J'avais projeté d'écrire sur le père de Julien Coupat toujours incarcéré, à la suite de l'entretien qu'il a donné sur le site de Nouvel Observateur pour parler de son fils, de la justice et de son analyse sociale et politique, qui n'est guère tendre pour le gouvernement actuel. J'aurais désiré répliquer à certaines de ses accusations, que je trouve choquantes tant à l'égard de l'institution judiciaire que de l'Etat et du prétendu "totalitarisme mou" qui s'instaurerait peu à peu dans la société. Si je me suis abstenu, c'est qu'en cette période où le bonheur semble un rituel, il m'aurait semblé peu élégant de m'en prendre à un père encore privé de son fils, quoi qu'on reproche à celui-ci.
Ce même site, heureusement, et l'anecdote est plus signifiante qu'on peut le croire, nous renseigne sur les dépenses de la riche héritière Paris Hilton, à Sydney, en Australie, où elle était invitée à une réception "très sélect" pour le réveillon du Nouvel An.
L'indécence évoquée par le titre ne concerne pas ses ébats sexuels filmés en 2003 et qui avaient fait scandale au sens contemporain - ils avaient suscité plus de curiosité que de répugnance.
L'indécence dont il est question se rapporte à l'appréciation portée sur elle par les organisations caritatives locales parce que Paris Hilton a dépensé en 40 minutes 5560 dollars australiens, ce qui ne représente rien pour elle mais beaucoup pour l'opinion.
L'étonnant, d'abord, est de voir cette jeune milliardaire, dont l'intelligence à l'évidence n'est pas le point fort, justifier avec une sorte de candeur tranquille et de bonne conscience sans nuage son attitude. Elle explique qu'ainsi elle participe au sauvetage de l'économie, qu'il "n'y a pas de mal à faire un peu de shopping" et que d'ailleurs - argument irréfutable - elle avait besoin d'une robe pour le réveillon.
J'incline à considérer ces propos et leur fraîcheur bête comme une survivance, l'ultime manifestation d'un monde presque mort. On n'entend plus, avec une telle ingénuité, même chez les plus stupides de nos héritiers, au sein de la plus sotte des castes de l'argent, parmi les privilégiés les plus obtus, proférer une argumentation qui renvoie le scandale chez ceux qui se scandalisent, qui énonce que le milliardiaire est fait pour dépenser comme le boulanger fait du pain. On n'ose plus. En ce sens, Paris Hilton passionnera les historiens de notre vie quotidienne. Presque au début de l'année 2009, il y avait encore quelqu'un pour se présenter de la sorte.
Mais est-elle réellement indécente, cette jeune milliardaire si bien dans "sa peau" de riche ? A moins de rêver d'une société étouffante à force de pureté, que le souci de l'égalité rendrait insipide et ennuyeuse et où les mérites personnels ne compteraient plus pour rien, on ne peut guère vouloir, si la pauvreté est un fléau, éradiquer la richesse. Il y aura toujours, pour la plupart des citoyens, quoi qu'ils en aient, une acceptation peut-être envieuse mais jamais vindicative des différences et des situations dès lors qu'elles résultent d'actions tangibles et de compétences professionnelles évaluées et reconnues. Ce n'est pas l'argent qui est indécent, c'est évidemment la manière de le dépenser.
Paradoxalement, dans un monde qui, au quotidien, ne brille pas par le savoir-vivre et la politesse, ce qui est déclaré insupportable et justement "indécent", c'est l'étalage, la surabondance, l'ostentation, les signes extérieurs et vulgaires, une manière d'être et de vivre qui démontre, pour le pire, qu'on a de l'argent et qu'on cherche sans cesse à le faire savoir, à le faire subir. Ou alors l'insouciance, à rebours, qui vous jette dans la prodigalité sans qu'à aucun moment - et c'est Paris Hilton - puisse germer dans ces têtes vides le trouble qu'une autre humanité respire, et qu'elle justifierait un peu de pudeur.
Sans rire, la vie va devenir intenable pour les privilégiés. Ils devront dépenser en cachette, dans des "cités" faites pour eux. On aura un jour peut-être nos ghettos de banlieues et nos ghettos somptuaires. Ils seront milliardaires entre eux, en se terrant dans leur opulence. Ils apprendront la discrétion, la classe. Ils disposeront de beaucoup, de trop mais en useront avec parcimonie. Une triste existence, somme toute.
