Demain aura lieu une élection capitale pour le Parti Socialiste.
Parti à vocation gouvernementale, comme l'UMP aujourd'hui, il me semble que sa destinée intéresse bien au-delà des frontières de la gauche qu'il représente. Aussi, en qualité de magistrat qui n'a pas à faire connaître la nature de son choix politique, je voudrais seulement montrer en quoi le vote de demain et peut-être d'après-demain dépasse de très loin le champ clos des enjeux partisans pour ouvrir des portes sur l'avenir ou, au contraire, emprunter des chemins déjà trop bien connus.
La droite s'est moquée du congrès socialiste et elle a eu tort. La cacophonie et le désordre apparents n'ont pas dissimulé la richesse d'intelligences contrastées et la diversité de pensées qui, s'entrechoquant, n'ont pas démérité. La dérision est mauvaise conseillère. Il est trop facile d'opposer l'unité de l'UMP - qui certes, avec le président de la République dispose d'un leader incontesté mais souffre, autour, d'un inévitable tarissement - à l'agitation du PS qui, s'il n'a pas aujourd'hui un responsable incontestable, dispose pour le faire vivre de personnalités dont le danger est la surabondance.
Pour un citoyen curieux, ces derniers jours ont été très éclairants. Les manoeuvres n'ont eu pour but que d'exclure Ségolène Royal de la direction socialiste puisqu'elle avait à l'évidence ce grand tort, par rapport à ses rivaux classiques, d'avoir su nouer avec les militants un rapport profond et décisif. Il a été passionnant de constater à quel point la politique, dans sa définition la plus crue, a été utilisée pour chasser cette intruse de la gestion des choses sérieuses, parce qu'elle aurait pu, qui sait ?, y introduire de la liberté et, pire, de l'imprévisibilité.
En réalité, pour ceux qui observent le PS de l'extérieur et qu'aucun catéchisme politique ne séduit ou ne retient, force est de s'attacher à la nature et à la qualité des êtres qui aspirent à être élus comme Premier Secrétaire.
Quels que soient les talents de Martine Aubry, Benoît Hamon, ou de Bertrand Delanoë avant qu'il se retire et donne un soutien à double détente contradictoire, on ne peut qu'avoir l'impression de fréquenter un paysage connu, d'entendre des discours souvent clamés et de n'avoir pas le droit d'aller regarder au dehors ce qui s'y passe.
La seule qui échappe à son camp, c'est Ségolène Royal, comme elle l'a démontré durant la campagne présidentielle, de la même manière que le seul qui savait échapper à son camp à droite a été élu brillamment président de la République. C'est seulement cette femme qui, du côté de ses idées, qu'on les partage ou non, aura la capacité de surprendre, d'innover et de bouleverser. Elle aurait, j'en suis sûr, le désir de déverrouiller, de réveiller ce bloc idéologique, ce passé au bois dormant, elle aurait l'énergie pour rénover, elle offrirait du côté de la gauche, enfin du doute, de l'incertitude et de l'inédit . On ne pourrait pas écrire son programme et ses projets par coeur. Je ne dis pas qu'elle ferait l'ouverture à droite comme le président l'a faite à gauche mais au moins on aurait le bonheur d'attendre ce qu'elle à à dire avec de la curiosité et de l'espoir. Le tout n'est pas qu'on adhère mais qu'on ait envie de savoir. De connaître la suite. Ce que j'ai aimé chez elle, c'est qu'elle a parfois pensé contre elle et choqué ses affidés. C'est du courage.
Les autres socialistes nous proposeraient un ordre, elle le mouvement. Il n'y a pas que son allure. Les militants devraient songer que Ségolène Royal appartient à tout le monde. Comme le président.
Une précision : j'ai écrit l'autre jour que choisir entre Mesdames Royal et Aubry, c'était comme choisir entre la peste et le choléra. Je regrette cette formulation qui ne traduit pas ma pensée et ne constitue qu'une formule, d'ailleurs un peu facile. Pour éviter les références pathologiques, qui doivent être toujours suspectes aux démocrates, je dirais plutôt : de mal en pis, bref marquer cette équivalence, sans porter de jugements de valeur sur les personnes.
Je l'ai d'ailleurs souvent écrit, c'est par une meilleure écoute et une opposition ferme mais respectueuse que nous pourrons améliorer le débat public en France.
