Indignation de la communauté homosexuelle : j'entends cette annonce bouleversante au journal de France Inter. Immédiatement inquiet, je me demande de quoi il s'agit, quelle catastrophe s'est abattue sur elle durant la nuit, quel homosexuel a été frappé, assassiné, quelle intolérable offense l'a blessée au point que l'information du matin éprouve le besoin de faire part de son émoi.
Je suis très vite rassuré puisqu'en réalité ce qui la désespère au-delà du raisonnable constitue, au contraire, une formidable nouvelle pour la liberté d'expression, pour la démocratie. Ce qui fait scandale pour la communauté homosexuelle, c'est l'arrêt rendu par notre plus haute juridiction, la Cour de cassation, le 12 novembre 2008, qui a cassé sans renvoi un arrêt de la cour d'appel de Douai en date du 25 janvier 2007 ayant condamné le député UMP Christian Vanneste pour injures publiques envers un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle. Cet arrêt de Douai avait confirmé un jugement du tribunal correctionnel de Lille peu ou prou fondé sur les mêmes motifs.
Contre ces décisions inspirées par le "progressisme correct", contre les conclusions de l'avocat général devant la Chambre criminelle, celle-ci a frappé fort. Dans un attendu capital, elle souligne "qu'en statuant de la sorte, alors que, si les propos litigieux, qui avaient été tenus dans la suite des débats et du vote de la loi du 30 décembre 2004 ,ont pu heurter la sensibilité de certaines personnes homosexuelles, leur contenu ne dépasse pas les limites de la liberté d'expression, la cour d'appel a méconnu le sens et la portée des textes et principe ci-dessus susvisés" (faisant référence à la loi du 29 juillet 1881 et à la Convention européenne des droits de l'homme).
La superbe et commode concision dont la Cour de cassation fait preuve et qui est sa "marque de fabrique" la dispense d'expliciter davantage ce sur quoi elle a fondé son argumentation pour donner raison à Christian Vanneste et satisfaire sa cause. Il n'empêche qu'elle affirme nettement, contre la loi (à mon sens clientéliste) du 30 décembre 2004, les exigences de la liberté d'expression et qu'elle le fait "sans renvoi" - donc avec une certitude telle qu'elle n'éprouve même pas le besoin de saisir une nouvelle cour d'appel.
J'avais moi-même, dans "J'ai le droit de TOUT dire", consacré plusieurs pages à l'arrêt de la cour d'appel de Douai pour démonter une mécanique intellectuelle qui brimait à ce point la liberté d'expression qu'elle confondait l'offense singulière et l'analyse générale. Si elle répudiait à juste titre toute attaque directe et particulière contre tel ou tel homosexuel, elle allait jusqu'à interdire le droit d'avoir une vision critique de l'homosexualité comme phénomène social et groupe de pression politique. Une telle approche ne permettait plus de rien proférer sur l'homosexualité dont au fond on n'avait le droit de parler que si on lui était favorable à tous points de vue. Ce qui est le contraire d'une liberté d'expression authentique. Car celle-ci commence par le droit de dire du mal.
Devant l'arrêt rendu de manière éclatante par notre plus haute juridiction, on nous a généreusement dispensé, dans les médias, les commentaires réprobateurs des groupes et associations homosexuels qui se préfèrent au principe républicain de la liberté pour tous. Pour ma part, je songe à Christian Vanneste, traité sans cesse d'homophobe et qui a eu l'élégance du vainqueur de regretter l'usage de l'adjectif " inférieur". Je pense à lui, longtemps mis à l'écart par ses amis politiques qui pour la plupart ne le valaient pas. Je devine l'embarras de ces juridictions trop heureuses de donner tort à Christian Vanneste quand il se plaignait d'avoir été gravement insulté ou diffamé, surtout par un homosexuel. Quelle importance puisqu'il était qualifié, pour toujours, d'homophobe et que personne ne voulait entendre ni comprendre qu'il ne l'était pas. Mais qu'homme libre, sa pensée était sa fierté. Mis en exil pour rien, la Cour de cassation l'a remis en pleine et honorable lumière pour ceux, seulement, qui avaient douté absurdement de lui.
J'éprouve un sentiment de reconnaissance démocratique pour la Cour de cassation. Moi qui, même si on me le demandait, ne souhaiterais pas m'y trouver, je suis heureux de constater qu'elle ne sauvegarde pas seulement l'acquis. Elle n'a pas pour vocation exclusive de privilégier les sûretés contre les droits, l'ordre d'une société au détriment de l'autonomie de l'individu . Heureusement conservatrice parfois, en matière de liberté d'expression les avancées ne lui font pas peur.
Elle l'a brillamment démontré avec la victoire de Christian Vanneste.
Merci à Google, j'ai pu trouver ce post, j'ai bien aimé lire votre blog et c'est un plaisir pour moi de revenir sur votre site.
