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Voici les sites qui parlent de Qui veut des minarets ? :

Commentaires

Zenblabla

30 novembre 2009
Minarets, mine de rien

Le jour où Schopenhauer, répondant à l'académie royale du Danemark, expliqua que la morale kantienne aurait par ses dires à trembler sur ses bases, car prétendant le contraire cette morale était quand même entièrement inspirée par les préceptes moraux patiemment advenus en théologie, il dit aussi qu'elle était sinon là établie, finalement là contenue.

Qu'il se puisse en morale kantienne quelques origines utiles aux religions judéo-chrétiennes, l'académie royale n'admit pas telles déductions, introduites pour prémices aux démonstrations suivantes dans l'ouvrage de Schopenhauer à l'occasion du concours philosophique proposé.

Kant ne pouvait être que plus loin que cela...

Dans la suite du même exercice, Schopenhauer déclara, une fois lavées toutes importations théologiques, donc problématiques, être les fondements de la morale dans la "pitié".

Est-ce la première expression, ou la seconde qui fit raison pour l'Académie Royale du Danemark à réfuter les conclusions du philosophe, alors qu'il fut dans l'épreuve de leur questionnement le seul concurrent ?

Et s'il y avait ce jour une Académie Royale de la Suisse, se pourrait-il aujourd'hui que celle-ci rejette la raison du bon sens populaire, qui par référendum, entraîne rejet de quelque architecturale expression religieuse ?

Beaucoup de si et beaucoup d'entrées dans ce questionnement, bien trop !

Aujourd'hui, ni académie royale, ni dédit de laïcité, ni XIX° siècle, ni question posée à un philosophe... dans la plus vieille démocratie du monde.

Pourtant, le jugement étant à l'œuvre dans un référendum, la morale ne saurait ne pas être à l'œuvre !

On voit bien comment la question est pernicieuse, étant posée par référendum, pour savoir si l'érection de minarets vaut mieux que pas d'érection de minaret !

Pour autant que la morale exclut la religion, poser telle question à tout Suisse qui ne raisonne pas comme Schopenhauer, le conduit à jauger telle religion plutôt que telle autre, mais sortir du champ de la morale, sortir du plan du jugement, et donner une réponse kantienne, après tout...

Alors, si la morale n'a pas d'importance, et si dans le cas contraire elle ne revient pas par quelque fenêtre, comme la théologie est revenue par la fenêtre du côté de chez Kant, personne n'aura a comprendre quelque intérêt au résultat du référendum en Suisse... et même pourra en imaginer sa parfaite inutilité, alors même que la question a été posée, et que certains ont voulu y répondre !

Il se pourrait donc qu'il n'y ait de "pitié" qu'entre complices, et qu'échappe ainsi au champ de la morale tout jugement individuel, bien que celui-ci soit convoqué pour preuve et consolidation de la démocratie, et tant pis si cette sorte de complicité mine fortement la démocratie elle-même.

Entre amoraux, on se comprend !!!

Reste à voir si vraiment la raison de la "pitié" (donc autant de l'auto-pitié), comme cela pouvait encore s'entendre au XIX° siècle, mieux que la raison inversée du "lynchage", puisque celle-ci est basée sur une plus évidente partition des individus comme aujourd'hui, peut, sans revenir par quelque fenêtre, prétendre fonder effectivement la morale.

Posté par Zenblabla à 21:37 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Duval Uzan

Une ville d'Allemagne autorise l'appel du muezzin

SAPHIR NEWS : Malgré les vives protestations d'une partie de la population, la ville allemande de Rendsburg, au nord de l’Allemagne, a autorisé l'appel à la prière du muezzin lancé par haut-parleur depuis les minarets de la Grande Mosquée, inaugurée en automne 2009, a annoncé, mardi 2 février, le maire social-démocrate, Andreas Breitner. >>> La Rédaction | Mercredi 03 Février 2010
Labels: Allemagne, muezzin, Muezzin's call to prayer

posted by Mark at 2:18 AM LINKS TO THIS POST

Et si c'était une "solution" à la CRISE ??

Florence

Les représentants de la mosquée de Botkyrka, dans la banlieue sud de Stockholm, ont demandé l'autorisation de lancer l'appel à la prière du vendredi depuis leur minaret. "La commune ne s'en vante pas trop, pour ne pas faire de vagues, mais nous sommes assez certains que nous obtiendrons l'autorisation", dit Ismail Okur, président de l'association musulmane à Botkyrka, où dominent les ressortissants d'origine turque qui, jusqu'à récemment, constituaient la majorité des musulmans du pays.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/12/18/en-suede-les-responsables-d-une-mosquee-veulent-lancer-l-appel-a-la-priere_1282615_3214.html


Valerie

"L'Identite Nationale" vue par une Anglaise (brillante) qui vit en France :

Divining Loyalties
by Anna Raccoon on December 14, 2009

http://www.annaraccoon.com/politics/divining-loyalties/#comments

Si cela peut interesser certains...

