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Voici les sites qui parlent de Blanc Cassez :

Commentaires

Hermine

60 ans pour Florence Cassez c'est bien justifié, j'ai pas envie de croiser une criminelle comme elle, elle a participé à plusieurs enlèvements dont le plus connu est celui d'une fille de 8 ans et de 2 autres adultes, maintenant elle se dit victime de son mari alors qu'elle profitait de l'argent du banditisme, c'est trop facile ça.
Monsieur Bilger je compte sur vous pour rendre notre justice encore plus sévère, comme ça on évitera des récidivistes de la tronche des Dutroux ou Fourniret.

Alex paulista

Chère Catherine Jacob

Je crois qu'en l'occurrence une femme a été libérée dans un ranch appartenant au compagnon de Florence Cassez. Elle y aurait été séquestrée avec une cagoule. Au cours de la détention, une femme avec un accent français très reconnaissable lui aurait fait une prise de sang.
Je ne sais si tout ceci est véritable (je cite des sources non-vérifiées ni re-croisées), mais si on le suppose il y aurait une probabilité importante qu'il s'agisse bien de FC.
Au moins pour que l'opinion mexicaine le croie, puisque c'est plus ou moins cette version (à prendre avec des pincettes, je le répète) qui circule là-bas.

Catherine JACOB

"Des articles sont parus en France qui laissaient entendre - des témoignages à accueillir avec prudence - que Florence Cassez avait participé à l'entreprise criminelle et qu'elle était associée pour le pire au trafiquant, son mari. Qu'elle avait été identifiée grâce à sa voix. Troublant tout de même (Le Figaro, Le Parisien)."

Personnellement, je me demande ce que peut bien valoir l'identification par la voix et la seule voix dès lors que le seul moyen d'identification est la seule oreille humaine.

Je me pose cette question de différents points de vue. Tout d'abord le point de vue du linguiste. J'ai travaillé à un certain moment avec mes élèves sur la base de matériel pédagogique produit par un éditeur japonais pour lequel, incidemment, je me passerai de faire de la publicité. Ce matériel consistait en une série de séquences vidéo dont le héros prénommé Yan - en japonais Yan-San, était un canadien appelé à travailler au Japon dans une entreprise japonaise et qui s'accoutume progressivement à la vie japonaise. L'accent japonais de l'acteur était par ailleurs et bien évidemment excellent dès la première leçon, même si le scénario le faisait passer pour un "Gaijin" (étranger) beu beu qui ne fait que des bêtises dues essentiellement, du moins il fallait l'espérer, à sa méconnaissance du Japon, de sa langue et de sa culture, autrement dit un "Henna Gaijin", un "bizarre autant qu'étrange homme d'ailleurs", dont le long nez, du moins comparativement, fait penser à celui d'un Tenngu, ce "chien céleste" au nez aussi long que celui de Pinocchio quand il ment, au faciès écarlate, qui se déplace sur une seule 'Guéta' (Soque de bois) à une seule 'dent' (au lieu de deux pour un meilleur équilibre, donc comme sur une seule échasse!), et attend les petits apprentis bonzes 'au coin du bois'!!

Le matériel de lecture des vidéos était celui du lycée avant qu'il ne soit volé malgré le fait qu'il était enchaîné au fond d'une armoire métallique -avec un gros cadenas!!!-, mais fonctionnait assez bien jusqu'au jour où seule la voix de Yan resta apparemment inchangée en... japonais bien sûr, les voix de ses partenaires japonais... en japonais toujours, devenant assez confuses et inaudibles, et quelque part méconnaissable. J'ai d'abord pensé qu'il était arrivé quelque chose à la cassette, ce qui m'ennuya profondément mais à la réécoute avec mon propre matériel tout paraissait cependant normal. J'ai donc pensé qu'il était arrivé en fait quelque chose au matériel de lecture du lycée, mais quoi? Vu que la qualité de l'image restait bonne, sans doute un problème de haut parleur à propos duquel j'ai interrogé un collègue professeur de physique rencontré au détour d'un escalier quant à cette énigme qui était pourquoi certaines voix et pas d'autres, lequel émis l'hypothèse qu'il s'agissait sans doute d'un problème de réglage des fréquences et que même si cela ne s'entendait pas de prime abord à l'oreille, les voix de l'acteur canadien et de ses collègues japonais n'étaient sans doute pas émises selon les mêmes fréquences et que si l'on modifiait pour une raison quelconque, d'une façon quelconque, les fréquences de restitution, il y avait nécessairement modification, de l'une ou l'autre voix, selon les cas, sachant que notre oreille a une meilleure écoute des voix émises selon les fréquences des voix dont la langue maternelle est une langue par exemple, latine, même s'il s'agit de... québécois (je charrie là gentiment avec leur permission j'espère, nos amis québécois...).

