C'est Le Parisien qui nous apprend, sous la signature de Geoffroy Tomasovitch, qu'on le surnommait comme cela, notre collègue Patrick Keil. Celui-ci a comparu le 13 juillet devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et sa révocation a été requise par le ministère de la Justice.
On nous reproche notre corporatisme et je crois, la plupart du temps, qu'on a raison. Mais nous nous penchons sur nous-mêmes en tant que corps, nous nous défendons collectivement, nous constituons le gros du troupeau et les brebis perdues ne nous intéressent pas. Le singulier défait ne nous touche guère quand le pluriel offensé nous sollicite vivement.
Je ne connais pas Patrick Keil mais en lisant cet article sur lui, dont le titre sans nuance est déjà un récit à lui seul : "La déchéance d'un magistrat à la dérive", j'ai pensé à sa solitude, à la détresse qui devait être la sienne, à l'heureuse présence d'un avocat auprès de lui - je vais finir par définir l'avocat comme l'homme ou la femme qui est tout simplement là pour manifester la plus élémentaire solidarité, celle des respirations, des attentes, des angoisses et des espérances -, à ses retours inévitables dans le passé et à sa vision sombre de l'avenir.
Les romans qui narrent des déchéances ou d'irrésistibles ascensions m'ont toujours passionné. Parce qu'ils parviennent à rassembler en un seul personnage emblématique les aléas, les infortunes ou les triomphes d'une existence. Cette mobilité du destin est fascinante. Les mauvaises rencontres, l'alcool, le désir d'argent, la faiblesse de l'être y ont leur part. On lit en frémissant ces pages qui nous protègent des malheurs en nous y plongeant.
Le Petit Procureur. En charge du dossier Festina à Lille, magistrat respecté, il se retrouve au Parquet de Montpellier où l'alcool, la fréquentation d'un dentiste indélicat, les suites très douloureuses d'un divorce l'ont conduit apparemment vers le pire aussi bien sur le plan professionnel que personnel. C'est une destinée qui appelle la compassion en même temps qu'elle emportera une sanction. C'est normal. Est-il permis pour un tiers, même magistrat, de mêler dans un billet un sentiment de fraternité attristée à l'égard de cet homme et de nécessaire rigueur à l'encontre du professionnel ?
Le Petit Procureur. Que deviendra-t-il plus tard ?
Compassion et sanction ne sont pas incompatibles pas plus que votre juste questionnement sur le sentiment mêlé de "fraternité attristée" et de "nécessaire rigueur" nonobstant votre qualité de magistrat et qui plus est en activité.
Si vous le connaissiez, plus encore vous ne regretteriez un mot de ce billet si juste.
Combien sa vie personnelle a t-elle pu basculer pour qu'il en arrive à se faire absorber tout entier par cette spirale autodestructrice qui est celle décrite, lui, ce magistrat compétent, travailleur acharné et infatigable, respecté qu'il était de tous avant même l'affaire du dopage qui l'a sorti du lot des anonymes (sans qu'il ne se laisse envahir par les médias pour autant) !
Le voir revenir en haut de l'affiche, ce qu'il n'a jamais cherché pour des faits bien plus glorieux, m'a consternée et laisse sérieusement réfléchir tout un chacun sur nos certitudes humaines.
Que deviendra-t-il ? Je tenais modestement par ce commentaire à lui rendre hommage et à lui apporter tout mon soutien dans l'adversité car il y a une vie après et c'est heureux. Je reste fière de l'avoir connu quand il exerçait à Lille et je ne suis certainement pas la seule !
Rédigé par : D.LOPEZ-EYCHENIE | 08 septembre 2009 à 14:36
Le CSM (Paris) a transmis sa décision à Madame le garde des Sceaux le 21 juillet à 10h00. Patrick Keil en a reçu la notification le même jour à 14h05 (à Lille).
Patrick Keil a appris que Mme le garde des Sceaux avait signé la révocation... par la radio (INFO), flash de 15h le 24 juillet.
Que de courtoisie, que de respect de la personne !!!
Il fallait que tout soit fini avant l'arrivée du Tour à Paris. Il fallait que Patrick Keil soit bien informé de la corrélation de ces deux événements... Le message fut clair... Avis aux amateurs.