Aussi, j'ai lu hier un reportage interessant dans le Sunday Times Magazine ecrit par AA Gill :

From The Sunday Times December 13, 2009

Algeria: Cry the benighted country
A third of Algerians are under 15 - inheritors of a brutal legacy of ancient and modern hatreds. Their country has suffered through civil war, terrorism and Islamic extremism. Is this uneasy peace what post-fundamentalism looks like?

http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/africa/article6954016.ece

Alex paulista

Un Suisse fait de la résistance !

http://www.tdg.ch/bussigny-erige-minaret-toit-2009-12-10

C'est assez amusant.

Gérard CHINETTI

Si le ridicule devait tuer, les Suisses seraient morts et la démocratie avec eux... Bon débarras !

Plus sérieusement, une nation c'est le "vivre ensemble"... Un "vivre ensemble" qui, très évidemment, n'a rien de volontaire : une population donnée, composée de bric et de broc, est assemblée dans des limites géographiques considérées (momentanément!) comme intangibles.

Donc, la "volonté" de vivre ensemble, c'est du pipeau ! Elle est, à chaque instant à créer.

Dans les limites de ce que la géographie actuelle appelle "France" - et qui a beaucoup varié même récemment : voir l'Algérie - vivent 7 millions de musulmans ou de descendants de musulmans.

L'immigré "initial" avait choisi de vivre en France : pas ses descendants !

Ces "musulmans ou descendants de musulmans" seront majoritaires dans l'espace géographique "France" vers 2050 et dès 2030 majoritaires dans la population active (mais toujours très minoritaires dans la fonction publique compte tenu des évidents errements dans son recrutement) : ils paieront nos retraites!

Cette situation est explosive, alors qu'on ne voit pas comment, en France et dans le Monde, pourrait disparaître le sentiment de profonde injustice qui habite les musulmans.

Cela dicte notre politique : il faut abandonner les vains discours "républicains" sur l'intégration par l'école, le communautarisme, la laïcité, etc.

1 - Une grande partie du destin de la France se joue en Palestine : c'est l'oeil du cyclone intégriste. La condamnation d'Israël, un soutien décisif aux Palestiniens sont une clé nécessaire de la paix en France;

2 - L'Etat ne peut indéfiniment entretenir les cathédrales et les communes les églises sans intervenir en faveur des mosquées (avec minaret bien sûr); donc la collectivité doit intervenir pour construire ces mosquées, en leur conférant le caractère monumental qui rende leur fierté aux fidèles;

3 - Complémentairement, une faculté publique de théologie musulmane doit être créée en Alsace-Moselle (ou en Guyane !!) puisque dans ces départements l'église n'est pas séparée de l'Etat;

4 - Corrélativement l'axe fondamental de la personnalité historique de la France doit être réaffirmé en re-faisant du catholicisme la religion de l'Etat, ce qui ne prête guère à conséquence dans la vie des citoyens puisque la France serait totalement déchristianisée sans l'enseignement catholique propulsé par les insuffisances de l'enseignement public;

5 - Et bien sûr rétablir le symbole visible de l'unité nationale : le Roi !

Citoyen Lambda

Ouvrons enfin le débat sur la construction de mosquées en France :

http://tinyurl.com/ykd3k8r

genevoisrien

Bonjour Monsieur Aïssa Lacheb-Boukachache


  • Merci pour votre commentaire nuancé, au diapason de l’article de Philippe Bilger.

  • Permettez-moi toutefois des réserves mineures :
    a) Ce n’est pas l’UDC qui a lancé l’initiative dite anti-minarets, mais une section locale de parti scandalisée par une mosquée financée par les Loups Gris, un mouvement islamiste turc extrémiste.

  • b) L’autre votation sur une liaison ferroviaire Genève-Annemasse était cantonale et non au niveau national.

  • c) L’affiche haineuse de l’UDC « Halte à la racaille d’Annemasse » n’a jamais visé la population d’Annemasse ni même la partie qui vient travailler à Genève (les frontaliers). Généraliseriez-vous de même l’expression « jeunesse d’Annemasse » ?
    Une lecture sensée désigne les délinquants de cette agglomération qui trouvent plus profitable d’écumer le centre-ville à Genève.
    Les Annemassiens savent très bien qui était visé.

