On m'a signalé que sur le site ouvert par Bernard-Henri Lévy et géré, sous sa responsabilité, par Liliane Lazar, une inconditionnelle de sa personne et de son oeuvre, était publiée une fiche sur moi. Je suis allé la consulter et j'ai été effaré. A la fois par la mauvaise foi qui a présidé à sa rédaction et par l'honneur qui m'était fait puisqu'on feignait de comparer très sérieusement nos parcours, nos travaux, les mérites de nos pères et notre humanisme à l'un et à l'autre. Bernard-Henri Lévy grand vainqueur évidemment sur tous les plans ! Qui aurait pu douter d'une telle issue ?
Avant d'aborder le détail de cette fiche, un mot sur l'étrange méthode mise en oeuvre. C'est en effet une véritable fiche de police - intellectuelle si l'on veut - qui est proposée aux visiteurs de ce site. "Ennemi" de BHL, je n'étais accompagné, dans cet ostracisme, que par un philosophe prestigieux : Gilles Deleuze. Je n'imagine pas une seconde qu'il puisse me prendre l'envie de dénaturer mon blog pour le constituer en une sorte de documentation biaisée qui viendrait mettre à mal mes adversaires. Cette démarche revendiquée par Liliane Lazar n'a pas pu être menée à bien sans que BHL apporte sa caution convaincue à un tel procédé. Cette investigation en elle-même est honteuse, même dans l'espace de la polémique. Cette police - de la pensée, de la bienséance et de l'honneur familial - est d'autant plus scandaleuse qu'aucun commentaire n'est possible, de sorte que mensonges, approximations et insinuations prospèrent à l'abri de toute réplique. Surprenante conception de la tolérance et de la démocratie !
Cette incursion sur son site a troublé un climat qui de mon côté, paradoxalement, commençait à se pacifier. D'abord parce que je connais son fils Antonin qui est avocat, et que je l'apprécie beaucoup. Je n'étais pas loin du "tel fils, tel père". Ensuite parce que notre polémique récente sur sa perception orientée du procès Fofana m'avait en quelque sorte rapproché de lui, comme si son ressentiment infiniment humain me l'avait rendu plus familier que certaines de ses vertus ne l'auraient fait...
Aussi suis-je obligé de me livrer à un inventaire rapide des inexactitudes bénignes ou graves entachant la crédibilité de cette fiche de police :
Je n'ai jamais commenté une affaire à laquelle "j'aurais été es qualités mêlé". J'ai réagi, après l'arrêt criminel dans l'affaire Fofana et autres, à un bloc-notes perfide de BHL publié alors même que le procès n'était pas terminé. Je me suis toujours attaché sur ce blog - et c'est une évidence pour qui connaît les règles judiciaires et ma propre déontologie - à ne pas mêler le citoyen aux réquisitions du magistrat.
Par ailleurs, la famille Halimi et son avocat - l'expérience et le bloc-notes du Point ont démontré comme BHL et lui étaient proches - m'imputent "un réquisitoire indulgent" dans l'affaire Fofana et autres. Il est inutile de répéter, sanctions à l'appui, comme cette accusation est grotesque. Je maintiens que l'appel ordonné par le garde des Sceaux - celle-ci révèle, dans l'excellent dernier livre de Mathieu Delahousse, que c'est son directeur de cabinet qui lui a soufflé cette idée absurde - imposera un nouveau procès qui aura du mal à soutenir la comparaison avec le premier. Mais les dés ont été jetés en juillet dernier !
Liliane Lazar s'acharne ensuite à comparer nos existences ce qui, en d'autres circonstances, m'aurait honoré. Que nos origines politiques soient différentes est une évidence puisque je n'ai jamais été proche des maos. En revanche mon passé professionnel, qui m'a conduit notamment à batailler contre Jean-Marie Le Pen dans plusieurs affaires de presse, n'a pas été éloigné des joutes verbales de BHL.
