Que se passe-t-il avec Etienne Mougeotte ? Le Figaro n'était-il pas devenu encore assez un "Journal Officiel" pour qu'un éditorial intitulé "La fin de la récré" ait été nécessaire ?
Le premier sentiment est de tristesse. Quand une personnalité intelligente et délicieuse comme celle d'Etienne Mougeotte, dont le passé et les réussites plaident en sa faveur, quoi qu'on pense de leur substance, se croit obligé d'entonner un péan ridicule à la gloire du Pouvoir, c'est un fragment de démocratie qui s'en va.
Tout quotidien qui, même dans le soutien, abandonne la liberté de jugement pour tomber dans la flagornerie, au demeurant contre-productive, fait honte à ses lecteurs et porte atteinte à ce qu'il y a de plus précieux en République, au coeur des médias : leur imprévisibilité. Une "ligne", c'est une plaie. Ce qui a commencé à "tuer" Libération à une certaine époque, ce qui a empêché de lire L'Huma par exemple, c'est leur fastidieuse prévisibilité. Rien n'aurait pu les détourner de la vision qui les habitait et qu'ils s'imaginaient avoir extraite du réel. Ce qui dégrade les magazines culturels comme Télérama, c'est qu'il est facile d'anticiper leur point de vue et même d'écrire leurs articles. Le Monde est un quotidien parfois contestable mais irremplaçable : pourtant, dans ses pages culturelles un vent de très léger snobisme souffle en permanence en même temps que cette idée fausse domine : pour qu'une oeuvre soit bonne, il convient qu'elle soit difficile. L'ennui distingué n'est pas loin de devenir un critère implicite de l'art magistral.
Etienne, Etienne... Comme il nous a déçus avec ce texte où il ne se contentait pas de complaire - malheureusement c'est une tendance du journalisme français- mais prétendait dicter sa loi à ceux qui, au coeur de l'appareil politique, manifestaient quelque réserve, même la plus modeste réticence. Plus du tout journaliste, bien plus que militant, Etienne Mougeotte a mis son alacrité, sa finesse d'analyse, sa dignité de citoyen au service d'une propagande que le Pouvoir ne lui demandait pas à ce point. Par quel mystère quelqu'un peut-il aussi vite abandonner ce qu'il est véritablement ?
Il a commis une grave erreur. La tristesse, devant le déferlement citoyen qui l'a mis en cause, devant la révolte des lecteurs, s'est transformée en heureuse surprise, en allégresse républicaine (Marianne 2). Qui aurait pu prévoir, devant un éditorial aussi navrant qu'il soit, un tel flot de réactions ? D'abord, celles-ci font justice d'un argument ressassé de la part de ceux qui sont toujours prêts à avaliser la réalité, tout simplement parce qu'elle est. Cela me semble l'attitude la pire. Elle s'accompagne - Etienne Mougeotte nous le démontre - d'une volonté de prétendre distinguer à notre place ce qui serait important de ce qui relèverait de l'accessoire, voire du futile. Cette condescendance m'est toujours apparue comme insupportable qui vise à nous donner mauvaise conscience au prétexte que nous attacherions de l'intérêt à des thèmes aussi insignifiants que la morale publique, la pratique de l'Etat et le sentiment d'équité ! Il est désolant de constater que les intelligences les plus vives continuent à tourner en dérision une hiérarchie des valeurs qui vaut largement la leur. En démocratie, rien n'est indifférent, surtout pas les préoccupations que je viens d'évoquer. On peut, en même temps, louer ou dénigrer le fond d'une politique nationale et internationale et, s'il le faut, s'indigner de dérives de l'esprit républicain. On a raison de refuser le choix que d'aucuns voudraient nous obliiger à effectuer.
Le plus extraordinaire dans ces protestations multiples, c'est qu'elles émanent de lecteurs sarkozystes encore fidèles ou déjà déçus. Elles manifestent que l'adhésion ne constitue jamais un bloc pour le citoyen et c'est heureux. Le fait que, dans un même camp, des personnes soient capables de résistance à propos d'exigences fondamentales, représente le plus beau cadeau fait à la démocratie. Bien plus que l'inconditionnalité qui n'est que le reniement de soi au service d'une machine purement politique. Il y a de l'espoir parce que dans beaucoup de têtes, mêmes convaincues en 2007, il y a de l'inacceptable. L'éditorial d'Etienne Mougeotte me fait indirectement crier victoire.
