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11 novembre 2009

Commentaires

Laurent Dingli

@ carredas,
Excellent commentaire.

l'Ours

Le constat est très juste mais je lis les commentaires et je me dis que la situation est vaine, les gens rebondissent encore et encore sur ces polémiques qui sont l'arbre qui cache la forêt.

Les gens n'ont pas envie de s'impliquer, ils n'ont rien d'autres à faire que de critiquer, de droite comme de gauche, c'est édifiant.

Je ne dis pas que ces polémiques sont injustifiées, je pense simplement qu'il y a d'autres choses à faire en tant que citoyens.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Marie Ndiaye persiste et signe. Elle a bien raison; ne serait-ce que pour emmerder ce tiède avachi de l'esprit Raoult … Se serait-il permis ça si le lauréat du Goncourt avait été autrement blanc et de souche s'il vous plaît qui aurait tenu exactement les mêmes propos? Cette espèce de sale condescendance et autorité qu'il s'est permise avec Marie parce qu'elle est noire et donc impressionnable, a-t-il pensé, redevable a-t-il cru, il peut se la coller où elle pense avec raison … Que dit-il quant au Renaudot? Beig …, Raoult t'enjoint maintenant que tu es primé et et portes haut l'honneur de la francophonie, de représenter la France au monde autrement qu'avec le nez enfariné, en garde-à-vue et les bimbos de chez Chléo… Raoult veille, gaffe l'arsouille!... Monsieur le député-maire, on voudrait vous entendre dire la même chose au lauréat du Renaudot, la même … C'est autrement plus dur là, c'est du lourd, n'est-ce pas, c'est qu'il vous en impose autrement le Beig... comme il en a imposé au procureur Marin qui vint aussitôt s'excuser au dépôt de cette méprise et l'amende honorable … Pays monstrueux a-t-elle dit … Hum … Allez, dites-le à Beigbeder qu'il a le devoir de réserve et tout votre délire, qu'on vous entende, qu'on rie par ces temps de grisaille ...


Aïssa.

Laurent Dingli

Merci, Valérie, vous êtes bien indulgente.

Mon cher Philippe, Frédéric Mitterrand vient de clore, je l'espère, cette piteuse polémique.

Louis SCHWEITZER

Il semblerait que notre président de la République ait été présent quand Dieu a créé le monde.

carredas


Chacun a le droit d'exprimer sa sensibilité politique à travers le vote et dans les urnes, une voix vaut une voix.
Chacun peut aussi choisir d'appartenir à un groupe, un parti politique et éventuellement parler au nom du groupe et dans les médias, il existe un comptage du temps de parole majorité/opposition.
Et puis, il y a ceux qui ne peuvent se contenter de ces principes.
Vous avez évoqué il y a quelque temps les propos de Jacques Weber.
Les déclarations de cette jeune écrivaine sont du même ordre me semble-t-il.
La sensibilité politique de M.Weber ou de Me Ndiaye n'a pas à être mise sur la place publique comme ayant une importance plus significative que celle de Me Michu ou que la mienne...
Ils ont tout le loisir d'exprimer leurs idées à travers leur création dans le domaine artistique.
A lire la plupart des commentaires, je perçois une réelle jouissance de la part des intervenants à asséner leur jugement définitif sur N.S.
Il n'y a pas de nuance, juste des justiciers qui pointent de leur doigt l'incarnation de tous les défauts humains, étonnant...
Il y a en chacun de nous un donneur de leçon qui ne demande qu'à s'exprimer et internet permet à n'importe qui de faire part de son opinion avec exaltation et exultation.
La retenue, la réserve, le respect de l'autre qui pense autrement, tout cela ne tient pas face à l'agressivité, le sarcasme, le dénigrement, parfois la haine...

Criton

Depuis quand Monsieur Raoult est-il chargé de contrôler la liberté d'expression ?
Je lui conseille fortement de proposer une loi le plus rapidement possible, dans un premier temps cette loi interdirait de faire le moindre commentaire sur M. Sarkozy, en cas de récidive obligation de stage pour apprendre à aimer M. Sarkozy et ainsi corriger cette dangereuse déviance qui consiste à émettre un commentaire sur le roi Soleil.

Jb

Billet décevant.

Votre attachement à ramener vos lecteurs à la raison trouve ici ses limites.

Ce que toutes ces petites affaires révèlent est en définitive très grave : Nicolas Sarkozy, Président de la République française n'a rien de mieux à faire de ses journées que d'inventer des mensonges ridicules gentiment repris dans les 20h, commander des sondages à tour de bras sur des sujets largement secondaires, aider ses enfants, organiser le lynchage de tel ou tel ministre désobéissant, etc.

Le problème est là : l'Elysée vit au jour le jour pour gérer l'image de son patron. La France est abandonnée (et je pèse mes mots). Si vous jugez cela excessif, permettez-moi de croire que vous manquez de clairvoyance. Tout cela serait incroyable dans une république normale mais c'est pourtant vrai.

L'Elysée se contrefiche de la France. Et les pantins incompétents du gouvernement, seuls vont très vite montrer leur limites dans la gestion de crise: Bachelot et sa grippe A, Apparu et son plan logement en carton, etc.

Vraiment, est-ce futile ?

Bernard-27400

@ Jean-Dominique Reffait

Entre la France et l'Allemagne c'est juste une histoire de vocabulaire.
L'Allemand dit "Nous" quand le Français dit "Je", l'union face à l'individualisme, les "frères" unis faces aux "coqs" qui se pavanent.

Blanc Cassis

L'accumulation de détails qui font la Une du net et des media, ne va t-elle pas tuer le débat démocratique dans ce pays qui sonne de plus en plus creux dans ses réflexions sur l'avenir ?
Désindustrialisation de la France avec ses conséquences sociales, dette abyssale de la France et de ses comptes sociaux, grand emprunt dit productif à long terme sans parler des problèmes récurrents de l'Education et du reste, sont occultés par des coups d'épingle quotidiens.
L'Essentiel est oublié au profit du détail qui tue médiatiquement.
Hier 11 Novembre, quel était le plus important : la cérémonie simple et digne accompagnée de discours de haute tenue ou le Cher Nicolas d'Angela ou la présence de Mme Carla Bruni-Sarkozy qui a fait un bisou à François Fillon, ou la présence de Giscard et l'absence de Chirac.
Alors que l'Allemagne se réforme, refait tourner ses usines, vend ses machines aux pays émergents en pleine croissance, le Coq Français continue à gratter son fumier à la recherche de vermisseaux qui le nourrissent.

