Un bonheur tout de même. L'Etat de droit s'est avancé sur la scène démocratique, modestement certes, mais on ne peut plus jouer les difficiles ni faire les délicats. Stéphane Richard, directeur de cabinet de Christine Lagarde, ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, a spontanément saisi la commission de déontologie pour savoir si sa prochaine nomination à France Télécom ne contreviendrait pas à la réglementation. L'instance de régulation, échaudée par la triste affaire Pérol, a accompli son travail avec un sérieux et une rigueur exemplaires. Si elle a validé le changement, elle l'a assorti de contraintes et de restrictions qui, loin de porter atteinte à l'honneur de Stéphane Richard, donnent tout son prix à l'avenir professionnel qui l'attend. Stéphane Richard ou l'anti-Pérol en quelque sorte. Une bouffée bienfaisante de normalité.
Une inquiétude cependant. Richard Michel, qui était depuis 2003 le remarquable président de la LCP-Assemblée nationale, a été remplacé par Gérard Leclerc, demi- frère de Julien Clerc et ami du président de la République, si on se souvient d'une vidéo qui ne nous avait rien caché à ce sujet. Ce changement est d'autant plus choquant qu'il a été opéré par le président Bernard Accoyer en dépit du vote du comité de sélection - par 8 voix contre trois - en faveur du maintien de Richard Michel alors, qu'outre Gérard Leclerc, il y avait deux autres candidats (Le Parisien). Ce comité n'est pas un quelconque comité Théodule mais il est composé de députés représentant toutes les tendances de l'Assemblée. C'est à désespérer. Si le mérite, la compétence, le travail et la réussite tant vantés par le candidat Sarkozy ne sont plus des critères valables pour le président de la République qui, semble-t-il, n'a pas été pour rien dans cette surprenante nomination, je me demande bien comment les êtres qui n'auront que leur talent à faire valoir franchiront les épreuves où le Pouvoir aura à statuer. Chacun n'a pas un chanteur dans sa famille et le président de la République ne donne pas son amitié à tout le monde. Quand on est le meilleur, qu'on est reconnu pour tel mais qu'on est "viré", on fait quoi, on sourit ? Pour Gérard Leclerc, je me souviens juste de sa démagogique et grossière interview, sur France 2, de Jean-Marie Le Pen qui avait eu le tort d'être présent au second tour des présidentielles. Quant à Richard Michel, je le connais et, à plusieurs reprises, j'ai apprécié la qualité et la rigueur du professionnel. Encore récemment, lors d'un débat sur la suppression du juge d'instruction qui a marqué les esprits. L'Etat tordu.
Enfin, une exaspération. Je trouve que Rachida Dati ne nous amuse plus lorsque, de la Chancellerie, elle s'en prend sans nuance, et à deux reprises, à Elisabeth Guigou. L'Union syndicale des magistrats (USM) nous fatigue quand elle comprend de travers une réplique du garde des Sceaux à Roland Dumas dans le magazine Entreprendre. Evoquant la réforme de la carte judiciaire, Roland Dumas qualifiait le corps judiciaire de "réactif" tandis que son interlocutrice épinglait comme "très sournois" magistrats et avocats parce qu'elle avait eu le sentiment "d'être poignardée dans le dos". Tout cela atteint le comble du ridicule. La ministre dément avoir tenu ce propos très plausible dans sa bouche et l'USM, feignant l'indignation et surestimant la blessure, veut l'assigner en justice (nouvelobs.com et le site du Point). On n'a donc rien de mieux à proposer que ce combat honteux et dérisoire de chiens et de chats, que cette querelle de bas étage qui montre une Chancellerie hors sujet et ce grand syndicat qu'est l'USM plus du tout en phase avec ce qu'attend l'opinion publique de la justice ? L'Etat pas droit.
On applaudit. On s'étonne. On s'indigne. Toute la gamme.
Pendant ce temps, la France vit tant bien que mal.
Je suis surpris de votre appréciation des hommes et de votre manque de lucidité sur ce sujet. Je ne connais pas M. Gérard Leclerc. Je partage cependant assez l'idée que la proximité de son frère Julien (un chanteur français célèbre !) avec la première dame de France a probablement été déterminante.
