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Voici les sites qui parlent de Un magistrat peut-il être vraiment indépendant ? :

Commentaires

Têtuniçois

C'est pitoyable cette homophobie qui fait tant d'histoire parce qu'il s'agit d'homosexuels. Ce statut fait tant d'histoire au XXI ème siècle dans le pays des Lumières et des droits de l'homme simplement parce que des parents homosexuels seront concernés par ce statut. Mais les homosexuels qui vivent avec un père homosexuel peuvent déjà jouir d'une partie de l'autorité parentale. On dirait que certains découvrent l'eau tiède. Dans 5 ou 10 ans, quand le mariage homosexuel sera voté, on entendra les représentants de la droite nous dire que c'était une erreur de s'être opposés au mariage gay.
Ce qui est ahurissant c'est que les opposants au mariage des homosexuels n'ont aucun argument pour être contre si ce n'est leur homophobie génétique. Ils ne supportent pas qu'un homosexuel puisse avoir les mêmes droits qu'un hétérosexuel.
Le mariage entraîne les naissances ? Doit-on être marié pour savoir faire des enfants (la majorité des enfants naissent en dehors du mariage) ? Faut-il interdire le mariage aux couples âgés, aux couples stériles ? Faut-il rendre obligatoire la naissance d'enfants pour ouvrir le mariage ?
Le mariage une tradition ? Une institution qui n'évolue pas est condamnée à mourir. Le mariage des homosexuels commence à être une tradition aux Pays-Bas et dans plusieurs pays on s'étonne qu'en France, on en soit encore à parler du statut du beau-parent. Pas la peine de donner des leçons de droits de l'homme aux autres pays.
Les hommes naissent libres et égaux... pas tout à fait en France.
J'attends un argument de la part des chefs de l'UMP. Leur seul argument inavoué, c'est la peur de perdre les voix des homophobes.
Refuser les mariages mixtes comme cela existait aux Etats-Unis, c'était du racisme.
Refuser le mariage aux homosexuels, c'est de l'homophobie d'Etat.
Que monsieur Fernandez soit contre le mariage gay et se complaise dans le côté marginal des homosexuels, c'est son problème. La majorité des homosexuels veut l'égalité. Pour ma part j'en ai assez de l'homosexuel marginal souffrant, malade du sida que l'on peut plaindre et dont on peut avoir pitié. C'est si "romantique" un homosexuel qui souffre et qui n'est pas intégré... Non à la pitié, non à la discrimination homophobe de l'ETAT.
A propos de divorce, j'ai eu la surprise de lire de la part d'un homosexuel sarkoziste que Sarkozy était "MODERNE" parce qu'il avait divorcé !!!
Pour moi on n'est pas moderne parce que l'on a divorcé et Sarkozy a des idées rétrogrades, l'homme de la rupture est un des pires conservateurs en matière de moeurs. Un Chirac bis.
Pour ce qui est de monsieur Vanneste le grand défenseur de la liberté d'expression, persécuté par le lobby homosexuel, il n'a pas hésité à attaquer en justice un jeune internaute qui avait osé dire que ses propos sur le danger de l'homosexualité étaient à rapprocher de la déportation des homosexuels.
Monsieur Vanneste est pour la liberté d'expression pour lui-même mais pas pour les autres... et après ça ose donner des leçons...

rene kien 84400 gargas

Le magistrat Bilger a raison (philippebilger.com/un magistrat peut-il être indépendant) car il faut bien prendre acte qu'une cour d'appel (Nîmes 615 du 4-11-2008), au nom du peuple français, condamne et aggrave une décision de 1ere instance (Avignon 157/2005) en se référant<>d'une expertise judiciaire alors que les preuves lui ont été transmises dans les conclusions que celle-ci est un parjure !!
Inqualifiable mais vrai !! Vous avez dit Etat de droit?
rene kien 84400

www.philipperbilger.com/blog/2009/02

le magistrat bilger a raison(philippebilger.com/un magistrat peut-il etre independant) car il faut prendre acte qu'une cour d'appel(nimes 615 du 4-11-2008),au nom du peuple français,condamne et aggrave une decision de 1ere instance(avignon 617/2005),en invoquant<> alors que les preuves lui ont apportees dans les conclusions que celle-ci est un parjure!!
inqualifiable mais vrai!!
rene kien 84400 gargas

