Plus le temps passe, plus j'admire les politiques. Je les mets tous dans le même sac : ministres, sénateurs, députés, conseillers généraux, tous ceux qui dans la mouvance du pouvoir, aspirés par le souffle présidentiel, à l'UMP et dans ses marges, accomplissent le dur métier de plaire et de se taire. J'aurais pu également évoquer l'univers socialiste mais celui-ci offre un avantage pour les personnalités qui y gravitent : la discordance quotidienne qui est un vice devient parfois une qualité puisqu'elle empêche au moins la parole unique et le devoir de complaisance. Le désordre a du bon : il protège. On a le droit de prendre avec son expression des chemins buissonniers singuliers, erratiques, imprévisibles. On est moqué mais pas forcément ridicule. Tandis que le slogan de la solidarité et de la fusion à tout prix oblige à des tours de force, à des tours d'esprit comme il y a des tours de rein.
J'admire les politiques. Les tourner en dérision non seulement offenserait la démocratie, à laquelle nous croyons tous, mais serait profondément injuste. Qu'on songe aux affaires - celles de Frédéric Mitterrand et de Jean Sarkozy notamment - qui depuis quelques semaines viennent troubler le ciel majoritaire, on comprendra aisément à quel point le silence ou l'acceptation, la résignation ou l'enthousiasme factice constituent pour les âmes bien nées - et il en existerait beaucoup, si elles pouvaient s'ébrouer - un véritable calvaire qu'il serait pourtant inconcevable de ne pas affronter chaque jour. Qu'on imagine la souffrance intime, en gardant le visage lisse et serein, de se sentir contraint au soutien quand tout crie l'opposition, de devoir vanter des avenirs un tantinet précipités quand l'envie d'exploser vous guette. Qu'on ne sous-estime pas l'héroïsme de ces personnalités publiques qui avalent les couleuvres des autres, sont invitées sans cesse à innover pour défendre l'indéfendable et qui, pour tout dire, se félicitent de leur bonheur d'avoir à proclamer une adhésion à laquelle, dans leur for intérieur, ils ne croient plus trop, en tout cas pas tout le temps ! (Le Monde, Le Parisien, Le Figaro, Marianne 2, nouvelobs.com).
J'admire les politiques. Ces hommes, ces femmes, au caractère sans doute trempé dans leur vie personnelle, familiale, qui se plient, comme des petits garçons, à célébrer la jeunesse triomphante et favorisée, à magnifier un ministre aux antipodes de leur vision classique de la légitimité, de la moralité, qui n'hésitent pas une seconde à louer leur joug et à fustiger les minimes écarts de tel ou telle voulant prendre au sérieux la liberté - comment ne pas les porter au comble républicain puisque leur ascèse, le sacrifice constant qu'ils font d'eux-mêmes, ces "oui" multiples qui viennent tuer la tentation folle des "non" au bord des lèvres, de l'esprit, démontrent comme nous les avons bien choisis ? S'ils tremblent devant les décrets présidentiels, pas de confusion : ils ne sont pas faibles mais avisés. S'ils ont "le doigt sur la couture du pantalon" et mille justifications à leur disposition pour déguiser leur soumission un peu désolante en sagesse politique, ce n'est pas qu'ils seraient indignes mais tout simplement conscients de leur mission et responsables. Ils ont choisi de "se fondre" dans la présidence, tout simplement.
J'admire les politiques. Ils absorbent, ils assimilent, ils obéissent, ils laissent la place. Avec le sourire. En plus, médiatiquement, ils sont heureux d'afficher leur servitude. Quel talent il faut pour se néantiser, pour persuader le citoyen que la démocratie a besoin de leur effacement, de leur aplatissement, d'une pensée unique au sein du parti comme dans l'espace public, quand au contraire des gens probablement superficiels rêvaient de courage, de richesse, d'inventivité et de contradiction pour faire naître une vérité possible !
J'admire les politiques. Cette catégorie prestigieuse, au service de la chose publique, si peu décidée à exister, si convaincue de son nécessaire assujettissement que l'audace calculée d'un Jean-François Copé, la modeste et banale assertion de Rama Yade selon qui "il ne faut pas ignorer l'émotion " lui apparaît comme la manifestation d'un courage inouï.
