C'est quelqu'un, le Grand Rabbin de France !
Il y a quelques jours, dans mon quartier, je voyais défiler des manifestants pro-palestiniens criant des slogans très hostiles à Israël et à son offensive redoutable dans la bande de Gaza.
Le lendemain, je lisais un communiqué du CRIF et de son président appelant à venir soutenir Israël, sa politique et son offensive.
Je n'ai pu m'empêcher de trouver dans ce parallélisme les signes d'un antagonisme sommaire, la volonté simpliste de répondre aux slogans par des slogans, à une inconditionnalité par une autre inconditionnalité. Alors que, s'il y a un domaine où l'intelligence doit hésiter et le coeur être partagé, c'est bien celui qui se rapporte au conflit israélo-palestinien.
Les nombreux morts déjà, du côté palestinien. Des civils pris dans la tourmente et tués. Israël, en même temps, qui avait le droit ne plus supporter ces tirs de roquettes incessants, qui s'abattaient sur tel ou tel de ses villages et qui venaient systématiquement troubler une quotidienneté qui n'aurait souhaité que d'être laissée en paix. Qui aurait désiré être oubliée.
Je me souviens de "Cactus",une émission sur Paris Première à laquelle je participais et qui s'était terminée par un débat vigoureux mais néanmoins courtois entre Caroline Fourest, qui mettait en cause la stratégie guerrière d'Israël, et Me Gilles William Goldnadel qui la justifiait et accablait le Hamas. Ces échanges me passionnaient mais mon esprit était comme une balle entre deux joueurs. J'écoutais l'un et l'autre et j'étais heureux de pouvoir me taire, de peser, grâce à eux, le pour et le contre et de n'être pas sommé de choisir. Certes, Caroline Fourest n'avait pas tort mais pour Israël c'était de la légitime défense, non ? Celle-ci sans doute dépassait les limites mais dans l'action qu'on vous impose, peut-on maîtriser, comme dans un laboratoire, un drame en chambre, les aléas de la riposte, les fureurs de l'adversaire? On ne peut pas tout gouverner quand la réalité mène un terrible jeu.
Devant ce qui m'apparaissait comme une tragédie réciproque, la retenue, l'hésitation semblaient des vertus évidentes, même à moi qui ne raffole ni de l'une ni de l'autre. J'espérais l'irruption, dans l'espace public et médiatique, d'une forte personnalité, d'un grand esprit qui viendraient apporter, autant que possible, de la sérénité et de la hauteur dans le feu et dans l'incandescence.
Lisant l'entretien du Grand Rabbin de France dans le Figaro, Gilles Bernheim, j'ai compris que j'étais arrivé à bon port et avais trouvé la parole qui me convenait. Si elle n'avait pas, pour tout, mon assentiment, elle créait chez moi bien davantage : une confiance, une curiosité, un élan. Ce n'était pas la première fois que je remarquais, au sein de la communauté juive, la portée impressionnante des propos de Gilles Bernheim. Ils présentaient cette particularité d'échapper à la bêtise et pourtant cette dernière peut tomber à tout coup sur n'importe qui : la transcendance et la foi ne protègent pas forcément.
J'ai aimé qu'il dise "ma compassion va aux populations civiles palestiniennes". C'est peu et c'est énorme au milieu de ces effervescences incapables d'assumer la douleur, la tragédie de l'autre. J'ai apprécié son analyse sur l'antisémitisme et les actes odieux commis envers les juifs, les musulmans et les chrétiens : il les relie à d'autres formes de violence de la société française qui ne doivent pas seulement interpeller les communautés en question mais l'ensemble de la nation française. J'ai adoré qu'il souligne la part irremplaçable des religions et la force de la transcendance qui oblige à sortir de soi. Je regrette qu'il ne nous ait pas donné la clé pour en donner le sens à ceux qui la refusent ou ne la sentent pas.
Tout serait à lire, à méditer et à questionner. Si j'osais, je ferais une comparaison non pas iconoclaste mais sacrée. Dans cet entretien, j'ai perçu la même qualité de finesse, de profondeur, de compréhension et de partage que celle que Benoît XVI, au meilleur, procure. Il y aura des ricanements mais peu m'importe.
Je continue à penser qu'est bien simplet celui qui défile en oubliant l'insoluble et inextricable question : comment faire quand aucun des deux camps n'a totalement tort ?
Bonsoir, quel plaisir de vous lire... Avant la lecture de votre billet, je souffrais de ne pouvoir dire exactement ce qui me bloquait sur ce conflit : je n'aime pas prendre parti non plus dans une querelle comme celle-ci.
Cependant, je ne crois pas que le réconfort de la foi ou la pensée de cet homme brillant soient suffisants, et je cherche des réponses, des hypothèses sur ce qu'attendent les uns des autres... Et je repense à l'insoutenable théorie d'un professeur, expert en géopolitique, invité de France Culture, qui expliquait (je fais court), que le déséquilibre démographique entre les deux populations, plongerait rapidement Israël dans une situation d'apartheid. J'ai peur de comprendre quand j'entends cela, que la seule issue possible est le conflit permanent. Et si les deux camps n'avaient plus les moyens de changer les choses, et si la mécanique irrégulière, mais inéluctable, suivait son cours dans cette région...
