Gilbert Collard est un avocat adoré par les médias et dont tout le monde, à commencer par les avocats eux-mêmes, dit du mal.
"Voici", la semaine dernière, lui a consacré un portrait sans complaisance mais honnête, sous la signature de Yann Le Poulichet. Le titre : "Gilbert Collard, l'avocat de la défaite".
On aurait pu s'arrêter là mais Gilbert Collard, dans cette double page dont je me demande si elle l'a meurtri ou flatté, donne sa définition du "grand avocat".
Pour lui, c'est "celui qui accepte de défendre l'individu que tout le monde veut lapider". Je ne suis pas d'accord. Ce qu'il énonce là, c'est tout simplement la passion et la vocation de l'avocat : défendre tout le monde. Et, heureusement, on n'est plus condamné à mort. Donc, aussi difficile que puisse être la mission d'un conseil, elle ne le confronte plus à de l'irréversible.
Gilbert Collard se risque à un paradoxe pour compléter ce que serait encore "le grand avocat" : "Il ne se jauge pas à ses acquittements mais à ses échecs".
Etrange pensée et au fond très confortable. Ainsi, plus l'avocat connaîtrait d'échecs judiciaires, plus il serait remarquable. Combien, qui n'ont pas le talent ni les facilités de Me Collard, accepteraient volontiers de se soumettre à une telle appréciation, à une telle évaluation !
Il est évident, certes, que l'acquittement aux assises ne dépend pas que de la seule qualité de l'avocat, de sa puissance d'argumentation et de son art de la parole. Il est le résultat étonnant ou prévisible de l'oralité des débats, de la nature du jury, de la manière de présider, de la médiocrité de l'accusation et de l'intensité équitable du délibéré. L'acquittement peut ainsi ne pas apparaître comme le couronnement exclusif de l'avocat mais tout de même ! De là à soutenir que les défaites signent davantage "le grand avocat" que les victoires, il y a une marge.
Il y a évidemment des causes qui sont choisies précisément parce que le défenseur ne peut que les perdre ; son unique souci est alors de donner un baroud d'honneur. Elles sont rassurantes ces affaires qui ne mettent jamais en péril l'opinion flatteuse que l'avocat a de lui-même puisqu'il ne sera jamais jugé à partir d'elles, qui sont impossibles à gagner. Me Vergès n'a pas toujours été étranger à ces démarches qui permettent de concilier l'honneur de la défense à tout prix et la tranquillité d'une pratique épargnée par le feu de la critique. A condition qu'on ne promette pas monts et merveilles, faute de quoi la montagne accouchant forcément d'une souris, l'avocat se ridiculisera.
En dehors de ces rares situations désespérées, le "grand avocat", ce n'est pas celui qui perd mais celui qui gagne. Il est des victoires qui, pour le citoyen, pour le magistrat, ont un parfum de scandale et suscitent l'indignation, même si elles sont décrétées par des délibérés insoupçonnables ; mais il n'empêche que l'avocat qui s'en prévaut a le droit de le faire. Il ne s'agit évidemment pas, pour le professionnel digne de ce nom, de porter "ses" acquittements comme autant de scalps mais, avocat, je me féliciterais plus de mes succès que de mes échecs. Ou bien faut-il considérer que Me Collard théorise ses déconfitures, selon l'observation profonde de Marcel Proust pour qui "les idées sont les succédanés des chagrins" ?
Je ne désire pas me mêler de la vie du barreau, de ses lumières et de ses ombres. Mais, après avoir lu cette définition incongrue du "grand avocat" par Me Collard, je me suis demandé si, entre confrères, elle ne constituait pas une pierre maligne jetée dans le jardin de Me Dupond-Moretti dont la réputation est justement fondée sur les nombreux acquittements qu'il a obtenus et dont il est fier.
Imaginons le pire. Demain, j'ai besoin d''un "grand" avocat. Je n'hésite pas une seconde. Je préfère tenter l'acquittement avec Me Dupond-Moretti que risquer l'échec avec Me Collard.
Il n'est pas nécessaire de chercher l'attitude de Maître Gilbert Collard dans les oeuvres philosophiques pour connaître le fondement de son comportement "qui perd gagne", c'est l'avidité qui lui colle à la peau et lui rend insupportable de faire gagner un client qui réclame des indemnités en réparation de ses dommages. Maître Collard n'a pas l'âme d'un avocat, il s'est trompé de robe !