Alex paulista

S'unir avec les Allemands.
Si on commençait plutôt par les Belges Wallons ?

L'expérience belge, justement, montre qu'il nous faudrait tous apprendre l'allemand...

Culturellement, les Bavarois pourquoi pas mais avec les Prussiens ce serait plus dur.

Et les Britanniques alors, vous les oubliez les Britanniques ?
D'ailleurs, on dit souvent que les Anglais et les Français ne se supportent pas surtout parce qu'ils se ressemblent.

Bon tout ça, c'est du débat bidon à la Besson, qui se base sur le passé et non dans le devenir.

Faisons des TGVs, facilitons les équivalences de diplômes, obligeons tout étudiant du supérieur à passer un an dans un pays européen en fusionnant les dernières années des grandes universités européennes.
On construira une identité européenne, toute nouvelle. Quelque chose d'unique et d'universel que le monde entier nous enviera, lui qui en sera resté au cosmopolitisme creux, aux voyages organisés et à la société de loisir.

Faisons avancer les projets d'Europe sociale. Par des traités qui ne concerneront que quelques membres au début.
L'élargissement excessif n'est pas une fatalité, rien ne nous empêche de commencer à géométrie variable.

Il faut juste un peu d'ambition politique pour redonner un moteur à l'Europe.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Il serait temps ô combien de commencer de casser ces murs dans nos têtes. Grand temps!


Bonne nuit.


Aïssa.

jpledun

Bien vu Philippe.
Je suis d'accord sur toute la ligne de ce billet.

Mais á mon avis, vous p... dans un violon.
Sauf le respect que je vous dois.

semtob

Cher Philippe,

Juste trois petits trucs sur le mensonge...

Le meilleur moment du mensonge c'est lorsque l'on s'en soulage.

D. autorise les petits mensonges alors pourquoi serions-nous plus stricts dans une exigence qui ne nous est pas demandée.

Si je vous croise un matin où vous n'avez pas fermé l'oeil de la nuit et que je vous dis que vous avez une mine superbe votre fatigue va vous sembler plus légère. Si je vous dis que vous avez une petite mine, cela sera un poids de plus à porter.

Cela me rappelle une expérience qui a été menée auprès de deux populations d'enfants de niveaux scolaires différents.
Aux enseignants qui devaient s'occuper du groupe le plus faible, il a été dit que les enfants étaient d'un excellent niveau de compréhension.
Aux enseignants qui devaient s'occuper du groupe le plus évolué,il a été dit que les enfants étaient d'un niveau catastrophique.
A la fin de l'année,les niveaux des enfants étaient identiques.

Dans l'annonce d'une maladie, le même problème est posé : une personne qui bénéficie d'un bon entourage affectif et qui garde un espoir de guérison si petit soit-il a une espérance de vie supérieure.
A l'opposé, une parole déplacée au lit d'un malade peut le sidérer voire le tuer.

Dans le domaine diplomatique, harmoniser des relations est de l'ordre des interprétations, du dit, du non dit et de la subtilité.
Bien que cela puisse échapper à un grand nombre de personnes, pour des raisons de sécurité et pour des raisons de secret défense, la plupart des déplacements des politiques et des industriels ont le devoir de garder une confidentialité.
françoise et karell Semtob

Valerie

"...une fusion avec l'Allemagne ?
Avez-vous abusé de chouchen pour oser une telle énormité ?
Je vous lis avec soin, vos commentaires sont toujours posés, votre ton est très courtois, vous devriez peut-être consulter !!"

Rédigé par Monsieur Bruno le 11 novembre 2009 à 13:29

Je partage l'avis ci-dessus, je suis sideree ! Dans plusieurs siecles peut-etre, je ne veux pas voir cela de mon vivant !!!


Rédigé par Monsieur Bernard-27400 le 11 novembre 2009 à 15:30

"Je suis moins optimiste que vous quant à l'union franco-allemande.Que nos deux pays vivent en paix c'est très bien, mais c'est comme un pressentiment chez moi, j'ai comme le sentiment que "Angela" va nous vampiriser."

C'etait deja dans leurs projets, il n'y a pas si longtemps...

"Quant à la chute du mur, la seule image que je garde est celle de Rostropovitch jouant devant celui-ci, c'est beaucoup plus fort symboliquement parlant que de savoir si oui ou non le Président était présent, ce qui relève de la discussion byzantine ou du café du commerce."


Rédigé par Monsieur Jean-Dominique Reffait le 11 novembre 2009 à 19:33

"Personne n'est plus proche dans le mode de vie, les attentes et les émotions d'un français qu'un allemand."

Ca me suffira pour ce soir (un 11 Novembre de surcroit)...a moins que Monsieur Reffait veuille lancer un buzz ; la ce serait un coup de maitre !!!

Valerie

Rédigé par Monsieur Laurent Dingli le 11 novembre 2009 à 15:16

Texte magnifique.

Guzet

La déclaration de Raoult est scandaleuse, surtout pour demander un devoir de réserve rétroactif ! Mais la déclaration de l'intéressée ne l'est pas moins, même si ce n'est pas politiquement correct de le dire. On ne peut que s'interroger sur cet anarchisme généralisé qui se répand comme une traînée de poudre, et qui fait dire à Romane Bohringer, héroïne télévisée du soir, d'une façon très révélatrice de l'air du temps : "Nous sommes toujours les pantins d'un gouvernement".