Rédigé par: Frastealb | 13 janvier 2009 at 08:57
Bonjour M. Bilger, j'avoue partager votre point de vue sur le conflit du Proche-Orient. Rien n'est plus terrible que de voir tant de morts, de haine et de souffrance.
Pour être allé il y a quelques années en Israël découvrir ce beau pays, j'ai constaté que la mauvaise foi et les petits coups bas règnent en maître entre les deux camps. "Je construis un mur ici ; moi je construis une mosquée là, pour cacher aux autres la vue du soleil etc etc".
Sincèrement, les discours étaient tellement haineux et perdus dans une idéologie trompeuse, que je ne crois plus à la Paix.
Pour ma part, ils iront jusqu'au bout, ils en rêvent tous, de s'entretuer.
Fort heureusement, quelques-uns prônent la paix, la réconciliation, mais on ne les entend guère.
Bref, je reste dubitatif quand les uns crient à l'infamie et que les autres crient au crime de guerre. Il n'y a point d'échelle dans la haine.
Quelqu'un serait-il optimiste sur ce conflit ?
Rédigé par: Guile | 13 janvier 2009 at 09:48
J'ai éprouvé le même sentiment en écoutant, au cours d'un entretien à la radio, ce grand rabbin.
Alors que tout est fait, à la faveur des événements qui se déroulent à Gaza, pour brouiller la vision des enjeux et chauffer à blanc les haines, et particulièrement l'antisémitisme, la voix de cet homme est rassérénante, par sa justesse, sa compassion mais aussi sa lucidité.
Comment ne pas être révulsé par la récupération idéologique que représentent ces manifestations de soutien à Gaza et les slogans qui y ont cours.
Un tel niveau de manipulation relayé complaisamment par tant de médias et soutenu par les extrêmes est choquant.
Rédigé par: Daniel Ciccia | 13 janvier 2009 at 09:50
Ah, cher Philippe, bien sûr l'étude approfondie d'une doctrine peut conduire à cette intelligence du cœur que Salomon demandait déjà à son dieu il y a bien longtemps. Et cette qualité se le limite pas au cadre religieux, personnellement je retrouve aussi cette généreuse profondeur dans le cours de Mireille Delmas-Marty au Collège de France par exemple.
Mais, car il y a un mais, pour paraphraser l'abbé Pierre, on ne parle pas de dieu à un homme qui a faim.
C'est là où je ne vous rejoins pas tout à fait dans le sens où je perçois dans vos propos, comme chez beaucoup de témoins de ce drame, une sorte d'attente anxieuse d'un événement qui, d'un coup théâtral, arrangerait la situation en permettant aux protagonistes de se découvrir un terrain d'entente jusque-là insoupçonné. Il n'y en a pas. La solution, si solution il y a, n'est pas providentielle et ne peut passer que par un travail de longue haleine, par petites touches, dépassant de loin le cadre temporel d'une vie humaine.
Et puisque nous sommes un peu en utopie, j'aimerais que, malgré la guerre, une fois par semaine, des enseignants juifs et palestiniens échangent leurs postes pour la journée. Alors, un jour peut-être…
Rédigé par: Abiram | 13 janvier 2009 at 10:18
Je connais un peu la région, et pas en touriste. J'ai une passion immense pour ces peuples qui, de Damas au Caire en passant par Beyrouth et Jérusalem, sont gorgés de culture jusqu'à en être étouffés. Ah oui, certains peuvent craindre la paix, la vraie, celle qui verrait l'union des deux peuples les plus fertiles en intellectuels de la région, Israéliens et Palestiniens.
Je fais partie de ceux, rares encore, qui ne croient pas en la viabilité de deux Etats distincts, solution qui ne pourra être au mieux qu'une transition vers un inéluctable état binational voire confédéral englobant le Liban et la Jordanie. Car au-delà de la question territoriale qui focalise les attentions d'aujourd'hui, la question majeure est celle des réfugiés, 2,5 millions de personnes dont il faudra bien faire quelque chose. Israël, en tant qu'Etat juif, est condamné à disparaître, ce qui terrorise les politiciens israéliens qui viennent d'interdire aux partis arabes israéliens de participer aux prochaines élections législatives, contre toute règle démocratique.
Les contempteurs de l'antisémitisme actuel en sont parfois les artisans conscients : en répétant à l'envi que l'antisionisme équivaut à l'antisémitisme, comme si rien ne s'était passé dans le mouvement sioniste depuis les idéaux de Théodore Hertzl, ces BHL et autres Gluksmann prennent en otage tous les juifs, en particulier français, comme bouclier humain devant toute tentative de remettre en question la politique israélienne, qui n'est rien d'autre aujourd'hui que la queue de comète d'une guerre coloniale. Qu'à cela ne tienne, les opposants à Israël ont alors, pour certains d'entre eux, beau jeu de s'en prendre aux juifs dans leur ensemble.
