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Voici les sites qui parlent de Daniel Zagury refuse la clé :

Commentaires

Aïssa Lacheb-Boukachache

Avant de proposer que l'on "soigne" (si on pourra encore appeler cela soigner) en aval en prison, que l'on soigne déjà en amont en liberté ... Quelle peine de prison avec période de sûreté puis rétention "médicalo-pénitentiaire" de sûreté infliger à ce type errant et psychotique connu, diagnostiqué et à peine pris en charge médicalement par l'hôpital de la ville, qui vient, au long sa promenade en ville, hier, de poignarder sans raison sinon sa folie, à mort un étudiant dans les rues de Grenoble qui croisait son chemin?

Avant-hier, ici à Reims (Cf. L'Union de Reims/10/11/2008), c'est un ancien ami d'enfance que je n'avais revu depuis des décennies qui poignarda à mort, en pleine nuit, dans son sommeil, un autre ami de cette même enfance commune à nous trois; il sortit et appela d'une cabine les flics, leur disant simplement: "Venez, j'ai tué le diable ...". Cet ami était connu, diagnostiqué psychotique depuis de nombreuses années et "suivi" médicalement "à l'arrache", comme on dit, par ces ersatz d'hôpitaux psychiatriques qu'est devenu l'ensemble de notre système de soins de santé mentale ...

On peut gloser ... La réalité, c'est ça; du sang sur les murs parce qu'au lieu que l'Etat assume sa responsabilité quant à la prise en charge digne, humaine, cohérente et suffisante, tant en moyens financiers qu'en moyens de matériels, locaux adaptés et personnels soignants qualifiés, de ces personnes malades mentales qui n'ont pas demandé à l'être ni le devenir, il propose de dévoyer tout cela pour de vagues intérêts financiers et politiciens et pour tout dire morbidement démagogique ...


Aïssa.

Laurent Dingli

Je partage l'avis de Philippe Bilger, si bien commenté par Véronique Raffeneau et Daniel Ciccia.
Ne limitons pas, comme Monsieur Reffait, cette question majeure, à une vulgaire opposition entre la droite et la gauche, même si les grandes orientations de ces deux sensibilités jouent leur rôle dans notre appréhension du problème. Pour ma part, j'ignore si le jeune homme qui vient de se faire poignarder par un schizophrène au sortir de l'hôpital était de droite ou de gauche. Ce que je sais, c'est que, justement parce qu'il n'y a pas d'expertise infaillible, il faut prendre des mesures de rétention et de soin nécessaires. Quand allons-nous donc cesser d'opposer ces trois volets indispensables que sont la prévention, le suivi thérapeutique et, dans certains cas, la détention ? Un accompagnement humain de la maladie mentale n'est pas incompatible avec la sûreté publique ; il y a certainement encore bien des réformes à améliorer dans un sens ou dans l'autre, mais cette amélioration ne se fera certainement pas en privilégiant un seul des éléments du problème pour des raisons idéologiques.

Guile

Cher PB, je ne m'étonne pas de vous voir défendre la loi sur la rétention de sûreté. Je ne m'étonne pas qu'elle cristallise un débat opposant les "lucides" aux "utopistes". Je crois pourtant que la vérité est, comme toujours, entre les deux.
Les partisans de la loi sur la rétention de sureté justifient celle-ci par la brutalité de la remise en liberté d'un "criminel dangereux" dès la fin de sa peine. Alors oui, cette remise en liberté est brutale, mais cette peine qu'il a accomplie n'a été qu'une peine justement.
S'il avait suivi un véritable traitement psychiatrique, OBLIGATOIRE, et effectué par des médecins spécialistes de ce type de comportement (je ne parle que des "fous", ceux que personne n'ose admettre comme humain ; à tort je pense..) et pendant TOUTE la durée de sa peine, alors rien ne justifierait la rétention de sûreté, parce que la peine aurait servi non pas seulement à punir, mais aussi, à tenter de guérir. Aujourd'hui, cela n'arrive jamais.
Enfin, une personne qui sort de prison, à l'âge de 75 ans, voire plus ne sera JAMAIS le délinquant qu'il était en y entrant.

Bref, selon moi, le législateur, bien mal inspiré, a préféré vider de sens les peines, plutôt qu'améliorer ce qui existait auparavant.
C'est populiste, c'est facile et c'est pas cher. Bienvenue en France...

Catherine JACOB

"L'epsilon d'espoir", c'est le baume que le pessimisme intelligent s'est inventé pour respirer un peu."