Rédigé par : motoculteur | 07 juillet 2010 à 06:33
Oui à une liberté d'expression préservée et à une universalité des règles sociales plutôt qu'un communautarisme. Tant qu'on peut dire librement sa pensée, autrui peut nous comprendre. A mon sens c'est d'ailleurs ce qui gangrène le monde du travail : cette absence trop fréquente, par peur de déplaire, d'opinions franches entre collègues et y compris avec son patron. Car l'humain qui étouffe ses pensées naturellement déprime, se sent incompris ou transparent. Je préfèrerai toujours déplaire par conviction que bien passer par transparence et finir par être perçu autre que ma nature profonde... ne confondons pas combattre les préjugés par la connaissance et la culture, ce qui commence par l'éducation parentale qui elle, se perd trop dans la mode du bien-pensant et les modes culturelles, avec vouloir uniformiser les consciences, car ce qui nous fait espérer c'est justement nos différences et ce qui nous fait aimer c'est aussi nos colères et nos incompréhensions sans lesquelles nous perdrions notre humanité.
Rédigé par : David T | 02 décembre 2008 à 06:19
Oulala, cette affaire fait couler beaucoup de touches de clavier.
Il me semble qu'il y a deux choses à distinguer : l'opinion de Vanneste qui peut être critiquable et contredite d'une part, et son droit de critiquer, de dire ou d'écrire son accord ou son désaccord avec des comportements, des agissements, des manières d'être, des propos, d'autre part.
Est-on obligé d'approuver n'importe quoi ? Qui dit qu'il n'y a pas de groupes de pression, d'opinions, représentés notamment par les associations gays et lesbiennes ? Pourquoi serait-on obligé d'approuver tout ce qu'ils disent et font et trouver cela beau, bon, bénéfique et bien en plus ?
Ha, Barthes ne disait-il pas, en résumé, que la censure n'est pas tant d'interdire de dire ceci ou cela, mais d'avantage D'OBLIGER A DIRE ? Et je suis bien d'accord avec cette affirmation.
La censure n'est donc pas forcément là où on l'imagine.
Alors, à présent, si je trouve que c'est laid, si j'ai bien compris, j'ai le droit de le dire ? Ben, je vais vous dire, je suis allée faire un tour sur Internet sur des sites gays, des sites d'annonces gays aussi, hé bien je trouve cela très laid et même ça me file "le gerbillon" comme dirait Dati....
Mais, ceci dit, je veux bien entendre qu'une personne se sente pas très contente que je ne partage pas ces goûts-là et ces pratiques... Mais suis-je obligée ? J'espère bien que non.
Rédigé par : Nathalie | 25 novembre 2008 à 19:00
Cher Monsieur Bilger,
Merci pour cette excellent commentaire, avec lequel tant de Français sont d'accord.
Puis-je vous demander ce que vous pensez de certaines remises en cause de la décision de la Cour de cassation qui me semblent particulièrement agressives et haineuses (http://www.gaylib.org/pages/communiques/communique_08-11-14.php) ? Un tel usage extrême de la liberté d'expression est-il compatible avec le respect dû à la justice ?
Rédigé par : furgole | 25 novembre 2008 à 02:44
Léautaud est un compliment qui me touche autant que Destouches.
Vous, avocat de profession, voulez me faire un procès moral quand vous avez bâti votre maison sur du mensonge et du désespoir. Vous remplissez votre rôle de bourgeois en volant la prose de Proust, car vous ne savez que prendre sans jamais donner, c'est ainsi que l'on définit le mieux votre monde vulgaire loin de la noblesse de coeur des aristocrates ou la belle fierté de l'ouvrier. Vos femmes vous aiment pour l'argent quand elles m'aiment en cachette de vous pour ma beauté et mon intégrité. Aucune chemise fut-elle en soie sauvage ne saurait cacher le pauvre torse du commerçant assassinant Louis XVI pour prendre sa place. Vous êtes Sarkozy et Royal, le Figaro et le Monde, la médiocratie, la honte du genre humain, l'indignité au pouvoir, le plus bas barreau de l'échelle des valeurs devant les islamistes et les braqueurs de banque.
Qu'importe mon talent, il ne passera pas dans les maisons d'édition des corrompus, maintenant qu'Hallier est mort. Il lui est préféré Angot, BHL, Bilger, Moix, Beigbeder. L'époque a les auteurs qu'elle mérite surtout quand on sait comment ils sont sur le devant de la scène et qu'on les a lus. On ne peut pas dire que ce soit du Bossuet ou du Dante.
L'Etat de Droit est mort et le Droit, c'est vous. Vous qui pratiquez la HALDE, le népotisme, la léchouille aux puissants, le corporatisme, la justice de classe sur le dos des électeurs de la plèbe.
J'ai mieux à faire que de palabrer avec des petits se donnant de grandes allures comme écrire des livres, soutenir le peuple juif victime du métissage et de l'antisémitisme musulman, la France contre l'Europe des banquiers, mettre en lumière l'alliance naturelle entre les néo-cons et les multiculs. En deux siècles simplement, vous avez réduit ce pays du génie à la française au chaos. Il ne reste plus rien.