Etienne, Etienne... Je suis sûr qu'Etienne Mougeotte va se ressaisir, et Le Figaro, emblématique quotidien avec lui. On n'a jamais intérêt à s'abriter sous l'aile du Pouvoir : il étouffe plus qu'il ne stimule la créativité des médias.
Je vais oser un paralèlle qu'Etienne Mougeotte va trouver choquant. Pourtant son éditorial et les syndicats de magistrats, dénonçant l'attitude du parquet de Poitiers après les très graves incidents de la semaine dernière sont faits de la même eau trouble, quoique aux antipodes apparemment (nouvelobs.com). C'est l'idéologie qui a pris le pas sur le réel et une forme de fanatisme sur la liberté de l'esprit. Le parquet de Poitiers ne s'est pas laissé "instrumentaliser" : il a accompli sa mission comme il convenait et il n'avait pas besoin des encouragements de Brice Hortefeux pour veiller au grain judiciaire. Rien de pire, pour Etienne Mougeotte, que son envie d'en faire "trop", pour les syndicats, que leur obsession de dénoncer l'irrécusable. L'un et les autres avaient trop bien appris leur leçon.
Etienne, Etienne...Il y a de la nostalgie dans cette invocation.
Eh bien il semble que cette fois-ci la maturité populaire vient de siffler pour de vrai "la fin de la récré".
"Comme si, un peu à la manière dont les chansonniers traitaient de l'actualité au siècle dernier, on ramenait le débat politique à l'apparence et au dérisoire pour éviter de traiter les vrais sujets" (extrait de l'éditorial de légende d'Etienne Mougeotte)
Je ne suis pas prête d'oublier la démonstration de courtisaneries en tous genres de la part des politiques UMP. Des hommes et des femmes de si peu de conviction et de si peu de foi. Inexistantes à vrai dire. Un récital de chansonniers du pire effet.
Jean Sarkozy vient de faire ce qu'il convenait de faire.
Mais mon Dieu, à quel triste spectacle de l'appareil du pouvoir venons-nous d'assister !
Je pense que c'est cela qui restera et qui s'accrochera longtemps dans l'esprit de ceux qui, sidérés, ont vu et entendu toute une armada de politiciens défendre d'indéfendable. Parce qu'ils avaient juste peur pour eux.
Le mépris pour la classe politique et pour les éditorialistes qui vont avec est un vrai danger pour la sauvegarde de ce qui reste du contrat social.
Par le mépris qu'ils inspirent désormais, ces politiques incapables de savoir dire non à leur patron fabriquent une menace lourde qui explose la solidité, la crédibilité et la fiabilité nécessaires à une pratique authentique et saine du pouvoir et de l'autorité.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 23 octobre 2009 à 06:34
@J.P. Ledun,
Je m'attendais à votre remarque. Tout d'abord, au-delà du cadre général de la fonction publique, il existe pour chaque corps de fonctionnaire un statut particulier. Ainsi les militaires par exemple n'ont pas le droit de grève, ni ne peuvent se syndiquer, quant à leur liberté d'expression ce n'est pas pour rien que l'on parle de "grande muette" à propos de l'armée.
Je ne connais pas le statut particulier des magistrats, mais il me semble que Philippe Bilger est un exemple un peu atypique. D'une part parce qu'il est médiatique, d'autre part il est plus prudent que je ne le suis dans mes propos. Et puis il y a le déroulement de carrière, Philippe Bilger est un magistrat hors hiérarchie, donc parvenu au grade le plus élevé, je ne crois pas qu'il vise une quelconque promotion (procureur général par exemple) et contrairement à un procureur de la République, sa fonction d'avocat général ne l'expose pas de la même manière sur un plan politique.
Je ne suis pas sûr qu'un substitut en début de carrière puisse se permettre la même liberté de ton, à moins qu'il ne souhaite accomplir toute sa carrière à ce grade.
Pour prendre un exemple récent, lors de l'audience solennelle de rentrée du TGI de Nancy en janvier dernier, les parquetiers (sauf le procureur lui-même) avaient applaudi le discours de la présidente du TGI qui venait de critiquer sévèrement le projet présidentiel de suppression des juges d'instruction. Le lendemain même les parquetiers en question étaient convoqués chez le procureur de la République puis chez le procureur général pour être sermonnés comme des écoliers.