Mon chien se nomme UPSILON en mémoire de la possibilité EPSILON qui est celle en vertu de laquelle les spécialistes qui se sont penchés sur les circonstances dans lesquelles ma plus jeune soeur a perdu la vie ont estimé qu'elle devait en effet trouver la mort. Autrement dit, pour notre famille, la probabilité Epsilon n'est pas une simple vue de l'esprit ou une donnée statistique abstraite, mais la raison pour laquelle je garnis régulièrement de fleurs coupées le vase de marbre noir d'une tombe. Donc, s'il existe une probabilité EPSILON pour que le criminel le plus endurci et le fou le plus fou se relève comme Lazare de la pénombre humide du caveau dans lequel sa raison et son humanité ont sombré, elle ne saurait être négligée à peine que quelque chose ne meure en chacun de nous aussi. Dès lors, il ne saurait exister d'oubliettes dont la clé puisse être jetée sans que cela constitue un crime contre l'humanité de l'homme ainsi qu'une forme d'Ubris, cet état dans lequel l'homme s'oublie et que les dieux ne laissent jamais impuni quelle que soit la forme prise ensuite par leur colère.
«G'nauti S'ôton.»
«Connais-toi donc toi-même» misérable ver de terre, petite luciole en robe couleur de lune qui ose te comparer au brillant soleil, au rouge sang du sacrifice antique, et auquel l'espoir d'autres hommes en un avenir meilleur a simplement délégué et temporairement, une forme de pouvoir.

Véronique Raffeneau

@ Jean-Dominique

"oui c'est trop demander médicalement ! Un psychiatre aura beau être de droite, il ne pourra pas faire ce que sa compétence technique ne lui permet pas !"

Alors il faut également que les cours d'assises apprennent à se passer des rapports d'expertise psychiatrique et des compétences, selon vous, trop limitées des psychiatres.

Extrait de la pétition signée par le Dr Zagury :

"[...] Cette loi fait également rupture dans la tradition et l’éthique médicales, car c’est l’expertise médico-psychologique qui devient l’élément clé du dispositif pour décider de cette mesure de sûreté. Alors que sa mission est de porter secours et de soigner, la médecine se trouve ici instrumentalisée dans une logique de surveillance et de séquestration. C’est le savoir psychiatrique qui légitimera l’incarcération d’individus au motif d’un diagnostic de « particulière dangerosité ». La privation de liberté est ainsi parée des habits de la science, comme si le savoir des experts permettait de prédire les actes criminels d’une personne. [...]

Si la question de la dangerosité d'un prévenu dépasse les compétences des experts psychiatres, pourquoi ces derniers acceptent-ils de réaliser des expertises qui seront utilisées et prises en compte dans des procès où des verdicts de perpétuité assortis de périodes de sûreté risquent fort d'être prononcés ?

Ce type de condamnation - perpétuité assortie de période de sûreté - est dans mon esprit la traduction d'une particulière dangerosité dont l'expertise psychiatrique constitue l'élément clé.

D'autre part, j'ai aussi du mal à concevoir que l'éthique médicale et l'éthique judiciaire des opposants à la rétention de sûreté admettent préférable qu'une personne libérée parce qu’elle a accompli sa peine, se retrouve à l'issue de sa libération dans une position d'isolement moral, social, matériel, en quasi état d'errance psychique et humaine. Et ce, malgré un dispositif de surveillance judiciaire mis en place par la justice.

D'accord, un fait divers abusivement médiatisé est à l'origine de la loi sur la rétention de sûreté. Mais cette médiatisation à outrance a débuté d’abord dans le cadre d’une alerte enlèvement diffusée partout. Et c’est tant mieux. Honnêtement je pense que ceci ne se sépare pas de cela. Ou alors il nous faut renoncer aux alertes enlèvement.

Par ailleurs, le débat sur l'opportunité d'une mesure de sûreté n'était pas neuf. Plusieurs rapports avaient été établis depuis longtemps par les ministères de la Justice.

D'autre part, ce dispositif a le mérite de pouvoir éviter et de différer des libérations dans les conditions qui ont été celles du principal protagoniste du fait divers à l'origine de la mise en place de cette loi.

Les isolements et les errances de toutes sortes que j'ai évoqués plus haut ont constitué la trame en réel de la période de liberté de ce monsieur.


Aïssa Lacheb-Boukachache

Messieurs, chaque jour, mangez une tomate crue, comme on croque une pomme; c'est un anti-oxydant majeur et une des meilleures préventions connues et médicalement prouvées du cancer de la prostate ... Pour les femmes, désolé, je n'ai rien ... Ah si, le vaccin anti-papillomavirus (il est pas beau ce virus au microscope) à l'origine du cancer du col de l'utérus est probant; néanmoins, mesdames et mesdemoiselles, il ne vous dispense pas du frottis annuel chez votre gynéco. Vous prendriez un grand risque à ne vous en tenir qu'au vaccin et négliger le frottis ... Contre le crime, je n'ai rien, ni gélule ni vaccin ... Le bonheur, hélas, c'est loin ... et comme on est trop nombreux à vouloir être heureux ...

Bonne nuit.

Aïssa.