Jean-Dominique Reffait

Bruno, Bernard 27400,

Oui, je souhaite qu'une union franco-allemande toujours plus étroite aboutisse à la fusion de deux peuples que les romains ne discernaient pas vraiment puisqu'ils ont dénommés "germains" (frères) les peuples d'outre-Rhin tant ils ressemblaient aux gaulois. Personne n'est plus proche dans le mode de vie, les attentes et les émotions d'un français qu'un allemand. Nous opposons trop rapidement notre latinité à la germanité, latinité de langue et non de comportement. C'est avec l'Allemagne que nous partageons les Lumières. Il nous faut dépasser la vision bismarkienne et son atroce avatar nazi pour retrouver cette superbe Allemagne de la douceur et de la liberté, véritable Allemagne, notre soeur.
J'ai été sensible au fait que le président français soit à la droite de la chancelière le 9 novembre, fier de ce que notre pays ait célébré cet événement Place de la Concorde à Paris, honoré de la présence de la chancelière ce 11 novembre.
Dans une Europe désormais trop élargie qui tire à hue et à dia, l'ensemble franco-allemand uni jusqu'à la fusion me semble seule porteuse d'un projet enthousiasmant et poétique.

D'autre part, face à la tentation française de l'autocratie, particulièrement visible en ce moment mais qui demeure une tare politique endémique chez nous, l'ancrage démocratique allemand, bien plus ancien qu'en France, joint à la terreur des fantômes du nazisme, m'apparaît bien davantage comme une garantie de rigueur et de bon sens. A droite ou à gauche, ce pays a toujours été bien gouverné, sans interruption, depuis 1945.

Cela dit sans chouchen (ça me donne des aigreurs ce truc, c'est breton mais c'est imbuvable !).

Robert

J'y étais, moi aussi, à Berlin, et j'en ai même rapporté un vrai morceau de mur dûment certifié... Seulement, c'était 18 mois plus tard et pour des raisons professionnelles. Peut-être pourrais-je tenter de revendiquer y avoir été à l'instant de la chute du mur ! Quelle absurdité : on est dans une forme d'infantilisme qui laisse pantois.

Oui, Monsieur Bilger, honte à nous d'avoir des dirigeants politiques qui se vautrent ainsi dans de la communication destinée aux gogos.

Pour en revenir au 11 novembre, j'ai favorablement accueilli l'initiative de Monsieur Sarkozy d'inviter Madame Merkel à assister à la cérémonie de l'Arc de Triomphe comme à ranimer la flamme du souvenir.
Seulement l'Arc de Triomphe n'est pas exclusivement réservé au Poilus de 1914-18. Il honore également les combattants de 1939-1945. Certes, l'Allemagne et ses actuels habitants ne sont pas responsables des atrocités commises par les nazis.
Cependant, entendre résonner le Deutchland Über Alles sous les voûtes de ce monument du Souvenir m'a profondément troublé. L'amitié avec l'Allemagne doit-elle faire oublier le défilé de 1940 des troupes allemandes sous ce même Arc de Triomphe ? J'en ai conçu un très profond malaise pour tous ceux qui, au cours de la Seconde guerre mondiale, sont morts en se battant contre l'occupant et pour tous ces innocents fusillés ou pendus par les SS.

Je crois que là encore le souci de la communication et de l'image a dépassé la décence. La seule présence de Madame Merkel suffisait à conforter et réaffirmer l'amitié de nos deux peuples. Mais on ne manie pas les symboles comme de vulgaires tracts de propagande ! Pour un Président qui rend chaque année hommage au Maquis du Vercors, comment peut-il ne pas comprendre combien cet hymne allemand en ces lieux ô combien symboliques peut choquer jusque dans le tréfonds de ceux qui ont souffert et de leurs descendants.

Jean-Yves Bouchicot

Ah non ! C'est un peu court, je ne marche plus. Avoir voté pour Nicolas Sarkozy peut toujours se discuter. Refuser de voir qu'il tente de Berlusconiser le pays, même quand le diable est dans les détails, met en péril la raison d'être de ce blog et son honnêteté même... Ce serait dommage.

Tryphon

Sont vachement intelligents nos grands avocats. Quelle leçon !

Alors, pour défendre son client :

1- présenter l'essentiel (les actes du client) comme l'accessoire.

2- présenter l'accessoire comme l'essentiel en déviant sur d'autres actes, ceux des courtisans du client tout en chargeant un tiers impliqué dans l'accessoire.

3- Sombrer dans un lyrisme totalement hors de propos.

Pour ma part, il ne me semble pas franchement préoccupant qu'un sous-fifre s'emballe sur un sujet inintéressant.

Le népotisme et la falsification des faits dans le but de construire sa propre légende, qui plus est de la part du grand chef et non des seconds couteaux, me semblent beaucoup plus inquiétants.

Que certains s'offusquent qu'on puisse s'en offusquer en dénonçant au passage la presse vaguement d'opposition, m'inquiète plus encore. Enfin, il est des courtisans plus talentueux que d'autres.

yves

"Son allure de gros bêta ne doit pas nous tromper, ce n'est pas un imbécile.
Rien de tout cela n'est anodin". Alex paulista

Point de vue partagé, il y a chez notre président une aptitude certaine à vouloir tout "réformer" sans y parvenir et en laissant le chaos s'installer. Rien de tel pour être amené à prendre des mesures autoritaires.

Marie

Du ridicule...

« Nicolas Sarkozy s’est vanté à tort d’être présent à Berlin » écrivez-vous.

En effet ! Mais si vous vous rendez sur son site privé « Nicolas Sarkozy président de la République », vous pouvez y lire : « tous ensemble tout devient possible » !

Seulement, personne ne lui a demandé d’aller écrire sur un site une bourde. Seule sa vanité tant exacerbée l’y a conduit et a contribué à l’enferrer dans son mensonge.
Voulait-il se faire mousser à la veille d’un anniversaire allemand ? Voler un peu de la vedette à Madame Merkel ? Ne supportant pas que d’autres que lui puissent être l’objet de médiatisation. Comme il ne supportât pas que madame Merkel, Chancelier, puisse toucher des honoraires plus importants que les siens !

Le ridicule des politiques qui ont tenté de le soutenir dans son mensonge me fait songer à un certain dictateur qu’on n’osait réveiller le soir ou contredire le jour même s’il se trompait…
Quelle belle image de la France que cet individu répand.
Quelle belle image reflètent à l’Europe, aux Français, nos politiques !
Tous des menteurs.
Les Etats européens ont bien sûr eu connaissance de cette fanfaronnade. Il en restera bien évidemment que Sarkozy n’est qu’un menteur et que sa parole est aussi fiable que celle d’un avocat qu’immanquablement il est !

