Quelle étrange, surprenante, choquante minute de silence à la mémoire de Jean-Marie Demange, député UMP de Moselle, sous une présidence socialiste, à l'Assemblée nationale !
Ce parlementaire s'est suicidé à Thionville, le lundi 17 novembre, après avoir assassiné sa compagne qui voulait le quitter, Karine Albert, une restauratrice mère de deux enfants de 13 et 15 ans. Avec un pistolet automatique, il a tiré une première balle dans son flanc puis une seconde dans sa tempe gauche. Selon certains témoins, il l'aurait battue avant de la tuer mais on n'a relevé sur le corps de la victime aucun signe manifeste de violences ( Paris Match, le site du Nouvel Observateur).
A supposer que l'inexplicable d'un suicide puisse être élucidé par les vivants, Jean-Marie Demange aurait été très affecté par la perte de la mairie de Thionville au mois de mars 2008 (Le Monde) et par la séparation qu'avait décidée Karine Albert.
Mais pourquoi cette minute de silence, de recueillement qui, de quelque manière qu'on l'envisage, représente une démarche d'empathie, un mouvement de solidarité avec un homme, un collègue qui certes a mis fin à ses jours mais après avoir commis le pire et dévasté deux jeunes enfants ? Je me demande si les parlementaires ont perçu comme il convenait le caractère en l'occurrence presque provocateur d'une telle initiative. Comme si le corporatisme allait jusqu'à faire perdre le sens de la dignité et le souci de la décence. Cette mémoire devant laquelle ils s'inclinaient, c'était tout de même celle d'un bourreau de quelques secondes qui ne pouvait pas leur faire oublier, par la mort qu'il s'était infligé, la mort odieuse qu'il avait causée.
S'ils l'ont appris, je n'ose penser à la réaction des deux enfants et de leur père devant ce silence, même si court. Il y avait là une double tragédie certes mais qui aurait du, le suicide suivant le crime, susciter chez chacun une compassion intime, une tristesse ou une incompréhension muettes, un chagrin discret, une appréhension délicate et générale de ces épouvantables moments mais surtout pas cette apparence de dissociation où le criminel puis victime de soi semblait mis en pleine lumière quand la victime du criminel était oubliée.
Il y a des minutes de silence inopportunes. Je ne peux pas m'empêcher d'entendre Karine Albert crier, quand la certitude de sa mort est venue avec effroi la frapper en plein coeur : "une minute, monsieur le bourreau".
Cette minute de silence n'est-elle pas la symbolique d'une société en crise voire excessive et d'un corps social qui ne l'accepte plus au regard de la violence humaine que cela induit ?
N'est-ce pas simplement l'esprit corporatiste de l'ensemble de la Chambre qui s'est exprimé, car si cette minute a été décidée, elle a aussi été acceptée par d'autres députés...
C'est cela qui est grave et décalé.
Rédigé par : ettori emmanuelle | 02 décembre 2008 à 07:25
Je partage entièrement votre opinion.
Ce qui est choquant, au-delà de la minute de silence elle-même, c'est le parallèle avec l'attitude habituelle de ces mêmes députés, si prompts depuis quelques mois à voter des lois extraordinairement répressives.
Je m'étonne encore du silence de monsieur Sarkozy, pourtant si rapide à se saisir des faits divers pour dénoncer l'incapacité de la justice à protéger les Français.
Tout cela est écoeurant.
Rédigé par : Laurent | 01 décembre 2008 à 14:04
@ Aïssa,
Je suis persuadé que nous pouvons exprimer nos différences sans échanger des noms d'oiseaux.
Je lirai certainement avec beaucoup de curiosité et d'intérêt votre prochain livre.
Et bon couscous à vous.
