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08 mars 2009

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Voici les sites qui parlent de Le "traître" Besson a raison :

Commentaires

El Charpi

Bonsoir M. Bilger,

Très heureux de découvrir votre blog et votre prose, je me permets de vous suggérer un raccourci bien simple permettant de qualifier (et de disqualifier) les propos de M. Lioret.

La loi Godwin (je parle ici de loi au sens mathématique), provenant des forums Usenet et s'étant répandue dans tout l'Internet, est formulée par son auteur en ces termes :

"Godwin's Rule of Nazi Analogies: As a Usenet discussion grows longer, the
probability of a comparison involving Nazis or Hitler approaches one."

Vérifier la loi de Godwin, atteindre le point Godwin de la conversation, gagner un point Godwin : trois expressions différentes pour une situation similaire, dans laquelle s'est mise M. Lioret.

Or, un point Godwin est disqualifiant dans toute discussion Internet : l'atteindre est infamant et se le voir reproché honteux. Le gagnant du Point Godwin n'a plus qu'à repartir, la queue entre jambes, d'où il est venu, avec ses comparaisons désastreuses...

C'est aussi pour ça que j'aime Internet :)

Cordialement, El Charpi.

Gues Marie-Noëlle

Excusez-moi monsieur Bilger, mais habitant Calais, tombée du ciel en voyant en mars 2004, ce que faisaient "NOS" policiers français à des réfugiés que le Haut Commissariat aux Réfugiés connaît depuis le franchissement de leur épouvantable pays, je me demande si c'est bon de fermer les yeux sans arrêt sous prétexte que la situation n'est pas identique à celle des juifs. Quand elle le sera, nous ne pourrons plus en être les témoins infatigables.

Alors, désolée, mais personne ne fait son boulot. Il n'y a que des bénévoles et des gens comme moi prêts à affronter la police et la Justice, qui le font pour tenter de court-circuiter ceux qui ne respectent pas la Convention Internationale de Genève.

Car, malheureusement pour vous, je peux vous donner des tonnes d'images de CRS arrêtant des réfugiés, sans être munis d'aucune réquisition du procureur, et sans aucun motif pour leur demander s'ils ont des papiers ou non.

Très malin, ce harcèlement quotidien sans aucun droit écrit dans le CPP et qui débouche régulièrement sur des matraquages et autres violences alors que les gens sont arrêtés est une volonté organisée par le gouvernement via son préfet et sous-préfet. Les gens sont constamment mis en garde à vue, sans jamais avoir le droit à un avocat. S'il y a des APRF délivrés mécaniquement, jamais l'interprète ne traduit la possibilité juridique d'aller au TA.

Et comme ils sont libérés la plupart du temps, et ne passent pas par le CRA de Coquelles, aucune avocat n'a donc à se pencher sur les motifs du contrôle puisque les gens n'ont accès à l'avocat qu'au moment où ils passent devant le JLD. Les réfugiés n'y passent pas.

Et voilà comment des policiers peuvent harceler tranquillement des réfugiés et nous offrir le spectacle d'une dictature raciste où des gens en costume courent dans nos rues après d'autres personnes visiblement étrangères. Toute cette comédie pour on ne sait quels spectateurs.

Alors qu'on n'en soit pas sous Vichy d'accord ? Mais presque.

Regardons qui travaille au ministère de l'Immigration, des BLOT et autres fondateurs de théories semblables à celles qui ont servi en d'autres temps...

Besson n'a rien arrangé. Il n'a rien d'un humaniste. Les traîtres qui changent de valeur politique ont toujours fait le lit des horreurs que nos parents ont connues. Se faire expulser vers la mort, avec un sourire ou sans, c'est pareil pour moi.

J'attends le temps où on pourra mettre Sarkozy et sa bande devant un tribunal international. Moi je ne vais pas serrer la main comme Sarkozy en décembre 2008, à un génocidaire contre qui le Tribunal international a lancé un mandat d'arrêt.

Nous avons vu trop de choses à Calais, sans pouvoir en parler, tant tout le monde se tait. Et lorsque l'on parle, ce sont (ouf pour l'instant) des gardes à vue sous des faux prétextes inventés par les policiers, dont même avec des témoins et des preuves filmées, la Justice semble protéger le racisme et les actes illégaux et ne pas nous protéger nous, des actes d'agression.

Tapez une recherche internet sur la Justice sous Vichy. Vous seriez surpris et certainement très inquiets.

(En l'honneur de tous les copains réfugiés qui m'ont aidée à surveiller cette police qui les persécutaient, qui sont passés en Angleterre et ont trouvé la paix et le respect de leur humanité.)

Alexandre

Je n'ai pas vu le film depuis le Brésil, mais il y a je crois plus à en retenir que de la pitié.
Une belle image que ce prof de natation qui sait aligner les longueurs de piscine mais se noie dans la vie. L'étranger lui dit: apprends-moi à nager, moi je traverserai l'océan.
Et puis ce film nous montre des gens qui se battent pour quitter la France et avoir un avenir...