Catherine JACOB

"Si des esprits inventifs, des politiques responsables et des démocrates conséquents ne parviennent pas à élaborer un système qui, le moins mal possible, garantira au magistrat l'immunité et l'impunité quand il exercera son métier dans la plénitude de ses droits et de ses pouvoirs, je crains fort que nous soyons condamnés à attendre en vain l'inconcevable : une magistrature concrètement, quotidiennement indépendante."

D'un côté vous conseillez l'impunité et de l'autre la responsabilisation. J'avoue ne pas très bien saisir la logique du fil de votre réflexion.

Véronique Raffeneau

"En réalité, aujourd'hui, je crois au contraire qu'il faut commencer par l'instauration de structures dont l'une des finalités essentielles devrait être de protéger n'importe quel professionnel contre les risques prévisibles de sa médiocrité et de sa dépendance."

Croyez-le bien, ce n'est pas pour vous décourager.

Mais bon, soyons réalistes et lucides :

"l'instauration de structures dont l'une des finalités essentielles devrait être de protéger n'importe quel professionnel contre les risques prévisibles de sa médiocrité et de sa dépendance "

n'est envisageable que quand l'insuffisance et la médiocrité professionnelles sont des critères d'évaluation reconnus pour analyser des pratiques.

Dans les organisations de type administratif, l'aspect qualitatif d'un travail est très loin de constituer un critère de pertinence professionnelle.

Sont privilégiés le gros au détail, la précipitation à la réflexion, le bricolage au professionnalisme.

Aïssa Lacheb-Boukachache

En résumé, j'aimerais clore ce billet et ses commentaires par ce mot appelé à devenir historique, que j'ai créé tantôt: L'indépendance des magistrats est comme les banques suisses; il suffit de crier un peu fort pour que ces gens baissent leur culotte.

Je l'ai toujours dit: Toute chose est simple, en vérité ...


Aïssa.

ludovic

Monsieur Jean-Dominique Reffait,

Je crains que vous n'ayez mal interprété mes réactions au sujet du billet de notre estimé Philippe Bilger, que je ne soupçonne du reste, en aucune manière, d 'être l 'objet d'une quelconque pression du pouvoir exécutif. Je voulais surtout faire valoir le fait que la pression médiatique, et l'influence qu'elle exerce sur l'opinion publique, pouvait mettre en difficulté le ministère public, dès lors qu'une affaire a fait l'objet d'une forte médiatisation. Je ne mets nullement en doute l'honnêteté intellectuelle, et encore moins l'objectivité de notre hôte en question, auquel, tout comme vous, je présume, je tiens à renouveler le témoignage de ma profonde estime. Permettez, tout de même, que l'on puisse réagir sur le thème de l'indépendance réelle du ministère public, lorsque les pressions ou influences, de quelque nature qu'elles soient, puissent s'immiscer dans l'exécution de la Justice. Je souscris tout à fait à vos observations, et je sais bien que la pression n'est pas systématique sur le Parquet, fort heureusement, je m'inquiète juste des dérives, qu'une réforme en cours risque bien de multiplier.

Véronique Raffeneau

Philippe, je pense que je ne peux que vous faire de la peine car pour réfléchir à votre interrogation, je n’arrive pas à me défaire d’Outreau.

Je sais, je remue le couteau dans votre plaie. Mais l’actualité récente de la comparution du Juge Burgaud devant le CSM m’a incitée à prendre connaissance de façon détaillée et approfondie du rapport de la Commission d’enquête parlementaire et de celui de l’Inspection Générale des Services Judiciaires.

Et ce qui ne cesse pas de frapper l’esprit c’est le système de dépendances idéologiques et intellectuelles qui, selon moi, structure l'échafaudage judiciaire de cette affaire.