Rédigé par : jean-michel l. | 03 août 2009 à 10:33
Sur les conséquences humaines des affaires traitées par Monsieur Patrick Keil, croyez-vous possible, au-delà de ses aveux retransmis par quelques médias, de lui réclamer des excuses publiques ?
Avant d'être sanctionné, ce magistrat s'est naturellement attaqué très vivement à des gens qui eux, s'inscrivaient dans une spirale plus vertueuse que la sienne. Il a peut-être su faire procéder à des arrestations de brigands ou malfrats, mais parfois il s'est complètement et gravement planté, et il a travaillé à charge contre des innocents, des gens honnêtes qu'il a totalement écrasés et qui aujourd'hui se taisent ou n'ont même plus aucun moyen de s'informer sur ce "petit procureur" qui riait de les avoir à sa merci. Je sais que je prends des risques en écrivant cela. Mais vérité oblige.
Rédigé par : Alain | 24 juillet 2009 à 12:51
"Pour être respecté, il faut être respectable". Vrai pour moi, ex éducateur de l'ancienne bien nommée Education surveillée. "Respectable" s'adresse donc à l'autre. D'ores et déjà un Rubicon est franchi, car il y a par définition du connu et de l'inconnu devant nous... Je peux dire encore aujourd'hui, en sortant de vos cabinets de magistrats, souvent le soir, lorsque Paris et la Seine commencent leur mue, avoir lu dans les regards le respectable de la justice. Mais parfois c'était raté, pourquoi ? Une sorte d'impuissance a prendre l'histoire en route pour vivre avec, et non la jeter dans la première poubelle du coin...
Je connaîtrai pendant plusieurs années ce qu'est la destruction de toute une famille du fait d'un procès, d'une simple décision de recevabilité. Eh bien j'ai compris ce que la justice des mineurs avait de grand en ne commuant pas l'erreur en faute, et les regrets en remords. Dans la déchéance que vous décrivez, il y a un parfum de récidive. Si vous voyez le problème ?...
Rédigé par : kroumir | 19 juillet 2009 à 20:20
Un magistrat dont je me souviens de l'infortune professionnelle est le procureur Francois Franchi, mis au placard après avoir requis dans l'affaire dite "Sentier 1", ce qui lui avait valu les habituelles accusations d'antisémitisme des habituels avocats. Il y a aussi d'autres éléments que je ne peux révéler dans un espace public. Quoiqu'il en soit je me suis toujours demandé si c'est à cause de "Sentier 1" que Francois Franchi a été placardisé.
Rédigé par : Armand | 18 juillet 2009 à 23:34
Il y a aussi des magistrats qui font rire, comme celui qui était en déplacement à l'étranger pour délivrer une conférence sur l'éthique des magistrats. Le soir venu il n'a rien trouvé de mieux que de subtiliser une carte bancaire pour l'utiliser dans un bordel.
Ca me fait penser aux ouvrages de Jean-Charles sur les gendarmes.
Rédigé par : Armand | 18 juillet 2009 à 23:31
Véronique,
Ca n'arrive que maintenant ici, mais la distillerie de venin fonctionne depuis le verdict sur les médias et forums liés aux organisations juives.
Catherine Jacob,
Pas de STO pour l'alsacien que j'aurais pu être, mais le RAD, équivalent pour les alsaciens et lorrains. "Patriote réfractaire à l'annexion de fait" est un statut récent je crois.
Je sais simplement que le choix n'était pas aussi facile lorsque né allemand, on se retrouvait dans la moulinette centralisatrice française en 1918. Je sais que l'antisémitisme était bien partagé par une part majoritaire de l'opinion en Alsace, plus qu'ailleurs en France. Aurais-je été séduit par l'autonomisme alsacien, avec ses relents antisémites ? Je ne parierais rien et c'est ce doute sur moi-même qui entraîne ma compréhension pour ceux qui, confrontés au choix, se sont orientés vers ce qui deviendra le mauvais camp.
Je sais que, breton d'origine, alors que les juifs n'étaient pas bien nombreux en Bretagne contrairement à l'Alsace, ma famille, toute résistante qu'elle fut, n'aimait pas les juifs pour autant. On ne juge pas l'histoire, prétention folle et stérile.
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait@Véronique et Catherine Jacob | 18 juillet 2009 à 21:51
@Jean-Dominique Reffait
"Alsacien en 40, qu'aurais-je fait, qu'aurions-nous fait ?"