Alexandre

@ Hari Seldon
Oui, vous trouvez la fin de mon propos violente (elle l'est), mais elle n'arrive pas à la cheville de la violence d'État. Cette violence n'était pas dirigée contre vous, bien sûr.
Plus dans le détail de votre propos.
- "Les lois relatives aux immigrés clandestins sont universelles".
Pas du tout. Citez-moi un pays européen où le conjoint d'un citoyen n'obtient pas une carte de séjour dans des délais raisonnables. En France la loi existe, a été modifiée pour que l'on n'obtienne qu'une carte de un an à proroger chaque année... que l'on obtient avec des délais de 3 ans: on reste sous récépissé temporaire de 2 mois en 2 mois, pour empêcher l'intégration. On peut aller au "tribunal administratif", autre spécialité française pour surtout prendre du temps à condamner l'État. En Angleterre, un homosexuel vivant en clandestin un moment, s'il se marie avec son compagnon homo anglais, alors l'État jugera que toute expulsion porte gravement préjudice à l'intérêt du citoyen anglais. Un ami de mon épouse était dans cette situation. Il n'était même pas marié. Il a signalé sa situation aux autorités, est rentré au Brésil. Il a attendu le jugement 2 mois dans sa famille et chez nous au Brésil, puis est revenu en toute légalité se marier et vivre avec son mari. C'est aussi la loi européenne. A noter que la loi française est discriminante contre les Français : un conjoint de Français en France doit attendre 4 ans avant de demander sa carte de résident et attendre des mois, un conjoint d'européen en France 0 jour avec 1 mois d'attente max. Ça paraît absurde, mais non: la France ne veut pas avoir trop de problèmes avec ses partenaires européens. Normal, le but du ministère est de protéger l'identité nationale, donc en priorité dissuader les mariages avec les noirs et les arabes, avec les musulmans. Le prétexte est la lutte contre les mariages blanc, alors qu'en France il s'agit surtout de femmes, alors que le mariage blanc est en général organisé en faveur d'hommes.
-"Je pense certainement que la France est dans une juste moyenne." C'était vrai. Elle était même plutôt sympa avec les 200% illégaux. Mais depuis les années 2000, à des fins purement électorales, elle ne s'est pas attaquée aux filières de travail au noir (le Sentier, le bâtiment, les restos) mais à ceux qui viennent demander leur droit. Car les autres étaient déjà illégaux: le durcissement de la loi ne touche par définition que ceux qui s'y soumettent. Or Sarkozy a produit une loi par an depuis 2003, s'attaquant à l'immigration LEGALE (qualifiée de subie). Ils envisagent de virer le Français de France si celui-ci a vécu dans le pays de sa femme, ou s'il parle trop bien sa langue (extrait du rapport officiel du CICI que j'ai posté précédemment). Même le FN n'avait pas osé (eux ils proposaient d'annuler des naturalisations, c'était mieux ciblé...). Dans la même veine que l'ADN.
Quant aux deux parties de votre propos, je les ai bien notées. Elles me rappellent les paroles de Dom Hélder Câmara qui s'occupait des pauvres de Recife (remplacé par l'intégriste anti-avortement):
"Quand je nourris les pauvres, ils disent que je suis un saint. Mais quand je demande pourquoi les pauvres n'ont pas de nourriture, ils me traitent de communiste"

Je vous encourage à regarder de plus près: la plupart des électeurs de l'Ump votent pour la "couleur" politique et se fient aux slogans. Moi avant de le vivre je ne l'imaginais pas. Et j'ai découvert dans des associations des Français poussés au suicide par toute cette surenchère irresponsable pour se faire élire. J'ai pensé, quand j'avais des problèmes, contacter Marine Le Pen pour me défendre comme avocate. Cela aurait été assez provoc, Dieudo aurait peut-être fait un sketch.
Mitterrand avait compris que le FN était un bon miroir pour montrer à la droite ses contradictions, exactement comme Besancenot à gauche.
Je préfère un FN fort, avec les idées du FN au FN, démocratiquement représenté, que cette surenchère de lois iniques martyrisant des minorités par pur calcul électoral. Et sans résoudre les problèmes. Pas digne d'un parti de gouvernement.

Bonne journée

Hari Seldon

@Alexandre, je vous cite.
"Mais le jour où ça va péter, ce personnage raide au regard glacial gagnera une bonne raison de ne pas sourire..."
Je pense que l'outrance de votre propos ne fait que l'affaiblir.
Cela dit les lois relatives aux immigrés clandestins sont universelles.
Certains pays sont plus souples, d'autres moins. Je pense certainement que la France est dans une juste moyenne.
Je mentionne, pour mémoire, et sauf contradicteurs sérieux, que les premiers "charters" d'immigrés datent de l'époque Mitterrand avec Pierre Joxe comme ministre de l'Intérieur.
Je distingue bien deux parties dans mon propos. Le juste combats contre cette forme illégale d'immigrations même si elle n'est que de passage d'une part et le traitement fait à ses individus d'autre part.
Aider une personne en danger physique est tout à fait louable et nécessaire, monter le fait en système, je dirai presque revendicatif, l'est moins à mon sens.
De plus ce n'est pas à l'Etat de subvenir aux besoins de ces personnes, hormis des soins.

El Re

>on voit mal au nom de quoi, même avec les
>meilleures intentions du monde, des citoyens
>s'autoriseraient à violer la loi.

Peut-être pour les mêmes bonnes raisons que lorsque l'Etat viole la loi.

Si un système infaillible permettait de détecter toute violation de la loi par n'importe quelle personne, de prononcer et d'appliquer une sanction, serait-il selon vous raisonnable de mettre en marche ce système ?