Rédigé par : Laurent Dingli | 26 novembre 2008 à 11:55
Je précise que j'ai fait une digression par rapport à la lettre du billet de Philippe Bilger qui évoquait les réformes matérielles d'urgence, et n'entamait nullement une discussion générale sur notre manière d'appréhender la réforme générale du système pénitentiaire. L'actualité des prochains mois donnera certainement aux personnes compétentes et aux observateurs éclairés, comme Véronique Raffeneau, l'occasion de s'y pencher plus en détail.
Rédigé par : Laurent Dingli | 26 novembre 2008 à 11:39
Tout est sujet et hors-sujet, Jean-Dominique, rien n'est jamais isolé ... J'ai le premier évoqué ce drame et l'interrogation que m'avait posée cette minute parlementaire de silence, et je les ai évoqués le premier ici-même, sur ce blog, il n'y a qu'à remonter les colonnes pour le constater ... Je sais à quoi m'en tenir, pour ce qui me concerne. Et j'ai le premier, ici même encore, en cette colonne, signalé avec une triste ironie ces longues déviances rhétoriques, quant à ce cas dramatique, du plus mauvais goût relativement à la signification "bilgérienne" du mot "bourreau", etc. Je sais exactement ce que j'écris et pourquoi je l'écris et à qui je l'écris qui n'est pas toujours qui intervient ici. Je ne pense pas être attaqué en lisant ce que tu viens d'écrire, en tout cas je m'en défends ... Prenant acte de l'intervention de PB ci-dessus, si tant est qu'elle me soit entièrement adressée, j'affirme n'avoir jamais été odieux ni insultant envers qui que ce soit ici. Si je devais l'être comme je sais l'être, ce serait quelque chose, tu peux le croire; notre cher PB en ferait une syncope ... Puis, serais-je encore moi si je me forçais autrement, différemment, contre nature, à rebours, pour que sais-je plaire, complaire ou autre à qui sais-je, fut-il l'hôte?... J'ai des retours plus que sympathiques et encourageants de ce que j'exprime ici, et ce que d'aucuns pensent et ne savent le dire, moi je le dis AUSSI pour ceux-là. Des choses m'interpellent, je les écris librement; que ces choses soient directement dans le ton du billet initial ou non, en tout cas d'autres façons. Qu'on ne m'apprécie pas ici ou là, mon nom annonce, comme pour tous et toutes, à gauche du blog, à chaque fois un mien nouveau commentaire; personne n'est obligé de s'y arrêter ... J'en éclipse certains, je le sais et plus que cela, ça les gêne, ils voudraient bien un peu de place ... Et alors! c'est leur problème, pas le mien. Qu'ils la fassent leur place, mais qu'ils cessent pour ce faire -ou plutôt se défaire- de faire des hi et des han à mon encontre ... Je ne suis pas collé après le blog de PB, je n'en attends rien sinon le plaisir de débattre et commenter de sujets que je trouve souvent utiles et intéressants, entre deux pages de manuscrit que je rédige ou corrige avant, après et même pendant; j'ai des fenêtres ouvertes partout sur mon pc quand j'y suis des heures durant ... Tu peux me traiter de vieux con, dix, cent fois même, j'en ferais pas une maladie; j'en rirais d'un rire chaleureux et franc même si en retour je te traiterais pareil vieux con ... Et seuls ceux qui s'en sentiraient offensés et plus que cela, seraient effectivement ceux-là les vrais vieux cons, mais je ne puis rien pour eux sinon les appeler à un peu plus de raison, d'illumination ... Tout est là, c'est ce qu'on appelle du recul et de l'intelligence ... Comme en tout, si t'es trop dans le truc, tu te fourvoies et te flétris ... C'est étrange qu'on ne comprenne pas cette chose élémentaire. Ca me dépasse ...
Allez, digression: Y'a mon couscous qui réchauffe, c'est une frangine qui me l'a apporté pour un anniversaire ... La terre peut s'arrêter tout de suite de tourner, j'y renoncerai pas. Bon appétit toutes tous!... Et souhaitons que cette polémique stérile et pour tout dire un peu ridicule, cessera définitivement.