Rédigé par : SYRABELLA DE BEAUREGARD | 04 juin 2011 à 06:41
Peut-être que Gilbert Collard ne plaide que les causes qu'il est sûr de gagner mais pour avoir été défendue par des avocats moyennant des sommes astronomiques et être allée en Cour de cassation pour m'entendre dire par l'avocat qu'il savait qu'il allait perdre, je trouve que maître Collard a au moins l'honnêteté d'annoncer la couleur dès le départ.
Rédigé par : helene | 03 mai 2010 à 17:49
Je veux mentionner les phrases fétiches de Me Collard : l'avocat de la dernière chance, celui qui est là quand il n'y a plus d'espoir, je porte la robe noire car je suis en deuil de la justice et faites-moi confiance. Toutes ses paroles, je ne suis pas près de les oublier.
Rédigé par : bissonnier danielle | 16 mars 2010 à 10:38
Je trouve vos propos choquants de la part d'un fonctionnaire chargé de protéger les intérêts de la société. Il m'a semblé lire dans une récente thèse que le premier défenseur d'un mis en cause est le procureur de la république. J'y crois pour partie... tout dépend de la personne. Certains sont intègres, d'autres corrompus, enfin (on en trouve TOUJOURS) d'autres aveuglés par leurs ambitions, leurs "petites" stat ou sous la pression de notre Grand Maître (Mme le garde des S...). Je crois intimement que la personne que tout condamne mérite plus que jamais une défense à la hauteur. Il est certain que si la cause est entendue selon le parquet, il est plus facile de condamner surtout si aucun ne vient s'interposer pour relever parfois ici et là quelques irrégularités procédurales, quelques griefs à la défense, un problème de qualification et même (cela m'est arrivé plus d'une fois) une prescription de l'action publique alors que le parquet soutenait AVEUGLEMENT une peine pour abonder dans le sens de son collègue qui a réglé le dossier!
Bref, vos propos appellent sans conteste des observations mais ce blog destiné à l'échange devrait laisser une place à vos réactions quant aux commentaires déposés? Je n'en trouve pas! Seriez-vous trop occupé à écrire des articles, des ouvrages, des fusées intellectuelles ..... C'est regrettable. Reprenez la plume pour répondre parfois il y aura alors un véritable échange et non plus un prétoire sans contradicteur!...
Rédigé par : max | 23 janvier 2009 à 18:38
Il faudrait donc qu'ils arrivent à se procurer une machine pour payer par cartes bancaires : modernisation ! Ca m'étonne qu'ils n'y aient pas encore pensé. C'est mieux que le liquide "pour ne pas avoir à le déclarer" comme j'ai entendu dire, coût de l'opération pour mézigue : 100 euros en billets de banque flambant neuf tout chauds sortis du distributeur...
Rédigé par : Nathalie | 21 janvier 2009 à 19:35
Très franchement, vous me faites tomber à la renverse.
Que des cabinets d'avocats puissent faire l'objet de visites nocturnes, j'en suis consciente ; il se trouve que c'est arrivé dans un cabinet dans lequel, il y a quelques années, j'effectuais un stage. Personne n'a cru une seule seconde qu'il s'agissait d'un confrère. Je pense que personne ne l'a même imaginé. Il y avait des dossiers de nature commerciale, disons confidentiels, sans être particulièrement sensibles, mais l'avis général a été qu'il s'agissait tout bêtement d'une tentative de cambriolage, et que le ou les cambrioleurs avaient dû chercher des liquidités.
Sinon, donc, pour la bonne forme, je vous confirme, si besoin était, que commettre une infraction pénale est généralement considéré comme un manquement à l'honneur et à la probité, susceptible en tant que tel, même lorsqu'il n'est pas commis dans le cadre de notre exercice professionnel, de nous valoir une radiation du barreau, a fortiori dans l'hypothèse inverse. En d'autres termes, un avocat qui s'introduirait nuitamment dans le cabinet d'un confrère pour y dérober des pièces (fut-ce sous la forme de photocopies) s'expose non seulement à des poursuites pénales (justifiées) mais également disciplinaires (également justifiées).
