Jack Lang a décliné l'offre. Frédéric Mitterrand s'est rué dessus au point d'annoncer lui-même et avant l'heure sa nomination comme ministre de la Culture. Il a bénéficié d'une couverture médiatique exceptionnelle et élogieuse, les rares réserves étant par prudence peu explicites. Cette effervescence était d'autant plus notable qu'elle a pratiquement coïncidé avec la mort de Michael Jackson qui suscite une émotion universelle et comme une blessure au coeur du monde (nouvelobs.com, lepoint.fr, le jdd).
Même si ma génération me situe plutôt du côté d'Elvis Presley et de Johnny Hallyday, comment pourrais-je méconnaître le caractère unique de cet artiste disparu, à la pauvre vie bouleversante et bouleversée, formidable danseur, chanteur qui semblait avoir inventé le rythme et la musique ! Mais de là à être obligé d'approuver le poncif de Frédéric Mitterrand affirmant qu'il y avait "du Michael Jackson en chacun de nous", il y a une marge.
Ce genre d'appréciation, même de circonstance quand un mythe s'éteint et qu'une étoile s'efface, n'en est pas moins doublement faux.
D'abord le propre du génie - et Michael Jackson l'était dans son royaume d'élection - est précisément de plaire mais d'échapper à tous, tant la singularité absolue d'un art poussé au comble de l'incandescence et de la perfection nous laisse solitaires et vides, les uns et les autres, devant ce qui est indépassable, inconcevable pour NOUS. Michael Jackson n'est pas en nous parce que son infini talent et ses aptitudes multiples l'ont placé ailleurs que dans nos habitacles intimes et que son existence somptueusement malheureuse n'a eu rien de commun avec la nôtre.
Ensuite, il faut admettre que beaucoup demeurent insensibles à cause de leur âge ou d'une indifférence à cette part brillante et futile de la vie et ne songent même pas une seconde à abriter Michael Jackson en eux. Et ce n'est pas un crime, sauf à soutenir que violer les règles du snobisme funèbre et de la communion planétaire constituerait une intolérable faute de goût. Cette phrase de notre nouveau ministre de la Culture ne restera pas dans les annales du quotidien attristé.
Et ce n'est pas tout. Il y a pire. Frédéric Mitterrand n'a rien trouvé de mieux, devant des journalistes hilares - le rêve pour eux que cet homme ! - que de dire en s'esclaffant qu'il n'était pas le père aux côtés de sa collègue enceinte Nathalie Kosciusko-Morizet. Double vulgarité. Une piètre et facile indélicatesse à l'égard de la secrétaire d'Etat qui n'a pas besoin, ni son mari avec elle, qu'on fasse rire sur un événement qui les concerne seuls et les réjouit. Une médiocre allusion au fait qu'étant homosexuel, il ne revendiquait évidemment pas cette paternité et pour se moquer, paraît-il, de Bernard Laporte. Rien de drôle dans tout cela sauf pour ceux ravis de saisir chez Frédéric Mitterrand ce qu'ils espéraient y dénicher.
D'abord l'exploitation de son homosexualité. Il est vrai que celle-ci semble, aujourd'hui, plus mise en exergue et célébrée que vécue dans la discrétion. J'ai même lu récemment dans une interview l'affirmation de "la fierté d'être homosexuel". Se glorifier d'un état, homosexuel ou hétérosexuel, est absurde. On aurait pu croire ces derniers temps qu'être homosexuel affiché donnait une longueur d'avance pour occuper le poste de ministre de la Culture, tant les affinités seraient plus fortes et plus complices entre cette sensibilité et les artistes ! J'espère que jamais on n'estimera que des personnalités banalement hétérosexuelles sont peu compatibles avec ce ministère !
Frédéric Mitterrand, une fois sorti de ses sagas télévisuelles où un autre que lui se serait vu reprocher le flamboyant ampoulé de ses commentaires avec sa voix trop présente, a connu son heure de gloire littéraire avec "La mauvaise vie" où il narrait notamment ses ébats asiatiques, torrides et homosexuels sur un mode qui a fait se pâmer la critique. Je me suis toujours demandé si cet enthousiasme ne s'émerveillait pas plus de la crudité et de la sincérité de l'homme que de son art. Aujourd'hui, en littérature, l'audace paie toujours. On n'aura pas forcément des lecteurs mais au moins des voyeurs.
