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08 mars 2009

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Voici les sites qui parlent de Le "traître" Besson a raison :

Commentaires

El Charpi

Bonsoir M. Bilger,

Très heureux de découvrir votre blog et votre prose, je me permets de vous suggérer un raccourci bien simple permettant de qualifier (et de disqualifier) les propos de M. Lioret.

La loi Godwin (je parle ici de loi au sens mathématique), provenant des forums Usenet et s'étant répandue dans tout l'Internet, est formulée par son auteur en ces termes :

"Godwin's Rule of Nazi Analogies: As a Usenet discussion grows longer, the
probability of a comparison involving Nazis or Hitler approaches one."

Vérifier la loi de Godwin, atteindre le point Godwin de la conversation, gagner un point Godwin : trois expressions différentes pour une situation similaire, dans laquelle s'est mise M. Lioret.

Or, un point Godwin est disqualifiant dans toute discussion Internet : l'atteindre est infamant et se le voir reproché honteux. Le gagnant du Point Godwin n'a plus qu'à repartir, la queue entre jambes, d'où il est venu, avec ses comparaisons désastreuses...

C'est aussi pour ça que j'aime Internet :)

Cordialement, El Charpi.

Gues Marie-Noëlle

Excusez-moi monsieur Bilger, mais habitant Calais, tombée du ciel en voyant en mars 2004, ce que faisaient "NOS" policiers français à des réfugiés que le Haut Commissariat aux Réfugiés connaît depuis le franchissement de leur épouvantable pays, je me demande si c'est bon de fermer les yeux sans arrêt sous prétexte que la situation n'est pas identique à celle des juifs. Quand elle le sera, nous ne pourrons plus en être les témoins infatigables.

Alors, désolée, mais personne ne fait son boulot. Il n'y a que des bénévoles et des gens comme moi prêts à affronter la police et la Justice, qui le font pour tenter de court-circuiter ceux qui ne respectent pas la Convention Internationale de Genève.

Car, malheureusement pour vous, je peux vous donner des tonnes d'images de CRS arrêtant des réfugiés, sans être munis d'aucune réquisition du procureur, et sans aucun motif pour leur demander s'ils ont des papiers ou non.

Très malin, ce harcèlement quotidien sans aucun droit écrit dans le CPP et qui débouche régulièrement sur des matraquages et autres violences alors que les gens sont arrêtés est une volonté organisée par le gouvernement via son préfet et sous-préfet. Les gens sont constamment mis en garde à vue, sans jamais avoir le droit à un avocat. S'il y a des APRF délivrés mécaniquement, jamais l'interprète ne traduit la possibilité juridique d'aller au TA.

Et comme ils sont libérés la plupart du temps, et ne passent pas par le CRA de Coquelles, aucune avocat n'a donc à se pencher sur les motifs du contrôle puisque les gens n'ont accès à l'avocat qu'au moment où ils passent devant le JLD. Les réfugiés n'y passent pas.

Et voilà comment des policiers peuvent harceler tranquillement des réfugiés et nous offrir le spectacle d'une dictature raciste où des gens en costume courent dans nos rues après d'autres personnes visiblement étrangères. Toute cette comédie pour on ne sait quels spectateurs.

Alors qu'on n'en soit pas sous Vichy d'accord ? Mais presque.

Regardons qui travaille au ministère de l'Immigration, des BLOT et autres fondateurs de théories semblables à celles qui ont servi en d'autres temps...

Besson n'a rien arrangé. Il n'a rien d'un humaniste. Les traîtres qui changent de valeur politique ont toujours fait le lit des horreurs que nos parents ont connues. Se faire expulser vers la mort, avec un sourire ou sans, c'est pareil pour moi.

J'attends le temps où on pourra mettre Sarkozy et sa bande devant un tribunal international. Moi je ne vais pas serrer la main comme Sarkozy en décembre 2008, à un génocidaire contre qui le Tribunal international a lancé un mandat d'arrêt.

Nous avons vu trop de choses à Calais, sans pouvoir en parler, tant tout le monde se tait. Et lorsque l'on parle, ce sont (ouf pour l'instant) des gardes à vue sous des faux prétextes inventés par les policiers, dont même avec des témoins et des preuves filmées, la Justice semble protéger le racisme et les actes illégaux et ne pas nous protéger nous, des actes d'agression.

Tapez une recherche internet sur la Justice sous Vichy. Vous seriez surpris et certainement très inquiets.

(En l'honneur de tous les copains réfugiés qui m'ont aidée à surveiller cette police qui les persécutaient, qui sont passés en Angleterre et ont trouvé la paix et le respect de leur humanité.)

Alexandre

Je n'ai pas vu le film depuis le Brésil, mais il y a je crois plus à en retenir que de la pitié.
Une belle image que ce prof de natation qui sait aligner les longueurs de piscine mais se noie dans la vie. L'étranger lui dit: apprends-moi à nager, moi je traverserai l'océan.
Et puis ce film nous montre des gens qui se battent pour quitter la France et avoir un avenir...

Alexandre

@ Hari Seldon
Oui, vous trouvez la fin de mon propos violente (elle l'est), mais elle n'arrive pas à la cheville de la violence d'État. Cette violence n'était pas dirigée contre vous, bien sûr.
Plus dans le détail de votre propos.
- "Les lois relatives aux immigrés clandestins sont universelles".
Pas du tout. Citez-moi un pays européen où le conjoint d'un citoyen n'obtient pas une carte de séjour dans des délais raisonnables. En France la loi existe, a été modifiée pour que l'on n'obtienne qu'une carte de un an à proroger chaque année... que l'on obtient avec des délais de 3 ans: on reste sous récépissé temporaire de 2 mois en 2 mois, pour empêcher l'intégration. On peut aller au "tribunal administratif", autre spécialité française pour surtout prendre du temps à condamner l'État. En Angleterre, un homosexuel vivant en clandestin un moment, s'il se marie avec son compagnon homo anglais, alors l'État jugera que toute expulsion porte gravement préjudice à l'intérêt du citoyen anglais. Un ami de mon épouse était dans cette situation. Il n'était même pas marié. Il a signalé sa situation aux autorités, est rentré au Brésil. Il a attendu le jugement 2 mois dans sa famille et chez nous au Brésil, puis est revenu en toute légalité se marier et vivre avec son mari. C'est aussi la loi européenne. A noter que la loi française est discriminante contre les Français : un conjoint de Français en France doit attendre 4 ans avant de demander sa carte de résident et attendre des mois, un conjoint d'européen en France 0 jour avec 1 mois d'attente max. Ça paraît absurde, mais non: la France ne veut pas avoir trop de problèmes avec ses partenaires européens. Normal, le but du ministère est de protéger l'identité nationale, donc en priorité dissuader les mariages avec les noirs et les arabes, avec les musulmans. Le prétexte est la lutte contre les mariages blanc, alors qu'en France il s'agit surtout de femmes, alors que le mariage blanc est en général organisé en faveur d'hommes.
-"Je pense certainement que la France est dans une juste moyenne." C'était vrai. Elle était même plutôt sympa avec les 200% illégaux. Mais depuis les années 2000, à des fins purement électorales, elle ne s'est pas attaquée aux filières de travail au noir (le Sentier, le bâtiment, les restos) mais à ceux qui viennent demander leur droit. Car les autres étaient déjà illégaux: le durcissement de la loi ne touche par définition que ceux qui s'y soumettent. Or Sarkozy a produit une loi par an depuis 2003, s'attaquant à l'immigration LEGALE (qualifiée de subie). Ils envisagent de virer le Français de France si celui-ci a vécu dans le pays de sa femme, ou s'il parle trop bien sa langue (extrait du rapport officiel du CICI que j'ai posté précédemment). Même le FN n'avait pas osé (eux ils proposaient d'annuler des naturalisations, c'était mieux ciblé...). Dans la même veine que l'ADN.
Quant aux deux parties de votre propos, je les ai bien notées. Elles me rappellent les paroles de Dom Hélder Câmara qui s'occupait des pauvres de Recife (remplacé par l'intégriste anti-avortement):
"Quand je nourris les pauvres, ils disent que je suis un saint. Mais quand je demande pourquoi les pauvres n'ont pas de nourriture, ils me traitent de communiste"

Je vous encourage à regarder de plus près: la plupart des électeurs de l'Ump votent pour la "couleur" politique et se fient aux slogans. Moi avant de le vivre je ne l'imaginais pas. Et j'ai découvert dans des associations des Français poussés au suicide par toute cette surenchère irresponsable pour se faire élire. J'ai pensé, quand j'avais des problèmes, contacter Marine Le Pen pour me défendre comme avocate. Cela aurait été assez provoc, Dieudo aurait peut-être fait un sketch.
Mitterrand avait compris que le FN était un bon miroir pour montrer à la droite ses contradictions, exactement comme Besancenot à gauche.
Je préfère un FN fort, avec les idées du FN au FN, démocratiquement représenté, que cette surenchère de lois iniques martyrisant des minorités par pur calcul électoral. Et sans résoudre les problèmes. Pas digne d'un parti de gouvernement.

Bonne journée

Hari Seldon

@Alexandre, je vous cite.
"Mais le jour où ça va péter, ce personnage raide au regard glacial gagnera une bonne raison de ne pas sourire..."
Je pense que l'outrance de votre propos ne fait que l'affaiblir.
Cela dit les lois relatives aux immigrés clandestins sont universelles.
Certains pays sont plus souples, d'autres moins. Je pense certainement que la France est dans une juste moyenne.
Je mentionne, pour mémoire, et sauf contradicteurs sérieux, que les premiers "charters" d'immigrés datent de l'époque Mitterrand avec Pierre Joxe comme ministre de l'Intérieur.
Je distingue bien deux parties dans mon propos. Le juste combats contre cette forme illégale d'immigrations même si elle n'est que de passage d'une part et le traitement fait à ses individus d'autre part.
Aider une personne en danger physique est tout à fait louable et nécessaire, monter le fait en système, je dirai presque revendicatif, l'est moins à mon sens.
De plus ce n'est pas à l'Etat de subvenir aux besoins de ces personnes, hormis des soins.