Cette réponse m'a ouvert là un vaste champ d'exploration vu que j'avais déjà observé parallèlement par moi-même que même si (par exemple parmi un auditoire) un locuteur dont la langue maternelle n'est pas le français, s'exprime dans un français acquis standard impeccable au point que votre oreille humaine, même exercée, ne discernera pas de quelle famille de langues il vient, il suffit de lui faire répéter spontanément les sons d'une langue qu'il ne maîtrise pas encore, par exemple le japonais, pour identifier immédiatement ladite famille de langues, la meilleure manière d'aligner ensuite le travail de l'accentuation pour les différents locuteurs restant donc le passage par la voix chantée etc... Ceci étant, je vais me limiter au problème que de mon point de vue est susceptible de poser l'identification d'une voix par des moyens naturels (autrement dit, différemment que par l'analyse de son sonogramme). Si j'ai bien compris Florence Cassez représente pour les Mexicains un locuteur dont la langue maternelle est différente de la leur et qui n'est pas bilingue. A partir de là, je me pose nécessairement la question de l'oreille identificatrice de la façon suivante. Est-elle capable de faire la différence entre deux voix de femmes parlant l'espagnol du cru avec un fort accent français ou seulement capable de reconnaître non pas la voix mais l'accent, car ce n'est pas du tout la même chose. Est-elle également capable de distinguer une voix à l'accent étranger d'une bonne imitation d'une telle voix dont le sonogramme ne tromperait pas pour sa part une machine, si par ailleurs la machine pose d'autres problèmes?! Est-elle également capable d'identifier une voix parlant sa langue maternelle après l'avoir entendue s'exprimer dans une langue étrangère et vice et versa?

Il faut savoir en effet, que si dès lors il ne s'agit plus d'un problème de fréquence, il s'agit d'un problème d'atmosphère de la langue qui n'est pas sans influence sur l'impression pouvant avoir été laissée par la voix elle même. Par exemple en dehors de tout problème d'accent ou encore de syntaxe, je me souviens d'avoir été très surprise par l'effet produit par les voix de personnages que je n'avais longtemps entendu s'exprimer que dans une langue, dès lors qu'ils se mettaient à s'exprimer dans l'autre langue; et ça n'a rien à voir avec le fait qu'au départ ces gens s'exprimaient ou non dans leur langue maternelle. Nonobstant, mon oreille musicale connaît au moins une jumelle, à première écoute du moins, de la voix télévisée de notre avocat général blogueur...

Je ne devrais peut-être pas évoquer la question de ma propre voix en donnant trop de détails sur ses particularités, de façon à ne pas risquer d'identification sauvage, imaginaire, fantaisiste ou induite qui pourrait voir des suites fâcheuses si d'aventure je n'avais pas d'alibi pour les événements l'ayant motivée, vu que, pour ma part, je ne suis pas avocat général, mais bon, après tout... ne soyons pas pour autant paranoïaque...!!

Il se trouve qu'en effet, pour des raisons qu'il n'est toutefois pas donné à n'importe qui de cerner sans 'connaissance préalable', ma voix donne l'impression de changer dès lors que, notamment, je m'exprime en japonais, remarque faite par des membres de ma propre famille qui ont bien évidemment commencé par donner du phénomène une interprétation désobligeante. En réalité, la raison est somme toute assez simple, lorsque je parle japonais, je n'ai généralement pas ou peu de raisons de ne pas me montrer aimable et la syntaxe du japonais aimable induit quelque part la recherche ou l'effort d'une tonalité agréable à moins que le sujet n'exige une imitation quelconque d'une autre tonalité. En revanche, lorsque je m'exprime en français, -je continue à m'en référer à l'opinion de certains membres de ma propre famille qui ne se sont pas fait faute de l'avoir fait largement connaître, d'où je ne saurais plus l'ignorer-, il est largement donc, admis que ma voix est suraiguë (personnellement je dirais qu'il s'agit d'une voix de 'soprano coloratur'), aigre et acide (bien que ce soient là des saveurs différentes), agressive (tonalité confondue avec 'souvent empreinte de l'émotion de sentiments non pas agressifs mais en réalité juste réactifs à certaines formes hypocrites d'agressions masquées bien que tout à fait délibérées' = je 'crie', mais ce n'est pas je crie 'après' , forme lorraine de crier 'sur', mais plutôt 'je crie pour me faire entendre de ces sourds qui ne veulent pas entendre' et que je ferais en réalité beaucoup mieux d'ignorer purement et simplement, mais ce n'est pas toujours facile). Bref, chacun l'aura compris, ma voix est essentiellement désagréable qui pourtant se rapproche de certaines formes incantatoires. Dès lors, prenez une bonne imitation de la fée Carabosse et vous saurez à quoi cette voix ressemble le plus.