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 25 novembre 2008 à 20:54
JDR, comme vous je déteste que l'on danse autour d'une tombe. Et si l'Assemblée nationale n'avait pas fait cette minute de silence, jamais sans doute Philippe Bilger (pas plus que moi) n'aurait je pense commenté ce qu'il est convenu d'appeler dans un raccourci inconvenant "un fait divers", un drame qui laisse deux familles détruites. Mais c'est cette minute de silence, ce silence assourdissant (et je ne cherche pas à tout prix l'oxymore) qui pose problème. Quand il y a en France tant de femmes victimes oubliées, cachées, honteuses, niées, bafouées, de violences conjugales - et dans tous les milieux - cet hommage à un homme qui a tué sa compagne est plus que mal venu. Les députés pour une fois auraient du s'abstenir.
Cela dit comme vous j'espère qu'aucun proche du meurtrier ou de la victime n'a lu certains commentaires.
PS : pour revenir à la foule réclamant souvent vengeance je rappellerai ce qu'a dit Robert Badinter lorsqu'il plaida contre la peine de mort devant la même Assemblée : dans la foule qui criait à mort à mort pour Buffet et Bontemps il y avait un certain Patrick Henry.
Rédigé par : catherine A. | 25 novembre 2008 à 19:08
Mais heureusement, vous êtes là, JDR, au-dessus de toutes ces mesquineries, si digne, si plein de compassion, nous offrant votre coeur pur ou vos lumières, et le faisant toujours tellement à propos...
Merci encore, cher Phénix, pour cette leçon de dignité et la si touchante compassion que vous témoignez à la famille des défunts. Quelle leçon !
Rédigé par : Laurent Dingli | 25 novembre 2008 à 18:42
Bonsoir,
Encore un fait divers présenté pour faire causer au coin du zinc .........! Le beaujolais nouveau est arrivé. Mais mérite-t-il une minute de silence ? (je parle du beaujolais) J'ai entendu que non... Mais il est vrai que je ne suis pas une fana de pinard, de vin, et pas plus des grands crus.
Rédigé par : Nathalie | 25 novembre 2008 à 18:36
Sur 74 commentaires, 32 sont hors sujet, j'ai compté.
J'avais essayé de le dire : il ne s'agit pas de Miss France mais d'un drame épouvantable et tout se passe dans certains commentaires comme si, oubliant qu'il s'agit de cadavres dont un, celui d'une femme qui voulait vivre, on en prenait les membres, un doigt, une oreille pour se les jeter à la figure dans une bagarre au mieux, de potaches, au pire, de coqs.
La famille de Karine Albert n'aura pour toute archive médiatique de ce drame qu'un hommage national à son meurtrier et, s'il en reste quelque chose, un bon billet et une bonne dose de méchants commentaires commis par les Vadius et Trissotin de la blogosphère.
J'ai pensé à la tête effarée de la famille, si l'un de ses membres était venu ici, attiré par la condamnation prompte de Philippe, pensant trouver un réconfort devant cette anomalie parlementaire : prends ça, je suis meilleur écrivain que toi. Pardon à la famille, le monde va ainsi.
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 25 novembre 2008 à 16:39
Je vous avais écrit un très long message qui s'est effacé. Je vais le réduire.
D'abord avoir l'amabilité de traiter le fond de mon billet. Les périphéries aussi passionnantes soient-elles pourraient relever de liens personnels. Ce blog n'est pas un hôtel.
Vos diverses personnalités, ensemble, constituent une richesse. Vous n'auriez pas besoin de vous en féliciter sans cesse si des insultes et des grossièretés ne vous détournaient pas du soin de discuter le fond pour vous obliger à vous battre sur la forme.
Les grossièretés, scatologies et insultes doivent être absolument bannies de ce blog. Laides en elles-mêmes elles induisent un climat de violence dont on ne sort plus et qui tenant à un langage qui se laisse aller n'apporte rien. Une vulgarité dans le style, à la Montherlant, d'accord comme chez JDR qui l'a voulue, pourquoi pas, mais Aïssa, il y en a trop chez vous et ne vous étonnez pas si en retour on vous réplique !