Il ne sera peut-être pas un mauvais ministre de la Culture. Mais il ne suffira pas d'être follement gai pour être meilleur que Christine Albanel qui malheureusement était trop triste pour notre président. Dommage car pour beaucoup son sérieux parfois enjoué et son intelligence sans esbroufe ne l'empêchaient pas d'être compétente.
Frédéric Mitterrand a encore à démontrer que son nom et sa présence étaient indispensables au Gouvernement.
Et dire que Frédéric Mitterrand venait tout juste d'être nommé à la Villa Médicis !
Et quelle affaire ç'a été ! Souvenons-nous de la première tentative de nomination de Benamou !
Manifestement, pour Frédéric Mitterrand, le poste à la Villa n'était donc qu'un job à mi-temps, ou bien, un petit boulot en attendant mieux car, voici qu'il la quitte pour le ministère de la culture (pour la majuscule vous repasserez ! Vu ce qu'il en reste !)
Il faut bien l'admettre : il semblerait que Sarkozy ne se trompe que rarement dans ses nominations, après celles d'hommes politique de droite qui ont fait carrière, des années durant, à gauche.
Une fois de plus, la preuve est faite : on ne compte plus, dans les hautes sphères de la république (là encore, pour la majuscule, vous repasserez !) les hommes et les femmes pour lesquels jouer à saute-mouton avec leur carrière est le sport favori, toujours en quête de pouvoir, de prestige, d’honneurs, de situations et de salaires toujours plus confortables...
Et ce Mitterrand-là en fait partie : on ne le soupçonnait pas, tête en l'air que nous étions car, côté gestion de carrière à la mode "saute-mouton", il y a chez les Mitterrand des précédents, tout de même !
Family tradition dies hard ! So it seems.
Aussi...
Merci Monsieur Sarkozy pour cette nouvelle révélation (ou ce rappel) ! Et par avance, merci pour les prochaines qui, nul doute, ne manqueront pas de nous signifier que le pire est encore devant nous.
Nous sommes donc encore libres, certes ! mais... prévenus.
Rédigé par : Serge ULESKI | 24 août 2009 à 16:41
Si les quatre Beatles avaient péri au sommet de leur gloire dans un crash aérien entre Paris et Rio, leur disparition n’aurait sans doute pas eu le retentissement universel de celle de l’androïde Jackson.
Signe des temps, surenchère de la modernité, où l’honnête homme et l’homme honnête (ce dont je ne doute pas de Frédéric Mitterrand) se doit d’afficher une particularité, qui pourrait rester discrète et intime, en un joker capable de faire la différence. Je ne puis m’empêcher de penser à la chanson « J’suis snob » du regretté Boris Vian dont je me sens réellement habité bien que n’étant pas encore un vieillard (j’ai l’âge de Nicolas Sarkozy).
Ceci dit, j’admire l’artiste (pas NS, Jackson) et avoue que je me sens parfois le matin habité par le danseur, dans certaine de ses gestuelles qui relie en une communion universelle tous les homosexuels et hétérosexuels de la planète.
Rédigé par : mathurin | 17 juillet 2009 à 22:58
"Un Mitterrand de trop ?"
Un, nous dites vous ?
"Une médiocre allusion au fait qu'étant homosexuel, il ne revendiquait évidemment pas cette paternité et pour se moquer, paraît-il, de Bernard Laporte."
"Père de trois enfants, il est le fils de Robert Mitterrand (polytechnicien comme Nathalie Kosciusko-Morizet sa collègue enceinte concernée) et d'Édith Cahier, nièce d’Eugène Deloncle (polytechnicien et cagoulard...). Il est donc le neveu de François Mitterrand, ancien président de la République française, et de Jacques Mitterrand (général d'armée, notamment de l'armée de Vichy et grand-maître du Grand Orient de France dans les Années 1960)."