J'admire les politiques car ils ont su retomber en enfance. C'est beau l'enfance, seulement quand on est un enfant. Il faut, en revanche, beaucoup d'humilité, de la détermination, une remarquable abnégation pour, étant adultes, l'oublier et goûter la discipline de parti, la caporalisation intellectuelle et les conseils présidentiels comme autant de chances. Alors que pour le profane, s'il y avait une fonction qui appelait moins que toute autre l'amoindrissement de l'affirmation de soi, d'une sorte de virilité républicaine, c'était bien celle de la politique et de ses fidèles.
J'admire les politiques car ce qu'ils vivent de plus en plus me semble, par comparaison, faire de la magistrature qu'ils critiquaient imprudemment un havre sinon de paix au moins de liberté. Je ne crois pas que nous ayons perdu toute envie de nous battre, de résister. Nous ne sommes pas décidés, quoi que nous pensions, à disparaître de nous-mêmes. Nos maîtres, je l'espère, ne sont pas de pouvoir.
J'admire les politiques à un point tel que je suggère que nous fassions preuve de générosité à leur égard. Pour des métiers infiniment salissants, épuisants, on a créé des primes de pénibilité. Pour les politiques qui endurent l'enfer en feignant une apparence ravie, qui se tuent à s'oublier eux-mêmes, pourquoi ne pas proposer une prime de pénibilité psychologique, professionnelle ? Ils la mériteraient.
Bravo !
J'entendais, en 1996 je crois, Alain Juppé dire à une tribune : "le gaullisme c'est savoir dire non, lorsque tous les autres s'apprêtent lâchement à dire oui".
Votre billet donne tout son sens à l'abandon de la référence au général par l'UMP...
Rédigé par : Laurent | 19 octobre 2009 à 13:39
Dernièrement se profila l’affaire Polanski……. Comment donc à la veille de la signature du traité Sarkozy par la Pologne !
Qui avons-nous entendu alors ?
Kouchner ; F Mitterrand !
N’oublions pas encore ce qui suit :
« Voici un communiqué publié par Le Monde du 26 janvier 1977 :
"Les 27, 28 et 29 janvier, devant la cour d’assises des Yvelines vont comparaître pour attentat à la pudeur sans violence sur des mineurs de quinze ans, Bernard Dejager, Jean-Claude Gallien et Jean Burckardt, qui arrêtés à l’automne 1973 sont déjà restés plus de trois ans en détention provisoire. Seul Bernard Dejager a récemment bénéficié du principe de liberté des inculpés. Une si longue détention préventive pour instruire une simple affaire de " moeurs " où les enfants n’ont pas été victimes de la moindre violence, mais, au contraire, ont précisé aux juges d’instruction qu’ils étaient consentants (quoique la justice leur dénie actuellement tout droit au consentement), une si longue détention préventive nous paraît déjà scandaleuse. Aujourd’hui, ils risquent d’être condamnés à une grave peine de réclusion criminelle soit pour avoir eu des relations sexuelles avec ces mineurs, garçons et filles, soit pour avoir favorisé et photographié leurs jeux sexuels. Nous considérons qu’il y a une disproportion manifeste d’une part, entre la qualification de " crime " qui justifie une telle sévérité, et la nature des faits reprochés ; d’autre part, entre la caractère désuet de la loi et la réalité quotidienne d’une société qui tend à reconnaître chez les enfants et les adolescents l’existence d’une vie sexuelle (si une fille de treize ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire ?)La loi française se contredit lorsqu’elle reconnaît une capacité de discernement à un mineur de treize ou quatorze ans qu’elle peut juger et condamner, alors qu’elle lui refuse cette capacité quand il s’agit de sa Vie affective et sexuelle. Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit. Nous ne comprendrions pas que le 29 janvier Dejager, Gallien et Burckardt ne retrouvent pas la liberté. "