A ce propos, je profite de l'occasion pour saluer la première émission présentée sur France 5 par Claire Fournier et l'excellent Nicolas Beytout - "La France en faillite": un débat intelligent et intéressant. La controverse plutôt que la polémique et la dispute. Enfin !
Rédigé par : Laurent Dingli | 30 novembre 2008 à 19:59
A l'heure qu'il est, c'est Aubry qui devrait succéder à Hollande. Il va y avoir encore du rififi au PS... Merci de cette rigolade et de cette bataille d'egos qui me distrait bien. Va-t-il y avoir procédure judiciaire ? Quel suspens !!!!
Rédigé par : Nathalie | 25 novembre 2008 à 19:03
@Petruk et clem750
"Je suis vraiment surpris par votre réaction."
Qui est celle-ci, si je ne m'abuse :
"Quelle étrange demande que celle «d'excuses publiques», qui constitue les magistrats comme des commissaires politiques de la pire espèce ! On veut peut-être aussi contraindre la garde des Sceaux à ramper et à crier grâce ?[...] C'est moralement lâche, chacun s'abritant derrière les 533 autres, et institutionnellement choquant."
Il me semble que ce qui apparaît être qualifié de lâche c'est la dilution de la responsabilité ainsi que son exonération possible selon un principe qui est à la fois celui du peloton d'exécution et celui des cours et des tribunaux où siègent plus d'un magistrat.
La différence peut consister cependant en ce que le peloton exécute un ordre à l'origine duquel il n'est pas et que, si chaque individu pris isolément peut avoir du mal à abattre de sang-froid un homme désarmé et ligoté, collectivement chacun d'entre eux peut se reporter psychologiquement sur son voisin et imaginer que la balle à blanc est celle que lui, personnellement, va tirer.
Dans le cas de démarche collective incriminée, il ne s'agit pas de l'exécution, par un ensemble de personnes qui n'ont pas vraiment le choix sauf à se remettre entièrement en question et sans délais, d'une décision prise par une instance tierce, mais d'une participation volontaire à une démarche qui n'est cependant pas accomplie dans l'anonymat.
Donc cela pourrait davantage s'apparenter à un lynchage, circonstance dans laquelle en effet, les exécutants s'encouragent, se motivent et s'autorisent l'un l'autre et l'un de l'autre.
Est-ce le cas?
S'agissant des magistrats statuant en collège, la décision ou l'arrêt qui en résulte ne saurait en effet être imputé à l'un plus qu'à l'autre, et même s'ils n'ont pas fait l'unanimité, ce qui importe c'est la formation collégiale qui finalement les ont rendus, et non chacun des magistrats qui la composent pris isolément. Ceci étant, s'ils statuent bien ensemble cela se passe néanmoins sous l'égide d'un président... ???
Nonobstant, le cas est là aussi différent puisque les magistrats n'ont pas, du moins il me semble, la faculté de s'associer comme bon leur semble en formation collégiale pour faire leur travail.
Ceci dit, notre avocat général a le sens de la tragédie en nous représentant une femme enceinte implorant sa grâce à genoux dans un Etat dans lequel le droit de grâce est une prérogative du chef de l'Etat, lequel, en ce qui concerne le président en exercice, ne souhaite plus exercer un droit pensé comme archaïque, s'interdisant de défaire ce qu'une Justice laïque aura fait, bien qu'au fond sur le modèle néanmoins... polythéiste! de Grand Sarko qui ne saurait défaire la nuit ce que Justice Aveugle aura accomplit le jour, tel le dieu ne saurait défaire ce qu'un autre dieu , ou lui-même aura fait (ceci étant, dans le cas des divinités existe toutefois le pouvoir discrétionnaire d'alléger la sentence).
Ex:
"Alors que Tirésias se promenait en forêt, il troubla de son bâton l'accouplement de deux serpents. Aussitôt, il fut transformé en femme. Tirésias resta sous cette apparence pendant 7 ans. La huitième année, il revit les mêmes serpents s'accoupler. « Si quand on vous blesse, dit-il, votre pouvoir est assez grand pour changer la nature de votre ennemi, je vais vous frapper une seconde fois. » (Les Métamorphoses, III, 316-338). Et, ainsi, Tirésias redevint un homme.
