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Voici les sites qui parlent de André Vallini, un homme d'ouverture :

Commentaires

ROUTA VILLANOVA

Monsieur Bilger,

Vous avez raison, Monsieur Vallini "c'est quelqu'un" ; quoi dire d'autre ?

Laurent Dingli à Daniel Ciccia

J'ai un petit secret à vous confier. Les membres du G8, dont le président B. Obama lui-même, sont aux ordres de la dangereuse secte apocalyptique, appelée le GIEC, ils viennent de s'inspirer de ses conclusions sur le climat. Mais, chut ! ne le répétez à personne.

Marie @ Catherine Jacob

@Catherine Jacob,

Votre mésaventure m'incline à vous communiquer les réflexions que j'avais relevées de malheureux voyageurs parcourant la France entre le XVIIIème et le XXème siècle. Celle de Victor Hugo vous fera sourire.

Thomas Blaikie écrivit à propos des auberges dans la région de Lyon en 1775 : « je n’ai rien vu de remarquable, seulement les gens de l’auberge, sales comme à l’accoutumée dans toutes les auberges de campagne en France. Cependant on vous fournit en général une fourchette et une cuillère en argent, mais jamais un couteau car c’est l’habitude dans toute la France que chacun ait son couteau, sinon on peut être mal servi. »

Puis, Victor Hugo, en 1836, écrivit lors d’une étape à St Malo, à Adèle : « Voici la chambre où je suis censé avoir dormi à Pontorson : un galetas plafonné en poutres et planchéié en terre (dans le pays, ils disent planchié, ce qui est expressif) ; d’énormes araignées au plafond, de très petites puces par terre. Deux chaises veuves de leur paille. Un matelas qui sent le doux. […] On vous sert à dîner. Les assiettes bretonnes sont comme les formations [géologiques]. Il faudrait pénétrer plusieurs couches de je ne sais quoi avant d’arriver à la faïence. Si les puces marchaient elles y laisseraient très certainement l’empreinte de leurs petits pieds. Comme Pontorson touche à la mer, on n’a pas de poisson, on vous sert un gigot à demi rongé. Le tout se passe à la lueur d’une maigre chandelle dans un gros flambeau rococo de cuivre vert-de-gris, laquelle chandelle se penche mélancoliquement et verse des larmes de suif dans les assiettes. Et puis on se couche, et le lendemain matin on paye cinq francs, non pour avoir mangé, mais pour avoir été mangé. On arrive à cette chambre et à ce dîner par onze héroïques marches de treize pouces de haut et de trois pouces de large. Tu communiqueras cette description d’un logis breton à ton père. Il est vrai qu’il te dira que ton Pontorson est en Normandie. Il est vrai, la carte dit : en Normandie, mais la saleté dit : en Bretagne. »

Prosper Mérimée en visite à Parthenay en 1844 se lamenta ainsi : « Je vous écris d’une horrible ville de chouans et d’une auberge abominable, où l’on fait un bruit infernal. On met tant de cheveux dans tout ce qu’on me donne à dîner, que je mange à peine. »

Au début du XXème siècle, Léon Auscher développe : « Les hôtels des sous-préfectures du Nord, de l’Est et de l’Ouest ont la punaise, la blatte et le grillon. La supériorité du Midi s’affirme par l’addition du cafard aux précédents. Quant aux araignées, elles font partie inhérente du matériel des hôtels]…[ Les souris ont leur utilité : elles sont préposées à la disparition des rognures, épluchures et autres détritus qui couvrent le sol, et elles évitent les frais inutiles de balayage. Quand les morceaux à supprimer sont trop gros, le rat est tout indiqué. Allez coucher dans le meilleur hôtel de Brest, de Forcalquier ou de Sedan, et vous me direz si j’exagère. Vous trouverez peut-être que j’ai péché par omission. »

Bonnes vacances !

Catherine JACOB

@Marie

Merci pour les références. Ayant trouvé dans un gîte rural une vaisselle grasse que j'ai dû relaver avant de m'en servir de même que les sanitaires, j'ai pu constater que notre réputation sur ce point se maintient.

Marie @ Catherine Jacob

@ Catherine Jacob,

« Stans Puer ad Mensam, John Lydgate (1370-1450) Le jeune garçon qui se tient auprès de la table où l'on dîne.
Eh bien dites voir Marie, vous en avez des lectures savantes. J'ai cherché à en savoir plus mais tout ce que j'ai trouvé est la page qui s'ouvre en cliquant sur mon nom. »

Honnêtement, j’ignore si le « Stans puer » cité est le même que vous, vous référencez. Est-il de John Lydgate ? Je ne saurais vous l'assurer. Toutefois, si cela vous intéresse, à cette adresse, vous trouverez une possibilité de lecture de « Babee ‘s book » et « Stans puer ad mensam » (par firefox). En anglais.