Je pourrais prendre d'autres exemples mais je crains de vous lasser.
Rédigé par : Ludovic | 21 octobre 2009 à 08:57
Euh... Philippe Bilger n'est-il pas fonctionnaire ?
Rédigé par : jpledun@Ludovic qui ? | 21 octobre 2009 à 01:57
@J.P. Ledun,
Juste un dernier mot avant de vous lâcher les baskets comme vous dites.
Vous aurez sans doute remarqué que je ne suis pas le seul commentateur à user de l'anonymat sur ce blog. Permettez que je vous en donne la raison : lorsque comme moi, vous êtes fonctionnaire, occupant qui plus est un emploi de cadre de direction et que vous représentez l'Etat dans un établissement public, la liberté d'expression est très limitée et encadrée par l'obligation de neutralité et le devoir de réserve. A moins de courir au-devant des ennuis, je n'ai pas d'autre choix que de garder l'anonymat.
Rédigé par : Ludovic | 20 octobre 2009 à 19:05
Merci pour "alacrité", que je ne connaissais point ou que j'avais oublié.
C'est frappant que certains lecteurs vous comparent à un villepiniste parce que vous êtes parfois bienveillant tout en restant critique, ou le contraire - alors qu'il est serait tellement plus simple, en politique comme en journalisme, de garder à la critique toutes ses vertus, mais en distinguant toujours la critique destructrice de la critique constructive. En République, c'est le seul parti pris qui devrait compter, finalement.
Rédigé par : Stéphane | 20 octobre 2009 à 06:09
Monsieur ludivovic (l'anonyme de service avec Chistiona C.)
Vous faites fausse route avec votre idée de Sarkolâtrie. C'est bon. Lâchez-moi les baskets. Je vous déjà répondu.
Lisez les archives de ce Blog. Elles sont très instructives. (En ce qui me concerne á partir de septembre 2008)
Mais je suis content de vous voir parler enfin du fond de la politique de Sarko.
Finalement !
Alors le débat est ouvert.
Rédigé par : jpledun@Ludovic qui ? | 20 octobre 2009 à 03:09
Monsieur Christian C.,
Dites-moi où vous avez lu que je n'accepte pas une autre opinion que la mienne.
S'il vous plaît, dites-le moi.
Je suis ici pour dire ce que je pense, défendre mes opinions et mes avis, non pas pour faire plaisir á l'un ou á l'autre.
Ne comptez pas sur moi pour cacher honteusement mes opinions.
Je vous lis. Je vous réponds sur le fond. Il ne me viendrait pas á l'idée de vous demander tous les trois post de choisir un autre "camp".
Je vous demande de m'accorder la réciproque.
Je conçois que vous soyez déçu par votre président. Vous connaissez la solution. La prochaine fois, votez plus nombreux pour le candidat qui sera en face. C'est tout.
(Au cas où il se représente, ce dont je ne suis pas sûr)
Puisque vous ne voulez pas vous informer tout seul, je suis allé voir le site de Besson. Allez le voir. Tout ne se résume pas á l'émigration illégale. Trop facile de lancer des jolies phrases sur un blog. Allez voir comment l'administration tente de gérer l'ensemble de l'émigration.
Ce site m'a bien plu. Ca me change de vos éternelles clichés (oui c'est moi qui le dis). Tenez, le lien au cas où :
http://immigration.gouv.fr/
La Croix annonce le chiffre de 20 200 clandestins qui ont été interceptés aux frontières européennes cette année (2009)
La Cimade est sceptique est pense que la réalité est pire.
Vous êtes content ?
Si vous ne me donnez que ce choix entre Sarko primaire et anti Sarko primaire (question stupide) alors je choisis Sarkozyste primaire. Mais vous êtes dans le faux monsieur. Je ne le suis pas. Chacun ici, de bonne foi, vous le dira, á commencer par PB.
Rédigé par : jpledun@Christian C. | 20 octobre 2009 à 03:01
Qui est-ce Etienne Mougeotte ?
Rédigé par : Patrick Pike | 19 octobre 2009 à 23:17
"Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur".
Mais cette phrase qui a longtemps figuré sur la manchette du journal en a disparu depuis des lustres.
