L'obligation de réserve est à la fois une chance et une entrave. Si elle m'empêche d'écrire sur les dernières péripéties de l'affaire Clearstream, elle me contraint à demeurer dans les liens d'analyses acceptables pour un avocat général exerçant une activité soutenue de blogueur sur des thèmes somme toute sensibles.
L'actualité a concentré ses feux, sur tous les sites d'information avec une vidéo à la clé, sur ce qui à première vue pouvait apparaître secondaire : les modalités de la visite du président de la République à l'usine Faurecia de Caligny (Orne), où il était venu rencontrer les salariés de l'équipementier automobile. Cette focalisation est née d'un reportage de la télévision belge donnant la parole à une salariée affirmant avoir été présente seulement à cause de sa petite taille. Il laissait entendre que cette sélection de personnes en raison de leur taille avait été systématique et qu'elle relevait non pas de Faurecia mais de la présidence de la République. Celle-ci a jugé l'accusation absurde et grotesque, un syndicaliste l'a confirmée mais Frédéric Lefebvre, homme d'un grand courage intellectuel (il l'a démontré à Mots croisés en face d'un responsable CGT récemment condamné) a, pour l'UMP, dénoncé cette polémique selon lui inepte.
Benoît Hamon a affirmé que cet incident révélait la complaisance des chaînes d'information françaises qui n'avaient parlé de rien. Fallait-il évoquer cette organisation du voyage présidentiel ? A partir de quel moment la préparation nécessaire du déplacement du chef de l'Etat, sur le plan de la sécurité, devient-elle véritablement une information méritant d'être communiquée ? Il est évident que si les dispositifs mis en place ne sont fondés que sur le rituel républicain, plus ou moins alourdi au gré des présidents, il est inutile d'en faire état. Si en revanche ils font place, pour des raisons intimes et personnelles, à des configurations créées en quelque sorte "sur mesure" pour le président en exercice, il y a là une nouveauté qui peut être qualifiée d'information car susceptible de renseigner sur la personnalité de notre président. Toujours est-il qu'en l'occurrence seule la télévision belge ayant communiqué sur cette affaire, comme pour se rattraper on ne traite plus que de cela en France (avec quelques autres nouvelles !) d'une manière un tantinet obsessionnelle. On a l'impression de mauvais élèves qui veulent en faire trop ensuite pour se racheter. Cela devient, à force, ridicule. Ridicule aussi, car je n'ose imaginer le président lui-même derrière ce "bidonnage", la volonté de "ses" communicants de prétendre éviter les effets d'une inégalité de taille entre d'autres et lui-même. La conséquence perverse en est qu'au lieu de rendre encore plus scandaleux les sarcasmes et les attaques sur l'apparence physique, cette réplique bêtement anticipée met l'accent sur ce qui ne devrait même pas être relevé dans un pays civilisé, car c'est clairement le degré zéro de la dérision politique.
Pour ma part, j'ai été beaucoup plus frappé, en regardant cette vidéo, par le fait que durant un certain temps, le président de la République mâchait un chewing-gum lors de ses échanges avec la Direction de Faurecia. D'abord, je n'ai pas voulu le croire. Je vais m'abstenir des comparaisons à la longue fatigantes avec ses prédécesseurs mais si je n'ai pas rêvé, c'est tout de même une première dans la Vème République ! Ce comportement si quotidien, si innocent mais si peu approprié publiquement au maintien d'un chef d'Etat me semble infiniment plus étonnant que toutes les manipulations réelles ou prétendues pour la taille des assistants, car personne d'autre que le président n'en est responsable.