Or les juifs de France, que je n'appelle pas ici communauté dans la mesure où la grande majorité d'entre eux se réfèrent au judaïsme davantage par culture familiale que par conviction religieuse, partagent dans l'ensemble l'opinion générale sur la politique israélienne même s'ils conservent, et c'est bien légitime, une affection particulière pour Israël. Vivant avec une musulmane dont l'ouverture d'esprit se rétrécit formidablement à l'évocation de la Palestine, je ne cesse de lui faire remarquer les attitudes hostiles à la politique israélienne de nombreux juifs, tels Rony Brauman, de l'Union Juive française pour la Paix ou Stéphane Hessel, lequel ayant été à la fois déporté et résistant, a - lui aussi - le droit de tout dire. L'expression de Gilles Bernheim, quoique plus nuancée, participe de cette dichotomie indispensable entre juifs et sionistes - au sens moderne du terme.
Quant à la part irremplaçable de la religion et de la transcendance pour sortir de soi, je comprends bien qu'un chef religieux vante sa boutique en parant sa vitrine des plus beaux atours mais force est de constater que l'origine de cette guerre interminable provient d'un détournement du sionisme originel - qui n'établissait pas de nécessité d'un état juif en Palestine - pour se référer à une transcendance qui nie l'histoire de 2000 ans : le retour des juifs sur la terre que Yahvé leur aurait donné. Des tests génétiques prouveraient assez facilement que le paysan palestinien est plus sûrement le descendant d'un paysan hébreu qu'un juif ashkénaze, dont l'ancêtre fut anciennement converti.
Je préfère ma transcendance athée, celle d'une petite famille humaine au milieu d'une immensité d'étoiles muettes, famille humaine qui peine à comprendre que dans cette solitude cosmique, nous sommes indéfectiblement, bon gré mal gré, frères et soeurs.
Rédigé par: Jean-Dominique Reffait | 13 janvier 2009 at 13:59
"Dans cet entretien, j'ai perçu la même qualité de finesse, de profondeur, de compréhension et de partage que celle que Benoît XVI, au meilleur, procure. "
Vous parlez du même Benoît ayant commis déjà pas mal de bourdes révélant son intolérance à l'égard du monde musulman, des franc-maçons ainsi que d'autres minorités, rétabli le latin à la messe et tenu des propos révisionnistes sur l'histoire de l'Inquisition ?
Savez-vous au moins qu'il a tenu et tient toujours une place importante dans la congrégation pour la doctrine de la foi ? Connaissez-vous les sources et le rôle de cette institution?
Rédigé par: Réveillez-vous | 13 janvier 2009 at 14:00
Ravi d'entendre cette parole, qui reconnaît le caractère tragique de l'affrontement tout en gardant le sens des proportions.
Il est bon de rappeler effectivement qu'"aucun des deux camps n'a totalement tort", et par là même que le simplisme manichéen des uns et des autres ne peut permettre d'analyser correctement - et justement peut-être - ce conflit.
(Une remarque sur votre texte cependant, "rocket" est la graphie anglaise).
Rédigé par: Ouga | 13 janvier 2009 at 14:01
Vous êtes aujourd'hui un philosophe, cher PB, c'est-à-dire un ami de la sagesse ... Mais la sagesse est comme la femme, elle ne peut que ce qu'elle a. Face aux grandes haines millénaires, ce qu'elle a est bien peu ... Elle se fait aider parfois de la raison, et parfois celle-ci lui tourne le dos ... C'est ainsi que les hommes sont.
Vous citez le Pape actuel. Je vous cite celui d'hier: "Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens" ... Béziers, Gaza, mêmes misères et mêmes incompréhensions de l'humain par l'humain ... Même crimes. Les choses ont évolué: des Innocents génocidaires à Jean-Paul II, les siècles en ont charrié du sang ... Et ils en charrieront encore. Car ce sera longtemps ainsi: J'ai raison même si tu n'as pas tort ... Et la sagesse qui, péniblement, essayera de se faire une place au centre de ce dilemme qu'elle s'efforcera autant qu'elle pourra de concilier par d'autres mots que ces maux ... La solution, c'est le verbe, mais pas celui d'Arnaud Amaury, que ce fut lui qui le prononça ou un autre ...
C'est un bien étrange billet que celui que vous proposez là. Je vois déja les commentaires politiques et/ou historiques à n'en plus finir qu'il suscitera, ces pensums interminables où chacun apportera sa petites ou plus grande part de vérité ou de mensonge ... Je n'en serai pas car je sais par trop combien on n'entre pas dans le coeur des hommes par de la rhétorique, fut-elle la plus argumentée, érudite voire la pire maligne et rusée ...
Bon jour.
Aïssa.
Rédigé par: Aïssa Lacheb-Boukachache | 13 janvier 2009 at 14:03
Comme Monsieur l'Avocat général Bilger, j'ai lu l'intelligente interview du Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, publiée hier par Le Figaro. J'invite ceux qui ne l'ont pas encore lue à la consulter sans tarder.