Le Tagesspiegel avait écrit sur lui : « Sarkozy n'a pas l'intelligence de François Mitterrand ou la culture de Georges Pompidou. », le Spiegel dans son Wikipédia a ajouté un paragraphe intitulé : « Sarkozy et la chute du mur »…

« Il y a des moments qui appellent le silence sur le peu pour pouvoir mieux glorifier l'immense et l'intense. »

Imaginez, monsieur Bilger, que notre vaniteux président ait susurré à l’oreille de madame Merkel : « .. le 09 novembre 1989, à la chute du mur de Berlin, j’y étais… ! »

Que doit penser, monsieur Bilger, le Chancelier d’Allemagne, après la cérémonie anniversaire de 2009, lorsqu’elle eut pris connaissance de la presse et du mensonge révélé ?
Que pensait-elle lors de son recueillement devant la tombe du soldat inconnu ce jour, du hâbleur français qui se tenait à ses côtés ?

Cette situation est plus qu’inconfortable pour nous français et ce président n’est vraiment pas à la hauteur !

Alex paulista

Comme déjà signalé dans les commentaires, le problème n'est pas tant le petit mensonge de Nicolas Sarkozy ou comment il aiderait son fils à percer comme producteur (cette ascendance est au contraire un handicap évident pour acquérir une crédibilité dans le Rap).
C'est plutôt de voir comment les courtisans se battent pour être le premier à s'humilier, le premier à complaire.
Même un Premier ministre.

Raoult fait du Lefebvre, il va au-delà des frontières de l'"improposable", en espérant tirer vers la droite les limites de l'inapplicable. Beau travail d'abnégation de cet éclaireur, dont la tâche est de préparer le terrain à la dérive fasciste. Son allure de gros bêta ne doit pas nous tromper, ce n'est pas un imbécile.

Rien de tout cela n'est anodin.

LABOCA

Il est juste de dire que Pierre Sarkozy est un garçon correct, discret, qui n'a pas attendu d'être le fils de président pour vivre humblement. C'est un garçon donc très respectable, qui apparemment ne cherche ostentatoirement à tirer aucun avantage de son statut de fils de Nicolas Sarkozy. Je lui souhaite beaucoup de succès dans tout ce qu'il entreprendra.
Eric Raoult est le genre d'homme politique qui sera toujours un contre-modèle. Ainsi, lors d'une récente discussion à l'Assemblée nationale sur la loi redécoupant les circonscriptions électorales, il a, alors qu'il intervenait en séance publique, raconté des bêtises, allant jusqu'à faire des allusions sexuelles. Et le président de séance a dû le rappeler à l'ordre en lui expliquant qu'il devait se contrôler.
Eric Raoult semble manquer de sérieux, même si souvent il apparaît comme un polémiste. Il donne l'impression d'un amuseur.
Il était devenu sage et simple, après avoir essuyé, sous la présidence Chirac, une défaite aux législatives. Mais, depuis il semble avoir renoué avec une forme d'arrogance.

catherine A

Je n'ai pas grand-chose à rajouter ; seulement redire que le diable se trouve souvent dans les détails et que je suis affligée d'avoir un Président aussi enfantin, toujours prêt à vouloir être le premier, le plus "grand", le plus tout... au point souvent d'être, hélas, le plus ridicule.
Rien à ajouter d'intéressant qui n'ait déjà été dit pourtant je le fais quand même, toute à la joie d'avoir retrouvé l'espace de commentaires enfin à nouveau accessible. Mais promis je n'en abuserai pas sauf quand la main me démangera vraiment trop ;-)

Bernard-27400

@Jean-Dominique Reffait

Je suis moins optimiste que vous quant à l'union franco-allemande.Que nos deux pays vivent en paix c'est très bien, mais c'est comme un pressentiment chez moi, j'ai comme le sentiment que "Angela" va nous vampiriser.

Quant à la chute du mur, la seule image que je garde est celle de Rostropovitch jouant devant celui-ci, c'est beaucoup plus fort symboliquement parlant que de savoir si oui ou non le Président était présent, ce qui relève de la discussion byzantine ou du café du commerce.
Et puisque nous sommes dans la musique, Eric Raoult arrive comme un "couac" en ces jours symboliques de la chute d'un des plus redoutable régime que la Terre ait porté en se mettant à la recherche d'un Kabalevski ou d'un Chostakovitch. Aurait-il la prétention de reconstruire le mur ? A quand des symphonies à la gloire du Président ?

Laurent Dingli

Hum ! Marie Ndiaye - Eric Raoult : match nul de sottise.
Mais aujourd'hui, j'ai la tête un peu ailleurs. Je suis haletant, mon coeur bat la chamade, j'ai des suées froides. J'entends déjà le son lugubre du sifflet ; pour l'instant, il pend toujours au cou de mon capitaine. Mais, dans quelques secondes, je vais devoir sortir du trou que je partage avec les cadavres et avec les rats, je vais escalader le parapet et cavaler sous la mitraille. Merde ! La préparation d'artillerie n'a rien donné ; ces foutus barbelés sont intacts ; combien de temps vais-je tenir ? Deux minutes ? Trois minutes ? Courir comme ça, comme un lièvre, comme une cible, avec la trouille vissée au bide, ce n'est même plus mourir pour la patrie, c'est mourir pour rien ; c'est consentir au sacrifice absurde d'une civilisation absurde ; dans quelques secondes, je fixerai la camarde, droit dans les yeux, j’affronterai le regard de la Gorgone et j’irai crever, avec les autres, dans ce gigantesque tas de boue, de merde et de sang qu'on appelle un champ de bataille. Je n'ai même pas eu le temps de boire un coup de gnole pour m‘abrutir ou m‘exalter davantage, enfin pour ricaner une dernière fois devant la grande faucheuse. Le tafias, c'est pour le colon ; lui, il est bien installé dans sa cagna, il va nous survivre, il sait bien, le salaud, qu'on va tous au casse-pipe, mais il veut quand même lancer son coup de dés, comme ça, par vanité, pour faire un baroud d'honneur, un coup de dés avec nos culs, nos tronches et nos tripes. Oui, je l’ai déjà dit, je me sens pousser des ailes noires d'anarchiste. Bah ! dans quelques minutes, le temps d'un coup de sifflet, je ne serai plus un révolté, pas même un homme, juste un macchabée qui va se gonfler de gaz comme un sac d'ordure et qu‘on sentira de loin puer la charogne.
Je me souviens des dernières paroles d'un frangin qu'on ramenait sur une civière, le poumon perforé, un frangin qu’on avait envoyé lui aussi s’entortiller dans les barbelés, ce sont des paroles simples, mais qui m’arrachent encore les larmes : "Quand même ! qu'est-ce qu'il faut souffrir pour la France !".
Voilà, mon cher Philippe, c'est cela, la vraie, la réelle monstruosité, j'ai horreur de ces galvaudages grotesques dont ce gargarisent tous nos bien-pensants, qu‘ils soient de droite ou de gauche.
La monstruosité, ce n'est pas la France de Sarkozy ou de Pierre, Abdel ou Jacques, ce sont ces corps de clandestins qu'on balance à la mer ; c’est ce monde qui est obscène. Ah ! Heureux les simples d’esprits qui croient en avoir trouvé le coupable !