Vous êtes complices de ce médecin pédophile, l'un des vôtres et de cette télévision émotionnelle en étant resté silencieux et c'est à vous de me craindre, vous ne m'impressionnez en rien avec vos récriminations de vierges effarouchées.
Venez, vous ou Bilger, m'affronter dans une agora télévisuelle en direct chez Taddeï, par exemple, je vous lance le défi à l'ancienne devant votre auditoire, les lecteurs de ce blog : celui du duel et de l'honneur. Nous verrons qui est réactionnaire ou figurine en carton, qui détient les grands principes. Je ne vous donne pas un round avant d'être face à vos contradictions et vous le savez !
Rédigé par : Ludovic Lefebvre à sbriglia | 21 novembre 2008 à 22:12
Cet arrêt doit être vécu comme une étape et surtout pas comme une fin car il est désormais urgent de passer la cinquième et de tout mettre en œuvre pour parvenir à une dissolution rapide, nette et efficace de la HALDE.
Rédigé par : Major Tom | 19 novembre 2008 à 15:54
Me permettez-vous un rappel, peut-être confus, mais qui a pour ambition de rappeler pourquoi Christian Vanneste a été si "injustement" traîné devant un tribunal correctionnel ?
L'homosexualité n'est pas une croyance, elle n'est pas une religion, elle n'est pas une opinion. Etre homosexuel est un état de fait. On ne choisit pas d'être ou de ne pas être homosexuel, hétérosexuel.
Dire que l'homosexualité est inférieure ne vise pas une opinion ou une croyance ou une religion. Elle ne vise pas une "communauté". Elle vise ce que sont des hommes et des femmes, elle vise leur être, leur qualité d'être humain, supérieure ou inférieure.
C'est pour ce motif-là que Christain Vanneste a été, à juste titre, inquiété.
Je ne suis pas indigné, je suis triste.
Je comprends le recours au droit et j'entends avec indulgence l'indignation provoquée par la décision de la Cour dans la mesure où Christian Vanneste n'a pas même été politiquement sanctionné.
Que certains homosexuels se soient constitués en groupe de défense peut être critiqué, même si ce mouvement mérite d'être restitué dans un contexte historique qui ne leur a pas vraiment laissé d'alternative. C'est là à mon sens un tout autre débat.
Quant aux regrets pour les termes mal choisis, "inférieure", "zoophile"... ils paraissent étrangement beaucoup moins spontanés. Mais ils ont été exprimés et c'est une autre victoire.
Rédigé par : Elioth | 18 novembre 2008 à 15:08
Critiquer un fond de commerce est il grave en soi ?? Car si les individus sont libres de faire de leur corps ce que bon leur semble, l'homosexualité n'est qu'un fond de commerce : les bars du Marais et autres lieux de rendez-vous plus ou moins glauques, sans parler de la mode et pour finir du clientélisme politique !
Rédigé par : meckyherisson | 18 novembre 2008 à 08:41
Ca devient tout à fait n'importe quoi, ici, par moments...
Rédigé par : Erig le Brun de La Bouëxière | 17 novembre 2008 à 20:12
Cher Ludo,
Quelle tristesse que votre dernier billet !... alors même que nous pourrions nous réjouir de votre retour - et de ce que votre talent peut apporter à ce blog - il faut que vous gâchiez le plaisir que nous avons à vous retrouver par le fiel injuste que vous déversez... à l'évidence vous n'avez pas surmonté vos souffrances et votre commentaire ressemble à du (très) acariâtre Léautaud, sentant l'aigreur et la mauvaise bile : reprenez-vous, pour vous, vos proches, pour la joie de vous lire à nouveau... la nuit n'est jamais complète !
Rédigé par : sbriglia à Ludo | 17 novembre 2008 à 16:05
@ Catherine A
Tout d'abord, désolée si vous avez des haut-le-coeur à cause de moi !
Pour ma part, j'ai le coeur un peu mieux accroché que le vôtre. Peut-être parce qu'ayant évolué au cours de mes études puis dans ma vie professionnelle dans des milieux très masculins, j'ai définitivement renoncé à jouer les précieuses.
De plus, quand une femme dit une ânerie, cela ne me fait ni plus ni moins d'effet que quand c'est un homme. Cela me fait même très exactement le même effet.
Enfin, concernant la nécrophilie, cela est clairement et justement interdit par la loi. C'est à mon avis une perversion et donc cela n'a rien à voir avec les pratiques sexuelles des uns et des autres que j'ai évoquées précédemment.
Quant au "Durafour crématoire", je ne vois pas du tout le rapport : je n'ai rien d'une LePenophile. Je serais en fait assez LePenophobe.
Rédigé par : Florence | 17 novembre 2008 à 14:38
@Florence
Je ne vous ai pas traitée de "conne", état définitif dont je n'affuble que des personnes que je connais intimement ; preuve sans doute d'une arrogance et d'un esprit fort peu charitable que j'assume sans problème d'autant que je laisse à chacun(e) la liberté de me renvoyer le compliment.
