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Voici les sites qui parlent de Le Nouvel Obs trop bien élevé :

Commentaires

Alex paulista

La Police avait présenté le "cerveau" comme un petit génie de l'informatique. A la fin, je doute que Fofana ait bien éteint son portable, évité toutes les caméras de surveillance dans les rues avoisinantes, envoyé ses mails depuis une session distante ouverte sur un serveur ivoirien (j'arrête pour ne pas donner des idées). Au lieu de cela il n'a rien fait d'extraordinaire, et a même été contrôlé par la Police.

Tout cela montre que les contrôles au faciès ne servent absolument à rien, que ce qu'on nous prépare pour Hadopi 2 non plus, cela vise à nous taxer, violer les correspondances privées mais ne nous protègera pas des malfaiteurs, même ignares.

Que les policiers apprennent d'abord à recouper les informations qu'ils peuvent déjà obtenir, non ?


Toutes ces erreurs furent bel et bien "sans appel" pour le pauvre Ilan.


Je n'insiste pas car ces braves policiers sont probablement compétents individuellement et doivent se mortifier eux-mêmes de la nullité de leurs systèmes, qui ne servent qu'à produire des fiches lors des manifestations.


Après "les Experts" Bagneux, au Brésil on a pu apprécier "les Experts" en aéronautique du BEA qui, pour l'accident de la TAM ou bien le dernier du Rio-Paris, s'amusent à prendre les Brésiliens pour des imbéciles en écartant d'emblée tout ce qui peut mettre Airbus en cause...
Mais ceci est une autre histoire...

jack

Une fois de plus P.B. pose bien le problème.
Ceux qui ont été choqués parce qu'un hebdo de gauche a interviewé Sarkozy ont tort. Nous ne vivons pas en guerre civile et dans aucun autre pays la presse de gauche refuserait d'interviewer un président de droite ou inversement.
On peut critiquer la façon dont les "journalistes" du Nouvel Obs ont mené leur interview.
Mais ce n'est pas nouveau. En France les journalistes ont toujours montré une extrême déférence devant les présidents de la République.
Quand des journalistes "interrogeaient" Mitterrand (exemple, l'interview "branchée"par Mourousi) on se demandait même si les questions n'avaient pas été dictées par l'Elysée.
La France, malgré la révolution, n'a pas abandonné le modèle de la monarchie "sacrée".
Les présidents, qu'ils soient de gauche ou de droite, gardent un statut presque divin.
Mais ça ne se limite pas au président de la République : tout l'Etat bénéficie de ce statut.
Aucun adjoint au maire d'une grande ville, aucun haut fonctionnaire, aucun vice-président de région ne peut fonctionner sans limousine avec chauffeur, gyrophare, huissiers avec chaînes dorées devant son bureau, etc.
Quand on compare le 10, Downing Street où réside le Premier ministre anglais (une belle maison sans plus) avec les palais dorés de chaque ministre ou président de région français, on se demande dans quel pays la monarchie a été abolie et dans quel pays elle subsiste. Le respect français pour la pompe républicaine et l'Etat et ses hauts dignitaires montrent que la France est encore un peu restée à l'époque de Louis XIV.

Véronique Raffreneau

@ Jean-Dominique

Je ne comprends pas votre mention de délation anonyme pour caractériser l'histoire du SMS dont, au passage, tout le monde se fichait au moment de sa publication.

Le site du nouvel Observateur, la rédaction ainsi que le journaliste qui ont publié ce SMS ne sont pas anonymes.

Et qu'en reste-t-il quelques mois plus tard dans ce qu'il est convenu d'appeler l'opinion ? La conscience collective s'est-elle réellement passionnée pour ce micro épisode pitoyable ?

Le choix de la rédaction de publier le SMS est naturellement très discutable et totalement condamnable. Mais il n'est qu'un épisode minable dans les mises en scène et les exhibitions du feuilleton :
"Les politiques, à défaut d'être des dirigeants animés d'un projet qui les dépasse, sont des people".