Daniel Ciccia

@JDR,

Soyez rassuré. Pour éprouver les craintes que vous éprouvez et qui vous permettent d'emprunter le mode de dénonciation, vous déformez ma pensée.
C'est une manière de procéder.
La question dépasse les clivages. Maintenant, il y a - et vous pouvez le contester certes - une approche pénale de gauche et une approche pénale de droite. Elle était particulièrement identifiable en 2001 lorsque Jospin était candidat face à Chirac sur les question de sécurité ou "sécuritaire"... Vous savez, Jean-Dominique, l'insécurité n'est pas réelle, c'est un sentiment d'insécurité... blabla blabla...
Et je fais un distinguo sur un certain nombre de personnalités de gauche qui vont de Manuels Valls à Claude Allègre ou Chevènement.
Mais il y a à gauche, sur la question de la justice et de la sécurité, des préventions intellectuelles, héritées de l'intelligentsia dite de gauche, des positions qui sont revendiquées dans les syndicats de magistrats, dans certains pôles judiciaires également m'a-t-il semblé un temps. Bobigny, à un moment...
Est-ce à la réalité que l'on doit qu'un certain fond d'angélisme coutumier a disparu? Sans doute. Car la délinquance juvénile a progressé considérablement et est jugée inacceptable par nombre de nos compatriotes.
Je ne sais pas s'ils sont de gauche ou de droite, mais ils ont droit à une sécurité.
C'est la République qui la leur doit.

Pour la question à laquelle vous répondez en lieu et place des psychiatres. Je la reformule : est-ce trop demander à des praticiens de prendre leurs responsabilités, à la place qui est la leur, celle d'un expert.
Vous répondez oui. Je pense qu'ils doivent répondre et engager leur crédibilité, même,qui sait, déclarant qu'ils ne peuvent pas se prononcer sur ladite dangerosité.
La décision ne leur appartient pas. Ils l'éclairent.
Enfin, d'après ce que j'ai compris et je n'ai pas l'impression qu'on leur demande - ni la société ni l'institution judiciaire - de faire une sorte de sale besogne pour que tout le monde puisse se défausser sur eux.
Ce n'est pas ce que j'ai compris de la loi sur la rétention de sûreté.

mike

Tout compte fait, je préfère voir un individu dangereux faire sa peine jusqu'au bout c'est-à-dire sans remise de peine comme cela se produit de temps en temps, semble-t-il, que de le voir récidiver : cf récemment le meurtre de Mlle Schmidt dans un train arrivant gare du Nord.
Et si certains psy ont des états d'âme au point de refuser d'appliquer une loi votée, eh bien la justice en trouvera d'autres et prendra ses responsabilités.

Jean-Dominique Reffait

@ Daniel Ciccia
Vous êtes formidable ! Vous situez parfaitement bien le sujet dans son contexte politique : il y a une majorité de droite, elle applique une politique de droite, soit.

Mais vous en déduisez que tout dans ce pays devrait du coup se situer à droite, à commencer par la médecine, c'est impressionnant ! Une médecine de droite pour appliquer une politique de droite, demain une médecine de gauche pour appliquer une politique de gauche, c'est inédit.

Votre question :
"Dans ces conditions, est-ce trop demander à des psychiatres de se prononcer, parmi d'autres éléments, sur la dangerosité d'un individu au sujet duquel il s'agit (...) de savoir s'il est susceptible de tuer, violer à nouveau en s'en prenant à des plus faibles?"
Contient la réponse : oui c'est trop demander médicalement ! Un psychiatre aura beau être de droite, il ne pourra pas faire ce que sa compétence technique ne lui permet pas ! Excusez-le de mieux connaître son métier que vous ! Pareil pour le météorologue qui ne saura pas vous annoncer la foudre qui tombera sur votre maison. Saleté de gauchistes aussi, ces météorologues !
Vous estimez que si des gardiens de prison peuvent alerter sur la dangerosité d'un individu, le psychiatre doit pouvoir le faire : quelle vision saisissante ! Qu'est-ce qu'on a à faire de ces médecins rebelles alors ? J'ai lu un commentaire qui proposait de transformer les juges en psychiatres en 300 heures de formation, maintenant les gardiens de prison : j'ai un peu de mal à être de droite dans ces conditions... je vais rester de gauche quitte à prendre perpète.

Daniel Ciccia

Si je vous suis bien Aïssa, moi qui aussi peut toujours prendre quelques minutes pour vous lire à la fois pour honorer le temps que vous avez pris à écrire et par curiosité aussi, vous êtes une sorte d'argument vivant et multi-fonction. Un espèce de robot ménager appliqué à ce blog et capable de toutes sortes de répliques.
C'est très bien et souvent, je vous jure, vous me sciez.

Pour le reste, chacun son opinion et ses repères. Quant à la thèse selon laquelle cette loi fondamentalement sécuritaire selon vous est là pour faire passer la pilule de la rigueur, il me semble que c'est un peu caricatural et que c'est prendre l'aspiration légitime d'un ensemble de personnes au demeurant banales, que l'on désigne comme le peuple, pour la portion congrue.

C'est à lui que l'on doit une société à peu près sûre et je crois possible de l'assurer sans vendre son âme ni sans renoncer au principes de justice. (...). Il est tard, je retourne à la seconde mi-temps du match des parigots (PSG).

