Deux films superbes, trois moyens et pléthore de navets, voilà sa carrière.

Et après ça on s'étonne du niveau du cinéma français ; si c'est ça qu'on prend comme référence et vive Hollywood !

catherine A.

En cadeau pour quelques-uns, moi comprise, cette pensée de Julos Beaucarne : "A force de péter trop haut, le cul prend la place du cerveau".
Cela dit, beau 11 novembre et une pensée reconnaissante pour tous ces pauvres bougres que de grands stratèges bien propres sur eux, bien élevés et bien-pensants ont envoyé à la boucherie pour défendre notre liberté ; ce qui devrait relativiser nos petits étripements.

Cyril

Le plus terrible avec Alain Delon n'est pas forcément l'homme mais l'attitude des médias face à lui. Cette manière de se courber, de rire avec lui et de flatter son ego surdimensionné est tout bonnement un acte de soumission intellectuelle.

Sans avoir besoin de l'attaquer de front, un minimum de retenue et de sens critique honorerait leur profession. La perle revenant comme d'habitude à ce brave Laurent Weil de Canal + jamais avare d'un bon coup de brosse à reluire pour ses prestigieux invités.

@ Laurent Dingli : même dans le splendide "Dancing Machine" ou "Le Passage" vous le trouviez exceptionnel ? :)

Laurent Dingli

Ce qui me consterne ce sont tous ces petits médiocres, qui viennent baver leur fiel incognito contre un homme public. Vermisseaux anonymes, décérébrés oisifs, penseurs de pacotille, ayez au moins le courage de vous nommer quand vous insultez quelqu'un.
On imagine la jouissance de tous ces ratés, leur exultation quand ils tapotent devant leur écran leurs petites phrases vengeresses et assassines, sûrs qu'ils sont que leur haine de trottoir, leurs grotesques mesquineries ne leur vaudront pas même le mépris des honnêtes gens. Minable !

Yoda contre Dooku (rien que cela...)

@christianL
«Delon est également un homme d'honneur, de parole »

C'est très juste. Personnellement je regrette que nous ayons laissé ces vieilles valeurs à une certaine catégorie de la population et que, notamment chez les socialistes, on ne trouve plus à leur place que ce qu'il faut bien appeler une certaine forme de rétribution aléatoire et opportuniste du clientélisme.

«quand j'entends ces présidents US -dont le dernier élu - proclamer toute honte bue et sans que cela n'interpelle quiconque, leur propension naturelle à en imposer au Monde et à le diriger sans n'avoir jamais rien prouvé d'autre que leur seul paraître»,

N'exagérons rien.
Sans les USA la nazification de l'Europe n'eut guère rencontré d'obstacle. J'imagine que vous n'ignorez pas ce que ça eût impliqué. Par ex. Hilter puis son successeur grands copains de Staline et de Nicolae Andruţă Ceauşescu, le trio soutenant Saloth Sar en coopération avec Mao Zedong etc... Al-Qaida, Oussama Ben Laden et les Talibans faisant figure de petits garçons appliqués... Hein! Il est fort probable que nombre d'entre nous ne seraient plus là depuis fort longtemps pour en discuter!

@GreG
«lorsqu'il parle de lui à la troisième personne, c'est l'homme qui parle de l'acteur, le citoyen anonyme qui parle de la star, comme s'il évoquait un autre moi et que l'un observait l'autre. »

C'est vrai que comme il n'est pas linguiste il n'a peut-être pas dû savoir préciser «l'acteur et le personnage public en moi», « en moi le père d'Antony le fan de motos et de Formule1, et le père de celle qui chevauche les lions, Anouchka...» etc. L'essentiel c'est qu'il sache que «Si Delon s'en va le cinéma demeure». Ceci étant je l'ai assez peu apprécié en Giacomo Girolamo Casanova dans le Retour de Casanova.

Jean-Dominique Reffait

Holà Christianl ! C'est pas dimanche pour tout le monde, semble-t-il, et vous prenez les choses bien à coeur s'agissant d'une broutille insignifiante, on cause. Je puis vous rassurer sur une chose : Philippe Bilger est sans doute parfaitement conscient, comme nous autres ici et ailleurs, que longtemps après nous, on parlera de Delon, de ses rôles mythiques, tandis que nous serons poussières instantanément oubliées. Mais bon, pour le moment, on est vivant et on en profite pour faire semblant d'être les égaux des géants.

Soulevez une fesse, vous verrez, ça dégage les zygomatiques.

Bulle

Ce dimanche, il y a aussi les propos de Carla Bruni (JDD) dont le mari, nous dit-elle, n'est pas Obama mais n'en serait pas si loin car il a un père hongrois qui a un "accent" et une mère d'origine juive...
Piégé par son propre jeu à faire de Cécilia, puis de Carla, une Jackie, notre Président, découvrant le mythe JFK dépassé, passe à celui du jour sans aucun complexe... Il n'y a personne en France qui aurait pu donner une interview au JDD sur la situation en France des minorités avec des arguments plus intéressants que ceux relevant du nombrilisme de l'Elysée ?