Je vais prendre le risque de vous surprendre, mais ce qui m'étonne quasiment le plus, dans cette histoire, c'est qu'un avocat pourrait être suffisamment fusionnel avec les intérêts de sa clientèle pour en arriver à s'exposer à de tels risques, simplement pour faire gagner son client. J'y vois un manque d'indépendance regrettable. L'indépendance de l'avocat par rapport à son client fait également partie de nos obligations déontologiques.
Un dernier mot. Il est fréquent, et conforme à nos principes déontologiques, qu'un avocat garde sous le coude des pièces en sa possession, dès lors que les produire nuiraient à la défense de son client.
Par contre, ça m'étonnerait que vous ayez pu payer un avocat par carte bancaire.
Rédigé par : Fantômette | 21 janvier 2009 à 15:09
@Fantômette
"@Catherine Jacob
Je n'ai rien compris de ce que vous écriviez."
Je faisais grosso modo allusion au fait que m'étant rendue un jour à l'étude de l'avocat dont j'avais fait choix à l'époque [= ça a changé depuis ], ne voilà-t-il pas que ce dernier m'annonce tout de go qu'il venait de s'apercevoir (comment? mystère), que Me Untel (=notre adversaire) s'était offert une petite visite de son étude pendant le week-end. Assez estomaquée malgré tout, j'ai répliqué en gros que je voulais bien créditer les yeux fermés Me Untel de bien des turpitudes, mais de là à le croire capable d'être venu consulter nuitamment les dossiers de son adversaire alors que nous sommes dans un système où le respect du contradictoire exige la communication des conclusions et des pièces qui les appuient à la partie adversaire dans des délais raisonnables, il y avait tout de même de la marge.
J'ai eu l'occasion de m'apercevoir par la suite qu'un autre de ses confrères croyait que le premier avait, quant à lui, piégé son étude, ce qui l'avait conduit à organiser un partage de ses dossiers entre ceux qui étaient accessibles par ex. à son secrétariat, et ceux qu'il gardait sous le coude.
De là mon étonnement quant aux moeurs ayant cours entre confrères dans le barreau concerné ainsi que mon inquiétude quant aux principes déontologiques gouvernant cette profession et encore quant à l'écart pouvant exister entre le contenu du dossier qui finissait par aboutir sur le bureau du juge compétent et celui qui restait sous le coude dans son petit carton, enfin quant à la pertinence de cet écart.
Et je ne vous dis là que ce qui est publiable par notre hôte sans mettre en cause qui que ce soit de façon reconnaissable !!
Maintenant il est possible que dans l'un et l'autre cas, et pour une raison qui m'échappe encore, j'ai été prise pour une parfaite beubeu juste bonne à signer un chèque ou à insérer sa carte bancaire dans l'appareil idoine sans qu'aucune convention d'honoraires n'ait été préalablement, au moins verbalement, conclue, ni aucun tarif affiché nulle part !
Rédigé par : Catherine JACOB | 19 janvier 2009 à 14:35
@ Véronique
Un avocat général qui exercerait sa mission avec "dignité, conscience, indépendance, humanité et probité", par exemple ? C'est la formule du serment prêté par les avocats :-) et l'alpha et l'oméga de nos principes déontologiques.
Je déduis donc de votre commentaire que la qualité d'un procureur se mesure à l'aune de la forme plus que du fond, non ? Il y est moins question de résultats, et davantage question de la façon que l'on a d'y parvenir, me semble t-il.
C'était bien mon propos, relativement à la question de ce qui fait un bon avocat. Pas plus que l'excellence d'un parcours d'avocat général ne se mesurera uniquement en années de détention obtenues, l'excellence d'un parcours d'un avocat ne se mesurera seulement aux résultats qu'il aura obtenus.
L'excellence - dans l'une et l'autre de nos professions - tient à d'autres critères, plus lointains, moins visibles, moins saisissables, hélas, et bien moins aisément mesurables.
@ Catherine Jacob
Je n'ai rien compris de ce que vous écriviez.
Rédigé par : Fantômette | 17 janvier 2009 à 20:58
@Fantômette
""Aucun avocat ne peut se dire bon s'il ne respecte pas les principes déontologiques de notre profession", a t-il conclut en me regardant droit dans les yeux et, vous voyez, j'ai retenu ses paroles."