Une majorité de nos concitoyens ont choisi NS parce que celui-ci a eu l'intelligence politique de traduire dans son discours de campagne ce qui apparaissait comme la traduction de la volonté et de l'impatience de la collectivité d'une transformation d'un Etat immobile, en panne, qui n'est plus capable d'agir dans le sens de l'intérêt général. Une consternation généralisée face aux déperditions de ressources. Une évidence depuis des décennies.

La classe politique, la classe journaliste et médiatique se confondent depuis des années.

Leurs coucheries intellectuelles ou coucheries tout court, leur réseaux d'amis ou d'ennemis, le Facebook en live partout, tout le temps, leurs complicités et leurs connivences, leurs albums de photos édifiantes - ce non politique et ce non journalisme - aboutissent à une presse ou à une télé d'insignifiances que tous se croient obligés d'infliger à la collectivité, qu'en réalité ils méprisent parce qu'ils en ignorent tout.

Ces "élites" n'ont plus, n'ont pas la moindre idée de ce qui traverse en profondeur la société que les premiers croient diriger ou représenter, que les seconds croient décrire ou commenter à longueur de papiers.

C'est d'abord cela que continue d'illustrer l'interview de NS dans l'OBS. Une planète satellisée médiatico-politique en roue libre, s'illusionnant et tournant sur elle-même.

La seule finalité de l'interview de CBS dans L'Express était de répondre publiquement à la publication du SMS. Ce qui joue en politique aujourd'hui n'est plus que de l'histoire privée pour le bénéfice d'intérêts privés.

Et puis, pas grave, pas important si pour régler un compte privé on doit aller jusqu'à confondre l'Occupation et la période actuelle.

Ce qui compte c'est juste le règlement de comptes.

Jean-Dominique Reffait@Véronique et Laurent Dingli

Laurent Dingli et Véronique,

Je ne fais pas d'équivalence et encore moins d'amalgames. Je distingue la dénonciation de la délation. Ceux dont je parle, les délateurs, ne sont pas à ranger parmi les résistants ou les collaborateurs, lesquels ont assumé pour le meilleur ou pour le pire des convictions personnelles parfois contradictoires.

Le délateur, et sa version moderne sur internet, est anonyme, il exige la transparence de tous, sauf de lui-même, l'intégrité de tous, sauf de lui-même. Il appelle anonymement la police plutôt que d'alerter son voisin concerné. Il vilipende les privilèges des autres mais use de toutes les tricheries possibles pour lui-même.

J'ai dit qu'il était absurde de comparer les contenus et les conséquences des actes d'aujourd'hui à ceux de l'Occupation mais je répète que, à des degrés divers, les comportements peuvent inspirer une crainte : les délateurs de l'Occupation, sans sympathie pour l'occupant, étaient des gens ordinaires affligés d'une maladie courante, l'absence d'humanisme. Cette seule carence, anodine ou simplement désagréable en temps normal, peut se révéler tragique en période troublée. Les mêmes qui écrivaient à la Kommandantur n'ont pas hésité à jouer du ciseau pour alerter le comité local de Libération.

Voyez ces images de gens qui se bousculent à l'entrée du procès Fourniret : que viennent-ils faire là ? Qu'est-ce qui les motive ? Quand ils insultent le fourgon où passe un criminel, qu'est-ce qui se passe dans leur tête ? Ca m'inspire dégoût et méfiance.

Lisez le courrier des lecteurs de Closer ou de Gala dans la salle d'attente du dentiste. Si tel journal a été condamné, ce sont des dizaines de lettres qui soutiennent le journal, sa fouille effrénée dans l'intimité des stars, au nom d'un droit de savoir proclamé.

L'histoire du SMS est révélatrice de la soupe que donne à boire certains médias. Une soupe qui viole l'intimité au nom du droit de savoir, mais aussi, du droit à contempler le malheur d'autrui, spectacle toujours rafraîchissant, empreint de jalousie, d'aigreur, d'un sourd désir de vengeance.
Les délateurs d'hier sont les braves gens de demain et réciproquement, il ne s'agit pas de déterminisme mais d'une attitude culturelle.