Ont signé ce communiqué : Louis Aragon, Francis Ponge, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Judith Belladona docteur Michel Bon, psychosociologue Bertrand Boulin, Jean-Louis Bory, François Chatelet, Patrice Chéreau, Jean-Pierre Colin, Copi, Michel Cressole, Gilles et Fanny Deleuze, Bernard Dort, Françoise d’Eaubonne, docteur Maurice Erne, psychiatre Jean-Pierre Faye, docteur Pierrette Garrou, psychiatre Philippe Gavi, docteur Pierre-Edmond Gay, psychanalyste docteur Claire Gellman, psychologue, docteur Robert Gellman, psychiatre André Glucksmann, Félix Guattari, Daniel Guérin, Pierre Guyotat, Pierre Hahn, Jean-Luc Henning, Christian Hennion, Jacques Henric, Guy Hocquenghem, docteur Bernard Kouchner, Françoise Laborie, Madeleine Laïk, Jack Lang, Georges Lapassade, Raymond Lepoutre, Michel Leyris, Jean-François Lyotard, Dionys Mascolo, Gabriel Matzneff, Catherine Millet, Vincent Montail, Docteur Bernard Muldworf, psychiatre Négrepont, Marc Pierret, Anne Querrien, Grisélédis Réal, François Régnault, Claude et Olivier Revault d’Allonnes, Christiane Rochefort, Gilles Sandier, Pierre Samuel, Jean-Paul Sartre, René Schérer, Philippe Sollers, Gérard Soulier, Victoria Therame, Marie Thonon, Catherine Valabrègue, docteur Gérard Vallès, psychiatre Hélène Védrines, Jean-Marie Vincent, Jean-Michel Wilheim, Danielle Sallenave, Alain Cuny.
Dans le « Libération » du 1er mars 1979
« Matzneff, en 1974, va jusqu’à s’indigner: “De temps à autres, un mari assassine sa femme. Cet incident fâcheux ne remet pas en cause, dans l'esprit des bourgeois, l'institution du mariage. Ce n’est pas parce qu’un malade mental étrangle de temps à autre un petit garçon que ces mêmes bourgeois sont autorisés à faire porter le chapeau à tous les pédérastes et à priver leurs enfants de la joie d’être initiés au plaisir, seule éducation sexuelle qui ne soit pas un mensonge et une foutaise” (Gabriel Matzneff, Les Moins de Seize Ans, 1974, cité par Ambroise-Rendu, Anne-Claude, « Le pédophile, le juge et le journaliste », L’Histoire, n°296 (mars 2004), p. 65).
Un peu plus tard, une lettre ouverte à la commission de révision du code pénal exigeait que soient ”abrogés ou profondément modifiés” les articles de loi concernant “le détournement de mineur“, dans le sens ”d’une reconnaissance du droit de l’enfant et de l’adolescent à entretenir des relations avec les personnes de son choix“. Derrière le droit de la famille, c’est l’accès à l’enfant qui est visé, il faut démonter la forteresse qui protège l’enfant. Sous cet angle, la question de l’adoption homosexuelle prend une tout autre tournure… Qui signe? Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Alain Robbe-Grillet, Françoise Dolto (oui, même Dolto…), Jacques Derrida. Interrogé aujourd’hui, Philippe Sollers, signataire de cette supplique, ne se souvient pas: “Il y avait tellement de pétitions. On signait presque automatiquement“. Tout est là!
C’est dans cette optique qu’un quotidien d’audience nationale, Libération, ne verra aucun inconvénient à publier le manifeste du “Front de libération des pédophiles“, définissant la pédophilie comme une culture cherchant à briser la “tyrannie bourgeoise qui fait de l’amoureux des enfants un monstre de légende” ou les interview de Jacques Dugué, que le journal ne manque pas de louer pour “sa franchise quant à la sodomie“, et qui, dans une perspective ouvertement pédérastique s’interroge: ”Pourquoi un homme n’aurait-il pas le droit d’aimer un enfant? Un enfant qui aime un adulte, sait très bien qu’il ne peut pas encore donner, aussi, il comprend et il accepte très bien de recevoir. C’est un acte d’amour. C’est une de ses façons d’aimer et de le prouver. Ce fut le comportement avec moi des quelques garçons que j’ai sodomisés. Et puis disons les choses comme elles se passent. Il aime ressentir dans son corps, le membre viril de celui qu’il aime, d’être uni à lui, par la chair. Cela donne de grandes satisfactions. Il a aussi la satisfaction d’être agréable à celui qui le sodomise qui jouit en lui. Cela lui procure aussi une grande joie, car aimer c’est aussi bien donner que recevoir.