S'ils ne se cachent pas, s'ils jouent les flambeurs ou les imbéciles qui dilapident, les m'as-tu-vu, les milliardaires innocents, si le luxe ne leur est supportable qu'exhibé, ils seront taxés d'indécence. On tentera de leur donner mauvaise conscience. Un ver dans le fruit, une idée dans le creux.
Je parie qu'avec Paris Hilton personne n'y parviendra. Qui pourrait la blâmer puisqu'elle a reçu, en plus, 100 000 dollars australiens pour sa participation à la réception de Sydney ? On la paie pour dépenser. Le rêve.
Ou l'absurdité.
Oui, mais est-ce que le Paris-Dakar est vulgaire ?
Est-ce que l'étalage de gaspillage pour les fêtes de nouvel an, où certains mangent tellement qu'ils en jettent à la poubelle et se rendent malades, à la face de la terre entière, quand tant de gens par le monde sont dans la misère et dans la guerre, des capitales mondiales telles que Paris, New-York, Sidney sont vulgaires ?
Si on avait fait moins de spectacles sons et lumières dans ces capitales, on aurait économisé combien en énergie (pour nourrir ou donner une paye à quelqu'un) pour la planète ?
On demande aux gens d'économiser l'eau de leur lavage de dents d'un côté et on jette par les fenêtres de manière inimaginable à grande échelle d'un autre côté. Économies extrêmes pour les uns - c'est la nouvelle morale de cette société hygiéniste, eugéniste et moralisatrice - gaspillage gigantesque éhonté pour les autres.
Trouvez l'erreur messieurs et dames !
PS : je ne lis jamais la presse pipole, je trouve que c'est trop c... pour moi.
NB : Je souhaite à tous les intervenants de ce blog une bonne et heureuse année 2009 et tous mes meilleurs voeux.
Rédigé par : Nathalie | 01 janvier 2009 à 23:06
Combien coûte un tailleur Dior ou Hermès ? Depuis mai 2007 à la cour du roi de l'Elysée, les galantes s'habillent en Prada, Dior, Gucci avec un assortiment de sacs en crocodile, des bagues Chaumet. Ce même roi qui invite le peuple à se serrer la ceinture a investi les rubriques pipoles de ses escapades avec sa chanteuse sans voix.
Nous sommes jaloux nous direz-vous, nous le serions peut-être s'il ne s'agissait pas de l'argent du contribuable qui sert des personnes laides petites et méchantes à se parer de vêtements tape-à-l'oeil.
Paris Hilton est à sa place: contre rémunérations elle fait jaser en petite culotte, avec une coupe de champagne à la main car l'oisiveté fait toujours rêver celui qui se lève pour gagner sa croûte. Une robe haute-couture Dior vaut au minimum 15 000 euros, un petit sac en crocodile Hermès que promenait Carla Bruni dans les favelas de Rio 4000 euros.
Paris Hilton n'étale pas sa richesse dans les endroits où les pauvres vivent avec moins de un dollar par jour. Le couple présidentiel français fait son show en continu dans une halle de Rungis frigorifiée, dans une usine qui licencie, dans un hôpital qui manque de lits, dans une favela qui grouille d'affamés.
Il faut savoir tourner les pages des rubriques pipoles des journaux pour s'attader sur les sujets politiques qui mettent en gros plan le corps sculptural de Carla Bruni, le jogging poussif de Nicolas Sarkozy, la grossesse monoparentale de Rachida Dati et s'interroger sur la manipulation par les images.
Rédigé par : SR | 01 janvier 2009 à 22:39
La vulgarité, c'est tout cet argent gaspillé avec arrogance et mépris au nez de ceux qui rament pour vivre. Quant aux autres, ceux qui ont faim ou pas loin, ils n'ont pas les moyens d'avoir la télévision pour voir cela.
Que je sache aussi, les riches - mais qu'est-ce qu'un riche ? un pauvre ? qui a une définition ? - ne vivent pas à côté des gens modestes mais plutôt dans "leurs" quartiers correspondant si possible à leur moyens... Les catégories de population ne se brassent pas tellement. Tel est leur ghetto !
Quant à Paris Hilton, j'avoue ne pas bien savoir qui c'est ? Et ne pas bien m'intéresser à ce qu'elle fait.