Quand Zeus prétendit que la femme prenait plus de plaisir que l'homme à l'acte sexuel et que son épouse Héra prétendit le contraire, les dieux demandèrent l'avis de Tirésias qui avait l'expérience des deux sexes. Tirésias se rangea de l'avis de Zeus. Et Héra, « plus offensée qu'il ne convenait de l'être pour un sujet aussi léger, condamna les yeux de son juge à des ténèbres éternelles » (Ovide - Les Métamorphoses, III, 316-338). Zeus ne pouvait aller à l'encontre de la décision d'Héra, alors, pour compenser sa cécité, il offrit à Tirésias le don de divination et une vie longue de sept générations." (Cf. Wiki)
Maintenant Mme DATI est-elle effectivement à terre? Personnellement elle me paraît plutôt montée sur ressorts!
Rédigé par : Pion Pion Pion fait le petit wallaby du Jardin des (belles) plantes! | 22 novembre 2008 à 19:50
@Aissa
«celui-là des leurs, parlementaire, qui, il y a trois jours, à Thionville (bonjour Cathy Jacob, vous êtes tout près, je crois), tua son amie et mère de deux jeunes enfants d'une balle dans la tête, froidement,
Suppôt du tout carcéral»
D'hôtel de Ville à hôtel de Ville très exactement 29.2km. Par l'A31 une vingtaine de minutes dans de bonnes conditions. Ceci dit cette autoroute est l'une des plus dangereuses vu qu'elle est beaucoup fréquentée non seulement par les travailleurs mais par les poids lourds en provenance de Belgique - Luxembourg - Allemagne etc.. autrement dit et surtout pour les Allemands, par des gens chez qui les limitations de vitesse sont très différentes. L'autre jour j'ai été dépassée par une moto qui roulait vraisemblablement au maximum, peut-être 200km heure? Mon passager et moi-même avons été stupéfaits et éprouvé une crainte rétrospective en songeant que si j'avais entrepris de changer de voie pour une raison quelconque et déboîté après m'être assurée normalement que je pouvais le faire sans danger, je ne serais probablement plus là pour vous en parler.
Ceci dit évitez de m'appeler Cathy, sinon je croirai que vous appartenez au cercle d'amis du père du mon fils qui sont les seuls à m'avoir jamais appelée ainsi de façon habituelle.
Rédigé par : Suppôt du tout carcéral | 22 novembre 2008 à 18:40
La crise actuelle du PS peut être salutaire dans la mesure où elle contraint ses adhérents à opérer une scission claire entre un PS marqué à gauche, qui récupèrera sans doute une partie des voix du NPA, et un parti de gauche plus ouvert vers le centre qui, lui, récupèrera les voix de Bayrou. C'est, à mon avis, sur ce dernier point que réside la plus grande inconnue : qui, de Ségolène Royal ou de François Bayrou, parviendra à créer ce grand parti de centre gauche (lequel se séparera probablement du PS) ? En attendant des personnalités de la nouvelle génération, comme Manuel Vals, je reste dubitatif, mais à vrai dire je ne crois pas à l'avenir politique de Bayrou.
A propos des soutiens à Madame Royal, j'ai trouvé honteuse la charge de Vincent Peillon contre le grand historien qu'était François Furet. Je ris parce que les socialistes sont les premiers à pousser de grands cris quand leurs adversaires édictent (à tort) des lois mémorielles. Cette instrumentalisation de l'Histoire dans le cadre de la petite campagne interne au PS n'est pas très reluisante de la part d'un homme brillant comme V. Peillon. Du côté des historiens de droite, nous avions déjà eu la charge du "Livre noir de la Révolution française". Jj'invite sur ces deux livres, dont je me ferai une opinion définitive une fois que je les aurai lus, à lire les très bons articles de Pierre Assouline : (http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/11/21/feu-sur-furet/)
Rédigé par : Laurent Dingli | 22 novembre 2008 à 10:08
J'aime bien Ségolène Royal, elle a un joli visage et lorsque je suis victime d'insomnie il me suffit de l'écouter pour que le sommeil me prenne.
C'est à peu près tout ce qu'elle représente et ne peux m'empêcher de vous soumettre cette courte fable de La Fontaine, la quatorzième de son quatrième livre:
Le renard et le buste
Les grands, pour la plupart, sont masques de théâtre;
Leur apparence impose au vulgaire idolâtre.
L'âne n'en sait juger que par ce qu'il en voit.