nous apprend cependant sa biographie wikipédienne... L'un donc n'empêche pas l'autre, ni l'homosexualité les enfants, ni une famille d'extrême droite d'être pour partie de gauche ni la parenté d'une pléthore de polytechniciens de se contenter d'une licence d'hisoire géo. Malraux, premier ministre nommé à la tête de ce ministère n'avait certes pas obtenu son baccalauréat mais l'époque, les circonstances, la personnalité et la stature étaient toutes autres de celui qui fut cependant accusé d'avoir masqué le 'désert artistique' de l'époque par un rideau de fumée d'évènements culturels. Donc...! Mais peut-être que le fait d'avoir des accointances dans toutes les confréries lui permettra d'oeuvrer sans trop de difficultés. Par exemple selon le mot de son illustre prédécesseur extrait de « L'homme et le fantôme » qui disait en écho à la doctrine de l'apparition/dévoilement : « Je pense que la tâche du prochain siècle, en face de la plus terrible menace qu'ait connue l'humanité, va être d'y réintégrer leurs dieux. », en commençant par la divinité en sabots, Pan, dieu du Tout ! Mais, bon, tout comme vous,"j'espère que jamais on n'estimera que des personnalités banalement hétérosexuelles sont peu compatibles avec ce ministère" qui l'avouent parfois désormais en s'en excusant comme d'une espèce d'infirmité...
Rédigé par : Catherine JACOB | 05 juillet 2009 à 09:03
Bravo á F.Mitterrand, pardon, á Frédéric M. pour son joli début.
Avant la prise de fonction : première boulette. C'est ce qu'il faut.
Première sortie á l'Assemblée Nationale sur Hadopi : "Il s'agit de stopper les chauffards du net..."
Voilà les choses bien remises en place.
Premier week-end :
Un acte culturel : une lecture dans une rencontre littéraire.
Et il y en a encore ici pour penser qu’il y aurait un Mitterrand de trop ?
Rédigé par : jpledun | 04 juillet 2009 à 12:05
Avant la publication de votre article, j'avais écrit que je me réjouissais de la nomination de Frédéric Mitterrand. J'ajoute aujourd'hui, à propos de son livre, puisque vous l'évoquez, que je l'ai apprécié. Je ne crois pas que l'on puisse le résumer à la description d'ébats sexuels. Il y a bien autre chose que cela et, selon moi, il recèle une véritable profondeur.
Je rejoins en outre ce qu'a écrit Aïssa Lacheb-Boukachache sur Michael Jackson. Personne n'est obligé de communier, mais il y a là quelque chose d'universel qui nous dépasse. Et puis le martyre de cet homme me touche.
PS. Je voudrais signaler que, si tout se passe bien, l'émission Envoyé spécial évoquera ce soir une association que je suis depuis longtemps, celle de Kalaweit, créée par Aurélien Brulé pour protéger la forêt primaire en Indonésie et ses habitants. Cela vaut vraiment la peine de la regarder.
Pardonnez-moi, cher Philippe, pour cette annonce exceptionnelle.
Rédigé par : Laurent Dingli | 02 juillet 2009 à 15:15
Ludovic, pas d'ambiguïté et nous sommes donc sur la même longueur d'onde. Vous aurez compris que sur les revendications homosexuelles, j'ai du mal à me prononcer pour ou contre car je ne ressens pas ces questions dont j'ignore tout. J'ai donc tendance à faire confiance aux intéressés lorsqu'ils sortent du victimaire ou de l'accusation pour argumenter rationnellement. En revanche le citoyen que je suis se prononce très clairement contre toute forme de discrimination positive ou d'ostentation tapageuse qui me gave quel que soit le comportement communautaire concerné. Je ne suis pas méridional et j'aime bien la retenue, les minorités et majorités invisibles, l'individu me paraissant toujours plus intéressant que le troupeau.
Rédigé par : Jean-Dominique | 02 juillet 2009 à 14:43
@ J.D. Reffait,
Mais nous sommes d'accord, j'ai dit et redit qu'il n'y a aucune fierté à être homosexuel, c'est tout à fait stupide. On peut être fier de ce que l'on a accompli, pas d'être ce que l'on a pas vraiment choisi.
Et puisque vous m'avez bien lu, je n'ai accusé personne d'homophobie.
Je ne prétends pas non plus que seuls les homosexuels peuvent s'exprimer sur le sujet, vous m'aurez mal compris sur ce point.