Donc l'avocat qui espionne son confrère en se cachant derrière l'intérêt de son client devant être soutenu par tout moyen car il scotomise le qualificatif de moyen qui est 'juridique', pourrait être considéré comme oeuvrant en infraction aux principes déontologiques de sa profession ? Idem celui qui espionne la partie adverse en général, son propre secrétariat en particulier ou encore son client pour déterminer si le cas de ce dernier n'est pas finalement susceptible d'exiger qu'il excepte sa conscience d'avocat en particulier ou encore sa conscience tout court si tant est qu'il y ait une distinction à établir à ce niveau?
Autrement dit, tout de même que l'organisation de fragants délits par la mise en danger la vie d'autrui ou même tout court, l'espionnite organisée sous son propre bonnet, ne fait pas partie des pratiques déontologiques de votre profession. Ou bien?
Rédigé par : Catherine JACOB | 17 janvier 2009 à 15:07
@ Fantômette
"Qu'est-ce qu'un bon avocat général ?"
demandez-vous à Philippe Bilger.
Je me permets de réagir à votre question du point de vue du justiciable et du grand public, en m'appuyant sur des extraits de réquisitoires vus dans un documentaire de France 3 diffusé il y a quelques mois.
Le mauvais avocat général, donc.
Celui qui lit son réquisitoire sans un regard, ni une respiration pour ceux qu'il a en face de lui, à côté de lui, bref pour l'ensemble de l’auditoire qui constitue un tribunal : une vraie catastrophe ambulante.
Celui qui va estimer le montant de la peine à l'aune de petits calculs judiciaires maison qui auront comme résultat, additions et soustractions faites et refaites, que la condamnation sera pile poil d'une durée équivalente à celle de la détention provisoire de l'accusé : la médiocre opération judiciaire blanche.
Alors que le documentaire nous apprend que le poste de juge d'instruction dans la juridiction n'a pas été pourvu pendant des années. Et qu'il y a tout lieu de penser que ce poste est resté vacant non pas en raison du sempiternel "manque de moyens", mais parce qu'il semble normal à l'Institution judiciaire et admis par tous que des postes pourvus ou non pourvus ne peuvent dépendre que du bon vouloir des magistrats du siège en ce qui concerne leurs mutations.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 17 janvier 2009 à 09:06
Bonsoir Monsieur Bilger,
Je me sens un peu concernée par le thème de ce billet, et, quoique craignant arriver après la bataille, je souhaite y répondre, et je me lance.
Qu'est-ce qu'un bon avocat ?
C'est une question que l'on se pose tous un jour ou l'autre, je crois. Et - probablement, pour mes confrères - je vous l'affirme, pour moi-même - assez tôt, dans notre exercice professionnel.
J'ai eu l'occasion de poser la question, lors d'une formation en déontologie, à notre formateur - un ancien bâtonnier. Il a souri et a cité les propos tenus par un autre bâtonnier, le bâtonnier Picot-Persin, qui ne voyait ni dans les procès perdus, ni dans les procès gagnés, la marque du bon avocat.
"Entre les procès imperdables que l'on perd (et cela m'est arrivé, Monsieur Bilger), et les procès ingagnables que l'on gagne (et cela m'est arrivé, Monsieur Bilger)" s'exclamait-il...
Il était bâtonnier, peut-être ceci explique t-il cela, mais ce qu'il recherchait, finalement, chez le bon avocat, c'était ce souci des droits de la défense, le respect du contradictoire, de la déontologie, du principe de confraternité.
"Aucun avocat ne peut se dire bon s'il ne respecte pas les principes déontologiques de notre profession", a t-il conclut en me regardant droit dans les yeux et, vous voyez, j'ai retenu ses paroles.
Je suis un peu surprise que, me semble t-il, pas une fois dans votre billet, vous ne parliez de la vérité.
Je salue, et saluerai toujours, l'excellence de mes confrères, qui font relaxer ou acquitter un coupable. Ils ont fait leur travail, et d'une excellente façon, si le ministère public n'a pas su démontrer la culpabilité d'un prévenu ou d'un accusé.