Internet Archive: Free Download: The babees' book: medieval


Vous trouverez en virtuel copie d'un original, anglais du Moyen Âge, à l’adresse suivante :

The babees book: Aristotle's A B C, Urbanitatis, Stans puer ad ... - Résultats Google Recherche de Livres

Toutefois vous devez ouvrir le site sous lequel est indiqué en vert :
« books.google.fr/books »


A l'adresse ci-dessous, un résumé sur l’enseignement des usages et courtoisie de l’époque médiévale anglaise.

http://apparences.revues.org/index643.html


Je ne m’étendrai pas davantage sur le sujet, étant donné que ce n’était pas l’objet du billet. Cependant l’étude de cette époque est fort intéressante. Je ne citerai que John Locke en 1675 qui écrivait :

« Si Paris est un vrai paradis, comme tout le monde prend soin de nous le répéter, les auberges de la grand-route sont assurément le purgatoire qui y mène. »

Et Victor Hugo qui à Laon écrivit sur le mur de la chambre :

« A l’aubergiste de ‘La Hure’
Vendeur de fricot frelaté
Hôtelier chez qui se fricasse
L’ordure avec la saleté
Gargotier chez qui l’on ramasse
Soupe maigre et vaisselle grasse
Et tous les poux de la cité
Ton auberge comme ta face
Est hure pour la bonne grâce
Est groin pour la propreté ! »

Laurent Dingli à Daniel Ciccia

Daniel Ciccia,
Je ne crois nullement que Claude Allègre soit quelqu'un de humble, mais là n'est pas l'essentiel.
Le phénomène de rejet de méthane que vous évoquez est connu, même si son ampleur reste à mesurer comme vous le soulignez à juste titre. Vous verrez que, si un jour la part humaine dans le dérèglement climatique est jugée anecdotique, les membres du GIEC en prendront aussitôt acte, en bons scientifiques qu'ils sont.
Les facteurs responsables du dérèglement climatique sont multiples. Bien entendu, il faut rester humble face à cela. Personne ne vous dira le contraire. Nous sommes, par exemple, incapables de prévoir un éventuel ralentissement, voire une interruption du Gulf Stream (en deça de quel taux de salinité la circulation océanique sera-t-elle perturbée ?). Nous savons, en revanche, que la part d'activité humaine peut jouer un rôle non négligeable dans le réchauffement (même si, encore une fois notre appréciation de ce phénomène peut évoluer). Et i nous pouvons agir sur cette part, alors il ne faut pas hésiter.
Il existe aussi de "fausses bonnes idées" écolos, comme l'avait rappelé un jour Jean-François Coppé devant l'Assemblée nationale. A titre d'exemple, l'engouement pour les carburants verts de première génération a été une grave erreur, dénoncée avec véhémence par ceux-là même qui s'en étaient fait au départ les chantres.
Mais tout cela ne change rien au fait que les membres du GIEC font leur travail de scientifiques, croisent constamment des études contradictoires et affinent chaque jour leurs conclusions. Nous sommes loin, en l'occurrence, de l'image que vous en avez.

Daniel Ciccia@Laurent Dingli

Mes réserves sur le GIEC m'avaient valu lorsque j'ai fait part de ma sympathie intellectuelle pour Claude Allègre une vive réprobation de votre part.

J'ai entendu hier sur les ondes d'une station sérieuse une information sur la découverte d'un élément nouveau sur le changement climatique, des scientifiques auraient mis en évidence un taux très élevé de méthane rejeté par les océans. Les effets vont au-delà de l'incidence puisque ces rejets amèneraient à reconsidérer le modèle qui fait de l'activité humaine le facteur majeur du changement climatique.

Sans doute cette connaissance évoluera-t-elle encore. L'humilité en la matière est indispensable. D'une certaine manière, sur ce sujet, c'est elle qui caractérise - il me semble - Claude Allègre.

Alex paulista

Cher Laurent Dingli

Je crois que c'est justement une approche froide et scientifique des problèmes juste dans le but de les résoudre qui manque à la politique. En effet cette approche est très peu populaire.
Votre indignation ne respecte pas l'animal puisqu'elle semble nourrie par l'anthropomorphisme. Il préfère gambader et se soucie peu de la nature des protéines pour peu qu'elles soient saines...
Pour la vache la biologie souligne que le danger est plus large que le seul cannibalisme: il est grave de faire ingérer des protéines animales non cuites à un herbivore car il n'a pas les défenses appropriées. Pour les poules et l'homme le problème est différent, il serait plus difficilement inter-espèces. D'ailleurs, savez-vous que l'on suspecte que la maladie de CJ vienne d'Inde où des carcasses humaines auraient été mélangées aux carcasses de vaches, pour débarrasser ce que le fleuve apporte? Maintenant vous pouvez être scandalisé... :o)
Votre indignation est hypocrite à notre époque d'élevage industriel. Les farines animales sont une alternative aux hormones interdites en Europe. Fermez-vous les yeux sur l'écrasement des poussins, les élevages en batterie, les expériences animales pour les médicaments bénins ?
Parler de responsabilité collective, s'indigner avec (ou sans) style en parlant d'actes criminels, de l'Afrique qui meurt de faim puis se resservir un œuf, une cuisse de poulet ou du jambon...