Mais ces considérations sont dérisoires puisque l'essentiel est de "vanter le passé de Français libre du père de BHL" et de dénoncer "le passé collabo du père de Philippe Bilger" (rappelons que j'étais âgé de quatre ans lors de la condamnation de ce dernier) ! A deux reprises, je me vois reprocher d'avoir "conservé une forme d'estime pour son parcours". Je me garderai bien d'émettre la moindre opinion sur le père de BHL puisque pour beaucoup il n'est entré dans l'information qu'à cause d'une déconfiture financière au Maroc dont son fils l'a tiré grâce à François Mitterrand et à François Pinault. Pour moi, je vais aggraver mon cas en dépit du délice amer que je sens dans l'expression "père collabo" dont on prétend m'accabler. M'étant renseigné, ayant lu tout ce que je pouvais lire, ayant compris les duretés et les ignominies de l'époque, je n'aurais pas trouvé choquant que mon père soit acquitté parce que, de fait, il n'a eu le comportement qui lui était reproché que pour sauver une multitude de gens et qu'il y est parvenu. Il aurait pu fuir comme tant d'autres et s'il n'a pas succombé à cette lâche tentation, c'est que persuadé de son bon droit il espérait le meilleur de la justice d'alors. N'avait-il pas raison, d'ailleurs, puisque dans une période où l'expéditif et l'extrême dominaient, dans une société naturellement chauffée à blanc, il n'a été sanctionné qu'à une peine de dix ans après que son acquittement a été envisagé ? Il n'y a pas de quoi rougir. En tout cas pas de quoi vous rappeler avec bonne conscience une ascendance exemplaire quand la vôtre serait indigne !
Je n'aurais également considéré Dieudonné que comme "un banal agitateur", lui reprochant seulement, lors sa dernière pitoyable pantalonnade avec Faurisson, de n'être plus utile aux partisans de la liberté d'expression. Ce "provocateur antisémite", tel qu'il est qualifié sur le site, a été à plusieurs reprises relaxé par les tribunaux correctionnels et je maintiens - ce n'est pas un crime contre la pensée - qu'il y a eu une période et un Dieudonné sans commune mesure avec celui d'aujourd'hui. Discutable, souvent "limite", Dieudonné, alors, proposait une problématique qui n'était pas par nature insupportable. J'ajoute que j'ai écrit plusieurs billets pour traiter de lui, exclusivement ou non, et qu'il me semble malhonnête de ne pas relater l'évolution qui les lie les uns aux autres et de prétendre résumer l'un d'eux par une expression brève et totalement détachée de son contexte.
Il est vrai que Dieudonné n'est exploité à mon encontre que pour tenter de démontrer à quel point je serais raciste, antisémite, obsessionnellement. C'est ainsi que je suis blâmé, avec lourdeur, de ne pas apprécier Alain Minc, Jacques Attali, André Glucksmann, Max Gallo et bien sûr (sic) BHL. Je ne vois pas en quoi, dans une analyse sur les intellectuels d'aujourd'hui, pertinente ou non, je n'aurais pas eu le droit de déplorer qu'ils soient "des handicapés de l'universel" ou que Gallo soit devenu le Déroulède du sarkozysme. Cette perception n'a rien qui permette d'instruire un procès contre moi. Que BHL se rassure : j'aime Alain Finkielkraut, Régis Debray, Alain-Gérard Slama, j'aime lire Michel Foucault, Jean-Paul Sartre, Albert Camus et d'autres. Je ne déteste pas écouter et supporter Alain Badiou. Ce que BHL ne parvient pas à saisir en dépit de son extrême intelligence - peut-être à cause d'elle, qui ne le met en rapport qu'avec lui-même -, c'est que j'adore par-dessus tout penser contre moi-même, aller chercher ici ou là de quoi nourrir ou irriter ma réflexion. Je n'ai pas décidé, pour lui complaire, de m'abriter d'emblée et pour toujours derrière les personnalités et les pensées acceptables et qu'il aurait eu la charge d'élire. Je refuse qu'on aille chercher dans mes dilections ou mes résistances autre chose que les purs mouvements contradictoires de mon esprit. J'ajoute que je ne suis pas stupide au point de méconnaître les qualités de ceux qu'il serait obligatoire de célébrer. Mais, justement, dans les rapports intellectuels, je hais le devoir et je préfère la liberté risquée au conformisme chic, l'exigence de la vraie morale aux tolérances à la mode (le retournement en faveur de Frédéric Mitterrand en est une caricaturale illustration).