Vous auriez peut-être été expédié sur le front russe et là vous n'auriez pas vraiment rigolé !
1- http://fr.wikipedia.org/wiki/Front_de_l'Est_(Seconde_Guerre_mondiale)
2- http://www.nithart.com/incorpor.htm
17000 morts alsaciens et mosellans incorporés de force !
Ou alors vous auriez été réquisitionné pour le STO, Le service du travail obligatoire, et vous n'auriez pas vraiment rigolé non plus !
http://fr.wikipedia.org/wiki/Service_du_travail_obligatoire
Vous auriez pu être "Patriote réfractaire à l'annexion de fait" et mener une vie de proscrit ou servir la France d'une autre manière à condition d'en avoir l'occasion.
http://www.senat.fr/questions/base/2009/qSEQ090307924.html
Ou vous seriez peut-être passé en Suisse ?!
Qui peut savoir ?
Rédigé par : Catherine JACOB | 18 juillet 2009 à 19:45
@ Jean-Dominique
En même temps, je m'y attendais à voir vénéneusement distillée ici la condamnation du père de PB à la Libération.
Je suis même surprise que ça n'arrive que maintenant.
Depuis que Philippe Bilger est devenu le maudit national, rien de surprenant à ce relent nauséeux qu'est l'intervention de zorro.
Il y a même l'avocat de SOS Racisme qui nous dit tout bas dans Le Monde, l'air de rien, que Philippe étant opposé à la loi Gayssot - en passant tous les historiens sérieux le sont -, il n'aurait pas dû être désigné pour être l'avocat général du procès Fofana...
Alors, si je résume la situation.
1 - le choix d'un magistrat doit donc se faire impérativement aujourd'hui en fonction du profil intellectuel du magistrat.
2 - la partie civile doit assurer le réquisitoire. Le moindre écart avec ce qui est la thèse du représentant de la victime - en réalité le représentant de la cause qu'elle incarne - ne sera de toute façon ni audible, ni autorisé, ni toléré dans les prétoires.
3 - l'avocat général Philippe Bilger n'épousant pas en tous points, de façon exactement calquée, la cause de Me Szpiner, était dès l'origine condamné à être maudit.
Sauf à accepter d'être le porte-parole et la voix unique de la partie civile, tout réquisitoire de ce procès aboutissait immanquablement à l'appel du GDS.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 18 juillet 2009 à 18:16
Merci zorro
Votre commentaire plaide en une ligne pour la liberté d'expression, même pour les cons.
Car quand même, insinuer ce genre de choses en utilisant un commentaire anonyme, c'est fortiche !!!
Rédigé par : Alex paulista | 18 juillet 2009 à 17:34
Ah, j'en tiens un ! Nous sommes bien en état de paix, démocratie virtuelle, rien de commun avec la situation de 1940, comparaison n'est pas raison et tout le toutim.
Et ce zorro alors ? "C'est vrai que le père de Bilger a collaboré pendant la guerre ?" Ce mec là n'est pas un fantôme, il est bien vivant aujourd'hui, planqué derrière son faux masque, sa paire de ciseaux et son tube de colle aux mains, c'est bien lui, l'Eternel Délateur, l'ombre glissante de la Kommandantur, non ? On ne compare pas ? Moi je compare, ils sont toujours là, ces bons apôtres du marché noir, ces Janvier, rue Poliveau, ils ont la même tronche en biais, le même cheveux gras, la même libido inassouvie, oui, à l'heure du courrier électronique, quel bonheur d'être une merde humaine. Ah la sale race !
M. Bilger père n'a pas collaboré, insigne crétin : il était alsacien, né allemand, devenu français en 18, redevenu allemand en 40. Loin des idéologies mortifères, il a peut-être cru, comme des millions d'autres, au Reich millénaire de la nation germanique. Alsacien en 40, qu'aurais-je fait, qu'aurions-nous fait ? Je n'en sais rien, mais quelque camp que j'aurais choisi, j'aurais vomi de toute évidence les corbeaux qui se complaisent dans la charogne. On ne refait pas l'histoire, certes, mais la vermine, ça se reproduit et ça prolifère.