Au fait ? Cette année, dans ce contexte de crise, où aura lieu le Paris-Dakar ?
Rédigé par : Nathalie | 01 janvier 2009 à 22:38
Catherine Jacob vise juste; Hilton n'est pas pire que ces putains "artistiques" qui en sus de leur activité officielle, "escortent" les soirs à des tarifs prohibitifs les nababs de passage dans la capitale, ces danseuses, chanteuses, actrices qu'on connaît bien, que l'on décore à qui mieux mieux chaque année sur quelque réserve ministérielle ou présidentielle de la légion d'honneur, pour les motifs, je suppose, d'avoir "contribué grandement au rayonnement ... blablabla" ... Il ne faut pas lui jeter la pierre, cette petite Paris Hilton, elle s'amuse, c'est tout, les milliards c'est fait pour ça, c'est tout ce qu'elle sait, qu'on lui a appris ... C'est une héritière, une Bernard-Henry Lévy au féminin, l'agrégation de philosophie en moins. Elle compense à sa façon: son cul. Après tout, ça vaut certaines dissertations ... J'ai beaucoup de tendresse pour elle, même si, la voyant dans un film en train de sucer un quelconque, je me suis dit qu'elle manque d'excercice, ce n'était pas terrible ... Elle ignore des choses quant aux hommes, c'est patent. Un sexe mâle, c'est pas une glace Miko ...
Je m'en doutais mais n'en avais pas de preuve. Je me demandais pourquoi Nicolas Sarkozy était allé se poser de longs jours à Bahia/Brésil ... Maintenant, je sais, c'était pour s'y faire désenvoûter de cette fameuse poupée vaudou "nationale" qui l'a tant perturbé. Cette région du Brésil, c'est connu, est le centre des vaudous et anti-vaudous ... Cela ne m'a pas étonné; Mitterrand faisait bien venir, lui, à l'Elysée, la Teissier, voyance et sorcellerie certifiées, depuis docteure d'Etat es matières à la Sorbonne, pour le conseiller quant aux affaires de la République, et pour le protéger aussi sans doute de quelque maléfice populaire ou privé ...
J'écoutais le Président de la République nous faire ses voeux (un instant, j'ai cru qu'il nous les ferait via satellite depuis la case d'un Vaudou de Salvador de Bahia, ne le voyant pas revenir tantôt). C'est toujours clos ainsi, ces voeux: Vive la République! Vive la France! Ouaip!... La France, je veux bien, il en reste un peu, mais la République ... La République, cette coquille vide devenue, peau de chagrin cette chose publique ... Comme on est loin de l'(e)sprit des Lois, comme on est loin du (c)ontrat social ... Chose publique, la belle affaire! Res-privatica plutôt, tout est là ... Et ce qui reste de public, du service au public, du service du public, n'est plus que pour contraindre le citoyen, l'asservir à des intérêts particuliers ... Comme ferait un gros pitt-bull méchant qui protège quelques-uns ... Voilà la République de 2009, une belle idée ancienne devenue en deux siècles passés si vite, grotesque et vulgaire putain même pas payée chère en plus ... Vive ça? Tu parles!...
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 01 janvier 2009 à 22:37
Les excentricités de Paris Hilton restent pour une fois bien modérées. Ses dépenses expresses en quarante minutes chrono se limitent à un montant total somme toute modeste pour une prétendue multimilliardaire. Les promoteurs immobiliers de Dubai ont établi d'autres records bien plus extrêmes en matière de dépenses inutiles, en élevant dans un bout de désert la plus étrange cité. Eux-mêmes appliquent le principe désormais universel que la microclasse des superriches était prête à acquitter le prix fort pour s'enfermer dans son propre ghetto et vivre entre soi.