Qui aujourd'hui serait prêt à s'émouvoir parce que son interlocuteur mastiquerait en s'adressant à lui, ne le regarderait pas dans les yeux ou grommellerait de manière inaudible en suçant le tuyau de sa pipe ? On a admis non seulement que cette politesse élémentaire ne pouvait plus, au fil du temps, être respectée mais que ce délitement était un bien. Offrir à autrui une parole, une attitude gangrenées par la négligence devient l'habitude d'un monde qui ne sait plus très bien ce qu'est le pur affrontement des regards et l'échange de paroles concentrées sur elles-mêmes. Je suis d'autant plus sensible à ce chewing-gum, si j'ose dire, qu'à plusieurs reprises, en cour d'assises, à des jurés, à des témoins parfois fonctionnaires de police, voire à des avocats, j'ai rappelé l'inélégance publique d'une telle mastication surtout lorsqu'elle s'accompagnait de l'oralité. Je me souviens même d'une enquêtrice de personnalité, personnage officiel s'il en est dans le procès criminel, qui a osé me répondre, parce que je lui reprochais son témoignage masticatoire à la barre : "Si cela vous gêne !". Alors qu'elle s'adressait, au travers du jury, au peuple français.
Mais le président de la République ? Je n'en suis pas encore remis, au point de me demander si je n'ai pas eu la berlue. Ce serait rassurant. Si j'ai bien vu, il est symptomatique que cet épisode, qui tient à la conception de soi en face de ceux qui sont honorés de vous recevoir, n'ait troublé personne. Cela signe un peu notre monde, non ?
Une seconde j'ai tenté de faire de la démocratie-fiction. Qui, dans son entourage politique, aurait eu le courage de signifier au président que cela ne se faisait pas ? Personne. Personne n'aurait pris le risque de formuler cette évidence, ce conseil, cet avertissement. L'opposition n'a rien remarqué et d'ailleurs s'en soucie comme d'une guigne. La seule qui se permettra tendrement de lui murmurer ce qui convient, ce sera peut-être son épouse. Je suis tout de même très inquiet devant une République où il y a un homme à qui on ne peut pas se permettre de tout dire, même si c'est pour son bien. Et notre respect. Les rois avaient leurs fous qui n'étaient là que pour faire passer, sous le caustique, l'audace de la vérité. Notre démocratie est plus peureuse. Elle feint de ne pas prendre au sérieux des détails qui en disent long sur notre communauté civique.
Enfin, qu'on ne soit pas surpris par l'importance démesurée qui s'attache aujourd'hui à l'examen critique des personnalités publiques. Les contraintes européennes, la crise mondiale constituent un terrible goulot d'étranglement pour les politiques qui rêvent d'être autonomes. En dépit des moulinets, il n'y a plus mille choix possibles. Quand le volontarisme du Pouvoir et la contradiction de l'opposition s'affrontent moins qu'ils ne se rassemblent dans un même réalisme lucide et attristé, quand le jusqu'au boutisme révolutionnaire s'excite seul dans son coin, inéluctablement le visage de la politique s'efface au profit d'une politique des visages.
La pipolisation de la politique a pris sans gloire la relève d'un destin collectif difficile, douloureux, voire impossible à inventer.
Je suis assez d'accord avec cette analyse.
Laiza
Rédigé par : Forum droits | 20 décembre 2010 à 19:16
Très bon article qui reprend les éléments essentiels. Toutefois, il faut souligner que le taux de mortalité est extrêmement faible (ce qui est rassurant) mais qu'il existe deux problématiques pas ou peu soulignées : le fait que cette grippe cible des sujets jeunes et en bonne santé, ce qui est très inhabituel par rapport à la grippe saisonnière. Par ailleurs, un certain nombre de cas graves nécessitant une mise sous oxygénation extra corporelle sont recensés (jusqu'à 15 fois plus qu'avec une grippe classique) ce qui risque de mettre les services d'urgence et de réanimation sous tension, alors que le système, affaibli par les différentes réformes de la droite au pouvoir, craque déjà de toutes parts !
Rédigé par : h1n1 | 16 décembre 2009 à 18:13
Notre président faisant montre d'une impolitesse qui semble lui être familière, faut-il s'étonner des dérives de comportement et de langage qui sont devenues "normales" en tout lieu et toute circonstance ?
