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Voici les sites qui parlent de Tout... et le reste à la charge du président ! :

Commentaires

Catherine JACOB

@oursivi@CJ | 28 novembre 2009 à 14:02
""Désormais"... pour une conversion effectuée il y a 25-30 ans (+ ?) ..."

C'est juste. J'ai fait une projection dans l'espace de la phrase en prenant comme point de départ l'information relatée une fois connue, mais c'est vrai que ça ne se fait pas en français sans employer le futur, ou peut-être même pas du tout. Bonne remarque.

Duval Uzan

@M. Maturn 25
Bonjour
Vous écrivez "Tenez, Monsieur Hortefeux vient d’en avoir une de belle idée, créer une loi visant à punir les hommes faisant preuve de sévices psychologiques"
Je pense qu'un tel délit existe déjà et s'intitule le "harcèlement moral".
Il faut juste l'élargir. Il me semble que jusqu'à présent il ne concerne que les relations employeurs/employés. Mais il n'y a pas de raisons de les leur réserver.
Le harcèlement moral peut être commis par toute personne et par toute collectivité.
Je recommande à tous la lecture du livre de
Marie-France Hirigoyen qui en fait une remarquable analyse.
Je pense donc aussi que l'on n'a pas besoin d'un nouveau délit si on pouvait saisir la justice pour cette qualification.
Mais je ne veux pas être hors sujet.
J'espère que Monsieur Bilger va nous écrire un billet.
Duval Uzan

Alex paulista

Cher Serge ULESKI

Commentaire très bien écrit, on sent le professionnel. Vous écrivez :
"Et son compagnon, Jean-Yves Cendrey, écrivain lui aussi, de nous déclarer : « Qu'on se souvienne de - la France, on l'aime ou on la quitte - de Sarkozy.  Nous avons eu grand plaisir à nous appliquer la conséquence qui s'ensuivait. »

Au moins, sait-on maintenant sur qui on ne doit pas compter."

Cette partie de votre commentaire est un peu bête. Quand Jean-Yves Cendrey déclare qu'il n'aime pas cette France, ce n'est évidemment pas un rejet en bloc de toutes ses racines. Il y a plusieurs France: celle que vous emportez avec vous, la langue, la culture, les valeurs. Mais il y a aussi celle de la vulgarité, qui vous harcèle et va jusqu'à remettre en cause votre nationalité parfois. Et c'est au nom de la première que vous haïssez la seconde. Pour ce couple, la seconde est incarnée par Sarkozy, mais existe sans lui.

Ensuite, vous écrivez

"Et au sujet de Berlin, la ville d’adoption du couple NDiaye/Cendrey : « il est vrai que Marie et moi avons davantage l'habitude de partir que de rester, même quand c'est bien. »

Ce qui relative les raisons du départ de ce couple prompt à se draper d’une conscience politique citoyenne et solidaire alors qu’il a simplement la bougeotte : dans les faits, il ne tient pas en place."

Là aussi cette partie n'est pas à la hauteur du reste. Il est évident que les premiers à ne pas se laisser emm... sont ceux qui ont les moyens et la culture suffisantes pour se sentir à l'aise dans de nombreux pays. C'est d'ailleurs le problème de la politique actuelle: elle dissuade en premier lieu les étrangers ou Français d'origine étrangère aisés et formés qui veulent travailler en France avec leur famille, alors que le pauvre émigrant clandestin qui parle français, lui, n'a pas trop le choix et peut un peu mieux se débrouiller sans visa officiel.

Cette remarque du couple vise aussi à dédramatiser leur commentaire: ils savent que leur situation personnelle n'est pas à plaindre et trouvent indécent de renchérir. Votre "intelligence émotionnelle" mériterait d'être plus aiguisée.


Et pour en arriver comme vous à moquer et diminuer l'importance de voir nos élites préférer l'étranger, il faut vraiment un raisonnement léger.

La réalité est qu'il y a des gens éduqués qui ne se font pas dire deux fois qu'ils ne sont pas les bienvenus chez eux. Ils partent, emmènent avec eux la vraie France. Le ressentiment s'exprime mais n'est pas profond.
Puis il y a ceux qui n'ont pas le choix, doivent avaler des couleuvres pour rester en France. Ceux-là passent à côté d'une partie de la culture et accumulent le ressentiment.

Et vous voulez faire taire les premiers au nom des seconds.

oursivi@CJ

"désormais manifestement, ce sont les profs de Lettres qu'on recycle comme profs de Philo."
Rédigé par: Catherine JACOB | 28 novembre 2009 à 09:42

"Désormais"... pour une conversion effectuée il y a 25-30 ans (+ ?) ...