Curieux raccourci que ce billet ! Patrick Keil, que je ne connais pas et dont le sort, qu'il me pardonne, m'indiffère, est un juge corrompu et vilipendé, mais il signe de son nom, du vrai, il n'élude pas et s'affiche pour ce qu'il est. Et zorro, sans même le Z majuscule, le zéro mal rasé, qui nous colle son pipi de chat sur le paillasson. Beurk !
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 18 juillet 2009 à 15:10
Soyez rassuré, cher Ludovic, j'ai lu votre commentaire, j'ai lu tous les commentaires.
Je crois deviner qui vous êtes.
Ne nous sommes-nous pas croisés dans une enceinte montpelliéraine ?
En tous cas, mille fois merci.
Je n'oublierai pas.
P.K.
Rédigé par : patrick keil | 18 juillet 2009 à 13:05
A Catherine Jacob, qui excelle dans ses commentaires :
êtes-vous l'écrivaine ou l'actrice ?
Bien à vous
Rédigé par : jean-michel | 18 juillet 2009 à 12:58
A zorro, qui a le grand courage de ne pas s'identifier...
J'ai emprunté au commandant Cousteau un engin pour descendre le plus bas possible afin de vous entrevoir... Las, tout était si noir... Je vous aurais livré l'information suivante, puisque vous semblez être féru de généalogie : votre père a engendré un âne, et votre fils, si vous en avez un, a pour père un gros con.
Je ne crois pas utile, cher zorro, de devoir vous saluer.
Rédigé par : jean-michel | 18 juillet 2009 à 12:55
@Catherine A
Eh bien vous y allez fort. Mais vous avez raison, bonnes vacances à vous.
Rédigé par : Ludovic | 18 juillet 2009 à 11:57
@zorro
Personne n'est responsable de ses parents, qu'ils soient héros, salauds ou normaux. D'ailleurs regardez-vous, votre père était peut-être un héros, vous n'en êtes pas moins un pauvre type. Avec ou sans votre pseudo.
ps: comme je débranche pour quelques semaines, je brave notre hôte qui déteste la grossièreté : mort aux cons !
Bel été aux autres.
Rédigé par : catherine A à Zorro | 18 juillet 2009 à 09:43
@Alex Paulista
""malgré leurs contraintes familiales."
Les contraintes familiales ont la réputation d'être le cadet des soucis du chef de famille japonais, même si la famille en elle-même représente son principal souci. Curieux paradoxe n'est-ce pas?!
"Mais pour boire, ils boivent, enzyme ou pas... Et ils sont résistants en général, à la fatigue notamment, ce qui joue. les femmes aussi je crois ont des enzymes différents en nature ou en quantité, pourtant certaines..."
C'est vrai en effet si l'on en croit les §19 et sqq de http://www.cybergeo.eu/index309.html
un article de la revue européenne de géographie sur la santé publique au Japon signé Takano Takehito, et § qui disent :
§19 "Actuellement, le principal problème de santé à Tokyo est la consommation croissante d'alcool. Le coût social de l'alcoolisme au Japon s'élève à environ 6 600 milliards de yens, ce qui représente 2 % du PNB. Aussi la boisson ne se contente-t-elle pas d'entraîner des problèmes de santé, mais constitue un lourd fardeau pour la société tout entière, comme le montrent clairement les chiffres."
§20 " L'alcoolisme féminin a connu en particulier une forte progression au cours des vingt dernières années. Selon une enquête réalisée au cours de la période 1967-1987, le nombre de femmes s'adonnant à la boisson s'est multiplié par deux ou trois, et ce dans toutes les classes d'âges. [...] "
On peut noter que c'est également le cas chez nous.