PS : renvoyer trois Afghans dans un pays en guerre, même avec un pactole, ce n’est pas monstrueux, c‘est seulement minable.

Pierre-Antoine

@linuxmuana
Quand j'ai lu vos 5 premiers "notre président..." je me suis dit : que vient faire Mitterrand sur ce billet ?
Votre diatribe avait toute sa place dans les années 80... mais personne n'aurait osé...
Au sixième point je me suis dit : mais au moins on le sait... alors qu'avec Tonton on ne le savait même pas qu'il nous ridiculisait...

Cordialement

Pierre-Antoine

frédéric

Mon cher M. Bilger,

20 ans auparavant, j'étais lycéen en terminale technologique, et suivais partiellement les cours de philosophie, dont le coefficient et la périodicité étaient ridiculement bas. Je profite de mon commentaire pour saluer ce professeur émérite.

De tempérament rural, j'avais sursauté aux propos de mon professeur, qui estimait, par le biais d'une provocation philosophique, que "le contenant est beaucoup plus important que le contenu". Il précisait que sa maxime s'appliquait aux objets, et surtout aux personnes.

20 ans après, la multiplication des conseillers en communication est exponentielle, et la valorisation du contenant dépasse l'entendement du contenu. Ainsi, le principal défaut de notre président est-il d'embellir de façon ostentatoire sa personne, afin de dissimuler ses carences, son absence ; relayant à un niveau secondaire la chute du mur de Berlin.
Le caractère (le contenu) de M. Sarkozy se dévoile par l'interventionnisme public au profit de ses proches, et au détriment de la conception libérale.

"Mon travail, ma famille, ma patrie"

Pour ne vouloir, M. Bilger, provoquer votre ire, je m'abstiendrai d'une tirade à la Weber, concernant les élucubrations de M. Raoult.

Pierre-Antoine

@Franck Boizard
"Pour que la démocratie fonctionne, il y faut un certain esprit aristocratique, de la retenue."

Quand on voit que même ceux qui sont réputés pour être des aristocrates de la politique se font piéger comme de vulgaires manipulateurs de dossiers, on peut douter que ce soit ce dont la démocratie ait vraiment besoin...

Cordialement

Pierre-Antoine

Catherine JACOB

"Cette interrogation est d'autant plus anecdotique - même si Nicolas Sarkozy s'était vanté à tort - "

N'est-ce pas une erreur de ce genre qui, en son temps, a coûté des voix à Hillary Clinton ?

"le magnifique spectacle allemand de liberté et d'allure internationales aurait dû rendre inutile toute autre considération. Il y a des moments qui appellent le silence sur le peu pour pouvoir mieux glorifier l'immense et l'intense."

Je suis bien d'accord avec vous. Pourquoi toutefois prétendre à tort ou à raison, avoir été à pied d'oeuvre dès la première heure dès lors que l'important c'est la dernière !!

bruno

@Jean-Dominique Reffait
Sie wunschen une fusion avec l'Allemagne ?
Avez-vous abusé de chouchen pour oser une telle énormité ?
Je vous lis avec soin, vos commentaires sont toujours posés, votre ton est très courtois, vous devriez peut-être consulter !!
Auf wiedersehen.
bruno

Linuxmanua

Non ces polémiques ne sont pas insignifiantes car elles révèlent, mises bout à bout, une situation grave sur plusieurs aspects :

1) Notre Président utilise régulièrement l'appareil d'Etat à son profit, au profit de sa famille ou de ses amis. Cela est tout simplement intolérable.

2) Notre Président ment. Il ment en permanence et, plus grave, il demande à ses courtisans de mentir aussi.
Comment peut-on tolérer autant de manipulations et de mensonges à ce niveau de responsabilité ? Il y a là un grave problème de crédibilité.

3) Notre Président est entouré exclusivement de courtisans prêts à défendre n'importe quoi même lorsque le sujet est indéfendable.

4) Notre Président nous prend pour des idiots. Les manipulations et les mensonges utilisés sont grossiers et ne trompent pas la grande majorité du pays. Cela en dit long sur le peu de respect qu'il porte aux Français.

5) Notre Président nous ridiculise au yeux du monde entier. Il suffit de regarder la presse internationale depuis six mois pour constater à quel point notre pays est maintenant la risée du monde.

Vous continuez à penser que ces polémiques sont insignifiantes ?

Pierre Guillery

M.Bilger : je vous suis quand vous dites que ce ridicule nous mine, mais je ne vous suis pas quand vous laissez entendre que le mensonge du chef de l'État n'a pas d'importance. Car c'est de mensonge qu'il s'agit, comme a fini par le concéder Jean-Jacques de Peretti dans Le Monde. Un ridicule mensonge, mais mensonge quand même. L'incident lui-même est ridicule, mais pas anodin.