Le nouveau Grand Rabbin de France y aborde pas mal de sujets, dont le conflit entre Israël et Palestine. C'est vraiment un homme sage qui s'y exprime, bien différent de ces nombreux casseurs de la paix sociale en France dont Finkielkraut est le meilleur représentant.
On admirera dans cette interview l'accent mis par Gilles Bernheim sur l'existence d'une certaine unité culturelle et religieuse contre Juifs et Musulmans.
Etant moi-même d'origine sémite, je suis de ceux qui pensent fermement que la solution au conflit du Proche-Orient devra être recherchée entre Israéliens et Arabes. Toute solution préconisée par les Etats européens et l'Amérique est d'avance vouée à l'échec car elle ne peut par nature être équitable.
Il nous faudra simplement des dirigeants généreux dans les deux camps. Malheureusement ceux qui sont au pouvoir sont tous des vieux et ont gardé les réflexes des années 1950. Pourtant, la plupart d'entre eux ne se sont pratiquement pas établis longtemps hors du Proche-Orient. D'où leur vient donc leur entêtement à aller sans répit à la bagarre ?
Une analyse factuelle strictement objective oblige à dire que la riposte d'Israël est disproportionnée. Certes le Gouvernement israélien avait, 48 heures ou 72 heures avant ses premiers bombardements, formellement averti le Hamas des risques auxquels il exposait le territoire palestinien en raison de son action contre certains villages israéliens. Mais je juge qu'il est allé au-delà des seules exigences de la légitime défense. Gilles Bernheim n'aurait jamais dû craindre, en tant que philosophe et chef religieux, de critiquer nettement sur ce point le gouvernement israélien, indépendamment de l'expression de sa compassion en faveur des populations civiles palestiniennes.
La paix est possible car nous avons le devoir de vivre dans la mémoire de Sarah et Agar. Mais nous ne l'obtiendrons pas si nous nous rangeons derrière les occidentaux dont la connaissance du monde sémite est biaisée.
Rédigé par: LABOCA | 13 janvier 2009 at 14:36
De la compassion du Grand Rabbin
Si ce message est à destination des juifs de France, je peux être d’accord avec vous PB tout en trouvant que cela manque un peu de force ; mais si le message s’adresse au lecteur moyen du Figaro que je suis il apparaît comme un message obligé et donc vide et sans portée, et même peut-être insultant pour l’autre bord.
Rédigé par: Jean-Marie | 13 janvier 2009 at 15:18
@ M.Aïssa Lacheb-Boukachache
1.La phrase "Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens" n’est qu’une traduction assez libre de « Caedite eos. Novit enim Dominus qui sunt eius ».
2.Elle est vraisemblablement apocryphe.
3.Elle n’a jamais été attribuée par les historiens à un pape, mais à un légat du pape Innocent III, Arnaud Amaury, dit aussi Amalric, abbé de Cîteaux, qui l’aurait prononcée lors du sac de Béziers, en 1209.
Rédigé par: Pascal SOURIS | 13 janvier 2009 at 16:56
@ Ouda
La graphie "rocket" fut française mais masculine pour désigner des fusées incendiaires. Mais il est vrai que si le Hamas envoyait sur Israël des roquettes ou, à défaut, des laitues ou des scaroles, les Israéliens seraient sans doute moins irascibles.
Rédigé par: Jean-Dominique Reffait | 13 janvier 2009 at 17:39
"Il y aura des ricanements mais peu m'importe."
Vous faites bien en effet de laisser ricaner les ricaneurs!
"Je continue à penser qu'est bien simplet celui qui défile en oubliant l'insoluble et inextricable question : comment faire quand aucun des deux camps n'a totalement tort ?"
Je pense que le fait de défiler dans une manifestation a souvent peu à voir avec le raisonnement, par exemple celui qui permettrait de faire la part des choses et à l'image de Rhadamante de peser de façon infaillible les torts et les droits, et souvent beaucoup à voir avec l'émotion selon l'adage qui veut que le coeur ait ses raisons que point ne veut connaître la raison.
Contrairement à vous, je n'ai pas lu l'entretien du Grand Rabbin de France dans le Figaro, Gilles Bernheim, mais en revanche j'ai attentivement écouté Daniel Shek (ambassadeur d'Israël en France) sur Ripostes ainsi que tous les autres participants, en particulier Elias Sanbar (historien, essayiste, poète et militant de la cause palestinienne : http://www.bibliomonde.net/auteur/elias-sanbar-1346.html ).
J'ai noté que le dialogue était possible dès lors que les belligérants auraient quelque chose à dire, à savoir autre chose qu'un "NON!" systématique.
Pour autant qu'il m'appartienne de dire autre chose que des sottises sur le sujet, je ne pense pas que le fond du problème soit d'ordre religieux en dehors du fait que ni chez les uns, ni chez les autres le politique plus ou moins étroitement imbriqué dans le religieux selon des modalités que la pensée japonaise par ex. pense sous le concept de MATSURI-GOTO, n'envisage de s'en laisser extraire pour s'installer dans une forme disons, séparée.