Cédric

Je ne comprends pas...
Pourquoi la Justice souhaite-t-elle autant se défausser de son rôle de protection de la société sur la Médecine ?
Si un criminel est considéré comme réellement dangereux, irrécupérable, pourquoi ne reste-t-il pas en prison ?
Laissez donc les psychiatres faire leur métier, à savoir soigner.
Ne leur demandez pas de jouer le rôle de geôliers, inconciliable avec leur vocation.
Tout cela, au bout du compte, pour faire faire des économies à l'Etat : ces fameux ex-détenus trop dangereux pour être libres seront nourris et blanchis à la charge de la Sécurité Sociale, qui n'en est plus à ça près...
Pourquoi tant d'acharnement à défendre de mauvaises solutions à un vrai problème ?

Aïssa Lacheb-Boukachache

Mon cher Daniel Ciccia, vous ne me choquez pas le moins du monde, croyez-moi ; je ricane simplement, avec notre cher PB... J'ai cette chance de par mon vécu -oui oui !- de connaître par coeur et le système policier et le système judiciaire et le système pénitentiaire et le système hospitalier puisqu'aujourd'hui je suis infirmier diplômé d'Etat, et le système psychiatrique puisque le fréquentant professionnellement régulièrement, bref étant au coeur même de la démarche de soins psychiatriques... Vous le voyez, j'en ai fait du chemin et je ne vous le raconte qu'au plus court... Du mitard pourri de la prison de Fresnes où je traînais vulgaire dans ma tenue pénale rapiécée et puante et pleine de poux, aux locaux flamboyants de telle clinique psy dans ma toute propre tenue infirmière, aseptisée, blanche et sentant bon le frais ; quand même, j'en ai vu des choses et connues... D'habitude, c'est l'inverse... J'ai rencontré tellement de médecins, des psychiatres même, en prison, qui pour avoir pendu son épouse et maquillé (non l'épouse) mais le crime en suicide (le vilain pas beau !), qui pour avoir violé durant tout son cursus une jolie interne intimidée (Ooooooh méchant docteur !), qui encore pour avoir étranglé sa mère trop possessive à son goût qui le traitait encore à 40 ans de petit cochon enfant (lui, j'arrive à comprendre qu'à la fin il l'ait étranglé la vieille)... Je sais à quoi m'en tenir, finalement, et ce que dissimulent réellement, sous une rhétorique rassurante, ces nouvelles lois répressives. Si cela vous sied de faire de grandes phrases là-dessus, ma foi, pourquoi pas, je vous lis quand même, par respect ; après tout, si vous prenez une heure pour écrire, je puis prendre trois minutes pour lire... Vous savez, à toutes les époques les puissants ont su de ces façons inquiétantes mais douces dans leur ton, détourner à cet endroit précis l'attention des peuples des autres problèmes gravissimes et réels et qui touchent, eux, directement à toute la population. Et à cet endroit précisément parce que là se trouve la naïve et non moins faiblesse populaire. Du peuple, exacerbons ses craintes du crime et il nous foutra la paix, c'est connu et vieux comme le monde. Mobilisons nos hommes, les procureurs et les autres, les juges, toute l'armée docile de nos "mercenaires" judiciaires... Fourvoyons la médecine psychiatrique, retournons-là et qu'elle nous prête main forte, qu'elle nous donne sa caution savante, celle qui impressionne, qui fait autorité... Pour faire bref, le bouc émissaire (et non pas le beau commissaire, comme à dit un jour innocemment mon frère à un président de tribunal qui dut noter ça comme une de ses meilleures perles de Palais) a encore de beaux restes et de beaux jours... Mais n'oubliez jamais cependant qu'un de vos fils ou filles -si vous en avez ou quand vous en aurez- commettra peut-être un crime voire deux dans sa vie... Nul n'est à l'abri de la nature humaine et de la société ; ce sont des choses qui arrivent très rapidement et facilement... Et alors la clef, cette fameuse clef (magique clef, clef d'or...) dont parle notre cher PB, grondant presque le bon docteur Zagury de n'en être pas dupe et la refuser, ce sera alors vous qui l'aurez dans la main, bien au coeur de votre paume, mais vous ne pourrez rien en faire pour personne, encore moins pour votre enfant, car elle n'ouvrira plus rien malgré tout ce que l'on vous en aura dit gentiment mais gravement pour que vous l'acceptiez... On aura, au moment où vous l'aurez prise, changé dejà la serrure.


Ah, sacré Raminagrobis PB !...


Aïssa.

Patrick Marguillier

Et les clés des oubliettes, si on les donnait aux victimes survivantes ou aux proches des victimes ?

Cela nous permettait de continuer à savourer notre lâcheté en toute tranquillité, refilons le bébé et qu'on n'en parle plus.

francis

J'approuve D.Zagury lorsqu'il dit ne pas vouloir tenir la clé des oubliettes. Mais les experts sont des auxiliaires de justice et non des supplétifs. A noter toutefois que le secret médical se lève si l'expert est commis par la justice. Il garde cependant son opinion et son libre arbitre ; même s'il est plus difficile de conclure une expertise en psychiatrie qu'en médecine légale où les faits sont concrets. Certes l'accusation a tendance à utiliser l'expert comme son instrument de poids à l'égard du jury. Mais au lieu d'affirmer ou d'infirmer, l'expert en âme et conscience peut dire qu'il ne sait pas au Président ou à la défense. Deux remarques, un expert psychiatre peut indiquer qu'un accusé ou un détenu a plus sa place en milieu psychiatrique fermé qu'en prison. Pour D.Uzan, il serait dangereux d'inculquer des connaissances psychiatriques à un futur magistrat. Pour devenir un psychiatre conséquent, il faut auparavent posséder un cursus médical solide.

sbriglia

"L'epsilon d'espoir", c'est le baume que le pessimisme intelligent s'est inventé pour respirer un peu."

