Parce que le comédien-metteur en scène Jacques Weber a été invité aux "Grandes Gueules" sur Radio Monte Carlo (RMC), il n'aurait pas dû se croire tout permis.
Parce que Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, n'hésite pas dans le débat public à dire ce qu'il pense et qu'il est devenu "la tête de turc" de beaucoup, on aurait le droit de le traiter d'une manière indigne ?
De quelle légitimité les artistes tirent-ils donc les privautés qu'ils s'octroient pour détruire, fustiger et traîner dans la boue de leur langage des personnalités qui valent au moins autant qu'eux ?
Jacques Weber, sans doute très fier de lui devant d'excellents animateurs que j'apprécie et qui n'en demandaient certainement pas tant, s'est permis de qualifier Frédéric Lefebvre de "le plus vulgaire... de crétin de service... du plus con... du plus effroyable qui soit pour parler à la population..." Il ne s'est pas arrêté là. Comme "la population est bête et imbécile, il faut un bête et un imbécile pour leur parler". Il a terminé en laideur : "Jamais vu un type pareil. A certains moments, le porte-parole de l'UMP lui donne envie de lui casser la gueule !(nouvelobs.com, Le Post et Le Figaro.fr).
Incidemment, on perçoit l'estime que Jacques Weber porte à ses concitoyens dont il est bien heureux que certains viennent voir ses spectacles. Quelle triste caricature de l'humanisme surexcité qu'il déverse quand il vient faire oeuvre promotionnelle, que cette bile méprisante qui renvoie le "peuple" au néant d'où il n'aurait jamais dû sortir, pour laisser toute la place aux élites !
Ainsi, l'opposition intellectuelle et politique trouverait sa plus magnifique illustration dans ces mots de violence brute et humiliante ! Quel paradoxe d'entendre cet homme cultivé "se payer" Frédéric Lefebvre sur ce mode infiniment grossier que ce dernier - auquel on peut reprocher ses propositions, ses apologies ou ses provocations - n'a jamais exploité ni dans ses mots ni dans ses tournures ! L'UMP a de beaux jours devant elle si rien d'autre que cette outrageante déclaration ne lui est adressée !
C'est une honte qu'on en soit arrivé là. Certes, je ne surestime pas l'influence de Jacques Weber mais il n'empêche qu'il bénéficie, pour certains, d'une aura, d'une influence qui devraient lui imposer un devoir de dignité et de tenue, qui n'exclut en rien la virulence du fond. Toutes les polémiques que l'actualité de ces derniers mois a suscitées (de Clearstream à l'EPAD avec Jean Sarkozy - il a réglé le problème sur France 2 - en passant par la lecture forcée de la dernière lettre de Guy Môquet et la critique des médias) méritaient-elles d'être ainsi ridiculisées, dévoyées par un ton si peu républicain, des insultes de type totalitaire qui s'acharnent à tourner en dérision haineuse l'homme faute d'avoir le talent de pourfendre ses idées ?
La conséquence de cette misérable prestation - et j'en suis satisfait pour la démocratie - est que dans l'instant on préfèrerait avoir tort avec Frédéric Lefebvre que raison avec Jacques Weber. On aspire à défendre le premier quand le second est tombé dans l'indécence.
Jacques Weber, en insultant de la sorte, avec ce degré zéro de la foucade, même pour les Grandes Gueules !, nous a offensés comme si nous étions tous Frédéric Lefebvre. La démocratie, c'est peut-être, pour l'humain, ce partage des honneurs et des offenses. Quoi qu'on en ait, au-delà de nos sympathies ou antipathies personnelles. On est sali par contagion.
Jacques Weber nous fait honte.
@ Alain ARES
Si vous voulez invectiver (sport national français) ne le faites pas anonymement...
Votre message y gagnera en conviction.
LEDUN JP
Rédigé par : jpledun | 12 novembre 2009 à 23:15
C'est plutôt vous qui nous faites honte !