Sur i-télé, Cécile Duflot a dit une chose qui m'interpelle : "C’est à la fois dérisoire et ça suscite une véritable question. C’est dérisoire parce qu’il (M. Sarkozy) y était le 16 novembre, apparemment tout le monde converge, mais on oblige des gens à mentir pour dire qu’il y était le 9. Vraiment, ça a quel sens ?" Rapporté par l'AFP.

Qu'en pensez-vous M. Bilger ? Le mensonge du président de notre République est-il sans importance ?

Humaniste

Ce n'est pas le sujet qui est important, c'est la démonstration d'un modèle : il se trompe : OK, c'est pas grave.
On lui dit qu'il se trompe et il insiste : ça devient du mensonge.
Il force tous les barons du parti à le soutenir dans sa version, ça illustre un système.

Ce système est souvent utilisé mais d'habitude sur des choses qui ouvrent à plus de discussion : "ça dépend de la lecture qu'on en fait", "ce qu'il a voulu dire c'est que...", "vous jouez sur les mots..."

Là le fait ne porte pas à discussion : il est prouvé qu'il n'y était pas le 9 et pourtant des gens mentent pour soutenir sa version (Juppé, Madelin) et des médias aussi (TF1).

C'est donc la preuve d'une absence totale d'honnêteté des politiques.

Bien sûr le sujet n'a pas d'importance, mais si on ment sans mobile, imaginez quand il y en a un !

Aïssa Lacheb-Boukachache

« … indigne de son talent qui sait peser les mots.», écrivez-vous de Marie Ndiaye … C'est justement de cela dont il s'agit, cher PB, quant à votre précédent billet et que vous avouez ne pas comprendre quand on vous reprend sur l'origine serbe de ce convoyeur que vous citez. Les mots sont pesés par vous, compris par nous et … incompris, dévoyés et instrumentalisés par d'autres, n'en doutez pas, qui ne sont pas moins nombreux. Même à votre corps défendant, votre parole et vos écrits pèsent et d'aucuns, si vous n'y prenez garde, ne manqueront pas de les interpréter malheureusement autrement ou de s'en servir coupablement à d'autres fins. Vous avez vu un Marchenoir s'engouffrer aussitôt dans cette brèche pour y déverser, sous votre caution a-t-il cru, sa bille; d'autres auraient suivi ici même si je n'avais immédiatement pointé la chose et remise à sa place …

Le 9, le 10 ou le 11 voire maintenant le 16 novembre Sarko à Berlin, j'ai vu le buzz arriver de loin et l'ai signalé qui a occulté désormais le convoyeur ... C'est pourquoi je vous écrivais de ne pas en faire tout un raouf et qu'à cette aune "républicaine", on comprend pourquoi l'autre s'est fait la tangente avec le fourgon ...

Eric Raoult, je ne vais pas revenir sur cette sorte d'élu imbécile qui peuplent légion les couloirs des Assemblées et ministères … J'avais déjà traité de lui ici-même lors des émeutes de Clichy/bois quand on le voyait à la télé, suant littéralement, sa chemise débraillée, courant partout les caméras et la télé, hurlant tel une bête traquée, affolé que l'émeute s'étende à sa paisible bourgade voisine grand'bourgeoise … Il était lamentable ces pénibles journées; au lieu d'appeler au calme et la raison voire la Justice, il suppliait que le feu ne s'étende pas chez lui, que ça reste là-bas à Clichy toute cette merde chez le populo, que ça n'aille pas effrayer «chez lui» … On avait envie de le frapper, lui mettre des baffes ce jour-là pour le secouer, le réveiller, tant il était odieux de cette stupidité crasse et renvoyait au monde l'image d'une bourgeoisie française absolument veule et irresponsable, lâche, infiniment peureuse et lâche ....

Pierre Sarkozy, je crains fort qu'il ne puisse échapper à son nom. Quand bien même il le crierait fort qu'il n'en veut pas de leurs sollicitudes, les courtisans de toutes espèces chercheront même en secret à lui faciliter les choses, la vie … C'est le fils à son père et qu'il le veuille ou non, pour l'instant son père c'est le chef de tout. Les larbins ne manqueront pas pour lui lécher les pompes; qu'il en profite et dès maintenant assoie son pouvoir pour longtemps; plus tard, à la moindre occasion, ils chercheront à le dépecer et l'avilir autant qu'ils s'avilissent volontiers pour lui aujourd'hui … C'est ainsi.

Aïssa.

Pierre-Antoine

A vouloir "bouffer" du sarko à toutes les sauces certains deviennent des sarkophages.

Ce n'est même pas de l'ergotage, mais un ridicule nauséabond qui sert, non pas à masquer l'essentiel comme on voudrait nous le faire croire, mais le peu d'intelligence et la myopie de certains commentateurs de la vie politique.

Le 9 novembre est la date historique, elle englobe tous les jours qui ont suivi. Ils sont tous essentiels.

Comme aurait pu dire un M. Palloy : "j'ai fait le 14 juillet".
Alors qu'il a commencé à démolir la Bastille à partir du 15 et pendant plusieurs jours.
Il aurait même vendu des pierres en souvenir. Comme quoi l'histoire se répète...

Allez, pour rigoler un peu devant ce ridicule, savez-vous où sont les clefs de la Bastille ?

Cordialement

Pierre-Antoine

Denis Monod-Broca

"Il est temps que l'idolâtrie ou la détestation sortent du champ pour laisser place à l'intelligence."

La justification-même de la Constitution, c'est cela : qu'intelligence et raison prennent le pas sur sentiments et tentations dans le gouvernement des hommes.

Or, sans rencontrer sur ce sujet de véritable opposition, notre actuel président foule aux pieds la Constitution allègrement depuis le premier jour. Il veut être le chef. Et les Français, cédant à la tentation, se comportent vis-à-vis de lui comme une foule se comporte toujours vis-à-vis d'un chef, dans ce mélange de vénération et de détestation que vous mentionnez.

Tout cela est désolant et relève de notre responsabilité collective.

mike

Oui, le ridicule ne tue plus; il nourrit les ego.