Faut-il blâmer pour autant celui qui serait parvenu à faire reconnaître à son client la réalité d'une infraction qu'il avait jusqu'alors contestée, même si une plaidoirie de relaxe était possible (mais toujours risquée, je ne vous l'apprends pas) ?
Je n'ai pas la réponse.
Certains de mes confrères pensent que cela n'est pas notre rôle, d'autres pensent l'inverse.
Lesquels sont les meilleurs ?
Et après tout, puisque vous envisagez sans déplaisir le face-à-face accusatoire que pourraient nous réserver de futures réformes, l'avocat de l'intérêt général d'un côté, celui de l'intérêt particulier de l'autre, je vais vous renvoyer la question.
Qu'est-ce qu'un bon avocat général ?
Qu'est-ce qu'un bon procureur de la République ?
Celui qui fait condamner celui-là même à propos duquel, finalement, la question de sa culpabilité était restée posée ?
Celui qui obtient le plus grand nombre d'années de détention ?
Est-ce celui-là, "celui qui gagne" ?
Vraiment ?
Rédigé par : Fantômette | 16 janvier 2009 à 21:13
Chère Barbara Billard : je crains bien d'être un peu trop âgée et pas du tout motivée à me remettre en selle pour aller user mes fonds de jeans sur les durs bancs en bois (ou plastique) de la fac et m'user les yeux sur d'arides et austères cours de droits chaque soir et aller passer des exams, supporter les chameaux de profs etc.... pour devenir avocat pendant houuu combien de temps ? plus de 5 ou 6 ans ?
Je songe, en effet, à changer de métier, mais j'envisage une formation plus courte qui n'excéderait pas 3 ou 4 ans et dans un tout autre domaine.
Pourquoi me souhaiter un supplément d'âme ? J'ai ce qu'il me faut et de naissance. Tout comme vous.
Que Collard tire des profits de ses activités professionnelles, en effet, quoi de plus normal, il a un métier il est logique qu'il en vive.
Mais je dois préciser que si j'ai besoin d'un avocat, je n'irai pas le voir, il perd, c'est lui qui l'a écrit. Et en plus ses tarifs ne sont sûrement pas à la mesure de la capacité de ma bourse. Ce que je demande à un avocat, ce n'est pas qu'il soit un ange venu du ciel, ou un saint, mais qu'il travaille et défende au mieux mes intérêts pour trouver une sortie honorable à des situations éventuellement embarrassantes. C'est tout.
Bon, est-ce que je dois comprendre que l'invitation, c'était pipo ? :))
Rédigé par : Nathalie | 13 janvier 2009 à 22:48
Trêve de plaisanterie !
FABULOUS !
Quelle pêche à l'aulne de 2009 !
Cela promet, mais ne nous décevez point !!
Rédigé par : Marie @Aïssa & sbriglia | 13 janvier 2009 à 22:08
J'ai bien peur que vous ne soyez pas à la hauteur de la tâche, laquelle est pleine de subtilités qui vous échapperaient, à l'évidence comme le supplément d'âme ! VOUS ËTES UNE JALOUSE et surtout vous ne pourriez... même en obtenant les diplômes ad hoc... et qui, en soit, n'ont rien d'extraordinaires, défendre qui que ce soit parce que le métier d'Avocat est tout autre chose qu'un simple travail contre rémunération. Que Collard en tire des profits ? et alors... tout travail mérite salaire et la charge des dossiers, la lourde charge que cela représente sur le plan humain ne se comptabilise pas en honoraires tout simplement parce que cela n'a pas de prix !
Rédigé par : BARBARA BILLARD | 12 janvier 2009 à 23:12
@Marie : non, non, non, ne dites pas cela et en fait je me disais : j'espère que Collard va dans des bons restaurants parce que si je dois passer une semaine avec lui, tant qu'à faire hein ? Parce que c'est une invitation, normalement, l'invité ne paye pas son séjour : règle d'or de l'hospitalité, j'ose l'espérer, que tout le monde honore, même et surtout Collard.
Rédigé par : Nathalie | 11 janvier 2009 à 21:07
La critique est facile, l'Art est difficile ; à méditer !
Rédigé par : BARBARA BILLARD | 11 janvier 2009 à 20:35
Toutes ces citations m'ont rappelé un petit poème.