Rédigé par : Ludovic | 02 juillet 2009 à 12:33
Frédéric Mitterrand à la culture, c'est un bonheur pour tous les fans inconditionnels des gaffes télévisuelles et radiophoniques.
Je sens qu'il va enfiler les perles à une vitesse telle qu'il va chuter avant même de s'attaquer aux premiers dossiers difficiles dont regorge le ministère de la culture.
Il va se déplacer ensuite difficilement au sol à l'image de sa voix traînante et ennuyeuse de blasé inconditionnel, et sera guidé en coulisse par les conseillers de l'Elysée.
Mais peu importe après tout, on retiendra de lui son nom, son homosexualité, son scooter dans les villes de Paris, c'est amplement suffisant pour être en communion avec la plus grosse frange de ceux qui se réclament de la culture.
Rédigé par : Johann | 02 juillet 2009 à 11:04
Ludovic,
Vous avez bien raison mais j'apporte une nuance. Philippe Ahmadinejad est nul en homosexualité, moi aussi, je n'ai pas passé le permis, mais c'est une chose que de se prononcer sur le contenu des revendications homosexuelles lorsqu'on ignore les problématiques auxquelles sont confrontés les homosexuels, c'en est une autre de constater que le discours désormais bien-pensant encense les homosexuels plus que tout autre catégorie de personnes. Il n'est pas besoin d'être initié pour s'agacer de cet excès d'honneur qui succède, j'en conviens sans hésitation, à un excès d'indignité.
Je n'ai pas le souvenir d'avoir lu Philippe s'exprimer sur le bien-fondé des revendications homosexuelles. Concernant Christian Vanneste, il n'était pas solidaire du contenu de ses propos mais défendait son droit à s'exprimer (peut-être que M. Vanneste n'est pas du tout nul en homosexualité, allez savoir...). De même il lui semble agaçant, et il n'est pas le seul, d'entendre en permanence parler de cette fierté homosexuelle, comme si l'on pouvait être fier d'être blanc, d'avoir les yeux bleus, fier d'être ce qu'on est sans en avoir fait le choix. Là encore, pas besoin d'être expert.
sbriglia,
Le "follement gai" m'a amusé et fait tiquer. Amusé parce que le double-sens était bien adapté à la situation. J'ai tiqué parce que j'imaginais justement que l'on dégainerait vite fait l'homophobie. Laissons donc un espace à la simple moquerie, c'est une soupape légitime. Quand le sérieux s'installe, la violence n'est pas loin. Je préfère une plaisanterie moqueuse à un camp d'extermination.
Rédigé par : Jean-Dominique | 02 juillet 2009 à 09:53
@ sbriglia
"...ce n'est certes pas de l'homophobie mais une redondance aussi marquée qu'inhabituelle chez l'esthète intransigeant du choix du verbe et l'amoureux du style qu'est Philippe Bilger ne peut qu'engendrer, même chez le lecteur le plus bienveillant, et je le suis, un certain malaise..."
Dictionnaire des synonymes - (CNRS - Université de Caen)
" homosexuel : androgame, gay, giron, giton, homo, homophile, lesbien, mignon, uraniste."
Allez, sbriglia, rédigez-nous à l'aide des variations de vocabulaire proposées par ce dictionnaire le passage du billet où PB écrit homosexuel. Je ne suis pas certaine que cela soit du meilleur effet, ni que l'exercice soit d'une grande légèreté et souplesse dans le style...
Par ailleurs, PB peut tout à fait considérer que l'homosexualité de FM n'est pas un tabou, ni une vérité qu'on se devrait de taire.
Frédéric Mitterrand a fait le choix de dire publiquement son homosexualité. C'est le sujet de son livre "La mauvaise vie".
Cela ne signifie évidemment pas que la publication de ce livre autoriserait une seconde qui que ce soit à se servir de ce récit on ne peut plus intime, mais aussi on ne peut plus "extime", pour disqualifier, blesser, mordre et/ou injurier FM.
Mais je pense quand même qu'au moment où FM a publié son livre, il était suffisamment solide, en harmonie et en plénitude avec lui-même pour en assumer des conséquences éventuellement fâcheuses, et le cas échéant être prêt à y faire face.