Au cours d'une attente dans un salon de coiffure, j'ai eu l'occasion de lire dans Voici un avis sur Paris Hilton d'une lucidité aussi pertinente que désabusée (les coiffeurs offrent la possibilité de lire Voici, publication un peu malhonnête mais bien plus rigolote que l'Express, hebdomadaire en voie de peopolisation sans l'assumer, qui se trouve en général dans les salles d'attente des médecins). Dans la rubrique courriers, un lecteur mettait en doute l'intérêt d'un reportage paru dans un numéro précédent où était racontée la dernière frasque de la demoiselle (qu'il est inutile de décrire ici). Dans sa réponse, loin d'être exempte d'hypocrisie, il est vrai, Voici estimait au contraire que l'attention actuelle portée à Paris Hilton était en elle-même un sujet digne d'intérêt qui en disait long sur notre société. Et il s'agit effectivement d'un fait lourd de sens que cette fascination générale devant les tribulations d'une femme, vraisemblablement idiote, qui n'a rien accompli d'important dans sa vie et qui n'est même pas si jolie. A travers le vide consternant de ce personnage se contemple sans doute la propre vacuité de l'époque présente, incapable d'indifférence devant une figure aussi dérisoire. Au moins, les anciens représentants de la classe des people avaient réalisé quelque chose pour atteindre le parnasse des hebdos à sensation : un succès sportif, des photos de mode, un mauvais film, un mauvais disque, parfois un mauvais livre. A l'opposé de leurs successeurs d'aujourd'hui, dont l'insignifiance et la vulgarité ouvrent pourtant droit à rémunération.
Rédigé par : olivier | 01 janvier 2009 à 22:33
Je viens d'entendre Nicolas Sarkozy qui ne veut pas qu'on critique les personnels de santé dont il a personnellement constaté les compétences, les motivations et le grand dévouement, mais je suis bien désolée, ce que j'ai rapporté ce matin à cet endroit,
http://www.philippebilger.com/blog/2008/12/dieudonn%C3%A9-au-zenith.html#comment-143830496
je l'ai rapporté tel que cela m'a été relaté par la belle-mère concernée.
Je ne perds jamais une occasion de défendre pour ma part ces personnels, mais dès lors que certaines brebis galeuses se découvrent il n'y a aucune raison de le cacher honteusement!
Ceci étant et pour ceux qui n'auraient rien de mieux à faire, voici le jour de l'an du citoyen lambda qui n'a rien de commun avec celui de Paris Hilton : <http://cid-ff7f2c5168893642.skydrive.live.com/play.aspx/.Public/IMG|_2342.JPG?ref=2>
Rédigé par : Catherine JACOB | 01 janvier 2009 à 22:29
Bof ! Paris Hilton est dans son personnage, elle peut faire ce qu'elle veut, on s'en moque pas mal. Les milliards brûlés par les banquiers, et qui nous appartiennent ceux-là, sans même l'alibi du spectaculaire sont beaucoup plus scandaleux.
Rédigé par : Henri | 01 janvier 2009 à 16:11
C'est forcément du plus grand commun mais meilleur voeux à Philippe Bilger et les siens, et à tous les membres furtifs ou constants de cette petite communauté formée ici.
Quelle constallation humaine, avec ses diverses et étincelantes personnalités qui vont de Aïssa à sbriglia, de Laurent Dingli à Jean-Dominique Reffait, de Véronique Raffeneau à Catherine Jacob, et tant d'autres...
Souhaitons à tous le meilleur étalonnage afin de se maintenir dans sa dignité personnelle et d'apprécier celle des autres à leur juste valeur et non pas à leur prix courant.
L'absence de dignité, y compris chez une pseudo fille de milliardaire (il a été dit qu'elle a été plus ou moins déshéritée...), est un signe distinctif de la jet set.
Il faudrait rêver d'une matière monétaire qui prendrait une valeur différente selon la valeur humaine, la probité, la vertu, si bien que le même cent vaudrait un dans la main de celui ou celle qui dévalue le sens de l'humanité pour atteindre sa valeur nominative dans les mains de celui ou celle qui participe à maintenir, entretenir et améliorer notre humanité individuelle et collective, ce que l'on nomme et désigne comme une civilisation.
La prochaine étape du capitalisme ?
Rédigé par : Daniel Ciccia | 01 janvier 2009 à 16:11
"Paradoxalement, dans un monde qui, au quotidien, ne brille pas par le savoir-vivre et la politesse, ce qui est déclaré insupportable et justement "indécent", c'est l'étalage, la surabondance, l'ostentation, les signes extérieurs et vulgaires, une manière d'être et de vivre qui démontre, pour le pire, qu'on a de l'argent et qu'on cherche sans cesse à le faire savoir, à le faire subir." (Philippe)
"Ségolène ROYAL a poussé la porte du bistrot du Parc peu avant 21 heures, en voisine. Radieuse, elle se fraie difficilement un passage entre les bénévoles qui servent aux convives leur assiette de chapon aux truffes et aux marrons et les médias présents sur place. « Je viens donner un coup de main, lâche-t-elle. Comme je l’ai promis au patron.