J'ai apprécié votre commentaire ; mais je pense y avoir relevé une erreur grammaticale, personnellement j'aurais écrit "....configurations créées..."
Encore bravo pour votre chronique.
Rédigé par : G. PARIZOT | 15 septembre 2009 à 14:35
Dicton du soir :
Sans gravité et sérieux, entre autres, le "Clown" n'existe pas.
Ne vous étonnez donc pas.
Rédigé par : jpledun | 14 septembre 2009 à 00:46
J'ajoute : vous avez sûrement entendu, Alex paulista, ce xénophobe notoire qu'est Yazid Sabeg, non seulement apporter son soutien à Brice Hortefeux, mais encore saluer la politique "courageuse" menée par le gouvernement en matière d'émigration. Amusant aussi que des responsables comme Fadela Amara n'y voient pas une copie du FN. Bigre, tous ces Français d'origine maghrébine qui collaborent ou soutiennent indirectement de si odieuses pratiques ! Heureusement qu'il y a des purs comme vous pour nous rappeler, depuis Sao Paulo, que nous nous écartons de la voie sacrée des Droits de l'homme.
Rédigé par : Laurent Dingli | 13 septembre 2009 à 10:28
Alex Paulista,
Donc, vous avouez vous-même que vous n'utilisez pas le terme de "xénophobe" pour faire de l'humour. Ce qui était d'ailleurs, pour qui a le mérite de s'astreindre à lire votre prose, un secret de polichinelle (n'y voyez aucune attaque contre les clowns, cher Ledun). Vous considérez que la politique de la France à l'égard des émigrés est xénophobe, c'est votre droit en effet.
Qu'importe que vous ayez eu 5 ans à l'époque de Touche pas à mon pote ou que vous soyez né en l'an 40, il s'agissait bien évidemment de décrire un état d'esprit ou plutôt une idéologie dont vous êtes le digne rejeton. Mais je ne suis pas étonné que cette subtilité vous ait échappé.
Ouaf ! Ouaf !
Monsieur Ledun et très cher clown,
Je vous publie à nouveau le commentaire que je vous avais adressé le 28 août dernier sur ce blog, n'ayant rien de plus à ajouter :
"Monsieur Ledun, je n'ai rien contre les clowns et j'aime particulièrement le cirque du soleil, qui est le genre de spectacle sans animaux dont je fais la promotion. Il ne faut pas prendre tout ce que j'écris au sérieux. De la part d'un clown comme vous, je m'étonne d'ailleurs que vous réagissiez avec tant de gravité et de sérieux. Bonnes vacances à vous donc".
Rédigé par : Laurent Dingli | 13 septembre 2009 à 10:00
"Grand clown", insulte ?
"Fais pas le clown", passe encore.
"Vous êtes un autiste monsieur", (Merci pour eux !)
"Quel cirque", (Formule 1, politique)
Et bien sûr "paillasse" (L.Dingli que personne ne lit ?).
Je trouve désagréable de dégrader la jolie profession des circassiens, des inventeurs, par simple raison de manque d'argument. Gardez vos péjoratifs pour vous, cela vous grandira.
Retournez voir un spectacle visuel, cela vous changera de votre télévision (de nuls). Celle qui est capable de radoter trois jours la même "info" pour amuser la galerie.
Tu parles d'un amusement !
Ah oui. Ce soir le théâtre et Perrin se sont invités dans nos chaumières. Ouf ! Il était temps. Ma collection de "Au théâtre ce soir " commence á s'épuiser.
Rédigé par : jpledun | 12 septembre 2009 à 23:48
Cher Laurent Dingli
Au passage, merci pour ce lien vers le site de France Télévisions. Je ne le connaissais pas.
Je décode donc mes bêtises pour vous, qui disent à peu près la même chose que le reportage sur Tonton Ali que vous avez apprécié.