Prenez exemple sur TOUTES les remarquables commentatrices de ce blog qui savent manier l'expression et faire preuve de vigueur. Jamais elles ne confondent le débat d'idées avec la mise en cause ad hominem, les insultes avec le jeu intellectuel.
Pardon pour ce ton comminatoire. Le précédent message plus long était doux et plein de circonlocutions.
Je vous informe aussi que je pars à Grenoble pour participer à un jury de cinéma judiciaire. Je reviendrai dimanche.
A bientôt.
Rédigé par : philippe.bilger | 25 novembre 2008 à 12:08
@ Erynie
La vie est une immense pièce de théâtre où chacun joue son rôle. Chacun des intervenants de ce blog est un acteur incontournable (même si j’ai ma préférence pour certains.) Alors de grâce, Monsieur, ne vous prenez pas trop au sérieux... et laissez à Monsieur Bilger le soin de décider du casting !
Rédigé par : Helene Nigen | 25 novembre 2008 à 11:11
@ Catherine A
Je comprends et partage pour ma part la réaction de Jean-Dominique Reffait. Moi aussi, parfois, je n'aime pas le peuple, ou plutôt les hommes, et moi aussi, en vérité je les aime rarement.
Il précisera ses propos s'il en éprouve le besoin, mais je crois qu'il fait allusion à cette habitude qu'ont les membres de certaines foules de se dresser soudain en justiciers, en autant de petits procureurs de la lanterne, croyant savoir qui est coupable, qui doit être hissé à la branche de l'arbre, le noir, le juif, le protestant, l'aristocrate, le communiste, le patron, l'homme politique, le journaliste, le procureur, le schizophrène, tous ceux qui ont trop bien réussi, ou tous ceux qui, à l'inverse, sont restés en marge de la bonne société, en un mot, tous ceux qu'on voue à l'opprobre et parfois à la mort, forcément pour de très bonnes raisons.
Je crois que cette question a une résonance particulière pour lui, mais je n'aurais pas l'indélicatesse que je lui avais un jour reprochée à propos de Philippe Bilger, sans doute de manière injuste.
Rédigé par : Laurent Dingli | 25 novembre 2008 à 09:13
@Aïssa Lacheb-Boukachache
«Cathy euh ... Catherine Jacob, ma chère, je vous fais une confidence que vous ne pourrez pas nier car alors vous aurez fini de la lire à ce moment: Si vous tenez par le physique à la comédienne homonyme, alors comme j'envie le bonheur de votre ami ... »
Désolée de vous décevoir. Si j'ai sans doute longtemps été une oie blanche, je n'ai jamais viré à la bonne oie dodue et grassouillette que vous me paraissez affectionner et je ne tiens de la comédienne homonyme rien d'autre hélas que l'homonymie.
@Véronique Raffeneau
«le titre et la conclusion de son billet, dans leur forme, continuent de me heurter.
C'est comme ça.»
C'est comme ça et c'est votre droit le plus strict après tout.
@Laurent Dingli [sbriglia]
«Pour le reste, je vais de ce pas me nouer une serviette autour du coup dans l'attente de nos futures agapes. »
Nouez donc plutôt un drap à la taille du mammouth de JL
Rédigé par : Catherine JACOB | 24 novembre 2008 à 22:36
Il y a beaucoup trop de gens qui entrent ici en pique-assiette. Le fait qu'ils en aient pris l'habitude n'est pas une excuse, bien au contraire.
Il ne s'agit plus de "commentaires". Mais de parasitisme délibérément hors sujet, à grands coups de "je", et dans un style qui n'a rien à voir avec l'élégante sobriété de notre hôte. C'est fort impoli à son égard.
Mesdames et messieurs, pourrait-on vous demander de vous oublier un peu moins sur la moquette ? Et si vous ressentez l'intense besoin de vous mettre en scène, d'aller chercher votre public ailleurs ?