Le renard au contraire à fond les examine,
Les tourne de tout sens; et quand il s'aperçoit
Que leur fait n'est que bonne mine,
Il leur applique un mot qu'un buste de héros
Lui fit dire fort à propos.
C'était un buste creux, et plus grand que nature.
Le renard, en louant l'effort de la sculpture,
Belle tête, dit-il, mais de cervelle point.
Combien de grands seigneurs sont bustes en ce point!
Rédigé par : Patrick PIKE | 22 novembre 2008 à 01:12
"Choisir son juge à farcir pour le dîner de réveillon" ( JDR/JDR )
_Déjà pré-plumé ou il faut encore le faire soi-même?
Catherine JACOB | 21 novembre 2008 at 12:19_
sur ce coup là , notre Grande Catherine aussi , et c'est mérité : quelle belle succession d'avions à réactions multiples là !
Sissi !!
Rédigé par : Cactus | 21 novembre 2008 à 17:39
La gauche française est bien mal en point et ne peut que s'en prendre à elle-même si elle se trouve aujourd'hui piégée à la fois à sa gauche, par Besancenot et au centre, par le Modem.
Qui que puisse être le futur Premier secrétaire, elle ne pourra réunir - même par la magie providentielle de la dynamique - les éléments disparates et incompatibles de son corpus politique. Ce, au seul niveau du registre sémantique et politique, sans même évoquer la présidentielle de 2012 et ses rivalités de personnes.
Au fond, l'avantage de l'UMP c'est de partager, finalement, avec toutes ses composantes un même substrat identitaire ce que ce mouvement doit finalement à Chirac et son refus, auquel l'avenir a donné raison, de toute alliance conjoncturelle avec le FN.
C'est à des années-lumière, mais par ce choix, la droite s'est forgée une identité collective.
La gauche aura-t-elle tel courage par rapport à son extrême? Elle n'en donne pas les signes.
En avril dernier, avant la crise financière, le parti socialiste venait nous faire croire combien il s'était ajourné en admettant - après la plupart des autres gauches européennes - dans sa déclaration de principe, l'économie de marché comme le cadre et le moteur du progrès.
Franchement, il a suffi d'une crise financière pour assister à un spectacle qui en dit long sur la substance idéologique de ce parti, de ses cadres et de ses militants revenus aux têtines de l'anti-capitalisme.
On peut appeler cela un retour de mue...
N'avez-vous pas été quelque peu amusé par ces déclarations - un peu surréalistes - de plusieurs hauts responsables de ce parti au sujet desquelles on pouvait presque penser que la crise mondiale à laquelle nous assistons avait éclaté finalement pour donner raison idéologiquement, au parti socialiste français.
Ils ont failli s'égarer mais le bon vieux socialisme n'est de retour et que l'économie de marché, fondé sur le capitalisme - mais sur quoi d'autre peut-il être fondé - , à laquelle ils avaient failli adhérer, après avoir été le prétexte au refus du traité européen, se révélait enfin tel qu'il était: une perversion menant au chaos.
Comme ce bon vieux socialisme est moderne en définitive. Yes we can.
On dira ce qu'on veut, mais si la politique, à gauche, c'est devenu l'art d'enfoncer des portes ouvertes, de savoir faire monter des mayonnaises idéologiques, notre parti socialiste n'est pas indispensable et son sort m'indiffère.
Il est vrai que le gouvernement a accordé sa caution aux banques. Mais que n'a-t-on pas entendu comme amalgames honteux sur l'argent - ces centaines de milliards, qu'on a trouvé là, hein..." - prêté aux banques et refusé à l'Education nationale, à la SNCF, à je ne sais qui d'autre dans ce manège du désarroi et de la litanie sociale.
Est-ce trop demander à l'ensemble des partis, et particulièrement à ceux qui ont vocation à gouverner, d'éviter les procédés démagogiques même et surtout quand ils offrent un tel espace.
Idem sur le paquet fiscal?
Grotesques polémiques.
Est-ce cela la démocratie? Cette défiguration permanente de la vérité, de la sincérité aux comptes et à la situation budgétaire de la nation, cette dramatisation quasi-permanente pour faire entrer la réalité sociale dans des archétypes...
Quels progrès peut-on attendre de et pour la démocratie quand des sondages récents montrent à quel point nos compatriotes se mélangent les pinceaux sur la signification des bénéfices, des CA, du capital et quand la plupart d'entre nous se considèrent abusivement comme les propriétaires de leur situation, de leurs conditions de travail, qu'ils soient dans le public ou le privé.