C'est la Tartufferie qui nous tuera pour l'environnement aussi. Elle s'oppose à l'action.
C'est ce que dit Allègre qui n'a pas ce défaut, au moins... Pour information il envoie depuis longtemps des doctorants étudier les phénomènes en Amazonie, qui font partie des scientifiques dévoués à la cause.

@Marie

Les Anglais ont signalé tout de suite le problème des farines aux autorités européennes. C'est devant leur lenteur à généraliser rapidement la décision anglaise... qu'ils leur ont vendus leurs stocks.
J'ai beaucoup ri à la lecture de votre commentaire. Moi, par -20° sans chauffage, j'enlace n'importe qui, en tout honneur bien sûr... Et dans ces conditions il faut être Anglais pour refuser de partager sa chambre avec son prochain sous prétexte qu'on a payé avant.

Catherine JACOB@Marie

"(Stans puer, 1463-1483)…."

Stans Puer ad Mensam, John Lydgate (1370-1450) Le jeune garçon qui se tient auprès de la table où l'on dîne.
Eh bien dites voir Marie, vous en avez des lectures savantes. J'ai cherché à en savoir plus mais tout ce que j'ai trouvé est la page qui s'ouvre en cliquant sur mon nom.

Marie

@ Alex Paulista & Laurent Dingli,

Il y a beaucoup de mépris de l'humain c’est évident. Où qu'il réside... !

L'Homme a une grande responsabilité dans le changement climatique, nous polluons beaucoup trop et gaspillons également beaucoup trop... Mais les armes ont leur part aussi... ! Tout ce que l'homme envoie dans l'atmosphère... !

L’exemple de la vache folle que vous avez donné. La vente de sa viande en France ou ailleurs n'a pas gêné grand monde... en Angleterre... !
De la viande avariée, une nouvelle fois, entreposée en Allemagne et vendue aux pays d'Europe, hachée, en est encore un autre exemple. Dénoncée dernièrement par les services vétérinaires de l'Europe.

Avant l'Europe, la France imposait des critères drastiques à ses agriculteurs-éleveurs. Pas de viande aux antibiotiques, d'hormones... maintenant nous sommes confrontés au commerce américain avec son boeuf aux hormones et ses poulets javellisés...
Il y a eu aussi le sang contaminé écoulé en Asie...

La France supprime les ampoules à incandescence pour des lampes fluorescentes compactes qui renferment du mercure (d'où les inquiétudes du Centre de recherches et d'informations indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques, CRIIREM) ou des diodes électroluminescentes à la fabrication plus polluante que celle de la lampe dans l'industrie classique, puisqu'elle requiert des solvants, des acides et des composés dangereux. En fin de vie, ces LED doivent être traitées...
Les lumières bleues sont suspectées d'endommager la rétine.
Mais elles sont toutes vendues plus chères que les ampoules classiques... !

Tant que le marché de l'argent sera supérieur à l'intérêt de l'Humanité... !


En France, l'artificialisation des sols au détriment de la "nature" selon Corine (Coordination de l'information sur l'environnement) alarme : l’extension des villes, les terres agricoles rognées, la multiplication d'étangs artificiels... modifie l'occupation des sols...
Les fleuves se jetant dans le Pacifique, l'océan Indien... se tarissent à cause du réchauffement climatique.. !

Et certain se chagrine pour une parole non reçue... !


Puisque vous me lancez la perche, je la saisis. Vous évoquez des conditions du coucher par -20 à Breteuil, il y a plus de deux siècles.

Il est intéressant de se pencher sur les usages du Moyen Age jusqu'au 19ème siècle, en ce qui concerne les auberges, tavernes, tripots mal famés et autres qui proliféraient dans les villes et les petits bourgs à la réputation d'inconfort et aux petites misères dues à la promiscuité. C'étaient des îlots de violence où de nombreux crimes étaient commis. Voyager était fort dangereux. L'aspect le plus surprenant et inattendu était la pratique des chambres communes, voire des lits communs ! Un anglais en 1768, de passage à Lyon, s’est plaint de devoir partager sa chambre à coucher avec des voyageurs parce que son hôtesse manquait de chambres. La sienne contenant deux bons lits et un cabinet qui en contenait un troisième !