  • d) Quand avez-vous entendu une personne venant de France travailler à Genève y être traitée de « racaille » ?

  • e) Avec 65 000 frontaliers venant travailler à Genève, parfois après 2 heures de trajet, les 20 000 demandeurs d’emplois de Genève (Suisses ou étrangers établis) souffrent du plus fort taux de chômage de Suisse.

  • f) L’affiche anti-minarets, qui montre des minarets-missiles sur un drapeau suisse, n’est qu’une caricature d’une déclaration du Premier ministre turc Erdogan, alors qu‘il n’était que Maire d‘Istamboul en 1997.
    (on aurait aussi pu attaquer l’UDC pour avoir souillé le drapeau national…)

  • g) Je constate tous les jours sur internet que les Musulmans installés en Europe défendent leur religion sans connaître le Coran.
    (Commentaires du niveau « Islam=Paix », alors qu’Islam signifie Soumission).

  • Daniel

    Bonjour,

    Il est faux de dire que "beaucoup de demandes de permis de construire des minarets étaient présentées". D'ailleurs, je remarque que vous ne citez que des sources françaises à l'appui de vos dires concernant la Suisse, et elles ont certainement toutes repris la même erreur.

    En tout, 3 projets de construction, dont deux présentés concrètement aux autorités communales, et un des deux d'ores et déjà refusé en vertu de dispositions du droit local des constructions.

    On est loin d'une invasion...

    Daniel (Suisse)

    oursivi@JDR&PAnt

    JDR, je crois percevoir ce que défendez brillamment avec l'étoffe argumentaire historique nécessaire, mais peut-être n'est-il pas si exact que cela que le Christianisme ait pu décoller à partir du moment où se coula dans les pratiques et dogmes préexistants, puisque je ne crois pas en l'existence initiale et intrinsèque de la nature de celui-là. Et c'est là où ma critique légère à votre endroit s'amplifie de la phrase lue chez PAntoine

    "Ce n'est pas le christianisme, mais des hommes (et des femmes) qui ont utilisé la doctrine chrétienne en la détournant de son véritable message au profit d'un pouvoir temporel qu'ils exerçaient à leur seul profit."

    Rédigé par: Pierre-Antoine | 04 décembre 2009 à 11:19

    Au sens où le Christianisme n'est pas né comme "Le Capital" de Marx, ce n'est pas un pensum pondu par un seul homme, St Paul, ni le Christ n'ont laissé de road map qu'il eut été possible de suivre, ce fut un lent accouchement, capable, si le traçons bien, ce qui n'est même sûr, de fédérer et les paroles assez convergentes des Évangiles et les ex cultes locaux (dont je ne suis sûr qu'ils unifiaient tant l'Occident, comme l'avancez, mais il faut que je lise encore beaucoup pour éventuellement argumenter à l'inverse, ou, me ranger à votre avis), et finalement se mouler comme l'avez bien suggéré dans ce qui préexistait.

    Mais, l'écrivant, je réalise que nous la conceptualisons mal, cette propagation d'un credo qui "prend chair" dans les consciences. Car je continue comme vous à mentionner une identité nette qui se ferait un chemin avec quelques aménagements dans un paysage spirituel là où se sont plutôt des croyances toutes un peu fragiles qui chercheraient plus ou moins consciemment à se fondre en une unificatrice qui rassure et fédère aux mieux, qu'il faudrait convoquer pour considérer l'émergence d'une religion majeure.

    C'est peut-être ce qui fait le noeud du problème que ne pourra dénouer l'Islam en voulant s'implanter ici. A savoir qu'il arrive sur une terre ferme non d'une chrétienté indépassable, mais de ce qu'elle a secrété cette capacité des âmes occidentales à "culturaliser" le sacré, à le faire vivre à côté de la raison, désormais en plutôt bonne intelligence, où la mystique de l'Islam ne pourra pas se glisser, du moins si la science et l'économie ne deviennent pas complétement coupées d'un humanisme que cette religion pourrait alors être paradoxalement tentée de récupérer à son profit.

    Mais je doute fort de la défection-chute radicale de la première, et sais les hommes friands de la loterie qu'est la seconde, et ce quelle que soit leur origine.

    Il est ici trop tard pour cette religion qui dit sa foi dans un passé indépassable là où l'occident judéo-chrétien a réservé à l'avenir la plus radicale des attentes (le messianisme comme horizon inaccessible) pour la plus vieille de ses branches, et une attente à peine différente pour sa soeur cadette.