Erig Le Brun de La Bouëxière

@ Catherine A (vous remarquez, s'il vous plaît que je respecte, moi le patronyme que vous affichez)

Mettons que vous ne soyez pas, vous, dépourvue d'intelligence ou dotée comme moi d'un cerveau congelé. Mettons que vous ayez à l'esprit que la seule manière de sauvegarder la démocratie c'est d'en respecter les fondements à commencer par la Loi.
Alors c'est pire. Mon cerveau congelé, lui s'interdit d'assurer le service après-vente de mafias qui exportent les populations comme du bétail, au bénéfice de patrons voyous et de marchands de sommeil (je passe sur le bénéfice de l'industrie cinématographique et sur celui d'une certaine gauche de préau). Vous n'avez manifestement pas, madame, de ces délicatesses, et si vous trouvez confortable de vous draper dans ces protestations de bon coeur, libre à vous, mais vous devez savoir qui paye le prix de votre confort d'esprit. Un mien ami, italien et officier de marine repêche presque quotidiennement les corps de ceux qui, encouragés par votre bon coeur n'arrivent jamais à Messine...

Si en outre, vous considérez que la démocratie c'est remplacer le pouvoir d'un seul par la dictature de tous (qui commence par le mépris des lois), libre à vous encore. Mais il serait bon que vous et vos semblables si prompts à réveiller les mânes de Vichy et consorts, à parler de rafles et à travestir de pauvres clandestins en déportés, vous seriez bien inspirée, donc, de vous souvenir que "ces heeeures sooombrees de notre histouaare" sont nées dans les urnes, d'un peuple qui voulait d'abord la fin des lois démocratiques. Saper l'édifice par un bout ou par un autre n'y change rien il finira bien par s'effondrer. Il sera trop tard pour pleurer.

Bien à vous aussi

PS : La seule condition qui rende la charité acceptable c'est la discrétion. Un peu de pudeur.

Marie à Florence & Noël...

Besson... restera celui qui a trahi en pleine campagne électorale une candidate qu’il acheva en publiant sur elle, toujours en pleine présidentielle, un livre plein de fat hue ite (missa est)… !

En quoi, un individu qui retourne sa veste serait-il un grand homme parce qu’il le fait au profit de la droite, droite vers laquelle il s’est tourné, comme le fut, d’ailleurs, son portefeuille, soudainement en maroquin… en chagrin marron !


N’y aurait-il pas un malaise dans ce gouvernement, depuis l’arrivée de NS ?

Tout d’abord, il fut question de faire parrainer de jeunes victimes juives par des enfants de CM !
FF revient toujours et encore sur la répression de l’antisémitisme !
EB se rédime en vitupérant contre Philippe Lioret évoquant le régime de Vichy !

On croirait que quelqu’un a quelque chose à se faire pardonner… ? Une histoire de famille… ?


Les migrants :

Le Nord-Pas-de-Calais a un rude fardeau à traîner !

Erig Le Brun de La Bouëxière parlait il y a quelque temps de la Bretagne mal aimée... ! Que dire de la région Nord ?

Après avoir été traités de Boches du Nord en 14, vu leurs villages rasés et leurs biens pillés… les habitants du Nord-Pas-de-Calais ont encore subi la domination et la répression allemandes lorsqu’ils se trouvèrent en zone interdite, encaissent maintenant Outreau, Sangatte, les propos d'un D Beauvais... la banderole du PSG... aujourd’hui la polémique « Welcome »… Il y a peu de régions qui subissent autant… !


@ Florence,

« Personne ne dit pourquoi ils ne passent pas. Parce que nous les en empêchons de notre propre chef ou bien parce que la Grande Bretagne n'en veut pas ? »

Simplement parce que la Grande Bretagne les a appâtés à une époque en recevant des étrangers sur leur territoire, leur faisant miroiter l’eldorado, sans pour eux avoir besoin de carte d’identité. Les migrants se sont donc installés pour étape à Sangatte où il y avait un centre d’hébergement ; cherchant alors l’opportunité de passer outre manche.
Puis, les directives européennes aidant, les britanniques ont adopté une politique de rejet des migrants clandestins, ont soudain attaqué la France, la taxant de dommages et intérêts pour tous ces clandestins qui s’infiltraient sur ses terres… ! L’accusant aussi de ne pas surveiller et d’interdire tout passage de ceux-ci. NS alors ministre de l’Intérieur a donc fait fermer le centre !


@ noël,

Un Etat peut parfois perdre son âme, dans certaines situations, ce qui n’est pas à son honneur, mais des humains peuvent, eux, avoir un comportement héroïque qui relève « un poco » ce que d’autres individus, en pareille situation, pourtant dits « mûrs » n’ont pas le même courage ou sont incapables de ressentir… ! Tout le monde n’a pas la fibre d’un héros !

J’ai déjà cité sur ce blog l’histoire de Maïti Girtanner : « Même les bourreaux ont une âme ».