Véronique Raffeneau

Autant je suis d'accord avec vous concernant la polémique ridicule créée autour de Pierre Sarkozy et la totale idiotie de la demande d'Eric Raoult, autant je ne partage pas votre indulgence pour le "Je me souviens" du Président sur sa page Facebook.

Il y a quelques jours j'ai mentionné dans votre blog la lecture du livre "Le Sorcier de l'Elysée" consacré à Jacques Pilhan.

Je pense vraiment que la communication de Nicolas Sarkozy est une sorte de parachèvement de la méthode Pilhan.

Ce qui peut apparaître paradoxal.

Car l'auteur du livre, François Bazin, met en exergue le fait que la stratégie de Jacques Pilhan s'appuyant sur la rareté de la parole elyséenne, la stratégie de communication de Nicolas Sarkozy parie elle au contraire sur la profusion et l'abondance de l'omniprésence présidentielle.

Mais fondamentalement, les scénarisations de la fonction présidentielle si chères à Jacques Pilhan sont ce qui constitue et structure la communication du Président actuel.

Pour moi, la seule différence avec François Mitterrand et Jacques Chirac est que cette stratégie est aujourd'hui utilisée en continu et sans répit à l'Elysée.

L'épisode "Chute du mur" en est une énième illustration. Avec un casting rôdé : Juppé, Fillon, etc, dans les rôles secondaires pour justifier le n'importe quoi, comme il y a quelques semaines les responsables UMP et ministériels ont été des figurants de choix dans le casting de l'épisode Epad.

Honnêtement, je m'en fiche totalement de cette polémique.

Mais bon, la narration de l'histoire et de l'Histoire sur Facebook reprise dans la presse, le soin du détail pour faire authentique, cette façon quand même d'ajouter et d'en rajouter, alors que personne ne songerait à faire grief à NS de n'être allé à Berlin que quelques jours plus tard, cela démontre pour moi les limites et les talents très surestimés des conseillers com du Président.

Vous voyez, je ne suis même pas certaine que Nicolas Sarkozy en demandait tant à Henri Guaino.

Surcouf

Que notre président ait voulu se faire mousser, il n'y a pas l'ombre d'un doute. C'est ridicule et même politiquement stupide.

Mais il faut constater que rien n'est laissé dans l'ignorance du bon peuple par les censeurs de tous poils.
Bientôt on va pouvoir discuter, faire le buzz sur la couleur du papier toilette du président. parfumé, pas parfumé ?
Quelle chance avons-nous !

Dénonçons, dénonçons ai-je pu lire dans les commentaires.
Je ne sais rien mais je dirai tout.

C'est vrai qu'il n'y a que cela d'important en ces jours de fêtes de réconciliation.

La gauche bien-pensante s'acharne depuis dès mois, des années à brocarder l'ennemi, car il ne saurait plus être question d'adversaire au regard de la haine répandue, on en a l'habitude. Après Chirac, Sarkozy et celui-ci donnent bien le flanc à ce genre d'attitude.
Ce qui m'étonne c'est que nos chiens de guerre n'aient toujours pas compris après trois présidentielles perdues qu'il serait bon de changer de tactique, d'apporter une vraie vision de l'avenir afin de satisfaire les Français et respecter enfin des principes de gestion saine, qui, il faut bien l'avouer, n'ont jamais été appliqués depuis des lustres.

Cela dit, pour parler d'Eric Raoult, voici encore un personnage qui ferait mieux de réfléchir deux secondes avant d'ouvrir la bouche. On l'a connu en de meilleures dispositions. Lamentable.
Ce n'est pas en bâillonnant les gens qu'on arrêtera la critique, fut-elle virulente.

Franck Boizard

C'est la conséquence de l'hyper-démocratie : à partir du moment où l'on considère, de façon tout à fait grotesque, que tout le monde est légitime à donner son avis sur tout, on s'abaisse jusqu'au plus petit dénominateur, jusqu'au vulgaire, au bas, au minable, au ridicule.

Le vulgaire Nicolas Sarkozy et le vide intellectuel sidéral de la gauche exacerbent peut-être cette tendance, mais c'est anecdotique.

Pour que la démocratie fonctionne, il y faut un certain esprit aristocratique, de la retenue.

yves

Je suis malheureux de vous lire ce matin.
Dans ma précédente réponse, j'ai insisté sur la valeur de l'exemplarité. Je n'ai pas l'intention de parler des problèmes "psy" qui habitent le grand témoin.
Ce mercredi 11 novembre, il ne reste plus de "Poilus" à décorer.
Pourtant, cette horrible boucherie avec toutes les conséquences qui suivront, sont le fruit de la bêtise des chefs, de la puissance de l'argent. Combien de millions de morts, de vies brisées ?
J'ai la conviction que l'on perd son temps, chaque fois que l'on se préoccupe des conséquences avant d'examiner les causes. Le magistrat que vous êtes ne peut l'ignorer.
Votre indignation de ce matin me fait mal, les faits auxquels vous faites référence sont tous des feux oranges bien près du rouge, cette attitude est potentiellement dangereuse et qui sait, selon les circonstances si elle ne risque pas de devenir beaucoup plus grave encore.
Franchement, avec tout le respect que j'ai pour vous, votre blog mérite mieux que cela.

Christian C

Bien sûr, cher Philippe Bilger, la polémique relative à la présence -ou non- de Nicolas Sarkozy le 9 plutôt que le 10 ou le 16 novembre 1989 est ridicule. Mais cette habitude de vouloir à tout prix être ou avoir été le premier partout, quitte à tordre la réalité, est-elle, ou non, ridicule? Nous apprendrons bientôt qu'un lointain grand-oncle de Nicolas Sarkozy a pris la Bastille dès le 13 juillet 1789. Pour tout dire, je suis même sûr que, sous la combinaison de l'astronaute, c'est Nicolas Sarkozy qui a le premier posé le pied sur la lune le 20 juillet 1969.
Quant à Eric Raoult, son enthousiasme manifeste pour l'action du président Ben Ali, et sa demande adressée au ministre de la culture de faire taire Marie Ndiaye, n'ont donné lieu à aucune réaction de ses amis de droite. Vous avez dit monstrueuse?

