J'ai honte, je suis incurablement passéiste. Traditionnel. En tout cas pour le dimanche.
Il paraît qu'un compromis a été trouvé sur le plan politique. Pour son incidence sur l'emploi et l'économie, l'ouverture des magasins le dimanche suscite interrogations, controverses et débats contradictoires. Le parti socialiste est hostile à un telle mesure et l'UMP au contraire fait signer une pétition par ceux qui y sont favorables. Il y aurait déjà 16000 signatures. Je n'ai rien à dire sur ce registre.
Il n'empêche que j'éprouve un malaise. Que ce soit ce gouvernement, cette famille politique, cette philosophie de l'Etat et de la vie en société qui proposent un tel bouleversement me perturbe. Je sais bien qu'aujourd'hui on pense et on sent volontiers à fronts renversés. André Santini estime la culture générale inutile pour certains concours et recrutements. Plus de classement à la sortie de l'ENA. Les meilleurs ne choisiront plus, ils seront choisis. Pourquoi pas ?
Mais pour le dimanche ? Cette halte, cette rémission, ce merveilleux jour de religion ou pas. Cette douceur de vivre, soudain, et ce repos comme une parenthèse magique. Pas de magasins justement, du commerce mais seulement celui des corps, des esprits et des coeurs, autre chose dans nos têtes. Du gratuit, de l'affection, de la famille. On se vide le corps de la semaine et de ses obligations. De la nécessité d'être moderne. De consommer sept jours sur sept. On se prend même à rêver. Ce serait vraiment un choc de civilisation. Insensiblement on nous ferait entrer dans une société qui abandonnerait sa part de belle inutilité au profit d'une efficacité suspecte à force de n'être jamais oubliée.
Pardon de ne pas comprendre que ce soit la droite qui veuille casser le rite, ranger le dimanche dans la catégorie des jours industrieux, instiller dans la tête des citoyens que la seule ambition légitime d'une vie, c'est de se ruer vers la marchandise et de dépenser. C'est la seule apparemment puisque c'est la seule qu'il convient de ne jamais cesser. C'est la seule puisqu'un gouvernement veut, à toute force et avec une conviction jamais lassée, persuader une société qui n'y pensait pas, qui avait d'autres joies et soucis, de l'inscrire comme une obsession dans ses finalités.
C'est un bout de nous qui se déchirera. Des enfants qui pleureront parce que leurs parents travailleront. Les cloches des églises au milieu des supermarchés. Plus rien qui nous laissera croire que nous sommes un peu plus que nous-mêmes.
Je ne signerai pas la pétition.
Je suis étonné que vous soyez étonné : la droite actuelle n'est plus la droite d'antan, elle n'est plus conservatrice, elle est idéologiquement plongée dans l'excès individualiste et contractuel du libéralisme. La droite a jeté ses propres valeurs qui étaient utiles à la démocratie : celles de la conservation, de la pause, de la gestion prospère des acquis de chaque catégorie, face à une gauche qui elle, devait bousculer la société parfois jusqu'à l'essoufflement.
Le travail du dimanche a toujours existé mais il ne s'agit pas du même travail que le reste de la semaine : c'est le marché du dimanche matin, ce sont les services de garde qui veillent sur une société humaine qui se repose, qui s'ennuie un peu - qui dira la grande richesse de l'ennui ? - qui suspend le temps dans une somnolence tranquille ou dans une promenade rasante. Ceux qui travaillent le dimanche, parce qu'ils ne sont pas les mêmes qui travaillent la semaine donnent à voir une société qui ne s'arrête pas mais qui change, un jour par semaine, ses priorités.
Désormais, le rythme normal c'est 24h/24, 7 jours sur 7, plus de répit, marche forcée d'individus opposés les uns aux autres. Les bagnards du dimanche revendiquent leurs propres chaînes.