La seule chose dont nous sommes propriétaires, c'est de s'assurer collectivement, mutuellement, les conditions, les principes qui permettent à une société de demeurer juste, solidaire et florissante économiquement.
Ce n'est pas d'apporter son soutien aux grévistes de l'EN, aux magistrats, aux maires réfractaires à la loi sur le service minimum.
Un parti politique doit être dans une définition (presque au sens de l'acuité politique) et une exigence supérieure, quitte à paraître éloigné du peuple.
Les grands personnages politiques le sont toujours. Ainsi entrent-ils et font-ils l'histoire.
Mais l'histoire, n'y avons-nous pas renoncé?
Qui ne signerait pas pour un retour à l'ordre du monde tel qu'il était quand les pays émergents n'émergeaient pas.
Nous sommes dans une révolution, mais nous ne voulons pas le savoir préférant sans doute, au rythme des mouvements sociaux et des protestations, une France et une Europe à la petite semaine.
La gauche ne porte, même avec son obstination pour une "Europe sociale", que cette épicerie.
Rédigé par : Daniel Ciccia | 21 novembre 2008 à 16:06
@ Catherine Jacob
Le juge ne se plume pas, ignorante, il se dépiaute ! Voici la recette :
Retirer l'hermine délicatement mais fermement. Attention, il en reste souvent autour du cou et après on a dans les dents. Si le juge bouge encore, endormez-le avec le doux cliquetis des chaines d'un bagnard agité, il ne souffrira pas. Le vider ensuite : retirer les dossiers anciens, les non-lieux oubliés, les mandats de dépôts, vider la poche des cas de conscience à tout hasard (elle est souvent vide mais on n'est jamais à l'abri et ça donne mauvais goût). Toujours farcir un juge de Noël, sinon, c'est sec. Avec de la graisse d'avocat, par exemple, du Collard ou du Dupont-Moretti, bien dodus. Faire cuire doucement dans un bouillon acidulé (le bouillon d'Outreau est le plus recommandé) puis laisser tiédir en détention provisoire.
Servir à vos amis admiratifs de tant de prévenance.
Rédigé par : Jean-Dominique | 21 novembre 2008 à 14:59
En ayant observé quelque sympathisants PS anti-SR virulents et assez primaires dans ce qu'ils lui reprochent, j'ai pu constater que ce qui leur était insupportable c'est que Ségolène Royal leur ressemble et leur renvoie comme image celle d'hommes et de femmes privilégiés, plutôt à gauche depuis leur jeunesse, entre 50 et 60 ans, qui justifient la nécessité de mettre le petit dernier dans une école privée ou d'aller se reposer sur les plages mauriciennes. Et ils se mettent à rêver du vote qu'ils donneront à Besancenot, le chouchou des bobos. Au premier tour bien sûr !
Rédigé par : Bulle | 21 novembre 2008 à 13:51
Je m'excuse d'être hors sujet mais je souhaite réagir à votre contribution parue sur le site du Figaro où les commentaires ne sont pas permis.
Je suis vraiment surpris par votre réaction.
Vous parlez de lâcheté. Effectivement c'est bien là le sujet. Mme Dati a mis en place une politique. Cette politique a été appliquée à Metz et ce mineur s'est retrouvé en prison où il s'est suicidé. Convoquer en pleine nuit le procureur de l'affaire pour lui reprocher d'avoir appliqué la politique que l'on a décidé, cela oui, c'est de la lâcheté. Et s'agissant de cette affaire où il y a eu suicide d'un mineur, le procédé est franchement répugnant.
Vous le savez, je le sais, alors pourquoi cet article? Vous spéculez sur la mauvaise presse des juges parmi les lecteurs du Figaro ainsi que sur la complexité technique de l'affaire pour vous rendre populaire à bon compte. Comment peut-on qualifier une telle attitude? C'est du courage vous croyez?
Rédigé par : Petruk | 21 novembre 2008 à 13:46
@Laurent Dingli
Je ne suis pas l'auteur de ce post datant du 20 novembre 2008 à 19H33. Mais je vais bien, je vous remercie, et j'ai toujours un grand plaisir à vous lire sur ce blog ainsi que sur le vôtre. Justice au Singulier et les carnets de Laurent Dingli sont de mes lectures quotidiennes.