Mais je sais en revanche que M. Richard Michel (ex TF1) n'est pas le journaliste que vous idéalisez. Loin de là. Cela dit, comme d'habitude, dans le domaine de l'audiovisuel, le fait du prince empêche que l'on examine avec minutie et objectivité quelle est la bonne personne pour un poste comme celui de président de chaîne, fût-elle très confidentielle.
Mais franchement, il y aurait des remarques plus importantes de fond à faire sur le contenu et les moyens dérisoires des chaînes parlementaires : proches du zéro pointé.
Rédigé par : Bernard Briançon | 17 mai 2009 à 19:09
@ Jean-Dominique
"Post 189 - Le mercredi 13 mai 2009 à 12:50, par Paul
Et si on consacrait un peu de temps à rendre hommage à Elisabeth Guigou qui fut très certainement un très grand ministre de la Justice de la Vème République. Qui a oublié la loi sur la présomption d'innocence détricotée tous les jours depuis 2002 par le sarkozisme sécuritaire pour les piètres résultats que l'on connaît. Ouvrons le débat sur l'essentiel alors qu'on nous annonce un nouveau naufrage judiciaire avec la commission Léger.
Eolas :
Non. Je refuse. Si elle fut l'artisan de la loi du 15 juin 2000, elle fut aussi celle de la loi du 17 juin 1998, qui a semé les graines qui ont germé deux ans plus tard à Outreau. Ce qui ne l'a pas empêché de siéger dans la commission parlementaire (Marylise Lebranchu le voulait initialement aussi, elle qui était garde des Sceaux pendant l'instruction…). "
Billet: " Pétage de plomb à la chancellerie " 12-05
Croyez-moi. Nous ne pouvons pas dire qu'Eolas soit fou de Rachida Dati et de son action au ministère de la Justice. Très très loin de là... à des années lumière.
Je ne vous suis pas quand vous écrivez que seul l'appel en cour d'assises a permis d'éviter une condamnation des personnes mises en cause dans l'affaire d'Outreau.
C'est la pugnacité de certains avocats de la défense qui au premier procès à fait s'effondrer le château de cartes.
Ce qui fera la différence avec la période de l'instruction, c'est le fait, par exemple, que Maître Dupont-Moretti AIT LU, lui, dans le détail, les rapports des expertises psychologiques, et qu'il ait décidé de ne pas se laisser impressionner par un jargon illisible et vénéneux.
Ce qui fera une autre différence c'est le fait que les avocats n'accepteront pas, eux, que l'expert psychologue de référence dans le dossier distribue au sein de la salle d'audience une plaquette de communication vantant l'association dont elle assure la présidence, et en partie financée par le Conseil général du Pas-de-Calais, représentant des enfants parties civiles.
C'est cela, plus cela, plus cela. Plus plein d'autres éléments encore. Et principalement une maîtrise des dossiers par les avocats.
Je pense que grâce aux avocats, les dossiers ont été enfin LUS et analysés dans leur détail. Grâce à l'audience les accusations ont pu être enfin contestées, les accusés ont pu être enfin confrontés à leurs accusateurs.
Le premier procès a pulvérisé la chape de plomb créée par les analyses des magistrats et des experts. Dupliquées et siamoises.
Au premier procès, grâce au professionnalisme, au tempérament et au caractère de certains avocats, la Justice a a enfin repris la main qu'elle avait abandonnée à des experts psychologues et à des représentants de parties civiles, produits caricaturaux et pervers de l'application jusqu'au boutiste de la loi que cite Eolas.
"Ça ne sert à rien de construire de nouvelles prisons si, en même temps, on vote des lois comme les peines planchers qui ne visent qu’à les remplir davantage",
a déclaré EG à propos des peines plancher.
Eh bien, ça ne sert à rien de créer l'appel en cour d'assises et le JDL si, en même temps, on vote des lois dont on est incapable d'évaluer les applications ravageuses et désastreuses.