Rédigé par : Erynie | 24 novembre 2008 à 22:08
Quel souk, mes aïeux! Y'en a que ça gêne que je leur plonge leur nez dans le caca ... Ma foi! Otez ces vérités que je ne saurais voir!... Hé hé!... Ce bon PB doit recevoir moult courriels exigeant mon exécution pilori, au mieux mon bannissement Kerguelen car circonstances atténuantes ... Cher PB, faites fi, je vous prie, de ces exigences à certains de lapidation secrète à mon endroit; je n'ai pas fini de les touiller à la conscience ... J'en vois qui n'osent plus commenter, terrifiés que je les surprenne et lise. C'est ça le prix de la liberté, quand on s'expose publiquement; il faut l'assumer. C'est ça la contradiction, soyez-en fiers. Autrement, restez dans l'ombre ... Moi je l'assume. Une vraie marmelade je vous fais, vous savez plus où vous en êtes, où vous habitez, je vous la tourne la tête ... J'en ris! Parce que j'ai de la déconnade, moi messieurs, de la philosophie, pas coincé, rien à cirer, j'aime la vie ... J'aime surtout le concret, du solide, de l'utile, pas du blabla de consensus béat, de lieux communs; comme une femme, toujours, bien grasse, jamais de maigre, jamais de creux, c'est ça le lien social, le meilleur lien social, le délicieux ... Mais comme j'ai bien conscience depuis que je l'ai découvert, que l'écriture est le courage des faibles, je ne vous hais jamais. C'est toujours à ce que vous écrivez que je m'adresse quand je le fais; non à vos personnes quand vous le penseriez. Et puisque j'évoque l'écrit, sachez que le grand secret, c'est d'écrire sans décrire ...
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 24 novembre 2008 à 21:48
Catherine A. Vous vous méprenez sur mon propos, ce n'est pas grave. Je pensais seulement à ceux qui meurent ainsi, sous les projecteurs plats et insipides que sont devenus nos yeux écarquillés. Bruits et colères autour des cadavres dont chacun veut brandir un membre qui devant une caméra, qui sur un blog. Ce monde-là, pardonnez-moi, ne me convient pas.
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 24 novembre 2008 à 21:26
Pour détendre l'atmosphère un billet d'opinion de Laurent Greilsamer dans le Monde
>> http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/11/24/le-mammouth-et-la-magistrature-par-laurent-greilsamer_1122330_3232.html >>
Peu de mots pour décrire la réalité
Rédigé par : JL | 24 novembre 2008 à 21:25
Député, ancien maire de Thionville après avoir tué sa maîtresse avec une arme à feu, a eu les «honneurs» de l´Assemblée Nationale par une minute de silence...
Une femme, mère de deux enfants est morte sous les coups, sous le coup de folie de cet élu du peuple.
Son acte n´est pas qualifié «fou» ou oeuvre d´un fou... Simplement "crime passionnel" comme si la passion excusait tout !
Ce tueur a droit à plus d´égards dans la vie sociale que les malades psychiques qui passent à l´acte alors qu´ils sont, ou ont été hospitalisés en psychiatrie.
Consternant !!
La schizophrénie, cette maladie passée sous silence.
Deux poids, deux mesures, deux silences...
http://monsite.orange.fr/champion20
Rédigé par : Maurice Champion | 24 novembre 2008 à 20:43
Cher sbriglia,
Merci pour votre appréciation si gentille à mon égard.
Vous avez raison, il serait bien triste d'ostraciser qui que ce soit et votre façon d'apaiser les choses est à mes yeux une marque d'intelligence. Je déteste l'uniformité.
Pour le reste, je vais de ce pas me nouer une serviette autour du coup dans l'attente de nos futures agapes.
@ Maître Folace,
C'est curieux ce besoin qu'ont les marins de toujours faire des phrases.