Bien à vous.
Aude
Rédigé par : Aude Bretonnal | 21 novembre 2008 à 13:41
Je viens de lire votre commentaire sur Rachida Dati dans le Figaro de ce matin. Monsieur Bilger, vous êtes bien le grand et bel honnête homme dont j'ai plaisir à lire la prose depuis déjà longtemps.
Quant à Madame Royal, objet de votre billet d'aujourd'hui, dois-je préciser que je me fous complètement d'icelle.
clem750
Rédigé par : clem750 | 21 novembre 2008 à 13:08
@Jean-Dominique Reffait
"Choisir son juge à farcir pour le dîner de réveillon"
Déjà pré-plumé ou il faut encore le faire soi-même?
"Le bébé de Rachida Dati sera-t-il prématuré"
Que n'êtes-vous en train d'insinuer là?!
Rédigé par : Catherine JACOB | 21 novembre 2008 à 12:19
"...........Rédigé par: Jean-Dominique Reffait | 21 novembre 2008 at 10:57"
Pour la totalité de votre "billet" ( que je ne recopie colle donc pas ici ) je vous remets un Cactus d'or bien mérité pour l'ensemble de votre écrit !
Sissi !!!!!!!!!!!!
( monsieur Sbriglia est hors-course , lui , sinon il l'aurait à chaque fois :-)
Rédigé par : Cactus à JDR/JDR . | 21 novembre 2008 à 11:35
@ Raoulo
Vous avez raison : l'avis de Philippe Bilger n'intéresse que son épouse et ses amis. Puisque vous n'appartenez à aucune de ces catégories, ne traînez donc pas ici, des millions de blogs amicaux attendent vos lumières, fuyez ce lieu d'épouses et d'amis. J'ose espérer que personne ne vous contraint, un pistolet sur la tempe, à lire le blog de l'amateur politique Philippe Bilger, c'est décidément trop cruel.
C'est d'ailleurs amusant de lire "vous auriez du parler de ceci" ou "Ecrivez donc plutôt sur cela" : mais bon sang, vous le payez donc si cher l'auteur de ce blog pour exiger qu'il soit votre nègre ?
Un conseil Philippe : mettez un bouton de commande en ligne sur votre blog, avec paiement sécurisé par carte bancaire, et vous pourrez ainsi arrondir vos fins de mois en rédigeant les billets qu'on vous aura commandé et payé. Vous pouvez demander à Madame Bilger d'assurer la hot-line pour un coût d'abonnement modéré. Faites donc une promo sur quelques sujets de fin d'année :
- Noël à Disneyland
- Le bébé de Rachida Dati sera-t-il prématuré
- Choisir son juge à farcir pour le dîner de réveillon
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 21 novembre 2008 à 10:57
Aïssa Lacheb-Boukachache,
Vous avez essayé le lexomil ?
Rédigé par : Laurent Dingli | 21 novembre 2008 à 10:44
On prêterait bien notre Nico au PS, mais, bon, on en a besoin pour des choses plus intéressantes que de petites querelles de chapelle sans intérêt.
@ Ellen
Je n'aurais pas la présomption d'aller sonder le "coeur" de Madame Royal, mais je crois qu'il faut être un peu naïf pour se prendre au jeu de tous les bons sentiments qu'elle affiche avec tant de "niaisitude". Une femme qui est capable d'exploiter une de ses anciennes collaboratrices avant de la laisser vulgairement tomber, une femme qui sait mettre en scène jusqu'à son accouchement, une femme - la seule au PS et dans tout le pays - qui a eu la bassesse d'enfoncer ce brave queutard de DSK - cette femme dis-je n'est pas une grande sentimentale et vous me permettrez de douter de sa générosité. Quant au peuple, Ségolène Royal comme les éléphants du PS (pauvres bêtes !) me font penser à cette parodie si drôle du monde politique interprétée par Michel Serrault dans La Gueule de l'autre : "Moi, j'aime le peuple".
"Mais qui connaît Madame Royal ?" Pas vous, manifestement.