GL

Parfois l’essentiel est dans le détail.
Concernant la présence ou non de Nicolas Sarkozy à Berlin le 9 novembre 1989, qui s’en soucie ? L’intéressé s’est-il recomposé un passé ? (http://decodeurs.blog.lemonde.fr/2009/11/09/sarkozy-etait-il-a-berlin-le-9-novembre-1989/). On sait néanmoins qu’il est déjà apparu comme enclin à être un adepte de la méthode Coué dans une matière où, étant avocat de formation, il n’a pu se méprendre sur le sens des mots (Colonna assassin, Villepin coupable,…).
A propos de Pierre Sarkozy, il convient de ne pas déporter l’enjeu où il n’est pas. La personne du fils de notre Président n’est pas en cause. Le véritable souci, c’est l’intervention d’un membre du personnel de l’Elysée pour influer sur le cours d’une affaire purement privée et particulière. Où a-t-on vu que les contribuables payent ce Monsieur pour utiliser son temps et sa fatale autorité pour agir de la sorte ?
Au lieu de ridiculiser ces choses anodines seulement en apparence, il est plutôt urgent de les mettre en lumière et de les dénoncer.

La Sasson

En ce qui concerne la présence ou non du président le 9.11.1989 au mur de Berlin, ce qui est épatant, c'est qu'il s'est mis dans la nasse tout seul : personne ne lui a rien demandé, a priori tout le monde s'en fichait un peu qu'il y soit ou pas (surtout qu'il était très jeune à l'époque et que seuls les électeurs de son quartier le connaissaient), mais non, il n'a pas pu s'en empêcher, il a fallu qu'il auto-célèbre son génie supposé et qu'il réécrive l'histoire à son avantage, comme si rien n'était plus important que sa petite personne... c'est fatigant et c'est insultant pour nous, le peuple, et c'est une fois de plus une image catastrophique pour le reste de la planète (on les entend rire jusqu'ici !).

André Ronchi

Je lis depuis quelques semaines et bien que citoyen suisse résident en Suisse les questions de la réforme judiciaire en France m’intéresse.
C’est pourquoi je me permets de vous transmettre deux articles parus dans le quotidien Le Temps concernant le Procureur général de la République et Canton de Genève.
Je vous souhaite une bonne lecture.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/9e668414-ce40-11de-9427-6b8d19b6fac7/Daniel_Zappelli_renvoyé_aux_limites_de_son_pouvoir

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/9e3662de-ce40-11de-9427-6b8d19b6fac7/Les_aveux_détaillés_dun_financier

SR

Vous affirmez des choses qui vous dépassent. Vous supposez pompeusement que Pierre Sarkozy alias Mosey ne bénéficie pas de la bienveillance de son père dans la mesure où il est engagé dans la production de hip hop, soul et r'n'b. Grossière erreur, toute sa jeune carrière musicale est orchestrée en sous-main par l'Elysée. Il est conseillé par Doc Gyneco un rappeur proche de N. Sarkozy. L'intervention du père a permis au rejeton de composer le générique de Rayon X des frères aliens Bogdanoff sur France 2 bruyamment programmés sur la volonté du Président. Dernièrement, le fiston a pu rencontrer une star du rap américaine Jay Z grâce à son papa, la scène circule sur internet, elle est pathétique pour le gamin qu'on voit en compagnie de son idole, la star américaine ricane en insistant sur le physique de Carla Bruni.

Personne n'a demandé à Nicolas Sarkozy de glorifier son passé, il a inventé sa présence sur un événement marquant de l'histoire européenne. Par là, on peut légitimement s'interroger sur la fiabilité d'un homme qui est Président de la République. Il ment. Vous parliez de moralité, nous en sommes très loin. Vous distinguez l'accessoire de l'essentiel en fonction de votre capacité à cerner un domaine.

Jean-Dominique Reffait

Excellent, Philippe, mais...

Quel besoin a le président de la République de bobarder stupidement sur une date ? Tous les documents le démontrent aujourd'hui, il est allé à Berlin quelques jours après la chute du mur, comme tant d'autres dont moi.
Quel besoin sinon, et cela rejoint le coeur profond de votre billet, de se faire passer pour un visionnaire précoce qui devance l'histoire, l'homme providentiel qui voit tout avant tout le monde ? Ne convient-il pas de révérer celui qui a la prescience de l'événement quand les autres ne se doutent de rien ? Ce "génie politique", comme il fut qualifié par l'un de ses affidés des Hauts-de-Seine, ne convient-il pas d'en interdire la critique comme le suggère Eric Raoult ? Nous sommes là au coeur du problème Sarkozy, cette magnification du leader à la clairvoyance surnaturelle qui n'engendre que détestation ou idolâtrie. La tentation du parti unique qui irait de la gauche à la droite, le jumelage UMP/PC chinois écoeurant et signifiant, l'assèchement du débat politique par des annonces incessantes ne laissant aucun répit à la réflexion, le malaxage de l'opinion à coup de sondages sollicités, le berlusconisme judiciaire, oui, comme vous le dites : "à quel point le délitement banal et quotidien de la liberté a déjà fait son oeuvre".

Oui, tout cela est grotesque et vampirise outrageusement l'essentiel, mais à qui la faute ?

Oui le cas de Pierre est à disjoindre totalement de celui de Jean quand l'un fait son chemin tandis que l'autre suce la roue de papa.

L'essentiel, c'était cette émotion retrouvée du 9 novembre où je me souviens avoir pleuré des heures devant la beauté de cette liberté conquise avant d'emmener à Berlin, avec moi, une dizaine d'enfants de Pontault-Combault pour voir l'histoire en marche.
J'avoue que cet hymne européen, musique indépassable sur un texte audacieux, me remue désormais autant que la Marseillaise ou le Bro Goz (hymne breton, identique à l'hymne gallois entonné lors des matches de rugby). J'aime cette Europe et je me réjouis, après les errements anglophiles du début de mandat, qu'enfin l'union de l'Allemagne et de la France retrouve le chemin oublié. Seuls ces deux pays, unis toujours plus étroitement jusqu'à une fusion que j'espère, sauront donner à l'Europe la dimension poétique qui lui fait tant défaut.

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