Plus sérieusement, ma soeur, qui par ailleurs est dotée, mais allez savoir pourquoi, au téléphone essentiellement et dans certaines circonstances, d'une voix parfois (effet de mimétisme sororal?) assez similaire à la mienne à dire vrai, m'a dit un jour : "J'entends du japonais quand tu parles en français." Effet qu'elle est jusqu'à présent et à ma connaissance seule à avoir défini de cette façon qui peut s'entendre :" Quand tu me parles c'est du chinois." = "Je ne comprends rien" = "Je suis : occupée, fatiguée, ailleurs, en train d'éplucher des patates." = "T'avais dit deux minutes et ça fait déjà trois." ou encore, "Je suis obligée de t'interrompre pour aérer ton discours pour tes interlocuteurs et qu'ils puissent mieux entendre.", louable intention certes de la part de qui dit encore à sa soeur, par ailleurs aînée, que je suis : "Je m'appelle Eve, parce qu'Eve, c'est la première (=femme), mais c'que j'en dis, c'est c'que j'ai entendu de ce qu'on m'en a dit"...!!

Plus sérieusement encore, la langue maternelle de mon père est le "plate" luxembourgeois de la région de Sierck-les Bains, et étant petite c'était aussi celle d'une grande partie de la famille chez laquelle on allait prendre le café le dimanche. Or la ligne mélodique de cette langue, contrairement aux autres langues de la même famille linguistique et peut-être parce que, disent certains, ce parler franc..., le francique, en est la forme la plus ancienne, monte et descend avec de fortes pauses prédéfinies, contrairement au français qui s'arrête n'importe où n'importe comment en fonction sans doute des anciennes formes dialectales auxquels il se réfère et dont la ligne mélodique est très mouvante en somme; autrement dit, d'une certaine façon, exactement comme le fait le japonais lequel, dit rapidement, est une sorte de langue à deux tons + tonique souvent déterminante pour le sens.

Autrement dit, ce que dont semblent prendre conscience seuls les gens très proches ou encore très éloignés tels ce japonais disant : "J'entends autre chose que la façon de parler d'une française et cet autre chose n'est pas non plus la façon de s'exprimer d'une allemande.", peut peut-être, c'est une hypothèse, tenir au fait que le positionnement culturel identitaire s'exprimerait au travers de l'importation inconsciente de la ligne mélodique du 'plate' que je ne parle pas si, en revanche, je ne le comprends pas trop mal parfois, dans le français que je parle assez bien si, en revanche... je ne le comprends pas toujours... en particulier lorsqu'on me dit : "Tais-toi." d'où l'emploi diplomatique de périphrase tel le "Je suis obligée de t'interrompre pour aérer ton discours" précédemment cité, de ma soeur.

Je pense que ces explications un peu confuses ne devraient néanmoins pas être très étrangères à qui dans ses billets, parle un peu américain tout en écrivant en français!!

Finalement, en un mot comme en cent, dès lors qu'on n'est pas une machine et qu'il s'agit d'identifier la voix de qui on n'est pas un véritable familier, il convient d'être extrêmement prudent et de prendre attentivement connaissance du détail de qui dit quoi, à propos de qui, dans quel contexte, dans quel but et relativement à quelles circonstances, avant de prendre pour argent comptant le beurre et la confiture!

Bernardini

Le Mexique !
Pas grand-chose à voir avec Florence Cassez, mais j'ai vu en mai, à Cannes, à la Quinzaine des Réalisateurs, un film d'un jeune cinéaste, "Daniel y Ana". Sujet très fort et dérangeant : inceste imposé par des ravisseurs, à un frère et à une soeur, pour tourner un court film porno...
A la conférence de presse, ce jeune réalisateur nous a dit qu'il s'était inspiré d'une histoire vraie, et, de fil en aiguille, a brossé un panorama de la délinquance dans ce pays et de la quasi-impuissance de l'Etat face à elle. Cela fait froid dans le dos.
Cela pour dire que le cas de notre compatriote Florence Cassez n'inspirera certainement pas beaucoup de compassion dans l'opinion publique mexicaine ni, a fortiori, chez les dirigeants politiques au plus haut niveau de l'Etat.

http://laternamagika.wordpress.com/2009/06/06/daniel-y-ana-de-michel-franco/

Fleuryval

@ Marie
Détrompez-vous sur ma rareté. Je viens lire ici presque tous les jours.
L'"art" consiste juste à me taire quand je n'ai rien à dire ou à constater que vous dîtes mieux que je n'aurais su faire.