Depuis neuf ans, Philippe Braconnier, le propriétaire de la brasserie, propose aux démunis de Boulogne-Billancourt un repas de gala le soir du Nouvel An. L’ancienne candidate à l’élection présidentielle a d’abord dû se soumettre au jeu des questions-réponses avec les journalistes avant de pouvoir passer un peu de temps avec les participants à cette fête conviviale." (le Parisien.fr)
J'en ai par-dessus la tête de cette ostentation de dollars à la Hilton et de cette ostentation de générosités à la Royal.
C'est du pareil au même. Du criard et de la vulgarité mélangés.
Mais je crois bien que je suis encore plus gênée par Royal que par Hilton !
Le "un peu de temps..." octroyé par Royal !
Cela me fait penser à une Coeur sur la main qui ne comprenait pas la souffrance et la colère d'une pauvre alors que la Coeur sur la main venait de lui remettre gratuitement une paire de chaussures...
Parce que, m'expliqua la Cœur sur la main, la paire de chaussures était dépareillée.
J'avais eu envie de pleurer et de gifler la Coeur sur la main.
Comme la vulgarité et la bêtise peuvent être humiliantes !
Vous ne pensez pas ?
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 01 janvier 2009 à 10:17
Meilleurs voeux a notre hote et a ses fideles.
Je vous envoie ce petit message d un pays ou les habitants ne sont pas pollues par l argent. Un vrai paradis ou ne manquent que les accents sur les ordinateurs de rencontre.
Rédigé par : mike | 01 janvier 2009 à 10:15
5 560 dollars australiens ça fait 3 197euros79145338
100 000 dollars australiens ça fait 57 514euros2347731
L'héritière de cette chaîne d'hôtels aura donc dépensé pour sa robe 17% de l'allocation de participation à la soirée, ça aurait pu être pire, autrement dit elle a encore un peu le sens de l'économie ainsi que des affaires!
Personnellement je suis davantage choquée par le snobisme qui veut qu'on rémunère - qui plus est à un tarif scandaleux - des célébrités, en l'espèce et par ailleurs richissimes, pour leur simple présence à une soirée, que du coût lui-même de la robe qui représente un peu plus d'un mois de salaire d'un jeune ingénieur français et un peu moins que le coût d'un sac à mains Hermès vendu rue des clercs, une rue piétonne de Metz à deux pas du centre des impôts et où on ne le mettrait pas en vitrine si on ne pensait pas qu'il pourrait trouver preneur.
Ceci étant, si j'ai le plus total mépris et pour le snobisme des hôtes et pour la vénalité des faux invités célébrissimes, je constate accessoirement que Paris Hilton vaut nettement moins sur le marché de la participation rémunérée à l'instar des escort girl que, par exemple, Catherine Deneuve. Il y a en effet toutes sortes de putes et celles-ci ne sont pas les moins méprisables si vous voulez mon humble avis!
Rédigé par : Catherine JACOB | 01 janvier 2009 à 01:33
Cher Philippe,
"Où se trouve, chez la femme, le siège de l'esprit?"Elle répondit:"Entre les cuisses."
"Et celui de la jouissance?"-"Au même endroit"
-Et celui de l'amour des hommes et de la haine?- (texte censuré )
Où se trouvent placés, chez la femme, la connaissance, l'amour et le goût?" - " Dans l'oeil, dans le coeur et dans la v...".
Comme on lui demandait des explications à ce sujet, elle répondit:" La connaissance a son siège dans l'oeil parce que c'est l'oeil de la femme qui apprécie la beauté des formes et les avantages extérieurs. Par l'intermédiaire de cet organe l'amour pénètre jusqu'au coeur et lorsqu'il s'en est emparé, il y demeure et l'asservit"...
Texte extrait du Jardin Parfumé.
Bonne et Heureuse Année 2009
françoise et karell semtob
Rédigé par : semtob | 01 janvier 2009 à 01:32
Bonjour,
L'argent n'a jamais été un signe d'intelligence ni de grandeur d'âme : bien au contraire, néanmoins seules l'intelligence et la grandeur d'âme font progresser l'humanité et rendent le monde meilleur.