On se fiche totalement des bonnes blagues de gros beauf que le Ministre se croit opportun d'échanger sous prétexte qu'il est entre soi avec des encartés UMPs. On se fiche aussi qu'un beur (un seul, faut pas déconner) soit toléré à l'UMP en mangeant de la saucisse et buvant de la bière. C'est son problème si l'humour de qualité UMP lui plaît ou s'il n'a pas de répartie pour remettre le Brice à sa place en le regardant droit dans les yeux (du style "Par plusieurs, vous voulez dire mes frères et mes sœurs ? Ils sont auvergnats aussi, vous savez...").
Je ne crois pas que Brice Hortefeux soit raciste au sens fort.
Le vrai problème, c'est la politique xénophobe mise en place. Xénophobe, le mot vous choque. Je n'en ai pas trouvé de meilleur (sauf anticonstitutionnel) pour qualifier le fait d'embarquer les étrangers à la mairie le matin même de leur mariage sans motif pour contester le mariage, de pister les sorties des maternelles, saper l'aide juridique offerte aux étrangers et bafouer sciemment leurs droits en les expulsant très vite n'importe où avant qu'ils ne puissent se défendre. Penser à utiliser l'ADN, demander aux candidats au regroupement familial de parler français AVANT de venir (imaginez l'épouse d'un Chinois séparé pendant 10 ans, comme Ali de sa femme), ou harceler judiciairement ceux qui tendent la main, aussi.
Après, on peut se lamenter sur ce qui arrive à Ali et n'y voir qu'un excès policier totalement déconnecté.
On peut garder ses œillères... ou pas.
"La France, on l'aime ou on la quitte", souvenez-vous c'était déjà prometteur...
Et les idées du FN, elles me gênent moins au 2nd tour qu'au pouvoir pour satisfaire 7% qui font basculer l'élection.
Mais cela est mon opinion, je ne vous donne pas de leçon, vous êtes grand...
Évitez juste de m'aboyer dessus avec votre discours de carte perforée UMP sur le touche pas à mon pote et compagnie. J'avais 5 ans à l'époque, grand "clown" comme vous aimez à dire...
Rédigé par : Alex paulista | 12 septembre 2009 à 18:36
Il se joue en Espagne une pièce de théâtre intitulée : "Scandale à l'Elysée" !
Bernard-Nicolas est Président de la République, sa femme Paola-Carla est une ancienne top modèle.
Analogie étudiée jusque dans le moindre détail... sauf les chaussures de Paola -12cm-! Mais il est quand même fait référence à la petite taille du président !
http://www.cyberpresse.ca/arts/spectacles-et-theatre/theatre/200909/11/01-900799-le-couple-sarkozy-inspire-une-piece-de-theatre.php
ou dans Courrier international
ou encore :
Scène de ménage à l'Elysée ! - MSN Vidéo
Rédigé par : Marie | 12 septembre 2009 à 11:01
PS : Quand je vous lis, j'oublie parfois de rebrancher mon décodeur à sottises. Bon sang, mais bien sûr, comment n'ai-je pas capté votre délicieux humour...
Rédigé par : Laurent Dingli | 12 septembre 2009 à 10:22
Alex Paulista,
Ah ? Les amis xénophobes de l'Auvergnat arabe, c'était de l'humour ?
Rédigé par : Laurent Dingli | 12 septembre 2009 à 10:15
@ Laurent Dingli
Vous, vous n'avez vraiment rien compris à mon commentaire, qui dit sur le fond la même chose que le vôtre.
En plus de n'avoir aucun humour, aucune intelligence vous vous permettez d'être cuistre...