Ne vous connaissant donc pas, j'ai simplement voulu dire que vous aviez écrit une énormité telle qu'elle m'a soulevé le coeur et que j'ai VRAIMENT eu honte. Pour vous et pour les femmes. Et quand vous vous excusez au nom de l'humour lourd "qui fait du bien" là j'ai envie de vous dire que vous auriez du ajouter aux zoophiles les nécrophiles, c'eût été encore beaucoup plus drôle.
Comme un certain "Durafour crématoire".
Rédigé par : catherine A. | 17 novembre 2008 à 12:37
@Laurent Dingli,
Très vite. Si j'ai évoqué la mémoire des poilus, c'est qu'elle est récupérée médiatiquement, comment tant d'autres sujets, et cela pour servir, il me semble, le droit à la désobéissance civile et ce type de fadaises.
A mes yeux, si Aïssa l'a évoqué, "à l'insu de son plein gré" (joke), c'est parce que ceux qui se sont révoltés contre l'autorité sont à situer au même plan - sinon à un plan supérieur - que ceux qui ont obéi.
En gros, le poilu mutin, bien malgré lui, sert cette opération idéologique.
J'éprouve beaucoup de compassion pour ces hommes, leurs souffrances, leur solidarité, et tout ce qui, dans le calvaire qu'ils ont vécu, est et restera inaccessible à jamais. Mais ce manège moral me révulse.
J'aurais pu évoquer tout aussi bien les pressions actuelles afin d'attribuer un droit à mourir "dans la dignité" au titre des cyclones naissants.
J'étais gamin quand encore il y avait un petit guichet sur un pont que j'empruntais avec la loterie des Gueules cassées. Il a fallu attendre La Chambre des Officiers pour voir un très beau film sur cette guerre.
Et, au risque de me répéter, je trouve pathétique et indécente cette récupération du poilu.
Rédigé par : Daniel Ciccia | 17 novembre 2008 à 11:55
@ Daniel Ciccia,
Tout à fait d'accord avec vous pour dénoncer ce glissement du respect de la différence au diktat de l'indifférenciation.
En revanche, je ne comprends pas très bien ce que vous voulez dire par votre référence à la mémoire des Poilus.
@ Aïssa Lacheb-Boukachache,
Encore votre théorie du complot, cette fois appliquée à 14-18, avec la légende des vilains capitalistes trameurs de guerre : j'ai l'impression de lire quelques manchettes haineuses de l'Huma des années vingt. Croyez-moi, les choses étaient bien plus complexes que cela.
Rédigé par : Laurent Dingli | 17 novembre 2008 à 09:45
@Aïssa,
Je précise seulement que si je désigne les soldats qui ont accompli "leur devoir jusqu'au sacrifice suprême" et continué à obéir comme "des coeurs aveuglés de patriotisme", c'est parce que si on réhabilite les mutins en leur accordant, rétroactivement, le bénéfice de la révolte lucide, on induit des autres, une grande majorité, ce à quoi avec insistance vous les ramenez, qu'ils s'apparentent à des animaux, résignés ou inconscients, qu'on envoie "à l'abattoir" et à la boucherie.
Nous leur devons d'avoir une autre vision d'eux.
Je ne me rallie pas à votre postulat parce qu'il est, selon moi, frauduleux, cynique et beaucoup plus manichéen qu'il n'y semble, à part qu'il déplace la limite entre les bons et les méchants, les bleus et les rouges.
Ce ne sont plus "les poilus" et "les boches", ce sont les Français entre eux. Entre ceux qui se sont mutinés et les autres... Que dire de ceux qui, au peloton d'exécution, ont fait feu ? Qui étaient-ils dans votre panthéon des basses oeuvres ?
De la pudeur, Aïssa, de la pudeur... On ne peut pas "psychanalyser" une guerre et faire de tels rapprochements entre les tranchées de Verdun et les camps de la mort.
Je ne peux pas vous suivre en outre quand il s'agit de faire du commandement une sorte de confrérie sanguinaire envoyant, comme s'il s'agissait de bûches dans l'âtre du foyer des enfers, des hommes à la mort.
Cette vision ne correspond d'ailleurs pas à la tradition et à la culture militaire.
Il faut mépriser beaucoup de choses pour caricaturer les choses de cette manière.
On ne s'acquitte pas de la dette que l'on a envers les poilus - et aucun d'entre eux n'y est allé la fleur au fusil, chacun avait son histoire propre - que par du pacifisme à la noix.
De ce point de vue, la position du président de la République associant à l'hommage rendu lors des commémorations du 11-Novembre les mutins qui avaient été fusillés, est juste.
PS: C'est étrange comment vous vous interrogez sur l'influence que j'aurais pu subir.
Je ne me pose pas de telles questions à votre endroit, vous considérant assez grand pour former votre opinion, votre pensée, en toute indépendance et lucidité.
Rédigé par : Daniel Ciccia | 17 novembre 2008 à 09:32
Aïssa :
Vous êtes trop long et on ne lit pas tout, pas la peine de vous fatiguer...