Rédigé par: Tendance | 17 octobre 2009 à 11:13
Ah! désolé cher ami, mais cette devise du journal figure toujours, juste en-dessous du titre.
Le malheur c'est qu'ils ne sont pas nombreux, ou de moins en moins, à faire un usage immodéré de cette "liberté de blâmer". Notre Etienne s'est surpassé dans le mode flagorneur. "Siffler la fin de la récré" ! Que c'est bête, autant d'où ça vient que pour qui c'est dit.
Ah ! Etienne Mougeotte, que je connais depuis si longtemps, si longtemps ! du temps de l'ORTF, c'est dire. Il avait de bonnes joues bien rondes, il rigolait volontiers à cette époque. Aujourd'hui...les temps ont bien changé ! Oh ! que oui !
"Sans la liberté de blâmer" que fait-on, que dit-on ?
Moins de choses que le bouffon du roi!
Rédigé par : Bernardini | 19 octobre 2009 à 22:08
PB : "une personnalité intelligente et délicieuse comme celle d'Etienne Mougeotte, dont le passé et les réussites plaident en sa faveur."
Là, j'ai dû rater un épisode ! Quelqu'un pourrait-il m'éclairer ? Etienne Mougeotte est depuis 20 ans un des principaux artisans de ce qu'est devenu aujourd'hui TF1, et aussi la télévision. Travaillant occasionnellement pour TF1, je sais particulièrement ce que cela signifie en terme de censure et de médiocrité absolue. Qu'aujourd'hui Mougeotte vénère servilement "les gens du château" (JDR), cela me paraît dans la logique des choses.
Rédigé par : Christophe Jung | 19 octobre 2009 à 20:46
@J.P. Ledun,
"Vous savez l'UMP, le parti de fous de l'autre nain."
Vous déformez mes propos et ma pensée, je n'ai jamais raillé N.S. sur sa taille, quant aux élus UMP, en dehors du discours officiel ils sont sans doute plus critiques que vous de l'action présidentielle. La suppression de la taxe professionnelle va priver les collectivités locales de recettes conséquentes qui ne pourront être compensées que par une augmentation substantielle de la fiscalité locale, interrogez n'importe quel maire il vous expliquera. Mais au niveau national, on pourra toujours dire que les impôts n'augmentent pas et que les élus locaux seront seuls responsables des augmentations à venir. Même Alain Juppé l'a dénoncé avant de devoir manger son chapeau. Et ce n'est qu'un exemple.
Rédigé par : Ludovic | 19 octobre 2009 à 19:45
@J.P. Ledun,
Non non la sarkolâtrie ne guette pas Laurent Dingli, qui lui au moins a su garder un sens critique aiguisé, et je suis par ailleurs assez d'accord avec son dernier commentaire.
Rédigé par : Ludovic | 19 octobre 2009 à 19:25
@jpledun, je cite quelques-uns de vos propos très récents
« Il ya des gens comme ça qui votent pour une politique et qui désirent la voir se réaliser. Qu'est-ce que voulez que je vous dise ? L’homme m'importe peu. Sa politique me botte.
…
Vos histoires d'emballements médiatiques sont lassantes.
Dernier exemple : le monde entier a les yeux fixés sur un ballon dirigeable et le gosse qui se trouve á l'intérieur. Suspens... va-t-il survivre ? Et tout le monde d'y croire et tout le monde de s'apitoyer... Résultat : Il s'agissait d'un canular publicitaire avec la complicité du père.
ET TOUT LE MONDE Y A CRU !
Il est devenu très difficile de s'informer correctement. C'est quand même un comble á l'heure d'internet.
Pour conclure, je préfère encore UN édito "Lèche-bottes" d’Etienne que DES ballons dirigeables de la presse française.
…
"...depuis le dîner au Fouquet's (première erreur le soir même de la victoire), les vacances sur le yacht de Bolloré, la période "bling bling", l'élégance du "casse toi pauv'con", etc. jusqu'à la désignation de son fils,..."
S'il n'y a cela qui vous gêne, c'est tout bon.
…
"je vous demande de rester ouverts. Un parti moderne se doit de respecter l'opinion des autres et de débattre avec tous ceux qui veulent changer les choses"
C'est l'UMP par la voix de son secrétaire général, qui me demande cela. Et moi j'applique cette demande.