@ Aude
Comment allez-vous ? A propos de votre commentaire, je ne voudrais pas répondre à la place de Philippe Bilger mais, si j'ai bien lu son texte, je ne crois pas qu'il ait jamais effectué le panégyrique de Madame Royal : il dit simplement qu'elle est la plus à même d'aérer le PS, cette vilaine chambre qui pue le renfermé. Lorsqu'on entend Madame 35h dire sans rire que le problème du parti c'est qu'il ne va plus assez dans la rue et qu'à ces saintes paroles et autres antiennes archéo-gauchistes, des militants ont les larmes aux yeux et frissonnent d'émotion, on se prend en effet à préférer la peste royaliste au choléra aubriste. Quant au fond du personnage de soeur Marie Ségolène du Mont Charléty, je suis d'accord avec vous, vous le savez. Et, comme beaucoup ici, j'ai des suées froides à la seule idée qu'elle aurait pu gouverner le pays dans un contexte qui ne souffre guère d'amateurisme. Mais peut-être soeur Marie Ségolène nous aurait-elle demandé de nous prendre par la main et de prier pour que cesse enfin cette bien méchante crise.
Rédigé par : Laurent Dingli | 21 novembre 2008 à 10:37
"....Alors, de deux choses l’une, ou P.B. a été hypnotisé, ensorcelé ou drogué, ou bien il est joueur.
Ha oui ! Autre possibilité, sa détestation de R.D. l’aveugle.
(Tout le monde peut rire. :) )
Rédigé par: JL | 20 novembre 2008 at 23:023"
JL/JL , désolé mais vous oubliez la possibilité du père siffleur loin de tout serpent vénéneux ; sifflant , donc , avec une certaine tendresse :
" et Ségo , le soleil brille , brille , brille ! "
Rédigé par : Cactus du pont de sa Rivière Kwaï | 21 novembre 2008 à 10:34
C'est vrai que là, Philippe, vous semblez vous abandonner à une analyse, à mon avis, trop sentimentale.
Car enfin, ce qui rapproche le plus essentiellement NS de SR, c'est la génération politique à laquelle ils appartiennent.
Cette génération n'a appris à analyser la nature de leur action(s) politique(s) qu'au travers des rendus des médias et des sondages d'opinion. Pour cette génération, l'impératif de communication réussie et de retour médiatique maximum tient lieu de référentiel absolu.
Mais je place également Martine Aubry comme très représentative de cette génération mutante.
Si SR a su faire preuve d'un démarquage évident du tout dogmatique - au sens positionnement marketing - comme candidate à l'investiture de son parti pour l'élection présidentielle, les inconséquences, les légèretés et les impréparations de son programme et de ses équipes ont atteint selon moi un niveau d'amateurisme rarement égalé au niveau d'une élection d'un tel enjeu.
Mais comme l'avait dit Pascal Sevran [*]:
"…au moins... Royal nous a épargné Guigou et Aubry".
C'est vrai. Et cela n'était pas une mince affaire à réaliser.
[*] En lien avec votre billet sur la décision de la Cour de cassation à propos de la philosophie de C. Vanneste, je pense qu'un garçon comme Pascal Sevran, par son livre consacré à son amour décédé, a fait mille fois plus pour la tolérance et l’acceptation de l'homosexualité, que les actions en justice des associations qui se sentent propriétaires de ce débat.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 21 novembre 2008 à 08:49
...Tu le connais bien ?
-...Si l'on veut, j'ai fait un livre avec lui, il y a quelques années, "Le guignol et le Magistrat..."
-Donc tu pourrais organiser un dîner ?
Rédigé par : sbriglia, indécrottable | 21 novembre 2008 à 06:19
Je ne suis pas d'accord avec vous monsieur Bilger sur le fait que l'UMP á eu tort de se moquer du congrès de Reims. Si se moquer n'est pas joli, joli, l’UMP aurait bien eu tort de ne pas profiter un peu de la situation. Cela fait 10 ans que Monsieur Hollande se sert de la moquerie comme argument contre la droite. Alors pour une fois... D'ailleurs je trouve que dans l'ensemble le personnel politique de droite a fait preuve d'indulgence.
Quant á mon opinion sur SR... je suis un homme de spectacle á mon humble niveau, laissez-moi vous garantir que Madame vous joue la comédie !
Bien á vous
Ledun Jean-Paul
PS: je suis fan de votre Blog. J'aime beaucoup les petits jeux de rôles que l'on peut lire ici.