Je sais bien aussi que quand est invoqué le mot d’indépendance, le modèle de référence qu’on nous inflige sans cesse - je pèse mes mots - est celui d’Eva Joly et les fameuses affaires politico-financières qui semblent être l’alpha et l’oméga de toute interrogation sur l’indépendance des magistrats.

Mais pour qui s’intéresse à la justice du quotidien, l’esprit et l’exigence d'indépendance comme protection des libertés publiques que naïvement on pense indiscutablement acquis, et dont parle M. Marin, est d'abord lamentablement naufragé dans un exemple comme celui d'Outreau.

semtob

Cher Philippe,

L'indépendance du magistrat peut-elle exister à l'ombre des chiffres ?
A la lecture de ce qui filtre des travaux de la Commission Darrois, le Parquet sera peut-être un jour prochain très différent :
un expert comptable, un ou deux consultants
ou ingénieurs conseils, un conseil en patrimoine, un expert immobilier, un expert agricole, un expert foncier, un consultant en assurance. Le magistrat ne se posera plus la question. L'avocat non plus. Le notaire non plus puisqu'il aura disparu comme l'avoué.
Ne restera plus que l'ombre portée d'un périmètre de droit vide de juristes.
Merci encore pour votre colloque.
françoise et karell Semtob

Aïssa Lacheb-Boukachache

Ah, mon cher PB, voici que je m'endors après avoir longtemps écrit ... Mais laissez-moi avant vous dire ceci: Après le foutoir Outreau, le bordel Achoui, voici le merdier Colonna ... Mais dites, cher, s'il se trouvait au Parquet une Geoffroy-Bertella des affaires judiciaires, comme il s'en trouve une des affaires sanitaires biceps et compagnie pour agresser avec force Séguéla, Bachelot et publicité, une faible innocente infirmière qui fit un impair, s'il se trouvait donc une Geoffroy-Bertella, elle vous mettrait tous en garde-à-vue puis en prison pour tant d'incurie et de trouble judiciaires à l'ordre public ... C'est dommage, car vous-même étant faillible et le reconnaissant humblement, avec toute ma sympathie réelle j'aurais formulé une demande de permis de visite et vous apporter un kilo d'oranges ... à la Santé, évidemment ...


Bonne nuit.


Aïssa.

Nathalie

Indépendant de quoi et de qui ? Ca n'existe pas.
Dire plutôt peu ou pas influencé par ceci ou cette pression ou telle personne.
"Ce qui importe, ce n'est pas l'indépendance d'esprit mais l'indépendance du comportement qui n'a rien à voir directement avec la première." Moi je trouve que si, car sans "indépendance" d'esprit, je ne vois pas de quelle indépendance de comportement il serait possible de se prévaloir.

Nathalie

Il y a des soldes chez Mediapart ? Ca semble alléchant en effet. Mais pourquoi ?

Aïssa Lacheb-Boukachache

La vérité, cher PB, c'est que l'indépendance, c'est refuser ces soumissions habilement dissimulées sous des habitudes, des traditions ... Tenez, un exemple "littéraire": Robbe-Grillet. Elu à l'Académie, il ne s'est pourtant pas soumis à ses traditions, séculaires dit-on, il n'est pas allé "tapiner" à la porte de chacun des académiciens, comme le veut l'habitude, la fameuse visite préalable, il n'a jamais acheté ni d'une façon quelconque porté cet uniforme de séant, il n'a ni écrit un discours, n'a rien lu sous la Coupole ni ailleurs, n'y est même pas allé saluer et remercier quiconque ... Combien de ces "verts" à bicorne ont fait cela? Pourtant, il ne leur vouait aucun mépris ... Juste, il restait indépendant. Indépendant jusqu'à publier, peu avant sa mort, sous son nom suivi "de l'Académie française" "Un roman sentimental" ... Combien aurait reculé, même à l'article? L'article, d'ailleurs ... C'est souvent près de "rendre son billet" qu'on se découvre soudain des velléités d'indépendance ... C'est singulier. La mort, en ce sens, libère bel et bien ... Il n'en fut rien pour Alain, mais pour tant d'autres, tant d'autres lamentablement?