    AO

    Pierre-Antoine

    @JDR
    "Mon propos ne vise pas à fustiger le christianisme pour ses crimes bien connus : du point de vue de l'historien, ces crimes ne relèvent d'aucun jugement, c'est une donnée des mentalités de l'époque."

    Permettez que j'apporte un éclairage différent :
    Ce n'est pas le christianisme, mais des hommes (et des femmes) qui ont utilisé la doctrine chrétienne en la détournant de son véritable message au profit d'un pouvoir temporel qu'ils exerçaient à leur seul profit.

    Ce qui vaut pour le christianisme vaut pour l'islam, pour le bouddhisme et toute autre doctrine spirituelle et/ou philosophique.
    Aujourd'hui encore c'est l'exercice d'un pouvoir temporel sous couvert d'hégémonisme spirituel qui autorise les chefs politiques et religieux à exercer une véritable persécution sur d'autres communautés religieuses.
    Que ce soit dans les républiques islamiques envers les chrétiens ou en terre hindoue envers les musulmans et les chrétiens.

    Dans plus de 50 pays, y compris en Europe, qu'ils soient catholiques, protestants, évangéliques ou de tout autre communauté, les chrétiens sont pourchassés, privés de travail, emprisonnés, torturés, assassinés. Tous les moyens sont utilisés pour les contraindre à renier leur foi, y compris le viol rituel collectif, considéré dans certains États comme une sanction pénale.

    Posséder une bible ou parler de sa foi est devenu un crime, et passible de la peine de mort si c'est le fait d'un musulman converti. En Iran, en Algérie, dans certains Etats de l'Inde et d'autres pays islamiques, il y a des lois anticonversion.

    Quand je pense qu'en occident, sous couvert de tolérance et respect des différences culturelles on envisage, comme au Canada de permettre à la charia de prévaloir sur le droit du pays d'accueil...

    Cordialement

    Pierre-Antoine

    Jean-Dominique Reffait@Oursivi

    Oursivi, débat sans fin sur l'identité culturelle occidentale, prémice à une prise de position sur la question musulmane en Europe.

    Je ne nie évidemment pas que le christianisme soit un élément important de la culture occidentale, je l'ai écrit. Je conteste, sans difficulté, que ce christianisme soit le fondement de la civilisation européenne et ce, pour une raison qui saute aux yeux : l'identité européenne préexistait au christianisme. Nos références mentales sont d'origine gréco-latines, mâtinées de traditions sociales germaniques. Le christianisme, et c'est ma démonstration qui vaut tout autant pour l'islam, n'a pu s'imposer que lorsqu'il s'est aligné pile poil sur ce modèle pré-existant. C'est Aristote qui a fait le succès de l'Eglise en Europe.

    Les Polonais ont tenté de nous imposer dans le texte constitutionnel européen les racines chrétiennes de l'Europe, ce qui ressort d'une erreur de paralaxe : tandis que pour l'Europe occidentale, les fondements sont gréco-latins jusqu'en Roumanie, pour la Pologne, l'intégration à l'Europe s'est faite par le christianisme. Les racines européennes de la Pologne sont bien chrétiennes, pas les nôtres.

    Tout ce qui constitue la pensée occidentale est fondé sur des éléments antérieurs à la christianisation. Le rapport symbolique au monde est celte ou germanique (voir la persistance actuelle des traditions antiques incorporées dans les pratiques religieuses, voir comment Pâques et Noël se sont collés sur l'équinoxe et le solstice, etc.). Notre musique est le fruit d'une macération étrange de la musique gréco-latine (inaudible à nos oreilles modernes) avec les musiques orientales, dans le creuset de Byzance. Notre droit est un mélange de droit latin écrit et de droits coutumiers germaniques ou normands. Encore aujourd'hui, en survolant une banlieue en avion, vous décryptez l'organisation terrienne de l'antiquité, avec ces longues bandes de terres qui vous font des jardins tout en longueur derrière la maison. (C'est dans les banlieues, curieusement, qu'on retrouve davantage ces traces fixées, puisque dans les campagnes, les remembrements ont détruit cet héritage).