Enfin, le comble. J'irais scandaleusement harceler BHL parce je me suis permis de dénoncer sa double incursion judiciaire lyonnaise. Pourtant, il n'est personne qui ne l'ait jugée ridicule, partisane et, pour tout dire, inutile. Il s'est égaré dans le champ de la justice et celle-ci, brutalement, lui a donné tort. Grand témoin, il n'a pas été grand et il n'était témoin de rien. Je n'aurais pas eu le droit, moi modeste sur ce blog à l'objet limité, d'affirmer ce que je ressentais. Ce serait moi qui le poursuivrais alors que BHL se trouve partout, qu'il anticipe tout et qu'on s'essoufle à tenter de suivre ses prestations médiatiques et internationales. Il dirige, il influence, il étouffe, il dénonce, il moralise à sa manière impérieuse et sans appel, il excommunie, il brille, il gagne et perd rarement. Il n'est tout de même pas interdit, devant une personnalité aussi évidemment éclatante, aussi clairement courtisée, de murmurer qu'il a réalisé un film nul avec Alain Delon, qu'il ne devrait pas se prendre pour Sartre en soutenant Battisti, que ses entretiens avec Michel Houellebecq étaient très mauvais et qu'il serait bon, parfois, de lui concéder un droit au retrait.
Il n'empêche que son talent à l'écrit et à l'oral, son souffle, le culte magique de soi qui ne le détruit pas mais parfois le sublime devraient être mieux employés. Pas, en tout cas, à lancer un tel site avec de telles allégations. Quand on est BHL, on ne se mesure pas à un Bilger. Ou alors on le défend quand il est traité de "traître génétique" selon l'élégante définition qui m'a été appliquée par son ami Me Szpiner. On ne choisit pas ses "bonnes" causes. Le but de ce site, c'était quoi, selon Liliane Lazar ? "Donner à tous ses amis, à tous ceux qui s'intéressent à son travail, aux étudiants, aux chercheurs une base de données fiable et un outil de travail digne de lui".
Grâce à cette lamentable fiche de police qui interdit le commentaire et contraint au billet ?
Décidément BHL a beaucoup d'adversaires sur la blogosphère, de tous les bords, mais rien
n'empêche le succès de ses bouquins.
Rédigé par : Aurel | 12 février 2010 à 09:18
À quand la fiche sur Jean-Baptiste Botul ?
Quel clown ce BHL.
Bourdieu ne pouvait s'empêcher d'en rire :
http://www.youtube.com/watch?v=rHwKkIjCc7I
Rédigé par : Alex paulista | 08 février 2010 à 18:44
Le Français libre qu'était le père de BHL n'a pas hésité à exploiter les Africains (et la forêt africaine) pour faire sa fortune et celle de son fils. Un passé d'esclavagiste en somme, pas de quoi pavoiser il me semble...
Rédigé par : Foxapoildur | 23 novembre 2009 à 17:16
Cher Philippe,
Premier point : nous apprécions beaucoup BHL et peut-être que le verbe apprécier est un peu faible. Nous ne sommes pas les seules puisque BHL est considérable et considéré dans le monde entier. Il existe plusieurs lectures de BHL. La meilleure étant celle à haute voix. C'est une musicalité de la mémoire intime qui bat fort et nous rend beaux. Lisez des poèmes, cher Philippe. De la poésie avant toute chose...
Je sais que vous n'aimez pas la poésie, cela viendra peut-être... puisque vous êtes d'une grande sensibilité à laquelle beaucoup d'entre nous sont sensibles.
françoise et karell Semtob
Rédigé par : semtob | 15 octobre 2009 à 22:54
Ce n'est peut-être pas BHL l'auteur de ces lignes, du moins de ce qui est pompeusement nommé encyclopédie, mais il cautionne.
Soudain ce soir je me sens de connivence avec Claude Allègre dans sa dénomination du cascadeur de TF1; je le plagie d'ailleurs sans vergogne, car il est bon quelquefois de remettre les cuistres, les fats, les pédants à leur place, BHL n'étant, après tout, qu'un cascadeur de la philosophie light au super-marché des idées.
Rasoir qui plus est, à la différence de l'autre qui peut détendre avec son tuba.
En tout cas, moi, il m'a toujours rasé et pourtant ce n'est pas facile. C'est le seul mérite qu'on peut lui reconnaître.
Rédigé par : Patrick Pike | 15 octobre 2009 à 21:10
Mon cher Bilger soyez encore heureux qu'il ne vous ait pas traité de fasciste !
Rédigé par : George | 15 octobre 2009 à 19:21
Je me suis rendu sur le blog du mondain (vous m'y forciez un peu, Monsieur Bilger) et je n'ai pas été surpris de ce que j'y ai trouvé, mais surtout c'est la forme qui m'étonne ! Pas de commentaires possibles, aucune intervention de lecteurs n'est autorisée. Sûrement la conception du débat de notre mondain.