C'est même très précisément le principal sujet de son récit : une identité qui, enfin, s'unifie et s'assume en toute sincérité et clarté. Pour paraphraser S. de Beauvoir, l'expression du:
"Il avait enfin choisi, il s'était choisi."
" Il ne sera peut-être pas un mauvais ministre de la Culture. Mais il ne suffira pas d'être follement gai pour être meilleur que Christine Albanel qui malheureusement était trop triste pour notre président."
Dans cette phrase il y a l'essentiel de ce que PB veut exprimer quand il commente la nomination de FM.
Aucune méchanceté à l'encontre de FM. Mais tout de même de la lucidité au sujet des motivations qui ont pu conduire le président à cette nomination.
Albanel, c'est du trop classique, du trop peu voyant, de la retenue, une sorte de neutralité trop terne comme on parle de couleurs neutres. La définition de la tristesse dans l'esprit de N. Sarkozy.
L'aspect décomplexé, presque ludique, spontané, "follement gai", les tons criards ou vifs, si vous préférez, dont il veut parer son mandat jurent naturellement avec les pastels d'une Christine Albanel.
Une question de goûts. Albanel est plus dans la tonalité, les ombres et les clairs-obscurs de PB.
Voilà tout.
Quant à FM ministre de la Culture.
Perso, je suis contente s'il réussit à faire de la Culture un Bien commun et accessible pour le plus grand nombre. A la façon dont il nous parle de l'histoire européenne dans ses films télé et dans ses livres.
Rien n'est plus difficile et plus compliqué à faire dans le domaine de la Culture. Savoir tansmettre à d'autres les clés pour ouvrir des imaginaires.
PS: est-ce possible de se défaire de cette idée que je serais en "admiration" devant PB ?
Je l'ai dit à Catherine A il y a peu. Je suis incapable d'admiration tant que je ne sais pas comment une personne se comporte dans le réel, quand le poids des choses et du malheur l'accablent.
Le mot "affection" pour PB me convient parfaitement.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 02 juillet 2009 à 06:54
"Frédéric Mitterrand a encore à démontrer que son nom et sa présence étaient indispensables au Gouvernement."
Philippe Bilger est très injuste.
Si on ne gardait que les indispensables...
Rédigé par : Alex paulista | 02 juillet 2009 à 01:49
Frédéric Mitterrand a bien mal débuté dans son rôle ministériel
Une entorse au savoir-vivre républicain et une muflerie caractéristique d'un manque de maturité.
Puisqu'on laisse entendre que c'est un mec bien, j'accepte de considérer que mon jugement est partial ; nous verrons dans le futur s'il est un bon ministre.
Je me demande d'ailleurs pourquoi nous avons besoin d'avoir un ministre de la culture alors que bien des pays civilisés ne sont pas honorés d'en rétribuer. J'avoue partager l'avis de notre hôte sur Madame Albanel ; peut-être avait-elle trop de classe pour durer longtemps.
Je ne serais pas surpris que la présence de Frédéric Mitterrand au gouvernement s'achève précocement compte tenu de son "démarrage" intempestif.
Notre président n'aime pas, dit-on, perdre la face.
Michael Jackson est à mes yeux la victime d'une société qui consomme les hommes de talent en les adulant, en les exploitant et enfin en leur donnant le coup de pied de l'âne.
Aujourd'hui, les médias en font sans doute trop et cela commence à nous lasser et à les lasser également.
Laissons-le en paix!
Rédigé par : mike | 01 juillet 2009 à 23:40
@sbriglia,
Je suis homosexuel mais franchement je ne peux pas vous laisser dire que le billet de Philippe Bilger est homophobe. J'en désapprouve une large part, comme vous avez pu le lire, mais je ne crie pas à l'homophobie pour si peu.
J'ai vivement soutenu la loi contre les discriminations liées à la sexualité, je reconnais que notre hôte n'entend pas grand-chose à la question, voire même qu'il est nul sur un sujet qu'il ferait mieux de ne pas aborder. Mais voir de l'homophobie partout, c'est désarmer la Loi.
Je conspue Bruno, comme vous, mais je ne l'ai pas qualifié d'homophobe pour autant, sa nullité lui tient lieu d'excuse.