Véronique Raffeneau

@ Aïssa

Laurent a exprimé pour moi à Jean-Dominique ce que j'aurais voulu vous dire.

"Dans l'édition d'aujourd'hui, 13 février 2008, L'Express me consacre une longue interview, au cours de laquelle j'ai comparé, à tort, les méthodes employées dans les sites Internet avec celles employées par la presse collaborationniste. Si j'ai pu blesser quelqu'un, j'en suis extrêmement désolée. J'ai juste voulu dire tout le mal que je pense de ces attaques ad hominem, qui dégradent l'information. Et le danger potentiel qu'elles représentent "
Réponse de CBS suite à son interview parue dans L'Express.

Les victimes potentielles d'attaques dont parle CBS sont protégées par la loi. Son époux a déposé plainte. Du reste, quand elle s'estime injuriée, son ministre de la famille à tout loisir, à l'instar de son patron, de déposer une plainte en justice.

Dans un cas comme dans l'autre ces plaintes sont jugées recevables par un procureur de la République. Un juge va instruire et un tribunal jugera.

Vous reprenez à votre compte les propos de CBS qui a vu dans dans la publication du SMS l'ignominie du temps de l'Occupation.

Rien, ni personne ne peut vous interdire à Carla et à vous de lire l'histoire de l'Occupation de cette façon. L'expression de l'inconséquence, de la banalité et de l'indigence dans des propos est protégée par la loi qui reconnaît à chacun la liberté de son expression.

Et puis, Aïssa. quand Carla parle dans L'Express, soyez assuré que tous les mots et toutes les virgules de cette interview ont été validés avant parution par les conseillers com.

La phrase qui échappe à leur vigilance, qu'il faut dès le lendemain en urgence rattraper, corriger, relativiser, nous donne aussi une idée des inconséquences et des indigences de tous ces chargés de communication dans l'entourage du couple présidentiel. Panique à bord.

Au moment des constructions au millimètre près et des relectures des interviews de leurs clients, qui ne peuvent pas leur donner mal à la tête, la superficialité, leurs artifices, leur savoir-faire qui ne sont que le pauvre talent de savoir ne rien dire les bétonnent dans leur monde de références. Celui qui ne s'épanouit et ne prospère qu'à la faveur du vide et du rien.

Bah, pour toutes ces interviews, présidentielles ou pas, dans l'Obs ou dans L'Express, dans Voici ou Gala "on n'aura pas forcément des lecteurs mais au moins des voyeurs" dirait PB... C'est ce que tous ces fils adoptifs de Jacques Séguéla doivent se dire aussi. Histoire de se rassurer eux-mêmes quant à leur pathétique rôle de conseillers de cour.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Véronique, vous m'exaspérez! Ce n'est pas à moi qu'il faut expliquer ces choses, je les connais trop bien, je les hais et vous n'avez aucune leçon à me donner en celles-ci! C'est à Carla Bruni-Tedeschi-Sarkozy dont l'aïeul était Juif, qu'il faut dire cela car c'est elle qui a eu publiquement ces propos à l'encontre du Nouvel Observateur, c'est à elle qu'il vous faut vous adresser puisque vous semblez si outrée ... Que je la rejoigne sur ce point, c'est mon droit et j'ai argumenté, je le pense, en ce sens. Argumentez a contrario autant voire mieux, vous, si vous le pouvez au lieu d'hurler ici comme une étrange indignation si mal venue quant à son objet. Quant à votre intervention intempestive sur Jean Daniel m'enjoignant de "le laisser tranquille", je n'y ai rien compris, c'est d'un stupide, j'en ris encore ... En quoi n'ai-je point laissé tranquille cet homme? Dites ... Vous m'avez lu au moins? vous m'avez bien lu? Cessez, je vous le demande, vos agressions sans queue ni tête et vos insinuations plus que douteuses!


Aïssa.

Véronique Raffeneau

@ Jean-Dominique

Je rejoins la réponse que Laurent vous a faite.

C'est quoi cette histoire de SMS ?