    Mon propos ne vise pas à fustiger le christianisme pour ses crimes bien connus : du point de vue de l'historien, ces crimes ne relèvent d'aucun jugement, c'est une donnée des mentalités de l'époque. Cette donnée montre à quel point, d'un point de vue chrétien, il y avait opposition avec le vieux fonds européen de libre pensée et de recherche scientifique des causes finales. Lorsque le christianisme revêtit la toge, lorsque le Pape devint Souverain Pontife, titre païen, à Rome même, lorsque furent christianisées les fontaines sacrées des campagnes gauloises, à défaut de pouvoir en interdire le culte, lorsqu'Aristote devint le support exclusif de la rationalité chrétienne, lorsque la plus petite église de campagne fut construite selon le modèle de la basilique de Vitruve, alors le christianisme est devenu une composante de la civilisation européenne.
    En prenant ce chemin, l'islam pourra y prétendre aussi. Ca n'est pas encore le cas aujourd'hui.

    Cactus  à notre si Sainte Marie

    à défaut de minarets , je vous offre un minerai , Marie !

    dites moi " d'Or ! "
    on y verra alors
    votre reflet !
    ( un peu tiré par l'écheveau , je sais )
    bien à vous!

    Marie

    @Aux naïfs de ce blog,

    Alors, depuis ce « dimanche noir » (selon les commentateurs habituels), qui a vu le corps électoral approuver très largement un référendum d’initiative populaire demandant l’interdiction de l’érection de minarets sur le territoire de la Confédération, c’est haro sur le baudet helvétique. L’animal était déjà fortement suspect depuis son empressement à embastiller Roman Polanski pour complaire à la justice des Etats-Unis, il est maintenant cloué au pilori comme champion du monde de l’islamophobie, de l’intolérance, de la beaufitude indécrottable, de la bêtise populiste à front de taureau.

    La bronca est d’autant plus forte que personne ne s’attendait à voir triompher aussi nettement le « non aux minarets » dans une votation initiée par l’Union démocratique du centre, un parti bien mal nommé, qui incarne la version suisse de ce « populisme alpin » qui se décline sous diverses formes en Autriche et en Italie du Nord. La France alpine est relativement épargnée par ce phénomène : la Ligue savoisienne, qui nageait peu ou prou dans les mêmes eaux troubles lémaniques n’a été qu’un phénomène éphémère au début des années 1980. Alors, que s’est-il passé pour que cette provocation d’extrême droite recueille l’assentiment de tant de braves gens, qui, à l’instar de nos deux laboureurs, se méfient de tout ce qui se rapproche d’une intolérante radicalité ?

    La séquence politique qui a précédé cette votation n’est pas étrangère à l’évolution de l’opinion vers ce coup de colère aussi brutal qu’inattendu. Depuis plus d’un an, en effet, le gouvernement de la Confédération Helvétique se fait mener en bateau par le grand leader de la Jamahiriya islamique et socialiste libyenne, j’ai nommé Mouammar Kadhafi. L’histoire a commencé il y a un peu plus d’un an, lorsque l’un des fils du raïs libyen, Hannibal Kadhafi, et son épouse furent arrêtés par la police genevoise dans le palace où ils étaient descendus avec leur suite. Motif : le personnel de l’hôtel avait signalé aux autorités les mauvais traitements qu’Hannibal et sa conjointe faisaient subir à leurs domestiques maghrébins, traités, semble-t-il, comme des esclaves razziés par une tribu bédouine.
    Mouammar Kadhafi prend très mal la chose, et décide de faire passer la Suisse par toutes les humiliations que méritent cette atteinte intolérable à l’honneur de la tribu qui règne depuis quarante ans sur la Tripolitaine, la Cyrénaïque et le Fezzan. Il retire des banques suisses les milliards amassé par le dur labeur consistant à accaparer pour lui et ses proches l’essentiel de la rente pétrolière et gazière de son pays. Il place en état d’arrêt domiciliaire sine die deux hommes d’affaires suisses en dépit du fait que son fils et son épouse ait été autorisés à regagner la Libye à la suite du retrait de la plainte des malheureux domestiques. Ces derniers ont été fermement invités à accepter des dédommagements financiers pour s’écraser, et pour se faire mieux comprendre, les sbires de Kadhafi s’arrangent pour que le frère du valet passe de vie à trépas dans des conditions pour le moins bizarres.