Je relève juste une chose : pourquoi le modèle hétérosexuel serait-il supérieur au modèle homo ? Eh bien mon cher, parce que on n'a pas trouvé mieux pour perpétuer l'espèce et élever des enfants. Car avouez que l'homosexualité c'est pas top dans ce but. Insémination : à quel prix ? (psychologique, physique, financier...), adoption : les possibilités se raréfient. Non non, pour fonder une famille le modèle hétéro est quand même le plus pratique et le plus simple.
Les homos malgré toutes leurs contorsions n'arriveront jamais à faire qu'un enfant soit à la fois celui de l'un et de l'autre...
Quant à l'amour, vous direz ce que vous voudrez, mais l'union entre un homme et une femme est de loin la plus complète...
Et comme dit Philippe Muray, ça existe depuis la nuit des temps, pas besoin (du moins pas encore) de prendre les politiciens en otage ou de faire de grandes manifs pour obtenir la permission d'être hétéro par la force ou par surprise ni de traîner les députés devant les tribunaux...
Vous voyez mieux la différence ?...
Rédigé par : Pro-V | 17 novembre 2008 à 09:25
Une ode à la liberté d'expression ?
Nous allons voir :
Liberté d'expression donc. Oui, mais pas pour tout le monde. Les magistrats ont ceci de commun avec les comiques : ils sont doux avec les "puissants" et impitoyables avec "les faibles"- sauf qu'ils sont bien plus drôles, sans le vouloir. Comme tous les liberticides, les voici adeptes effarouchés de la liberté d'expression, nous savons laquelle et pour qui.
Hier assujettis aux nazis, puis aux corrompus du mitterrandisme et de la chiraquie, les voici aujourd'hui laquais nervis du mondialisme ultra-libéral et de la Halde.
Soyons assuré que l'idiot du village, le sans-grade, n'a jamais eu la faveur d'un billet de l'avocat général Bilger, ce premier est, en effet, idiot, mais pas idiot utile. Aujourd'hui sarkozistes, ils seront aussi facilement ulemas si l'islam nous envahit, commissaires du peuple ou vendéens.
Ce constat ne se limite pas à ma seule affaire spoliée par la pourriture médiatique, politique et judiciaires (trois bons copains) , mais vient d'un constat plus général.
Le niveau a beaucoup baissé depuis que je ne viens plus sur ce blog, il est maintenant à la portée de Catherine Jacob, cette fausse philosophe, mais authentique enseignante qui fait du thé, de la psychanalyse et des cocottes en papier.
Vous avez perdu un écrivain, denrée si rare de nos jours.
Rédigé par : Ludovic Lefebvre | 17 novembre 2008 à 03:43
Cher Philippe,
Dans votre billet vous semblez graduer l'intention de heurter la sensibilité d'autrui. La question que je me pose et qui reste dans le flou juridique est celle des limites ... Existe-t-il des différences entre se faire fouetter le narcissisme,se faire manipuler dans des photos type Mosley, autoriser des atteintes à la dignité...
A regarder les conclusions des travaux récents tout cela semble dépendre des personnes et non des lois.
Françoise et karell semtob
Rédigé par : semtob | 16 novembre 2008 à 21:47
Catherine A m'a traitée de "conne".
Devrais-je répondre ? Je ne me sens même pas insultée, à peine concernée ... Après tout, Catherine A pense ce qu'elle veut et écrit ce qu'elle veut. Vive la liberté d'expression !
Rédigé par : Florence | 16 novembre 2008 à 21:26
Il est vrai que si égratigner, par des propos dissidents, l'homosexualité vous mène droit au Tribunal, on va pas tarder à mettre nos chansonniers derrière les barreaux !!