Cela peut-être dur à admettre pour des profanes, mais c’est la réalité“. On pensait sincèrement, à l’époque, que le monde allait changer, les tabous s’effondrer, qu’il suffisait de le vouloir pour que cela soit “bon”, que les règles morales étaient une création de bourgeois frustrés pour contraindre les facultés de jouissance, comme ça, juste pour emm… le monde; on en est bien revenu. On en est bien revenu, mais il aura tout de même fallu attendre l’émission Bas les Masques de Mireille Dumas, en 1995, et l’affaire Dutroux, en 1996, pour entendre enfin les plaintes des “victimes” et oser briser le sceau du silence apposé unanimement par l’intelligentsia pédophile. »
Citation de Jack Lang, Journal Gai Pied, 31 Janvier 1991 :
"La sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du XXIe siècle d’en aborder les rivages."
Pour ceux qui veulent se retourner l’estomac, allez sur le site suivant :
http://site.voila.fr/jcrabiller/textes/innocents.htm
Puis vint la loi 2004-204 et l'ingérence d'un Garde des Sceaux.....
"Pauvre France du plus bas de sa condition, ton peuple te regarde !"
Rédigé par : Marie | 19 octobre 2009 à 11:03
Vous ne pouvez imaginer, monsieur Bilger, les immenses sacrifices et l’éternel « don » de leur personne à la Nation que cette fonction de « politique » impose.
Vous avez peut-être vu et entendu, il y a plusieurs années, maintenant, lors d’un débat télévisé dans une émission d’Arlette Chabot mais je crois que c’était plutôt une de Christine Ockrent, un ancien personnage de l’état (ministre) donner le nom de la maîtresse à Bruxelles du coq de l’Assemblée Nationale Française ! Je me suis dit alors, j’espère, si elle regarde l’émission, que madame C… comprend que son mari à un rôle important d’informateur… La sauvegarde de l’Etat français étant primordial. Il y a tant d’espions dans ce bas monde…. !
Voyez comme ils ont défendu la langue Française….
Voyez comme ils ont défendu nos valeurs, nos frontières, l’image de la France, jusqu’à la plaque d’immatriculation de nos véhicules qui gênait les pays européens, le sacrifice de nos anciens….
Les sacrifices des politiques français frôlent l’abnégation.
Pensez donc.
Alors que depuis la réélection de G. W. Bush, nous fûmes témoins de la chute de certaines sociétés américaines, que le mot « crise » se murmurait, s’annonçait, toujours désireux du bien-être des français, voilà nos politiques qui réfléchissent et qui se posent la question : « comment soulager notre peuple ? »
Eurêka, se dit l’un d’eux.
Les politiques des pays scandinaves paient leur loyer, leurs impôts, leurs frais…. Eh bien suivons leur exemple se dit là encore un cerveau et……….. votons-nous une retraite à vie… puis supprimons celle, surestimée, des femmes françaises….. ces généreux français seront solidaires étant donné « nos » difficultés à survivre !
Voyez encore le chef de l’Etat. Suivant l’exemple du Prince Charles, (son fils cadet fit une période en Afghanistan), il place son fils à l’EPAD, c’est la « défense » de la France, bonsoir !
Nos politiques mènent vraiment une vie de chien ! Il faut impérativement relever le nom de tous ces dévots à la cause de la France et de "Sa Morale" !
à suivre....
Rédigé par : Marie | 19 octobre 2009 à 10:58
Monsieur l'avocat général,
Je ne vous demande pas d'admirer les 66 000 gardés à vue de votre pays chaque année, mais tout de même ! Madame Joly et d'autres, non des moindres en ont fait grossir la liste des moches, des tricheurs, des sociaux, bref, des responsables, sans trier, sans respecter, taisez-vous ! Vous êtes mandataire social et je suis... magistrat. Jamais en France on n'aurait empêché de parler des citoyens avec une telle grossièreté, la dignité, on respectait la dignité ! Crierez-vous "Vive la dignité" Monsieur l'avocat général ?