Un couple se déchire en public par médias interposés. Et cet épisode serait à l'image de Brasillach demandant la mort des enfants.

Cet épisode affligeant nous parlerait d'un temps où nos frères humains ont été abandonnés de tous.

Nicolas Sarkozy a déposé une plainte contre Le Nouvel Observateur.

Expliquez à Aïssa que ça, juste ça, ce minimum là, seulement oser espérer un secours et une protection de la Justice d'alors, ces hommes, ces femmes, ces enfants, ces vieillards, ne le purent pas.

Expliquez-lui. Moi je ne sais pas.

Marie

@ Fredus,

C'était peut-être simplement le but recherché. Détourner les lecteurs de leur revue !

Laurent Dingli

Jean-Dominique Reffait,
Je ne crois pas un seul instant à ces équivalences-là, ou plutôt à ces amalgames qui procèdent d'un étrange déterminisme. Tout ne se vaut pas, et les délateurs eux-mêmes ne sont pas toujours indifférents aux proportions ou aux conséquences de leurs démarches (dénoncer un chauffard un jour, expédier un juif dans un camp de concentration, le lendemain). Ce serait trop facile, et trop simpliste. L'être humain est souvent plus compliqué que cela. Et puis le déterminisme est une paresse de la pensée. Voyez ces hommes d'extrême droite antisémites qui sont entrés dans la résistance et ces hommes de gauche qui ont collaboré... Qui aurait pu deviner leur parcours. Et si de tels hommes ont pu changer à ce point dans des circonstances extraordinaires, que penser d'un réflexe aussi anodin que la dénonciation d'un chauffard ? Non, votre exemple ne prouve rien. Cette pente, dont vous parlez, correspond peut-être davantage à celle de votre esprit trop rationnel, qu'à celle de la psychologie humaine ou à celle de l'histoire. A moins que vous vous contentiez du "qui vole un oeuf, vole un boeuf" et autres maximes rudimentaires.

Fredus

Il existe une manière très simple de sanctionner les media lorsqu'ils sont trop révérencieux à l'égard du pouvoir et le pouvoir lui-même lorsqu'il est trop soucieux de communication : ne pas lire l'interview et ne pas en parler, et zapper vers un autre media pour s'informer.

Catherine JACOB@Véronique

@Véronique
"ça devrait coller. Il ne se passera plus rien dans la Justice, mais bon j'aurai la paix"

Voulez-vous dire que nous risquons désormais de nous ennuyer ?

Catherine JACOB

@Sasa
"Jetez donc un coup d'oeil sur les éditos de Denis Olivennes (ou d'Etienne Mougeotte) : on dirait des rédactions de CE1. Ca pourrait être drôle si ce n'était pas aussi triste."

Je comprends mieux dès lors comment il se fait qu'il soit question d'exiger la masterisation des professeurs des écoles et ex instituteurs ou tout bonnement Maîtres, un terme qui incluait pourtant une nuance de respect.

Jean-Dominique Reffait

Pas tant d'accord que cela avec Véronique et Laurent Dingli sur la comparaison d'Aïssa : certes il est absurde de comparer les contenus et conséquences entre des pratiques d'aujourd'hui et celles de l'Occupation. Mais il faut se méfier des comportements qui, bénins aujourd'hui, révèlent une propension à la délation qui peut mener au pire, avec le même bon sentiment de faire ce qui est juste.

Hier la police alerte un vieux monsieur de ma connaissance que sa voiture a une fuite d'essence. La police a été avertie par un voisin qui connaît le vieux monsieur - ayant donné à la police tous les renseignements utiles - mais n'a pas voulu donner son nom. Une voiture qui perd de l'essence, c'est dangereux, il faut alerter soit le propriétaire qu'on connaît, soit la police, soit les deux pour prévenir toute explosion. Mais ne prévenir que la police, anonymement, cela signifie quoi ? Oui, de ce voisin je me serais méfié durant l'Occupation.