Rédigé par : Alain ARES | 12 novembre 2009 à 20:38
Rédigé par Monsieur Patrick Marguillier le 31 octobre 2009 à 03:41
"Les riches il est vrai et les nantis, ceux qui sont du bon côté du manche, n'ont pas grand-chose à faire d'autre... blablater...
Heureusement qu'on leur a inventé le blog !"
Je blablate, tu blablates, il blablate,
nous blablatons, vous blablatez, ils blablatent...
Une excellente journee ensoleillee a tous... et de la bonne humeur a tous quel que soit le cote du manche ou vous vous situez !
Rédigé par : Valerie | 02 novembre 2009 à 10:57
Weber ne faisait que traduire tout haut les pensées de l'UMP qui prend le peuple français pour un ramassis d'imbéciles...
Cette pensée UMP n'est plus à démontrer, évidemment les plus aisés ne doivent guère se sentir concernés, Monsieur Bilger encore moins...
Quand on est assis du bon côté du manche comme la plupart ici, on peut badiner, polémiquer, on a le derrière sur une chaise à longueur de temps et les mains soyeuses, juste assez en tout cas pour tricoter un ou des propos qui n'ont jamais été tenus ou au besoin les déformer et en faire toute une mayonnaise... Dans le fond, Monsieur Bilger, vous êtes un people...
Juste un people, vous vous mêlez de tout, on aimerait entendre un peu plus souvent vos critiques en ce qui concerne cette justice de plus en plus mal faite plutôt que de défendre le roi, ce n'est certes plus à démontrer, du web 2.0.., la médiocrité incarnée de la Sarkozie vaniteuse, égocentrique, malade, limite psychotique...
Rédigé par : Patrick Marguillier | 02 novembre 2009 à 10:01
Jacques Weber nous fait honte ? Que dire de Lefevbre ! Difficile de ne pas rire de votre article... Pour une fois qu'un UMP dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas... (même à l'étranger)
C'est presque un exploit en soi en Sarkozie !
D'ailleurs je ne vois plus quels autres termes pourraient être employés face à un tel degré de bornitude ambiante...
Il semble que ce sont les seuls qui sont capables d'être compris, la preuve, ils vous font réagir Monsieur Bilger, c'est curieux d'ailleurs de voir un avocat général de la cour etc etc, intervenir sur de si médiocres propos entre deux protagonistes aussi ce que vous voudrez l'un que l'autre...
Les riches il est vrai et les nantis, ceux qui sont du bon côté du manche, n'ont pas grand-chose à faire d'autre... blablater...
Heureusement qu'on leur a inventé le blog !
Bien sûr, je vous cite, Monsieur Bilger, ne vous en déplaise, hormis la grossièreté des propos, vous ne semblez guère atteint par la grossièreté d'un Lefevbre, d'un UMP, d'un Sarkozy... politiquement parlant s'entend...
J'entends déjà les réactions guignolesques de votre fan club : gauchiste, voyou, racaille ! - Tiens il a dit racaille ? Bon début Marguillier, vous reprendrez bien une petite carte à l'UMP ?
Bonne journée à vous.
Rédigé par : Patrick Marguillier | 31 octobre 2009 à 03:41
Monsieur Weber pourrait opposer les mêmes excuses que ces messieurs les ministres qui dérapent souvent à savoir que ces ou ses propos ont été prononcés dans l'intimité d'un studio !!
Bien sûr, et je vous le concède, la bonne éducation impose que tout un chacun se contrôle et maîtrise son langage, reconnaissez que parfois il est amusant d'entendre certaines exclamations surtout lorsqu'elles dénoncent une certaine réalité et en particulier ce que bien des gens pensent tout bas !