Aspetta tu a rispossa....
Didier Routa Villanova.
ps: A Leggiu e' a dignità e' uguale pe' tutti.
Rédigé par : ROUTA VILLANOVA | 18 octobre 2009 à 23:35
Andouille, abruti, extrême droite, poujadiste…
Les arguments volent bas.
Vous n’avez vraiment rien á dire pour étayer votre thèse sur le népotisme ? Seule la rumeur vous satisfait. (Même la rumeur de chine... ….waouh… Ludovic en tremble encore)
J'écoutais Dray tout á l'heure. Il a fait une jolie démonstration de la rumeur médiatique. Il a pris ses distances avec la meute qui chasse le fils pour ne pas affronter le père.
Il a aussi pris la défense de l'élu (c'est également mon point de vue. Rien à voir avec l'idolâtrie).
L'élu, ici mis à mal par PB dans une saute d'humeur.
Très fort Dray ce soir. Aussi dans sa défense personnelle. Pourtant je ne partage pas beaucoup de ses idées.
Tiens, en voilà des arguments pour tous ceux qui ignorent, comme moi, le fonctionnement de l’Epad.
Ca calme…
http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/13/01002-20091013ARTFIG00535-qui-decide-quoi-a-l-epad-.php
Rédigé par : jpledun | 18 octobre 2009 à 01:47
@ Catherine JACOB
"Il ne peut pas y avoir d'agrégé au chômage."
Il est amusant que vous n'imaginiez pas que dans sa vie, une fois rentré dans la fonction publique, on puisse en sortir.
C'est sûr que pour un agrégé, passer de 384 heures par an à 35 par semaine, c'est dur...
Heureusement, beaucoup d'entre eux ne se contentent pas du minimum.
Rédigé par : Alex paulista | 17 octobre 2009 à 21:53
J'entends tout à fait vos arguments, Alex Paulista, et je pense que vous êtes plus averti que moi sur la question ; mais ne craignez-vous pas que la solution que vous préconisez ne complique encore des taches administratives déjà fort complexes : imposition, reversement par le biais d'une indemnité forfaitaire... ? En tout cas, votre commentaire engage à la réflexion.
Rédigé par : Laurent Dingli | 17 octobre 2009 à 21:15
On a le droit, Monsieur Dingli. On a le droit.
La preuve c'est ici même. Chacun exprime son opinion, sa sensibilité.
Poujadisme parce que je dis ce que je pense ?
J'avoue que je ne comprends pas votre développement.
Expliquez-moi, professeur. S'il vous plaît, bien sûr.
Rédigé par : jpledun@L Dingli | 17 octobre 2009 à 19:57
Chers lj et Laurent Dingli
Sur cette histoire d'imposition des indemnités, cela ne me choque pas. Je pense même que les imposer serait une pratique de bonne gestion: si ces indemnités se substituent à un salaire, il faut s'assurer que les cotisations sociales soient payées et tout à l'avenant. Les impôts aussi. Après, si on veut sur-compenser les revenus de ces personnes à cause des frais supplémentaires dus à leur état, on peut créer une indemnité forfaitaire qui n'a pas de raison d'être proportionnelle au revenu, mais plutôt au temps de travail.
Il ne faut pas sauter comme un cabri dès qu'on parle d'accidentés ou des handicapés, ce sont des gens comme nous. En revanche il faut cesser de tout financer par des exonérations ou des statuts spéciaux qui mettent en déficit artificiel des caisses qui n'ont rien à voir.
Je pense à la culture subventionnée par l'assurance chômage à travers les intermittents du spectacle. C'est n'importe quoi. Rattachons ce budget à la culture, ce sera plus honnête. Là c'est financé uniquement par les travailleurs du secteur privé (les employés du public, ces champions de la solidarité, ne payent pas l'assurance chômage). Ceux qui ont le moins le temps d'en profiter...
Rédigé par : Alex paulista | 17 octobre 2009 à 19:17
Excellent
En cette fin de semaine pleine de grisaille, voilà un rayon de soleil qui est le bienvenu.
Soudain un peu d'humour même grinçant, c'est jubilatoire
Merci monsieur Bilger.