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 23 décembre 2008 à 13:45
Nous sommes bien en monarchie élective. Le Président de la République veut bouleverser le quotidien des Français mais ses dimanches à LUI sont sacrés !
http://www.elysee.fr/actualites/index.php?mode=agenda
Rédigé par : SR | 23 décembre 2008 à 13:45
C'était l'inénarrable Christine Lagarde, ministre des Finances, qui dit à l'Assemblée, sitôt le gouvernement formé: "Il est temps de cesser de penser et se mettre à travailler". Cela avait même fait bondir Finkielkraut, c'est dire ... "Cesser de penser", il faut l'oser tout de même, une injonction aussi débile ... Voilà le mot d'ordre de ces gens-là, responsables dit-on. Puis, là-dessus, on ajoute la possibilité non d'une île mais d'une usine jusque l'âge de 70 ans. Pour celles et ceux qui le voudront, s'empresse-t-on de préciser. J'en connais beaucoup, moi, des qui veulent trimer jusque 70 balais, tiens ... Puis les nuits, les heures sup', le dimanche ... L'hôpital public doit des millions d'heures sup' à ses salariés soignants et autres, les payera-t-on un jour? L'Américaine de Bercy, si prompte à payer cash Tapie à centaines de millions d'euros -et qui n'est pas son petit copain, croit-elle bon d'insister; heureusement, lui répondrons-nous car -et nous n'insisterons jamais assez là-dessus- si elle avait été son copain, elle lui eut donné le budget de la France-, quand les payera-t-elle ces millions d'heures travaillées, dimanches et fériés compris, de ces médecins, ces infirmières ...? Puis ce mensonge qui consiste à dire qu'à 70 ans, on est encore pimpant ... Bien sûr, quelques-uns qu'on s'empresse d'exhiber presque comme des curiosités de foire ... Mais moi, nous, dans les hôpitaux, les cliniques, les maisons de retraite, nous les voyons les 70 ans, l'état dans lequel ils sont souvent ... Et si ce n'est pas toujours la mort, l'agonie, ce n'est pas non plus la forme, comme on dit, l'entrain ... Ils veulent juste qu'on ne leur demande plus rien, ils veulent juste se soigner, se reposer, profiter un peu ... C'est sûr que la Chicago-bizness-woman de Bercy, elle, elle pourra bosser même jusque 80 ans si cela lui chaut; c'est pas son job assise au chaud dans son burlingue capitonné à blablater, parapher des dossiers déjà faits et toaster de réunions paisibles en soporifiques réunions qui lui ruinera et le corps et l'esprit; d'ailleurs, son esprit lui est en paix, puisque pour elle il ne "pense pas", ne doit pas penser, elle l'a dit ... Et l'assureur Bertrand qui prend le Parti en main, qu'est-ce qu'il va nous pondre comme énième aberration? Rouvrir les mines et y jeter tous qu'ils cotisent de 7 à 77 ans ... Ce n'est pas ça, la vie, non, ça c'est de la merde, ça n'a pas d'autre nom. Je suis profondément pessimiste pour l'année qui vient. Ce gouvernement, ces politiques me font penser à ces médecins maladroits qui n'en finissent plus de prescrire à un malade un médicament qui corrige les effets secondaires indésirables d'un autre médicament qui corrige, lui aussi, les effets secondaires indésirables d'un troisième médicament et ainsi dix fois voire plus, jusqu'au premier médicament prescrit pour remédier à la maladie, et qui y remédie effectivement, mais qui n'empêche pas le malade guéri de celle-ci de mourir dans le même temps de toute cette surmédication censée remédier en première intention aux effets secondaires indésirables du premier, utile et efficace traitement ... On a affaire à des apprentis sorciers qui pensent l'être humain comme en ces périodes de fêtes on pense dans les élevages les canards et les oies ... A table ceux qui peuvent; les autres, qu'ils regardent ... Je connais des gens de Droite qui commencent de vomir cette façon d'organiser la société. Il n'y a plus de clivages politiques quand on se sent réduit à un vaste poulailler, millions d'estomacs à gaver jusqu'à faire du foie un énorme morceau de gras ... Voila l'homme selon ceux-là.
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 23 décembre 2008 à 13:44
Cher Philippe,
Claude Nougaro
PETIT TAUREAU
Je suis un petit taureau,
Mais moi c'est pas pareil
Je suis un petit taureau,
Mais moi, en plein soleil,
J'entrerai dans la reine,
Dans la reine des abeilles
Je suis sans doute un animal
Doué de pouvoirs anormaux
Je peux échapper au mal
En jouant avec les mots
Je ne serai plus taureau,
Tonneau de sang vermeil
Je n'aurai plus au garrot
Ce collier de groseilles
J'entrerai dans la reine,
Dans la reine des abeilles
À partir de nos épousailles,
La morale va basculer
La reine va crier aïe!
Et moi je dirai olé!