Ses attaques sur l'histoire d'une famille sont indignes, surtout quand on connaît l'origine de la fortune qui lui vient de son père, qui a su, en son temps, faire "suer le burnous".
Rédigé par : Philippe | 15 octobre 2009 à 18:33
Qu'aurions-nous à raconter, à écrire au quotidien si nous n'avions pas eu cette guerre ? Soixante ans après la fin des hostilités, elle continue à faire les choux gras des "papelards".
Quand j'ai lu dans la presse qu'un avocat avait pu traiter l'Avocat Général Bilger de traître génétique j'ai ressenti un profond malaise ; comment un avocat de renom a-t-il pu se livrer à de telles bassesses, on est battu alors on porte des coups bas, Mike Tyson champion du monde de boxe, se voyant battu, mord et arrache l'oreille de son adversaire, c'est comparable. Peut être même que la douleur interne qu'on ressent par ces mots est plus douloureuse que l'oreille coupée, ne dit-on pas qu'un coup de langue est plus douloureux qu'un coup de lance... Mais à la lecture de cette phrase ignominieuse il m'est venu instantanément une autre phrase que j'avais lue chez Monherlant : "Mieux vaut être un traître qu'un naïf, c'est moins dangereux" et pour faire appel dans le procès Fofana, il faut une sacrée dose de naïveté.
Monsieur Bilger, vous avez toute ma sympathie.
Rédigé par : Bernard-27400 | 15 octobre 2009 à 17:29
Le mainate intégriste à la blancheur anti-redéposition, l'homme au look sacré.
Rédigé par : yves | 15 octobre 2009 à 16:29
Quel honneur vous faites à BHL en répondant à son billet ! Il ne le mérite pas. Je ne supporte plus sa façon de distribuer des bons et des mauvais points à tout le monde (les bons points étant bien sûr pour tous ceux qui partagent ses idées !!!).
L'émission à laquelle vous avez participé sur la justice était décevante non pas de votre fait mais ce M. Portelli m'inquiète.. Je ne voudrais pas me retrouver en face de lui lors d'un procès !!! Il me fait "presque" peur !!!
Rédigé par : fanfan O2 | 15 octobre 2009 à 16:04
Citation d’Albert Cohen sur Bernard-Henri Lévy :
« Solal, cher Solal, prince de la Samarie, vous êtes en retard mais je vous attendais » (Ibid).
J’ai soudain envie de vous écrire parce que j’ai pensé à vous, à cette longue merveilleuse visite durant laquelle j’ai été devant une intelligence juive dont plus tard le nom véritable sera sans doute génie. Salut au Prince de Samarie (13 mars 1979, Lettre à Bernard-Henri Lévy, archives personnelles BHL)"
Allez, cher Philippe,un homme comme Albert Cohen pouvait-il se tromper ainsi ?
Le premier qui écrit qu'il était déjà gâteux à l'époque (1979, il meurt deux ans plus tard...) recopie le monologue d'Ariane dans sa baignoire en lettres gothiques.
(Curieuses, les fiches du site de BHL... le chemisier Charvet au milieu de Deleuze et Bilger... c'est comme si PB nous faisait une incise sur Bosc !)
Rédigé par : sbriglia | 15 octobre 2009 à 14:44
Je n'ai aucun problème avec papa, cher Laurent... Et c'est exactement ce que j'écris : BHL a eu la sagesse... C'est vous le drôle ; vous transcrivez exactement ce que je dis et vous me rétorquez ensuite que vous aimeriez m'y voir, etc. C'est étonnant comme vous vous empêtrez chaque fois que vous pensez me mettre en difficulté...
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 15 octobre 2009 à 14:31
Vous me faites rire, Aïssa. J'aimerais bien voir votre réaction si on se permettait de parler de l'honneur de votre père sur un site cautionné par un éminent philosophe. Etant donnée la virulence de vos réactions ordinaires, je n'ose songer à l'énervement de "caniche" qui vous saisirait brusquement. BHL a eu la sagesse de faire supprimer ces phrases inacceptables, l'affaire est close.
Rédigé par : Laurent Dingli | 15 octobre 2009 à 13:58
Deux phrases de la notice relative à PB - celles où il est question de son père - ont été supprimées "à la demande de BHL".
Rédigé par : Tocquevil | 15 octobre 2009 à 13:47
Cela dit, PB, vous êtes bien entouré "là-bas" !...
Très drôle ces minibios où à côté des dates de naissance ou de prise de prestigieuse fonction, on lit "rencontre BHL".