L'exigence fébrile de transparence est une dictature sordide qui peut conduire les mêmes braves gens à se conduire en salauds lorsque les circonstances s'y prêtent, sans changer un iota à leurs conceptions morales.

Laurent Dingli

Aïssa,
La comparaison avec la période de l'Occupation est absurde. Aussi minable soit le procédé utilisé par le Nouvel Obs.fr, il ne s'agit pas de dénonciation conduisant des hommes et des femmes à la torture, au peloton d'exécution ou dans des camps de concentration. Ce jour-là, Carla Sarkozy a manqué une occasion de se taire.

Véronique Raffeneau

@ Aïssa

Non, Aïssa, Jean Daniel ne peut pas être épouvanté par la publication d'un SMS et penser que le NO soit ainsi devenu l'équivalent de Je suis partout.

Ne comparez pas des appels à la haine et au meurtre avec la publication pitoyable d'un SMS qui intervient à un moment où le Président lui-même avec ses services de communication et ses attachés de presse mettent en scène dans toutes les télés et dans toutes les Unes son nouvel amour.

Ne comparez pas la médiocrité et la vulgarité intrinsèques de notre époque prise dans les filets de la communication politique avec la sauvagerie et la bestialité d'un antisémitisme d'Etat exprimé à son paroxysme dans les organes de presse, relais de la politique de la Collaboration.

Ne vous servez pas de Jean Daniel. Ne l'utilisez pas, laissez-le en paix avec cela.

jpledun@Florence

@Florence

EXACTEMENT.

Encore un billet que j'aurais volontiers pondu.

Florence

Le problème avec ces journalistes de l'Obs, comme beaucoup d'autres, c'est qu'ils ont pris l'habitude de critiquer pour critiquer sur des points sans importance réelle. Ce qui fait que quand ils se trouvent devant le bonhomme, ils ont bouche close. Ils auraient eu l'intelligence de critiquer Nicolas Sarkozy sans bassesse et sans parti pris imbécile depuis le début, ils auraient eu du répondant. Ils le font passer depuis le début pour un imbécile ignare et vulgaire, ce qui est faux. Et pourtant, notre président donne largement place à la critique, il faut juste se donner la peine de dépasser le stade de la caricature et commencer à réfléchir. Les imbéciles, on sait désormais où ils se trouvent...

Jean-Dominique Reffait

Une seule question à se poser : combien était vendue la pleine page de pub dans ce numéro de l'Obs. Ou bien, autre formulation : combien de pages de pub supplémentaires.

Parce qu'elle est là la réponse : le chien ne mord pas la main qui le nourrit. Et un peu de trésorerie pour passer l'été, ça mérite une courtoisie discrète sur les questions, non ?

Donnant-donnant, c'est du business, pas du journalisme.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Michel Labro -et non Philippe …. Ah ces homonymies! … On jurerait des dynasties ...- Michel Labro donc de Carla Bruni-Sarkozy: «On ne joue pas avec ce genre d'affirmation. Cette interprétation est parfaitement hallucinante, incroyable et pathétique» … Celle-ci venait, suite à la divulgation du supposé (n'importe qu'il fut vrai ou faux, on s'en tamponne!) SMS de Nicolas à Cécilia «Si tu reviens, j'annule tout», de déclarer: «A travers son site Internet, le Nouvel Observateur a fait son entrée dans la presse people. Si ce genre de site avait existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations des Juifs?».