Je la matadorerai
Avec mon appareil
Un bourdonnement doré
Emplira vos oreilles
Quand j'entrerai dans la reine,
Dans la reine des abeilles
Et si la reine tue ses amants
Comme l'arène tue ses taureaux,
Je crèverai vaillamment
Avec du miel aux naseaux!
On se souviendra de mon sort
Peut-être, deviendrai-je un mythe
J'ai rêvé d'un taureau mort
Sous une pluie de marguerites...
Un petit taureau...
Avant la version en un mot de Boris Vian...
françoise et karell Semtob
Rédigé par : semtob | 23 décembre 2008 à 13:41
Il ne vous reste donc plus qu'à signer la pétition contre le travail le dimanche.
http://www.travail-dimanche.com/component/option,com_wrapper/Itemid,116/
Rédigé par : matringe | 23 décembre 2008 à 13:40
Je ne suis pas sûr que vous ayez raison M. Bilger lorsque vous prêtez à la mesure gouvernementale d'extension du nombre de dimanche travaillés et des zones - délibérées au niveau local? - de saper un des piliers qui structurent le foyer et la société.
La vision que vous développez de la semaine rythmée par l'alternance du labeur et du repos dominical permettant un recueillement de tous, dans leurs pratiques respectives, profanes ou laïques, temps que consacre à soi, aux siens et aux autres mérite d'être sanctuarisée.
Et, finalement, j'ai l'impression qu'elle l'est.
D'abord parce que le débat, quand il n'est pas caricaturé, permet justement de saisir la dimension sociétale de cette question. Ensuite parce que le principe, acté par la loi, c'est le repos dominical acquis à tous et l'exception, c'est - limitée à 10 dimanches et dans des zones de chalandise ou à caractère touristique précises – la dérogation au droit commun.
Je ne vois pas de hiatus là. Simplement deux sociétés qui vivent ensemble: celle héritée du fond des siècles avec ses villages, ses calendaires, ses mercuriales, le rythme de la France rurale (et de la force tranquille) et celle qui est née de la ville, qui coïncide avec l'avènement de la société des services et des congés payés.
Je n'ai jamais cru à ce slogan du PS sur l'avènement d'une société des loisirs, mais force est de constater que chacun d'entre nous est aussi – au repos - un consommateur de loisir, de structures, de sécurité.
Cette mesure d'ouverture dominicale s'inscrit dans les besoins de cette société-là.
Le dernier élément, c'est la croissance et l'emploi. Je ne veux pas, pas plus que vous, réduire l'homme à un consommateur, mais je pense qu'il mérite un régime de contraintes économiques équilibré et que le marché, là, est un arbitre qui évitera les dérives.
Si à Plan de Campagne (Marseille), ou à Labège (Toulouse) ces activités procurent des centaines et des centaines d'emplois, elles permettent à des foyers de mieux vivre, à des étudiants de gagner en deux jours de quoi améliorer ostensiblement leurs qualité de vie.
J'écoutais M. François Baroin dénoncer l'autre jour cette mesure – et l'obstination sur l'audiovisuel public- comme compliquant inutilement le calendrier de l'assemblée au moment où il y aurait des sujets, liés à la crise, autrement plus importants. Mais Troyes a bénéficié d'un miracle économique avec les magasins d'usine ouverts les dimanche et drainant des milliers de gens au point que des tours opérateurs l'ont inclus comme une destination touristique.
Et je ne peux pas juger les gens qui s'y rendent. J'en ai connu de parfaitement équilibrés, intelligents et attachés à la réunion de famille, voire le pique-nique, du dimanche.
Bon Noël à toutes et tous.
Rédigé par : Daniel Ciccia | 23 décembre 2008 à 13:39
"Plus de classement à la sortie de l'ENA. Les meilleurs ne choisiront plus, ils seront choisis. Pourquoi pas ?"
Autrement dit, vous décrivez là un passage de tous au statut d'un objet, consécutif du passage de l'État en tant que seul et unique Sujet à l'image de la manière dont Hegel nous décrit le statut de l'empereur de Chine de son époque.
Sachant que cet État a aussi tendance à s'incarner dans le pouvoir d'une 'bande de copains' depuis quelque temps, je me demande si votre intuition souvent très affinée ne vous fait pas pointer là l'ouverture dans la quatrième dimension d'un passage vers un nouveau totalitarisme!
Vous avez donc parfaitement raison d'être perturbé, on le serait à moins, à ne pouvoir que constater la métamorphose de l'Élysée en tertre d'intronisation où la garde rapprochée élèverait le bouclier en direction du sommet du sapin de neuf mètres offert par la fédération des pépiniéristes pour y accrocher la nouvelle étoile de l'Occident!