El Re

>on voit mal au nom de quoi, même avec les
>meilleures intentions du monde, des citoyens
>s'autoriseraient à violer la loi.

Peut-être pour les mêmes bonnes raisons que lorsque l'Etat viole la loi.

Si un système infaillible permettait de détecter toute violation de la loi par n'importe quelle personne, de prononcer et d'appliquer une sanction, serait-il selon vous raisonnable de mettre en marche ce système ?

Erig Le Brun de La Bouëxière

@ Catherine A (vous remarquez, s'il vous plaît que je respecte, moi le patronyme que vous affichez)

Mettons que vous ne soyez pas, vous, dépourvue d'intelligence ou dotée comme moi d'un cerveau congelé. Mettons que vous ayez à l'esprit que la seule manière de sauvegarder la démocratie c'est d'en respecter les fondements à commencer par la Loi.
Alors c'est pire. Mon cerveau congelé, lui s'interdit d'assurer le service après-vente de mafias qui exportent les populations comme du bétail, au bénéfice de patrons voyous et de marchands de sommeil (je passe sur le bénéfice de l'industrie cinématographique et sur celui d'une certaine gauche de préau). Vous n'avez manifestement pas, madame, de ces délicatesses, et si vous trouvez confortable de vous draper dans ces protestations de bon coeur, libre à vous, mais vous devez savoir qui paye le prix de votre confort d'esprit. Un mien ami, italien et officier de marine repêche presque quotidiennement les corps de ceux qui, encouragés par votre bon coeur n'arrivent jamais à Messine...

Si en outre, vous considérez que la démocratie c'est remplacer le pouvoir d'un seul par la dictature de tous (qui commence par le mépris des lois), libre à vous encore. Mais il serait bon que vous et vos semblables si prompts à réveiller les mânes de Vichy et consorts, à parler de rafles et à travestir de pauvres clandestins en déportés, vous seriez bien inspirée, donc, de vous souvenir que "ces heeeures sooombrees de notre histouaare" sont nées dans les urnes, d'un peuple qui voulait d'abord la fin des lois démocratiques. Saper l'édifice par un bout ou par un autre n'y change rien il finira bien par s'effondrer. Il sera trop tard pour pleurer.

Bien à vous aussi

PS : La seule condition qui rende la charité acceptable c'est la discrétion. Un peu de pudeur.

Marie à Florence & Noël...

Besson... restera celui qui a trahi en pleine campagne électorale une candidate qu’il acheva en publiant sur elle, toujours en pleine présidentielle, un livre plein de fat hue ite (missa est)… !

En quoi, un individu qui retourne sa veste serait-il un grand homme parce qu’il le fait au profit de la droite, droite vers laquelle il s’est tourné, comme le fut, d’ailleurs, son portefeuille, soudainement en maroquin… en chagrin marron !


N’y aurait-il pas un malaise dans ce gouvernement, depuis l’arrivée de NS ?

Tout d’abord, il fut question de faire parrainer de jeunes victimes juives par des enfants de CM !
FF revient toujours et encore sur la répression de l’antisémitisme !
EB se rédime en vitupérant contre Philippe Lioret évoquant le régime de Vichy !

On croirait que quelqu’un a quelque chose à se faire pardonner… ? Une histoire de famille… ?


Les migrants :

Le Nord-Pas-de-Calais a un rude fardeau à traîner !

Erig Le Brun de La Bouëxière parlait il y a quelque temps de la Bretagne mal aimée... ! Que dire de la région Nord ?

Après avoir été traités de Boches du Nord en 14, vu leurs villages rasés et leurs biens pillés… les habitants du Nord-Pas-de-Calais ont encore subi la domination et la répression allemandes lorsqu’ils se trouvèrent en zone interdite, encaissent maintenant Outreau, Sangatte, les propos d'un D Beauvais... la banderole du PSG... aujourd’hui la polémique « Welcome »… Il y a peu de régions qui subissent autant… !


@ Florence,

« Personne ne dit pourquoi ils ne passent pas. Parce que nous les en empêchons de notre propre chef ou bien parce que la Grande Bretagne n'en veut pas ? »

Simplement parce que la Grande Bretagne les a appâtés à une époque en recevant des étrangers sur leur territoire, leur faisant miroiter l’eldorado, sans pour eux avoir besoin de carte d’identité. Les migrants se sont donc installés pour étape à Sangatte où il y avait un centre d’hébergement ; cherchant alors l’opportunité de passer outre manche.
Puis, les directives européennes aidant, les britanniques ont adopté une politique de rejet des migrants clandestins, ont soudain attaqué la France, la taxant de dommages et intérêts pour tous ces clandestins qui s’infiltraient sur ses terres… ! L’accusant aussi de ne pas surveiller et d’interdire tout passage de ceux-ci. NS alors ministre de l’Intérieur a donc fait fermer le centre !


@ noël,

Un Etat peut parfois perdre son âme, dans certaines situations, ce qui n’est pas à son honneur, mais des humains peuvent, eux, avoir un comportement héroïque qui relève « un poco » ce que d’autres individus, en pareille situation, pourtant dits « mûrs » n’ont pas le même courage ou sont incapables de ressentir… ! Tout le monde n’a pas la fibre d’un héros !

J’ai déjà cité sur ce blog l’histoire de Maïti Girtanner : « Même les bourreaux ont une âme ».

Maïti est Française par sa mère et Suissesse alémanique par son père. Elle est née en Suisse le 15 mars 1922. Elle avait 18 ans lorsque les Allemands occupent la France. Grâce à ses origines paternelles, elle parle la même langue que l’envahisseur. Elle en usera lorsqu’elle entre en résistance. Insouciance de la jeunesse, peut-être, mais volonté d’assister des habitants d’une région, qui ne parlaient pas l’Allemand, ses parents possédaient une propriété située sur la ligne de démarcation : la Vienne. Egalement, passionnée de musique, la musique devait être sa vie, ce qui jouera un rôle important dans sa vie de résistante, les allemands en étant amateurs.
Suite à une rafle, en 1943, elle a été interrogée par la Gestapo qui a fait le lien avec ses différentes activités de résistante.
Elle a été envoyée à Handaye dans une villa réquisitionnée par la Gestapo et tomba dans les mains d’un jeune médecin chargé d’expérimenter des nouveaux traitements destinés à faire avouer les prisonniers….

A lire.

Véronique Raffeneau

@ Aïssa

" je n'ai juste dit, moi, que le principe délatoire est le même, qu'il soit de ces époques d'hier ou de celle notre d'aujourd'hui ... "

Et où lisez-vous aujourd'hui des appels au meurtre et à la délation, des délations elles-mêmes par des journaux et des partis politiques qui se définissent comme partie prenante à une politique de Collaboration avec l'Occupant ?

Où avez-vous visité une exposition dont le propos est de savoir comment identifier et reconnaître un sans papier ?

La prolongation d'une garde à vue est aujourd'hui contrôlée par un procureur de la République, une information judiciaire est aujourd'hui ouverte par un procureur de la République.

Où et quand les principes républicains qui structurent actuellement notre organisation politique se sont-ils sabordés par délégation de tous les pouvoirs à un seul ?

Ledun JP

Ahhh… Alexandre

Very boring, votre discours sans fin sur votre petite personne.
La politique générale d'un pays ne se résume pas á soi même et á ses petits bobos.

Encore une fois l'adresse de NS où vous pouvez réglez vote compte administratif perso avec cet homme.

http://www.elysee.fr/accueil/


JPLEDUN

Aïssa Lacheb-Boukachache

"Sans doute ERIC BESSON a-t-il posé sur ces drames un regard théorique, absurde à force d'abstraction, à ce point dédaigneux des réalités sociales et familiales qu'il en devient presque inhumain. C'est clairement le danger d'une POLITIQUE qui pour continuer sa MISSION qui est de maintenir une conception de l'absolu au sein du relatif, pour valider, au sein d'une modernité qui la pourfend, sa grille de valeurs et d'exigence, en oublie que cette mission n'a de sens que reliée aux grandeurs, aux limites et aux détresses des vies concernées. Qui, même inspiré par un respect pieux (DE LA LOI), peut prétendre saisir la cohérence et la justice d'une décision, qui exclu UN HOMME OU UNE FEMME CLANDESTINS qui ont accompli ce qu'ils devaient faire et laisser faire, mais sauvegarde LE JUGE ET LE DELATEUR qui tien(nent) pour rien les nécessités indiscutables de l'existence et de la santé et semble(nt) traiter à la légère LA DIGNITE? Ce serait se tromper que d'accepter une LEGISLATION dont les décrets ne seraient pas intelligibles, qui négligeraient le bon sens et l'équité. Ce peut être, en effet, une tentation, pour une institution à la fois vénérée et contestée (LA REPUBLIQUE), de se crisper plutôt que de s'ouvrir. Rien de plus néfaste, alors, pour son aura et son enseignement. Les bras ouverts valent mieux que les pensées fermées. S'imprégner, sans démagogie, de l'air du temps et prendre en charge, dans ses élans DEMOCRATIQUES au quotidien la fragile humanité ne constituerait pas une trahison de l'esprit JURIDIQUE LEGITIME mais, au contraire, une incarnation exemplaire. Toute promiscuité avec le siècle n'est pas honteuse. J'espère qu'il y a un milieu honorable entre la LOI comme forteresse et un POLITICIEN si désireux d'être "in" qu'il en oublie parfois l'essentiel: convaincre, exalter, témoigner".