Tout est dit, là, en l'espèce par Carla … Il a beau s'indigner le Labro Michel et non Philippe qui me demande gentiment de ne pas ramener ma fraise à son sujet, il est innocent, lui, Michel donc, ses «sentinelles de la Républiques» ont employé pour le coup des méthodes plus que dignes de «Je suis partout» … C'est triste pour Jean Daniel dont on connaît l'histoire personnelle, infiniment triste, lui le Juif séfarade né à Blida la ville rose de mes origines et figure majeure de cet Observateur singulièrement nouveau. Voilà ce phare historique, cette vigie irréductible, cette sentinelle implacable, réduite à nous alerter de ce danger menaçant la République et les libertés: «Si tu reviens, j'annule tout» … Et en effet, s'ils ont été capables de ça en 2007, j'imagine ce qu'aurait été leur délire sous l'Occupation … Puis ils se sont défendus par-dessus le marché, bec et ongle, plume, encrier et clavier, éditos, photos et compagnie, ils ont protesté publiquement, le culot, prenant le Peuple à témoin, au nom de la liberté de défendre les libertés, ils ont ameuté Voltaire, les Lumières, Victor Hugo ... Ce gratte-papier en question, cette «sentinelle» qui fit cette sordide révélation me fit songer à Brasillach, le talent en moins évidemment, marchant sur le boulevard, se frottant les mains d'avoir déniché du Juif et affrété un train … Car qu'on ne s'y trompe pas, c'est tout comme, c'est juste l'époque et les conséquences d'une telle dénonciation qui diffèrent, le principe demeure, lui, identique, c'est celui de la calomnie et de la délation. Si ce journaliste crédible et puissant -puisque le Nouvel Obs n'est tout de même pas Voici, Voici lui-même dont je doute qu'il serait allé si loin dans l'ignominie- a pu faire ça, de quoi n'aurait-il pas été capable en d'autres temps? Et ça nous est servi sous les apparences graves et sérieuses de l'information sérieuse et grave, on en sort plus intelligent et édifié … Ca pour le coup, mon cher PB, ils l'ont «titillé» le Président, jusque dans son portable ils se sont nichés pour le mettre à mal, tout balancer, jusque dans son slip … Alors Michel Labro et son comparse, qu'ils se fassent tout petits aujourd'hui face Nicolas Sarkozy, il n'y a pas à s'étonner; c'est déjà pas mal qu'il leur donne cet os-entretien à ronger. Vous auriez voulu quoi? qu'ils fouillent dans sa poche en plus, qu'ils le fassent avouer? C'est déjà très gentil qu'il leur a sorti à tous ces «grands» la tête hors de l'eau sous cet intitulé mémorable qui en jette «Etats généraux de la presse» qui n'est rien autre que ceux-là venus lamentablement, reniflant leur morve, ravalant leur arrogance et remisant toute intelligence et toute pertinence au magasin des accessoires désormais fatigués, faire la manche à l'Elysée, quémander de cet argent public pour -il faut le croire maintenant- autre chose tout de même que «Si tu reviens, j'annule tout» ...De toute façon, ils n'ont plus à fanfaronner; le pouvoir est à celui qui finance et pour l'heure celui-là est le Secrétariat de l'Elysée, c'est le Président le patron. Qu'attendiez-vous de cet os-entretien? Ah, si le Parquet pouvait dire non … Le Président aurait répondu si la question avait été posée, il aurait dit «Oui, il le pouvait» et voilà, point barre! Seraient-ils allés plus loin? Auraient-ils creusé plus profond comme ils le firent avec «l'information» sortie par la force et le viol du téléphone de l'épouse du Président? Et la soupe alors, vous en faites quoi de la soupe? Cleastream dites-vous encore? Avez-vous songé à ce malheureux Denis Robert qui avait bien autre chose à faire que piéger les portables de Carla et Nicolas … Il crève de faim aujourd'hui, même ses vieux copains de cette presse casse-dalle le repoussent et s'en éloignent comme d'un putain de vrai journaliste libre et indépendant. Ah la liberté!... le caniche obèse et tenu dans sa niche ou le loup libre et affamé … Difficile de choisir, choix cornélien même, la fable est d'actualité … C'est que la soupe assurée, merde, ça a du bon, c'est qu'on devient bourgeois même si au sens le plus péjoratif, terne et morne du terme mais bourgeois quand même, loup ou pas loup, chien ou pas chien … C'est pareil pour le Parquet mais quant à lui, je l'ai dit et argumenté, le Souverain se doit, à travers ses élus suprêmes, de ne jamais lui lâcher sa laisse complètement, la bride mettons, c'est plus sympathique une bride, moins offensant, au risque de se voir gravement menacé en ses libertés … Dites, cher PB -et vous les comprendrez mieux, ces «sentinelles de la République»-, à la manière d'un Nouvel Obs affamé s'il devenait impertinent, l'outrecuidant, ça vous dirait, vous, procureur général (ce serait une promotion, vous le savez) aux îles Kerguelen?