Le rencontrer ce n'est plus croiser Bernard-Henri Lévy, c'est connaître Bouddha Hors Limite. C'est plus une rencontre, c'est une illumination qu'elle a expérimentée la dame Lazar et ses biographiés.
BHL, vous méritez mieux que cela, choisissez un peu mieux vos ami(e)s.
PB, très bien ce matin sur FInfo, mais ne faites pas trop d'ombre médiatique au Bouddha, sinon ils vont remonter à la deuxième génération, voire pire.
Il paraît même que l'arrière arr......
ar ... grand père de PB aurait tué un Mammouth, si, si, et avec les dents, et en dehors des clous en plus, c'est génétique nous dit Spziner.
Ahhh Spziner...
AO
Rédigé par : oursivi | 15 octobre 2009 à 13:39
Il est vrai que ce BHL s'attaque régulièrement aux origines des gens, même morts, que ce soit le père de Bilger ou de Tariq Ramadan ; il pense que le sien est exempt de tout reproche mais ce n'est pas ce que disent les biographes (s'il fallait ne s'en tenir qu'à eux comme il le fait pour ses adversaires). Il est obscène et pense posséder LA Lumière. je pense que Bilger lui fait un grand honneur en lui répondant.
Rédigé par : LEO | 15 octobre 2009 à 13:37
J'ajoute que j'ai été très intéressé par le sujet de votre dernier livre ; je vous ai entendu ce matin sur France-Info intervenir avec le co-auteur de l'ouvrage, victime d'une effroyable erreur judiciaire. Vous savez à quel point cette question de la responsabilité me passionne.
Rédigé par : Laurent Dingli | 15 octobre 2009 à 13:09
Halte au feu, il me semble.
J'ai suggéré que ce site n'était pas le site de BHL mais celui d'une admiratrice, Liliane Lazar, à qui il avait donné son accord général sans en assurer le contrôle quotidien.
Les éléments personnels ont été supprimés, le reste demeure dans le cadre de l'opposition d'idées, avec une bonne dose de mauvaise foi tout de même lorsque sont alignés les écrivains juifs que PB ne prise pas en omettant les écrivains, également juifs, qu'il apprécie.
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 15 octobre 2009 à 12:57
Mon cher Philippe,
Je viens de lire la note qui vous a été consacrée sur le site de BHL. Je n’ai pas trouvé la référence à vos pères respectifs. Sans doute s’agit-il des deux phrases supprimées à la demande du philosophe. Quoi qu’il en soit, comme je vous l’ai écrit, je trouve ce procédé inqualifiable et d’une bassesse absolue.
Rédigé par : Laurent Dingli | 15 octobre 2009 à 12:53
La manière était trop faible pour qu'elle fut considérée autrement que comme une bassesse… J'aurais été bien étonné que Bernard-Henry Lévy se fut mêlé personnellement de la rédaction de ce papier, cette «fiche» comme vous dites… Liliane Lazar n'est pas très futée en vérité, trop passionnée, le nez dans le guidon, ne voit pas plus loin ni à côté comme toutes les groupies… BHL a remis les choses en place et qu'a-t-on désormais en lieu et place ? une sacrée promotion de votre personne et de vos livres. Vous ne faites pas le poids, cher PB et courir avec la meute de ces innombrables caniches lamentables d'aigreur et de jalousie après cet homme, fut-il parfois dans l'erreur et l'extravagance, n'est pas à votre honneur… Vous êtes chez lui désormais, en bonne place ; combien voudraient y être aussi… Si quant à ce qui le concerne il vous tire vers le haut, ne persistez pas à demeurer en bas. Si vous n'étiez pas loin du «tel père, tel fils», lui vous répond «tel père, tel fils», c'est-à-dire deux hommes respectables, ni pires ni meilleurs que les autres, qui valent tous les hommes et que chaque homme vaut, d'où la rectification qu'il enjoignit de faire à Liliane Lazar passionnée de Sartre il me semble… Il n'y a pas de gloire à se poser en martyr même sous des apparences de délectation amère mais quand il s'agit d'un martyr imaginaire alors on atteint là aux profondeurs du grotesque. Etes-vous né pour le ridicule ?
