Obama fait gagner France 2
La ministre de la Culture devrait regarder les journaux télévisés et les comparer. Elle serait ainsi moins sévère avec le service public.
Pour qui a pu faire hier soir l'expérience de la "couverture" de la victoire de Barack Obama par TF1 et France 2, il n'y a pas photo, comme on dit familièrement. France 2, à ma grande stupéfaction, a écrasé TF1.
Ce n'était pas gagné d'avance. La plupart du temps, je regarde les informations du soir sur TF1. J'aime beaucoup Laurence Ferrari, la vivacité de son ton et l'air souriant et allègre avec lequel elle annonce parfois les pires tragédies. Je vais finir par croire que le public n'est pas aussi lucide que j'avais tendance à le croire puisque Claire Chazal continue de plaire quand sa partenaire de la semaine, qui pourtant sait poser les bonnes questions, descend, paraît-il, de manière inexorable. Ainsi, le talent ne paierait pas mais seulement compterait la réputation que les médias fabriquent artificiellement pour leurs chouchous. Le vent vantant le vent.
J'entendais parler des sondages, des chiffres, des polémiques, de la remontée de France 2 et de la baisse de TF1 mais je n'avais jamais eu l'occasion de voir, en face d'un énorme événement, comment les rédactions de l'une et l'autre chaîne réagissaient.
J'ai donc vu hier soir.
TF1 nous a concocté un journal insipide, franco-français, inspiré par une force ou une obsession centripète : la France demeurait le centre du monde et c'était elle qui était chargée de juger et d'évaluer ce miracle américain. Les nouvelles se suivaient et se ressemblaient. On donnait au téléspectateur français le point de vue des autorités françaises sur ce qui s'était passé aux Etats-Unis. Nous avons eu droit aux interventions de Nicole Bacharan, sortie régulièrement par TF1 et LCI quand les USA sont évoqués. Pourquoi ? On ne sait pas, alors que, quitte à faire français, il y a de remarquables spécialistes qui nous auraient fait échapper aux banalités et aux considérations générales sur l'évolution de ce formidable pays qui vient d'élire un président hors norme.
Cette émotion collective qui faisait couler à un pays des larmes, non pas pour des motifs politiques mais parce qu'il venait de recouvrer son unité profonde, c'est sur France 2 que je l'ai ressentie, qu'elle a été analysée et comprise. Des Américains, surtout, n'ont cessé de parler aux Français. Une force centrifuge animait ces informations. Le centre du monde était les Etats-Unis d'Amérique. Chacune des séquences choisies, avec des intervenants de qualité, nous plongeait en Amérique, dans le triomphe américain. Bravo France 2. Si le service public c'est cela, il n'y a pas désespérer.
Je suis sûr que Christine Albanel n'a pas eu le temps de regarder hier soir ces deux journaux télévisés. Dommage.
Christine Albanel a décoré du Mérite agricole l'acteur Michel Blanc pour son rôle dans "Je vous trouve très beau", le film d'Isabelle Mergaut. Vous avez là toute la mesure du personnage, d'autant qu'il est de notoriété publique (il l'a dit lui-même) que Michel Blanc hait la campagne et le monde de l'agriculture sous toutes leurs formes... Cela m'étonnerait qu'elle soit mentalement apte à voir deux chaînes de télé en même temps et comprendre le sujet et comment il s'y trouve traité... A ce sujet, je vais en profiter pour lui solliciter moi aussi une médaille, le Mérite agricole ou une Légion ou une autre Chevalerie d'exception culturelle car je suis, madame, une exception, un être exceptionnel, tous qui me savent vous le diront ; n'importe, faut en profiter tant qu'elle est là... Soutenez-moi nombreux ! Cher PB, vous aussi, un bon Mérite agricole vous déplairait-il ? Soutenons PB, tous, pour le Mérite et aussi la très auguste et historique confrérie du pied de cochon de Sainte-Ménéhould, oui oui, celle-là, grand Maître, Christine, grand Maître, pas moins !
Aïssa.
Rédigé par: Aïssa Lacheb-Boukachache | 06 novembre 2008 at 21:51
@PB
"TF1 nous a concocté un journal insipide, franco-français, inspiré par une force ou une obsession centripète : la France demeurait le centre du monde et c'était elle qui était chargée de juger et d'évaluer ce miracle américain. "
Mais ne nous sommes pas le centre du monde ? Que je sache il y a autant de distance du nord au sud, de l'est à l'ouest pour aller à nos antipodes...