Vous dites, pour conclure (et j'aime cette expression): "Il n'y a rien à faire mais l'être humain adore se lover dans l'ombre d'autrui". Et pour illustrer, vous citez Rama Yade (future Condelleeza Rice de Sarkozy, dixit le Président de la République lui-même (excusez-moi, je suis obligé de rire à cet endroit)) et Eric Besson (passé et futur rien du tout) ... Vous remarquerez que "l'ombre" ne sied point ici puisqu'on les y voit plus que jamais chaque jour ou presque. Dans l'ombre, on ne brille guère, n'est-ce pas? Et si on peut, certes, y reluire, on n'y luit ... Puis, je vais vous faire, en toute indépendance, une confidence: Au prix où le Prince via l'Etat les paie, ces bons à rien, pour ce qu'ils sont missionnés bidon de faire (pour un peu, on jurerait des emplois fictifs), oui, je veux bien, moi aussi, me lover sous ces plis illustres de cet autrui ... N'oubliez pas aussi Bernard Kouchner qui lui seul au monde a trouvé et breveté l'art de toujours luire et briller dans l'ombre des autruis, et qui plus est se paie lui-même, enfin se sert légalement sur la bête qui l'abrite, comme dit l'expression populaire ... Puis Rachida Dati, tellement lovée qu'on n'en peut plus la dénicher ... Même repoussée dans le VIIème arrondissement, même rejetée loin à Strasbourg, on ne peut l'empêcher de lover ... C'est comme les tiques, vous savez ... Gare à la maladie de Lyme, monsieur l'hôte, gare, monsieur le Président de notre République ...


Aïssa.

Alexandre

@Jean-Dominique Reffait
Je ne crois pas qu'Edwy Plenel exprime seulement de la considération pour la qualité des billets ou bien des commentaires.
Entendez qu'ils sont de qualité, mais ce n'est pas cela qui intéresse ce professionnel.
C'est que les blogs sont nombreux, et rares sont ceux qui arrivent à un bon compromis entre la qualité des billets, la tenue des commentaires et leur vie.
Je crois qu'il en sera de même des sites d'information, et qu'Edwy Plenel est un professionnel à la recherche d'une recette, des proportions pour faire naître l'étincelle sur le web.
C'est pour cela que si j'étais à sa place je me farcirais vos commentaires, rarement inintéressants au demeurant.

Et sur le recel, si le lien n'est pas stocké je ne comprends pas en quoi c'est différent d'un ami qui m'appelle au téléphone pour me faire écouter le dernier CD qu'il a acheté.
Quand les parlementaires et les sénateurs utiliseront autant internet que leur téléphone, ces lois changeront (dans 20 ans donc !).

Jean-Dominique Reffait

@Alexandre
Edwy Plenel exprime de la considération pour le blog de Philippe et non pour nos commentaires dont je doute fort qu'il se les farcisse tous. Restons calme (même si je ne doute pas qu'il lise prioritairement les miens).

Jean-Dominique Reffait

Ludovic
La question de l'indépendance des magistrats, singulièrement du Parquet, est marginale, tant dans les faits que dans le corps, il me semble, du billet de Philippe. Car cette indépendance n'est remise en question que lors d'affaires où le pouvoir politique, pour une raison ou une autre, a intérêt à faire pencher la balance dans un sens. Cela ne se produit évidemment pas très souvent. Gardons-nous d'évoquer ici le cas Fofana qui ne constituera une difficulté pour l'avocat général Bilger qu'en raison du contexte réel ou supposé et non du crime en lui-même.

Dans l'écrasante majorité des cas, le Parquet fait comme il l'entend. Le pouvoir politique n'envoie pas des instructions à chaque crime. Et c'est là que réside la véritable difficulté d'une indépendance réalisée : il ne s'agit pas de s'opposer à une pression clairement identifiée mais à soi-même, au poids de l'opinion publique diffuse, aux préjugés. Et ça, c'est une autre affaire !