...je dois être un optimiste pathologique et un peu niais car malgré plusieurs lectures, à jeun et à whisky, de jour ou de nuit, j'ai du mal à saisir, sinon la beauté du phrasé, du moins le fond de la pensée bilgérienne...

...Et d'une manière générale, je m'amuse à entendre parfois, dans mes cercles vertueux, d'incurables irrespectueux demander "mais comment se nomme au fait, ce blogueur magistrat chez lequel on lit les commentaires d'Aïssa Lacheb-Boukachache ?..."

Sur ce registre, si PB joue la main droite, j'aime, ici, votre main gauche, cher Aïssa !

Pierre-Antoine

Cher PB,

Dans votre brillantissime exposé, il y a une seule chose qui me chagrine : vous !

Non pas vous en tant que personne, mais vous en tant que magistrat. Cela enlève à vos propos tout le crédit que votre brillante rhétorique leur donne.
Vos fonctions vous empêchent d'avoir le recul nécessaire pour apprécier toute la perfidie d'une telle mesure.
Soit une personne qui ne doit plus rien à la société représente un danger pour lui ou autrui et alors il y a le milieu hospitalier qui est là pour ça, soit il ne représente pas de danger et le seul lieu possible c'est de l'autre côté de la porte.

Attention qu'un jour on ne vous mette pas dans la "pièce d'à côté" sous prétexte qu'une maladie neuronale ne fasse de vous un individu potentiellement dangereux. C'est que c'est fragile les neurones et on ne sait pas encore trop bien à quelles exactions elles peuvent nous pousser malgré nous.

Mais rassurez-vous, si jamais on vous met dans cette pièce, profitez de votre heure de promenade journalière et venez me voir, je serai dans celle du fond du couloir.

Et faire appel à des psychiatres qui n'ont pas su intervenir avant la dérive de cette personne pour évaluer sa dangerosité potentielle ne me rassure pas du tout.

Cordialement mais quand même inquiet.

Pierre-Antoine

PS : Connaissez-vous la différence entre Dieu et un psychiatre ? Dieu ne se prend pas pour un psy lui...

Daniel Ciccia

Il est quelque chose de particulièrement désagréable et offensant au sein de la République française, c'est ce sentiment maintes fois éprouvé, particulièrement lorsqu'il advient que le peuple accorde son suffrage à une majorité de droite, d'être au bord d'un précipice où la dignité de la République et de la démocratie seraient jetés, comme le fameux bébé avec l'eau du bain.
Ce débat sur les peines de rétention de sûreté, qui ranime avec toute l'excellence des rhétoriques toute la plénitude des références à l'exécrable Amérique judiciaire et pénitentiaire, en est exemplaire.
Il faut rappeler ce que dispose la loi sur la rétention de sûreté.

« Art. 706-53-13. – Lorsque la juridiction a expressément prévu dans sa décision le réexamen de la situation de la personne qu’elle a condamnée à une peine privative de liberté d’une durée égale ou supérieure à quinze ans, pour l’un des crimes suivants commis sur un mineur de quinze ans :
« 1° Meurtre ou assassinat ; « 2° Torture ou actes de barbarie ; « 3° Viol.
« Cette personne peut, à compter du jour où la privation de liberté prend fin, faire l’objet d’une rétention de sûreté lorsqu’elle présente une particulière dangerosité caractérisée par le risque particulièrement élevé de commettre à nouveau l’une de ces infractions.
« Cette mesure consiste dans le placement de la personne intéressée en centre fermé en vue de sa prise en charge médicale et sociale. »

Alors, c'est vrai, la démocratie des états d'âmes est formidable. Elle a ses sujets, ses obligations et poursuit finalement un discours déplacé sur l'être humain, sur la raison, sur l'idéal, quand il s'agit, très concrètement, trop concrètement peut-être, de protéger la société contre des individus qui représenteraient un danger quand bien même ils ont purgé la peine à laquelle ils ont été condamnés.
Mais attention à ne pas finir en dévot de la chose.
Le fait d'avoir aboli la peine capitale pour un certain nombre d'auteurs de crimes est un choix de société et une affirmation symbolique dans la rédemption de l'homme. J'y souscris mais cela n'a pas éliminé le fait que certains criminels sont absolument irrécupérables. Ils n'appartiennent pas moins à l'humanité qui est la nôtre, mais est-ce à dire qu'au bout de leur peine, tant qu'elle ne relevait pas de la perpétuité incompressible, ils peuvent réintégrer sans formalité aucune la société.
D'une certaine manière, ce que fait ce gouvernement, c'est une mesure de rattrapage par rapport à l'induction de l'abolition de la peine de mort.