Ne sommes-nous pas la fille aînée de l'Eglise ?
La flamme initiale du siècle des lumières ?
La patrie des droits de l'homme ?
La langue de la diplomatie ?
Allons allons cher ami, cela ne nous donne-t-il pas le droit à un peu d'égocentrisme ?
même insipide ?
Nous avons les médias que nous méritons !
Cordialement avec humour... grinçant...
Pierre-Antoine
Rédigé par: Pierre-Antoine | 06 novembre 2008 at 23:51
"... L'élection de Barack Obama, ce sera la main américaine tendue au monde, soyez-en convaincu"./ Moi-même/ In Le Point/ Commentaire suite à Bloc-notes de BHL/ Juillet 2008.
"Obama président, ce sera (...) un vrai virage de sa politique étrangère dans le sens du multilatérisme et de la main tendue au monde"./ BHL/ In Le Point/ Bloc-notes/ 30 octobre 2008.
Décidément... Chère ministre Christine Albanel de notre culture que je sais bien commune et partagée mais tout de même... veuillez enjoindre gouvernementalement, je vous prie, à ce monsieur BHL, si sympathique soit-il, de cesser de me piller de ci de là, de petits bouts en petits bouts, en cachette, sans même me verser un radis de droit d'auteur ou à tout le moins me citer la source de ces quelques petits mots... (sourire).
Aïssa
Rédigé par: Aïssa Lacheb-Boukachache | 06 novembre 2008 at 23:52
On peut s'attendre à ce que TF1 installe sur le JT du 20 heures au côté de Laurence Ferrari pour enrayer la courbe descendante des sondages un holograme ! Pour imiter CNN qui a innové au soir de l'élection américaine, on pourrait ramener les zappeurs sur la chaîne de Bouygues en invitant PPDA en version holograme. Ce dernier reviendrait avec son léger zozotement comme un Messie en dimension 3D pour commenter en guest star certains événements de l'information. Après la fausse interview de Fidel Castro un PPDA déminéralisé pour faire remonter le cours de TF1 à la Bourse.
Rédigé par: SR | 07 novembre 2008 at 00:14
Je tiens, de mon côté à saluer le travail si pertinent d'Alain de Chalvron, le correspondant de France 2 à New York, qui a su nous faire vivre en toute intelligence l'événement mondial qui nous berce tant.
Par ailleurs, la couverture de TV5 Monde pour la nuit électorale fut tout à fait exceptionnelle au regard de l'ensemble des "nuits spéciales" organisées pour l'occasion.
Les ponctuations et mises en perspective horaires d'Alain de Chalvron apparurent indispensables à l'arrivée des premiers résultats.
En bref, du beau travail.
Rédigé par: Marcellus | 07 novembre 2008 at 00:19
Bonjour,
J'ai lu ça sur le blog d'eolas :
"certains s'interrogent sur l'auteur du slogan "we can". Je peux vous dire qu'il s'agit d'un psychanalyste. Il leur a dit : retirez simplement le "i" de Mc Cain !"
J'ai beaucoup apprécié votre dernier billet mais je ne partage pas l'émoi, parce que je fuis toujours la foule.
J'ai plutôt ressenti un malaise que les matins de France Culture ont su verbaliser.
Bonne soirée.
Duval Uzan
Rédigé par: Duval Uzan | 07 novembre 2008 at 00:33
@Aïssa : Si Isabelle Mergault et Michel Blanc ont effectivement été décorés du Mérite Agricole, c'est le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, qui leur a remis cette décoration et non le ministre de la Culture qui n'y est pour rien !
Rédigé par: ogier | 07 novembre 2008 at 08:40
J'ai peu regardé TF1 et France 2 ces derniers temps, fatigué de l'Obamania régnante. Pour avoir vécu quelque temps aux Etats-Unis et y avoir de la famille, je suis très réservé sur les messies que les médias nous vendent régulièrement ; ces thaumaturges disparaissent souvent sans résultats. En revanche, il existe en Amérique un véritable bon sens.
Je me suis informé du nécessaire avec la BBC et un zeste de CNN.
Je ne partage pas votre opinion sur Nicole Bacharan ; elle s'exprime avec compétence.
Elle passe beaucoup de temps aux USA et n'est pas catégorique dans ses opinions.
Rédigé par: mike | 07 novembre 2008 at 09:17
J'ai vu le 20h de France 2 et suis d'accord avec vous.