§21 "La répartition régionale des taux de “buveuses” (femmes s'adonnant régulièrement à la boisson) et des taux de “non-buveuses” (femmes ne consommant pas d'alcool ou très peu) montre que l'alcoolisme féminin s'accroît au fur et à mesure que l'urbanisation progresse.[...] De même, mes autres recherches tendent toutes à prouver que le mode de vie urbain est un facteur aggravant de I'alcoolisme. L'urbanisation a en effet une incidence sur la consommation à risque (problem drinking), comme le coma éthylique ou la consommation chronique. On constate que les problèmes liés à l'alcool chez les femmes japonaises, comme la consommation à risque, l'abus d'alcool et la dépendance, sont fréquemment liés à des problèmes familiaux. Il est apparu clairement, dans nos évaluations sur la désintoxication des femmes dépendantes de l'alcool, que la famille contribue fortement à la guérison. Il s'agit d'un programme d'éducation sanitaire qui ne vise pas seulement les femmes dépendantes de l'alcool, mais également leurs familles et leurs proches. Dans les cas où ce programme a été mis en œuvre, 82 % des malades continuaient à ne pas boire un an après, mais l'efficacité était moindre si la famille n'avait pas participé, bien que la plus stricte confidentialité ait été respectée. "
§22 "Parmi les problèmes familiaux, celui de la prise en charge des personnes âgées est également sujet à controverses, car la cohabitation de plusieurs générations sous un même toit est fréquente au Japon. Dans les zones urbaines, environ 60 % des personnes âgées de plus de 65 ans vivent avec leurs enfants et petits-enfants. Cette proportion peut sembler surprenante. En réalité, nombre de ces personnes souhaiteraient passer leurs vieux jours dans leur propre logement, mais la dégradation de leur aptitude physique avec le vieillissement les oblige à renoncer à ce projet. [...]"
Ce problème fait également les choux gras de feuilletons télévisés.
S'agissant de la nature ou de la quantité des enzymes, vérification fait c'est juste que c'est le système d'enzymes du foie en lui-même dont les capacités de dégradation de l'alcool sont plus réduites du fait du défaut d'une enzyme particulière chez 44% d'entre eux.
Je ne sais pas si mon propre système d'enzymes est défectueux lui aussi mais, moi aussi, je digère très mal l'alcool au point que récemment encore, invitée à une réception en plein air, j'ai dû cesser de boire au premier verre de kir violette à peine de choir sur la pelouse et que n'eût-on pensé alors de moi!
Au vu cependant du fonctionnement des méthodes de désintoxication japonaises décrites au §21, on comprend encore mieux que abandonné de tous, famille et collègues, la situation du juge Keil à l'égard de ce problème d'alcoolisme et de ses conséquences n'ait pu qu'empirer.
Rédigé par : Catherine JACOB | 18 juillet 2009 à 07:56
@ Catherine JACOB
Je voulais dire qu'avec un étranger en visite les Japonais se relayent pour lui proposer de sortir tous les soirs, malgré leurs contraintes familiales.
Je vous approuve sur le fait qu'ils ont un vrai souci de ne pas vous laisser tout seul, et qu'on peut penser que cela s'applique avec un collègue en dérive.
Mais pour boire, ils boivent, enzyme ou pas... Et ils sont résistants en général, à la fatigue notamment, ce qui joue.
PS: les femmes aussi je crois ont des enzymes différents en nature ou en quantité, pourtant certaines...
Rédigé par : Alex paulista | 17 juillet 2009 à 22:55
@Zorro
Est-il utile de vous répondre ? Je n'aime vraiment pas ce que, je crois, vous cherchez à insinuer.
Lisez donc "Etats d'âme et de droit" et vous vous ferez une opinion.
Rédigé par : Ludovic | 17 juillet 2009 à 22:53
@M. Patrick Keil,
Je ne sais pas si vous me lirez Cher Monsieur. Votre commentaire m'a beaucoup ému, je sais bien que vous n'échapperez pas à la sanction, il fallait bien que le processus s'arrête, même si je trouve que la révocation c'est vraiment trop cher payé. Ni le procureur de la République, ni le procureur général, ni mêmes vos collègues n'ont essayé de vous venir en aide et je le déplore. Ce n'est jamais chose facile, nous le savons bien, mais je ne crois pas que vous méritiez ce qui vous arrive. Je ne puis que vous conseiller de faire preuve de courage et de surtout ne pas commettre l'irréparable.
Bien à vous.
Rédigé par : Ludovic | 17 juillet 2009 à 22:06
"Aïssa, ne plaisantez pas avec les choses sérieuses!"
Vous m'enlevez les mots de la bouche, Catherine Jacob.
C'est l'esprit de dérision et d'opportunisme qui anime le piètre Youssouf Fofana, y compris dans sa revendication antisémite.
Je note qu'un prétendu vengeur masqué et une apparente fausse Carla se sont égarés ici.