Rédigé par : Surcouf | 17 octobre 2009 à 16:52
@JD Reffait
"Caligula se moquait des sénateurs en assurant qu'il pouvait leur faire élire son cheval Incitatus au poste de consul.
A Neuilly, un manche à balai aux couleurs de l'UMP serait élu au premier tour, la légitimité populaire (on ne rit pas) a bon dos pour vendre n'importe quoi."
Vous pensez que c'est aussi le cas du septième arrondissement?
C'est intéressant en tout cas, cette mise en parallèle, 'manche à balai' et 'cheval', ça fait penser à une catachrèse telle la suivante : "Chevaucher un balai", activité nocturne favorite de nos sorcières. Ceci étant, la divinisation du cheval fait sans doute référence à de très anciens rites probablement déjà incompris ou de sens perdu à l'époque considérée. Tous les animaux objets de divinisation tels le cheval, la truie ou encore la chienne, sont en effet des images de la fécondité. En chinois, 'Maman' s'écrit par ailleurs encore, élément 'femme' à gauche accolé à 'elément 'Cheval' sur sa droite, en treize traits et les hiérogamies s'accomplissent sous les traits de chevaux (ex. Poséidon et Démeter).
Il y a encore la représentation de la Démeter noire : "Parmi les xoana mentionnés par Pausanias, le plus étrange était celui de la Déméter Melaina de Phigalie. Il était primitivement en bois, mais il fut détruit dans un incendie. Après un certain intervalle, il fut refait en marbre par Onatas d'Egine, mais d'une manière exactement conforme à l'ancien type, d'après l'ordre d'un oracle. La déesse y était assise, vêtue d'une tunique talaire. Elle avait sur ses épaules, au lieu d'une tête humaine, une tête de cheval avec sa crinière, autour de laquelle se dressaient des serpents ; sur une main un dauphin, sur l'autre une colombe. Des doutes ont été élevés par divers érudits sur l'existence réelle de ce bizarre simulacre ; ces doutes sont devenus une négation formelle sous la plume de M. Petersen et de M. Overbeck. Pas plus que M. R. Foerster, je n'y saurais souscrire. Pausanias, il est vrai, ne parle de la statue de Phigalie que par ouï-dire ; elle avait été détruite depuis trois générations par un éboulement de la voûte de la grotte sous laquelle elle était placée. II y a aussi quelque chose d'étrange et d'inattendu à voir Onatas, même sur la prescription d'un oracle, consentir à reproduire un type aussi monstrueux, aussi en dehors des habitudes et de l'esprit de l'art de son temps. Mais il est incontestable aujourd'hui que l'art hellénique, lors de ses premiers balbutiements, a eu assez fréquemment recours à la combinaison de têtes d'animaux placées sur des corps humains dans la représentation des divinités, à l'imitation de ce qui se faisait en Egypte et en Asie. On trouve des combinaisons de ce genre dans les grossières intailles, du travail le plus archaïque, qui se rencontrent dans les îles de l'Archipel. L'auteur des Philosophumena parlant d'après Plutarque des peintures très anciennes du pastas des Lycomides à Phlya en Attique, y signale une figure de femme à tête de chien. Deux vases archaïques du Louvre offrent des personnages, l'un à tête de lion, l'autre à tête de lièvre. A côté de ces exemples, la tête de cheval de la Déméter Melaina n'a rien d'invraisemblable ; et en même temps, cette particularité du symbolisme des premiers temps grecs était trop oubliée à l'époque de Pausanias pour venir à l'esprit de ceux qui auraient cherché à inventer une image fabuleuse." - Article Ceres - Daremberg et Saglio (1877)-
Cela permet également de comprendre que Caligula, la "petite sandale" (ou pourquoi pas 'petit sabot'?), ait pu prétendre que "son cheval était une « combinaison de tous les dieux » et devait être adoré comme tel." via une sorte de délitement du sens sacré initial ou originel.
Rédigé par : Catherine JACOB | 17 octobre 2009 à 16:05
@Irène Delse
"Aïe, aïe, que d'anaphores dans ce texte ! "
Vous voulez parler de récidive transposée au domaine littéraire ?!