Qu'a donc dit Madame Albanel de si terrible contre le service public ? (Qui ne se limite pas au JT vous me l'accorderez).
Quant aux présentateurs, je trouve que les JT de Mesdames Lucet et Laborde sont d'une grande médiocrité, mais j'apprécie celui de Mathieu Delahousse. Pujadas est, il me semble, très inégal.
Côté TF1, Chazal est une calamité. Je regrette PPDA parce qu'il parlait de la Bretagne et d'environnement bien avant les autres (notamment Pujadas qui ne s'y est jamais intéressé), mais je ne le trouvais pas suffisamment mordant lors des interviews.
Rédigé par: Laurent Dingli | 07 novembre 2008 at 09:35
Cher Philippe, cela fait bien longtemps que je ne regarde que le journal de France 2, compte tenu de ce que vous dites justement. Le côté villageois de TF1 m'exaspère.
Je ne suis pas sensible au charme glacé de Laurence Ferrari, je lui préfère mon Audrey Pulvar sur la 3, alors elle, pour faire des interviewes, elle sait faire. Et elle faisait plaisir à voir, toute guillerette, à évoquer l'élection d'Obama.
Je crois, et je suis très sérieux là, qu'on ne comprend pas encore l'immense portée de cette élection, jusque dans nos banlieues. Les railleurs et les cyniques pourront jaser : c'est un séisme culturel qui arrive pile au moment où le reste s'écroule. L'histoire n'est pas écrite mais elle résulte aussi des lois de l'évolution, du hasard et de la nécessité.
Rédigé par: Jean-Dominique Reffait | 07 novembre 2008 at 10:02
Vous vous trompez : Michel Blanc a été décoré du Mérite agriculturel.
Rédigé par: Tendance | 07 novembre 2008 at 10:12
Je suis d'accord avec mike en ce qui concerne Nicole Bacharan que j'apprécie vraiment.
Rédigé par: Laurent Dingli | 07 novembre 2008 at 11:51
D'accord avec JDR sur l'importance de cette élection.
J'espère que les noirs n'auront plus honte de leur couleur de peau, qu'ils arrêteront de la blanchir ; mieux, qu'ils en seront fiers tout simplement. Je me souviens avoir entendu, il y a fort longtemps, une chanteuse noire, Eartha Kitt me semble-t-il, dire chez Chancel sans doute qu'elle avait épousé un blanc juste pour que ses enfants soient moins noirs et qu'elle espérait que ces derniers feraient la même chose. Sur le coup je n'ai pas vraiment compris, je ne savais pas encore que le racisme existait et que la couleur pouvait pour certains faire l'homme mais j'ai été tout de même bouleversée au point de ne jamais avoir oublié.
Cela me ramène, Philippe, à votre billet d'hier sur Obama. J'ai réentendu la phrase sur sa grand-mère blanche qui avait peur des noirs. Je ne veux pas mettre en doute la sincérité d'Obama mais il n'empêche que c'est rudement malin d'avoir fait cette "confidence".
Juste un bémol au sujet de ce papier que j'ai apprécié, une phrase à laquelle je n'adhère pas, un peu trop judéo-chrétienne à mes yeux, je cite de mémoire : "il faut de la boue pour trouver des trésors". Je crois qu'il y a des boues sans trésor et des trésors sans boue. Ce sont ceux que je préfère à tout prendre.
Rédigé par: catherine A. | 07 novembre 2008 at 14:00
Je trouve pour ma part que les journaux de TF1, en direct de New York, étaient au contraire très professionnels et très denses. Les reportages, qui donnaient la mesure de l'événement historique, étaient vraiment émouvants. Au sujet de Nicole Bacharan, je suis d'accord avec les commentaires précédents : c'est une grande professionnelle, la meilleure spécialiste des Etats-Unis que l'on ait ici (écoutez ses interventions sur Europe 1, par exemple, elles sont limpides, intelligentes, et on apprend toujours quelque chose). Elle parle de surcroît avec une vraie humanité. C'est une personnalité rare dans ce monde médiatique où tout le monde dit n'importe quoi sur n'importe quoi. En plus, elle est à moitié américaine, et dans ses nombreux ouvrages, elle explique avec brio la société américaine, bien loin des clichés et de l'anti-américanisme français. Son histoire des Noirs américains, qui vient de sortir et que je viens de dévorer, est remarquable. Il semble en tout cas que vous ne sachiez pas vraiment qui elle est pour vous tromper autant. Ou alors peut-être n'appréciez-vous pas le fait qu'une femme fasse preuve d'autant d'intelligence dans ce monde de beaux parleurs toujours teinté de machisme.