Si le problème était véritablement religieux, on aurait pu faire appel depuis fort longtemps à une notion qui est celle des "trois universels mis en lumière par la logique du lieu (basho) de Nishida, pour continuer à penser dans la même disons, veine: l'universel du jugement, l'universel de l'éveil à soi, et l'universel de l'intelligible, au sens où le «Système auto-réveillé des universels» (1930), compris comme autodétermination auto-éveillée du néant absolu, ne servirait qu'à une chose: approfondir l'éveil à soi, qui est l'essence de la conscience, jusqu'au basho (lieu) du néant absolu, dans lequel disparaît la distinction subjectif-objectif." cf. Jacynthe Tremblay - http://www.japonline.com/jfra/eterv/tremblay.asp -
Puisqu'aussi bien en effet, selon une problématique qui aurait perturbé Einstein, le Lieu est... en Dieu qui lui même n'est... nulle part!
Or, là est toute la question, puisque le lieu litigieux n'est pas celui-là mais le lieu des bombardements!
Rédigé par: Catherine JACOB | 13 janvier 2009 at 17:44
Nombre de jeunes Israéliens exilés à New York ont fui le service militaire, dégoûtés à l'idée d'humilier pendant 3 ans leurs frères Palestiniens. D'après eux cette guerre est poussée par des extrémistes récemment débarqués de Russie ou autre, qui se veulent plus purs que les purs.
Je connais un peu le Liban pour y avoir séjourné un mois fin 2005. J'ai pu visiter la maison de Walid Joumblatt (où j’ai eu la surprise de le croiser, lui qui était officiellement hors du pays), qui s'entend très bien et prend plaisir à discuter avec de nombreux chrétiens maronites et orthodoxes. Le Liban était en train de repartir, la diaspora revenait s’installer dans Gemayze où l’immobilier remontait, les pro-syriens essayaient désespérément d'assassiner certains députés pour enrayer cette sortie du Liban de la guerre perpétuelle. Le Liban se dirigeait vers plus d’Etat, pour rebâtir l’éducation après les années Hariri qui avait surtout su reconstruire les buildings plus que le tissu social, ce qui est déjà pas mal.
L'offensive israélienne de 2006 a détruit cet élan : la centrale électrique de Jiyeh a été détruite pour la Nième fois, une marée noire énorme suivait. Sans doute la centrale était-elle un repère du Hezbollah... Idem pour tous les ponts, toutes les infrastructures. Dire qu'en 2005 les feux rouges recommençaient à marcher aux intersections...
La pire conséquence est psychologique : tous les modérés, les ingénieurs, les gens éduqués non radicaux partent à l'étranger. Restent les politiciens, les spécialistes en garde rapprochée, les experts en voitures blindées, le racket à la sécurité, tous les acteurs qui ne vivent que par et pour le conflit armé. Le Liban est vidé de ses forces motrices pour 15 ans de plus. En Palestine c'est encore pire.
Dans ces conditions la paix ne pourra venir que d'Israël, quand les 'Israéliens de souche' reprendront le pouvoir. Et, tout comme JDR, je ne vois qu'une victoire démocratique d'une coalition des Arabes avec des Israéliens de souche, ou plutôt Israéliens de souche tout court, les arabes en faisant partie.
Il faudra au moins une génération de plus, la démographie finira par réussir là où la diplomatie piétine. Les rabbins et rabbines avisés accompagneront cette évolution.
Rédigé par: Alexandre | 13 janvier 2009 at 21:01
La guerre c'est moche. La guerre attise les haines.
Israël est un état que sa géographie met en danger. Il n'est pas acceptable que des tirs réguliers viennent troubler la vie des Israéliens. Il est naturel qu'un Etat cherche à protéger son peuple. Ce sont quand même des actes de guerre. Ne pas répliquer serait dangereux pour ce peuple.
Oui, il y a des morts, oui, ce sont des femmes et des enfants, pour certains, mais n'est-ce pas là la cruelle hypocrisie de ce harcèlement régulier ? Ne cherche t-on pas, quelque part, en "agaçant" ainsi quotidiennement un peuple, à faire des victimes pour éveiller l'esprit fraternel et la haine d'autres peuples alentours ?
Lors de la création de l'Etat d'Israël, il était prévu un Etat palestinien que les représentants de l'époque ont refusé.
Les Israéliens ont depuis cultivé cette terre aride sur laquelle ils vivent, qui est devenue à force de persistance, de travail et de soins, prospère.
Les Palestiniens aimeraient évidemment récupérer ces terres qu'ils n'ont pas fait fructifier en leur temps.
Questions : est-il naturel qu'un Israélite lorsqu'il sort de chez lui ait en bandoulière le fusil mitrailleur lorsqu'ailleurs dans le monde, tout autre individu porte une sacoche ? Non ! Ce n'est pas une vie d'être sans cesse sur la défensive.