Comme l'esprit mémorise en premier le début et non la fin de phrase, c'est un procédé intéressant pour scander quelque chose en sorte qu'on ne retienne plus que cela.
Procédé approprié au refrain donc, style :
"Tagada, tagada, voilà les Dalton
Tagada, tagada, voilà les Dalton
C'étaient les Dalton
Tagada, tagada, y a plus personne
Mais la Justice veillait...
Comme tous les jours leurs têtes augmentaient d'vingt centimes
des centimes américains
Qu'ils étaient vaniteux et avides d'argent
Ils se livrèrent eux-mêmes pour toucher la prime
Car ils étaient encore plus bêtes que méchants
Tagada, tagada, voilà les Dalton
Tagada, tagada, voilà les Dalton
C'étaient les Dalton
Tagada, tagada, y a plus personne"
Rédigé par : Catherine JACOB | 17 octobre 2009 à 15:26
@NS
"et ne parlons pas de la quantité d'agrégés et de docteurs (en économie ou autre) au chômage,"
Il ne peut pas y avoir d'agrégé au chômage. L'agrégation est un grade dans la fonction publique auquel on accède par concours, interne ou externe, ce n'est pas un grade universitaire. Il peut donc y avoir des agrégés au repos, l'Education nationale, tout comme la police d'ailleurs étant nettement plus pourvoyeuse des maisons de repos que France Télécom (idem pour le taux de suicides), mais au chômage, non!
Rédigé par : Catherine JACOB | 17 octobre 2009 à 15:01
Proverbe : A force de tirer sur la ficelle, elle casse. Ou : tant va la cruche à l'eau qu'elle finit par se briser. Cela prendra plus ou moins de temps, mais cela adviendra...
Rédigé par : Christine L. | 17 octobre 2009 à 14:25
@ J.P. Ledun,
Je ne vous accuse pas d'être d'extrême droite, et je ne parlais pas de vous mais de la presse en Carinthie et du culte de Jörg Haider. Peu importe ce n'était pas le sujet. J'ai en revanche toujours remarqué que vous souteniez contre vents et marées Nicolas Sarkozy, comme s'il était infaillible. Quant à Jacques Brel, nous sommes d'accord.
Rédigé par : Ludovic | 17 octobre 2009 à 12:52
@N.S.
Ce n'est qu'un détail mais j'ai relevé une erreur dans votre commentaire:
"ne parlons pas de la quantité d'agrégés et de docteurs (en économie ou autre) au chômage, leur a-t-on laissé leur chance pour les juger sur actes ? Non ils n'ont eu aucune chance de montrer leur valeur ni leurs compétences à part à la fac où ils ont brillé, mais rien au bout !"
C'est vrai pour un certain nombre de docteurs, mais totalement faux pour les agrégés. L'agrégation n'est pas un diplôme mais un concours de l'enseignement secondaire ou dans certaines disciplines (droit, sciences politiques, économie, sciences de la gestion) de l'enseignement supérieur. Les agrégés sont donc des fonctionnaires et ne risquent pas le chômage.
Rédigé par : Ludovic | 17 octobre 2009 à 12:38
L'admiration des peuples doit-elle se porter vers le mensonge et le vide des politiciens et des amuseurs publics (mass media) ou vers la vérité et l'invention des scientifiques (internet, google) ? Sans hésiter, à l'instar du designer Philippe Stark, je choisirai les scientifiques.
Rédigé par : Roddenberry | 17 octobre 2009 à 12:35
Aïssa,
Vous aviez peut-être raison à propos des digressions, et moi tort (aïe aïe aïe, ça ne va pas faire plaisir à Philippe Bilger tout ça). En tout cas, ça me fait penser à cette réplique de Holden Caufield dans l'Attrape-coeurs de Salinger :
"Ce que je crois, c'est que lorsque quelqu'un a au moins le mérite d'être intéressant et s'emballe sur quelque chose, vous devez le laisser tranquille".
Ne vous fâchez pas, Philippe, ce n'est pas un encouragement, mais juste un petit clin d'oeil à Aïssa.