Nous sommes, permettez que je le traduise via cette figure, dans l'angle mort, comme on dit d'un rétroviseur et, d'une certaine manière, il est de l'honneur de cette majorité politique, comme cela l'aurait été de toute autre, de corriger cet « angle mort » qui a permis à tel pédophile, à tel criminel, de recouvrer dans le retour à la liberté son domaine de prédation.
La seule différence avec ce rétroviseur, ce n'est le fait – pour un certain nombre de détracteurs et d'opposants à cette loi – de pas pouvoir voir dans l'angle mort, c'est de ne pas vouloir y voir.

Peut-être la société en son entier, au cours des vingt ou trente dernières années a-t-elle pêché par excès de confiance ou d'utopie en l'Homme et finalement arrive-t-elle au point d'atteindre et de devoir surmonter ses contradictions car quand il arrive que des prisonniers sont remis en liberté en dépit de leur dangerosité, et que de simples membres de l'administration pénitentiaire pronostiquaient – impuissants – des récidives, je crois que la décence est d'admettre qu'au delà de tout débat abstrait, et dieu sait qu'il peut l'être puisque que l'être humain, ses méandres, est infini, il y a une obligation: celle de protéger la société contre des menaces inadmissibles.
Je vais choquer Aïssa et j'en suis désolé, mais d'une certaine manière, dans une société idéale, à laquelle nous devrions tous oeuvrer, le retour à la liberté doit-il nécessairement être considéré comme l'acte pris d'une dette de temps acquittée, mais comme l'assurance aussi que le mal fait a été purgé et la cause du crime comprise et surmontée.

Idéalement la justice – et l'administration pénitentiaire - vise cela et elle ne doit pas le perdre de vue pour chacun et a fortiori pour les plus dangereux de ceux qu'elle juge.
Sinon, autant confier la charge à un calendrier.

Dans ces conditions, est-ce trop demander à des psychiatres de se prononcer, parmi d'autres éléments, sur la dangerosité d'un individu au sujet duquel il ne s'agit tout de même pas de savoir s'il est capable de voler un oeuf, un boeuf ou une pomme, mais de savoir s'il est susceptible de tuer, violer à nouveau en s'en prenant à des plus faibles? Si les gens de l'administration pénitentiaire y parviennent, et l'on en a vu par l'intermédiaire de leurs syndicats alerter l'opinion publique sur l'imminence de le remise en liberté de tel ou tel « monstre » (j'emploie ce mot par facilité de langage, évidemment) alors des psychiatres peuvent-ils s'y soustraire au motif de ne pas pouvoir infliger une « perpétuité additionnelle » ou d'endosser le sinistre rôle de celui qui oublie « la clé des oubliettes »?

Je considère, pour ma part, que la loi Dati sur la rétention de sûreté est équilibrée. En ne s'appliquant qu'à des criminels particuliers, son champ d'application est restrictif ce qui devrait rassurer notre ami Aïssa. Je ne vois pas de portée générale par conséquent, mais cette loi a le tort, sans doute, d'apporter des réponses à un problème qui est à l'intersection du psychiatrique, du judiciaire, du pénitentiaire, du monstrueux, de l'abominable, et ce en terme légal.

Nathalie

Si la peur du gendarme, ça marchait, cela se saurait. Et de là à dire que c'est le début de la sagesse, cela relève de la philosophie à la petite semaine à mon avis.
Pourquoi ? En premier lieu parce que ceux qui commettent des actes de délinquance ou criminels ne supposent pas à priori qu'ils seront pincés.
Mais, d'un autre côté, je me suis aussi laissée dire par quelques amis, que dans les émirats, où est appliquée la charia, il y a bien moins de délinquance, vu les sanctions qui y sont infligées (genre fouetté en public, ou mutilation pour les voleurs). Est-ce la peur de la sanction qui fait qu'il y a moins de délinquants (tels que nous entendons le sens de ce mot, je n'en suis pas sûre car par exemple chez eux, l'adultère est un acte passible de sanction judiciaire) ? Ou bien le fait que le religieux imprègne toute la collectivité à un point dont nous n'avons même pas idée ?
Bon, enfin, je crois que cette volonté à tous les niveaux de vouloir maîtriser, prévoir, encercler, tracer, codebarrer, lire dans la boule de cristal de l'être humain est de l'utopie. On ne peut faire cela qu'avec un robot. Il arrive toujours un moment où l'humain devient complètement imprévisible.