Cher PB ... d'un billet l'autre ...


Bonne nuit.


Aïssa.

Marcellus

Touché, d'abord par cette petite phrase: "on a le droit d'être lucide" (j'adore utiliser cette expression !); ému, ensuite par votre mépris caractériel des individus violant la loi, en toute circonstance; revendiquant, enfin une certaine retenue de notre hôte à l'égard de son utilisation d'expressions pertinentes (cf. ci-dessus) dans un contexte inapropprié.
Cordialement.

Alexandre

@Hari Seldon
Lorsque vous écrivez
"Un sans papiers est par nature dans l'illégalité, le fait de s'introduire chez quelqu'un sans autorisation et au minimum un délit.
De plus le terme sans papier n'est jamais que la transposition en politiquement correct d'immigrés clandestins ou d'immigrants illégaux.
N'ayez pas peur d'appeler un chat un chat."

Vous mélangez beaucoup de choses au nom de votre lutte contre le politiquement acceptable: crime/délit/entrée illégale/ séjour illégal/attente de réponses de l'administration...

Prenons un cas concret (je m'approprie le personnage de Hari à l'occasion):
Hari Seldon est tombé amoureux un jour d'une habitante d'une autre planète, qui était venue sur la Terre étudier nos mœurs étranges. Il la rencontre dans un bar fréquenté par les extra-terrestres, car Hari aimait déjà les aliens quand il était un petit enfant. C'est le coup de foudre, ils aménagent ensemble et comptent se marier. Ils arrivent même à se marier sur Terre. Pour l'instant tout va bien. Hari pense que maintenant sa femme va pouvoir changer son visa de statut et commencer une activité professionnelle terrestre. Que nenni ! A l'occasion de l'enregistrement du mariage, l'autorité annonce que le visa étudiant ne sera pas renouvelé car à 28 ans elle aurait atteint la limite d'âge, en plus, maintenant, elle est mariée, donc l'ancien statut n'est plus adapté, l'employé dit avec un sourire qu'elle a vocation à passer sur un statut "Vie privée et familiale". Le cafard explique que comme le visa précédent n'était pas de type "long séjour", dans 2 mois la femme de Hari devra plier bagages, en vaisseau charter s'il le faut. Là, trois solutions.
Soit Hari entretient une certaine difficulté avec l'ordre (il est de gauche) et il dit FUCK THE UNIVERSE et reste avec sa femme sur Terre. Sa femme reste illégale quelques temps en attendant de monter un dossier pour faire appliquer la loi du système solaire. C'est risqué mais en attendant ils sont ensemble. Il sait que les simplistes vont toujours pointer du doigt son statut de "sans-papiers", malgré son mariage qui est quand même un sacré papier.
Soit il est pragmatique (centriste tendance libérale), il fait marcher ses méninges. Il va faire un week-end sur la Lune, qui a des accords qui font qu'un tampon de tourisme est valable 6 mois sur Terre après son retour. Histoire d'être rock'n roll, avec un filet. Au retour, les autorités sont furieuses, jurent, menacent, car elles comprennent leur défaite devant la force de la Lune. Pour le permis de travail, en revanche, ils se vengeront, ils l'ont dit...
Mais Hari sait qu'au pire il pourra trouver du boulot sur la Lune, avec un salaire double et moins de taxes. Ça l'emm... quand même.
Soit le pauvre Hari est de droite, il aime bien les chiens qui pissent où il faut, donc malgré tout son amour il renvoie sa chérie demander un visa long séjour dans sa planète, au consulat.
Le pauvre vient de faire l'erreur de sa vie.
14 mois plus tard, aux délais administratifs s'ajoute maintenant la suspicion de mariage arrangé parce qu'ils sont à des années lumières. Il se ruine en voyages extragalactiques, à son boulot on lui a fait comprendre que ça commençait à bien faire. Lors de ses démarches et recours, des cafards osent lui demander pourquoi il s'est amouraché d'une ET, c'est un peu louche d'accepter tous ces problèmes sans contrepartie financière. Que s'il l'avait mise enceinte, ça l'aurait aidé: sinon ça sent le mariage combiné. Que la réalité des liens d'une telle relation à distance, c'est peu crédible. Hari commence à chauffer.
Enfin, un ancien ami d'Hari lui présente un petit pince-sans-rire de gauche passé à droite qui lui fait un discours sur les délits des sans-papiers, les gens qui les aident qui doivent être mis sous écoute, malgré les leçons de morale de la gauche...
Heureusement pour ce nouvel ami, Hari est vraiment de droite: il aime l'ordre.
Mais le jour où ça va péter, ce personnage raide au regard glacial gagnera une bonne raison de ne pas sourire...

Florence

Ces immigrés clandestins de Calais, je les aperçus lors d'un passege à Calais, sont ici car ils espèrent passer en Grande Bretagne. Personne ne dit pourquoi ils ne passent pas. Parce que nous les en empêchons de notre propre chef ou bien parce que la Grande Bretagne n'en veut pas ?

De plus, faire de ces immigrés clandestins de gens bien par principe est une vue de l'esprit. L'an dernier, une jeune étudiante en sociologie je crois, qui est venue pour ses études parler à des clandestins s'est fait violer par l'un d'eux. Il y a sûrement des braves gens parmi eux mais sûrement également des crapules. Comme partout.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Jean-Dominique, pourquoi toutes ces circonvolutions pour dire exactement ce que j'affirme? Car enfin, ce que vous semblez repousser par votre fenêtre revient aussi vite et fort par votre porte grande ouverte: Vichy, le nazisme, sont -aussi- la conséquence démocratique, vous ne l'ignorez pas ... Et encore, l'évocation de la comparaison de ce qui nous choque en nos démocraties à Pol-Pot, Vichy, etc., n'est pas de mon fait mais de celui de Laurent Dingli; je n'ai juste dit, moi, que le principe délatoire est le même, qu'il soit de ces époques d'hier ou de celle notre d'aujourd'hui ... Il y a une différence -et de taille, j'ose l'espérer-, tout de même. Ou alors, vous faites semblant de ne pas comprendre ... Quant à PB dont vous et L.Dingli vous faites les avocats défenseurs quand je me fais non l'avocat général mais son contradicteur, je ne vous répondrai que ceci: PB, ce cher PB, comme tout magistrats -et justiciable- qui se respecte, A LE DROIT d'être, à ses moments, RIDICULE. Pas de salamalecs avec les procureurs!... L'homme intime, c'est autre chose ... Véronique, je lui pardonne; il sait si bien chuchoter à l'oreille des femmes ... Vous, non. N'en rajoutez pas, je vous prie, vous sombreriez avec ... (sourire) ... Maintenant, si j'osais abonder un moment en votre sens -et celui de Dingli-, si j'incitais (et vous n'êtes pas sans savoir la force de cette incitation qui échangerait un visa ou une carte de séjour voire une naturalisation contre une délation), si j'incitais donc ces hères à dénoncer leurs pourvoyeurs organisés et criminels -si tant est qu'ils soient tous victimes de pourvoyeurs-, songerais-je dans le même temps à leurs familles restées là-bas, vulnérables, à la portée de ceux-là mêmes ou leur complices et affidés?... Car il ne s'agit pas ici de dénoncer -et je le ferai avec vous alors- un Francis Heaulme quelconque qu'on aurait vu avoir emmené avec lui à tel endroit une petite fille, qu'on saurait en ce moment à tel endroit avec elle, etc. C'est d'une tout autre dialectique dont il s'agit, bien plus complexe ... Ne vous jetez pas dans ce travers, mon ami, ces choses ne sont pas aussi simples que vous aimeriez à le croire ...


Aïssa.

Marie

Dans une lettre ouverte à Eric Besson publiée par le quotidien Le Monde daté de mercredi, Philippe Lioret répond aux propos du ministre de l'Immigration.

"..."Dans toute société en situation de crise, face à l'injustice, chaque citoyen se trouve un jour placé face à ses responsabilités", écrit Philippe Lioret dans sa lettre ouverte à Eric Besson.
"George Brassens a parfaitement illustré le choix de cet engagement dans sa Chanson pour l'Auvergnat. A mon époque, la nôtre, je fais de même avec mon film", poursuit-il.
"Sachez qu'en l'occurrence, je ne mets pas en parallèle la traque des juifs et la Shoah, avec les persécutions dont sont victimes les migrants du Calaisis et les bénévoles qui tentent de leur venir en aide, mais les mécanismes répressifs qui y ressemblent étrangement ainsi que les comportements d'hommes et de femmes face à cette répression", écrit le réalisateur dans sa lettre ouverte.
"Il y a quelques jours encore, près de Béthune, une femme a été mise en garde à vue pour avoir simplement rechargé des téléphones portables de migrants. +Welcome+ ne fait qu'illustrer ce genre de fait divers", ajoute Lioret.
"La réalité, dit-on, dépasse souvent la fiction. Votre réalité, Monsieur Besson, se contente de l'égaler et c'est déjà suffisant pour être affligeant, pour confirmer qu'aujourd'hui, dans notre pays, de simples valeurs humaines ne sont pas respectées. C'est cela que vous devriez trouver +inacceptable+", conclut-il.
De son côté, l'avocat général à la cour d'appel de Paris, Philippe Bilger, estime sur son blog que le parallèle avec la repression des juifs en France en 1943 relève de la "provocation", rejetant "une référence qui ferait de notre présent républicain, aussi discutable soit-il, une copie d'un ignominieux passé mis à toutes les sauces".