Dans un manuel de savoir-vivre du Moyen Âge se lisait ceci : « Et s’il arrive que, de nuit ou à tout autre moment, tu dois partager ton lit avec un homme au-dessus de ton rang, cède-lui le côté du lit qui lui convient le mieux, et couche-toi sur l’autre : cela t’honorera. Ne te mets pas au lit sans y avoir été invité, car le contraire serait manque de courtoisie. Et quand tu es au lit, la politesse demande de demeurer mains au corps et jambes tendues. Lorsque vous avez assez parlé, souhaite prestement la bonne nuit car c’est là, il faut le comprendre, grande politesse. »
(Stans puer, 1463-1483)….

Sans parler des odeurs mélangées à celles des écuries, de la saleté des auberges et des cuisines, de la vermine qui pullulait... et des mouches, des mouches et encore des mouches…. !!!!

Laurent Dingli

Hum, c'est moi qui commence à m'exprimer comme une vache espagnole à force d'aller trop vite. Enfin, vous aurez compris l'essentiel de mon propos...

Laurent Dingli

Alex paulista,
Je vois par certains exemples que vous citez que nos approches se situent à des années lumière l'une de l'autre. Un seul exemple : quand vous évoquez la crise de la vache folle, vous ne mentionnez que l'aspect froidement technique : fallait-il ou pas faire manger de la vache par d'autres vaches ou continuer à cuire les farines, en ajoutant que les deux positions sont respectables...
Je me situe à l'extrême opposé de cette approche purement utilitaire du vivant. Non, Monsieur, rendre les vaches cannibales n'est pas une position respectable, c'est un crime. Et ce manque de respect pour l'animal est lié à un manque de respect pour l'homme. Je vous rappelle que ces s... d'Anglais avaient sérieusement songé à l'époque à revendre leur saleté de farine... aux Africains. Quand l'être vivant est ainsi désincarné, qu'il n'est plus qu'un objet de rentabilité, voilà où l'on arrive. Mais vous n'y avez même pas pensé, ce qui est bien symptomatique.

Alex paulista

PS @ Laurent Dingli
Moi non plus, je ne crois pas à l'autorégulation du marché ni à la génération spontanée.

Ni aux invocations, ni à la décroissance.

Alex paulista

Ce que dit Allègre est finalement compatible avec le volontarisme environnemental. On peut en tirer les conclusions suivantes :
- il y a eu des changements climatiques importants dans le passé. A Breteuil les gens dormaient avec quinze couvertures par -20, il y a un peu plus de deux siècles. Les amateurs d'histoire du blog comme Ludovic, Laurent Dingli ou Marie apporteraient plus de détails.
- les influences croisées font qu'il est très probable que l'homme ait aujourd'hui une influence sur le climat, mais pas si évident que le mécanisme soit un "effet de serre" dû au CO2, ni que les changements ne soient pas naturels. Les données actuelles semblent valider plus volontiers un effet humain sur son instabilité, ce qui n'est pas moins grave.
- cause ou pas de l'activité humaine, les changements actuels provoqueront des drames, il faut donc agir sur la nature.

Je crois que ce point de vue différent n'est pas à compter parmi les opposants aux réformes environnementales. Il refuse juste la culpabilisation qui mène parfois à l'obscurantisme. Un peu comme sur la vache folle : alors que les Anglais avaient en douce arrêté de recuire les farines et que ceci est probablement la vraie cause de la contamination au prion, tout le monde s'est indigné que l'on donnât des farines animales aux bovins. Deux points de vue respectables (le second un peu hypocrite en notre époque d'élevage industriel), même action : arrêter la diffusion de cette viande.

Et donc, même si on peut se réjouir que ce soit un Borloo plus consensuel aux manettes, il ne faut pas opposer les points de vue mais plutôt lancer des grands chantiers technologiques MAINTENANT. Depuis que le Grenelle a commencé ses discours, on pourrait
- faire tourner les métros urbains 24h/24, organiser des grands stationnements surveillés aux portes des grandes villes. Je me souviens qu'adolescent à Lyon juste après l'arrivée de Michel Noir, j'avais vu une simple réorganisation de la TCL réduire le besoin de voiture depuis ma banlieue. Il faudrait sur 10 ans éradiquer tout véhicule polluant de tous les centres des grandes villes.
- éventrer les rues pour y faire passer les fibres optiques, rénover les câbles électriques pour pouvoir y faire passer de la puissance (Paris est vieille sur ce point), installer de grandes canalisations d'eau pour les pompes à chaleur.
- reprendre les solutions technologiques connues pour faire des véhicules qui consomment moins que 5l/100 en cycle urbain, seuls homologués dans le futur à pénétrer les villes.

Dire qu'on paye 5 millions de gens éduqués à chercher un emploi qui n'existe pas. Quelle mine d'or gaspillée en ces temps de crise !