Laurent Dingli

J'avais bien compris pour Balzac, cher Aïssa, j'ai encore le cerveau un peu irrigué.
Pour le système espagnol, très bien tout ça, mais il est difficile de spéculer sur d'éventuelles remises de peine pour ce qui concerne Florence Cassez. Comme l'a dit un commentateur, les choses se règleront sans doute plus tard, loin de l'agitation médiatique. En tout cas, il faut l'espérer.

Marie

@JD Reffait,

"J'ai survécu aux huîtres sauvages absolument délicieuses que je suis allé chercher au large..."

Vous aviez donc bien pris le large ! :o)


Ne vous éloignez pas trop, monsieur Reffait... :o)... comme vous exprimez très souvent et fort joliment le fond de ma pensée, cela me permet de... me reposer sur mes lauriers... et de profiter comme dirait notre Aïssa des 30 degrés à l'ombre... des tropiques de France... des moiteurs... des senteurs non océanes...

Merci de votre participation... :o)

Marie

@Fleuryval,

Vous savez, comme je l'ai déjà écrit, je n'écoute pas la télévision, je ne connais rien de rien de l'affaire FC. Qu'en dire ?
Dans son commentaire, Claude Jonniaux m'en apprend un peu plus sur le personnage.

J'ai entendu parler bien sûr de l'intervention de monsieur Sarkozy, à l'occasion de son voyage au Mexique. Nous connaissons sa manière plus que cavalière de "demander" l'exécution de sa volonté... et je pense particulièrement à ses propos destinés à des chefs d'Etat au sujet du traité européen...

En ce qui concerne la Convention sur le transfèrement des personnes condamnées, il paraîtrait que le Mexique n'a ni signé ni ratifié ce protocole jusqu'à présent et ce pays ne serait donc pas engagé par cet accord international... !

Prétendre vouloir assigner en France un politique mexicain, je ne pense pas que cette menace soit tout à fait salvatrice tant pour la cliente de FB que pour l'évolution du dossier en lui-même...

Maintenant la médiatisation à haute dose de chaque affaire jugée dans un pays extérieur à la France, arme utilisée par les avocats désormais, entretient une suspicion que des pays peuvent ne pas vouloir accepter et supporter : Espagne, Tchad, Mexique.. ou sur les origines !

Sommes-nous si supérieurs sur le plan judiciaire, nous qui sommes rappelés à l'ordre régulièrement par la Cour Européenne ?

A force de tirer sur la corde, elle finit par casser !


PS : Vous vous fîtes rare ces derniers temps !

jpledun

Pour le coup, Sarko aurait dû la jouer "discrète".
Je n'approuve pas son manque de tact dans cette affaire.
Les médias mexicains ont su profiter de l'agitation des politiques pour remonter la population contre leur propre président.

FC et son avocat peuvent s'en mordre les doigts. Pour l'instant.

Puisque ce sont les politiques (des deux pays) qui enfoncent FC, c'est á eux le moment venu de la sortir de là.

Après les élections...

Aïssa Lacheb-Boukachache

Ah je me sens philosophe ce soir, je me sens poète, je me sens Dostoievski et Balzac mon cher Laurent Dingli, Balzac et non le colonel Chabert c'est ce que j'ai voulu dire, je me sens Faulkner, je me sens Pouchkine, ah c'est l'été, on frise les 30 degrés à l'ombre, encore peu pour moi mais c'est à prendre, j'envie le sieur Sbriglia qui vit dans les tropiques de France, les moiteurs, près des senteurs non océanes mais tout comme de la mer … Mon cher PB, ne digressons point, je m'égare … Relisant votre lettre, je me demandais si c'est lui rendre service à Maître Frank Berton que de dévoiler ainsi vos échanges de SMS quand vous ne vous connaissez pas sinon de visu et d'ouïe, votre café manqué, le mail qu'il vous envoie … J'imagine certains ses confrères: Ah tu sais quoi? Le Berton il est dans les petits papiers du proc', ils SMS ensemble … Un autre: Tu parles! il fayote, c'est de la lèche … Et une troisième: Il cache bien son jeu dis donc, avec ça je t'explique pas, il n'aura plus de client au pénal à part les parties civiles et encore pas toutes … Les méchantes langues, ah les vipères! … Ca va gloser dans le vestiaire, la bibliothèque du Palais … T'as pas honte dis, tu fricotes avec l'ennemi … Et ton serment de pas mélanger la serviette et le torchon (je me garderai bien de dire où est le torchon et où la serviette en cette circonstance; d'ailleurs, je transcris uniquement, je rapporte, je suis le témoin ...)? On ne sort pas de l'enfance, cher PB, ceux qui disent le contraire sont des menteurs … Tout petit aux billes à la récré ou grand dans sa tenue de travail, c'est toujours les mêmes cruautés … Hou le fayot … Et les regards qui se détournent, un petit crachat par terre au passage, peut-être même une bagarre … Je me demandais, je me demandais … Quant à moi, surtout, surtout, de grâce, ne dites à personne que … non rien … hum … C'est que j'ai une réputation moi … Je nierai tout, vous m'avez fait dire ce que je n'ai pas cru, ce n'est pas moi, c'est un sosie, un clone, un ADN qu'habite loin ...