LE VIEIL IVROGNE
Mon père, ce héros au sourire si doux
Qui mangeait sobrement mais qui buvait beaucoup
S’endormit en buvant du rhum. Alors ma mère lui dit :
Tu dors Brutus, le rhum est dans les veines
C’était pendant l’horreur d’une profonde nuit
Ma mère Jézabel avait bu moins que lui
Mais elle ingurgitait le rhum avec courage
Pour réparer des ans l’irréparable outrage.
Mon père s’éveillant, rauque et rébarbatif
Cria : laissez-moi seul servir les digestifs
Je me les sers moi-même avec assez de verve
Et je ne permets point qu’un autre me les serve.
C’est alors qu’intervint dans le touchant récit
Une enfant aux yeux bleus, une enfant grecque aussi
La petite servante à l’origine Hélène,
Une enfant de seize ans qui filait de la laine.
Vous avez bu, dit-elle en agitant la main
Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain.
Mon père se levant répondit avec rage :
Qui te rend si hardie de troubler mon breuvage
Tiens… Paf. Voilà pour t’apprendre à troubler mes ébats
Le coup passa si près que le chapeau tomba
Et mon père à nouveau calotta la soubrette.
L’enfant avait reçu deux baffes à la tête
Et la pauvre servante pleurait comme un veau.
Les plus désespérés sont les chants les plus beaux
Et, désespérément elle pleurait sa peine.
O, combien de marins, combien de capitaines
Eussent aimé la voir dans le simple appareil
D’une beauté qu’on vient d’arracher au sommeil.
Mon père, cependant, dédaignant le cirrhose
Se servit un cocktail, ce qu’on appelle un rose.
Il le but, il en but un second coup sur coup,
Puis il s’en fit encore un troisième bien doux ;
Et rose, il a vécu ce que vivent les roses
L’espace d’un glouglou.
Mon père triomphait des bouteilles à boire
A vaincre sans péril on triomphe sans gloire.
Ma mère Jézabel le sentant nettoyé
Osa lui proposer trois petits quarts Perrier
Elle craignait qu’il ne fît un écart en arrière
Donne-moi tout de même à boire, dit mon père.
Il but les trois Perrier et changea de couleur
Rien ne nous rend si grands qu’une grande douleur.
Car un Perrier n’est pas ce qu’un vieux peuple pense
Un Perrier lui causait une douleur immense.
Que vouliez-vous qu’il fît contre trois, qu’il mourût ?
Non, mais toute la nuit le pauvre homme courut
Et ma mère, affolée, lui criait, maternelle
Ta douleur du Perrier sera donc éternelle ?
Rédigé par : Alexandre | 11 janvier 2009 à 20:33
@BARBARA BILLARD,
..."si COLLARD invitait Nathalie à prendre sa place une petite semaine banale... pour rire dans les prétoires !"
J'ose espérer que les "clients cobayes lors de cette petite semaine banale" ne se verront pas, ô outrecuidance, réclamer une note d'honoraires désopilante !
Rédigé par : Marie | 11 janvier 2009 à 11:08
@BARBARA BILLARD : Chiche !! J'accepte tout de suite, merci de me contacter dès que possible. C'est simple, j'ai un blog, laissez un commentaire et je vous contacte. Mais, il y a un hic : je ne suis pas avocat. Par contre je suis un(e) VRAI(e) humain(e), c'est déjà bien, et cela devrait suffire.
Rédigé par : Nathalie | 11 janvier 2009 à 02:27
Il vous avait été suggéré, Madame Bilger, tout comme dans « de l’autre côté du lit », d’écrire un billet par exemple sur un beau spécimen mâle…. lasse que vous auriez été de voir monsieur Bilger vanter les qualités de courtoises donzelles…
Vous auriez pu écrire, alors, Madame, un billet sur : « comment gagner le Paradis », ce qui aurait intéressé le sieur Sbriglia, après qu’il nous eût révélé être revenu de l’enfer… !