C'est davantage la forme que le fond qu'il faut retenir de tout ceci. Le Président, en donnant cet entretien qui aurait pu relever d'une intervention télé ou d'une conférence de presse -allez, va pour entretien- à l'un des organes historiques les plus emblématiques de la Gauche d'alternance politique, veut tout simplement dire aux uns et aux autres même de son camp qu'il n'est pas concevable d'ignorer le champ social en France … Et vrai, ce n'est pas concevable, l'Histoire en témoigne. Qu'il y ait du Guaino derrière cette sage décision ne m'étonnerait point.


Aïssa.

Thierry SAGARDOYTHO

Trop bien élevé, voire trop peu courageux !

Sasa

Ce qui manque dans cet entretien ? Tout simplement un journaliste qui maîtrise ses dossiers, est capable de poser des vraies questions et de pointer les mensonges ou les évitements.
Jetez donc un coup d'oeil sur les éditos de Denis Olivennes (ou d'Etienne Mougeotte) : on dirait des rédactions de CE1. Ca pourrait être drôle si ce n'était pas aussi triste.

Véronique Raffeneau

@ jpledun

En réalité, pour être tout à fait honnête, je suis sans avis au sujet de la nomination de MAM.

Et pour être encore plus honnête, cela m'indiffère.

Quant à un genre ou à un profil PB ministre de la Justice, oui quand il s'agit de dire que le Justice est l'affaire de tous et qu'un domaine comme la Justice a besoin d'être incarné symboliquement par une personnalité forte et repérable.

Non, s'il s'agit au sein d'un ministère de faire de la cogestion tranquille avec les professionnels. Les profils plus conformes et plus classiques sont mieux indiqués que celui de PB.

Vos histoires d'idolâtrie n'ont rien à voir là-dedans.

jpledun@ Véronique Raffeneau

@ Véronique Raffeneau, pour conclure

"...Avant de casser ou d'encenser PB"

Je ne viens pas ici pour encenser ou casser PB.
Je souhaite juste dire mon opinion. Comme ça. Sans référence, sans me casser trop la tête, sans me produire.

D'abord juste mon sentiment, ensuite si un fil s'installe, alors on peut discuter.

N'est-ce pas le but du jeu ?

jpledun@ Véronique Raffeneau

"... Il ne se passera plus rien dans la Justice, mais bon j'aurai la paix..."

Alors là vous avez raison.

@Véronique Raffeneau |
Je vous avais prévenu ici même quelques billets plus haut.

Finalement rien ne vous va. Jamais.
Dati ce n'était pas ça, MAM ce n'est déjà plus ça.
Votre idole (PB), peut-être, aurait eu grâce á vos yeux ?

Véronique Raffeneau

@ Aïssa toujours

"N'est-ce pas là plutôt, à mi mandat, comme le point de départ de l'an 1983 mitterrandien de l'ère Sarkozy ? Hier c'était le virage libéral du socialiste, aujourd'hui le virage social du libéral …"

Au sujet de du NO, je ne le pense pas une seconde.

Le conducteur de cet entretien, côté NS, est de dire je suis en train de réussir à transformer... mon image. Faites-le bien savoir. Du bling bling, je suis devenu plus posé. Oui, ça y est, à présent j'habite l'habit et le standing de ma fonction.

De la même façon qu'il renouvelle son gouvernement façon casting télé réalité.

MAM à la Justice.

Allez, la MAM et les magistrats - puisque visiblement il ne s'agit que d'eux quand on parle Justice - ça devrait coller. Il ne se passera plus rien dans la Justice, mais bon j'aurai la paix, et les Philippe Bilger auront le sentiment d'être respectés à l'aune de l'inestimable et gigantesque valeur qu'ils ont d'eux-mêmes.

Pas vrai, Philippe ?

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