Le Parisien de mercredi.

http://www.leparisien.fr/liveafp-culture/philippe-lioret-a-eric-besson-welcome-denonce-des-mecanismes-repressifs-10-03-2009-437866.php

Hari Seldon

@PeutMieuxFaire
Vous ne pouvez pas nier qu'aujourd'hui protéger, venir en aide à des "sans papiers" est illégal comme l'était la protection des juifs en 1943. Que cela n'indigne pas et n'interroge pas un magistrat comme vous m'inquiète énormément...
Un sans papiers est par nature dans l'illégalité, le fait de s'introduire chez quelqu'un sans autorisation et au minimum un délit.
De plus le terme sans papier n'est jamais que la transposition en politiquement correct d'immigrés clandestins ou d'immigrants illégaux.
N'ayez pas peur d'appeler un chat un chat.
Il n'y a pas de pays au monde où cette catégorie de personnes soient accueillies à bras ouverts.

Pour votre comparaison voler était illégal en 1943 tout comme c'est illégal aujourd'hui
Que je sache personne n'a demandé à enfermer ses gens dans des camps de concentration ni proposer de les exterminer.
la s'arrête la comparaison.

Personnellement si quelqu'un rentre chez moi sans mon autorisation je le fous dehors. Je n'ai pas dis qu'il fallait lui faire du mal pour autant.
Par vos propos vous laissez à penser autre chose et cela c'est inacceptable.

D'ailleurs dans la même charrette je rajouterai bien volontiers les employeurs qui savent très bien, pour la plupart, lorsqu'ils emploient des illégaux.
Je ne sais si le bannissement existe encore mais cela devrait leur être appliqué car, à mon avis, ils ressemblent plus à des négriers qu'à des employeurs.

Marie

Extrait de la Voix du Nord du 14 janvier 2009 :

"...« Calais, rappelle le réalisateur, c'est notre frontière mexicaine à nous. Un sujet riche de dramaturgie. Car, pour eux, tout retour est impossible. » Chaque semaine, de nouveaux arrivants viennent tenter leur chance, et affronter les pièges mis en travers de leur route par les autorités. Car même si, officiellement, on ne passe plus, la plupart de ceux qui sont là feront tout, y compris au risque de leur vie, pour atteindre cet Eldorado qu'ils imaginent trouver en Grande-Bretagne.

« Je suis un raconteur d'histoires, poursuit Philippe Lioret. Mon métier, c'est de faire des films. Tout le monde a l'ambition d'en réaliser un jour un grand, un fort, un riche, un beau... Moi, j'aurais rêvé de "La Route de Madison ». Mais, bon c'était déjà fait, alors... » Alors, voici un an et demi environ, il s'est rendu à Calais. « J'ai mis une bonne semaine à m'en remettre, j'étais scié. » Il a rencontré les bénévoles, qui oeuvrent en faveur des migrants clandestins et espère « ne pas les avoir trahis. » Philippe Lioret assure « ne pas être là pour embêter les spectateurs » et ne pas avoir voulu proposer un brûlot politique. Juste « mettre le doigt là où ça fait mal. » Juste faire un vrai film, un costaud, du genre de ceux qui invitent à ouvrir les yeux.

« Ce qui se passe là me rappelle 1943. » L'époque où héberger un Juif pouvait vous mener tout droit vers les camps. Simplement parce que vous aviez été dénoncé par un voisin... « Heureusement, il n'y a pas que des Papon à Calais, il y a aussi des gens formidables. Et d'autres qui se contentent juste de ne rien faire... Parce que, parfois, cela semble impossible, et qu'on n'est pas tous des Zorro. »...

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Douai/actualite/Secteur_Douai/2009/01/14/article_welcome-de-philippe-lioret-un-out-of-ca.shtml

catherine A à Erig leBrun

@€rig le BRun...... heureusement que vous êtes là pour faire rentrer dans le débat cette intelligence dont la plupart d'entre nous sommes dépourvus; c'est peut-être vrai en ce qui me concerne mais rien ne vous permet de le dire. Bien sûr Yaka et Fokon, yaka aider au développement de ces pays;pas la peine de sortir major de Normale Sup pour le savoir mais en attendant ce n'est pas assise sur ma chaise et vous sur la vôtre que cela va se faire alors en attendant il y a des gens qui vont endetter jusqu'au cou leur village, engraisser les mafias, prendre tous les risques pour voir si la vie est meilleure ailleurs et ces gens-là quand je les rencontre , je ne vais ni leur faire une leçon de morale ni de géopolitique; comme bien d'autres je vais essayer d'aider un tout petit peu en pensant que d'autres avant eux , que je connais fort bien,ont pris, eux aussi, tous les risques parce que dans le pays où ils étaient nés ils n'avaient rien à bouffer.
Et si vous me traitez de dame patronnesse ( ce qui m'amuse assez car c'est bien la première fois que ça m'arrive ) eh bien je m'en fiche; je préfèrerai toujours quelqu'un qui a des tripes à quelqu'un qui a un cerveau tellement froid que je me demande s'il n'est pas congelé; et congelé je ne suis pas sûre qu'un cerveau fonctionne bien. Bien à vous.

Jean-Dominique Reffait

Considérer qu'une opinion que l'on ne partage pas est ridicule n'entre pas dans ma façon, Aïssa, ce concevoir un dialogue civilisé sur des bases contradictoires.

Comparer tout ce qui nous choque à Vichy, Polo Pot et consorts réduit à néant la cause défendue, parce qu'il n'y a pas de comparaison possible. Et je préfère un argument qui porte sa radicalité seul dans sa force qu'une vigueur convenue qui dissimule mal la mollesse de la pensée.

Car je n'hésite pas, pour ce qui me concerne, à remettre en question la sacro-sainte démocratie plutôt qu'hurler à Vichy pour protéger vaille que vaille ladite démocratie. Oui, je dis que la démocratie porte en elle les ferments de l'immoralité sociale quand bien même en porterait-elle moins que les autres types de régimes connus. Et je m'accroche pas à la démocratie comme un naufragé à sa planche, en lui trouvant toutes les vertus. La démocratie n'a pas besoin de Vichy pour engendrer ses propres vilénies, elle y parvient très bien toute seule, avec ses seuls principes.

Plutôt que de parer notre régime politique de tous les mérites et de renvoyer ses tares à des fantômes qui n'ont aucun rapport avec lui, interrogeons-nous davantage sur cette étrange démocratie qui accouche de la misère, de la détresse, de l'inégalité criante. Interrogeons-nous sur les limites morales de l'exercice démocratique, prenons éventuellement conscience que ces limites sont endogènes à la démocratie et qu'il n'est nul besoin de convoquer Pétain et Laval pour découvrir que le peuple peut être égoïste, peureux et vil quand par ailleurs il sait être courageux, généreux et déterminé. Le peuple, avec ou sans majuscule, n'a aucune vertu transcendante, ce n'est d'ailleurs pas sa fonction d'en avoir.

Je fais une distinction très nette entre la dénonciation d'esclavagistes ignobles qui larguent des clandestins mourrants sur des barcasses en Méditerranée et la délation entre frères de misère. De la même façon que je m'efforcerais d'assister en toute occasion le malheureux qui aspire à vivre mieux dans notre Eldorado supposé et cela en dépit de toute loi qui me l'interdirait, de même n'hésiterais-je pas une milli-seconde à dénoncer aux autorités toute personne qui, pour un sale argent, exploite la détresse pour organiser des passages de frontières dans des conditions épouvantables.

C'est la raison pour laquelle la proposition de dénoncer les passeurs en échange d'un viatique ne m'apparait pas scandaleuse. Car s'il faut faire cesser une misère, il faut bien s'attaquer à ceux qui la provoquent ou l'amplifient.

PeutMieuxFaire

Monsieur BILGER, j'ai été intrigué par le titre puis vos propos repris sur le site de MARIANNE2.FR. Vous vous basez sur un argument isolé et peut-être excessif du réalisateur de "WELCOME" pour laisser paraître votre soutien à la politique menée par Éric BESSON. Déjà surprenant.
Heureusement, un internaute a eu la curiosité de rechercher la citation complète de propos du réalisateur :

"Ce qui se passe là-bas, c'est horrible. C'est notre frontière mexicaine à nous. Le sujet est compliqué, mais, à partir du moment où on met une frontière pour empêcher les hommes de passer, il y a un problème... Surtout s'ils ont froid et faim et que les bénévoles qui les aident risquent la correctionnelle. On parle de la justice, c'est pas rien. Des couples explosent à Calais à cause de cet engagement, comme dans le film, où Simon est indifférent. J'ai comme le sentiment d'avoir raconté l'histoire d'un type qui a protégé un juif dans sa cave, en 1943."

Admettez que ces propos sont plus relatifs que ceux qu'Éric BESSON a isolé pour mieux se justifier.
Certes, on peut continuer à juger le parallèle "holocauste / expulsion des sans papiers" excessif voire ignoble mais il n'est pas question du sort des "sans papiers" mais de l'assistance qu'on leur apporte et que la loi réprime.

Vous ne pouvez pas nier qu'aujourd'hui protéger, venir en aide à des "sans papiers" est illégal comme l'était la protection des juifs en 1943. Que cela n'indigne pas et n'interroge pas un magistrat comme vous m'inquiète énormément...

Laurent Dingli

Non, Aïssa Lacheb-Boukachache, il n'a jamais été question de faire appel à la délation publique, mais seulement d'encourager des immigrés à dénoncer ceux qui les exploitent. Pour établir un parallèle avec des cas différents, reprocherait-on une femme battue d'aller dénoncer son mari ? A un enfant le pédophile qui a abusé de lui ? A un ouvrier le patron qui l'exploite indignement ? A une prostituée son maquereau ? N'employons pas des grands mots qui, s'ils donnent l'impression à ceux qui les emploient qu'ils sont de grands héros, n'ont strictement rien à voir avec la réalité.
Pour le reste, j'ai publié ici même, il y a quelques mois, certaines réserves sur l'action du gouvernement en matière d'immigration, je n'y reviens donc pas.