Rédigé par : adeline | 16 novembre 2008 à 20:08
@Daniel Ciccia
Il serait bien que vous ne mélangiez pas tout, sous le prétexte que vous dites ça bien. Je retiens votre dernière phrase "ces coeurs aveuglés de patriotisme et ceux qui ont refusé d'obéir", qu'on confondrait (à tort, je suppose) dans la même valeur. Mais où avez-vous été chercher ça, cher ami ? L'étude historique commence seulement (et c'en est étonnant) de découvrir que cette guerre consistait ni plus ni moins qu'en une boucherie collective consentie et, pire que tout, sans que aucune de ces "bêtes" d'abattoir (car ils étaient devenus des bêtes qu'on abat) ne savait pourquoi elle accomplissait cela, pourquoi elle massacrait et se faisait massacrer. "aveuglés de patriotisme", écrivez-vous, mais on croit rêver ... Ceux qui avaient refusé d'obéir étaient, pour l'essentiel d'entre eux, non ceux qui refusaient leur statut d'animal à boucherie mais qui voulaient juste que les chefs leur disent pourquoi ils devaient crever pour prendre telle cote ou tel ruisseau ou tel petit bois ... Si il y en avait seulement une dizaine parmi ceux-là qui étaient d'authentiques réfractaires, à la conscience qui refuse absolument d'être ramenée, au nom de ce mensonge que vous appelez "la Patrie", au rang d'animal et décérébré par-dessus le marché, c'était déjà beaucoup ... La chose vaut pour ceux de l'autre côté du Rhin et puis tous les autres aussi. La plupart étaient des paysans, des bougres à peine instruits, pour qui la patrie c'était le canton et encore et au-delà l'inconnu, qu'on a arraché à leur terre, leur famille, à qui on a mis un casque sur la tête et des guenilles militaires et dit: Allez, allez là-bas, enfants de la patrie, foncez!... Ils y sont allés en riant, la fleur au bout du fusil, comme on disait alors, croyant que ce serait l'affaire de quelques jours, quelques semaines à peine, et que la solde qu'on leur en donnerait les sortirait pour un temps de cette misère noire dans laquelle ils se trouvaient ainsi que leur famille depuis des siècles. Ils étaient, tous, à mille lieues de deviner ce que l'industrie capitaliste -notamment de l'armement nouveau- leur réservait ... Dans chaque camp, des théoriciens politiques exacerbaient ce massacre et le faisaient durer, avec ces mots vides de sens tels "patrie", "honneur", etc. Le paysan Breton ou le berger méridional qu'on envoyait au casse-pipe parlait à peine le français, et de la géographie c'était déjà beaucoup s'il connaissait celle du département d'où il venait ... A peine deux mois après le début de la guerre et pris au piège de ces nouvelles armes d'artillerie, de ces nouvelles stratégies, de ces nouvelles manières de tuer, ils se sont de part et d'autre tous enterrés et ce fut parti pour 4 années de boucherie où les ordres et offensives les plus absurdes succédèrent aux ordres et offensives non moins absurdes sans qu'à un moment ils leur vint à l'idée de se poser en révolutionnaires contre cette bourgeoisie financière et capitaliste qui faisait, de leur sang et de leur chair, ses affaires à l'arrière ... Vous êtes un doux rêveur, mon ami, un romantique. Jaurès qui vit et compris cela bien avant qu'il commença, le dénonça. Ces affairistes "patriotiques" le firent tuer et, pour bien marquer leur acte et le désir irréversible qu'ils avaient de saigner jusqu'au bout la France en toutes ses régions pour engranger un maximum d'argent, ils firent acquitter son assassin Raoul Vilain pourtant pris en flagrant délit, l'arme à la main au moment même qu'il tua cette conscience humaine. Cette guerre n'a été que l'assassinat programmé et planifié par des "élites" du plus grand nombre possible de hères et misérables paysans et ouvriers de ces pays, dont le notre, au nom de vils intérêts mercantiles ... Ceux qu'on haïssait le plus, tels les Bretons par exemple ou les noirs d'Afrique ou les Arabes qui n'en avaient que faire de cette patrie France qu'on leur rabâchait, qui la connaissaient à peine comme une quelconque entité théorique, comme le plus sordide des mensonges, on les menait aux premières lignes de cette gigantesque boucherie, aux premières loges et ainsi on faisait décimer pour longtemps des régions entières ... Et ils y sont allés, les bougres, ils y allaient, n'imaginant jamais que cela serait comme cela a été, et pas un moment ils ne se sont conciliés entre eux le plus grand nombre et dis: Stop! tuons nos quelques dizaines de maîtres pour épargner nos millions de vie! Ils avaient, pourtant, et le nombre et la force avec eux; c'est à partir de là qu'on peut dire qu'ils ont accepté d'être des bêtes et d'aller à l'abattoir sans broncher ... Thierry Lévy fait justement un excellent parallèle, dans son livre "Lévy oblige", entre ce reproche qu'on a longtemps fait aux Juifs de France d'être "allés à l'abattoir sans broncher" et ce reproche qu'on n'a, par contre, jamais fait à ceux-là de 14-18, Verdun, Chemin des Dames et j'en passe, qui, eux, contrairement à ces malheureuses populations juives civiles démunies et désarmées, étaient puissants et armés, auraient donc pu se révolter mais n'en sont pas moins allés à l'abattoir échine baissée ... En cela, on a inversé subtilement la dialectique pour moquer les Juifs après guerre quand ils n'avaient pour toute excuse que d'avoir été alors des hommes désarmés, des femmes, des vieillards, des enfants, qu'on emmenait -qu'on pouvait emmener facilement- effectivement à l'abattoir; et a contrario faire des autres, jusqu'aujourd'hui encore, ces Poilus, des héros, des victimes combattantes, des patriotes, des résistants acharnés qu'on a décoré à qui mieux mieux, etc., alors qu'en vérité l'opprobre est sur eux plus que sur quiconque car ils avaient, eux, et la force et les armes et le nombre pour ne pas y aller à l'abattoir et ils y sont allés pourtant, volontairement, docilement, inexcusablement, d'où l'expression historique: "boucherie consentie" ...