AO qui aime beaucoup Finkie, mon croquemitaine préféré, homme de doute et de tourment.

Catherine JACOB

@Alex paulista | 27 novembre 2009 à 14:53
"Mais c'est un excellent prof de philosophie qui travaille à faire des cours construits dont la logique de raisonnement apparaît très clairement. Un excellent pédagogue qui passe très bien à l'oral, même s'il se répète souvent à l'identique si on l'écoute bien. Parfois certains passages de plusieurs lignes sont même introduits habilement au cours d'un débat à la télé."

"Alain Finkielkraut est le fils unique d'un maroquinier juif polonais déporté en 1941 à Auschwitz. Après ses études secondaires, il prépare, au lycée Henri-IV, le concours d'entrée à l'Ecole normale supérieure, et il est reçu à l'École normale supérieure de Saint-Cloud en 1969, puis à l'agrégation de Lettres modernes (1e) en 1972 (noté sujet à caution par Wikipédia).

En 1974, il est professeur au lycée technique de Beauvais. De 1976 à 1978, il enseigne à Berkeley au French Literature Department. Depuis novembre 1989, il est professeur de philosophie et d' « histoire des idées » au département Humanités et sciences sociales de l'École polytechnique." -Wiki-

D'habitude ce sont les profs de philo qu'on recycle comme profs de Lettres pour compléter leurs heures, mais désormais manifestement, ce sont les profs de Lettres qu'on recycle comme profs de Philo. Est-ce signer là la fin de la nécessité d'un travail philosophique très spécifique ? Je pense très franchement que la question se pose indépendamment du courant qui veut résumer la philosophie à une longue phrase...
Certes, c'est une longue phrase mais essentiellement depuis le "Gnôti Sauton" du fronton du temple d'Apollon guérisseur et qui ne veut pas qu'on saute comme des gnous, mais qu'on se connaisse pour ce que l'on est via la médiation d'un divin d'une neutralité bienveillante...

Catherine JACOB

@Jean-Dominique Reffait | 27 novembre 2009 à 12:00
"Sur les profs de philo, querelle idiote. Mon premier prof de philo, qui fut à l'origine de ma vocation philosophique,"

Vous êtes sûr de ne pas confondre Ethos et Polis aristotéliciennes avec Cités et police contemporaines?

"Il y a toujours moyen, pour un jeune esprit libre, de tirer le meilleur d'un prof de philo dont les opinions apparaissent opposées (la philosophie est d'abord l'art de construire une opinion)."
Accessoirement en effet peut-être. Ceci étant, vous avez raison, il dépend souvent de nous de tirer le meilleur profit possible même de la pourriture, voyez par exemple des propriétés de la pénicilline, toxine contenue dans la moisissure du roquefort (3 septembre 1928). Toutefois, attention aux toxines des moisissures, certaines sont vraiment très toxiques !

JPLedun

Sur Finkielkraut deux mots.
On aime ou on n’aime pas.
Ne pas aimer ne donne pas droit á casser un travail, une expérience, une pensée.

Et moi je lui dis merci á cet homme.
Je me frotte parfois á ses bouquins. Le dernier ("Un cœur intelligent") m'a donné envie de découvrir huit œuvres différentes.
(Elles m'attendent sur ma table de chevet. L’hiver peut venir.)
Rien que pour cela, il a droit á tout mon respect cet homme.

Et tant pis si parfois il horripile.

JPLedun@Florence

Florence, une fois de plus je vous suis.

J'étais justement en France quand la vaccination "grand public" a commencé.

Et nos chers médias de nous faire voir au journal de 13h, de 20h, sans oublier d'en remettre une couche le lendemain, des longs plans de chaises vides, des salles désertes et quelques porte-parole moqueurs.

Maintenant c'est la cohue... et évidemment : "c'est mal organisé", et c'est la faute á qui ? Je vous le donne Emil,
"A Sarkozy"

Ici, (á Graz) il y a 5 centres ouverts (la liste et les horaires chez votre pharmacien du coin).
La population y va ou n'y va pas, selon la conviction de chacun.

Pas de panique, pas de récupération politique ou médiatique, tout dans le calme.

Que c'est bon de vivre dans une démocratie apaisée (parfois un peu trop...)


oursivi@JDR

Rédigé par: Jean-Dominique Reffait | 27 novembre 2009 à 18:57

JDR,

Ok pour le distingo, mais ne pensez-vous pas que les faits mentionnés en disent plus sur le caractère frondeur-râleur du peuple de France que d'un réel déraillement de nos gouvernants quant au traitement de l'arrivée possible d'une épidémie à considérer (considérable ne sonnerait pas de la même façon) ?