Rédigé par : Ludovic | 01 juillet 2009 à 22:54
J'aime beaucoup Michael Jackson et sans avoir jamais été une "fan", je me retrouve beaucoup plus émue que je n'aurais imaginé. Quel talent inouï ! Et ma jeunesse qui s'envole... Je suis triste. Je ne sais si j'ai du MJ "en moi" mais je suis triste.
Homophobie ? Je ne crois pas. Juste un ras-le-bol à la hauteur du "forcing" venu d'une prétendue "communauté" à laquelle nombre d'homo n'adhèrent pas. On les comprend : ceux-là ne souhaitent que vivre tranquillement leur vie, comme tout le monde.
Rédigé par : Florence | 01 juillet 2009 à 22:22
Je ne comprends vraiment pas pourquoi le président pourtant si malin n'a pas résolu son problème de représentation des Noirs et des homosexuels notoires avec la désignation à la Culture de Vincent Mc Doom.
Vincent Mc Doom est le premier homme noir qui s'habille en femme pour présenter des programmes de télévision sur le câble, il est surtout connu du grand public pour avoir participé à la Ferme Célébrités sur TF1 et La folle route vers Saint-Tropez sur TF6.
Le choix de Vincent Mc Doom mi homme mi femme noir et homosexuel serait une économie intelligente de la Secrétaire d'Etat Rama Yade et du Ministre Frédéric Mitterrand.
Rédigé par : SR | 01 juillet 2009 à 22:21
Monsieur Philippe Bilger,
Vous êtes un homme médiatique, alors que votre profession réclame la discrétion et le secret.
Dans votre blog vous commentez l'actualité en tendant à nous sensibiliser aux faits de l'actualité. Pour cela vous employez un style qui se voudrait littéraire et vous tentez sans pourtant y arriver de faire une analyse exhaustive de tout et de rien.
Monsieur Philippe Bilger, quand une personne demande les services de la justice, ce n'est pas pour faire de la philosophie à quatre sous.
Imaginez-vous allant chez votre garagiste pour une panne de votre voiture et que celui-ci commence à vous développer la théorie du moteur à combustion interne avec ses avantages et inconvénients. Je crois, pour ma part, que vous allez vite déchanter. La question qui vous préoccupe : sait-il vraiment voir où se trouve la panne et la réparer. Vous avez besoin de votre véhicule en urgence. Croyez-vous que le citoyen du monde a besoin d'une justice qui prend l'éternité comme référence, Comme vous, avec votre voiture, il a besoin de résoudre au plus vite un problème, un conflit, et de continuer sa vie sereinement.
Jean-Marie BRUTY
Rédigé par : Jean-Marie BRUTY | 01 juillet 2009 à 17:45
@Bruno,
Vous êtes un bien triste sire avec votre humour grotesque. Allez plutôt débiter vos vannes nulles au bistrot de votre quartier, vous aurez du succès auprès d'autres beaufs.
Rédigé par : Ludovic | 01 juillet 2009 à 16:34
Oh ça fait du bien de rire ! Philippe Bilger assimilé à Ahmadinejad, bon sang, mais c'est bien sûr ! Et dire que personne ne s'en était avisé avant la mort de M. Jackson....
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 01 juillet 2009 à 15:02
@hermine
Souffrez que chacun ait le droit d'avoir les émotions qu'il veut.
Il n'existe aucune obligation d'être ému par M J sous peine d'être traité, en clair, de vieux con.
Rédigé par : jpledun | 01 juillet 2009 à 11:50
"Il n’y a pas d’homophobie dans le billet de PB. Il n’y a rien qui puisse affecter sérieusement ou gravement FM."
Il me semble, chère Véronique, que nous n'avons pas, vous et moi, la même grille de lecture, ou que la légitime admiration que vous portez à notre hôte brouille quelque peu votre analyse...
Le terme "homosexuel" est répété six fois (passons sur "follement gai" qui nous conduirait à sept...) dans le post : ce n'est certes pas de l'homophobie mais une redondance aussi marquée qu'inhabituelle chez l'esthète intransigeant du choix du verbe et l'amoureux du style qu'est Philippe Bilger ne peut qu'engendrer, même chez le lecteur le plus bienveillant, et je le suis, un certain malaise...