    Mais c’est mal connaître l’ombrageux Mouammar que de croire qu’il allait faire montre de sa proverbiale clémence en mettant fin à sa querelle avec Berne après ce petit arrangement. Il voulait voir le gouvernement suisse, ses diplomates et ses banquiers ramper vers lui face contre terre pour venir lui lécher les babouches en chemise et la corde au cou. Ce qui fut fait au mois de juillet 2009, lorsque le président en exercice de la Confédération, Heinz Rudolf Merz, se rend à Tripoli pour signer un protocole d’accord, qui commence par des excuses en bonne et due forme de Berne pour le traitement ignoble infligé au fiston. Après cette contrition publique exprimée à Tripoli, Merz accepte la mise en place d’une commission d’arbitrage dont la mission est d’établir les responsabilités individuelles dans la police et la justice genevoise, Berne s’engageant à sanctionner comme il se doit les fautifs. Ce brave Merz était venu dans ce Canossa oriental dans un avion du gouvernement suffisamment spacieux pour ramener, pensait-il, ses compatriotes arbitrairement retenus en otages. A peine l’encre du honteux protocole fut-elle sèche, que les Libyens firent savoir qu’il n’était pas question de libérer les Suisses avant que la commission d’arbitrage ait rendu ses conclusions, et que les fonctionnaires genevois aient reçu la fessée que les arbitres n’allaient pas manquer de leur infliger. Pour que les choses soient bien claires, Mouammar Kadhafi prononce alors un beau discours, dans lequel il ne demande rien moins que la dissolution de la Confédération helvétique, coupable de violations continues et répétées des droits de l’homme, en proposant que ses voisins allemands, français et italiens se partagent les dépouilles de la Suisse en fonction des régions linguistiques.

    Micheline Calmy-Rey, la très gauchiste cheffe du département (ministre) des affaires étrangères, amie de l’ami intime de Kadhafi, l’ineffable Jean Ziegler, doit faire face à une discrète, mais très inhabituelle révolte de son administration qui commence à trouver saumâtre le rôle de carpette orientale qu’on lui fait jouer.

    On en est là, et la Libye vient d’annoncer qu’elle allait faire passer en jugement les otages qu’elle a conservé par devers elle.

    Bien sûr, dans le vote de dimanche, on ne peut exclure un fond d’islamophobie et de xénophobie instinctive dans une population qui a longtemps vécue dans un isolement montagnard peu propice à l’ouverture au grand large. Mais d’autres votations xénophobes initiées par l’UDC ces derniers temps, comme celle demandant le retrait de la Suisse de l’espace Schengen ont été repoussées.

    L’affaire Kadhafi, et le comportement indigne d’une classe politique qui brade l’honneur national dans l’espoir d’hypothétiques contrats industriels, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le lac, à défaut d’y mettre le feu. Rama Yade avait, à juste titre, dénoncé le statut de paillasson auquel Kadhafi avait ravalé la France lors de la visite de ce dernier dans notre pays en 2008. Les Suisses semblent l’avoir entendue, même si leur réponse n’est pas de celle que nos moralistes auraient aimé saluer de leur plume louangeuse. Et puis, on a sa fierté, vinzou !

    http://www.causeur.fr/suisse-les-montagnards-sont-las,3374

    Lorsque la Turquie sera intégrée à l'Europe, pour nécessités américaines, nous verrons... !

    Bravo aux Suisses !
    Guillaume Tell est une légende paraît-il !

    Libremax

    Cher Philippe
    Vous écrivez : "Est-il forcément indécent d’avoir du mal à supporter certaines situations ou à accepter un avenir quand on ne sait pas comment affronter les premières et qu’on a peur du second ? Quand on craint d’être noyé ? Est-il vraiment indigne de répondre non ?
    Comme en Suisse. "

    Je vous répondrai, il n'est pas "indigne" de répondre non, il est tout simplement "stupide" de répondre non.

    Cordialement

    Ben Tab

    Les lois d'urbanisme régleront le problème des minarets. L'état de droit dans les pays musulmans, la peur de l'islam. L'arrêt de la politique capitaliste ultra-libérale celle de l'immigration. Des 3, seule la première est applicable.

    oursivi@JDR

    "1. L'identité judéo-chrétienne de la France. Pour moi, c'est une imposture intellectuelle dans la mesure où je démontrerais avec une grande aisance que ce qui fonde la culture occidentale, sa science, sa littérature, son architecture ne doivent rien à la religion chrétienne, souvent le contraire."
    JDR

    Puisque je crois être le seul à avoir mentionné avec insistance la revendication de cet héritage, je vais donc assumer de répondre à votre thèse à laquelle je ne souscris point.

    D'abord j'aurais aimé que prissiez le temps de nous faire étalage de cette aisance qui semble être restée au fond de la fosse.

    Mais je galéje, je galéje, et Laurent Dingli quand aura fini de crépir son minaret et daignera venir nous le montrer va encore me le reprocher en disant que je me gratte le ventre (pas possible la Webcam est branchée quand on écrit chez PB ?) en postant, riant de mes propres blagues, ce qui n'est pas faux.