Quant à ce droit à l'indifférenciation que vous semblez fustiger, l'opposant au droit à l'indifférence, seriez-vous influencé par Eric Zemmour qui en fait en ce moment son fond de commerce; lui, fustigeant par contre cette revendication qu'il voit partout et qu'il nomme dans son blabla habituel "la négation des races" à laquelle, par malheur, nous assisterions en ce moment? De la différence à la race, il n'y a que l'épaisseur de la feuille de mon papier à cigarette, n'est-ce pas? Seulement, voilà, vous comme Zemmour, ouvrez de temps à autre un livre de biologie, il vous montrera que la race, ça n'existe pas sinon celle unique humaine. A moins que vous comme lui ne faites allusion qu'à la culture des peuples pour ce qui le concerne et à l'originalité des individus pour ce qui vous concerne ... Auquel cas, précisez-le. Seulement, je ne comprends pas pourquoi vous imaginez et soupçonnez un quelconque désir d'indifférenciation ... Tant qu'on reste dans le registre de la liberté individuelle, bien entendu. Car dans celui social, oui, il est une exigence salutaire d'indifférenciation. Au nom de quoi votre modèle de société prendrait-il de facto le pas sur tous les autres? Au nom de quoi votre modèle de la famille serait-il supérieur à tous les autres? Votre modèle de la sexualité?... Votre modèle de l'éducation?... Etc. Au nom de quoi vos désirs libres et conscients ou votre conditionnement subi séculaire social et moral seraient-ils la loi normative à tous?
Et ne vous excusez pas d'être long, cher ami; moi je ne m'excuse pas ...
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 16 novembre 2008 à 19:34
Tout à fait d'accord avec l'analyse de Pro-V. J'ajoute que ce comportement de requérant communautaire n'est cependant pas l'apanage des homosexuels, mais est symptomatique d'une crise qui touche nos sociétés, les ramenant au nombrilisme et à la proclamation de droits, chacun étant encouragé, comme l'a à plusieurs reprises mentionné un des intervenants, à « éditer » sa propre norme.
Il est possible de considérer qu'il s'agit d'un processus de progrès. C'est la thèse de la gauche et c'est là qu'elle me semble archaïque en dépit de tout le bien que l'on peut penser de tels ou tels acquis et des phénomènes d'émancipation dont rien ne peut exclure tout à fait qu'ils n'auraient pas eu lieu sans la gauche et ce qu'elle prétend incarner presque jusqu'à l'exclusive.
Longtemps, il me semblait que cette logique politique constituait un mouvement à la fois positif et légitime, inscrit dans le sens de l'histoire, comme on pouvait l'entendre à cette époque.
Le progrès, c'était donc, comme dans le meilleur des monde, cela: la multiplication de reconnaissances mutuelles.
Mais cela résiste-t-il longtemps à une critique avisée du mode médiatique qui permet de l'accomplir, consistant schématiquement à caractériser et attiser d'abord la conscience d'une classe ouvrière- à l'origine-, ethnique, à mettre en évidence la stigmatisation dont elle pouvait faire l'objet, pour ensuite générer la revendication.
J'ai entendu les propos de Christian Vanneste, et surtout son raisonnement et quoi qu'il en soit des réserves sur les maladresses de vocabulaire, il me semble poser des questions de fond qui méritaient d'être posées et discutées sérieusement, ce en quoi, si l'ambition d'une démocratie est de donner sens et acuité au sens, elle devait garantir sa liberté d'expression.
J'ai fait attention à M. Vanneste au moment du débat sur la liberté de la presse où ce député s'était distingué, face notamment à Aurélie Filipetti, sur le loi sur la protection des sources. Il a considéré que les journalistes ne sont en effet que l’un des moyens de la liberté d’expression et que s’ils jouent le rôle de «chiens de garde de la démocratie», ils ne sont pas pour autant la mère des libertés, contrairement au Parlement et estimé, en outre, qu’il convenait de ne pas faire d’angélisme dans la mesure où les journalistes peuvent aussi ne pas être les mieux placés pour défendre l’intérêt général.
Quand j'ai compris qu'il s'agissait de Vanneste, et que j'ai relié cette position à celle sur l'homosexualité, je me suis demandé si je n'étais pas en train de filer du mauvais coton... Un peu comme cet ancien confrère, avec qui même si nous jouions au tennis, qui, comme nous nous opposions sur le tendance frondeuse de Midi viticole, le midi rouge, me suspectait de devenir libéral. Malheureux!
Cette pensée politique, qui structure la pensée de gauche, est vaine et, en formant l'individu comme un requérant qu'elle est là pour satisfaire, fais l'homme inférieur à ce qu'il est. Ce n'est pas moi qui le dis mais Jaurès qui considérait que c'était un crime que de dire l'humanité plus pauvre qu'elle ne l'était.
Parmi ses richesses, et qui fait que le peuple est grand, figure l'abnégation, le sens du sacrifice, la volonté de passer les épreuves, le sens d'accepter sa place.
Or, c'est une pure prestidigitation, sous prétexte de fournir à chaque classe d'individu, l'illusion de conquêtes collectives, déstructure la nation et nie l'histoire humaine, en tant que perspective pour l'espèce, pour y substituer une série de mirages.
Elle fait de l'individu, son droit, son confort, sa longévité, l'horizon suprême.