Ca ne sert à rien si on est incapable d'anticiper ou de faire anticiper les effets pervers possibles de la trop grande séduction qu'elles peuvent opérer sur des magistrats qui, à Outreau, ont fini par déléguer à d'autres le pouvoir de la décision - exemple : le refus des confrontations au moment de l'instruction avec les enfants -, parce qu'ils ont craint de devoir s'opposer à des représentants de parties civiles, relais du médiatiquement et du politiquement obligatoire du moment.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 17 mai 2009 à 07:00
@Jean-Dominique Reffait
"Si vous vérifiez vos sources Fanfan, soyez attentif : les vôtres ne contiennent pas que de l'eau !"
Joli !
Rédigé par : jpledun | 17 mai 2009 à 01:31
@Catherine JACOB
J'essaie de vous suivre. Je ne suis pas du tout juriste.
"Dès lors qu'est introduite et validée une procédure d'appel dans ces matières, me paraît introduite par là une distinction entre le rapport de vérité aux faits et l'acte de souveraineté représenté par le jugement, la décision ou l'arrêt."
La distinction n'a pas besoin d'être introduite, elle est évidente.
Sinon, on ne pourrait pas réviser un procès, non ?
Excusez-moi de réagir sur ce qui n'est peut-être qu'un vocabulaire consacré au sens différent du sens commun, mais je ne perçois pas le principe fondamental auquel vous vous référez.
La vérité a la tête dure, et c'est un principe qu'aucune bibliothèque ne pourra changer...
Au sens d'Alain, ce phantasme de souveraineté sur les choses est l'essence même du Bourgeois, plus habitué à convaincre qu'à constater.
Rédigé par : Alex paulista | 16 mai 2009 à 21:27
@ Catherine Jacob
"J'imagine aisément que certains vont encore penser que je suis la seule à comprendre ce que j'explique"
Dites-moi, c'est déjà pas mal !
Je plaisante puisque cela m'a paru clair. Petit rappel symbolico-historique : la cour d'assises a hérité des symboles de l'ancien régime. Le président et l'avocat général en rouge revêtent la robe de la couleur de celle du roi, lequel délègue à ses conseillers (terme toujours employé) le soin de juger à sa place, délégation donnée en vertu de l'acquisition par le roi de la "main de justice" conférée par l'évêque de Reims lors du sacre. Dieu sait la vérité et le jugement royal est sacré puisque provenant de Dieu, il est infaillible. La Révolution substitue la justice au nom du peuple à celle rendue au nom du Roi, substituant ainsi le peuple à Dieu dans la connaissance intrinsèque de la vérité. La dichotomie que vous percevez ne m'apparaît donc pas motivée par l'évolution des symboles. La Révolution a supprimé en même temps la référence au Roi et à Dieu pour les remplacer par le peuple sacralisé : le concept de peuple est Dieu, la réalité du peuple est le souverain.
L'introduction de l'appel aux assises réduit le concept de peuple à 12 individus qui peuvent se tromper : cette individualisation ôte la légitimité transcendante du peuple sacré.
Cette désacralisation est d'ailleurs la seule justification admissible de l'appel du parquet qui, sans cela, est une aberration. Alors qu'auparavant, le jugement criminel était rendu par le peuple identifié par son jury populaire, il est désormais rendu au nom du peuple, avec un panel dudit peuple constitué d'autant de juges individualisés, dont les jugements sont alors susceptibles d'appel par le parquet.
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 16 mai 2009 à 18:59
@ Fanfan02 planté
Deux G. Leclerc :
Gilles Leclerc à la chaine Public Sénat (pas de consanguinité sarkozienne connue).
Gérard Leclerc à la chaîne LCP-AN Assemblée Nationale, demi-frère du chanteur complice de first lady.
Eh oui, ça fait deux Leclerc mais Philippe Bilger évoque bien le dernier.
Si vous vérifiez vos sources Fanfan, soyez attentif : les vôtres ne contiennent pas que de l'eau!
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 16 mai 2009 à 18:34
@JD Reffait
"Cette mesure est d'une importance considérable, elle introduit la relativité dans les jugements du peuple réputé infaillible auparavant."
Je crois qu'il ne s'agit pas de la bonne notion. Je ne pense pas en effet qu'il s'agisse d'infaillibilité mais plutôt de souveraineté.