Le "Grenelle" -quelle emphase ridicule- est sûrement nécessaire, mais ne me satisfait pas du tout au regard de ce que technologiquement on pourrait faire. Depuis Kyoto 20 ans sont passés. On a fait 20 fois moins que pendant les crises pétrolières.

Je ne comprends pas comment les gens préoccupés par l'environnement peuvent se satisfaire de la politique actuelle.

Il faut vraiment être à l'UMP, et encore...

jpledun

@Alexandre

"..que je m'y suis penché dessus des années durant. "

J'espère que vous n'êtes pas tombé en vous penchant.

Laurent Dingli

Alex paulista,
J'ai cité vos propos et ceux-ci étaient suffisamment clairs, il me semble. Les termes de "manipulation", "culpabilité", etc. relèvent en effet de la caricature. Personne ne conteste vos compétences techniques, vous n'avez donc pas besoin de les réaffirmer à chaque commentaire. Je dis seulement que vous connaissez visiblement mal les actions concrètes réalisées par beaucoup d'écologistes au sein du milieu associatif.
Je ne pense pas non plus que le nombre constitue un quelconque gage de vérité. Mais quand des centaines de scientifiques à travers le monde parviennent aux mêmes conclusions, je m'interroge...
Il n'est pas exact que l'on ne se préoccupe que des transports et de l'automobile en particulier. Les logements HQE ont été un des chantiers les plus aboutis du Grenelle.
Je ne crois pas non plus que l'écologie passe à la trappe avec la crise comme vous dites. Il est même question au contraire de donner une forte accélération aux mesures prises en France (projet de taxe carbone, notamment) et en Europe (paquet climat-énergie).
Oui, je considère que la prise de conscience est un point essentiel. Sur la question, disons plus philosophique que vous évoquez, je suis convaincu que responsabilité individuelle et responsabilité collective sont indissociables. Pour faire bref, je ne crois pas à l'autorégulation du marché ni à la génération spontanée.

Alex paulista

@ Laurent Dingli
"confirme votre méconnaissance du sujet..."
Cessez vos piques ridicules, comme l'autre commentateur qui voulait m'apprendre ce qu'était la relativité alors que je m'y suis penché dessus des années durant.
Loin de moi l'idée de penser que les scientifiques opposés à Allègre seraient moins sérieux, et qu'ils ne seraient pas dévoués, vous me comprenez mal. Leur plus grand nombre n'est pas un argument imparable, vous savez bien que la science ce n'est pas la démocratie.
Je parle du niveau technologique. Il y a vingt-cinq ans, on faisait des voitures qui faisaient beaucoup plus attention à la consommation. La Citroën AX est un bon exemple. On a abandonné la plupart des programmes technologiques lancés depuis 15 ans contre la consommation. J'ai failli rentrer à la Sagem dans un programme de cames électroniques, qui a été mis de côté au profit de l'électronique de confort, juste après la vente… à des Américains.

D'autres exemples flagrants:
La majorité des émissions de CO2 proviennent des combustibles utilisés dans les chaudières. Pourquoi ne parle-t-on que des voitures ?
On vante encore l’usage des radiateurs électriques en insultant le 2nd principe de thermodynamique, quand une banale climatisation réversible consommerait beaucoup moins d'électricité. Mieux, pourquoi n’organise-t-on pas les villes avec des systèmes de pompes à chaleur ?


Certains pensent (comme vous je crois) que la prise de conscience d'un drame énorme est le premier pas indispensable vers des évolutions fortes de comportement. Honnêtement je ne sais pas si c’est la partie la plus importante. Les discours s’envolent…

D'autres comme Allègre craignent que cette annonce de cataclysme ne soit pas forcément de nature à susciter des réactions. Elle est anxiogène, mais pour autant fera moins modifier les comportements individuels qu'une bonne crise pétrolière avec un baril à 200 dollars qui entraîne avec lui le prix du MWh sur le marché des commodities.

Un peu comme l'explosion d'une bulle financière : la connaissance d'une impossibilité long terme à continuer à croître n'empêche pas le trader de suivre un marché euphorique à court terme. Il ne peut pas être le seul à perdre de l’argent…
Regardez comment l'écologie passe à la trappe avec la crise.

Ces comportements sont des sujets d'études en théorie des jeux : responsabilité individuelle contre responsabilité collective. Mais qu'est-ce que la responsabilité collective ? Suis-je responsable de ce que les autres font ?

Vaste question vous voyez. Là encore le monde ne se divise pas entre ceux qui sont d'accord avec vous et ceux qui méconnaissent le sujet.

Moi, j'aimerais que le pétrole soit 5 fois plus cher...