S'agissant de M. Keil, si ce billet contribue à permettre à l'intéressé de surmonter son épreuve, à se trouver moins seul, peut-être, à certains de ses collègues de se sensibiliser à ce sort, à chacun d'entre nous de méditer - avant une autre sujet - sur la fragilité de l'être humain et la vitesse à laquelle "tout" peut basculer, c'est une bonne chose.
Peut-être, finalement, chaque homme devrait rencontrer son épreuve pour se connaître. C'est curieux, cette projection ne se décline pas naturellement pour la femme. On ne saurait lui souhaiter cette souffrance de la renaissance à soi... Parce qu'elle enfante elle-même... Catherine Jacob a certainement une ou plusieurs réponses.
Rédigé par : Daniel Ciccia | 17 juillet 2009 à 20:24
@Aïssa Lacheb-Boukachache
"Ainsi, cher ami, je vous informe solennellement que, conformément à mes prévisions, Youssouf Fofana a joué gagnant plutôt que perdant en interjetant un bon gros lourd et solide appel sur l'appel maladif et hésitant de la ministre."
Aïssa, ne plaisantez pas avec les choses sérieuses !
Rédigé par : Catherine JACOB | 17 juillet 2009 à 19:49
@Alex paulista
"On peut appeler cela du déverminage : ceux qui ont tendance à sombrer sombrent plus vite, les autres sont des robustes."
Je ne veux pas savoir ce que vous êtes allé faire là bas pour vous voir entraîné tous les soirs par une quinzaine de japonais différents dans les bars à Karaoké, mais ce que je crois savoir, c'est que la plupart d'entre eux sont dotés d'une enzyme du foie particulière qui a été étudiée et dont les capacités de dégradation de l'alcool sont plus réduites : "Genotypes of alcohol-metabolizing enzymes in Japanese with alcohol liver diseases: a strong association of the usual Caucasian-type aldehyde dehydrogenase gene (ALDH21) with the disease" - Auteurs: SHIBUYA A.; YOSHIDA A., et qui fait qu'ils supportent très mal l'alcool. D'où peut-être que vu votre résistance particulière à vous, il se peut qu'ils aient dû s'y mettre à quinze à chaque fois pour tenir le choc! Ceci étant, c'est peut-être bien cela qui a fait qu'ils ont toujours eu 20 d'avance sur nous dans les limitations de vitesse et les contrôles d'alcoolémie.
Rédigé par : Catherine JACOB | 17 juillet 2009 à 19:43
J'ai cru un moment, cher PB, que parlant de Keil, vous vous suggériez comme en une projection possible ... Je me suis dit: Ca y est, il est dégoûté, le moral sapé par toutes ces attaques injustifiées, il cherche ses amis, il ne les trouve pas hormis ses fidèles en son blog, la ministre le honnit en privé, le Président le menace sourdement, le CRIF, le CRAN, la Ligue, Ni pute ni Soumise, les journalistes du sérail si nombreux, tout le monde veut sa peau, il va se mettre à boire, il va se laisser dériver ... Au troquet du coin, on verrait Bilger, chemise débraillée, poitrail offert, pas rasé, sale et échevelé, le regard sanglant et haineux puis soudain abattu, un long verre dans une main et l'index de l'autre tendu au monde comme il convient, braillant, tel Brel, "Ami, rempli mon verre ..." ... J'ai eu peur pour vous, figurez-vous ... Non, me suis-je écrié, il ne fera pas cela, il vaut mieux que cela, il faut le détourner de tous ces petits procureurs de la terre, il faut le ramener à de meilleurs sentiments et dispositions, tous ne sont pas pourris d'envie, de crainte, de mesquinerie et de jalousie ... Ainsi, cher ami, je vous informe solennellement que, conformément à mes prévisions, Youssouf Fofana a joué gagnant plutôt que perdant en interjetant un bon gros lourd et solide appel sur l'appel maladif et hésitant de la ministre. Laissez faire, ne vous en mêlez surtout pas, c'est lui maintenant qui va plaider votre cause et autrement, vous allez voir, un vrai festival ... On va regretter dans ce milieu singulier du riche Barreau parisien, dans ce milieu des ors politiques pareillement et celui des associations et lobby de tous acabits, le premier procès et votre réquisitoire si dignes et apaisés tous deux ...
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 17 juillet 2009 à 19:24
C'est vrai que le père de Bilger a collaboré pendant la guerre ?
Rédigé par : zorro | 17 juillet 2009 à 18:54