Rédigé par: Julia | 07 novembre 2008 at 15:45
Je trouve Laurence Ferrari, au mieux condescendante, au pire méprisante, et je regrette l'impavidité bonhomme de PPDA.
J'ai cessé d'apprécier Pujadas depuis un jour de 11 septembre 2001 où on le voyait sautillant de joie devant l'événement médiatique que cela constituait, et les bénéfices attendus pour son 20H. C'est un produit de LCI et de sa quête du sensationnalisme, ne l'oublions pas.
Quant à Nicole Bacharan, on a toujours l'impression qu'elle fait ses analyses à partir de discussions avec ses copines new yorkaises dans un salon de thé branché bobo. Sa valeur ajoutée, comparativement à d'autres spécialistes de relations internationales, est nulle. Je concède toutefois qu'elle est plus sympathique que le géopolitologue à la haine froide, Pascal Boniface.
Rédigé par: curieux | 07 novembre 2008 at 16:45
Cher Philippe,
Que rajouter à cette galerie de portraits ?
J'ai assisté, il y a quelques mois, à un enregistrement radio de jazz, émission à laquelle participaient si j'ai bonne mémoire un caricaturiste très célèbre, monsieur Cabu, monsieur Manoukian, un philosophe dont j'ai oublié le nom et de nombreux autres invités. Pourquoi je raconte cela, c'est pour ajouter quelque chose de très très intéressant, à savoir que l'une des personnes portait de superbes chaussons style charentaises, exceptionnelles pantoufles pour moins souffrir des orteils.
Si j'apporte ce commentaire c'est pour préciser que le domaine émotionnel est propre à chacun. N'allez pas en déduire que je suis fétichiste parce que dans ce qui précède, mon regard et mon petit récit ont ciblé les pantoufles, allez plutôt vous demander quoi a ciblé votre propre regard en critiquant certaines personnes dans une activité professionnelle. La bouche,la température corporelle, les sautillements...
Si c'est ce monde des apparences qui guide vos choix, si c'est ce niveau d'analyse qui détermine vos attractions ou vos répulsions, c'est une possibilité comme une autre.
Souvenez-vous toutefois que lorsque vous prenez votre petit-déjeuner c'est parce qu'une terre a été labourée, des grains ont été semés, des moissons ont été faites, et remontez le travail de chacun jusqu'à ce qu'il honore votre bouche.
Votre billet, cher Philippe, c'était bien sur les commentaires des élections ? Pour nous, ce fut simple, sur la chaîne parlementaire jusqu'à 5 heures du matin en zappant un peu sur BFM, LCI, TF1, F2, F3 et les tartines en écoutant France Culture dès 9 heures. Toute personne s'informe comme il le peut. Chaque personne est en constante évolution. Les castrateurs et les castratrices n'amusent plus.
Françoise et Karell Semtob
Rédigé par: semtob | 07 novembre 2008 at 19:39
Si l'information était à la télévision, cela se saurait; tant de gens qui la regardent ... Je me demande ce que peut m'apprendre ou Laurence Ferrari ou Pujadas ou -pire encore- Claire Chazal, etc., que je ne sais déjà. C'est moi qui en tout domaine leur en apprendrais, et j'écris cela sans modestie aucune. Je pense qu'il est aussi quelques personnes ici qui commentent, qui pourraient dire comme moi et sans modestie pareillement. Les journalistes de grande culture et intelligence ne sont pas ceux dont on connaît les têtes quotidiennement, ne sont pas celles et ceux qu'on entend et/ou lit partout ou voit souvent sur les écrans. Quelqu'un(unes) finissent à la longue d'être connu(es) par ceux qui s'intéressent à ce qu'ils(elles) disent et font mais ils et elles se réduisent à être comptés sur les doigts des deux mains; au mieux, on pourra y ajouter encore les dix autres des pieds. Il en est ainsi en tous les domaines informatifs; de l'information dite politique à la critique littéraire et puis le reste ... Les grands journalistes -comme les grands avocats ou magistrats ou hommes et femmes d'Etat ou tout ce qu'on voudra-, ça ne se déniche pas sous les sabots du premier âne -que j'aime ce bel animal!