Je ne pense pas que la Révolution Française, l'affirmation des Droits de l'Homme, les Lumières, avaient pour objet de conduire à cela. L'Homme, presque par définition, est une aspiration à être, constituer, plus que lui-même et s'il est soumission, c'est soumission à ce qu'il définit, librement, comme supérieur à lui.
C'est sa manière de garantir sa supériorité et d'assurer la pérennité de sa culture et de sa civilisation.
De ce point de vue, nous sommes dans une époque où naissent des cyclones auxquels il conviendra de résister. Ils vont des revendications du lobby homosexuel qui est passé du droit légitime à la différence au droit à l'indifférenciation (qui n'est pas tout à fait, Jean-Dominique, le droit à l'indifférence) et qui passe par la reconnaissance du droit au mariage et à l'adoption mais aussi par cette difficulté qui nous affecte à accepter des prix, des sacrifices, à être chétifs pour défendre des valeurs et des principes, laxistes dans d'autres domaines, confus lorsqu'il s'agit, avec la facilité de la rétrospective, d'accorder la même valeur à ceux qui ont tenu dans les tranchées, ces coeurs aveuglés de patriotisme, et ceux qui ont refusé d'obéir.
Tout cela – j'entends cette époque médiatique – est confondant.
(Je m'excuse de la longueur avec l'espoir de ne pas avoir livré une logorrhée...)
Rédigé par : Daniel Ciccia | 16 novembre 2008 à 15:11
Personnellement je suis très content de cet arrêt de la Cour de cassation et j'aimerais que son esprit puisse servir d'autres causes.
Certes, le propos d'inférieur est intolérable, il doit pour le moins être blâmé sinon condamné.
Néanmoins la liberté de penser et d'expression doit être garantie.
Pouvoir dire que l'on n'a pas d'affinités avec un groupe de personnes ou qu'on n'approuve pas leur comportement ne remet pas en cause la liberté même d'avoir ce comportement. Elle exprime juste une opinion, elle-même libre.
Il en est des homosexuels comme des amateurs de corrida ou d'autres comportements régulièrement décriés.
Je sais que le rapprochement est bizarre mais que voulez-vous je suis aficion et non homosexuel. L'un n'empêchant pas l'autre me direz-vous et vice et versa ;) :)
Libre donc à ces personnes d'avoir le comportement qui leur plaît, libre à leur détracteurs de donner non pas un jugement mais seulement une opinion. Ces personnes ne nuisant pas à leur prochain, je ne vois pas pourquoi on irait leur faire la leçon.
Exprimer une opinion est une chose, vouloir l'établir en dogme en est une autre.
Rédigé par : Surcouf | 16 novembre 2008 à 14:37
Il eut été préférable que le sieur Vanneste s'imposât un devoir de réserve plutôt que de nous exposer sa vision hiérarchisée des individus.
En s'exprimant comme il a choisi de le faire, il outrage la démocratie assise sur "Liberté, Egalité, Fraternité". La démocratie s'honore de ne pas condamner CV mais CV s'est déshonoré en tant qu'homme public.
Rédigé par : Madame de F. | 16 novembre 2008 à 12:11
Je salue la décision de la Cour de cassation dans ce combat pour la liberté d'expression surtout, mais aussi dans ce combat pour savoir quelle société nous voulons pour demain.
"alors tous les juges ne sont pas devenus complètement fous, quel bonheur !"... disait quelqu'un.
Pour avoir blogué pendant deux ans sans discontinuer chez Christian Vanneste, j'ai appris un certain nombre de choses. J'ai pu vérifier qu'un certain nombre d'homosexuels ou de lesbiennes étaient des gens sympathiques, honnêtes, dont certains défendaient même Christian Vanneste. D'autres ne le défendaient pas, mais nous avions cependant des contacts courtois, par blog interposé. D'autres encore étaient d'une haine et d'une hargne inimaginables. Je suppose qu'ils souffraient, pas forcément à cause de Vanneste d'ailleurs... et je le déplore pour eux.
Depuis, je suis encore plus convaincu qu'il ne faut absolument pas légiférer sur l'homosexualité, d'aucune manière. Ce sont vraiment des comportements privés, qui ne regardent la société en rien. Et ce n'est absolument pas une question de droit ni d'égalité. Les droits et l'égalité, ils les ont déjà. Ces idées font partie de la langue de bois et de la propagande du lobby. Refusons d'y tomber, ainsi que dans les autres poncifs "pathétiques" concernant l'avancement de la civilisation ou pas. Et surtout, continuons à ne pas accepter que des homos se créent des familles (je ne parle pas de ceux qui ont eu des enfants "avant") de toutes pièces en détournant l'insémination ou l'adoption. Ce serait très grave pour une société déjà malade. Comme est déjà très grave que des homos puissent, avec l'accord du rectorat, porter "la bonne parole homo" dans les cours d'éducation sexuelle des collèges...
Relisons Philippe Muray, et gardons notre liberté, notre sang-froid, et notre humour... si c'est possible.
Rédigé par : Pro-V. | 16 novembre 2008 à 10:23