Est-il normal lorsqu'un Israélien prend l'autobus de voir un "illuminé" sauter sur le conducteur et jeter le véhicule dans un ravin... !!! Là encore non !!!
Tout là-bas s'embrase !
Je sais que l'on va me répliquer, mais il y a inégalité ! Et alors ?
Au lieu de dépenser l'argent d'un peuple qui se traîne à acheter des armes, il ne serait pas plus utile cet argent à "construire" un pays, cultiver une terre et diriger un peuple vers la lumière plutôt que vers la tombe !
Alors, lorsqu'un jour chacun reconnaîtra à l'autre le droit de vivre en paix, là, l'Humanité aura fait un pas...
Rédigé par: Marie | 13 janvier 2009 at 22:05
Quoi qu'il en soit, il est illusoire de penser que la paix puisse survenir et s'imposer tant que le Hamas aura la doctrine qui est la sienne.
Sans l'islamisme radical, la paix aurait gagné et l'Etat palestinien existerait à ce jour pour le plus grand profit de l'ensemble de la région.
Il est impossible de faire abstraction de la nature fondamentale du Hamas et de la gangrène que cela représente.
Son attitude a transformé Gaza en enfer.
Rédigé par: Daniel Ciccia | 13 janvier 2009 at 22:17
Moui, moi aussi je laisse les ricaneurs ricaner et les réviseurs de l'histoire réviser et raconter n'importe quoi....Lire ceci "des Innocents génocidaires à Jean-Paul II" ( JP II génocidaire (!), ma parole, vous avez fumé une substance illicite pour raconter cela) et le reste est une contrevérité, pour ne pas dire une contrepèterie donc je ne suis pas sûre que ce sont vos doigts qui ont frappé ces mots sur le clavier, Aïssa Lacheb-Boukachache. Vous écrivez n'importe quoi et je dois dire que par moment vous m'agacez un peu. Haa mais j'y suis ! Vous faites de la provocation ?! J'arrête donc de vous répondre.
Par contre, je suis bien d'accord avec vous pour dire que le siècle présent charrie du sang dans bien des pays contre bien des populations chrétiennes. Est-ce respectable selon vous ?
Benoît XVI est quelqu'un que je respecte et dont j'estime beaucoup les avis.
Pour en revenir au sujet, qui donc a voté démocratiquement pour le Hamas ? Et qui donc attribue aux Israéliens d'avoir poussé la population à voter pour ce même Hamas ? Qui donc attribue la responsabilité aux autres de ses propres choix ?
Ce qui m'inquiète de plus, ce sont tous ces imbéciles qui cherchent à transborder leurs conflits sans solution aucune et sans fin en France par exemple, ce qui m'inquiète c'est l'expression violente et ouverte d'un certain antisémitisme en attaquant des lieux de culte ou des personnes qui n'ont rien demandé...
Rédigé par: Nathalie | 13 janvier 2009 at 22:29
La guerre c'est moche. La guerre attise les haines.
Israël est un Etat que sa géographie met en danger. Il n'est pas acceptable que des tirs réguliers viennent troubler la vie des Israéliens. Il est naturel qu'un Etat cherche à protéger son peuple. Ce sont quand même des actes de guerre. Ne pas répliquer serait dangereux pour ce peuple.
Oui, il y a des morts, oui, ce sont des femmes et des enfants, pour certains, mais n'est-ce pas là la cruelle hypocrisie de ce harcèlement régulier ? Ne cherche t-on pas, quelque part, en "agaçant" ainsi quotidiennement un peuple, à faire des victimes pour éveiller l'esprit fraternel et la haine d'autres peuples alentours ?
Lors de la création de l'Etat d'Israël, il était prévu un Etat palestinien que les représentants de l'époque ont refusé.
Les Israéliens ont depuis cultivé cette terre aride sur laquelle ils vivent, qui est devenue à force de persistance, de travail et de soins, prospère.
Les Palestiniens aimeraient évidemment récupérer ces terres qu'ils n'ont pas fait fructifier en leur temps.
Questions : est-il naturel qu'un Israélite lorsqu'il sort de chez lui ait en bandoulière le fusil mitrailleur lorsqu'ailleurs dans le monde, tout autre individu porte une sacoche ? Non ! Ce n'est pas une vie d'être sans cesse sur la défensive.
Est-il normal lorsqu'un Israélien prend l'autobus de voir un "illuminé" sauter sur le conducteur et jeter le véhicule dans un ravin... !!! Là encore non !!!
Tout là-bas s'embrase !
Je sais que l'on va me répliquer, mais il y a inégalité ! Et alors ?
Au lieu de dépenser l'argent d'un peuple qui se traîne à acheter des armes, il ne serait pas plus utile cet argent à "construire" un pays, cultiver une terre et diriger un peuple vers la lumière plutôt que vers la tombe !
Alors, lorsqu'un jour chacun reconnaîtra à l'autre le droit de vivre en paix, là, l'Humanité aura fait un pas...