ROUTA VILLANOVA

Monsieur Bilger,

Il faut conserver la vigilance nécessaire, certes comparaison avec Vichy n'est pas raison, mais les Doriot, Déat, Deloncle et autres ne s'aimaient pas entre eux, de meme que ce sale bonhomme de Mornay, un Magistrat pourtant qui, au procès Pétain considérait que si il avait prété serment au Maréchal ( ce qu'il n'avait pas fait pour cause de limite d'age ) celà n'aurait eu aucune valeur de toute façon; ce qui lui permettait de juger Pétain sans avoir de coptes à rendre . Facile !
Soyons vigilants ! Il y a d'autres Mornet prets à se réfugier derrière la Loi et à se défausser à chaque occasion de l'appliquer.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Non, mon cher Laurent Dingli ... Les moulinets verbaux, c'est vous, et ils sont plutôt poncifs, croyez-le. Car c'est précisément ce que je dis qui est le coeur du problème ... Sauf à être hypocrite ou terriblement limité, on ne peut se refugier derrière cette rhétorique pauvre qui dit que puisque nous sommes en temps de paix et en démocratie, le principe éthique et moral de la loi d'aujourd'hui le cède à celui de la même loi d'hier ... La délation est la délation. C'est la même comme goutte d'eau que celle vichyste ou Pol-Pot ou la Révolution ou ce que vous voudrez ... On n'élève, n'édifie pas un Peuple avec ces basses "valeurs", ou alors c'est un Peuple qu'on dégénère ... La délation, c'est laid, profondément laid. Puis, non, je ne trouve pas juste que des hommes, des femmes, des familles, soient volées, ratissées en leur pays comme des marchandises, etc., pour les amener chez nous ... Mais relisez mon petit commentaire ci-dessus: Où est la demande et que légifère-t-on réellement, efficacement, à tout le moins tout autant répressif contre elle? Oui, ce cher PB est ridicule en cette acclamation des principes Besson ... Car il s'arrête à la lettre de tout ceci et en oublie l'esprit qui fera toujours la différence entre celui qui doute, s'interroge, interroge, hésite, puis agit, et l'autre qui considère que parce que c'est écrit il faut le faire exactement ainsi, sans plus de réflexion ... Si demain, un autre ministre, une autre majorité, changeaient la loi et faisaient en sorte de régulariser tous les clandestins actuels et même ceux de demain, de pénaliser toute délation, etc., que vaudra alors le discours figé de PB, le votre même?... Le mien n'aura pas changé et comme il vaut aujourd'hui sous la législation Besson, il vaudra demain sous cette nouvelle législation qui l'abroge: Nous ne pouvons accueillir effectivement toute la misère du monde, nous pouvons aider ces gens chez eux, si ils le veulent, et la délation quelle qu'elle soit est une pourriture de l'âme ... Votre discours est léger et d'un moment: celui d'une loi. Le mien est cohérent et, surtout, CONSTANT, de toutes les lois ...


Aïssa.

Alexandre

@ Erig Racine Le Brun de La Bouëxière
"crachent sur son seul socle"
Chapeau bas pour l'allitération.

claude jonniaux

Quand le sage montre la lune du doigt, l’idiot regarde le doigt.
J’engage les personnes qui dans les nombreux commentaires lus parviennent encore à faire la distinction entre homme de gauche et homme de droite à lire l’excellent ouvrage de Denis Collin « le cauchemar de Marx » et en particulier son introduction sur les clivages gauche/droite. Cela permettra de tordre le cou aux idées de « trahison » et autre inepties. Par contre le billet de Monsieur Bilger mis en perspective avec la célèbre phrase de Michel Rocard sur la « misère du monde » devrait générer d’autres réflexions, non pas sur l’aide ponctuelle, humainement évidente d’un repas donné à un être en détresse, mais sur l’inaction scandaleuse de l’Union Européenne (UE) et le nécessaire traitement de fonds de l’immigration. Prompte à réglementer le taux de beurre de cacao dans le chocolat noir, l’UE ne traite en rien les origines de cette immigration de masse. Ainsi des migrants de pays en guerre ou confrontés à des régimes de persécution (Irak, Afghanistan, Iran, kurdes,..) se voient refuser l’accès à notre « porte-avions » européen, au même titre que les migrants économiques succombant aux mirages des passeurs issu de systèmes mafieux ! Par ce manque de discernement nous renvoyons de notre continent pêle-mêle des opposants politiques et des personnes qui pensent qu’ils feront eux aussi fortune comme l’oncle, héros de la famille, simple plongeur engagé au noir dans un restaurant de banlieue mais qui a pu envoyer au pays une photo où il posait près de la tour Eifel.
Souvenons-nous de ce qu’une petite et lente réaction coordonnée de certains états a pu apporter il y 30 ans aux réfugiées des « Boats people » vietnamiens !
En ne faisant strictement rien de sérieux sur l’origine des migrants économiques et rien du tout sur l’immigration politique (comment peut-on renvoyer des chrétiens aujourd’hui en Irak ??) L’UE et tous ses membres créent eux-mêmes des « Calais » à travers toute l’Europe. Il est dès lors facile à certains cinéastes amateurs de « sentiments forts » de surfer sur ce genre de sujet en donnant mauvaise conscience à tous, en montrant du doigt ces hommes politiques inhumains. Ils se gardent bien de traiter le sujet sur le fonds !

Laurent Dingli

@ Jean-Dominique Reffait,
J'entends bien vos nuances et je les partage.
@ Aïssa Lacheb-Boukachache,
Je n'avais pas lu le commentaire dans lequel vous n'avez pas pu vous empêcher de comparer la légalité de Vichy à celle d'aujourd'hui. Il ne vous aura sans doute pas échappé que le pouvoir qui s'était qualifié jadis "d'Etat français" n'était pas une démocratie. Personne n'a eu la sottise de parler d'une valeur intrinsèque de la loi. La Corée du Nord, l'Allemagne nazie, le Cambodge de Pol-Pot avaient aussi des lois. Il s'agit bien évidemment de lois démocratiques. Ne faites donc pas l'ingénu. Vous qualifiez par ailleurs la position de Philippe Bilger de "ridicule". Je sais bien que c'est là votre façon de vous exprimer, mais on pourait facilement vous retourner le compliment, notamment lorsque vous vous indignez à grand renfort de moulinets verbaux sur la "délation" - éternel épouvantail-référence qui renvoie aux heures sombres de l'occupation. Mais là encore, de quoi parle-t-on ? Vu votre parcours et votre intelligence, vous savez certainement qu'une police ne fonctionne pas sans indicateurs. Or, en ce qui concerne les passeurs, il s'agit d'une question de police. Trouvez-vous cela juste, vous, que des hommes ou des femmes soient volés, ratissés, abandonnés parfois à une mort certaine, pour enrichir une mafia florissante ? Vous vous trompez de combat mon cher.
Un petit rappel historique à ce propos qui ne s'adresse pas à vous particulièrement, la première fois que la délation a été encouragée comme une vertu civique, ce fut sous la Révolution française, et la première République, ce fut sous un pouvoir que nous qualifierions aujourd'hui de gauche. Et ces dénonciations conduisaient le plus souvent à la mort ceux qui en étaient les victimes. Les délateurs étaient célébrés au sein même de l'Assemblée nationale et, bien entendu, dans les clubs des Jacobins. Peu importe d'ailleurs que cette pratique détestable soit le fait d'un pouvoir de droite ou de gauche, ce qui compte c'est de ne pas comparer, par ignorance ou par démagogie, une action démocratique avec des pratiques d'essence totalitaire.

Erig Le Brun de La Bouëxière

Inutile d'insister, M Bilger, pour faire entrer un peu d'intelligence dans le débat. Nous en sommes, et pour un moment, je le crains au règne de la tripe.
Croyez vous que tous ces vertueux démocrates admettront un jour qu'ils piétinent la démocratie et crachent sur son seul socle en faisant fi de la loi?
Croyez vous qu'ils admettront un jour que leur petit ego, l'image qu'ils ont d'eux mêmes leur est plus précieuse que l'avenir de leur société?
Croyez vous qu'ils ignorent que leur pensée à courte vue ne contribue qu'à noyer un peu plus de gens au large de la Sicile et à enrichir un peu plus les mafias?
Non, pour la plupart ils ne l'ignorent pas mais ils s'en fichent.

Ils nous vendent la diversité mais contribuent à l'uniformaisation radicale de la planête par la substitution de populations. Au profit de qui? De ceux que cette standardisation humaine enrichit.

Il serait évidemment plus productif et plus humain de consacrer les milliards que coute l'immigration au développment sur place; car je ne crois pas que qui que ce soit quitte sa terre avec plaisir.
Mais pour le faire admettre à nos dames patronesses de l'immigrationnisme, il faudrait que le bénéfice politique et narcissique à court terme disparaisse.

De la générosité chez ces gens? Non, de la bêtise teintée d'un peu de cynisme pour les moins stupides.