Rédigé par : Catherine JACOB | 23 décembre 2008 à 13:37
"Je ne signerai pas la pétition."
Moi non plus, mais contrairement à vous, personne ne me demande mon avis. Ceci précisé, j'ajouterai malgré tout que s'il est nécessaire d'assurer une permanence le dimanche dans tout un ensemble de corps de métiers et de professions et si on peut même troubler le repos dominical d'un magistrat par l'urgence d'un référé à laquelle il ne saurait se soustraire, l'assimilation de l'exception à la règle et la rupture commerciale de la trêve dominicale qui aboutira à faire des profits la seule valeur ou encore la valeur suprême c'est totalement autre chose!
Rédigé par : Catherine JACOB | 23 décembre 2008 à 13:37
Bonjour, et merci pour ce nouveau billet... auquel j'adhère à 100%.
Que valent les arguments économiques face à ceux que vous invoquez ? Bien peu de choses je trouve.
Et encore, même sur le strict point de vue de l'économie, il y en a qui soutiennent que le travail du dimanche serait néfaste puisqu'il amènerait une augmentation des prix (le double salaire du dimanche, il faut bien le financer).
Non vraiment je ne comprends pas cette volonté d'ouvrir le dimanche.
Rédigé par : nicolas | 23 décembre 2008 à 13:36
"Je ne signerai pas la pétition."
Vous avez bien raison monsieur Bilger !
Nous sommes passés du Ministère du Temps Libre au travail le dimanche. Belle évolution.
Pourquoi alors, avoir supprimé la scolarité le samedi ?
Il est dénoncé régulièrement la déconfiture des familles et la seule journée qui permettait de maintenir un lien primordial entre enfant(s) et parents, le voilà qui se délite à son tour...
J’ai lu dans la presse, il y a quelque temps, qu’il y a une bagarre particulièrement dense entre Aix-en-Provence et Marseille à propos de la zone de chalandise de Plan-de-Campagne. Cela dure depuis des années. Les impôts allant à Aix-en-Provence, Marseille s’oppose donc à l’ouverture des commerces.
Alors il y a procès sur procès, interdictions sur interdictions et intervention régulière du Préfet qui se voit immédiatement saisi lorsque la justice a tranché et retiré les autorisations… !!!
Sur ce, merci sieur sbriglia de vos bons vœux.
Monsieur Bilger, Madame, toutes et tous passez de très heureuses fêtes et……. A l’année prochaine… !
Rédigé par : Marie | 23 décembre 2008 à 13:35
Les enfants s'ennuient le dimanche
Le dimanche les enfants s'ennuient
en knickerbocker ou en robes blanches,
Le dimanche les enfants s'ennuient.
Vienne, vienne la semaine
Lundi mardi jeudi
Car la rue est toujours pleine
De lumière et de bruit
Que ce soit promenade ou tartine
Pâtissier pas plus que les bois
N'auront de succès, gamins et gamines,
Sont plus tristes que maman ne croit.
Vienne vienne la semaine
Lundi mardi jeudi
Car la rue est toujours pleine
De lumière et de bruit
A travers les rues sans rien dire
On parcourt la ville sans fin
Y a que les mannequins qui font des sourires
Aux vitrines des grands magasins
Vienne vienne la semaine
Lundi mardi jeudi
Car la rue est toujours pleine
De lumière et de bruit
Les parents s'ennuient le dimanche
Le dimanche les parents s'ennuient
Avec leur lorgnons et leurs barbes blanches
Le dimanche les parents s'ennuient
Vienne..vienne.. da capo !
Charles Trénet fut candidat à l'Académie française en qualité de troubadour, la même année, le Recteur Mallet, qui n'aimait pas les golfes clairs, estimait que notre "fou chantant" "manquait de rigueur", personne ne peut dire que ce brillant recteur était rigoureux puisque aucune ligne issue d'icelui ne nous est parvenue. Monsieur Bilger, ne me dites pas que vous l'avez lu !
Dites-moi que vous avez lu Trénet ou Péguy, je serai rassuré.