Rédigé par : Laurent Dingli | 24 novembre 2008 à 20:06
Je lis vos commentaires, cher Laurent, avec assiduité et plaisir : vous partagez avec PB et quelques autres, dont Aïssa, cet amour de la langue française, du mot juste et de l'harmonie de la phrase. Vos oeuvres en témoignent...
Comme vous, je pense que le Paradis, s'il existe, n'est pas fait que pour les damnés de la terre... mais j'ai la faiblesse de penser que la richesse - rare en la matière - de ce blog est constituée aussi des foucades de notre ami, tout étonné que je puisse être de ses jugements à l'emporte-pièce... Comme je lisais, avec gourmandise, les textes de Ludo Lefebvre à l'époque.
Je me plais à imaginer le jour où les commentateurs habituels de ce blog pourraient se réunir autour d'une bonne table : nul doute que si ce projet venait à se réaliser le plaisir serait au rendez-vous : j'arriverais, je crois, à convaincre Maître Folace de se joindre à nous ! Cordialement à vous, sans baiser à la Russe !
Rédigé par : sbriglia à Laurent Dingli | 24 novembre 2008 à 19:26
@Monsieur Lacheb-Boukachache
Puis-je me permettre l'outrecuidance de vous demander un petit effort de rédaction ?
Vous qui avez plein la bouche de votre extraordinaire sens littéraire et de votre non moins éminent sens moral veuillez, s'il vous plaît Maaaaaaître, prendre la peine de faire, de temps en temps, des sauts de ligne et des retours chariots (le gros bouton avec une flèche sur la droite de votre clavier alphabétique).
Ceci afin de rendre vos sentences littéraires et morales compréhensibles à défaut d'être supportables.
Le style Marcel Proust étant dépassé vous n'aurez jamais le Goncourt en écrivant cela :)
Cordialement.... enfin presque sur ce coup
Rédigé par : Surcouf | 24 novembre 2008 à 18:34
Non, Catherine Jacob, vous ne rêvez pas vous avez raison, ils sont légion ceux qui pourraient être utiles et citoyens au sein des prisons. Seulement ils sont souvent hors jeu, de par leur passé, de par leur appartenance politique, ou de par leur métier, mis à part, peut-être, quelques ecclésiastiques, et encore, triés sur le volet. Corporatisme toujours !
Rédigé par : ROUTA VILLANOVA | 24 novembre 2008 à 17:30
@ Catherine A
Je suis très désolée.
Je vous ai prêté des intentions et des mots qui sont effectivement absents de votre commentaire.
Ce n'est pas par mauvaise foi.
J'ai très sincèrement été mise mal à l'aise et heurtée par le titre du billet et par sa conclusion.
Je pense que ce qui s'est passé c'est que la première phrase de votre commentaire :
"Non, pas une minute ; c'est pendant dix minutes que cette femme a hurlé sur le balcon avant que son bourreau ne passe à l'acte."
a fait écho avec "l'effet" de la conclusion de Philippe que j'avais associée à une sorte de démarche ou d'approche type profiler, comme quand ceux-ci détaillent une scène de crime.
C'est cela qui m'a heurtée dans le billet.
Ce n'est pas du tout que je dénie à Philippe ou à vous le droit d'exprimer ce que vous entendez devoir exprimer au sujet de cette minute de silence totalement incompréhensible observée par les députés.
Mais il n'y a rien à faire.
Malgré l'éclaircissement de sa phrase empruntée à celle de Mme du Barry qui devrait amortir le propos de Philippe, le titre et la conclusion de son billet, dans leur forme, continuent de me heurter.
C'est comme ça.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 24 novembre 2008 à 17:15
Véronique Raffeneau
«et donne ainsi à entendre à ses lecteurs la terreur de Madame Albert. »
Madame Albert...!
J'ai connu deux Mme Albert. La première était famille avec nous bien que d'assez loin finalement mais employée de banque désormais à la retraite ne manquait jamais, étant encore en activité, d'informer nos parents du montant du solde du compte de leurs enfants, ce qui partant d'une intention sans doute louable au départ nous a finalement tous conduits à changer de banque.