Maïti est Française par sa mère et Suissesse alémanique par son père. Elle est née en Suisse le 15 mars 1922. Elle avait 18 ans lorsque les Allemands occupent la France. Grâce à ses origines paternelles, elle parle la même langue que l’envahisseur. Elle en usera lorsqu’elle entre en résistance. Insouciance de la jeunesse, peut-être, mais volonté d’assister des habitants d’une région, qui ne parlaient pas l’Allemand, ses parents possédaient une propriété située sur la ligne de démarcation : la Vienne. Egalement, passionnée de musique, la musique devait être sa vie, ce qui jouera un rôle important dans sa vie de résistante, les allemands en étant amateurs.
Suite à une rafle, en 1943, elle a été interrogée par la Gestapo qui a fait le lien avec ses différentes activités de résistante.
Elle a été envoyée à Handaye dans une villa réquisitionnée par la Gestapo et tomba dans les mains d’un jeune médecin chargé d’expérimenter des nouveaux traitements destinés à faire avouer les prisonniers….

A lire.

Véronique Raffeneau

@ Aïssa

" je n'ai juste dit, moi, que le principe délatoire est le même, qu'il soit de ces époques d'hier ou de celle notre d'aujourd'hui ... "

Et où lisez-vous aujourd'hui des appels au meurtre et à la délation, des délations elles-mêmes par des journaux et des partis politiques qui se définissent comme partie prenante à une politique de Collaboration avec l'Occupant ?

Où avez-vous visité une exposition dont le propos est de savoir comment identifier et reconnaître un sans papier ?

La prolongation d'une garde à vue est aujourd'hui contrôlée par un procureur de la République, une information judiciaire est aujourd'hui ouverte par un procureur de la République.

Où et quand les principes républicains qui structurent actuellement notre organisation politique se sont-ils sabordés par délégation de tous les pouvoirs à un seul ?

Ledun JP

Ahhh… Alexandre

Very boring, votre discours sans fin sur votre petite personne.
La politique générale d'un pays ne se résume pas á soi même et á ses petits bobos.

Encore une fois l'adresse de NS où vous pouvez réglez vote compte administratif perso avec cet homme.

http://www.elysee.fr/accueil/


JPLEDUN

Aïssa Lacheb-Boukachache

"Sans doute ERIC BESSON a-t-il posé sur ces drames un regard théorique, absurde à force d'abstraction, à ce point dédaigneux des réalités sociales et familiales qu'il en devient presque inhumain. C'est clairement le danger d'une POLITIQUE qui pour continuer sa MISSION qui est de maintenir une conception de l'absolu au sein du relatif, pour valider, au sein d'une modernité qui la pourfend, sa grille de valeurs et d'exigence, en oublie que cette mission n'a de sens que reliée aux grandeurs, aux limites et aux détresses des vies concernées. Qui, même inspiré par un respect pieux (DE LA LOI), peut prétendre saisir la cohérence et la justice d'une décision, qui exclu UN HOMME OU UNE FEMME CLANDESTINS qui ont accompli ce qu'ils devaient faire et laisser faire, mais sauvegarde LE JUGE ET LE DELATEUR qui tien(nent) pour rien les nécessités indiscutables de l'existence et de la santé et semble(nt) traiter à la légère LA DIGNITE? Ce serait se tromper que d'accepter une LEGISLATION dont les décrets ne seraient pas intelligibles, qui négligeraient le bon sens et l'équité. Ce peut être, en effet, une tentation, pour une institution à la fois vénérée et contestée (LA REPUBLIQUE), de se crisper plutôt que de s'ouvrir. Rien de plus néfaste, alors, pour son aura et son enseignement. Les bras ouverts valent mieux que les pensées fermées. S'imprégner, sans démagogie, de l'air du temps et prendre en charge, dans ses élans DEMOCRATIQUES au quotidien la fragile humanité ne constituerait pas une trahison de l'esprit JURIDIQUE LEGITIME mais, au contraire, une incarnation exemplaire. Toute promiscuité avec le siècle n'est pas honteuse. J'espère qu'il y a un milieu honorable entre la LOI comme forteresse et un POLITICIEN si désireux d'être "in" qu'il en oublie parfois l'essentiel: convaincre, exalter, témoigner".


Cher PB ... d'un billet l'autre ...


Bonne nuit.


Aïssa.

Marcellus

Touché, d'abord par cette petite phrase: "on a le droit d'être lucide" (j'adore utiliser cette expression !); ému, ensuite par votre mépris caractériel des individus violant la loi, en toute circonstance; revendiquant, enfin une certaine retenue de notre hôte à l'égard de son utilisation d'expressions pertinentes (cf. ci-dessus) dans un contexte inapropprié.
Cordialement.

Alexandre

@Hari Seldon
Lorsque vous écrivez
"Un sans papiers est par nature dans l'illégalité, le fait de s'introduire chez quelqu'un sans autorisation et au minimum un délit.
De plus le terme sans papier n'est jamais que la transposition en politiquement correct d'immigrés clandestins ou d'immigrants illégaux.
N'ayez pas peur d'appeler un chat un chat."

Vous mélangez beaucoup de choses au nom de votre lutte contre le politiquement acceptable: crime/délit/entrée illégale/ séjour illégal/attente de réponses de l'administration...