Aïssa.

Laurent Dingli

Florence Rey a fait quinze ans de prison, et non pas onze comme je l'ai écrit, reproduisant l'erreur d'un journaliste.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Laurent, certains pays européens pratiquent ces peines dans leur Code pénal … L'Espagne par exemple … Et pour être franc avec vous, si je devais choisir entre être condamné à 100 ou 200 ans de prison à Madrid ou 20 ans chez nous, je prendrais la première option, l'espagnole, certain que je serai libéré avant que si j'avais choisi la seconde. Nombreux en Espagne sont-ils (elles) actuellement qui purgent des peines de 300, 400, 800 ans de prison; en général, ils sont libérés au pire à 20 ans voire 22, 23 pour les plus obstiné(es) … C'est l'Application des peines espagnole qui veut cela et de façon presque systématique. D'autres pays européens doivent pratiquer ainsi, je ne sais, il faudrait se renseigner … Le plus répressif, évidemment, c'est la France, celui où l'Application des peines est un placard, une punition pour un magistrat, quelque chose de plutôt honteux, secondaire, sans pouvoir, sans moyen, sans rien … Voyez Burgaud, on l'a puni, brisé sa brillante carrière en le collant à l'Application des peines, pas ailleurs, côté accusation d'ailleurs, significatif, près le Parquet en somme car celui-ci participe, d'en haut évidemment, pas à côté, pour enfoncer naturellement, abaisser, de l'application de la peine. Je suis resté un moment, cher PB, à réfléchir à cette votre citation de Montherlant, Buste-à-pattes comme l'appelait sans méchanceté Céline … «Celui qui abaisse, c'est qu'il est bas» … Combien de Parquets sont bas dans ce cas … Après tout, c'est peut-être la raison qu'ils s'appellent ainsi: un parquet, n'est-ce pas, c'est bas par définition … Et par conséquent, ça enfonce, ça rabaisse, ça ramène à son image, à soi … Dis-moi comment tu requiers, je te dirai ce que tu es … Mais je m'éloigne de Cassez Berton, pardonnez-moi … La vérité, c'est que je suis colère. J'apprends par L'afssap (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) que le Dextropropoxyphène (ça en jette, hein, un nom pareil! Le Di-Antalvic pour les plus bas d'esprit …) est un poison et qu'on va en interdire désormais la distribution. Une fois qu'ils l'ont bien vendu à des millions de gens et durant des années, ils nous balancent comme ça, gentiment, l'air de rien, faites pas attention on fait que passer, que c'est une gélule qui tue, un assassin en poudre … Ah que je revienne à Florence et mon bon vieil Aspirine … Lui au moins on peut lui faire confiance même s'il est tombé depuis lurette dans le domaine public, passé à travers les rets des labos, ne rapporte plus un rond ou à peine … Trop vieux le bougre; ça ne serait pas sérieux si on disait maintenant qu'il est dangereux, un vrai curare sous des airs de séduction … Mais, principe de précaution oblige, jetez tous vos Di-Antalvic à la pharmacie du coin et reprenez en échange la nouvelle molécule que l'on vous proposera à la place certifiée sûre et sans danger pendant dix ans … Florence donc … Cantat a failli morfler de notre arrogance, là-bas en Lituanie … A force de ramener notre fraise tels des parengon de la Justice meilleure que celle de tous les autres, ils nous l'auraient condamné à mille ans et, pire, gardé, ces barbares baltes … Mais je ne révise pas mon jugement. Berton -et nous pouvons le croire, gueule de cow-boy ou pas, dit qu'il y a des traités et des conventions de rapatriement dans ces cas entre les deux pays, qu'ils soient appliqués, point barre! C'est cela qu'il faut -aussi et surtout- médiatiser car ceci est objectif et engage les signataires, Calderon en campagne d'élection ou pas … Le reste, c'est du dextropropoxyphène, c'est hyper dangereux, surtout pour les femmes non ménopausées qui en sont de grandes consommatrices .. la migraine récurrente … les règles quoi … L'application de la règle de Droit à Florence Cassez, ni plus ni moins!


Aïssa.