Il y a quelques années encore, ceux qui en étaient dénués en avaient honte et de ce fait acquéraient avec l'argent un minimum de "vernis" d'éducation et de politesse apparente, qu'ils appliquaient au moins en public.
La politesse et le savoir-vivre sont la base élémentaire de la vie harmonieuse en société et le fondement de la "fraternité" citoyenne. Car si les cultures sont différentes, politesse et savoir-vivre sont similaires partout dans le monde et depuis très longtemps à Paris, à New York ou à Santiago du Chili, à un certain niveau (élévé bien sûr) d'éducation et de culture.
Les ghettos pour riches existent depuis plusieurs décennies aux USA, tant à Miami, qu'à Los Angeles et dans toutes grandes villes américaines. Des quartiers entiers de ville sont totalement fermés avec des barrières sur leur route d'accés et sécurisés par des polices privés. Je connais un quartier de ce type à Paris et un autre à Mougins, en France.
Les gens qui y vivent sont souvent tout simplement bien élevés, simples et très cultivés. Ils recherchent tout simplement à vivre comme tout le monde vivait il y a quelques années dans notre pays : paisiblement et en bonne intelligence avec leur environnement et leur voisinage, en respectant les règles élémentaires de savoir-vivre .
Aujourd'hui, la vulgarité, la bêtise et la goujaterie payent et ne font plus honte à leurs détenteurs : ils en sont fiers !!! L'intelligence, la gentillesse, l'empathie, la bonne éducation, l'élégance, celle du coeur, du corps, un port physique et moral altier et la gentillesse sont moqués et piétinés par ceux qui en sont dépourvus à jamais. Ces derniers sont cependant les plus nombreux et gagnent par leur nombre mais non par leur qualité. Ces qualités n'ont rien à voir avec l'argent et la réussite professionnelle ou sociale. En général les plus grands voyous et les plus grands usurpateurs et voleurs sont tous bien plus riches que certains prix Nobel qui ont pourtant révolutionnés le bien-être de toute l'humanité.
Coco Chanel disait "Le luxe, ce n'est pas le contraire de la pauvreté mais celui de la vulgarité".
Quel est le sot, inculte et vulgaire, qui a inventé l'utopie du "luxe vulgaire" ? Le luxe vulgaire n'existe pas et n'existera jamais car aucune personne, même la plus vulgaire et vile en elle, ne souhaiterait être assimilée à un concept "vulgaire" ni à la notion de vulgarité.
Le luxe vulgaire n'est donc pas du luxe, mais le comble des vulgarités : c'est le contraire du luxe. C'est donc un concept pervers, qui est contre-nature et malsain. Ce concept illustre la réalité que, de nos jours, les personnes les plus vulgaires, les plus stupides et les plus viles peuvent devenir milliardaires, inonder nos ondes en quasi exclusivité , et imposer à nos oreilles, à nos yeux, à nos neurones via nos médias, leur bêtise, leur petitesse morale et comportementale, leur goujaterie mais aussi leur déséquilibre psychologique. Ils nous démontrent leur incapacité personnelle à s'élever, leur incapacité à devenir respectable.
Les moquer et pointer, à notre tour, leur bassesse et leur ridicule est le seul moyen de retrouver l'audace d'espérer.
Revenir à une société saine, heureuse, équilibrée et en évolution passe par cette dénonciation. Les journalistes se gardant bien de le faire, il reste les blogs !
Merci Monsieur Bilger !
A quand une association française pour réinstaurer enfin la bonne éducation, l'élégance, le bon goût, la noblesse du coeur et le retour en force du savoir-vivre en toute circonstance ?
Nous sommes bien plus nombreux à le souhaiter que les minorités visibles et vulgaires qui meublent aujourd'hui en exclusivité tous nos médias. S'il y a des candidats pour créer une telle association, je suis personnellement partante.
Le nivellemment par le bas, le laid, le grossier, l'inculture, le vil, le bête et le moche, qui aime ça ?
Nous sommes cependant responsables et coupables de nous être tus et de les avoir laissé nous écraser, nous faire taire et s'imposer.
Nous sommes responsables et coupables de ne pas y réagir en masse.
Rédigé par : Muriel | 31 décembre 2008 à 19:53