Muriel

Bonjour,

Pourtant la réalité du pouvoir est détenue en totalité par :
- les magistrats
- les psychiatres.
Les uns envoient en prison, les autres envoient à l'asile.
Il n'y a que ces deux possibilités suite à un délit grave. Ce sont les deux seuls professionnels habilités à en juger.
Si les psychiatres et les magistrats ne savent pas, qui peut savoir ?
J'estime que les magistrats et les psychiatres devraient tous avoir réalisé une psychothérapie et connaître la psychologie et la psychiatrie. Dans certains pays on ne peut être psy sans en avoir fait une soi-même : cela paraît logique que seules des personnes bien équilibrées elles-mêmes jugent les autres. Or, ce n'est pas toujours le cas ; c'est parfois de là que viennent tous les problèmes et les incohérences. La profession ne garantit pas l'équilibre psy. Le gentil pharmacien ayant oublié son petit garçon vivant dans sa voiture en est l'illustration.
Concernant la rétention de sûreté, il y avait déjà une loi qui permet aux psychiatres de faire passer les sujets très dangereux de la prison à l'asile.
Où est donc l'innovation ?
Où est donc le problème qui n'existait pas avant alors que les mêmes psychiatres envoyaient à l'asile ? Ce n'est qu'une différence de destination, mais la décision est la même: dangereux ou pas dangereux. La destination est du ressort du magistrat et de la loi, mais pas du psychiatre. Pourquoi se donnent-ils un pouvoir qu'ils n'ont pas : celui de décider de la destination.
Car les délits ne sont souvent que la conséquence de la maladie de l'esprit, plus ou moins importante, criminelle ou délictueuse, mais la criminalité en col blanc cela existe aussi, et elle est parfois tout aussi meurtrière que la criminalité physique, mais moins punie ou relativisée.
Mais c'est toujours l'esprit qui commande la main ou le délit financier.

catherine A.

Je crois qu'il fallait s'attendre à de telles réactions. Dans un bel élan de démagogie et de populisme les politiques se sont donnés bonne conscience en votant cette loi. Une belle patate chaude qu'une fois déterrée, ils ont hâte de refiler à d'autres. Que ces autres n'en veuillent pas, eux qui n'ont rien demandé, c'est tout à fait, me semble t-il, légitime.

Humaniste

Cette surtension est le retour de la perpétuité. Aucun médecin ne prendra jamais le risque de signer une sortie au risque d'être poursuivi ou de l'avoir sur la conscience s'il se produit quelque chose.

Et puis Duval Uzan a raison, si le gars est fou, qu'est-ce qu'il fait en prison?

Enfin dans l'affaire d'Outreau on nous a dit que les avis des psy devaient être pondérés et maintenant on veut leur donner plus de pouvoir ?

Pascal SOURIS

Il y a la loi. Le délinquant ne la respecte pas. La loi prescrit une peine. Pourquoi revenir sur la condamnation quand le jugement est coulé en force de chose jugée ? Pourquoi instaurer des commissions pour juger si c'est le jugement qui doit faire justice ?
"La peur du gendarme est le commencement de la sagesse. Il faut donc que la punition du coupable soit assez sensible pour que, par la frayeur qu’elle inspire, elle rebute ceux que le crime attire. La peine doit répondre au besoin d’exemplarité collective. Mais la sanction est aussi destinée à empêcher le coupable d’un crime ou d’un délit de le recommencer. Le souvenir des souffrances physiques et morales endurées au cours des mois ou des années passés en prison - « le ciel est par-dessus le toit, si bleu, si calme » - lutte contre le goût brutal ou raisonné de la récidive."
BRUNOIS A., Nous les avocats, p.96

Véronique Raffeneau

"En soixante-quinze minutes, le Dr Zagury brosse le portrait effrayant d'un homme «entièrement responsable», à la «dangerosité extrême», pour qui la thérapie relève de la «spéculation théorique». Du «tueur en série français le plus achevé», qui ne mérite aucun piédestal, mais un cachot."

Extrait de :

"Fourniret, "tueur en série français le plus achevé"" - Stéphane Durand-Souffland, Le Figaro 19/05/2008

"Daniel Zagury, qui devine comme personne les pièges de l'argumentation, a l'habileté de compléter sa pensée en soulignant "qu'en tant que citoyen, je ne suis pas choqué que l'on veuille neutraliser les grands criminels". Mais il répugne à se voir confier "la clé des oubliettes". "

Je pense quand même que dans un procès d'assises comme par exemple celui de Michel Fourniret, l'expertise du Dr Zagury a fourni l'une des clés de l'oubliette.

je comprends très bien le débat intime et déontologique des psychiatres concernant la rétention de sûreté.

Mais je comprendrais beaucoup mieux la réticence du Dr Zagury si, aujourd'hui, il refusait d'être nommé expert auprès d'une cour d'assises.

"La rétention de sûreté ne peut toutefois être prononcée que si la cour d'assises a expressément prévu dans sa décision de condamnation que la personne pourra faire l'objet à la fin de sa peine d'un réexamen de sa situation en vue d'une éventuelle rétention de sûreté. " (CPP - art. 706 53-13)

Ainsi, sauf lecture erronée de ma part de cet article, il me semble qu'une cour d'assises aujourd'hui, pour prévoir dans sa décision de condamnation une éventuelle rétention de sûreté à l'issue d'une peine, prendra en compte l'expertise psychiatrique établie durant le procès.

D'autre part, je souhaiterais qu'on s'interroge sur l'aspect tenable d'une décision de mise en liberté quand des clignotants indiquent que la personne condamnée pour des faits particulièrement graves et arrivant au terme de sa peine, présente un risque élevé de récidive, alors que le filet de sécurité que la loi prévoit dans l'accompagnement de la sortie, est troué de toutes parts.