Rédigé par : ledun jean-paul | 21 novembre 2008 à 02:51
Si je comprends bien, L.Dingli, vous êtes de Droite et cette Droite plutôt colbertiste (je vois que vous lui avez consacré un beau livre), le bon bédite gommerce puis un peu de charité par ci un peu de charité par là, c'est donc ça qui vous anime, vous y croyez, de l'ambition, vous faites de la presse, des revues, vous avez des opinions, hum ... C'est une Gauche pas méchante que vous voulez, pas contrariante, histoire de dire qu'il y a une Opposition qui fait son travail, qui ne vous embête pas ... Comment vont les affaires en ce moment? Pas trop de perte malgré la crise? Le gommerce, certes certes ... Golbert ... Il a sa statue à Reims, ici, le bonze, vous le savez, face la gare, le square, y'a un ramassis de SDF qui squatte tout le temps autour, faut voir ça, les pieds dans la pisse le Colbert, un scandale ... Y'a même leurs clébards qui chient dessus, la municipalité (de Gauche) veut rien faire, laisse pourrir le grand homme sur son socle, c'est d'une crasse ... Lui aussi faisait à son époque sa petite "consommation d'hommes", comme écrivaient les généraux de 14-18 au gouvernement et même Clemenceau et Poincaré ...
- Nivelle, veuillez faire cesser cette consommation d'hommes au Chemin des Dames et jetez-les sur la Somme, Joffre en a besoin (tel quel, fouillez les archives et lisez, vous avez bien fouillé celle du codificateur esclavagiste rémois) ...
- Monsieur le Président, je n'en ai pas fini, c'est une question de jour, je puis encore EN CONSOMMER 100 000 et nous aurons pris les crêtes et la rivière l'Ailette et repoussé le boche à trois kilomètres ...
Sacré petit bonhomme, va, qui se rêve grand comme le Golbert peut-être, import-export, vous vendriez quoi, monsieur Dingli? tout se vend aujourd'hui, vous ne l'ignorez pas ... Et ne me répondez pas encore, à défaut d'avoir quelque chose d'intelligent à dire, que je fait dans l'anti américanosionisme ou que sais-je... Je ne vous trouve pas aimable avec J.D.Reffait qui ne mérite pas ce genre de sortie ridicule de petitesse que vous lui faites... Cool, détendez-vous ...
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 21 novembre 2008 à 02:00
N'étant pas au fait de ce qu'exige l'éthique des magistrats, je ne peux critiquer l'opportunité pour PB de faire un billet en rapport avec la politique. En revanche il faut bien reconnaître que ce billet a l'avantage de soulever des questions de fond sur le PS, questions qui sont d'ailleurs traitées avec talent dans certains commentaires.
Le problème que crée SR est qu'avec elle le PS est dans une impasse. Elle est en effet incontestablement déterminée, tenace, très innovante, douée d'un sens subtil de la manoeuvre politique de parti, capable de séduire les électeurs (avec malheureusement une attitude proche des dangers du populisme style Eva Peron). Mais en revanche que ferait-elle une fois élue ? Sur le fond, le contenu politique de ses interventions est extrêmement mince, voire nul. Heureusement qu'elle ne dirige pas la France (et l'Europe...) dans les crises successives que nous traversons actuellement.
Pauvre PS. Il a le choix entre une populiste politiquement incompétente, une socialiste certes pur sucre mais dogmatique et ringarde qui a mené la France dans l'ornière avec les 35 heures (elle devrait avoir honte, mais non...), et un candidat certes jeune mais affichant un radicalisme qui n'a plus sa place dans le difficile monde moderne.
Les seuls qui méritaient considération sont Delanoë (qui s'est malheureusement retiré, mais probablement pour mieux revenir une fois la catastrophe avérée), et DSK (astucieusement mis sur la touche par Sarkozy).
Je ne vote pas à gauche, mais si j'étais membre du PS je serais désemparé.
Rédigé par : Magic | 21 novembre 2008 à 01:02
A la lecture de tous ces commentaires et de bien d'autres je me demande toujours pourquoi tant de haine envers Ségolène Royal ?
Elle a gagné une place prépondérante voire incontournable sur la scène politique et elle le mérite.
Elle sait parler au coeur des gens, et alors, où est le problème ?
Peu d'hommes ou de femmes politiques arrivent à tisser ce lien avec le peuple !
Et oui, je parle de coeur et de peuple !! Je sais, c'est encore politiquement incorrect, mais patience, patience...
Rédigé par : Elen | 20 novembre 2008 à 23:13