Prenons un cas concret (je m'approprie le personnage de Hari à l'occasion):
Hari Seldon est tombé amoureux un jour d'une habitante d'une autre planète, qui était venue sur la Terre étudier nos mœurs étranges. Il la rencontre dans un bar fréquenté par les extra-terrestres, car Hari aimait déjà les aliens quand il était un petit enfant. C'est le coup de foudre, ils aménagent ensemble et comptent se marier. Ils arrivent même à se marier sur Terre. Pour l'instant tout va bien. Hari pense que maintenant sa femme va pouvoir changer son visa de statut et commencer une activité professionnelle terrestre. Que nenni ! A l'occasion de l'enregistrement du mariage, l'autorité annonce que le visa étudiant ne sera pas renouvelé car à 28 ans elle aurait atteint la limite d'âge, en plus, maintenant, elle est mariée, donc l'ancien statut n'est plus adapté, l'employé dit avec un sourire qu'elle a vocation à passer sur un statut "Vie privée et familiale". Le cafard explique que comme le visa précédent n'était pas de type "long séjour", dans 2 mois la femme de Hari devra plier bagages, en vaisseau charter s'il le faut. Là, trois solutions.
Soit Hari entretient une certaine difficulté avec l'ordre (il est de gauche) et il dit FUCK THE UNIVERSE et reste avec sa femme sur Terre. Sa femme reste illégale quelques temps en attendant de monter un dossier pour faire appliquer la loi du système solaire. C'est risqué mais en attendant ils sont ensemble. Il sait que les simplistes vont toujours pointer du doigt son statut de "sans-papiers", malgré son mariage qui est quand même un sacré papier.
Soit il est pragmatique (centriste tendance libérale), il fait marcher ses méninges. Il va faire un week-end sur la Lune, qui a des accords qui font qu'un tampon de tourisme est valable 6 mois sur Terre après son retour. Histoire d'être rock'n roll, avec un filet. Au retour, les autorités sont furieuses, jurent, menacent, car elles comprennent leur défaite devant la force de la Lune. Pour le permis de travail, en revanche, ils se vengeront, ils l'ont dit...
Mais Hari sait qu'au pire il pourra trouver du boulot sur la Lune, avec un salaire double et moins de taxes. Ça l'emm... quand même.
Soit le pauvre Hari est de droite, il aime bien les chiens qui pissent où il faut, donc malgré tout son amour il renvoie sa chérie demander un visa long séjour dans sa planète, au consulat.
Le pauvre vient de faire l'erreur de sa vie.
14 mois plus tard, aux délais administratifs s'ajoute maintenant la suspicion de mariage arrangé parce qu'ils sont à des années lumières. Il se ruine en voyages extragalactiques, à son boulot on lui a fait comprendre que ça commençait à bien faire. Lors de ses démarches et recours, des cafards osent lui demander pourquoi il s'est amouraché d'une ET, c'est un peu louche d'accepter tous ces problèmes sans contrepartie financière. Que s'il l'avait mise enceinte, ça l'aurait aidé: sinon ça sent le mariage combiné. Que la réalité des liens d'une telle relation à distance, c'est peu crédible. Hari commence à chauffer.
Enfin, un ancien ami d'Hari lui présente un petit pince-sans-rire de gauche passé à droite qui lui fait un discours sur les délits des sans-papiers, les gens qui les aident qui doivent être mis sous écoute, malgré les leçons de morale de la gauche...
Heureusement pour ce nouvel ami, Hari est vraiment de droite: il aime l'ordre.
Mais le jour où ça va péter, ce personnage raide au regard glacial gagnera une bonne raison de ne pas sourire...

Florence

Ces immigrés clandestins de Calais, je les aperçus lors d'un passege à Calais, sont ici car ils espèrent passer en Grande Bretagne. Personne ne dit pourquoi ils ne passent pas. Parce que nous les en empêchons de notre propre chef ou bien parce que la Grande Bretagne n'en veut pas ?

De plus, faire de ces immigrés clandestins de gens bien par principe est une vue de l'esprit. L'an dernier, une jeune étudiante en sociologie je crois, qui est venue pour ses études parler à des clandestins s'est fait violer par l'un d'eux. Il y a sûrement des braves gens parmi eux mais sûrement également des crapules. Comme partout.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Jean-Dominique, pourquoi toutes ces circonvolutions pour dire exactement ce que j'affirme? Car enfin, ce que vous semblez repousser par votre fenêtre revient aussi vite et fort par votre porte grande ouverte: Vichy, le nazisme, sont -aussi- la conséquence démocratique, vous ne l'ignorez pas ... Et encore, l'évocation de la comparaison de ce qui nous choque en nos démocraties à Pol-Pot, Vichy, etc., n'est pas de mon fait mais de celui de Laurent Dingli; je n'ai juste dit, moi, que le principe délatoire est le même, qu'il soit de ces époques d'hier ou de celle notre d'aujourd'hui ... Il y a une différence -et de taille, j'ose l'espérer-, tout de même. Ou alors, vous faites semblant de ne pas comprendre ... Quant à PB dont vous et L.Dingli vous faites les avocats défenseurs quand je me fais non l'avocat général mais son contradicteur, je ne vous répondrai que ceci: PB, ce cher PB, comme tout magistrats -et justiciable- qui se respecte, A LE DROIT d'être, à ses moments, RIDICULE. Pas de salamalecs avec les procureurs!... L'homme intime, c'est autre chose ... Véronique, je lui pardonne; il sait si bien chuchoter à l'oreille des femmes ... Vous, non. N'en rajoutez pas, je vous prie, vous sombreriez avec ... (sourire) ... Maintenant, si j'osais abonder un moment en votre sens -et celui de Dingli-, si j'incitais (et vous n'êtes pas sans savoir la force de cette incitation qui échangerait un visa ou une carte de séjour voire une naturalisation contre une délation), si j'incitais donc ces hères à dénoncer leurs pourvoyeurs organisés et criminels -si tant est qu'ils soient tous victimes de pourvoyeurs-, songerais-je dans le même temps à leurs familles restées là-bas, vulnérables, à la portée de ceux-là mêmes ou leur complices et affidés?... Car il ne s'agit pas ici de dénoncer -et je le ferai avec vous alors- un Francis Heaulme quelconque qu'on aurait vu avoir emmené avec lui à tel endroit une petite fille, qu'on saurait en ce moment à tel endroit avec elle, etc. C'est d'une tout autre dialectique dont il s'agit, bien plus complexe ... Ne vous jetez pas dans ce travers, mon ami, ces choses ne sont pas aussi simples que vous aimeriez à le croire ...