Laurent Dingli à D. Ciccia, Mike, A. paulista, Aïssa

@ Daniel Ciccia, Alex paulista, mike, Aïssa Lacheb-Boukachache,

Je n'ai pas pu vous répondre plus tôt, faute de connexion internet.

@ Daniel Ciccia,
Je vois que vous n'assumez plus vraiment la comparaison cocasse que vous aviez établie entre la position Onusienne sur le climat et le totalitarisme/ stalinisme ; en revanche, vous continuez d'assimiler le plus sérieusement du monde les centaines de scientifiques du GIEC à une sorte de secte apocalyptique potentiellement dangereuse. Vous qui dénoncez constamment l'idéologie (des autres) faites pourtant un dogme de vos propres opinions. Et, comme pour tout idéologie, vos supputations n'ont pour but que d'alimenter une vision du monde préexistante. Contrairement à d'autres sujets, où vous savez vous montrer très nuancé et si pragmatique, celui-ci relève davantage de la croyance que de la réflexion. Exemple : vous ne répondez plus aux arguments par d'autres arguments, mais en réitérant vos positions pittoresques : le Giec est peuplé de hippies millénaristes. Vous ne voulez pas en démordre ; c'est écrit dans le marc de café. Et quand je vous rappelle que les conclusions scientifiques les plus minoritaires sont publiées et prises en compte par le même organisme mondial, vous ne répondez pas... Enfin, mon cher Daniel, si vous êtes moins effrayé par l'état de la planète que par le pseudo-potentielo-risque totalitaire du Giec, c'est que vous êtes un esprit apaisé. Heureux homme...
@ Mike,
Vous écrivez :
"A titre d'exemple je rappellerai que la montée du niveau de la mer de quelques dizaines de centimètres que les augures nous annoncent pour la fin de ce siècle sont peu de choses à côté de la montée de plusieurs centaines de mètres qui a été mesurée depuis vingt mille ans (pic de la dernière glaciation)".
Il ne vous a pas échappé, cher mike, que, contrairement à la dernière glaciation, la terre est peuplée de près de six milliards d'habitants et qu'elle en comptera bientôt neuf et même dix. Vous aurez sûrement remarqué aussi que, dans ces conditions, la moindre variation provoque de véritables désastres. Croyez-moi qu'au Bangladesh, mais aussi en Europe, un changement d'un degré ou deux, une montée des eaux qui, depuis votre salon, peut vous sembler anecdotique, font une grande différence sur le terrain. Quand les réserves en eau qui sont déjà rares se raréfient de plus en plus en raison des modifications du régime des précipitations, notamment en Asie, dans l'une des régions les plus peuplées du monde, il ne s'agit pas d'une simple anecdote (vous savez en effet que tout est lié, le réchauffement, la circulation océanique, le taux de salinité des océans, la biodiversité marine, le régime des pluies, la montée des eaux). Et puis, allez dire à ces sinistrés que les changements étaient plus importants pendant la préhistoire : je crains qu'ils aient du mal à vous comprendre. J'ai souvent entendu le même genre d'arguments à propos de la disparition fulgurante des espèces : il y a eu d'autres extinctions, bien plus importantes ; les dinosaures ont disparu, etc., etc. Je crois que c'est là une façon de se déresponsabiliser.
@ Alex paulista
Je n'ai jamais écrit ni pensé "que l'action politique (devait) faire taire les opinions scientifiques discordantes pour ne pas prêter le flanc aux partisans de l'immobilisme". C'est une interprétation erronée de mes propos. En outre, quand vous écrivez : "On concentre l'action sur la manipulation des troupes, leur culpabilisation. Enfin, on ne daigne pas s'occuper du détail des résultats des solutions, ou de leur faisabilité. Ce serait presque s'abaisser". On voit que vous connaissez mal les actions concrètes réalisées depuis plus de trente ans par certaines associations (dont font d'ailleurs partie de nombreux scientifiques). Croire qu'il y a d'une part des scientifiques sérieux comme Allègre qui sont dans la réalité, et de l'autre, de doux rêveurs gavés d'utopie, confirme votre méconnaissance du sujet.
Aïssa Lacheb-Boukachache,
Oui, je l'ai souvent écrit : comme toute organisation humaine, l'écologie à ses fanatiques, ses petits Torquemada ; l'être humain a toujours eu besoin de s'emparer d'une belle cause pour exprimer ses obsessions et sa paranoïa. Mais justement, il faut sortir du dialogue de sourds qui oppose les ayatollahs verts d'une part, aux grands boudeurs sceptiques ("Et ben moi, j'regarderai même pas Home, na !). Les baleiniers japonais ? Vous connaissez certainement Paul Watson qui n'hésite pas à éperonner les bateaux pirates. Moi j'aime bien Paul Watson.

jpledun@Alex Paulista

"Ce qui me pousse à relativiser les impressions médiatiques sur telle ou telle personnalité. Il faut aussi voir au quotidien."