Alexandre

Extrait du rapport du CICI (COMITÉ INTERMINISTÉRIEL DE CONTRÔLE DE L’IMMIGRATION)
Au-delà des dispositions tendant à éviter les fraudes aux mariages et à dissuader les mariages de complaisance ou les mariages forcés, qui peuvent ralentir transitoirement la progression des admissions au séjour résultant de la progression de la nuptialité mixte, il n’y a guère d’autre moyen, si l’on souhaite encadrer, voire réduire l’évolution de ce poste de la délivrance de titres, que de prendre en compte comme critère principal d’attribution du titre non plus le changement d’état civil que constitue le mariage mais plus largement le fait de la vie en couple et d’y adjoindre une double appréciation, d’une part de la qualité du lien entre les membres du couple et, d’autre part, de l’intensité du lien du couple avec la France par rapport à celle de son lien avec le pays d’origine du membre étranger du couple. Ce faisant, l'Etat retrouverait un pouvoir d’appréciation au nom de l’intérêt de la France.
Les règles du regroupement familial appliquées aux Français, expulsion prévue de couples mixtes au nom de l'intérêt de la France. À méditer.
Rapport intégral en lien.

Alexandre

Ça y est, on se plaint du registre de l'outrance mais on s'y complaît. On distribue les mauvais points à un cinéaste qui a passé deux ans de sa vie à préparer un film apparemment plus subtil que son envolée malheureuse sur Vichy.
Mais non, ces questions ne sont pas simples. Il faut sortir de l'affrontement politicien. Il faut que les gens arrêtent de détourner la tête et se mettent à la place de nos étrangers, illégaux ou non, de leurs familles françaises qui ne peuvent être privées d'un père, d'un époux. Quand les associations dénoncent, montrent des vidéos, à droite on crie au gauchisme, à la manipulation, on NIE la réalité en disant "attends, si c'était si terrible, ça se saurait...". Ça se sait...
Par exemple, beaucoup de gens croient qu'un étranger marié à un ressortissant français peut vivre en France et y travailler, souvent les mêmes qui ont voté pour celui qui a supprimé ce droit ou son applicabilité réelle, ce qui est plus vicieux encore.
C'est ce déni qui peut expliquer - sans excuser - que l'on fasse le parallèle avec les époques troubles de l'occupation. Car ce qui est connu aujourd'hui n'était pas si évident à l'époque. Les 50% de Français qui ne voulaient pas voir n'étaient pas tous des ordures. Facile de juger aujourd'hui.

Pour voir des cas réels moins extrêmes - dont le mien qui parle page 12 de notre départ pour le Brésil - je vous invite à suivre le lien sous mon nom, ou bien d'écouter à l'adresse suivante.
http://www.rcf.fr/player_mp3/fsmp3playerv5.swf?quoi=http://www.rcf.fr/son.php3?id_document=47540

C'est une émission de radio qui illustre par quelques exemples typiques les milliers de cas de notre collectif de couples franco-étrangers.

Même à droite on peut comprendre qu’il est vain d'affréter des cars de Roumains pour faire du chiffre d'expulsions, déloyal de s'attaquer aux étrangers quand ils viennent pour se marier avec des Français, ou enregistrer leurs enfants à l'école, enfants qui n'ont parfois connus que la France. Surtout quand l'économie est bien contente de les faire travailler au noir - ou en cotisant, ce qui fait que les expulser est un peu du vol - durant des années, pour rentabiliser le bâtiment ou la restauration quand les Français refusent de faire certains jobs. Essayons de trouver des solutions plus honnêtes.
Parce que là tout démontre que ce gouvernement ne va rien résoudre, sauf augmenter la terreur pour entretenir une immigration de sous-hommes jetables qui lavent nos chiottes, cotisent et ferment leur gueule. Et capter les électeurs FN, à l’occasion.

Aïssa Lacheb-Boukachache

INFO.: en fin de journal de France 2/13 heures/ Elise Lucet, toute la semaine le procès filmé de Garcia dont PB a relaté, via BHL, quelque chose ... On y verra, peut-être, cette fameuse scène où BHL intervient en tant que témoin ... Est-ce que c'est pédagogique (ce procès à la télé)? ou le sera? Je ne sais .. Voir les choses autrement .. Puis, pourquoi ce procès et non un autre? Là encore, je l'ignore ...


Bonne nuit.


Aïssa.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Les bilgériens ont tord ici ... Car enfin, ils seraient plus logiques avec eux-mêmes si en lieu de nous pointer l'arbre -chétif, en vérité- de l'immigration clandestine, ils nous désignaient plutôt la forêt de ceux de nos compatriotes (comppe-pattriottes, avec l'accent, comme dit ce sacré Pasqua, Charles de son prénom), français bien français, eux, qui en sourdine appellent chaque jour sur notre sol et ramassent là cette main d'oeuvre vulnérable bon marché pour la faire trimer, olé Colbert! il faudrait vite réimprimer ton Code "noir" ... Qui la fait trimer dans le bâtiment où les jeunes français veulent plus aller, trop dur dur la brique, les intempéries, le ciment ... dans les vignes, les vergers et les champs où là encore l'Emile veut plus aller, encore plus dur la terre, le foin, les vaches, le purin ... Dans les restaurants où Jean n'y mettrait plus un pied car trop éreintant la plonge, le service, la cuistance ... Même, même, dans l'hôpital, aide-soignant, brancardier ou faisant fonction d'infirmier(ère), j'en ai vu ... où là encore Jeannette et Robert passent devant, mains dans les poches, sifflant, mieux rien faire que cette trime abrutissante, ces malades, ces vieux, ces infections ... Il est où Besson, là, avec son regard glaçant? Elle est où la loi démocratique contre les exploiteurs franchouillards de ces misères du monde? contre les loueurs de taudis-sommeil? contre "nos" esclavagistes de nos temps modernes?... Et vous, cher PB, refaites-nous donc un beau billet qu'on vous encence plutôt que cette volée de bois ... dénoncez la cause, pas l'effet, la cause, cher, toujours l'amont, toujours, l'aval c'est rien qu'une fuite somme toute un peu lâche, une facilité ...


Transition


Tel que c'est barré, là, que les louangeurs et louangeuses de Eric Besson "regard glaçant" (vous m'avez fait trop rire, cher PB, avec ce "regard glaçant"; Dieu vous garde de me voir face à face quand j'ai la haine et la colère, alors vous saurez vraiment ce que c'est qu'un regard glaçant ...) ..., je disais donc le fan club du Besson "regard glaçant" devrait -possible, plus que possible, soyons fins observateurs de la vie politique française- se réjouir de le voir sous peu HABEMUS PREMIER MINISTRE! Il aura été loin, ce petit ...


Aïssa.

Hari Seldon

Un homme politique de droite ou de centre droite glisse vers la gauche c'est un grand homme l'inverse c'est forcément un salaud, un traître.
J'aime bien ce salaud là, car il en faut du courage pour affronter vos sarcasmes et vos insultes.

Faire un pamphlet sur commande lors d'une campagne ce n'est pas très beau en soi, mais c'est très politique.
Voir qu'on se fait avoir sur les grandes largeurs et préférer tenter l'expérience du "terrain" même en face je dis bien, félicitations.

D'un autre côté quitter une soit disant gauche en état de déliquescence, de paranoïa permanente, une gauche qui n'ose pas affronter sa réalité en face je pense que ce n'est pas trahir mais faire preuve de bon sens. Je me souviens des premières phrases de l'autobiographie de Jacques Delors, concernant sa non présentation à l'élection présidentielle et je vous incite à les lire.

Mais c'est vrai qu'il convient de se draper dans l'étendard de la vertu face à cette droite fascisante. Que ne serait elle autre chose d'ailleurs.
Je décerne, avec délectation, un point Godwin à monsieur Philippe Lioret.

Sur le fond su sujet, à savoir les étrangers en situation irrégulière, il n'est pas de pays qui ne possède des lois contre eux.
Pourquoi faudrait-il que la France soit différente ?
Par exception culturelle peut-être ou par idéologie sclérosée.
A ceux qui crachent en permanence sur la droite je leur demande de reprendre leurs livres d'histoire et de regarder le comportement de la gauche au cours des 150 dernières années. Ce n'est pas forcément très joli non plus. Donc ne donnez pas des leçons péremptoires messieurs les censeurs.

Bien sûr il ne serait être question de laisser ces gens mourir de faim ou de froid mais de là à les accepter automatiquement et de manière permanente sur notre territoire je n'en vois pas la nécessité.
Quand on voit les filières d'immigration clandestines montées de toutes pièces par ces mêmes pays dont sont issus les immigrés clandestins, je pense par exemple au Mali, je trouve déjà qu'on prend beaucoup de gants avec eux (ces pays).
Idem pour les pays de transit qui prélèvent leurs dîmes au passages.
Alors avoir recours à l'outrance permanente, ce n'est plus du débat mais du lynchage et ce type de comportement n'est que de la haine.
Haine qui ne grandit pas l'homme qui en est habité.

Jean-Dominique Reffait

@ Laurent Dingli
Je crois bien avoir perçu le fond du billet de Philippe : il n'y s'agit pas d'y opposer la loi à l'humanité mais bien, comme vous le dites, de constater que nous disposons en démocratie des outils pour discuter et faire la loi. Mais Philippe déplore ensuite, qu'une fois cette loi votée, dans des conditions démocratiques incontestables, il se trouve encore des personnes qui considèrent qu'ils doivent passer outre.

Je ne conteste aucunement la validité démocratique d'une loi que je désapprouve par ailleurs, je puis m'efforcer d'en respecter le maximum mais ma conscience m'impose, malgré tout, d'en refuser, non pas en principe mais en pratique, certains aspects que je ne peux pas respecter. Je vais plus loin : je puis trouver légitime que l'on m'applique des sanctions pour ces manquements, dans la mesure où l'intérêt général l'exige, mais cela n'empêche pas qu'on ne me fera jamais agir contre ma conscience. C'est la thématique d'Antigone et de Créon.