Alex paulista

Entendez que je compatis totalement avec Florence Cassez mais... de telles peines ne sont pas réservées aux ressortissants français. Symétriquement, les Mexicains ont certains de leurs compatriotes dans les couloirs de la mort aux USA.

Rien ne justifie donc aux yeux des Mexicains que cette femme ait un traitement spécial.
Elle vit au Mexique... à la mexicaine.

Quant à Calderon...

Ay. Que dónde esta mi calderito
Calderito de tostar café.
Cuando me lo traigan lo tostaré
Calderito de tostar café
Se toma en Cueto y en Marcané
Calderito de tostar café.
Lo usa Pancha y la vieja Inés
Calderito de tostar café.

Catherine JACOB

Juste pour dire que je suis loin de Metz avec une connexion SFR Clé 3G+ pratique mais très lente donc qui consomme beaucoup de forfait en téléchargement des fichiers et des pages, c'est pourquoi si je continue à vous lire, je ne prendrai le temps de répondre correctement que lorsque je serai de nouveau en illimité à la maison ou ailleurs peut-être également. Mais bon l'essentiel c'est votre billet et non les commentaires de la citoyenne lambda!

Laurent Dingli

Catherine A,
Pas besoin de solliciter votre pied gauche ou de m'assimiler à ce cher cyclope, pour me signifier tout simplement que je vous ai mal lue.
Faites aussi un effort pour écrire avec votre pied droit ou en utilisant votre main idoine afin que l'on puisse un peu mieux vous comprendre, chère.

Exemple :

"D'où donc ce malentendu voire le procès d'intention fait à notre hôte par des lecteurs sans doute peu fidèles de son blog".

Avouez qu'il faut s'y reprendre au moins à deux fois.

Cactus en spartiates

Alors que j'allais de pot en pot, mon ordinateur transportable à portée de mains, d'arroser une succulente de l'une et de surfer de l'autre chez vous (pas évident les deux à la fois sans faire le grand écart, fatal pour moi sans doute vu l'état de mon dos) je tombai de l'oeil gauche sur cette phrase émanant de votre si belle plume pour ne point dire souris _ qui , reconnaissons le fait bien moins noble, non ? _ :

"J'apprécie son visage buriné de héros de western."

Histoire de sombres héros mexicains ? ..
pensai-je immédiatement avant de lire la suite ; encore un nouveau ministre qui arriverait cette fois non à dos de scooter mais à bon dos d'un cheval appelé Rossinante pour faire plaisir à un Sarkozy-Don Quichotte , avant de réaliser très vite mon erreur !

Puis parcourant tous les commentaires avec l'oeil qui me restait libre, donc _ mon côté Cyclope sans doute _ je tombais sur votre mise aux poings :

quelle délectation !

Vous me fîtes immédiatement penser au personnage de Zorro _ que j'adorais en noir et blanc dans mon poste quand j'étais petit _ un Zorro justicier mais sans aucun masque, avançant le verbe haut mais toujours élégant, bretteur hors pair (tel Dominique de Roux), jamais vengeur masqué mais enchanteur Merlin !

Sissi !
bon , j'arrête !
bien à vous ! (continuez à enchanter ainsi nos si longues journées d'été ou pas été)

(merci à Marie, au fait !)

Jean-Dominique Reffait

Merci Marie, c'est gentil. J'ai survécu aux huîtres sauvages absolument délicieuses que je suis allé chercher au large. La bête bouge donc encore !

Le Mexique n'est pas le Tchad, un ministre mexicain a bien précisé que le transfèrement en France, avec le régime de remise de peine français, ne serait pas compris de l'opinion mexicaine. Le problème de cette affaire est l'usage de la médiatisation : il est tentant d'en faire usage mais cela crispe les positions respectives. Si le dossier de Florence Cassez était d'une pureté virginale, en user serait utile. Dans son cas, la médiatisation a été nuisible.

Toutefois, la politique a son tempo. Je suis persuadé que Florence Cassez ne passera pas les soixante prochaines années en prison au Mexique : il faut laisser du temps au pouvoir mexicain, ne pas agiter les chiffons rouges devant l'opinion mexicaine, en clair : se faire oublier des médias, et elle pourra alors regagner la France.

Il est fait le reproche à Philippe d'être sensible à la gueule cassée de F. Berton. Soyons un minimum honnêtes avec nous-mêmes : nos sympathies sont également mues par des aspects physiques, par une belle gueule ou un joli minois. Nous ne sommes pas que purs esprits. Il y a des regards qui nous séduisent et influencent notre jugement : le reconnaître c'est déjà se méfier de soi-même à défaut de se méfier d'autrui. Les yeux de Chimène ne condamnent pas à perpétuité.