Rédigé par: Marie | 13 janvier 2009 at 23:25
@Nathalie
Apprenez à lire, je vous prie, vous serez moins ridicule ... "Des (Papes) Innocent génocidaires à Jean-Paul II (l'humaniste), les siècles en ont charrié du sang ...". En d'autres termes: du pire comme du meilleur, la barbarie humaine se fiche dans sa constance et son indifférence ... Sous Innocent II le monstre, les tueries en ce monde n'ont pas cessé; sous Jean-Paul II l'espérance, elles n'ont pas cessé non plus ... Voila, est-ce plus clair ainsi pour votre petit esprit? C'est lassant, à la fin, ces scolaires qui interpellent ainsi ... Veuillez cessez, Nathalie, ou hissez-vous à mon niveau, ce sera plaisir ...
Aïssa.
Rédigé par: Aïssa Lacheb-Boukachache | 13 janvier 2009 at 23:39
@Aissa : vous vous prenez pour qui ? Jamais je ne m'abaisserai à votre niveau, qu'on se le dise.
Je cesserai de vous interpeller, rassurez-vous, et de plus je ne lirai même plus vos interventions - cela s'appelle du boycott - faites de même à mon égard, car je n'apprécie pas votre commentaire et le ton dont vous vous servez à la limite de l'injure à mon égard en tous les cas méprisant. Apprenez à dialoguer avec les autres avec un peu plus de respect et de politesse et votre vie va s'améliorer. La "scolaire" vous salue bien.
Rédigé par: Nathalie | 14 janvier 2009 at 07:25
De la compassion du grand Rabbin
LABOCA qui a écrit un très beau texte élogieux vis-à-vis du Grand Rabbin écrit cependant qu'il n'aurait pas dû craindre de critiquer nettement sur le point de la disproportion le gouvernement israélien, voilà ce que j'aurais voulu écrire.
J'ajouterai que durant l'Occupation le cardinal archevêque de Toulouse bien que probablement antisémite a fait lire un sermon dans toutes les églises de son évêché pour soutenir les juifs, il y fallait de la hauteur de vue et du courage vu les circonstances.
Ainsi Gilles Bernheim doit faire plus s'il veut devenir un Juste. Sinon il est plus sage de se taire.
Laboca souligne par ailleurs avec raison la médiocrité des politiques locaux, car ce qui me frappe c'est que depuis 40 ans que je suis cette actualité, seul Sadate a été vraiment grand, Rabin peut-être mais la poursuite de la colonisation après la signature des accords me fait douter profondément de sa sincérité et donc de l'homme.
Rédigé par: Jean-Marie | 14 janvier 2009 at 10:54
@ Jean-Dominique Reffait,
Vous écrivez notamment "...ces BHL et autres Gluksmann prennent en otage tous les juifs, en particulier français, comme bouclier humain devant toute tentative de remettre en question la politique israélienne, qui n'est rien d'autre aujourd'hui que la queue de comète d'une guerre coloniale".
Prendre en otage, bouclier humain, je trouve vos propos déplacés et outranciers. Ils ne contribuent pas à la compréhension du problème. Par ailleurs, la politique israélienne ne se limite pas à "la queue de comète d'une guerre coloniale". Si l'occupation est une donnée essentielle, bien d'autres facteurs entrent, dans cette région, en ligne de compte.
Je vous trouve encore très présomptueux, lorsque vous écrivez avec votre assurance coutumière:
"Or les juifs de France, que je n'appelle pas ici communauté dans la mesure où la grande majorité d'entre eux se réfèrent au judaïsme davantage par culture familiale que par conviction religieuse, partagent dans l'ensemble l'opinion générale sur la politique israélienne même s'ils conservent, et c'est bien légitime, une affection particulière pour Israël".
Pardon, mais que savez-vous des références laïques ou religieuses des juifs de France, références qui sont par définition intimes, que savez-vous encore des positions de cette même communauté concernant le conflit israélo-palestinien ? Je doute que les meilleurs des sondages soient une valeur fiable dans ce domaine, si tant est que vous vous référiez à ce genre de données. Un peu d'humilité !
@ Alexandre,
Je crains que l'opposition que vous établissez entre les "Israéliens de souche" et les autres ne reflète nullement le partage de l'opinion israélienne entre partisans et opposants à la paix. J'ajoute qu'il ne s'agit pas non plus à mon sens d'une question de communauté : les juifs originaires d'Europe de l'Est n'étant pas plus foncièrement rétifs à la paix que les juifs d'origine américaine ou éthiopienne. Je vous rappelle que l'assassin d'Yitzhak Rabin, Yigal Amir, n'était ni russe ni polonais, mais d'origine yéménite.