… Vous, cher Philippe et la majorité des "anti" avez la fâcheuse manie de vous exprimer comme si "le prince" politique était encore candidat et non élu démocratiquement.
…
Mon journal local fait 5 lignes pour faire croire que J. S. a été "nominé" á un poste de "directeur" ».
Pouvez-vous accepter que d’autres souhaitent une autre politique et, si possible, d’autres comportements ?
J’aurais souhaité que votre « poulain » soit confronté à une opposition plus solide aux présidentielles de 2007.
J’aurais souhaité que, pour se faire élire, il ne drague point les voix du front national, pour mieux les renier ensuite.
J’aurais souhaité qu’il se comporte après son élection, non en chef de clan comme il le fait, mais en président de tous les Français.
J’aurais souhaité qu’il ne prépare pas depuis trois mois la nomination de son fils Jean (Hervé Marseille, ce nom vous dit-il quelque chose ?) à la présidence de l’EPAD.
J’aurais souhaité que le secrétaire général de votre mouvement, son porte-parole et quelques autres ne mettent pas sur le compte de la presse leurs déboires actuels.
J’aurais souhaité que la « politique » menée par votre poulain depuis son avènement ne consiste pas, pour l’essentiel, à nous éblouir de « coups » plus fumants les uns que les autres.
Je vous laisse bien volontiers notre ministre de l’immigration et du reste ; si vous avez la réponse à cette seule question, je pourrais admettre une réussite à vos amis: savez-vous, après toutes les reconduites à la frontière, après les fermetures de « jungles » et autre « démantèlement » du centre de Sangatte, de combien d’immigrés clandestins la France peut s’enorgueillir d’avoir réduit la population présente sur le sol français depuis deux ans ?
Alors, si vos leçons pouvaient tenir compte des brillantes réussites sur l’emploi, la dégradation de la situation économique, l’aggravation de la délinquance, la déliquescence de la justice et l’appauvrissement de tous ceux qui ne bénéficient d’aucun bouclier, même fiscal, cela constituerait un soulagement.
Entre « anti-sarkozyste primaire » et « sarkozyste primaire », l’un a-t-il votre préférence ?
Rédigé par : Christian C | 19 octobre 2009 à 19:15
Mauvais perdant un jour, mauvais perdant toujours.
Rassurez-vous Monsieur Reffait, le candidat socialiste battu á Poissy vous dépasse au petit jeu de la mauvaise foi...
A écouter er reécouter (France3, BFM tv)
Rédigé par : jpledun@JDR | 19 octobre 2009 à 19:03
@JDR
Que n'auriez vous dit si Douillet avait été battu?
Que c'était bien fait pour lui d'avoir choisi le mauvais camp?
Rédigé par : mike | 19 octobre 2009 à 17:14
"les 100 kilos sympathiques de Douillet"
JDR
"100kg sympathiques" (sic). En l'allégeant de ses casseroles comme la loi de 2002 le fit si bien...
Non, non, finalement, je ne prends que les os Madame la bouchère.
Et un peu de mou pour mon chat.
AO
Rédigé par : oursivi | 19 octobre 2009 à 17:00
@PB
Pour ne pas rajouter aux commentaires nombreux et documentés, je me permettrai juste cette citation d'un autre Nicolas, qui me semble aller (comme un gant de velours ?) à notre NS national.
«Ce n'est pas le titre qui honore l'homme, mais l'homme qui honore le titre.»
(Machiavel - Discours sur la première décade de Tite Live)
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine | 19 octobre 2009 à 16:33
Je n'ai pas grand-chose à dire sur Etienne Mougeotte, je pense n'avoir jamais lu une ligne de lui, il ne semble pas avoir décollé la pulpe du fond depuis la victoire de Mitterrand en 81 (siècle dernier) et des années de direction de TF1 ont achevé de le confire dans le sirop. C'est l'ancienne, très ancienne école, qui a appris à vénérer les gens du château tout en intimant le silence aux manants. Intérêt éventuellement archéologique mais pas davantage.
Mike :
"Je constate qu'ils ne doivent pas être aussi nombreux que les électeurs, sans doute sarkozystes "toujours confiants" qui viennent de voter Douillet."
Il faut être myope pour ne pas voir que les 100 kilos sympathiques de Douillet ne doivent rien à N. Sarkozy dans cette élection. On aurait bien ri avec un Lefebvre à sa place !