Fleuryval

Marie, si vous n'existiez pas, je crois que je vous inventerais.

catherine A à Laurent Dingli

@Laurent Dingli
Ai-je écrit avec mon pied gauche pour que vous compreniez le contraire de ce que j'ai voulu exprimer ou avez-vous lu avec un seul oeil et aveuglé par un violent soleil ? Je pencherai évidemment pour la deuxième branche de l'alternative.
J'ai dit et je répète que le portrait fait en une seule phrase, ô combien évocatrice, par PB de Berton a pu laisser croire à des lecteurs pressés et /ou de mauvaise foi que ce physique de héros de western était pour quelque chose dans la sympathie, l'éventuel intérêt voire une certaine confiance que M.Bilger pouvait ressentir à l'égard de ce dernier ; ce qui n'aurait rien d'étonnant - nous en sommes tous là. Enfin moi en tout cas qui effectivement suis sensible à ce que me transmet le physique d'une personne. Dire le contraire serait parfaitement faux-cul.
D'où donc ce malentendu voire le procès d'intention fait à notre hôte par des lecteurs sans doute peu fidèles de son blog.
Cela dit Laurent je ne pense pas qu'être un lecteur fidèle vaille forcément certificat de bonne foi ou de qualités morales voire intellectuelles. Ce serait extrêmement prétentieux.

@Véronique
Désolée mais je ne vois pas très bien ce que vient faire là le portrait de Berton par un journaliste du Nord.

sbriglia

"Aussi je ne méconnais pas la part de découragement et d'inutilité qui a dû saisir plus d'un de mes commentateurs et que j'ai prise parfois pour de l'indifférence ou une intolérable propension à privilégier l'accessoire" (l'homme est un blog-p 49)

...Eh oui, cher PB, même lorsque vos commentateurs ironisent, dérapent ou s'abîment dans la perplexité quant au titre de votre sujet (Blanc Cassez" ?...) voire au discours qui le prolonge...

"never explain, never complain"

Comme diraient les Semtob sister's, la signifiance existentielle de votre discours ne coulait pas de source...

Bah ! Catherine A. et Isa ont su tout dire...

PS : Heureusement que Laboca m'a tendu une perche fleur bleue...

Aengus

Plutôt que de lire entre les lignes, on aimerait bien les voir écrites de temps en temps ces vertus secrètes, tout le monde n'a pas la chance de fréquenter régulièrement le maître de ces lieux.

Si je vous disais que je ne suis humaniste que dans mon cercle privé, vous me traiteriez encore de sot par pure complaisance.

La très juste citation de Montherlant n'a de sens que si elle s'applique à tous, et pas seulement aux "trouble-fêtes".

Si personne n'avait jadis boycotté les bûchers de la Saint-Jean, on serait encore au mieux sous l'Inquisition.

Laissez s'il vous plaît la démocratie respirer ou bien reconnaissez-vous nostalgiques de ces temps moyenâgeux, car on ne peut être à la fois moderne et archaïque.

Laurent Dingli

Florence Cassez = 60 ans pour complicité d'enlèvement au Mexique.
Florence Rey = 20 ans, dont onze ans effectifs, pour avoir été co-auteur d'un meurtre en France.
La différence de maturité politique entre les deux pays se situe-t-elle dans ce décalage ? Est-ce de l'Européo-centrisme que de le penser ? Les Mexicains sont-ils trop rigoureux et nous Français trop laxistes ? Et puis faut-il invoquer l'universalité des Droits, ou, au contraire, la spécificité politique et socio-culturelle de ces balances toujours un peu bancales que sont nos justices nationales ?
Moi aussi, je suis un peu bancal ; je penche davantage, non pas vers l'uniformité, mais vers l'universalité.
Je sais bien que la peine dépend en grande partie de notre subjectivité, de la conception que nous nous faisons de la gravité du crime suivant un certain nombre de critères subjectifs.
Et pourtant...

Claude Jonniaux

@ catherine A et autres,
Philippe Bilger souhaitait dans son billet garder la possibilité du doute ouverte de par la qualité de M. Berton, qu'il a l'air de tenir en grande estime mais aussi parce que M. Berton a eu, lui, accès au dossier (on ose à tout le moins l'espérer) et qu'au regard du droit français, M. Berton peut penser sa cliente au pire complice, au mieux innocente... ce qui ne vaut pas plus de 2 ans chez nous.
Mais encore une fois, le sujet de Monsieur Bilger me fait prendre du recul sur la situation particulière de Florence Cassez. Ils sont plusieurs dizaines de français et plusieurs centaines d'européens à s'être mis dans des situations impossibles pour lesquelles il s'agirait maintenant de mobiliser des ressources coûteuses et complexes. tel français emprisonné en Thaïlande pour trafic de drogue, etc... Ces jeunes partent à l'aventure mais veulent profiter de l’assurance "tous risques". Madame Cassez a ainsi vécu avec un homme disposant d'une réelle fortune, avec des gardes du corps et des voitures blindées sans connaître la profession du mari ? Que pensait-elle qu'il faisait pour vivre comme un magna du pétrole ? Cireur de chaussures à Mexico ? Il est effarant de constater comment nos globe trotters juniors de tous poils sont prompts à jouer à Indiana Jones, comme on joue à des jeux vidéos. Malheureusement dans tous ces cas « c’est pas pour faux », impossible de faire « nouvelle partie ».