Rédigé par : Marie | 29 octobre 2009 à 18:10
A notre avis, par souci d'étiquette, vous touchez l'indécence, comme le suggère l'écrivain Alexandre Anizy dans sa note
http://www.alexandreanizy.com/article-mefiance-philippe-bilger-defend-frederic-lefebvre-38392892.html
Rédigé par : Emile Tezak | 29 octobre 2009 à 11:55
Je tenais à préciser à propos de mes derniers commentaires que je n'ai pas entendu directement les propos de Weber comme je n'avais pas entendu ceux de Guaino ; j'adopte donc la même circonspection. Mais sur le fond du sujet je rejoins sans réserve le billet de Philippe Bilger. Certains opposent les propos déplorables tenus par le président de la Républiques à ceux de Weber, comme si la faute de l'un devait excuser celle de l'autre. Bien entendu, de par sa fonction, Nicolas Sarkozy a bien plus de responsabilité qu'un artiste ; mais on peut condamner ces deux réactions, tout en conservant à l'esprit leur différence respective. L'insulte, maniée publiquement, constitue indéniablement un appauvrissement du débat public. La qualité d'artiste de Weber, que certains ici brandissent comme excuse, ne justifie pas à mes yeux de telles grossièretés. Elles déclassent celui qui les emploie, qu'il s'appelle Nicolas Sarkozy, Bernard-Henri Lévy, Samuel Benchetrit ou Jacques Weber.
Rédigé par : Laurent Dingli | 28 octobre 2009 à 19:38
Bonjour,
Je lis avec plaisir vos interventions sur ce blog, avec respect aussi pour l'intérêt et la puissance de vos idées.
Je me permets pour la première fois de commenter vos propos, car, et c'est bien rare, je pense pouvoir ajouter quelques idées.
Il me semble d'une part que les propos sur le peuple français sont à prendre au second degré considérant le contexte de cette phrase.
D'autre part, la réaction de M. Weber à l'encontre de M. Lefebvre me semble assez symptomatique de la difficulté pour un contradicteur de pouvoir l'emporter sur ce monsieur. En effet, pour pouvoir lutter de façon 'républicaine' et non 'totalitaire' comme vous l'indiquez un peu abusivement peut-être, il faudrait que M. Lefebvre lui-même s'impose de demeurer dans les limites de la décence dans ses interventions. Je ne parle pas ici de vulgarité, mais plutôt d'une tendance inouïe à la distorsion des fait, l'affirmation péremptoire, voire le mensonge. Le discours politique est en soi un artifice, mais jamais jusqu'ici je pense, un homme politique n'a pu avec un tel aplomb soutenir des avis aussi indéfendables, évoquer de façon aussi fallacieuse des statistiques, etc.
Je pense donc que cette saillie de M. Weber est un indice du marasme actuel de l'opposition devant ce que l'on peut appeler je suppose le discours 'décomplexé'...
Rédigé par : Nicolas | 28 octobre 2009 à 18:02
Bonjour,
"votre aveuglement dans la défense de la droite" comme le dit plus haut un commentateur, m'effraie.
Qui plus qu'un autre aurait le droit d'exprimer ses opinions? Je n'ai pas vu l'émission, ni entendu ces propos, mais la liberté existe encore, il appartient ensuite aux spectateurs de juger (des émissions sont là pour ça, paraît-il, et il existe des audimats, des indices de satisfaction, etc.)... Va-t-on clouer au pilori tous ceux qui s'élèvent contre les excès/bavures/magouilles de la droite (et pourquoi pas ceux qui se fichent de la gauche aussi, d'ailleurs ?).
Moi aussi, j'ai honte et le dire m'effraie...
Rédigé par : paul | 27 octobre 2009 à 09:17
Tout simplement, merci M. P.Bilger pour vos mots, vos réflexions, vos analyses et les synthèses que vous en tirez (ce qu'hélas je ne saurais faire, trouver ou formuler). Vous effacez ainsi l'outrance et le dégoût qu'inspire la vulgarité de M. Weber.
Rédigé par : serein | 27 octobre 2009 à 08:53
Essayons de garder la tête froide et d'analyser la situation.
D'un côté, nous avons un Frédéric Lefebvre qui ne plaît pas parce qu'il dit souvent tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.