Aïssa.

Marie

Dans une lettre ouverte à Eric Besson publiée par le quotidien Le Monde daté de mercredi, Philippe Lioret répond aux propos du ministre de l'Immigration.

"..."Dans toute société en situation de crise, face à l'injustice, chaque citoyen se trouve un jour placé face à ses responsabilités", écrit Philippe Lioret dans sa lettre ouverte à Eric Besson.
"George Brassens a parfaitement illustré le choix de cet engagement dans sa Chanson pour l'Auvergnat. A mon époque, la nôtre, je fais de même avec mon film", poursuit-il.
"Sachez qu'en l'occurrence, je ne mets pas en parallèle la traque des juifs et la Shoah, avec les persécutions dont sont victimes les migrants du Calaisis et les bénévoles qui tentent de leur venir en aide, mais les mécanismes répressifs qui y ressemblent étrangement ainsi que les comportements d'hommes et de femmes face à cette répression", écrit le réalisateur dans sa lettre ouverte.
"Il y a quelques jours encore, près de Béthune, une femme a été mise en garde à vue pour avoir simplement rechargé des téléphones portables de migrants. +Welcome+ ne fait qu'illustrer ce genre de fait divers", ajoute Lioret.
"La réalité, dit-on, dépasse souvent la fiction. Votre réalité, Monsieur Besson, se contente de l'égaler et c'est déjà suffisant pour être affligeant, pour confirmer qu'aujourd'hui, dans notre pays, de simples valeurs humaines ne sont pas respectées. C'est cela que vous devriez trouver +inacceptable+", conclut-il.
De son côté, l'avocat général à la cour d'appel de Paris, Philippe Bilger, estime sur son blog que le parallèle avec la repression des juifs en France en 1943 relève de la "provocation", rejetant "une référence qui ferait de notre présent républicain, aussi discutable soit-il, une copie d'un ignominieux passé mis à toutes les sauces".

Le Parisien de mercredi.

http://www.leparisien.fr/liveafp-culture/philippe-lioret-a-eric-besson-welcome-denonce-des-mecanismes-repressifs-10-03-2009-437866.php

Hari Seldon

@PeutMieuxFaire
Vous ne pouvez pas nier qu'aujourd'hui protéger, venir en aide à des "sans papiers" est illégal comme l'était la protection des juifs en 1943. Que cela n'indigne pas et n'interroge pas un magistrat comme vous m'inquiète énormément...
Un sans papiers est par nature dans l'illégalité, le fait de s'introduire chez quelqu'un sans autorisation et au minimum un délit.
De plus le terme sans papier n'est jamais que la transposition en politiquement correct d'immigrés clandestins ou d'immigrants illégaux.
N'ayez pas peur d'appeler un chat un chat.
Il n'y a pas de pays au monde où cette catégorie de personnes soient accueillies à bras ouverts.

Pour votre comparaison voler était illégal en 1943 tout comme c'est illégal aujourd'hui
Que je sache personne n'a demandé à enfermer ses gens dans des camps de concentration ni proposer de les exterminer.
la s'arrête la comparaison.

Personnellement si quelqu'un rentre chez moi sans mon autorisation je le fous dehors. Je n'ai pas dis qu'il fallait lui faire du mal pour autant.
Par vos propos vous laissez à penser autre chose et cela c'est inacceptable.

D'ailleurs dans la même charrette je rajouterai bien volontiers les employeurs qui savent très bien, pour la plupart, lorsqu'ils emploient des illégaux.
Je ne sais si le bannissement existe encore mais cela devrait leur être appliqué car, à mon avis, ils ressemblent plus à des négriers qu'à des employeurs.

Marie

Extrait de la Voix du Nord du 14 janvier 2009 :

"...« Calais, rappelle le réalisateur, c'est notre frontière mexicaine à nous. Un sujet riche de dramaturgie. Car, pour eux, tout retour est impossible. » Chaque semaine, de nouveaux arrivants viennent tenter leur chance, et affronter les pièges mis en travers de leur route par les autorités. Car même si, officiellement, on ne passe plus, la plupart de ceux qui sont là feront tout, y compris au risque de leur vie, pour atteindre cet Eldorado qu'ils imaginent trouver en Grande-Bretagne.