Alain

Tout ceci est très intéressant, mais un peu secondaire...

Le sujet sur lequel, j'en suis sûr, beaucoup aimeraient vous lire, est celui du spectacle effrayant qui se déroule à la Cour d'Assises de Paris, le procès Ferrara où les accusés semblent diriger les débats et les avocats défier la Cour en toute impunité.

Attendrez-vous le fiasco pour commenter ?

Admirateur Eperdu

La première chose qui me frappe chez Delon dans les médias c'est sa vulgarité : tout est vulgaire chez lui car rien n'est naturel, il n'y a nulle spontanéité mais une grande médiocrité morale qui transparaît sous l'emphase.

PS : dorénavant je ne tournerai plus le dos à aucune fenêtre après avoir écrit ça, des fois qu'il m'envoie Marcantoni ou un autre de ses potes...

christianL

Ne vous en déplaise, Alain Delon est un géant de notre cinéma et un géant du cinéma tout court. Il n'a à rougir devant aucun acteur du cinéma américain. En 1960/61 après Plein Soleil, il aurait pu disparaître alors qu'il avait déjà acquis cette stature de star. Il aurait été notre James Dean. La suite n'a fait que confirmer ce statut. En 1964, au sortir de la guerre d'Algérie, pour avoir produit encore tout jeune un film comme L'insoumis (film charcuté, censuré) puis, plus tard, Monsieur Klein que les beaux esprits ont délaissé à l'époque avant d'en faire un film culte aujourd'hui - entre autres - et pour y avoir laissé tant d'argent, rien que pour ça, Delon mérite le respect que trop de monde - dont le propriétaire des lieux - lui dénie. Delon est également un homme d'honneur, de parole - à voir son attitude lors de l'Affaire Markovic et son mutisme devant les chiens pour protéger Pompidou des calomnies infâmes (ça, c'est pour les anciens, Monsieur Bilger). Alain Delon est un écorché vif, hanté par ses fantômes, complètement déboussolé par sa gloire passée et alors ? Quand il disparaîtra - le plus tard possible -, ils seront nombreux ceux, comme le rédacteur du commentaire au vitriol que je viens de lire, à nous déifier à longueur de colonnes et de TV cet homme tant moqué après qu'il a fait vivre (avec Belmondo) 30 ans de cinéma français. J'ajoute que Delon est un véritable autodidacte, parti de rien, immensément cultivé. Ce qui peut déranger l'élite, je le comprends. Je partage avec Delon ce dégoût d'une certaine intelligentsia et, parfois, des hommes. Après tout, quand j'entends ces présidents US -dont le dernier élu - proclamer toute honte bue et sans que cela n'interpelle quiconque, leur propension naturelle à en imposer au Monde et à le diriger sans n'avoir jamais rien prouvé d'autre que leur seul paraître, toute cette autre forme de cinéma effrayant, comme disait Ferré, c'est à vous donner l'envie de "dégu..." la quadrature...

GreG

Un jour, un journaliste a justement demandé à Alain Delon pourquoi, dans ses apparitions publiques, il parlait toujours de lui à la troisième personne et sans humilité aucune.

Il expliqua alors qu'il distinguait Alain Delon l'homme, le citoyen que personne ne connaît, et puis Alain Delon la star, le personnage public. En somme, lorsqu'il parle de lui à la troisième personne, c'est l'homme qui parle de l'acteur, le citoyen anonyme qui parle de la star, comme s'il évoquait un autre moi et que l'un observait l'autre. Il y a Delon, l'être humain semblable au commun des mortels, et puis le Delon qui n'est qu'une image médiatique, un fantasme ou la succession de rôles cinématographiques.

Quelque part, ce n'est pas si bête tant on peut deviner que les deux facettes de cet homme sont si éloignées. Une forme de schizophrénie donc, mais qui j'en conviens peut irriter ou surtout faire sourire.

Aussi j'imagine que Clint Eastwood, qui est en effet un immense acteur et un excellent réalisateur, n'est tout simplement pas tourmenté comme peut l'être Delon...

Nathalie

@Aïssa : Bigard Jean-Marie n'est pas chanoine ! Il a accompagné Sarkozy à Rome au Vatican. Le Pdt aurait pu trouver mieux et de meilleur goût pour représenter l'humour français devant le St Père, il faut bien le reconnaître. Sarkozy aurait déclaré au St Père en le présentant : "qu'il remplit le stade de France" Je vous laisse apprécier le goût douteux de bling-bling...Mais, il n'en reste pas moins que Bigard se déclare fervent catholique.

Et alors ? Il a le droit, et le droit de le dire aussi.


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