Je note que, dans le débat faussé sur la dénonciation des passeurs par des clandestins (où je crois que la gauche a raté une bonne occasion de se taire), le ministre Besson a bien rejeté lui-même le terme de délation, c'est-à-dire l'acte selon lequel un clandestin dénoncerait un autre clandestin en échange d'une impunité. Ce que l'on trouve naturel et moral entre deux clandestins, la solidarité humaine, on me le refuse à moi. Je ne fais pas entrer de clandestins sur le territoire mais il m'arrive d'assister des clandestins dans des démarches pour qu'ils puissent survivre, s'abriter, se soigner comme une jeune fille africaine qui nous est arrivée chez ma femme et moi, expulsable sous 3 jours, avec 3 mois de survie envisageable avec son sida. La loi me l'interdit, je le fais et continuerais de le faire quand l'occasion s'en présentera.

J'ose espérer, en vérité, j'en suis convaincu, que Philippe l'homme violerait la loi dans ces circonstances sachant que Philippe l'avocat général le désapprouverait.

ludovic

Bonsoir M. Bilger,

Vous savez l'estime que je vous porte, toutefois j'ai bien du mal à vous suivre, comme bon nombre de vos commentateurs, sur ce billet. Agrégé d'histoire avant d'exercer mes fonctions actuelles, je suis tout à fait d'accord avec vous pour considérer qu'assimiler la France de Sarkozy au régime de Vichy est une absurdité, pire encore, une insulte au passé et un outrage à notre actuelle démocratie. C'est bien le seul point sur lequel je tomberai d'accord avec vous.J'ai comme vous vu Vincent Lindon au journal de 20h de TF1, et je l'ai trouvé poignant. Notre devise comprend les valeurs de liberté et de fraternité, valeurs communes à la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1789. Comment une loi, qui par ailleurs, si j'en crois Vincent Lindon, n'est jamais appliquée, peut-elle m'interdire de faire simplement preuve d'humanité et de fraternité, justement. Lorsque je donne quelques pièces à un SDF dans la rue, je ne lui demande pas ses papiers, si je choisis d'offrir le gîte et le couvert à quelqu'un, c'est mon droit le plus absolu et je me refuse à en rendre compte à qui que ce soit. Que l'on poursuive ceux qui favorisent l'immigration clandestine, j'en conviens, que l'on s'en prenne à ceux qui, simplement et parce qu'ils ont en coeur, viennent au secours de gens en détresse, cela m'est insupportable. Alors s'il faut transgresser la Loi pour rester humain, s'il faut transgresser la Loi pour sauver sa conscience, je n'ai aucune hésitation.Et je me moque bien de savoir ce que le ministre de l'Immigration, de l'Identité Nationale et de je ne sais plus quoi encore peut bien en penser.L'intitulé de ce portefeuille, inédit dans l'histoire de la République, suffit d'ailleurs à donner la nausée, Brice Hortefeux n'en pouvait d'ailleurs plus de l'image que ce ministère donnait de lui.Quant à Eric Besson, il est et restera un traître, non seulement aux yeux des socialistes, mais au regard des valeurs de gauche qu'il a longtemps prétendu défendre.

Admirateur Eperdu

C’est vrai qu’Eric Besson a tout pour réconcilier le citoyen avec la politique : la clarté et la sincérité des engagements..

Jugez-en : il écrit un pamphlet très violent contre Sarkozy en pleine campagne électorale, et quelques semaines après la parution du pamphlet, il se fâche avec S. Royal et il passe avec armes et bagages chez Sarkozy et comme l ’a révélé le Monde, c’est lui qui fera la formation des l’entourage de Sarkozy sur la manière de flinguer la candidate de gauche.

Cerise sur le gâteau : en 18 mois il passera de la direction du PS à celle de l’UMP.

Quelqu’un donc qui a des convictions solides donc et qui fait honneur à la politique. C’est vrai qu’il met en avant, en bandoulière son engagement derrière Rocard et on en connaît beaucoup comme lui, issus de son camp, cette « gôche morale » (défense de se marrer…) qui ont trahi mais alors avec cette vitesse : Eric Besson ce n’est pas une girouette c’est un ventilateur.

Et on imagine la considération dont il doit disposer chez ses nouveaux « amis » de droite : pensez donc un politique de droite ne sait pas jauger un traître et ne sait pas que « Qui a trahi trahira… ». Il doivent bien se marrer ses « nouveaux amis » avec des convertis de cet acabit.

Encore heureux ensuite qu’il fasse semblant d’y croire dans son nouveau job ; il ne manquerait pas qu’il soit en plus nul !

Nul et traître cela ferait beaucoup pour un seul homme.

semtob

Cher Philippe,

Le juge administratif ne peut continuer de mettre à exécution ce qui constitue une humiliation pour la Démocratie.
Un préfet n'est pas fait pour effectuer des quotas de reconduite à la frontière.
La loi appliquée avec stupidité est monstrueuse et s'illustre chaque jour.
Que pense ce couple, cette famille originaire de Faro, troublé dans son sommeil, dans le but d'un contrôle des papiers de Monsieur, 30 ans après son arrivée sur une mobylette? Les qualités de cet homme étaient recherchées dans le bâtiment.
Que pense cette jeune fille mise en garde à vue alors qu'elle rejoignait l'un de ses parents pour les vacances?
Que pense ce voyageur qui n'ira pas plus loin que Marseille, mis en garde à vue lui aussi, alors que personne n'a voulu voir son billet de train pour l'Italie?
Toute reconduite à la frontière grecque est débile et coûteuse, la Grèce ne délivrant aucun visa. Toute séparation de famille est inqualifiable.
La République n'a pas le droit de déchirer les robes de mariée de jeunes filles.
La République n'a pas le droit de camisoler des personnes et de les transporter de force dans des avions.
Le juge administratif doit donner des moyens d'interprète réels aux demandeurs d'asile.
Le juge administratif doit concilier les droits individuels et les nécessités de l'intérêt général, mais en conformité avec les Droits de l'Homme et ils sont nombreux à oser le faire, fort heureusement.
Oui, cher Philippe, tout européen doit construire une protection contre les omissions de l'Administration. La valeur de la justice est parallèle à cette prise de conscience.
françoise et karell Semtob

Alexandre

PS sur mon post précédent:
J'en déduis que pour le gouvernement (et pour vous-même ?), l'honnêteté intellectuelle n'est pas un pré-requis à l'obtention d'un portefeuille. Ça gênerait plutôt.
Encore une naïve gasconnade de ma part.

Alexandre

Juste une remarque sur la perfidie de Besson :
il attaque la morale de Vincent Peillon sur le fait que celui-ci se ferait parachuter à représenter le sud pour les prochaines élections de manière amorale, après y avoir passé quelques week-ends bourgeois.
Quand on prend en compte que l'attribution des zones se fait au niveau d'une commission du parti, et que Vincent Peillon a été furieux de recevoir une région autre que celle où il a mis du temps à se faire admettre, c'est particulièrement vicieux de la part de Besson.
Car Vincent Peillon ne peut pas rétablir la vérité (qu'il n'en a rien à faire du sud) sans compromettre l'élection à venir.
En plus la zone représentée pour les prochaines élections n'a pas une importance capitale.
Il ira loin à l’UMP ce petit…

Polochon

Pour une fois je suis assez d'accord avec JD Reffait. Quand je donne une pièce à un SDF, je ne lui demande pas ses papiers.
Mais je ne suis pas non plus gêné par le job d'Eric Besson qui est de lutter contre l'immigration clandestine et donc de reconduire à la frontière ceux qui se sont fait prendre. Je n'ai rien non plus contre Eric Besson, qui lui n'a jamais collaboré avec la France vichyste contrairement à certains hommes proclamés de gauche. Et n'oublions pas qu'une partie de son job est d'améliorer l'intégration des immigrés réguliers.

Véronique Raffeneau

@ Jean-Dominique

"La référence permanente aux horreurs de la guerre pour diaboliser tout et n'importe quoi est lassante, je vous l'accorde."

Cette référence permanente n'est pas seulement lassante. Elle est grotesque.

Il n'y a rien de plus lassant et de plus contre-productif au cinéma comme en littérature que l'ambition d'un écrivain ou d'un cinéaste réduite à vouloir illustrer "une question de société".

"les clandestins de Calais sont l'équivalent des juifs en 43" déclare Philippe Lioret.

Ce qui fait peine à lire c'est l'ignorance abyssale de Vichy que révèle une telle phrase.

"Comment devoir supporter, à nouveau, une référence qui ferait de notre présent républicain, aussi discutable soit-il, une copie d'un ignominieux passé mis à toutes les sauces et ainsi très vulgairement banalisé ? "

Je suis d’accord avec Philippe.

Je viens de terminer la lecture de "Ramon" de Dominique Fernandez. Ce dernier a écrit un livre de 789 pages pour retracer l’histoire du déshonneur de son père.

Alors, oui, devoir supporter l’emporte-pièce, l’ignorance, l’équivalence de la part d’un metteur en scène comme argumentaire d’un film pensé et vendu aux médias comme le sont les plus petits téléfilms, finit par provoquer que du désintérêt pour la cause qui fait du citoyen engagé un faiseur cinéaste poussif.

Laurent Dingli

J'apporte un petite correction à ma dernière phrase :
Appliquer la loi à la lettre serait aussi inhumain que de refuser de donner de l'eau...