« Je suis un raconteur d'histoires, poursuit Philippe Lioret. Mon métier, c'est de faire des films. Tout le monde a l'ambition d'en réaliser un jour un grand, un fort, un riche, un beau... Moi, j'aurais rêvé de "La Route de Madison ». Mais, bon c'était déjà fait, alors... » Alors, voici un an et demi environ, il s'est rendu à Calais. « J'ai mis une bonne semaine à m'en remettre, j'étais scié. » Il a rencontré les bénévoles, qui oeuvrent en faveur des migrants clandestins et espère « ne pas les avoir trahis. » Philippe Lioret assure « ne pas être là pour embêter les spectateurs » et ne pas avoir voulu proposer un brûlot politique. Juste « mettre le doigt là où ça fait mal. » Juste faire un vrai film, un costaud, du genre de ceux qui invitent à ouvrir les yeux.

« Ce qui se passe là me rappelle 1943. » L'époque où héberger un Juif pouvait vous mener tout droit vers les camps. Simplement parce que vous aviez été dénoncé par un voisin... « Heureusement, il n'y a pas que des Papon à Calais, il y a aussi des gens formidables. Et d'autres qui se contentent juste de ne rien faire... Parce que, parfois, cela semble impossible, et qu'on n'est pas tous des Zorro. »...

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Douai/actualite/Secteur_Douai/2009/01/14/article_welcome-de-philippe-lioret-un-out-of-ca.shtml

catherine A à Erig leBrun

@€rig le BRun...... heureusement que vous êtes là pour faire rentrer dans le débat cette intelligence dont la plupart d'entre nous sommes dépourvus; c'est peut-être vrai en ce qui me concerne mais rien ne vous permet de le dire. Bien sûr Yaka et Fokon, yaka aider au développement de ces pays;pas la peine de sortir major de Normale Sup pour le savoir mais en attendant ce n'est pas assise sur ma chaise et vous sur la vôtre que cela va se faire alors en attendant il y a des gens qui vont endetter jusqu'au cou leur village, engraisser les mafias, prendre tous les risques pour voir si la vie est meilleure ailleurs et ces gens-là quand je les rencontre , je ne vais ni leur faire une leçon de morale ni de géopolitique; comme bien d'autres je vais essayer d'aider un tout petit peu en pensant que d'autres avant eux , que je connais fort bien,ont pris, eux aussi, tous les risques parce que dans le pays où ils étaient nés ils n'avaient rien à bouffer.
Et si vous me traitez de dame patronnesse ( ce qui m'amuse assez car c'est bien la première fois que ça m'arrive ) eh bien je m'en fiche; je préfèrerai toujours quelqu'un qui a des tripes à quelqu'un qui a un cerveau tellement froid que je me demande s'il n'est pas congelé; et congelé je ne suis pas sûre qu'un cerveau fonctionne bien. Bien à vous.

Jean-Dominique Reffait

Considérer qu'une opinion que l'on ne partage pas est ridicule n'entre pas dans ma façon, Aïssa, ce concevoir un dialogue civilisé sur des bases contradictoires.

Comparer tout ce qui nous choque à Vichy, Polo Pot et consorts réduit à néant la cause défendue, parce qu'il n'y a pas de comparaison possible. Et je préfère un argument qui porte sa radicalité seul dans sa force qu'une vigueur convenue qui dissimule mal la mollesse de la pensée.

Car je n'hésite pas, pour ce qui me concerne, à remettre en question la sacro-sainte démocratie plutôt qu'hurler à Vichy pour protéger vaille que vaille ladite démocratie. Oui, je dis que la démocratie porte en elle les ferments de l'immoralité sociale quand bien même en porterait-elle moins que les autres types de régimes connus. Et je m'accroche pas à la démocratie comme un naufragé à sa planche, en lui trouvant toutes les vertus. La démocratie n'a pas besoin de Vichy pour engendrer ses propres vilénies, elle y parvient très bien toute seule, avec ses seuls principes.

Plutôt que de parer notre régime politique de tous les mérites et de renvoyer ses tares à des fantômes qui n'ont aucun rapport avec lui, interrogeons-nous davantage sur cette étrange démocratie qui accouche de la misère, de la détresse, de l'inégalité criante. Interrogeons-nous sur les limites morales de l'exercice démocratique, prenons éventuellement conscience que ces limites sont endogènes à la démocratie et qu'il n'est nul besoin de convoquer Pétain et Laval pour découvrir que le peuple peut être égoïste, peureux et vil quand par ailleurs il sait être courageux, généreux et déterminé. Le peuple, avec ou sans majuscule, n'a aucune vertu transcendante, ce n'est d'ailleurs pas sa fonction d'en avoir.

Je fais une distinction très nette entre la dénonciation d'esclavagistes ignobles qui larguent des clandestins mourrants sur des barcasses en Méditerranée et la délation entre frères de misère. De la même façon que je m'efforcerais d'assister en toute occasion le malheureux qui aspire à vivre mieux dans notre Eldorado supposé et cela en dépit de toute loi qui me l'interdirait, de même n'hésiterais-je pas une milli-seconde à dénoncer aux autorités toute personne qui, pour un sale argent, exploite la détresse pour organiser des passages de frontières dans des conditions épouvantables.

C'est la raison pour laquelle la proposition de dénoncer les passeurs en échange d'un viatique ne m'apparait pas scandaleuse. Car s'il faut faire cesser une misère, il faut bien s'attaquer à ceux qui la provoquent ou l'amplifient.