    Aux faits, au fait, certes.

    Bien, alors commençons par déminer quelques poncifs souverains que je vous épargnerai ainsi d'avoir à nous rappeler.

    D'abord celui de citer la longue liste des esprits libres persécutés par la religion chrétienne (Giordano Brulot, pardon, Bruno, Copernic et des dizaines d'autres à ce niveau céleste).
    Tous savons comment cette religion comme les autres renâcla à entendre puis intégrer dans son référentiel des vérités objectives, scientifiques, raisonnablement démontrables.

    Certes.

    Elle est cependant celle qui baigna les mentalités et les croyances au point de les faire s'échapper du cadre qu'elle avait instauré. Forcément, cette relativisation, elle l'inspira selon la considération spinoziste que la situation ayant tourné ainsi dans ce cadre, celui-là en était les bases d'un développement incontournable, puisque il advint.

    De l'exercice puis l'examen de ses intolérances naquit "la renaissance" puis "les lumières" dont nous ne pouvons que constater que les autres religions ne les ont pas secrétées, ou en bien moindre et durable façon.

    C'est une constatation, elle est irréfutable. Le flux des populations qui "viennent à nous" depuis que la chose est matériellement plus aisée (moyens de transport) et que la conscience des états comparés amenant à prendre cette décision plus facilement accessible (média), en est la mesure exacte.

    Et elle est grande.

    L'influence que les habitudes exégétiques de la culture hébraïque ont inséré - la Mishna pour ne parler brièvement que d'elle - est à mon sens la clef de voute de l'évolution intellectualo-spirituelle de l'Occident. Est ce qui a fini par tremper même les plus goys de nos ancêtres, pourvu qu'ils aient aussi eu ce goût de la liberté et de la spéculation, que les juifs avaient par tradition, déjà.

    Quelque rigide - voire assassine - qu'ait été la religion chrétienne, elle a tout de même été ce moule propre à secréter ses propres ennemis et à ne pas les éradiquer avec tant de méthode qu'ils ne puissent lui survivre et triompher de la solidité de ses carcans, nous en sommes les vivantes et moqueuses preuves...

    La séparation qui éloigne les Juifs et Chrétiens d'un côté et les Musulmans de l'autre - quelques réels meilleurs traitements que les Juifs reçurent à certaines époques des Musulmans face aux horreurs que les Chrétiens leur firent subir (voir le rôle de St Louis, comme celui paradoxal de St Bernard*, parmi des pelletés d'autres) - tient plutôt à mon inhumble avis, à ce que les chrétiens sont en un sens les enfants par extension de l'initiale tribu hébraïque qu'un de ses vrais - ataviques - fils (Paul de Tarse, devenu St Paul) a voulu étendre au sens le plus spirituel du terme, là où, si les ai bien lus, les Musulmans se réclament de l'autre fils d'Abraham qui eut la malchance de naitre fils de servante, qui plus est bientôt rejetée, ce qui créa - comme fait fondateur originel - des bases bien malsaines pour les siècles et les millénaires à venir.

    C'est un peu - immensément - rapide comme survol, mais est tout de même capable de cerner quelques-uns des moteurs de pas mal des grosses structures historiques que connaissons tous.

    Cette succincte thèse ne prétend pas expliquer les moindres recoins historiques qui la démentiraient aisément dans l'examen de beaucoup de leurs détails (même essentiels) mais elle structure grossièrement un des argumentaires qui pourraient prétendre donner corps à ce réflexe d'avancée du judéo-chrétien pour définir en bien des sens l'Europe, voire même l'Occident.

    AO

    * Will Durant, "Histoire de la civilisation"

    Catherine JACOB@Esse erre

    @Esse erre | 02 décembre 2009 à 17:48
    "...sauf à ce que Madame Jacob ne nous commette une digression freudienne sur le "phallus impudicus" de ce malheureux sans abri qui joue les muezzins hystériques et dont le minaret érectile a sans doute provoqué ce rapprochement inconscient chez notre hôte."

    Laissez donc les champignons et la psychanalyse sauvage érectile pour les amateurs !