Comparer nos réactions à celles des Allemands, sortes de personnification de la discipline et du respect de l'autorité, n'est pas la meilleure façon de nous convaincre du déficit de légitimité de l'actuel pouvoir. Quelles que soient ses réelles difficultés ou carences.

Dans ce genre de phase, les médecins pilotent déjà à vue, alors les "politiques" qui ne sont que des managers de situation, vous pensez bien...

Mais espérer voir tomber le gouvernement - comme je l'ai fait longtemps - pour le bien du pays est illusoire, il n'y a rien de valable pour le remplacer en ce moment et on a du mal à imaginer quand cela cessera, ce qui est consternant.

Mais, bon, on a peut-être le droit de s'en "foutre", aussi. Avant que cela ne devienne éventuellement un devoir si les aspirations de la population relayées par les politiques ne devenaient si contradictoires et absurdes qu'il n'y ait plus rien à fédérer, à attendre.

AO

Serge ULESKI

Marie NDiaye et « la France monstrueuse de Sarkozy »

________________


Centre et objet de la controverse qui l’a opposée à Eric Raoult, Lauréate du Prix Goncourt 2009, élevée avec son frère aîné par une mère française dont le mari sénégalais – leur père à tous les deux -, est très vite rentré dans son pays…

Chez Marie NDiaye et sa « France monstrueuse de Sarkozy » qui semble inclure les électeurs qui l’ont élu Président, dans son refus de nuancer ses propos suite à l’intervention d’un Raoult plus opportuniste que jamais (1), et qui, du coup, prend pour cible une bonne partie de la France (2), on pourra y voir un lapsus qui nous donnera à comprendre ce qui suit - pour peu que l’on soit capable de porter son regard au-delà de ce qu’il est convenu de voir pour mieux commencer d’entendre et de lire entre les mots : l’ambivalence chez un citoyen français issu de la colonisation et de l’immigration (3) de ses sentiments à l’égard de son pays d’adoption - pays autre que celui de ses origines : pays d’accueil de ses parents, pays de rapatriement ou de secours tel une roue, faute de mieux et par crainte du pire…


1 - Peut-on imaginer une intervention identique de Raoult si le lauréat avait été d’origine européenne ?

2 –Et plus encore aujourd’hui, depuis qu’elle a tenu à préciser : « Si Ségolène avait gagné, on serait partis quand même ».

3 - Une guerre d’indépendance n’arrangera rien.

Citoyen français qui peut aussi avoir été en partie lésé, sinon abandonné, par l’histoire culturelle de cette autre identité dont il lui faut, non sans difficulté, assumer bon an mal an l’héritage ; difficulté à la racine de laquelle on trouvera un pays des origines dont les mœurs, us et coutumes à la fois sociales et politiques lui sont étrangers ; et parfois même : pays de la honte (4) car entaché de non-droit, corruptions, injustices sans nombre, pauvreté et parfois misère que des médias impitoyables ne manqueront pas, sans retenue ni nuances, de relayer jour après jour ; médias qui ne s’occupent que des crimes et châtiments de l’homme qui n’est qu’un loup pour quiconque a la faiblesse de se montrer brebis…

4 – Reconnaissons en toute bonne foi et en toute lucidité… qu’il est très certainement plus facile de se lever le matin quand on est un Français-Italien avec pour compagnes la grandeur de Rome et la splendeur de la Renaissance, ou bien un Français-Juif sous l’ombre tutélaire de Marx, de Freud et d’Einstein.

Et alors que ce Français du Maghreb ou d’Afrique noire aura pour principal référent la figure d’un homme blanc au passé colonial couvert d’opprobre, pour un peu détestable, mais qu’il ne peut décidément pas se résoudre à haïr, sinon au prix d’un préjudice moral important, étant lui-même ce que l’on pourrait appeler un noir-blanc, parfois plus blanc que noir ; sans compter les fois où il peut être plus blanc que blanc, tout en restant, néanmoins, confronté, encore et toujours, à cette identité des origines d’une inutilité patente tel un boulet et handicap majeur…

Français à qui il peut être donné de réussir, ici, dans ce pays qui l’aura nourri, et qui se trouve bien en peine de lui rendre quoi que ce soit puisque c’est ailleurs qu’il lui faudra aller chercher ce qu’il pourrait lui offrir en retour, et que ce pays, qui peut être la France, refusera très certainement de recevoir de lui qui s’interdira alors une telle démarche pour toutes les raisons énumérées précédemment.