Car pour ce qui concerne cette indépendance, point de texte, point de structure, c'est un rendez-vous avec soi que l'on manque ou que l'on réussit. Pas d'étalon de mesure, pas de froncement de sourcil d'une autorité, non : on ne sait pas à qui l'on va plaire, à qui l'on va déplaire. Cette prise de risque, combien en sont capables ?

mike

En somme, la foi sans les actes n'est pas suffisante. Cf: le nouveau Testament

Pilou

«un certain nombre d'articles de MP me sont offerts par des abonnés et/ou des journalistes »
N'est-ce pas ce qui constitue un délit de contrefaçon ?
C'est bien contre de tels comportements qu'entretiennent un battage médiatique le cinéaste Luc Besson, le député Lefebvre et la ministre Albanel.
Vous voilà receleur, monsieur l'avocat général !

Ludovic

Permettez-moi encore d'ajouter ceci : comment le président de la République lui-même perçoit-il l'indépendance des procureurs ? On se souvient de Jacques Chirac annonçant, lors d'un traditionnel discours de 31 décembre, une réforme, jamais aboutie, visant à "couper le cordon" entre la Chancellerie et les procureurs. Mais on se souvient surtout de Nicolas Sarkozy multipliant les injonctions à la plus grande sévérité à l'occasion de faits divers ayant, à juste titre, choqué l'opinion publique. On imagine mal le Parquet aller à l'encontre du chef de l'Etat, dès lors que ce dernier s'est publiquement exprimé. Au-delà du pouvoir exécutif, la pression de l'opinion publique dans un certain nombre d'affaires ultra médiatisées est également non négligeable. Vous qui allez hériter de l'affaire Fofana et du "gang des barbares" devez en savoir quelque chose. Peut-être que je me trompe, mais il me semble qu'une réquisition autre que la perpétuité, ne serait pas comprise de l'opinion publique. Pourrez vous vraiment requérir en toute indépendance, Monsieur l'Avocat Général ?

Ludovic

Bonjour M. Bilger,

Dans un précédent commentaire déposé ici même il y a deux jours, je m'interrogeais sur l'hypothèse d'une indépendance, d'esprit ou d'action, des magistrats du parquet. Bien sûr, ce n'est pas à l'auteur de "J'ai le droit de tout dire" que je dénierais une totale liberté d'expression, qui me paraît avant tout l'apanage du magistrat et de l'homme d'exception que vous êtes indéniablement. Toutefois, je reste persuadé que s'il existe quelques hauts magistrats qui comme vous, ont le courage de cette indépendance, force est de constater que la formule "la plume est serve mais la parole est libre" trouve rapidement ses limites. J'évoquais avant-hier le rappel à l'ordre des parquetiers de Nancy qui avaient eu la franchise d'applaudir le discours de la présidente du TGI dénonçant la prochaine suppression du juge d'instruction. On pourrait également demander à Philippe Nativel, vice-procureur auprès de la même juridiction, ou encore à l'ex procureur général Gilles Lucazeau leur avis sur l'indépendance du parquet, cela serait sans doute amusant. Sans remonter jusqu'à la rocambolesque affaire de l'hélicoptère de l'Himalaya à la recherche du dévoué Laurent Davenas, alors que Jacques Toubon était garde des Sceaux, n'oublions pas que Rachida Dati a rappelé qu'elle était "le chef des procureurs", ce qui en d'autres termes pourrait être traduit par "les procureurs sont aux ordres". On sait l'influence de l'exécutif sur les nominations et les promotions des magistrats, tout particulièrement pour les postes les plus prestigieux, dès lors, comment un magistrat pourrait-il concilier indépendance et aspiration à une légitime promotion ?
Malheureusement et on ne peut que le regretter, l'autorité de la Chancellerie sur les Parquets ne se résume pas à la seule définition d'une politique pénale.
Bien à vous.

Jean-Dominique Reffait

Quoi Philippe ! Recel de violation du droit d'auteur ? Imaginez que chaque abonné de Mediapart alimente gracieusement en articles 15 copains, c'est la ruine ! Abonnez-vous vite, jeune délinquant !