Et pourquoi le fait-il (probablement sur ordre comme beaucoup d'entre vous l'ont souligné) ? Parce que le Président en a assez d'être constamment attaqué par des polémiques de bas étage au lieu de l'être sur le fond de son action. Alors même qu'il essaye de redresser la barre (même s'il le fait parfois de façon malheureusement maladroite) d'une société qui va droit dans le mur par la faute du laxisme de ses prédécesseurs.
D'un autre côté, nous avons un Jacques Weber qui est blessé par ces vérités dites crûment. Etant habité par des idées généreuses dites de gauche, il s'en offusque évidemment et croit que sa notoriété l'autorise à des réactions de la dernière grossièreté.
Franchement et à tout prendre, je préfère le premier personnage malgré ses excès, et j'aimerais conseiller au second de réfléchir un peu avant de s'exprimer (mais je sais malheureusement qu'il n'en tiendra aucun compte).
Conclusion derrière tout ce bruit : heureusement que le Président, avec toutes ses qualités et ses nombreux défauts, a de la constance.
Rédigé par : Magic | 27 octobre 2009 à 00:33
Et si Jacques Weber disait tout haut ce que tout le monde pense tout bas ? Lefebvre est effectivement un homme indigne dans son comportement amoral.
Rédigé par : gauchedecombat | 26 octobre 2009 à 23:51
Un procureur se doit de raisonner à charge et à décharge.
En guise de communication, M. Lefebvre ne cesse d'insulter les détracteurs du gouvernement.
A titre d'exemple, comparer le collectif guadeloupéen LKP à une sorte de tontons macoutes, dénote bien la médiocrité et la dangerosité des ses propos. Il se permet, par ce stratagème, la similitude entre le leader du LKP avec l'ancien dictateur haïtien Duvalier.
D'ailleurs traiter un guadeloupéen de haïtien revient à l'insulter outrageusement.
Déposer un amendement pour faire travailler des salariés en congés maladie me choque bien plus que la bêtise de M. Weber.
Les propos de M. Lefebvre sont inacceptables, surtout venant d'un membre du gouvernement.
Autant les propos de M. Weber sont imbéciles et non argumentés, autant les propos de M. Lefebvre me répugnent.
Rédigé par : frédéric | 26 octobre 2009 à 21:48
intellectuelle pour le quidam, il y a un loup, c'est forcé..."
Ca, je l'ai pense secretement aussi...
Rédigé par: Valerie | 26 octobre 2009 à 15:26
En fait, dans une vie antérieure (et autrement rieuse aussi), PB était la doublure de Sim dans son rôle de Libellule, depuis il a pas mal forci, alors cela paraît difficilement imaginable, mais Lefebvre a gardé tout un dossier là-dessus.
Une libellule, c'est quand même plus fréquentable qu'un loup ou qu'un Lefebvre, non ?
Non ?
Bon.
AO
LD, il paraît qu'ils cherchent deux vieux plein d'esprit pour un remake des Muppets, je nous inscris ?
Rédigé par : oursivi | 26 octobre 2009 à 18:22
Monsieur Jean-Dominique Reffait ecrit le 25 octobre 2009 à 20:56
"...Que dire, sinon que mon aversion pour Frédéric Lefebvre est merveilleusement totale, la tête de quelqu'un à qui je ne confierais pas mes économies, le cheveux huileux, la moue nauséeuse, et ce qui en sort est à l'avenant. Oui, c'est vrai, il a le profil idéal de la tête à claques et c'est un véritable bonheur de ne lui rien trouver de séduisant..."
Ca, j'aurais ete capable de l'ecrire mais je n'aurais pas ose... je dois me rendre en France prochainement et j'aurais trop peur de le croiser... il fait peur !!!
"Philippe, vous avez des raisons secrètes de défendre Lefebvre depuis quelques billets, vous ne nous dites pas tout, la raison excluant que vous puissiez nourrir une quelconque estime intellectuelle pour le quidam, il y a un loup, c'est forcé..."
Ca, je l'ai pense secretement aussi...