Le peuple est souverain, même quand il se trompe et dès lors qu'il a tranché, son erreur vaut vérité... dans le cadre d'une procédure sans appel. Dès lors qu'est introduite et validée une procédure d'appel dans ces matières, me paraît introduite par là une distinction entre le rapport de vérité aux faits et l'acte de souveraineté représenté par le jugement, la décision ou l'arrêt. J'imagine aisément que certains vont encore penser que je suis la seule à comprendre ce que j'explique ce qui vaudrait inanité de l'explication décidément laborieuse, mais bon.
Je ne veux pas courir par écrit le risque d'une citation inexacte et bien que me trouvant dans un endroit où il y a beaucoup de livres je ne peux pas présentement aller et venir à ma guise pour y rechercher des arguments d'autorité mais, cette sorte de hiatus, tout de même que l'identité et la différence (avec 'e', celle là), qui se laissent désigner entre la souveraineté et la vérité en matière de justice méritent d'être approfondis, précisés et nuancés et je vais y penser.
Rédigé par : Catherine JACOB | 16 mai 2009 à 16:33
Monsieur Bilger,
Je suis votre blog depuis longtemps déjà mais je trouve que depuis quelque temps vous tombez vous aussi dans l'antisarkozysme. Ce qui vous fait perdre pied car ce n'est pas le demi-frère de Julien Clerc, Gérard Leclerc, qui a été nommé mais Gilles Leclerc qui n'a aucun lien de parenté avec l'ami du Président. Il me semble que vous magistrat de haute volée devriez vérifier vos sources !!! Sans rancune.
Rédigé par : fanfan O2 | 16 mai 2009 à 16:15
@sbriglia
"PS : et s'il me plaît, chère Catherine Jacob, de contribuer, modestement, aux droits d'auteur de notre hôte ?..."
Mais c'est tout à votre honneur et vous n'êtes pas le seul. Mais je ne sache point que ses droits stricto sensu soient diminués lors d'un achat sur alapage.com et augmentés lors d'un achat chez votre libraire coup de coeur ! Ceci étant dit, trois semaines cela me paraît longuet pour l'envoi d'un ouvrage qui n'a pas encore pu être épuisé (ou bien ?), même pour un éditeur modeste comme le Cherche-Midi.
Rédigé par : Catherine JACOB | 16 mai 2009 à 16:08
Désolé Véronique, mais le différend entre Dati et Guigou ne peut pas être apprécié par le commun : il s'agit d'une déception d'ordre personnel plutôt que d'une opposition normale à une politique.
J'ai un peu travaillé avec Guigou entre 97 et 2002 : j'ai rarement vu une bosseuse pareille, et pourtant j'ai vu des bosseurs en politique, quoi qu'on en dise. Son bilan est une question d'appréciation politique. Sa loi sur la présomption d'innocence, malgré les détricotages successifs (Julien Dray, Perben 1 et 2), a permis la prise de conscience d'Outreau : Je rappelle qu'avant cette loi, pas d'appel en assises, les accusés d'Outreau auraient été condamnés définitivement sans nouveau procès et sans émoi, la presse nous aurait abreuvés des monstres prédateurs justement condamnés, et l'institution judiciaire ne serait pas contrainte à son aggiornamento nécessaire. Cette mesure est d'une importance considérable, elle introduit la relativité dans les jugements du peuple réputé infaillible auparavant.
Dati et Guigou ont noué des relations presque amicales, Guigou a valorisé Dati autant que possible lors des débats sur la réforme constitutionnelle, elle était solidaire de Dati et émue par elle. Dati lui en a été reconnaissante mais elle a épouvantablement déçue sur ce dossier par son incompétence crasse qui a nécessité que le pompier Karoutchi vienne la cornaquer.
Ce que Guigou reproche à Dati, c'est ce qu'on peut reprocher à tous les fumistes : faire illusion un temps, emporter la sympathie personnelle, masquer les incuries par de l'autoritarisme et révéler finalement l'immensité du vide. Guigou ne reproche pas à Dati une politique qu'elle désapprouve par ailleurs, elle a été flouée par son manque de sérieux et sa désinvolture. Je crois qu'en cela beaucoup de gens s'accordent, y compris dans son camp et ce n'est pas un scoop.