L'autre Mme Albert, un ancien proviseur, fut à l'origine de l'introduction du japonais au lycée Georges de la Tour de Metz en 1986 mais, nommée ensuite à Dijon où les étudiants japonais ont toujours été très nombreux à venir suivre les cours de FLE qui y ont été dispensés, pour certains, par l'enseignant japonais de japonais de l'Université populaire de Strasbourg - tout comme à Metz le FLE est enseigné aux étudiants chinois des universités partenaires par l'enseignante chinoise de l'option chinois de LEA-, autrement dit cette bonne ville bourguignonne où l'on a trouvé celle qui fut pendant longtemps l'une des rares native speaker effectivement titulaires d'un diplôme japonais spécifique au JLE, à enseigner sa langue maternelle donc dans un cadre associatif franco-japonais.
Cette Mme Albert là fut malheureusement remplacée par un personnage qui considérait qu'avec le japonais il avait d'une certaine façon hérité du bébé avec l'eau du bain [sic], et qui s'est comporté ensuite hélas en conséquence.
Elles sont donc toutes deux trop âgées pour être concernées par le drame de Thionville, en revanche l'une des victimes d'un horrible accident de la route survenu il n'y a pas si longtemps à un passage pour piétons à la sortie d'un restaurant où les corps avaient été déchiquetés et envoyés dans les quatre directions, avait été une étudiante de japonais il me semble et une mère de deux enfants.
J'avais donc été très choquée d'en lire le compte rendu dans la presse.
Enfin l'un de mes très très bons anciens étudiants est récemment tombé dans l'escalier de sa résidence d'Osaka au Japon avec pour résultat les deux bras cassés et cinq mois d'arrêt de travail, et une très très bonne ancienne étudiante également vient de se retrouver au chômage.
Je vais finir par croire qu'une mauvaise étoile est venue s'inscrire dans le ciel régional du japonais langue étrangère mais j'espère tout de même bien que non.
«Je passe sur votre comparaison totalement extravagante entre une comparution dans un tribunal où tous les acteurs présents étaient à même de se manifester, leur obligation d'intervention se situant en premier dans le respect d'une notion simple et de base, celle de faire normalement son métier, et la terreur mêlée de totale détresse d’une femme assassinée, à laquelle les témoins, selon Catherine A et vous, seraient demeurés sourds et passifs.»
Si vous saviez comme les gens peuvent être sourds qu'un audiogramme créditerait cependant d'une excellente ouïe.
S'agissant de la comparaison extravagante que vous évoquez, veuillez considérer que je n'ai pas comparé les situations qui ne sont bien évidemment pas comparables, mais que j'ai simplement emprunté une métaphore au billet précédent.
Ceci étant j'ai un jour personnellement attendu une heure que la police dûment alertée [17] ne se déplace pas et n'envoie aucun secours après avoir été agressée d'un coup au plexus solaire porté avec un rondin par des squatters de jardins ouvriers situés dans la proximité de mon domicile...et coup qui m'avait mise dans un état légèrement comateux!!! De fait ils voulaient atteindre le chien qui ne leur avait par ailleurs rien fait, mais c'est moi qui ai pris.
J'ai supposé qu'ils avaient été sollicités entre-temps par des agressions plus importantes à moins qu'ils ne se soient égarés dans le dédale des jardinets.
Pourtant un coup à cet endroit était susceptible de causer un vrai coma.
Rédigé par : Catherine JACOB | 24 novembre 2008 à 16:58
sbriglia, mon petit... Je voudrais pas vous paraître vieux jeu ni encore moins grossier. L'homme de la Pampa parfois rude reste toujours courtois mais la vérité m'oblige à vous le dire : votre Aïssa commence à me les briser menu !
Rédigé par : Maître Folace | 24 novembre 2008 à 16:54