PeutMieuxFaire

Monsieur BILGER, j'ai été intrigué par le titre puis vos propos repris sur le site de MARIANNE2.FR. Vous vous basez sur un argument isolé et peut-être excessif du réalisateur de "WELCOME" pour laisser paraître votre soutien à la politique menée par Éric BESSON. Déjà surprenant.
Heureusement, un internaute a eu la curiosité de rechercher la citation complète de propos du réalisateur :

"Ce qui se passe là-bas, c'est horrible. C'est notre frontière mexicaine à nous. Le sujet est compliqué, mais, à partir du moment où on met une frontière pour empêcher les hommes de passer, il y a un problème... Surtout s'ils ont froid et faim et que les bénévoles qui les aident risquent la correctionnelle. On parle de la justice, c'est pas rien. Des couples explosent à Calais à cause de cet engagement, comme dans le film, où Simon est indifférent. J'ai comme le sentiment d'avoir raconté l'histoire d'un type qui a protégé un juif dans sa cave, en 1943."

Admettez que ces propos sont plus relatifs que ceux qu'Éric BESSON a isolé pour mieux se justifier.
Certes, on peut continuer à juger le parallèle "holocauste / expulsion des sans papiers" excessif voire ignoble mais il n'est pas question du sort des "sans papiers" mais de l'assistance qu'on leur apporte et que la loi réprime.

Vous ne pouvez pas nier qu'aujourd'hui protéger, venir en aide à des "sans papiers" est illégal comme l'était la protection des juifs en 1943. Que cela n'indigne pas et n'interroge pas un magistrat comme vous m'inquiète énormément...

Laurent Dingli

Non, Aïssa Lacheb-Boukachache, il n'a jamais été question de faire appel à la délation publique, mais seulement d'encourager des immigrés à dénoncer ceux qui les exploitent. Pour établir un parallèle avec des cas différents, reprocherait-on une femme battue d'aller dénoncer son mari ? A un enfant le pédophile qui a abusé de lui ? A un ouvrier le patron qui l'exploite indignement ? A une prostituée son maquereau ? N'employons pas des grands mots qui, s'ils donnent l'impression à ceux qui les emploient qu'ils sont de grands héros, n'ont strictement rien à voir avec la réalité.
Pour le reste, j'ai publié ici même, il y a quelques mois, certaines réserves sur l'action du gouvernement en matière d'immigration, je n'y reviens donc pas.

ROUTA VILLANOVA

Monsieur Bilger,

Il faut conserver la vigilance nécessaire, certes comparaison avec Vichy n'est pas raison, mais les Doriot, Déat, Deloncle et autres ne s'aimaient pas entre eux, de meme que ce sale bonhomme de Mornay, un Magistrat pourtant qui, au procès Pétain considérait que si il avait prété serment au Maréchal ( ce qu'il n'avait pas fait pour cause de limite d'age ) celà n'aurait eu aucune valeur de toute façon; ce qui lui permettait de juger Pétain sans avoir de coptes à rendre . Facile !
Soyons vigilants ! Il y a d'autres Mornet prets à se réfugier derrière la Loi et à se défausser à chaque occasion de l'appliquer.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Non, mon cher Laurent Dingli ... Les moulinets verbaux, c'est vous, et ils sont plutôt poncifs, croyez-le. Car c'est précisément ce que je dis qui est le coeur du problème ... Sauf à être hypocrite ou terriblement limité, on ne peut se refugier derrière cette rhétorique pauvre qui dit que puisque nous sommes en temps de paix et en démocratie, le principe éthique et moral de la loi d'aujourd'hui le cède à celui de la même loi d'hier ... La délation est la délation. C'est la même comme goutte d'eau que celle vichyste ou Pol-Pot ou la Révolution ou ce que vous voudrez ... On n'élève, n'édifie pas un Peuple avec ces basses "valeurs", ou alors c'est un Peuple qu'on dégénère ... La délation, c'est laid, profondément laid. Puis, non, je ne trouve pas juste que des hommes, des femmes, des familles, soient volées, ratissées en leur pays comme des marchandises, etc., pour les amener chez nous ... Mais relisez mon petit commentaire ci-dessus: Où est la demande et que légifère-t-on réellement, efficacement, à tout le moins tout autant répressif contre elle? Oui, ce cher PB est ridicule en cette acclamation des principes Besson ... Car il s'arrête à la lettre de tout ceci et en oublie l'esprit qui fera toujours la différence entre celui qui doute, s'interroge, interroge, hésite, puis agit, et l'autre qui considère que parce que c'est écrit il faut le faire exactement ainsi, sans plus de réflexion ... Si demain, un autre ministre, une autre majorité, changeaient la loi et faisaient en sorte de régulariser tous les clandestins actuels et même ceux de demain, de pénaliser toute délation, etc., que vaudra alors le discours figé de PB, le votre même?... Le mien n'aura pas changé et comme il vaut aujourd'hui sous la législation Besson, il vaudra demain sous cette nouvelle législation qui l'abroge: Nous ne pouvons accueillir effectivement toute la misère du monde, nous pouvons aider ces gens chez eux, si ils le veulent, et la délation quelle qu'elle soit est une pourriture de l'âme ... Votre discours est léger et d'un moment: celui d'une loi. Le mien est cohérent et, surtout, CONSTANT, de toutes les lois ...


Aïssa.

Alexandre

@ Erig Racine Le Brun de La Bouëxière
"crachent sur son seul socle"
Chapeau bas pour l'allitération.

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