Je ne suis pas homosexuel et n'ai aucune vocation à défendre cette cause : toutefois la réduction sommaire, les sabots ayant ici remplacé les escarpins, de la nomination d'un homme comme F.Mitterrand au ministère de la Culture à sa sexualité par un médiatique magistrat sur son blog peut, vous en conviendrez, jeter le trouble...
D'autant que la brèche est alors ouverte pour des commentaires déplacés, tel celui de Bruno...
PS : J'imagine combien notre hôte pourra être irrité par mon analyse ("pas vous, pas ça") n'ayant sans doute pas ma vision : je persiste néanmoins... "les mots, les pauvres mots sont de grandes douleurs", pour paraphraser Baudelaire.
Rédigé par : sbriglia | 01 juillet 2009 à 11:15
Frédéric Mitterrand est un Monsieur, je félicite Sarkozy pour son ouverture. Michael Jackson est en moi, oui je confirme, les vieux aigris comme vous démunis d'émotion y'en a plein dans le monde, à commencer par Mahmoud Ahmadinejad, ça ne m'étonne pas. Votre métier ne vous donne pas le droit de vous considérer comme un super intelligent ou comme un petit dieu, le monde était ému, vous non ! Ca confirme que vous n'êtes plus de ce monde ou encore vivez dans votre tour d'ivoire, déconnecté de la réalité...
Rédigé par : Hermine | 01 juillet 2009 à 08:29
Cher Philippe,
Je pense à toi, mon ami Frédéric,
Je pense à l'arbre,
Je pense au juste aux justes,
Pour être juge, il faut être juste.
Quand la justice n'est pas rendue, le citoyen devient justicier.
Il y a des coeurs qui pleurent et des larmes de sang. Il y a de l'inadmissible.
Personne, non personne ne peut admettre
la banalisation de la torture.
Frédéric Mitterrand est un grand ambassadeur de la culture.
Existe-t-il un ambassadeur de la justice et de l'intérêt général ?
françoise et karell Semtob
Rédigé par : semtob | 01 juillet 2009 à 01:18
Bonjour à tous
J'ai vu aussi les critiques des ex ministres comme Bernard Laporte, et entre autre il critique sévèrement Bernard-Henri Lévy qui l'aurait traité de porc, en effet BHL se prononce sur tout et donne des leçons à tout le monde. J'aimerais vraiment savoir ce qu'il pense de ce superbe article dont le lien est ci-dessous ; vous aussi, qu'en pensez-vous ?
http://www.liberation.fr/monde/0101576075-la-france-humiliee-par-tsahal
Bonne soirée
Rédigé par : un citoyen | 30 juin 2009 à 22:51
@Catherine A. et à Sbriglia,
Merci à tous deux, tout d'abord à Catherine, vous connaissez Frédéric Mitterrand et savez qu'il est un honnête homme. Je reconnais bien volontiers avec vous qu'il est un "mec bien".
Quant à vous, cher Maître, vous êtes comme toujours insurpassable, je ne dirai pas de notre hôte qu'il est homophobe, ce n'est pas le cas, nous avons eu quelques échanges sur le sujet, mais en vérité il ne connaît rien à la question. J'ose dire que Philippe Bilger, que j'aime infiniment (n'y voyez aucune arrière-pensée malsaine), est d'une ignorance crasse dès qu'il s'agit d'évoquer l'homosexualité. Avec le temps, j'ai bon espoir qu'il s'assagira.
Rédigé par : Ludovic | 30 juin 2009 à 21:28
@ Catherine A
Ne soyez pas sexiste.
Cela n'a rien à voir avec la virilité ni avec être quelqu'un de bien. A la fin de mon commentaire je prends même l'exemple de femmes. Sur certaines, difficile d'imaginer lever deux fois la main dessus. La mienne est de ce genre, je crois, et ne ressemble pas à Chabal.
J'espère que Frédéric M. sera de ces personnes qui portent une identité forte autrement que sur le mode de la confidence. Il ne doit pas brader son nom, le "vieux" avait du caractère...
En bref, pas un béni-oui-oui.
Rédigé par : Alex paulista | 30 juin 2009 à 20:57