Génial. Monsieur Alexandre laisse tomber un peu de sa mauvaise idéologie !
Félicitations.

Alex paulista

@ Ludovic

Au temps pour moi, désolé pour la confusion. Il s'agissait de JDR :

"Vous aurez du mal à trouver un responsable politique qui ne soit un véritable tyran pour ses collaborateurs."
De plus il regrettait le manque d'idéologie dans les politiques actuelles de rafistolage.

Vous, de votre côté, gardiez un mauvais souvenir de l'ancien ministre qu'est Claude Allègre, et de ses déclarations injustes.
Plusieurs amis à moi ont fait de la recherche sous sa tutelle, et gardent le souvenir d'un homme qui prend soin de trouver de bons débouchés à ses thésards, ou assurer une continuité à ceux qui ont eu des accidents personnels en cours de thèse. Il en a aussi envoyé au Brésil et en Bolivie, permettant un enrichissement culturel en même temps qu'une recherche de qualité ouverte sur le monde. Un tel homme ne peut pas être foncièrement mauvais.

Ce qui me pousse à relativiser les impressions médiatiques sur telle ou telle personnalité. Il faut aussi voir au quotidien.

Ludovic

@Alex Paulista,

"Ludovic nous chante les louanges d'un système de pensée soucieux de sa cohérence. Il pardonne aux hommes politiques d'être tyranniques avec leurs collaborateurs".
Où avez-vous lu cela dans mes commentaires je vous prie ?

jpledun

Va pour cet idéologue lá (Martin Hirsh).

Ce que je n'aime pas chez certains, c'est qu'au nom de leur idéologie, ils sont capables de refuser une avancée qu'eux-mêmes réclament.

Avouez que ceux-ci ne sont pas des avantages pour une société.

Nous avons, M.Reffait, assez d'exemple á droite ou á gauche.
Je ne développe pas...

Alex paulista

Aïssa
Ce que je veux dire est que dans la religion israélite Dieu dicte sa Loi, aux hommes de l'appliquer sans essayer de comprendre. Abraham, qui doit sacrifier son fils, illustre cet aspect. De même la loi du Talion est l'application directe des lois divines, en ce sens c'est Dieu qui juge. Prier Dieu est une des lois.
Pour les catholiques, Jésus Christ est arrivé pour dépasser cela. Au Dieu extérieur aux hommes, il substitue l'idée que Dieu s'est fait homme et que l'homme est à l'image de Dieu, qu'il le porte en lui. C'est évidemment pour le punir de cette prétention que les Pharisiens l'ont fait crucifier.
La loi du Talion se trouve remplacée par une sorte d'utilitarisme de l'Amour. Le retour du fils prodigue en est l'illustration.
Celui qui juge et lance la première pierre se trouve remis à sa place de pêcheur. Au Pharisien qui se vante de placer Dieu avant sa famille (ce qui rappelle Abraham) il explique que celui qui n'honore pas son père et sa mère n'honore pas Dieu.
Et que toutes les lois gravées doivent être interprétées en son for intérieur.

On pourrait continuer longtemps, mais je voulais juste souligner que les différents exemples que vous citez ne s'inscrivent pas dans une continuité mais au contraire sont des propos hautement subversifs contre la religion israélite (de l'époque). Ils expliquent la crucifixion.

Pour moi, le Christianisme est plus proche de l'Islam à bien des titres. Benoit XVI a rappelé ces différences fondamentales dernièrement. Un peu comme Allègre, il n'est pas politiquement correct, mais on peut l'écouter sur ce sujet qui est sa spécialité après des décennies d'études.


Et je pense que Finkielkraut est marqué par son héritage. La spécificité du génocide des juifs est réelle, mais lui sert d'excuse pour refuser de penser la relativité du peuple juif et d'Israël. C'est le drame de cette région du monde, cet abcès de fixation qui commence à infecter jusqu'à nos banlieues.

Quant à Nietzsche, comme vous le soulignez il a préféré un utilitarisme de la création, du dépassement de l'homme par lui-même.
Ce qui m'incite à citer Victor Hugo
Le poète en des jours impies
Vient préparer des jours meilleurs.
Il est l'homme des utopies,
Les pieds ici, les yeux ailleurs.

Jean-Dominique Reffait

jpledun,

Aucun juge ne départage les idéologies. Une idéologie se projetant dans l'avenir n'a pas besoin d'être vraie pour être possible. De même une idéologie opposée. Elles vivent conjointement et peuvent s'ouvrir aux autres. Ce qui garantit la solidité de la construction idéologique c'est justement la confrontation aux autres : si votre raisonnement s'écroule au bout de trois minutes, vous changerez spontanément de crèmerie.