Duval Uzan

J'ajoute quelques citations
.1- ""En droit pénal français, il n’y a pas, à la différence du droit civil, de présomption de faute. L’accusation doit rapporter la preuve des éléments constitutifs de l’infraction."

2 -Le fait d’avoir été condamné pénalement exclut la maladie mentale, et l’évoquer seulement à la sortie rendrait en quelque sorte injustifiés tant d’années de rétention à moins que l’on considère que le fait d’avoir été détenu pendant tant d’années ne peut que vous rendre dangereux à la sortie !
3 - Adaptant une célèbre analyse de Sartre, on pourrait dire : la responsabilité pénale est responsabilité de quelque chose. Le droit ne demande pas si quelqu’un est coupable, mais de quoi ? pour quel acte ? Sinon, comment être coupable, en soi, en son être ? C’est opposer à une conception théologique, qui affirme la culpabilité originelle de l’être, une anthropologie, qui définit la responsabilité dans l’extériorité de l’acte – même si la dimension transcendante de la faute est postulée par la référence à la nature, ou aux valeurs d’une société.
4- Hélène Franco,
- "On peut voir qu'il y a, sous l'impulsion du pouvoir politique, une volonté d'instrumentalisation de la justice et de la psychiatrie et ce, pour une plus grande sévérité pénale. Cela crée un brouillage entre les professions de chacun, brouillage qui s'avère extrêmement dangereux.
Par exemple, dans le cas du texte sur la rétention de sûreté, on risque d'aboutir à des juges en blouse blanche et à des psychiatres qui deviennent des auxiliaires de justice. Cette confusion est dangereuse. D'autant que cela laisse peser une menace sur le secret médical, qui est un droit fondamental. En effet, les médecins qui auront suivi les détenus, parfois pendant des années, seront autorisés à divulguer, en partie, le dossier médical de leur patient.
Cette dérive se manifeste également lorsque, lors de grands procès médiatiques récents, on pouvait entendre des psychiatres donner leur avis sur la culpabilité des prévenus alors que le procès n'était pas terminé. C'est un peu confondant. De la même manière, les magistrats peuvent parfois avoir tendance à se transformer en expert-psychiatre. Or, un magistrat ne peut -et ne doit- pas se prononcer sur une dangerosité présumée d'un individu."
-5 Philippe Bilger:
D'autre part, si l'on évoque la loi sur la rétention de sûreté : à partir du moment où l'on s'engage dans des réformes nécessaires mais peu adaptées à notre Etat de droit, il est normal de faire appel au savoir technique d'un psychiatre dans la commission qui juge de la dangerosité. Je serais de mon côté favorable à ce qu'il y ait une représentation des citoyens dans cette commission. Tout cela à condition que cela ne soit pas une sorte d'alibi dans le débat."
PAS D'ALIBI DANS LE DEBAT
Et posons la question:
Les violeurs et tueurs en série sont-ils des malades ou des criminels ?
Quoiqu'il en soit dans l'état de nos connaissances actuelles ils sont incurables.
Le malaise c'est que personne n'est à l'aise avec cette question ou ce qu'elle implique.
Pourquoi leur conter FLEURETTE.
C'est à la nosographie de répondre à cette question de façon générale au lieu de la reporter d'année en année et d'individu à individu, ce qui ne ferait qu'exacerber le mal.
Est-ce si difficile de dire dès le départ vous ne pouvez pas vous contrôler et nous avons le devoir de protéger la société, comme on vous protège aussi...
Pour terminer un film à revoir:
"M" le maudit ou le MOT dit!
V.aussi le billet de P. Bilger "Un crime deux hommes".que je ne retrouve pas.
Duval Uzan


Duval Uzan

Bonjour,
vous dites:
"je voudrais attirer l'attention des psychologues et psychiatres sur le fait qu'aux assises, quelle que soit la tonalité brillante ou médiocre de leurs rapports, la qualité de leurs prestations orales, ils deviennent évidemment, qu'ils le veuillent ou non, des supplétifs de l'accusation."
Je suis tout à fait d'accord avec vous. Il n'est pas possible d'établir une expertise psychiatrique qui serait indépendante d'une opinion ou d'une conviction sur la responsabilité pénale d'une accusation.
Ceux qui pratique des expertises psychiatriques (à la différence des experts en médecine qui évaluent une invalidité physique) trahissent leur mission. Ils sont donc malvenus de s'en insurger alors qu'il la pratiquent. Je dirais même que c'est tout à fait déloyal envers le patient.
L'écoute psychiatrique ne peut être autre que thérapeutique.
Je pense qu'il faut donner une formation aux magistrats. Il suffit de 300 heures de cours pour qu'ils puissent établir un diagnostic.
Il y a des maladies incurables, nous pouvons espérer qu'un jour nous trouverons le remède, comme ce fut le cas pour les psychoses aiguës après la découverte des neuroleptiques en 1956. Jusqu'alors ces malades étaient "condamnés" à demeurer dans des cellules d'isolement.

Duval Uzan


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