Et Dati est vexée, non pas d'une critique de sa politique qui eut été normale, mais d'avoir déçue une presqu'amie pour laquelle elle ne cache pas son admiration. Guigou est très loin de ce que je lis ici. Personnalité courageuse, sensible, profondément sincère et travailleuse. L'anti-Royal...
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 16 mai 2009 à 14:03
@ Mike
Et puis j'ai oublié d'évoquer Gérard Leclerc comme figure emblématique des complaisances médiatiques pour les politiques à l'image et à la dimension des Elisabeth Guigou.
Pour faire écho au début du billet de PB, c'est infiniment triste de constater que les procédés et les motivations pour les nominations à tel ou tel poste restent inchangés.
Ce style de reconnaissance politique pour du journalisme à la Michel Drucker, miroir du politique dans ce qu'il a de plus médiocre, à force de fabriquer du rien, jure avec la volonté affichée de NS d'une République irréprochable.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 16 mai 2009 à 13:02
@Véronique Raffeneau
Chapeau !
Rédigé par : mike | 16 mai 2009 à 11:59
"Je trouve que Rachida Dati ne nous amuse plus lorsque, de la Chancellerie, elle s'en prend sans nuance, et à deux reprises, à Elisabeth Guigou. "
Eh bien, qu'Elisabeth Guigou plutôt que de s'en prendre minablement à Rachida Dati, conteste avec des arguments la carte judiciaire, les peines plancher et la rétention de sûreté.
Si ces trois mesures qui restent attachées au passage de RD au ministère de la Justice sont des désastres dans l'esprit d'EG, rien ne lui interdit de déclarer que si elle redevenait ministre de la Justice, elle les supprimerait sans tarder.
"Elle (Rachida Dati) a gâché ses chances, qui étaient grandes. Par désinvolture, par autoritarisme mal placé, par incompétence aussi. Elle n’a pas assez travaillé. J’avais de la sympathie pour elle, mais c’est fini." Elisabeth Guigou à propos de Rachida Dati.
Une pratique ministérielle qui a fini par aboutir à créer des bouffées délirantes dans une institution qui sacre comme références absolues et comme divas des experts psychologues aux compétences et aux déontologies plus que très discutables et ce, avec la complaisance et la passivité trois années durant de 64 magistrats, eh bien cela m'apparaît plutôt comme la traduction d'un énorme gâchis des supposées et surestimées compétences de Madame Guigou, de Madame Lebranchu et de M. Perben en qualité de GDS.
Sans parler de la création du JDL dont nous pouvons évaluer à quel point cette mesure a créé un progrès époustouflant au regard du droit à pouvoir se défendre.
Il suffit pour cela de lire les quelques interventions de certains d'entre eux dans le rapport de la commission parlementaire créée à la suite de l'affaire d'Outreau.
D'accord.
Ce n'est pas bien de la part de Rachida Dati d'avoir écrit sa réponse à Elisabeth Guigou sur le site du ministère.
Mais question grandeur, allure et professionnalisme de choc, Elisabeth Guigou, ses successeurs, tous les conseillers et directeurs qui vont avec, n'ont de leçon à donner à personne.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 16 mai 2009 à 08:36
Mon "ami" Cohn-Bendit (nous nous croisons de temps en temps quand je travaille á Frankfurt) a tellement peur des caméras que la page d'accueil de sa page perso est un mur de sujet vidéo á son honneur...
http://www.cohn-bendit.de/
Edifiant.
Rédigé par : jpledun | 16 mai 2009 à 02:10
Qui connaît le gynécologue accoucheur de Guigou, Sarnez ou Pécresse ? La différence est là, dans l'excès de vie privée vie publique. Et je ne peux pas croire que Paris Match n'a pas eu le consentement de R. Dati pour recueillir les confidences d'un médecin. Cet hebdomadaire appartient à Arnaud Lagardère parrain du dernier fils de N. Sarkozy qui lui-même laisse filtrer dans les médias ses séances de gym avec un coach qui concentre le travail sur le périnée.