Rédigé par : Valerie | 26 octobre 2009 à 15:26
Je suis votre homme ! Dans la description du pépère qui ronronne derrière son écran, vous l'aurez compris, il y a une sorte d'autoportrait plein de dérision, comme c'est souvent le cas dans mes traits les plus acerbes. Alors, à la prochaine, cher râleur.
Rédigé par : Laurent Dingli | 26 octobre 2009 à 15:25
"Vous ne me mésestimez sans doute pas, cher Oursivi, vous me sous-estimez."
Rédigé par: Laurent Dingli | 26 octobre 2009 à 14:20
Sacré LD !
Au plaisir de vous lire, fût-ce pour râler.
AO
Rédigé par : oursivi | 26 octobre 2009 à 14:34
Vous n'êtes pas "mésestimable" non plus, Oursivi, mais vous faites erreur, vous aussi. Il suffit de suivre mes interventions sur ce blog pour se convaincre que je ne louvoie pas. C'est plutôt vous qui avez l'habitude d'enrober vos idées en faisant des jeux de mots pittoresques, des allusions comiques, et autres farces langagières à la Devos. Vous me faites penser à un gentil pépère qui ronronne doctement derrière son clavier, joue, badine, distribue des anathèmes et des bons points, des références littéraires et quelques pieuses maximes ; on vous imagine glosant, bâillant, vous grattant le nombril, bref, rien qui ne porte vraiment à conséquence... Ledit Alexandre X, grand moraliste de Sao Paulo, a soudain revendiqué hautement la place éminente de cliché de service, alors que je ne lui avais rien demandé ; je la lui ai donc charitablement accordée ; pas besoin pour cela de parler de sa gueule de... que je n'ai jamais vue, contrairement à celle que j'évoquais, et que d'ailleurs je n'ai aucune envie de voir. Vous ne me mésestimez sans doute pas, cher Oursivi, vous me sous-estimez.
Rédigé par : Laurent Dingli | 26 octobre 2009 à 14:20
Rédigé par: Laurent Dingli | 25 octobre 2009 à 13:37
C'est là belle illustration de cette façon d'insulter sans assumer le faire.
Quand on pense qu'un type est con, on n'est pas forcé de lui dire, sinon la vie serait succession de vaines querelles et sales bagarres, mais si on veut dire quelque chose de précis, on ne marmonne pas dans son coin.
Parler par prétérition a aussi ses limites.
Le lendemain du référendum de 2005, ayant ouï que ce pauvre Alain Juppé n'était plus dans la course au point que nul média ne s'avisât de sa réaction, j'allais faire un tour sur son blog et y laissai un commentaire ironique mais avec un fond de sympathie attristée - ce qui dût le vexer le plus. Je reçus de suite l'accusé de réception usuel - merci d'avoir participé au débat et les blablas creux pour notables de provinces. Et puis, une heure plus loin, un mail au courroux rentré, tout prétéritif le paquet de mots - pour néologiser - tout hautain rikiki vexé, touchant finalement, que j'ai gardé précieusement. Pensez, un meilleur d'entre nous s'adressant à un pauvre manant sans titre, quel honneur que cette grimace lâchée du coin des lèvres.
Merveilleux ce qu'on peut faire avec quelques mots.
Sur le pouvoir des mots, une autre anecdote, le soir où Canal- fêtait ses 20ans, soit à l'automne 2004, un copain jouait dans un club de la rue des Lombards - je veux dire qu'il jouait d'un instrument, et comme le font la plupart des jazzmen ou jazzrockers du cru, en virtuose. Minuit passé, entrent plusieurs types avec des têtes de ténébreux pas inconnus aux présents qui finissent par les reconnaître, ce sont les musiciens du groupe "Cure". Le copain a vite fait après avoir joué d'autant mieux que se sachant observé par Robert Smith, de nouer langue avec celui-là. Il a beau être une star du rock, Smith n'a aucune peine et trouve le plus grand naturel à dire la modestie de leur art musical face à ces virtuoses inconnus, ou presque. Mais ajoute-t-il, lui qui chante avec cette voix qui ne cherche justement pas à plaire, "Words, you know, words...".