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 19 octobre 2009 à 16:30
Raymond Barre appelait le Figaro, La Pravda (tu parles d'une vérité).
Ne l'ai jamais lu et encore moins acheté, aimant pourtant penser contre moi-même comme PB, je lisais souvent "Le Quotidien de Paris", qui, quoique risible ait été sur bien des points son patron*, avait ce parfum d'indépendance à moi sympathique.
AO
* pétri de libéralisme mais qui, bouffé, déchiré par son "marché**" chéri, allait crier à la subvention due, dilapidant aussi les mannes "du Quotidien du Médecin" de manière fort amusante.
** et sa loi invisible dans la culotte de l'éditorialiste.
Rédigé par : oursivi | 19 octobre 2009 à 16:09
Et pourquoi donc Etienne Mougeotte n'aurait-il pas dû flatter le pouvoir, ah parce qu'il est de droite !! C'est vrai que les médias sont à 80 % de gauche mais là c'est normal ils sont dans le camp des gentils !!! Je suis écoeurée croyez-moi cher M. Bilger.
Rédigé par : fanfan O2 | 19 octobre 2009 à 16:00
"Votre longue citation d'un billet de P.B. du 29 avril 2007 gagnerait à être replacée dans son contexte, celui du débat précédant le second tour de l'élection présidentielle."
Ludovic, JPLedun et PB.
Bah, on n'a pas dû voir le même, Messieurs !...
J'avais trouvé Sarko médiocre et Royale d'une nullité épouvantable (comme les quatre derniers mois de sa campagne). Alors cette tartine apologétique... j'en reste perplexe.
Il avait juste réussi à maîtriser ses nerfs et elle à exaspérer les nôtres, tu parles d'un exploit.
Quand me revient l'extraordinaire prise de parole de Jospin lors du débat de 95, face à un Chirac sûr de sa victoire et pouvant se contenter de son côté patelin (qui a effectivement certains charmes), je reste sidéré que PB ait pu s'enthousiasmer de ces échanges de bas étage.
Mes illusions vont de caractère en syllabe, grossissantes, comme les périls grecs entre les deux îles.
AO
Rédigé par : oursivi | 19 octobre 2009 à 12:41
"ghetto doré" votent comme des chèvres.
Rédigé par: mike | 19 octobre 2009 à 10:20
D'autant moins qu'ils en sont les bergers (remplacer les moutons par des chèvres, si la rigueur de l'appellation vous importe) autoproclamés, ils ne risquent pas de se mêler au troupeau qu'ils entendent laisser tel.
Libre à vous de prendre part à l'un ou l'autre de ces groupes, ou de refuser cette grossière alternative comme sommes quelques-uns à le tenter.
AO
PS (MdRire) "à part ce pauvre Jean Edern, mort d’une glissade."
LD
Mitterrand a même le pouvoir de vie et de mort APRES sa mort, sous votre plume... Plus fort que le Diable, cet homme là ! Sarkozy va en mourir de jalousie...
Avez-vous lu le compte rendu de la rencontre Onfray-Sakrhonni ?
Rédigé par : oursivi | 19 octobre 2009 à 12:19
"je vous demande de rester ouverts. Un parti moderne se doit de respecter l'opinion des autres et de débattre avec tous ceux qui veulent changer les choses"
C'est l'UMP par la voix de son secrétaire général, qui me demande cela. Et moi j'applique cette demande.
Vous savez l'UMP, le parti de fous de l'autre nain.
Rédigé par : jpledun@ludovic | 19 octobre 2009 à 12:13
"...depuis le dîner au Fouquet's (première erreur le soir même de la victoire), les vacances sur le yacht de Bolloré, la période "bling bling", l'élégance du "casse toi pauv'con", etc. jusqu'à la désignation de son fils,..."
S'il n'y a cela qui vous gêne, c'est tout bon.
C'est vrai que tout ce que vous citez comme problèmes intéresse beaucoup les Français dans l'organisation de leur vie et de leur travail…
Rédigé par : jpledun@ludovic | 19 octobre 2009 à 12:08
Attention M.Dingli, la Sarkolâtrie vous guette. Ludo va vous tomber sur le râble.
Rédigé par : jpledun | 19 octobre 2009 à 12:02