- venu ... Comme en toute chose, le meilleur est rare. C'est, je le pense, à chacun de décider s'il veut vivre abruti ou libre ... Mais, depuis tout ce temps, est-ce que la conscience même de sa possibilité de décider lui est laissée? Les journalistes clament haut et fort qu'ils seraient -sont- les garants d'une liberté générale, etc. De quel droit singulier se sont-ils érigés ainsi? sur quel(s) fondement(s)? Combien de désinformation de leur part, de mensonge, de soumission à des puissances quelconques? ... Quelle est cette liberté dont ils se revendiquent comme les socles, les piliers, les phares, les gardiens rédhibitoires?... Celle de lobotomiser les esprit?... d'araser ceux-ci?... On a l'information de notre civilisation, ni plus ni moins: celle des ventre repus, des consciences anesthésiées ... L'Occident meurt de ces institutionnels de l'information qui se sont mis -n'en doutons plus- notables et bourgeois au pire sens de ces deux termes. L'information alternative, comme la culture alternative, seront peut-être les antidotes à ce poison instillé goutte à goutte en nos esprits dociles et bienveillants, mais même celles-ci, à la longue, ne risquent-elle pas d'être infiltrées et englouties puis se faire empoisonneuses à leur tour? Tout ce qui s'érige comme inévitable est un réel danger pour la démocratie. C'est à l'Occident démocratique, maintenant, d'avoir ses samizdats peu ou prou autorisés, en marge, isolés voire clandestins, et c'est heureux ... tant qu'ils resteront à l'écart et qu'ils nous obligeront à réfléchir et douter.
Aïssa.
Rédigé par: Aïssa Lacheb-Boukachache | 07 novembre 2008 at 20:22
Monsieur Bilger vous parlez des remarquables spécialistes qui auraient pu s'ils avaient été là... mais ils étaient sur des chaînes d'info même si effectivement France 2 a assez bien tiré son épingle du jeu.
@Pierre Antoine
et pour vous rejoindre, j'ai aimé BBC world, BFM TV, LCI.
Rédigé par: Surcouf | 07 novembre 2008 at 20:39
Pardonnez-moi de me citer mais puisque c'est le sujet et qu'un tel commentaire serait bien long, je me permets de renvoyer à l'article que j'ai rédigé tout à l'heure : Obama, le hasard et la nécessité
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=46917
ou
http://www.scripty.fr
Rédigé par: Jean-Dominique | 07 novembre 2008 at 23:47
Les médias. Une chose m'a longtemps questionné et je n'ai toujours pas de réponse sinon celles que je me permets parfois, des fois tangibles, des fois loufoques, je n'en sais rien ... C'est cette image de Georges W. Bush, dans cette école, le 11 septembre 2001. Il est là pépère, assis, il sourit, écoute les enfants ânonner leurs leçons, bref tout va bien pour lui, pour tout le monde, il n'est au courant de rien c'est manifeste ... Puis arrive un type qui se penche et lui chuchote à l'oreille quelque chose. Sa tronche à Walker change sans transition, un masque, presque une grimace ... On peut penser -et c'est ce que l'on nous a dit partout les médias institutionnels- qu'à ce moment ce type vient de lui annoncer les attentats contre les tours. Oui mais ... Que l'on regarde bien ces images et l'on s'aperçoit tout de suite qu'il n'en est rien ou en tout cas pas exactement comme on nous a induit à le croire car enfin, le type se penche et lui murmure à peine une seconde à l'oreille. Est-ce qu'en une seconde ou même deux on peut informer raisonnablement quelqu'un d'une chose telle que celle-là? Essayez, penchez-vous à l'oreille d'un proche le même laps de temps que ce type s'est penché à l'oreille de Bush ce matin-là et dites, faisant même au plus court: "Monsieur le président, un attentat, deux avions viennent de s'écraser sur le world-trade-center et un sur le Pentagone et le troisième on vient de l'abattre ... On ne sait pas s'il y en a d'autres". Il vous faudra murmurer vite alors et l'autre ne manquera pas de vous répondre: "Hein?! mais qu'est-ce que tu racontes?! c'est quoi ton histoire de fou?...". Et puis, quand bien même les choses se seraient dites et comprises en ce laps de temps, observons encore l'attitude du président. Que fait-il? Rien. Il ne bouge pas, il se force même à sourire puis poursuit la visite de l'école, s'attardant devant des dessins d'enfants accrochés aux murs, etc. Alors qu'il est entendu à ce