isa

Monsieur Bilger,
Pour comprendre quelqu'un et donc savoir le lire dans et entre les lignes, il faut le fréquenter assez régulièrement. Ou bien avoir suffisamment de finesse. Manifestement, les lecteurs en question viennent de blogs où l'on ne s'embarrasse pas de subtilités. Qu'ils apprennent à lire. Maintenant, il est bien possible qu'ils fassent exprès de ne pas savoir. Vous n'êtes pas tenu de faire de l'explication de texte à leur intention. On ne débat que quand on perçoit un minimum d'honnêteté intellectuelle dans l'argumentation.

Marie

"Mais il y a Me Berton. Il me convainc de demeurer encore un peu dans l'incertitude", écrivez-vous.

et

"De la même manière que je ne prends aucun de mes commentateurs pour un imbécile, j'aimerais que la réciproque soit vraie."

Je retouche donc ma petite réflexion puisque je viens de constater que vous avez réagi à certains commentaires. C'est bien, monsieur Bilger, lorsque vous réagissez ! Parfois !

Bref !

Monsieur Cicca nous rappelle l'Arche de Zoé, affaire dans laquelle monsieur Sarkozy est intervenu, lui ! Il était quand même question d’enlèvement d’enfants noirs ! Nous avons pu voir une vidéo qui montrait tout un simulacre de blessures pour permettre l’enlèvement des enfants… ! Sur quel "miracle" ces individus, jugés par deux fois, furent-ils graciés par le président tchadien ?

Alors, pourquoi le président du Mexique dans un dossier interne à son état, n’interviendrait-il pas ? Parce que c'est une Française ?

Nous ne connaissons rien au dossier !

La raison ordonne donc la plus grande circonspection.

Question « Droits de l’Homme », nous n’avons aucune leçon à donner. Arrêtons d'être moralistes lorsque chez nous, en France, le ministre de la justice intervient personnellement dans des affaires privées... ! En violation du droit élémentaire et de l'article 1er de la Constitution française qui "assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion". Egalité jamais respectée !

Qu'en est-il du cas FC ? Cela reste pour moi une immense interrogation !

Toutefois, ce cas FC me rappelle dans un autre contexte celui du petit Marc, 5 ans, tué dans l’indifférence générale, le 25 janvier 2006 à Auby, sous les coups et sévices répétés de son beau-père : - plaies jusqu'aux testicules, côtes fracturées, hématomes, brûlures de cigarettes, douches froides - .... selon le grand frère, cet enfant n’avait plus la force de crier, de se plaindre, ne pleurait même plus… L'avocat du barbare était Me Berton au procès d'assises de Douai de octobre-novembre 2008.

Dans cette affaire, la mère était pourtant décrite comme une mère aimante et attentive !!!! Jusqu'à un certificat médical qui précisait que cette femme était quelqu'un de bien ! Et, elle a laissé son barbare de conjoint détruire la vie de son enfant de 5 ans !
Après le verdict : 30 ans pour la mère et perpétuité pour le beau-père, il me semble, sans période de sûreté. Me Berton a alors déclaré : « un vent de vengeance a soufflé sur les jurés… » !

Propos d’avocat, évidemment. Mais propos que je n'aime pas lorsqu'il s'agit du meurtre d'un petit être sans défense ! Même de la bouche d'un avocat !

Alors... ces mots qui me révoltent, même cités dans un autre contexte, m’incline pour le cas FC à rester dans la plus totale expectative.

Et je finis par me demander s'il ne faut pas être comme Saint Thomas, ne croire que ce que l'on voit ?


Et que dire de la justice américaine avec des peines allant jusqu'à 100 ans pour ce délit, 100 ans pour cet autre délit... pour arriver parfois à voir une personne condamnée à 300 ans !


PS : @ M. Reffait,

J'ai craint que vous n'ayez été touché, non pas par la grâce, mais par le virus... Sbriglia ? Ouf, nous pouvons constater que non !
Absentéisme, j'entends ! :o)

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