Sans transition
J'ai bien aimé comme Schoenberg se soit tout au long de l'émission positionnée entre vous magistrats, avocat, victimes et la ministre … Sa déférence envers cette dernière lui signalait sa soumission ; son autorité à la limite du mépris quant à tous les autres, vous compris, indiquait sa domination. En somme : le pouvoir politique d'abord, le pouvoir journalistique ensuite puis vous à l'avenant la Justice et la populace victime ou non… C'était sidérant de vérité ; elle vous coupait comme des petits enfants qui ne rendent pas leur copie à temps ; Dupont-Moretti, elle le coupa à la fin en pleine phrase et lui dit carrément d'aller plaider ailleurs car c'était terminé… La ministre, elle, pouvait gloser le temps qu'elle voulait. J'ai bien ri…
Quant à vous, j'ai retenu essentiellement qu'enfin et suivant là encore mon précieux conseil, vous vous décidâtes à sourire et vous détendre en plateau et ne plus être agressif, le visage fermé, les poings serrés, penché en avant… Je retiens également que vous persistez à revendiquer l'exécution intégrale de sa peine par le condamné. Bref, condamner plutôt et faire expier le crime que son auteur… Je vous démontrerai une autre fois que ce n'est faisable que si en le Code pénal on revoit considérablement à la baisse toutes les peines aux délits et aux crimes ; ce qui de ce seul fait incontournable si on vous suit en votre proposition singulière réduit aussitôt à néant celle-ci en ses intentions et la rend caduque de facto…
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 15 octobre 2009 à 12:37
Lu ce jour ce nota bene à la fin de votre "fiche" (eux disent notice, c'est plus chic, et puis ça fait mode d'emploi ...) sur le site de BHL :
"N. B. : Suite à une demande de Monsieur Bernard-Henri Lévy, deux phrases de cette notice ont été supprimées."
Et plus aucune mention ni de votre père ni de celui de BHL... est-ce votre statut de "bloggeur influent" qui a effrayé notre philosophe en chef ?? :-))
Rédigé par : La Sasson | 15 octobre 2009 à 12:03
Hi,Hi !
Les phrases (honteuses) concernant le père de notre hôte ont disparu. Le site mentionne que deux phrases ont été supprimées mais n'indique évidemment pas lesquelles. Je suis puni, j'aurai dû sauvegarder le texte hier, tellement il est démonstratif du système décrit par Beau et Toscer (Une imposture française).
Le système BHL (une limande qui se prend pour une sole, comme a dit Philippe Meyer) c'est une procédure bien rodée. On affirme et on empêche la contradiction (soit en bloquant les commentaires sur son blog, soit par pression, l'homme est procédurier). Un métier, vous dis-je !
Cher PB bonne journée.
Rédigé par : araok | 15 octobre 2009 à 10:54
Bonjour,
Je découvre un peu tardivement ce billet et le procédé minable qui est employé sur le site de Bernard-Henri Lévy. Faire des fiches ad hominem, de la part de quelqu'un qui n'aura de cesse d'évoquer les "leçons de l'Histoire", c'est dramatique.
Au passage, j'apprécie ce que vous écrivez sur votre père, et je réserve un certain mépris à ceux qui entendent juger simplement une période compliquée. Mon grand-père a été résistant dans une organisation de l'Etat Français, les Chantiers de Jeunesse, pétainiste. Il a eu l'occasion d'être arrêté à la fois par la Gestapo puis par les communistes (précisons toutefois que c'est un communiste qui s'est porté garant de lui et lui a évité l'exécution sommaire). Bref, je trouve détestable et très bas d'utiliser cette période contre vous, le fils.
Au passage, j'ai entendu lors d'une émission animée par Marie Drucker une réflexion très juste et très bien envoyée d'un professeur d'Histoire à Sciences-Po dont j'oublie le nom et dont le père était foncièrement collaborateur, pour le coup. Il disait qu'il n'y a que dans les régimes totalitaires que les fils sont responsables des fautes des pères.
BHL devrait peut-être pousser sa réflexion sur les régimes totalitaires et les méthodes qu'il emploie lui-même.
Rédigé par : koz | 15 octobre 2009 à 09:54
@ Véronique
Chapeau bas devant votre commentaire !
Vous avez dit ce qui convient sur le respect que l'on a envers son père.
Rédigé par : mike | 15 octobre 2009 à 09:25
Bonjour
Sur le site de BHL, la référence à votre père a été retirée.
Je cite :«N. B. : Suite à une demande de Monsieur Bernard-Henri Lévy, deux phrases de cette notice ont été supprimées.»
Bien cordialement
Rédigé par : Benoît Leprince | 15 octobre 2009 à 08:27