Alex paulista,
Ne prenez pas vos désirs pour des réalités. On peut critiquer l'action du président de la République sur tel ou tel point sans faire acte de contrition. Avec votre légendaire modestie, vous vous rangez dans le camp de ceux qui avaient tout compris depuis longtemps ; et nous, pauvres aveugles, sots que nous sommes, voilà enfin que nous ouvrons les yeux, comme si nous étions soudain touchés par la grâce. Amen. Cher et humble prophète, vous continuez de me faire rire. Merci.
JP Ledun,
Il n'y a pas d'un côté des intellectuels séparés du réel, et de l'autre, vous qui êtes enraciné dans le bon Peuple. Pas de poujadisme svp. On a le droit de ne pas penser comme vous.
Rédigé par : Laurent Dingli | 17 octobre 2009 à 12:27
Il y a encore un argument que je n'avale pas :
"Mon fils est au chômage pourtant il a des diplômes et ne trouve pas de job ! Et l'autre fils á papa se pointe et chope la voie royale"
Jpledun.
Une And...... pareille, cela ne s'invente pas. Le blog de PB a aussi ses côtés "Ile du Dr Moreau".
PB, savez que les manipulations génétiques sauvages sont interdites. Rassurez-nous, il sort pas de votre cave, celui-là ?
AO
Rédigé par : oursivi | 17 octobre 2009 à 12:24
@ lj,
Vous avez tout à fait raison, ma formulation était fautive ; je veux dire qu'il est inacceptable de vouloir les imposer. Pour illustrer la chose, j'ai un ami qui a été mutilé d'un doigt en travaillant sur une chaîne de montage quand il était OS ; l'idée que l'on puisse imposer les indemnités de personnes qui vivent aujourd'hui la même chose me choque profondément. Pour autant, je n'ai pas suivi le débat sur la question ; j'ai seulement entendu que le président était favorable à cette imposition. En tout cas, merci pour votre nécessaire précision.
Rédigé par : Laurent Dingli | 17 octobre 2009 à 11:39
@ Véronique
Je ne partage pas, pour une fois, votre jugement.
E. Mougeotte dit un certain nombre de vérités dans son édito. Ce n'est que mon opinion et je ne ne demande à personne de la partager.
Rédigé par : mike | 17 octobre 2009 à 09:21
@ Alex paulista
Je partage votre avis sur la forme, une forme moyenâgeuse, "Ceux qui sont au-dessus de nous sont nos ennemis" était un adage du Moyen Age. Tous les partis sont en train de se saborder sur fond de querelles de successions. Mais Bayrou aux commandes du pays... NON ; c'est l'opportuniste par excellence, qui a dû s'inspirer de la chanson de Jacques Dutronc "L'opportuniste", chanson que l'on pourrait rebaptiser "La Bayroulienne".
Rédigé par : Bernard-27400 | 17 octobre 2009 à 07:31
Tiens ce soir c'est ma tournée. J’arrose le Blog de PB au billet duquel j'avais prédit un grand succès.
Entendu je ne sais où :
Sur le dos des médias la personne disait :
"S'il s'agissait de Jean Dupont vous l'inviteriez tous sur vos plateaux comme phénomène."
Il a bien raison cet homme.
Je n'aime pas la jalousie.
Rédigé par : jpledun | 17 octobre 2009 à 02:24
Il y a encore un argument que je n'avale pas :
"Mon fils est au chômage pourtant il a des diplômes et ne trouve pas de job ! Et l'autre fils á papa se pointe et chope la voie royale"
Et alors ! S'il n'y allait pas le J.S. sur la voie royale, ton fils va obtenir le job qu'il n'arrive pas á décrocher ?
C'est J.S qui bloque la carrière de ton fils ?
Moi, j’ai tout compris (pour une fois). Si je veux le job je dois d'abord me faire élire conseiller général dans le coin de la défense. A minima.
Rédigé par : jpledun | 17 octobre 2009 à 02:13
Petite annonce :
EPAD cherche au plus vite vieux (con), bardé de diplômes, médaillé, avec une looooongue expérience dans l'administration, pour faire barrage au dauphin qui n'aime pas les requins.
Ah vieille France... tu ne me manques pas.
Rédigé par : jpledun | 17 octobre 2009 à 02:00