Vous auriez pu, Madame, écrire, encore, un billet sur : « des Japonais auraient découvert des empreintes du Yéti en octobre 2008 », ce, au grand bonheur de notre Catherine Jacob…
Vous auriez pu, Madame, toujours, écrire, un billet sur : « Hitler est-il mort en 1956, selon des documents secrets du FBI.. ? » ce qui aurait ravi les historiens de ce blog…
Vous auriez pu, enfin, Madame, écrire, un billet sur : « Corneille est-il le nègre de Molière ? », ce qui aurait ravi JD Reffait, qui nous avoua avoir un petit faible pour l’exotisme et être lui-même le nègre de… Ce qui lui valut depuis l’Edwige d’Or !.... et satisfait notre éminent enseigneur aux oponces... congelés… !
Que nenni, Madame, vous avez choisi d’être « le nègre » de Philippe Bilger et d’écrire un billet sur « Gilbert Collard » !!! à défaut d'un illustre étranger... !
Eh ben Vlan ! quelle claque vous prîtes !
La petite souris !
Rédigé par : Marie | 11 janvier 2009 à 02:21
J'ouvre une revue hautement intellectuelle. Philosophie magazine ? La gazette des tribunaux ? Non, TV câble hebdo. Et qui vois-je en page 12, photographié, interviewé, en train de plastronner et de ronronner sur le thème indémodable de "Moi, je..." ? Je vous le donne en mille : Gilbert Collard. Le grand Maître ne lit peut-être pas des revues comme Voici, mais, diable, il ne dédaigne pas d'y figurer.
Rédigé par : Laurent Dingli | 11 janvier 2009 à 02:11
La différence entre COLLARD et NATHALIE, c'est ce petit supplément d'âme qui fait l'Homme et le grand Avocat, le VRAI !
Pourvu qu'il y en ait encore longtemps, Madame, des Collard, des Vergès, des Dupont-Moretti... et tous les autres qui luttent au quotidien, qui oeuvrent dans l'ombre et combattent.
Tiens... si COLLARD invitait Nathalie à prendre sa place une petite semaine banale... pour rire dans les prétoires !
Rédigé par : BARBARA BILLARD | 10 janvier 2009 à 01:01
@ Maître Collard
"Il (Philippe Bilger) nous révèle son fond culturel et ses passions secrètes : il lit Voici !"
Mais enfin, Philippe Bilger ne nous révèle rien du tout dans dans ce billet !
Sa lecture de "Voici" est habituelle. Philippe Bilger évoque régulièrement ici la presse - toute la presse - qu'il regarde et qu'il lit.
Sans se cacher de ses lecteurs et sans alibi foireux. Pas le genre non plus, dans son tribunal, à planquer ses érotiques et ses érotismes.
Oui, parfaitement, tout cela est à la vue de tout le monde, comme pour les camionneurs ! En homme de goût et de qualité, Philippe Bilger se fiche totalement du bon goût.
Et c'est en raison de cette spontanéité que Philippe Bilger est totalement craquant !
"Gilbert Collard est un avocat adoré par les médias et dont tout le monde, à commencer par les avocats eux-mêmes, dit du mal.
"Voici", la semaine dernière, lui a consacré un portrait sans complaisance mais honnête, sous la signature de Yann Le Poulichet. Le titre : "Gilbert Collard, l'avocat de la défaite".
Du Bilger au top ! Moi, je l'adore aussi pour ça ! Quand il écrit du mal des autres.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 09 janvier 2009 à 10:56
"Je ne sais si son épouse le sait, mais elle va l'apprendre..."
En tout cas, il ne recule pas devant les attaques personnelles !
Et je ne connais pas les amis de notre hôte... que je ne connais que dans le monde virtuel de son blog.
Et quand bien même, s'il lisait la presse dont il est question, ce n'est pas un délit que je sache, il a bien le droit. D'ailleurs, chez le dentiste ou le médecin on n'a pas le choix... sauf à amener sa propre lecture.
Rédigé par : Nathalie | 09 janvier 2009 à 10:54
Salut man !
C'est Félix, le cat incognitos !
Devant tant d'intelligence, sur ton blog, je ne peux m'empêcher cette citation, que tu connais peut-être :
"Je devais être fusillé ce matin à six heures. Mais comme j'avais un bon avocat, le peloton n'arrivera qu'à six heures trente !"
Woody Allen
Je te laisse, man ! Ma journée va être rude. C'est l'heure de ma sieste !
Bonne journée à toi, man !
Le cat !
Rédigé par : Marie | 09 janvier 2009 à 10:53