Rédigé par : Alex paulista | 11 septembre 2009 à 23:00
J'ajoute, pour finir, que ledit Brice Hortefeux aurait peut-être dû réfléchir à deux fois avant de démissionner le préfet Giraud de Langlade alors qu'aucun jugement n'était encore intervenu. Peut-être ce dernier est-il vraiment raciste, peut-être ne l'est-il pas. En tout cas, même si je crois à l'exemplarité de l'Etat, il appartient à la justice de trancher. Du coup, Hortefeux joue le rôle de l'arroseur arrosé. Une différence notable toutefois entre les deux affaires : l'employé d'Orly a porté plainte ; ce qui n'est pas le cas du militant UMP qui ne s'est nullement senti insulté. Une simple question d'appréciation ?
Rédigé par : Laurent Dingli | 11 septembre 2009 à 20:53
Alex Paulista,
Ne nous donnez pas je vous prie des leçons d'antiracisme, vous vous couvririez de ridicule.
Tiens, dans la même veine, j'apprends que ce vieux narcissique ringard de Bedos et la vulgaire Balasko partent en croisade contre Brice avec Charlie Hebdo. Commencent à nous fatiguer tous ces rigolos, anciens braillards de SOS racisme et autres bien-pensants de Touche pas à ma rolex... euh, à mon pote, tous ceux qui dans les grandes années de la gauche-fric, avaient contribué à hisser le FN à 20% de l'électorat, regardez-les encore venir nous servir leur morale bidon et leur indignation de pacotille.
Très bon sujet au JT de France 2, qui nous rappelle entre autres le prétendu dérapage de Manuel Valls sur le même thème, Valls que seul des imbéciles peuvent soupçonner de racisme. Le journaliste conclut avec bonheur que les politiques ne pourront plus se permettre aucune spontanéité. Déjà qu'il n'en reste plus beaucoup dans notre ère ultra-médiatisée...
Pardonnez-moi d'alimenter cette digression, mon cher Philippe, mais les donneurs de leçons de Sao Paulo ou de la rive gauche commencent à me fatiguer.
Rédigé par : Laurent Dingli | 11 septembre 2009 à 20:47
A Laurent et Aïssa
Je suis bien d'accord aussi...
Il y a de quoi saisir la Halde: c'est quoi ce pays raciste où un auvergnat ne pourrait pas rire avec ses amis xénophobes au prétexte qu'il est Arabe ?
Rédigé par : Alex paulista | 11 septembre 2009 à 15:25
Je suis bien d'accord avec vous, mon cher Aïssa. Si on ne peut même plus plaisanter...
Rédigé par : Laurent Dingli | 11 septembre 2009 à 13:50
@ Catherine Jacob,
Cette affaire permet également à Me Collard, avocat du Préfet qui vient d'être mis à la retraite dans une affaire de racisme, si je ne me trompe pas, de demander la "mise à la retraite" du Ministre !
Rédigé par : Marie | 11 septembre 2009 à 13:02
@Aïssa
"L'actualité concentre à présent ses feux sur ... Hortefeux. Il ne mastique pas, lui, il dit «qu'un Beur, ça va; plusieurs Beurs, bonjour les dégâts ...» … Pas exactement ça mais tout comme, j'ai retranscrit … "
Dans tout énoncé, il importe de pouvoir déterminer qui parle de quoi à qui dans quelles circonstances et comment. S'agissant de ce dernier point, vous donnez à de l'indéfini du défini sans le justifier par le contexte linguistique, et autrement donc, que par votre seul bon plaisir. Autrement dit encore, j'ai écouté la partie de la vidéo litigieuse qui est passée aux infos de ce matin, et je n'ai aucunement entendu le mot 'beur'. J'en conclus que vous déduisez l'intention du ministre de l'appartenance à une communauté donnée du tiers dont il s'entretient. S'agissant de cette dernière, il me semble que la première communauté à pouvoir intéresser un ministre UMP dans un meeting tenu par la jeunesse UMP militante, c'est la famille politique à laquelle appartient le militant dont vous supposez abusivement qu'il participe au meeting en raison d'autre chose que de ses idées politiques ce dont rien dans la vidéo de référence ne permet pourtant de préjuger.