Rédigé par : SR | 15 mai 2009 à 23:34
"Mon oeil, mon oeil!..." qu'il dit Cohn-Bendit dans l'autre polémique ... "Rachida Dati à Strasbourg, au Parlement, et mon oeil!... Elle irait dans un endroit où on ne la verrait pas, où il n'y a pas de caméra pour parader ... mon oeil!..." ... Ton oeil, oui, Cohn-Bendit, ton oeil et même les deux ... On ne t'a jamais autant vu parader à la télé et partout les médias où il y a mille micros et caméras que depuis que t'es là-bas, à Strasbourg, ce Parlement sans caméra dis-tu ... On t'avait oublié; Strasbourg t'a ressuscité, te montre partout, même chez Ruquier ... Mon oeil, Rachida fera comme toi, il n'y a aucune raison ni contre-indication, elle les trouvera les caméras et les médias puisque toi t'as bien su les trouver qui en usite plus qu'il ne faudrait, elle fera comme toi, sacré bouffon va!...
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 15 mai 2009 à 23:11
J`ai remarqué le regret de "Margareth on the Guillotin" (c`est un billet pop) que Philippe Bilger ne soit pas un de ces magistrats "débordés", qui seraient les vrais efficaces. Mon expérience me ferait penser le contraire: certains subissent le tempo, d'autres l'impriment...
Mais les clichés sarkoziens commencent à infiltrer le quidam. C'est même un test assez fin de sarkozisme. M. Bilger, avez-vous senti un brin de culpabilité à la lecture de ce commentaire ?
Allez, avouez...
Rédigé par : Alex paulista | 15 mai 2009 à 22:53
@Sbriglia,
Bonsoir Cher Maître,
Je suis décidément d'une naïveté crasse, comment ai-je pu me laisser duper par le pseudonyme Maguy O teen ? Je ne prête pas d'attention aux pseudonymes, mais le jeu de mot étant tellement évident, j'aurais dû être plus vigilant. Que voulez-vous, dès lors qu'on attaque Philippe Bilger, de façon imbécile, mon sang ne fait qu'un tour.
Rédigé par : Ludovic | 15 mai 2009 à 21:31
@Christian C.
Allez tout le monde hors de ce blog !
Monsieur Christian C. ne supporte pas la compagnie, même virtuelle.
Rédigé par : jpledun | 15 mai 2009 à 20:55
@Maguy O'Teen
Bonsoir Madame,
Décidément vous y allez fort, dans la méchanceté à l'égard de notre hôte. Philippe Bilger est certes très médiatique, mais d'une honnêteté et d'une intégrité à nulle autre pareille.
Je trouve un tantinet mesquin de reprocher à un auteur de faire la promotion de son livre, le livre ne pouvant bénéficier d'une promotion similaire à celle d'une lessive ou d'un quelconque produit.
Je ne comprends d'ailleurs pas ce qui vous amène sur ce blog, si vous n'avez pas un minimum d'estime ou au moins de sympathie envers M. Bilger. Si vous le méprisez tant, pourquoi le lisez-vous ?
Philippe Bilger est sans doute le seul magistrat, avec Serge Portelli dans un genre très différent, à oser tenir un blog aux limites de ce que sa liberté d'expression peut lui permettre. Vous ne semblez pas vous rendre compte du courage et de l'audace que ce blog représente, sans doute est-il une entrave à une éventuelle promotion de carrière, mais de grâce n'y voyez pas un outil de promotion, ce serait très injuste.