moment -temps réel- qu'on ne sait rien ou à peine de ces attentats et que, s'ils ont été capables de frapper le WTC et le Pentagone tout proche, s'ils ne vont pas aussi frapper le président ici même dans cette école. Retournons en 1963, l'attentat contre JFK. Que voit-on? La voiture roule doucement puis les coups de feu, le président est touché et à ce moment, réflexe inné, la voiture accélère, fuit immédiatement ... C'est instinctif, c'est logique. Notre George aurait dû se lever immédiatement et sans même s'excuser ni expliquer quoi que ce soit à la maîtresse d'école et aux enfants, quitter ce lieu, fuir, comme il le fit bien plus tard dans Air-force-One, etc., on connaît la suite ... Mais non, rien, à croire qu'il attendait cette nouvelle que ce type vint lui annoncer de cette façon brève dans ce laps de temps bref: "C'est fait, monsieur le président". Il n'y a pas d'autre explication. Autrement, que les médias expliquent alors comment en si peu de temps (les images le prouvent), une seconde voire deux, on peut informer sérieusement quiconque d'une telle chose formidable qui atteint directement à l'intégrité du pays et de l'Etat et même de sa propre personne présidentielle ... C'est aux questions qu'il ne pose pas qu'on juge de la qualité d'un média. A condition, naturellement que qui lit, écoute et/ou voit le média sache quelle est la question qui doit être posée et que celui-ci ne pose pas sciemment ou non, c'est-à-dire l'ignorant (cette question). Il faudrait interroger là-dessus l'inventeur de la médiologie, Régis Debray, qui nous en dira peut-être quelque chose de substantiel et crédible ... Car c'est d'autant plus complexe si on y introduit cette donnée probable que le média lui-même peut être dans l'ignorance totale des questions qu'il doit soulever pour informer. Auquel cas, on pourra dire que des ignorants sont informés par des ignorants et le débat sera clos. Tant il est vrai que si l'air que nous respirons était visible, eh bien nous serions tous aveugles, forcément, on n'y verrait goutte dans cette mélasse aérienne ...
Bonne nuit.
Aïssa
Rédigé par: Aïssa Lacheb-Boukachache | 08 novembre 2008 at 00:45
@ Aïssa
Ce que vous nous dites à propos du 11 septembre et de la réaction de George W. Bush quand on lui apprend que l'Amérique est attaquée m'a également troublé.
J'ai longuement analysé ces images, comme l'ensemble du dossier "reopen 911" et j'avoue n'avoir pas eu les réponses que j'espérais des auditions de la Commission.
Mais, vous le savez, quand on se permet de mettre en doute la thèse officielle, on devient, comme J.M. Bigard, un adepte de la "théorie du complot"...
Je pense que le doute subsistera, car ce dossier ne sera jamais réouvert, même par les opposants de George W. Bush, au risque de faire apparaître une vérité trop monstrueuse.
Comme pour l'assassinat de J.F. Kennedy, nous ne saurons jamais la vérité, mais toute vérité n'est peut-être pas bonne à dire ?
Rédigé par: chevalier | 08 novembre 2008 at 03:05
Aïssa, puis-je vous demander d'aérer un peu votre texte pour le rendre plus lisible ?
Merci.
Mais je relève le : "c'est fait monsieur le président" ;
et s'il avait dit : "Votre braguette est ouverte" ou "C'est jour de paie George ?"
Rédigé par: Surcouf | 08 novembre 2008 at 08:09
@Aïssa
Bigard aurait-il fait de vous un disciple ?
Détrompez-nous vite.
Rédigé par: mike | 08 novembre 2008 at 09:26
Aïssa, c'est pas sérieux.
Les propos d'un conseiller à cette occasion ne sont pas longs, il ne raconte pas ce qui s'est passé. Le premier souci est de mettre le président à l'abri. On ne lui raconte pas un scénario. "M. Le président, nous partons. Alerte niveau 3" et ça suffit. Bush ne sait pas ce qui s'est passé à ce moment, il sait simplement qu'il y a quelque chose de grave et qu'il faut partir. Arrêtons de délirer.
Rédigé par: Jean-Dominique Reffait | 08 novembre 2008 at 10:08
@Aïssa
Vous devriez travailler comme scénariste à Hollywood. Mettez votre imagination au service d'un S. Spielberg ou d'un G. Lucas. Vous avez un avenir prometteur...
Rédigé par: Helene NIGEN | 08 novembre 2008 at 11:05