S'agissant du contexte, ce qu'on en sait c'est qu'à l'occasion de sa présence à un meeting de sa famille politique, un jeune militant sollicite du ministre qu'il veuille bien poser à ses côtés pour une photo souvenir. Tout ce qu'on peut supposer, certes jusqu'à plus ample informé, c'est que le jeune militant souhaitait pouvoir dire ensuite: 'J'y étais, le ministre y était aussi, je Lui ai parlé (J'emploie la majuscule bien qu'il ne s'agisse pas vraiment de Lui, mais le propre de la Grâce, n'est-il pas de s'étendre à l'entourage). Et en voici la preuve!' Le risque d'accepter de poser pour le ministre était ensuite de passer le temps prévu pour assister à la réunion, à devoir poser pour des photos souvenirs sur la base de 'Pourquoi lui et pas :moi!' Argument bien français s'il en est !
Tout ce qu'on peut supposer ensuite dans ce contexte, c'est qu'un, mettons, journaliste présent, n'interpelle le ministre sur cette base pour évoquer ce dernier risque. Les propos enregistrés peuvent tout à fait constituer une réponse valable à une telle question.
Je pense présentement aux touristes japonais dont le cliché représente le moyen de preuve incontournable pour dire à leurs voisins, parents et amis qu'ils étaient bien quelque part, même s'ils n'ont fait qu'y passer au pas de charge au coeur de la petite troupe du même bus qui trottine sur les talons du guide en suivant son fanion blanc! Et s'ils peuvent se faire un ministre au passage, ne comptez pas qu'ils laissent passer l'aubaine. Que n'aurait-on imaginé alors, en remplaçant derechef 'beur' par 'fourmi', même s'il ne s'agit pas précisément de la famille politique de l'ancien ministre à la métaphore insectivore!
Ceci étant, c'est vrai que si cette histoire se présente malheureusement pour elle dans la foulée de la mise à la retraite anticipée d'un préfet pour propos présumés racistes, elle vient aussi à point nommé nous détourner, nous foule versatile, des talonnettes de sa Grâce présidentielle!
Rédigé par : Catherine JACOB | 11 septembre 2009 à 10:31
@Laurent Dingli, jpledun
A écouter la radio ce matin, chers bretteurs, il y a pléthore de nez rouge sur les ondes nationales, on va pouvoir mettre "cher clown" au pluriel.
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine | 11 septembre 2009 à 09:56
Lu sur "Le causeur" :
"Le même Sarko ne dépasse pas les 170 cm, hors tout, et ça le gêne aux entournures. Encore une fois, cela m’indiffère, je ne comptais pas lui demander de passer revisser les ampoules." ( Sophie)
Merci Sophie pour ce trait d'humour.