Mais revenons à notre doux troupeau.
J'aime bien AP, Dingli n'est pas mésestimable non plus, rigolotes toutes ces querelles, on se croirait chez Fassbinder, quoique PB soit pas crédible pour le rôle de Jean Genet, ils ont merdé dans le casting. Et même JPL, tiens, il finit par m'être sympathique, vais juste lui écrire un "Oursivi pour les Nuls" pour qu'il sache un peu de quoi je parle.
AO
Rédigé par : oursivi | 26 octobre 2009 à 13:00
Comprenez ce que vous voulez, Alexandre X.
Rédigé par : Laurent Dingli | 26 octobre 2009 à 10:00
Laurent Dingli
Je vous cite:
"il avait deux yeux, une bouche, des oreilles et une gueule de..., mais je peux aussi vous prendre comme exemple, si vous voulez."
Votre manière de faire des sous-entendus grossiers puis, quand on les relève, de faire semblant de ne pas y toucher est bien Lefebvrienne.
Vous êtes un troll, mais en l'occurrence vos manières nous remettent dans le sujet.
Je vous laisse à vos "enthymèmes foireuses", comme dit l'article sur votre porte-parole préféré.
Rédigé par : Alex paulista | 26 octobre 2009 à 03:53
@Catherine Jacob
« Rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau » - Anaxagore de Clazomènes
Notre ami Anaxagore avait dû lire l'Ecclésiaste ch.1 v.8à11 qui développe un peu plus cette idée :
"Toutes choses sont en travail au delà de ce qu’on peut dire ; l’œil ne se rassasie pas de voir, et l’oreille ne se lasse pas d’entendre.
Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil.
S’il est une chose dont on dise : Vois ceci, c’est nouveau ! cette chose existait déjà dans les siècles qui nous ont précédés.
On ne se souvient pas de ce qui est ancien ; et ce qui arrivera dans la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard."
Il est vrai que l'on aime voir et entendre !
Surtout ce qui nous plaît et nous conforte dans nos idées... en espérant qu'elles soient justes !
@Marie
NS aurait peut-être dû se taire le jour où il a dit ça.
Ben oui, la fonction présidentielle n'est pas un vaccin anti-ânerie.
L'histoire nous en a laissé de nombreux exemples présidentiels (même de royaux et d'impériaux) et nous en donnera certainement beaucoup d'autres.
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine | 25 octobre 2009 à 22:45
C'est la vrai Anarchy Online ici !
Oursivi, je ne comprends rien á votre message.
Laissez tomber.
AO en pantoufles !
Rédigé par : jpledun | 25 octobre 2009 à 21:28
Monsieur Alexandre X, de Sao Paulo
Je vous prie de ne pas déformer mes propos ni d'inventer des insultes qui vous donnent une surface et vous permettent de vous poser en victime. La gueule de... s'adressait à cette personne que j'ai rencontrée et dont j'ai trouvé le mépris obscène. Je ne l'ai pas nommée par délicatesse ; vous qui éructez de manière anonyme devriez comprendre cela. J'ai voulu évoquer cette hypocrisie qui m'insupporte chez certains bien-pensants au discours ronflant et au grand cœur ostentatoire, je veux parler de tous ces exhibitionnistes de la morale qui nous assènent constamment leurs bons sentiments. Vous vous êtes senti tout de suite visé et vous avez réagi sans tarder ; c'est votre problème. Si j'avais voulu vous insulter, je l'aurais fait directement, quitte à être censuré par PB, mais d'une part, si mon ton est souvent acerbe, et même dur, l'insulte n'en fait pas partie, et d‘autre part, je ne m‘escrime qu‘avec les gens que je juge suffisamment intéressants pour cela ; vous n‘en faites pas partie.
Rédigé par : Laurent Dingli | 25 octobre 2009 à 21:26