Vous dites que Martin Hirsch n'est pas idéologue mais solide dans ses convictions : c'est justement un idéologue, quelqu'un qui depuis des années a construit une conception de l'homme dans la société et qui n'en démord pas.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Alexandre, j'ai des difficultés à saisir exactement le fil de votre pensée et par conséquent n'y puis répondre qu'en vous livrant la mienne … La Morale chrétienne ne transcende pas la Morale juive, elle la synthétise. Le Christ Lui-même qui était rabbin le dit qui ne vient pas remettre en cause la Loi juive mais qu'Il s'inscrit précisément dans la continuité des Principes édictés par Moïse. Et, de fait, il n'est pas besoin d'être grand théologien pour constater que qui applique dans sa vie les Dix Commandements aime son prochain. Le «Aimez-vous les uns et les autres» est bien la synthèse du Décalogue, c'est sans contredit. La Morale judéo-chrétienne vient de là et uniquement de là. Aux entrées de certains de nos Palais de Justice, on voit souvent une statuaire où est représenté Moïse tenant les tables de la Loi ... C'est même drôle car on le voit avec des cornes qui laissent penser avec étonnement que c'est le Diable qui est là, alors que dans les faits, l'artiste sculpteur n'avait imaginé d'autres moyens de représenter partant de la tête du Prophète la transcendance divine, ces rayons de lumière qui lui venaient de Dieu … Or, effectivement, selon la Torah les tables de la Loi sont gravées dans la pierre par Dieu Lui-même et confiées au Peuple juif qui de ce fait se proclame le Peuple élu … Dans ce cas et puisqu'il en serait ainsi, effectivement alors rien ni personne ne pourrait dépasser voire même simplement écrire à nouveau celles-ci ou les interpréter ou les synthétiser en d'autres termes sauf … sauf Dieu Lui-même ou à tout le moins son émanation directe, c'est à dire Jésus Fils de Dieu ou Incarnation de Dieu en homme. Et c'est ainsi qu'Il est présenté et qu'Il se présente Lui-même de même que Moïse, seul témoin de la création de ces tables de la Loi, a présenté celles-ci comme écrites du doigt même de Dieu. Il n'y a aucune contradiction dialectique dans tout ceci ni un désir quelconque de quiconque -soit en l'occurrence le christianisme sur le judaïsme- de prendre l'ascendant et de s'octroyer plus de légitimité puisqu'il ne s'agit que de continuité. Là où le «crime» de Jésus reproché par les prêtres juifs, auto-proclamés gardiens de la Loi, est que Celui-ci se démarque de son Peuple en ceci qu'il offre cette synthèse de la Loi au monde, à tous les Peuples et tous les hommes, quand les autres s'en tenaient uniquement à la Loi, cette Loi mosaïque, pour les Juifs et uniquement pour eux puisque donné par Dieu Lui-même à eux. Cela pourrait se comprendre si seulement ce même Dieu alors incarné en l'homme cette fois, un homme véritable et non plus en un «doigt» de lumière gravant sur une montagne, ne décidait plus tard d'élargir son don à tous. Ils le firent mettre à mort -en tout cas cette incarnation humaine de Dieu- et encore aujourd'hui on n'en peut comprendre la raison si tant est que raison il y a … Mais ceci n'y changea rien; la Loi divine de Moïse synthétisée par Jésus divin se répandit de par le monde et hier et aujourd'hui désormais il est très peu de sociétés qui ne condamnent pas et le meurtre et le vol et le faux témoignage et la diffamation, etc. Certes, on n'est plus condamné (en tout cas de nos jours par un quelconque tribunal humain) si on n'honore pas son père et sa mère, si on blasphème Dieu, si on n'honore pas que Lui, si on séduit la femme de son voisin mais la substance est là: nos civilisations sont bel et bien fondées sur une Morale judéo-chrétienne qui n'est qu'une synthèse par des Juifs de la Morale mosaïque, juive donc. Sur le plan strictement religieux, qu'on le veuille ou non, on n'est pas chrétien si on n'accepte d'être juif avant. Le contraire est un non sens complet et la pire aberration historique et dialectique. Vous citez Nietzsche, il intervient à partir de là … Pour lui les deux font UN et c'est ce UN religieux qui domine et qu'il dénonce qu'il veut dépasser en lui opposant la non moins légitime et prégnante Morale gréco-romaine en nos civilisations. Partant, il conclut effectivement «par delà le Bien et le Mal», c'est à dire concrètement contre une quelconque primauté d'une Morale sur une autre, contre une quelconque supériorité de la Morale qui ne serait toujours qu'un rabaissement de l'homme par l'homme car l'homme en sa liberté se situe au-dessus sa création, qu'elle soit morale ou autre, l'homme domine la Morale d'où qu'elle vienne et non l'inverse, l'homme domine la Loi …


Aïssa.

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