Rédigé par : jpledun | 11 septembre 2009 à 00:14
L'actualité concentre à présent ses feux sur ... Hortefeux. Il ne mastique pas, lui, il dit «qu'un Beur, ça va; plusieurs Beurs, bonjour les dégâts ...» … Pas exactement ça mais tout comme, j'ai retranscrit … Derrière, Copé, hilare, trouva le temps de placer que celui-là était plus grand que le ministre et qu'en l'espèce on n'en ferait pas tout un plat … Eh bien, mon avis, c'est que ce devait être une belle après midi que celle-là … Tout le monde ou presque se déchaîne sur DailyMotion contre le ministre mais moi je me marre, le tocsin baste! Si on peut même plus déconner sur nos origines … Au début, ça a commencé comme ça: «Lui il est auvergnat ...» … Je savais pas qu' Hortefeux descendait des bougnats comme Fadela Amara … Puis du bougnat à l'arabe, forcément, c'est comme du ministre à la Secrétaire d'Etat … Je songe de longtemps à m'essayer au théâtre … J'ai en tête une pièce que j'ai intitulée «Le juif, l'arabe et l'auvergnat» où les deux premiers personnages avec leur accent respectif négocient un superbe mouton qu'ils veulent absolument auprès du troisième, son accent aussi, qui n'a pas l'intention de s'en défaire aussi facilement. Mais chaque fois que je m'y mets, c'est trop dur et puis à chaque ligne je rigole comme un dingue relisant ce que je viens d'écrire … «Mon» Juif s'appelle Schlomo, il a des papillotes et s'apprête à fêter une Bar je sais plus quoi, «mon» arabe s'appelle Ali et lui c'est la fin du Ramadan qu'il veut célébrer et «mon» auvergnat s'appelle Hugues que tout le monde appelle monsieur Hugues et il possède le meilleur élevage de mouton dans le canton dont celui-ci, précisément, une bête superbe qu'Ali et Schlomo ont repérée en même temps lors de leur arrivée … Sur ce, les dialogues et c'est à partir de là que je cale, le fou rire m'emporte … Quand je vois leur tronche dans la cabane de monsieur Hugues hirsute et dépenaillé comme un vieux fermier d'Auvergne, celui-ci fumant sa pipe et les écoutant religieusement, faisant à intervalles réguliers des hum hum énigmatiques tantôt adressés à l'un, tantôt à l'autre, c'est plus fort que moi … Je finirai peut-être un jour ou je ne commencerai jamais … Bon, Hortefeux, c'est quoi le problème?... Ce cher PB va finir par déclarer une auto grippe H1N1 singulière à force des chewing-gum, des tocsins et des ouvriers d'usine petits nains … Tiens, ça me souviens Devedjian traitant je ne sais plus quelle élue de salope … PB étant misogyne n'y a pas consacré un billet à ladite «salope» … En plus, elle mâchait pas quand on l'a vue à la télé … «J't'y di, Schlomo, que j'l'y vu avant toi le bo moton … J'y la priorité … C'y la loi!
Hum hum … Ne vous chénervez pas méchieux, on peut dichcuter calmement comme des chens chiviligés ...» …
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 10 septembre 2009 à 22:08
@JD Reffait
Votre tendresse me touche.
Mais n'ayez pas honte de vous en prendre vertement á mes propos.
Nous ne sommes ici que pour ferrailler, comme vous le dites. En toute honnêteté.
En garde, donc !
Ca a quel goût le Tamiflu ?
Rédigé par : jpledun | 10 septembre 2009 à 18:58
C'est vrai qu'il m'amuse le cher petit clown. Je dirai même plus, il me détend.
Rédigé par : Laurent Dingli | 10 septembre 2009 à 18:32
@ JD Reffait,
Puisque monsieur Aïssa vous recommandait les sorties pour humer l'air frais à défaut d'être pur, vous auriez pu allez retirer MES oranges, non pas à la santé, mais POUR VOTRE santé, au palais chez monsieur Bilger, palais où, au passage, vous auriez pu laisser quelques virus adeptes de culture judiciaire.... bien que des mauvaises langues seraient capables de soupçonner monsieur Bilger d'être à l'origine d'un Tsunami grippal depuis l'affaire Fofana... !
2m 20 de haut, ça va, monsieur Bilger est sauvé, vous pouvez toussoter !
Au fait, votre tapis de prière n'aurait pas des courants d'air ? Serait-ce un tapis volant ?
Ceci dit, soignez-vous bien et prompt rétablissement. Même si monsieur Aïssa n'est pas spécialement rassurant !
Rédigé par : Marie @JD Reffait | 10 septembre 2009 à 18:16
@Florence
Comme vous avez raison.
Merci de m'avoir fait découvrir "Le causeur".
Madame Lévy brille par son honnêteté intellectuelle. Et pourtant elle s'inscrit en opposition á Sarko. Comme quoi...
Avis au amateur (d'honnêteté)
Cordialement
Jpledun
Rédigé par : jpledun | 10 septembre 2009 à 16:35