    Alex paulista

    Moi, après tant de repli identitaire, j'aimerais revenir sur le SDF de Philippe, avec une anecdote qui n'a rien et tout à voir.
    Étudiant, je travaillais en août comme animateur dans un club de vacances d'Ibiza. Un après-midi, je passais un peu plus de temps avec le seul groupe de Français. Une (fausse) blonde célibataire de 40 ans était un peu fofolle, parlait haut et passait du bon temps avec un Français ayant la trentaine (qui s'appelait Aïssa je crois). On parlait des groupes qui nous entouraient, de diverses nationalités.
    Au bout d'un moment, cette femme m'avoua un peu gênée qu´en fait, elle était d'origine suisse. Je lui demandai pourquoi cette gêne, et pourquoi avoir "simplifié" pendant une heure en omettant ce détail alors que c'était un peu le sujet de discussion. Elle m'expliqua alors qu'elle avait connu une descente aux enfers dans sa jeunesse. Elle avait mendié et vécu dans la rue en Suisse. Au bout de quelques temps dans une galère terrible, avec personne qui ne l'aidait, elle avait suivi d´autres SDFs vers la France.
    Là, les gens lui donnaient enfin, puis elle avait trouvé des associations et des particuliers pour lui tendre la main. Elle avait reconstruit sa vie après cinq ans de galère, à coups de petits boulots.

    Elle ne voulait plus trop entendre parler de la Suisse, au moins pour y vivre.

    Pierre-Antoine

    @Florence et @ceux qui choisissent entre deux mots...

    Connaissez-vous la politique du homard ?
    Il est plongé dans l'eau froide, il se sent à l'aise comme un gaulois en plein débat.
    Puis, petit à petit, on monte la température, il a le choix entre rester dans son élément aquatique ou sortir, mais il est fait pour l'eau comme le gaulois est fait pour les débats de préférence vifs et animés dans lesquels il peut donner de la pince.
    Quand l'eau est trop chaude, c'est trop tard...
    Quand le débat sera bouillant, ce sera trop tard, les minarets seront érigés et l'appel à la prière obligatoire sous peine de goûter à la rigueur de la charia.

    Et ce n'est pas de l'intolérance, juste une réaliste prospective... réaliste !

    C'est la nature humaine face à l'intolérable, on le tolère de débats politiques en rencontres diplomatiques. C'est l'histoire qui nous apprend ça.

    Pierre-Antoine

    Bernard-27400

    @ Citoyen Lambda

    Nous n'avons rien à interdire.
    Interdisons seulement à nos élus d'être moins démagogiques.
    Je ne voudrais pas offenser Aïssa mais parfois, je m'interroge sur les discours de nos élus qui se gargarisent du "musulman" à toutes les sauces alors que leur vie quotidienne est du tout américain ou asiatique... Parce que les plus grosses réserves de pétrole sont sous le monde musulman ? Et si ces réserves avaient été sous des tribus anthropophages de Nouvelle-Guinée, nous auraient-ils prôné le tout cannibale ? Pour paraphraser le billet suivant "Pro musulman quand ça arrange"...

    Catherine JACOB@Lambda&Lambda

    A toutes fins utiles, la citoyenne Lambda précise qu'elle n'a rien à voir avec le citoyen Lambda de ce jour (notamment : Citoyen Lambda | 02 décembre 2009 à 22:36 )

    Elle a également tenté de publier un certain nombre de liens vers des clichés présentant l'architecture d'un habitat étranger incluant des édifices religieux dans le Japon du XIXème dans l'idée de nourrir la réflexion sur le sujet du billet sur le minaret en Europe et s'étonne de ne pas voir accepté le post de référence.

    Aïssa Lacheb-Boukachache

    Citoyen Lambda, le citoyen Aïssa Lacheb-Boukachache vous interpelle et vous gueule dans les esgourdes que vous êtes un sacré comique, vous, un drôle, un rigolo de première... Un référendum d'initiative populaire, vous exigez mais sous l'anonymat le plus complet... Je viens de voir vos douze premiers signataires; que des anonymes et dissimulés pareils à vous... C'est du propre, tiens, votre foireux esprit démocratique... C'est pas le courage et la cohérence qui vous étoufferont, vous, sûr, vous vivrez longtemps...


    Aïssa.

    Citoyen Lambda

    Votons nous aussi en France, et interdisons par la constitution la construction de mosquées en France...

    J'ai mis ma pétition en lien

    Duval Uzan

    @ Pierre Antoine,

    Vous avez dénaturé mes propos ou je me suis mal exprimé.
    Par RECIPROCITE, je voulais dire que la convention des droits de l'homme n'est pas à sens unique. Il n'y aura jamais de place pour la Charia dans cette convention.
    Celui qui ne veut pas être regardé n'a pas le droit de me regarder.
    De même que l'on n'a pas le droit d'exprimer sa haine au nom de la liberté d'expression.
    La dehimitude n'a pas de place dans la convention des droits de l'homme.


    Duval Uzan


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