Rédigé par : ROUTA VILLANOVA | 22 décembre 2008 à 23:17
Une navigation à vue dans les décisions gouvernementales où l'absence du Premier ministre n'interpelle plus personne. Dans la même journée et le même discours le Président de la République menacera de supprimer les allocations familiales pour obliger les parents démissionnaires à plus de présence tout en les incitant à travailler plus pour espérer gagner plus le dimanche. Du bon foutage de gueule aux relents populistes alors que ce même président profite de ses dimanches pour partir en escapade avec sa chanteuse sans voix mais les seins nues sur une plage de Bahia.
Rédigé par : SR | 22 décembre 2008 à 23:15
Vous sachant papivore de la presse dominicale, je ne puis douter que vous ayez lu les mots superbes de Jean-Marie Rouart sur la mélancolie des dimanches après-midi et la nécessité de nous laisser ces moments de face à face avec nous-même pour enrichir, dans la sérénité de ces heures particulières, notre vie intérieure...
J'ai aussi imaginé que vous auriez pu écrire de telles phrases.
Bon Noël à vous, à toutes et à tous !
Rédigé par : sbriglia | 22 décembre 2008 à 23:14
Addendum : "samedi soir, entre amis, ou en famille ; le dimanche, aussi jour de visite aux malades, aux grands-parents, aux enfants lointains. Briser ce lien social, c'est une erreur, et c'est démonstratif d'une certaine partie de la droite qui se veut "moderne".
D'ailleurs, l'obligation de chômer le dimanche avait déjà été levée, dans les années 1890 je crois, pour embêter un peu les catholiques. Bien sûr, rares étaient les patrons qui ouvraient le dimanche, à moins d'être eux-mêmes farouchement anticléricaux et d'avoir un accord avec les employés. Mais l'obligation est revenue. Histoire de rappeler, peut-être, que ceux qui font du chantage à la modernité, oublient de voir que la leur ne l'est pas tant..."
Rédigé par : Irfan | 22 décembre 2008 à 19:52
Ah, mon cher PB, j'aime quand vous êtes réactionnaire de cette façon!... Moi non plus je ne signerai pas cette pétition. Pour deux raisons: 1) Un infirmier travaille le dimanche; 2) Un infirmier, comme des millions de Français, n'a plus les sous nécessaires pour consommer sept jours sur sept; à peine a-t-il de quoi consommer, mettons, trois jours sur sept ... Il est ailleurs d'autres millions de Français qui n'ont pas même de quoi consommer un jour sur sept ... Si c'est pour regarder les vitrines et les vendeuses s'emmerder là-dedans, à attendre un chaland qui n'entre pas ... Autant regarder une belle affiche de cinéma; au moins c'est un peu d'art gratuit ... A bas donc cette pétition infâme! Forfaiture! Signons une pétition contre la pétition!...
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 22 décembre 2008 à 19:50
Cher Philippe,
Juste une observation : tout est magique le dimanche... les déplacements, les cérémonies, les spectacles, les soins, les distributions de fleurs, les activités culturelles, la restauration, les jeux, les sports...
Les marchés du dimanche ont un charme, une convivialité certaine.
françoise et karell semtob
Rédigé par : semtob | 22 décembre 2008 à 19:49
"Pas de magasins justement, du commerce mais seulement celui des corps, des esprits et des coeurs, autre chose dans nos têtes"
Avec tout de même un sacré bémol : les grandes surfaces qui ouvrent une dizaine de dimanche sur l'année, en profitant des "périodes de fête"...
La galerie commerciale de Val de Fontenay, dans le 94, par exemple, ouvre ses portes les 5 dimanches précédant Noël. Le gouvernement amplifie ce mouvement, qui favorise quand même plus les patrons que les salariés.
Anticlérical, comme d'autres je tiens au dimanche "chômé", au moins autant qu'il l'est aujourd'hui, car il est une occasion de s'arrêter dans une vie de fuite en avant. Le dimanche, les étudiants étudient, les médecins travaillent, des administrations et des commerçants aussi, mais les usines ferment, et tout le monde a un rythme plus ralenti (sauf dans la santé et la sécurité, bien sûr).
Cela permet aussi les réunions festives du samedi.
Rédigé par : Irfan | 22 décembre 2008 à 19:48
Michel Drucker a activement oeuvré pour la disparition du sacrosaint dimanche : infliger chaque semaine au télespectateur Adamo, Frédéric François et autres dinosaures des années 70, donne vite envie de se remettre au travail, ou à tout le moins d'espérer "Vivement lundi"...
Rédigé par : Thierry SAGARDOYTHO | 22 décembre 2008 à 19:48