Pour ce qui concerne le Liban, vous avez raison de dire que le conflit israélo-arabe a détruit ce merveilleux pays, non pas seulement depuis la dernière guerre, mais depuis des décennies, l'afflux massif de réfugiés palestiniens, la radicalisation des communautés (dont celle des druzes de Oualid Joumblatt, des chiites, des sunnites ou des maronites, les interférences constantes des pays de la région (Israël, Syrie, aujourd'hui l'Iran, etc.), on propulsé ce pays dans le chaos. Mais là encore, comme l'a dit notre cher Philippe Bilger, les torts sont souvent partagés.
@ Le cat
Vous écrivez : "Lors de la création de l'Etat d'Israël, il était prévu un Etat palestinien que les représentants de l'époque ont refusé.
"Les Israéliens ont depuis cultivé cette terre aride sur laquelle ils vivent, qui est devenue à force de persistance, de travail et de soins, prospère.
"Les Palestiniens aimeraient évidemment récupérer ces terres qu'ils n'ont pas fait fructifier en leur temps ".
Je ne veux pas alimenter la polémique et contredire ainsi l’esprit général de mon commentaire, mais tout de même : imaginons que vous laissiez votre jardin en friche et que je vous en chasse pour y planter mes choux, cela ferait-il de moi pour autant le légitime propriétaire ? J’entends depuis que je suis adolescent l’argument de « la terre appartient à ceux qui la cultivent », mais je doute que cet argument ait une quelconque valeur en matière de droit international.
@ Daniel Ciccia,
Je suis tout à fait d'accord avec ce que vous dites sur le Hamas, mais n'oublions pas que le mouvement fondamentaliste palestinien n'est pas le seul obstacle à la paix dans la région. L'assassin d'Yitzhak Rabin n'était pas un frère musulman mais un juif fanatique.
Pour autant, il est en effet très compliqué, et c'est un euphémisme, de dialoguer avec un mouvement dont la logique est celle du martyre, un mouvement qui fait de la mort une apothéose, un mouvement qui se repaît de la destruction et de la haine comme une plante se nourrit de sa sève.
Je voudrais saluer pour terminer l'intelligence du billet de Philippe Bilger qui, plutôt que de reprendre les griefs des uns et des autres, insiste sur les responsabilités partagées ou plutôt sur la compréhension que l'on peut avoir pour deux aspirations nationales légitimes. Dans le contexte de haine actuelle, c'est une attitude éminemment responsable. Certains internautes pensent-ils vraiment qu’il ne sache pas que le Hamas est un mouvement terroriste fondamentaliste ? Croient-ils qu’il ne sache pas que l’Etat d’Israël a commis des crimes de guerre impardonnables en utilisant des bombes à sous-munitions au Liban ou que la politique de colonisation en Cisjordanie est contradictoire avec toutes les initiatives de paix tentées par ailleurs avec l’autorité palestinienne ? Je crois qu’il sait tout cela. Mais, vu qu’un si grand nombre de personnes jettent actuellement de l’huile sur le feu, il estime peut-être qu’un peu d’apaisement n’est pas superflu.
Rédigé par: Laurent Dingli | 14 janvier 2009 at 17:17
@ Aïssa Lacheb-Boukachache,
Vous confondez Innocent II et Innocent III. Par ailleurs, le terme de génocide pour parler de la croisade des Albigeois est impropre. Il s'agit d'un massacre, pas de l'extermination planifiée d'un peuple. Les mots ont un sens. Vous, qui les aimez tant, devriez le savoir.
Voilà, j'espère m'être élevé à votre niveau, contrairement à Nathalie envers laquelle vous pourriez faire preuve d'un peu plus de courtoisie.
Rédigé par: Laurent Dingli | 14 janvier 2009 at 17:49
@Aïssa et Nathalie
Pitié !!! Pas de guerre, même de mots sur ce blog !
J'aime lire... sans casque... les commentaires de tout un chacun.
Apprenons donc courtoisie, calme et pondération car c'est ainsi que l'on évite les conflits.
Au fait ? vous parliez de quoi ?
Rédigé par: noël | 14 janvier 2009 at 18:04
«J’entends depuis que je suis adolescent l’argument de « la terre appartient à ceux qui la cultivent », mais je doute que cet argument ait une quelconque valeur en matière de droit international.»
En matière de droit international, comme en matière de droit tout court, il faut avoir la force de le faire respecter. Autant dire que le droit international n'existe qu'autant que les nations les plus puissantes acceptent de s'y soumettre. Ce qu'elles ne font qu'avec parcimonie, et c'est bien normal.
Si un gringalet me veut mettre un coup de poing, croyez-moi que je ne vais pas choisir de m'attacher une main dans le dos et les deux pieds ensemble pour lui donner une chance de me faire mal.
Et le principe « la terre appartient à ceux qui la cultivent » ne me paraît pas si stupide : pourquoi des tribus de bédouins bénéficient-elles des sommes ahurissantes rapportées par une substance dont ils ne savaient que faire, et qui est tout entière extraite, raffinée, vendue et utilisée par d'autres qui ont, eux, eu la curiosité de trouver à quoi elle pouvait servir ?
Et pour l'uranium c'est tout pareil.
Rédigé par: Blizougu | 14 janvier 2009 at 22:35