Et la litote : "me sont offerts". C'est fou le nombre de gens qui s'offrent des films, des musiques sur internet. "Tiens voilà Benjamin Button, je te l'offre.
- C'est pas du piratage au moins ?
- Quoi ? Tu refuses mes cadeaux ? C'est offert, je te dis"
Piratés, oui ! Et avec récidive, encore ! Admirateur éperdu va requérir salé !

Cela dit, si Edwy Plenel guigne votre signature, il pourrait vous l'offrir l'abonnement.

(Un avocat général pris en flag, je jouis...)

Lionel Miniato

L'indépendance est aussi un "problème" pour les universitaires, lesquels se battent depuis des semaines pour la sauvegarder.
Sans doute faut-il choisir entre l'indépendance et le pouvoir. Si l'on veut le pouvoir, l'on ne peut pas être indépendant.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Cher Edwy Plenel

Je ne voudrais pas me faire l'avocat de l'avocat général et, par extension, le mien et celui de l'ensemble des commentateurs de ce blog, mais, tout de même, vous le dites : "lecteur régulier de votre blog..." Or, vous le voyez, c'est gratuit ici, on ne s'abonne pas payant ni d'aucune façon, c'est comme un bistrot sympa (et même fumeur), on pousse la porte, on entre et on s'assoit... Je puis comprendre qu'à Mediapart vous ayez ainsi que vos équipes des contraintes, des factures, qu'il vous faut bouffer en somme, comme tout le monde... Cependant, vous qui êtes estimable et intelligent, faites un effort et soyez loyal... Vous lisez ici gratuitement et nous en sommes heureux et honorés ; de grâce, la réciproque... offrez l'abonnement à votre hôte qui ne vous soumet à rien, lui... Soyez classe, gentihomme...


Aïssa.

Admirateur Eperdu

Mais cher Philippe Bilger que serait le Français s'il ne parlait pas et avec quelle passion de ce qu'il ne connaît pas !

Pas plus tard que la semaine dernière une idiote utile, de gôche, dans un repas mondain s'en prenait à Pierre Péan avec les arguments du Monde (bien rances compte tenu de la charge que Péan leur a mise il y a quelques années, l'aigreur est de mise) et disait qu'elle détestait Péan car il avait écrit un ouvrage immonde : "Mitterrand et les 40 voleurs".

Je connais très bien l'oeuvre de Pierre Péan et j'ai hurlé de rire.

Je note quand même que de par vos pratiques vous compromettez l'équilibre financier de Mediapart et je ne suis pas sûr que la copie des articles soit dans la charte qui lie l'adhérent de Mediapart et les dirigeants.

Il y en a qui copient les logiciels, d'autres qui copient les articles.

Mais ce n'est rien puisque l'admiration est réciproque entre l'homme aux moustaches frémissantes et aux nombreux dérapages et vous...

sbriglia

On finira bien par attabler Bilger et Barella à la même table, même si c'est "Le caveau du Palais" :


"Les garants de l'indépendance de la justice courbent l'échine face au pouvoir exécutif. L'histoire de la justice nous enseigne que, sauf exception, telle celle du premier président de la cour d'appel de Paris, Marcel Rousselet, qui fut mis à la retraite d'office, en 1962, pour un acte d'indépendance face à de Gaulle, la haute hiérarchie judiciaire a plus brillé par sa soumission aux désirs des princes régnants et aux anticipations de leurs souhaits, que par une défense sourcilleuse de l'indépendance de la justice face au pouvoir exécutif. Mais de là à imaginer qu'elle irait jusqu'à s'installer sur le marchepied du carrosse présidentiel..."

(Dominique Barella, Janvier 2009, "Le Monde" : "la communauté judiciaire réduite aux laquais")

J'ai compris, cher PB, que vous visiez la magistrature debout. En tant que citoyen, je risque cependant d'avoir plus souvent affaire à la magistrature du siège : dès lors son comportement à mon égard m'importe plus, par sa nature à affecter mon quotidien.

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