Rédigé par : Ludovic | 15 mai 2009 à 20:52
On se marre aussi, cher PB … Ce matin sur Inter malaise (on l'a senti via les ondes comme si on y était) chez Demorand où Jean-Luc Hees s'est invité dernière minute pour dire à Edwy Plenel qu'en plus de l'estime qu'il a pour son indépendance professionnelle et son caractère, il ne devait sa nomination, lui, à cette présidence, qu'à son talent et, naturellement, son indépendance professionnelle et son caractère égaux en tout point à ceux d'Edwy … Guillon, Mermet, préparez vos paquetages! Le surveillant-chef Val rapplique aussi dans les bagages de l'autre … C'est qu'il est galonné maintenant l'ancien patron de Charlie … En vérité, je me moque un peu facile. Ce qui m'interroge plus sérieusement est de savoir pourquoi Jean-Luc Hees s'est-il senti obligé de rappliquer in extremis dans le studio Demorand pour dire ce qu'il a dit … Si on est clean, on le sait, cela suffit, on ne se justifie pas … Oui ou non? Cher PB, oui ou non? La Justice est à ramasser, vous le savez … Je serais vous, j'enverrais dès à présent et mon CV et copie de tous mes diplômes et une lettre de motivation à l'Elysée, ce pour postuler en tant que candidat libre … Faits divers rémois de la semaine en cours, ami(es) bilgéronautes: Un homme séquestré chez lui par trois autres, il se libère durant la nuit, s'empare d'une hache et vlan! trois coups secs sur la tête de son ravisseur qui dormait à ce moment sur son canapé … Le canapé du séquestré, non celui de l'enleveur, vous aurez compris … Naturellement, ce dernier ne s'est jamais jamais plus réveillé … Un homme jaloux tel Guigou attrape son épouse par les cheveux et se met à lui ôter les yeux avec ses pouces … Selon lui, elle regardait trop les hommes quand ils allaient, le samedi, faire les courses à Carrefour … Les yeux ont tenu mais les docteurs sont plus que réservés quant aux séquelles … Un troisième homme jaloux aussi tel Lisbeth poignarde la nuit à l'appartement conjugal trente fois sa petite amie puis enjambe le balcon avec elle sur son épaule, le sang ruisselant le long des étages dessous, les projecteurs renvoyant les nuances de tout cela, menaçant police, SAMU et pompiers de la jeter dans le vide et lui avec du 7ème … Il la jeta finalement, elle est tombée dans la nacelle des pompiers qui montait, ceux-ci furent éclaboussés … Balzac avait raison, les sujets à roman ne sont pas prêts de s'épuiser … L'humain cette raclure. … ou cette faiblesse, c'est selon. Faites part chacun de vos divers locaux de temps à autres, qu'on soye informé du monde selon qu'il va, qu'on relativise Guigou et Rachida et tous ces trucs pareils…
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 15 mai 2009 à 20:47
Ah le déplorable, le misérable calembour digne de l'almanach Vermot ! "ma guillotine" ou "Maguy O'Teen" !
Et tout ça pour un tout aussi misérable commentaire, que nous poubelliserons toute affaire cessante dans le panier d'osier du déshonneur.
Chapeau, Philippe, pour avoir écarté les ciseaux d'Anastasie !
PS : et s'il me plaît, chère Catherine Jacob, de contribuer, modestement, aux droits d'auteur de notre hôte ?...
Rédigé par : sbriglia | 15 mai 2009 à 20:12
Suite à un précédent mail. Enseignante poignardée à Fenouillet. A mettre en parallèle avec la magistrature qui a poursuivi et condamné récemment, "l'enseignant au cutter"..... Toutefois, ne pas oublier que les enseignants ont été, dans les années 1970-1980, les plus ardents propagandistes du "Il est interdit d'interdire", dont les enseignants d'aujourd'hui - et les magistrats - ont à gérer les conséquences... Tout se tient ! Ce qui se passe dans la magistrature et ce qui se passe à l'école...
Rédigé par : guzet | 15 mai 2009 à 20:06
@JDR
1/ arrêtez de vous prendre pour le mètre-étalon, non, nous ne sommes pas tous enrobés ! Cela dit je m'en fiche et ne suis sans doute pas la seule, je dirais qu'à choisir une épaisseur je préfère celle du corps à celle de l'esprit.
2/et donc, pour une fois je suis ok avec vous : je vote pour l'extradition vers le Pakistan ou les Kerguelen ; mais ont-ils mérité ça ?
Rédigé par : catherine A à JDR | 15 mai 2009 à 19:54
Je vote à l'unanimité l'extradition de Maguy O'Teen vers le Pakistan.
Le fou du roi est souvent plus sage que le roi lui-même. J'écoutais France-Inter en attendant Didier Porte, on annonce l'avocat général, je souris (ah, les attachés de presse, qu'est-ce qu'il ne font pas faire à leur client...) et ce que j'ai entendu, dans l'air frais de cette émission, m'a paru bien plus véritable que dans d'autres, où ledit avocat général surjoue parfois le méchant procureur répressif.
Nous sommes tous des enrobés (surtout moi).
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 15 mai 2009 à 18:37