Laurent Dingli

Je partage en tous points votre analyse (ce qui n'était pas le cas à propos du salaire de M. Jouyet qui ne me choquait nullement).
Je n'ai jamais considéré Eric Besson comme un "traître", je le crois même courageux, car il faut beaucoup de courage pour subir autant de dénigrement et d'insultes. Il a fait volte-face ? La belle affaire. D'autres l'ont fait avant lui sans être pour autant considérés comme des "traîtres" ni être traînés ainsi dans la boue. Il l'a fait de manière spectaculaire et très rapide ? Sans aucun doute, mais je crois que certains analystes paresseux, ou démagogues, ont privilégié la motivation politicienne au détriment de la dimension "humaine" qui fut selon moi déterminante. Il faut avoir à l'esprit la personnalité de Ségolène Royal, la capacité qu’a cette femme d'écoeurer ses collaborateurs, il faut se souvenir de l'état du Parti socialiste, écartelé entre un dogme poussiéreux et le faux modernisme paillette de sa candidate, pour comprendre que le choix d'Eric Besson ne répondait pas forcément à un petit calcul, motivé par je ne sais quel plan de carrière, mais au profond dégoût d'un homme de conviction. Que ses idées aient évolué, que l'on ait envie de le critiquer sur ou tel point de son action, est une chose, mais en faire une sorte d'ambitieux au sens vulgaire du terme ne me semble pas correspondre à la réalité. La mise en avant d’un bouc émissaire permet à certains d’éviter, une nouvelle fois, de s’interroger sur le naufrage récent (et regrettable) de l’opposition socialiste.
Quant à la question centrale de l’immigration, je crois que les lecteurs attentifs que sont Jean-Dominique Reffait et Aïssa Lacheb-Boukachache n’ont pourtant pas perçu la subtilité de votre propos lorsqu‘ils opposent le respect de la loi à celui de l‘humanité, comme si les choses se présentaient de manière aussi manichéenne. En effet, notre hôte a bien pris soin d’opérer une distinction essentielle entre la sincérité des préoccupations humanistes d'une part, et la nécessité de l’obéissance civile de l'autre. Il ne dit pas qu’il faut obéir à des lois scélérates et ne pas assister des personnes qui souffrent, mais que notre système démocratique nous offre le luxe d‘amender ou de supprimer ce qui est injuste, et de le faire par le biais de nos institutions démocratiques.
Procéder d’autre part à des amalgames avec la période de Vichy (ce que ne font ni J.-D. Reffait ni A. Lacheb-Boukachache) n’est pas seulement scandaleux sur le plan moral, c’est aussi une habile perversion sur le plan rhétorique qui a valeur d’autojustification. Puisque la police française de 2009 est l’égale de celle de 1943 qui arrêtait des juifs pour les déporter, alors ceux qui luttent contre cette infamie sont des résistants émérites et le fait d’enfreindre la loi devient un devoir. Tout observateur impartial ne peut que condamner, non pas seulement cette comparaison ridicule, mais surtout la dangereuse logique qu’elle sous-tend. Au prétexte de vouloir protéger les droits de l’homme et les libertés publiques, on ne fait en réalité que les menacer.
Il existe par ailleurs un réel débat que les outrances de la polémique risquent d'étouffer dans l'oeuf. Comment agir le plus humainement possible avec des femmes et des hommes désemparés ? La suppression de certains centres d'accueil n'a-t-il fait que déplacer le problème ? Quel est le juste milieu souhaitable entre l'accueil indispensable des étrangers et l'équilibre national, tant sur le plan culturel, économique que social (en sachant que le premier ne menace pas le second)? L'immigration temporaire, parallèlement au développement du pays d'origine, ne constitue-t-elle pas une voie d'avenir parmi bien d'autres ? Je me méfie de ceux qui apportent des réponses simples à des questions compliquées, quelle que soit d'ailleurs leur sensibilité politique.
Reste enfin l'urgence. Il est inutile et vexant de soumettre à des gardes à vue des citoyens qui ne font qu'aider des personnes en difficultés (on sait que pour le reste la loi n'est pas appliquée). C'est aussi stupide que d'accuser les carabinieri italiens ou les membres de la Guardia Civil de complicité lorsqu'ils recueillent les naufragés de l'horreur sur leur territoire et leur prodiguent les premiers soins. C'est aussi inhumain que de refuser de donner de l'eau potable aux "chicanos" qui traversent le désert et dont plusieurs meurent déshydratés. Certains aspects de la loi sont mal faits, alors il faut les changer.

Christian C

Vous parlez, Monsieur l'avocat général, de "vulgarité" et de "démagogie".
C'est hélas sur la démagogie de son propos que s'est fait élire Nicolas Sarkozy et de la vulgarité de sa politique que nous souffrons.
La démagogie lui a permis de rapatrier sous son panache les électeurs d'extrême droite jadis fidèles à Le Pen. Mais quelle action aujourd'hui satisfait-elle ces électeurs? Comment mesure-t-on l'efficacité de cette fameuse "politique"? Par définition, la mesure du nombre d'entrées de clandestins en France est impossible. En conséquence, de quelle efficacité les rodomontades de notre omniprésident sur les populations admiratives du Mali, de l'Afghanistan ou autres pays pourvoyeurs de réfugiés?
En revanche, n'en déplaise à Eric Besson, il a choisi d'assumer l'inhumanité des lois inefficaces votées à cette fin: il faudra maintenant qu'il en assume la connotation qui va avec: la chasse aux sorcières.
Il ne m'inspirera à cette occasion pas plus de compassion que ne lui en inspirent les victimes qu'il a choisies.

catherine A

Qu'Eric Besson ne se laisse pas embarquer par la dégoulinante démagogie de Moati j'ai envie de dire : enfin un !
Ce même Eric Besson partage la vie d'une femme largement engagée dans l'action humanitaire je l'imagine donc informé et pas forcément indifférent.
Qu'il ait eu envie de faire carrière, et alors ? Y en a-t-il beaucoup à droite comme à gauche engagés en politique qui n'aient pas cette envie, qui n'aient jamais fait, pour y parvenir, des croche-pieds, des compromissions et parfois les pires bassesses pour y parvenir. Pour les avoir fréquentés je peux compter sur les doigts des deux mains ceux qui n'étaient pas prêts à tout ; d'une peut-être.
Quant à aider quelqu'un qui soit en situation irrégulière au mépris de la loi, qui ne le ferait pas. Il y a certes d'un côté les principes mais quand ces principes s'incarnent dans un homme, une femme qui est là proche de nous, que l'on voit souffrir, espérer, désespérer, quelle importance ont-ils alors. Je suis sûre que même des personnes complètement hostiles à l'immigration peuvent être prises de compassion pour l' immigré qu'ils vont rencontrer ; je le leur souhaite en tout cas.
Quant à moi je me dis qu'à la place de ces Afghans, de ces Africains, de tous ceux qui chez eux n'ont que la perspective de crever de faim ou de se faire massacrer je ferais la même chose, aller ailleurs à la recherche d'une vie meilleure.
Reste et je suis d'accord avec vous que se réferer à l'Holocauste pour évoquer la répression dont sont victimes ces Etrangers est non seulement une erreur historique mais c'est une faute et une grande indécence.

toto

Blabla que tout cela.

Aujourd'hui on nomme certaines personnes Les Justes parce qu'elles ont aidé et sauvé des vies.

Perso j'espère qu'il y en aura toujours et honte à ceux qui les condamnent.

Le fantoche Besson, lui, ne s'occupe que de sa petite carrière d'arriviste. Il ne mérite aucune considération.

Cactus "apprenti " coupable ?

Désolé mais je lui préfère Colette _ " capable de fantaisie que dans l'ordre ", elle _ !! ( avis qui n'engage que moi )

mike

Des personnes qui sont dans la détresse après avoir versé des milliers de dollars à des passeurs avides et déloyaux ne sont pas à considérer comme le pauvre immigré illégal qui vous demande l'aumône.
Ce problème des migrants ne peut être traité simplement en le ramenant uniquement au niveau moral.
Un exemple vécu : un matin, l'été dernier, à Dieppe, des douaniers fouillent un camion attendant le départ du ferry pour l'Angleterre et en font sortir une dizaine d'Irakiens désireux de gagner la Grande-Bretagne.
Après vérification, ces adultes en "transit" sont libérés et prennent, à pied, le chemin de Dieppe ville où ils passeront la journée pour revenir le lendemain. Le chauffeur du camion, complice ou pas sera retenu pour enquête.
Les douaniers me confirment qu'ils ont instruction de laisser les Irakiens tranquilles; ces derniers viennent de Calais, resteront quelques jours à Dieppe puis iront sans doute ensuite au Havre.
La morale, que je sache ne demande pas que l'on ouvre sa maison à ces personnes.
D'autres cas sont plus douloureux et exigent assistance; je m'étonne d'ailleurs que les hérauts de l'aide à tout va ne mettent pas très souvent leurs actes en accord avec leurs exhortations.
Il est difficile d'être un bon samaritain même lorsque l'on est "de gauche" , star du show business ou encore prédicateur du haut de sa chaire le dimanche.

Abiram

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.

Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789, Art.2

Certes la frontière entre maintien de l'ordre et répression est floue, d'où l'importance accrue d'être vigilant de part et d'autre de cette frontière.

noel

J'ai trop entendu mes parents juger la Suisse et son comportement lorsque notre pays subissait l'Occupation.
Tout près de FERNEY VOLTAIRE, ils aidaient de malheureuses personnes à traverser cette frontière derriere laquelle, espéraient-ils, se trouvait le repos.
Arrêtées, celles-ci étaient refoulées systématiquement vers la France et un ignoble destin.
Je me souviens des larmes de ma mère évoquant ces souvenirs.
La FRANCE ne doit pas se comporter comme la SUISSE et aucune loi ne peut excuser un manque d'humanité.

Crier à la tribune "FORZA SARKOZY "deux jours après avoir quitté son camp range définitivement E. BESSON dans le clan des traîtres les plus méprisables.

Son regard glaçant et raide comme vous dites ne me rassure pas.
Bien au contraire, il me glace !

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