***

Ne finit-on pas toujours par mordre la main qui vous a nourri quand le destin vous a refusé une autre main qui aurait dû, elle aussi, vous soutenir et contribuer à faire de vous un adulte et un tant soit peu autonome ? Une main qui, pour votre malheur, n’aura ni su ni pu le faire…

Car…

Derrière chaque adoption il y a toujours un abandon ; et rien ni personne, jamais, ne peut remplacer ce qui aurait dû être sa famille, qu’elle ait été absente ou bien, écrasée par le poids culturel d’une autre famille dite d’accueil, et plus encore lorsque l’histoire et la culture de cette famille des origines sont jugées par l’intéressé même et toute la société avec lui, infréquentables jusqu’à… l’irreprésentable.

Reste alors ce lapsus compensatoire : « La France monstrueuse de Sarkozy » sans autre formalité.

Aussi…

Pas de re-connaissance à attendre de qui que ce soit, avant une bonne dose d'injustice.

Souvenons-nous : qui que nous soyons, quelle que soit notre histoire, n’est-ce pas là le prix que l'on se paie à soi-même et que l'on fait payer aux autres, sans toutefois jamais cesser d'éprouver à leur égard cette re-connaissance que l’on s’interdit encore, pour l’heure, et à notre insu, d’exprimer, aveuglé par ce vertige qu'est la vie qu'il nous faut construire, seul et tragiquement responsable dans la réussite comme dans l'échec, dans l'harmonie comme dans le chaos.

Et pour en revenir à notre auteur...

Jugement lapidaire que cette formule sur la France de Sarkozy qui concerne en particulier sa politique d’immigration, de la part d’une Marie NDiaye toute scandalisée vu de Berlin : recul sans doute nécessaire à un soutien plus efficace de ceux qui sont frappés par cette politique !?

Allez savoir !

Jugement typique d’une Gauche dont on pourra soupçonner, même et surtout quand elle y est née, de mépriser les classes populaires ; classes sans diplôme, aux abois, livrées en pâture à la déshérence identitaire et à l’insécurité sociale depuis plus de deux générations et dont les français issus de l’immigration et de la colonisation représentent pourtant une part importante.

Mauvaise politique, mauvaise psychologue Marie NDiaye qui n’a que l’excuse d’être romancière ?

Et son compagnon, Jean-Yves Cendrey, écrivain lui aussi, de nous déclarer : « Qu'on se souvienne de - la France, on l'aime ou on la quitte - de Sarkozy.  Nous avons eu grand plaisir à nous appliquer la conséquence qui s'ensuivait. »

Au moins, sait-on maintenant sur qui on ne doit pas compter.

Et au sujet de Berlin, la ville d’adoption du couple NDiaye/Cendrey : « il est vrai que Marie et moi avons davantage l'habitude de partir que de rester, même quand c'est bien. »

Ce qui relative les raisons du départ de ce couple prompt à se draper d’une conscience politique citoyenne et solidaire alors qu’il a simplement la bougeotte : dans les faits, il ne tient pas en place.

***

La littérature n’en finira donc jamais de nous surprendre ?!

Florence

Jean-Dominique Reffait

Peut-être qu'en Belgique et en Allemagne, l'opposition a été responsable et a tenu le même discours qu'en Belgique.
En France, l'opposition n'a pas eu cette responsabilité, les médecins non plus. Aller polémiquer et railler sur le coût de la vaccination est totalement irresponsable. C'est pourtant ce qu'a fait sans le moindre scrupule cette opposition qui en vulgarité surpasse de très loin notre cher président. Il faut vraiment avoir l'esprit vulgaire pour attaquer sur le nombre élevé de vaccins et autres broutilles alors que la santé des Français est en jeu. Du reste, si le nombre de vaccins avait été plus faible, la même opposition aurait eu la même vulgarité à hurler qu'il n'y aurait pas de vaccins pour tout le monde et que seuls les privilégiés y auraient droit. Cette ambiance délétère que vous dénoncez à juste titre peut être tout autant attribuée à cette opposition minable qui sans arrêt rabaisse le débat dans le caniveau. Sarkozy ne vole peut-être pas très haut mais l'opposition se traîne dans la boue.

Jean-Dominique Reffait

Oursivi,

Il n'entrait pas dans mon propos de justifier ou non les bienfaits du vaccin, je n'y connais rien.

Je reste dans le cadre du billet de Philippe, si vous me le permettez. La remarque d'Aïssa portait sur la suspicion dont une mesure, éventuellement bonne, est frappée sitôt qu'elle émane de ce pouvoir. Je pense que c'est effectivement signifiant de la tendance plus profonde qu'un anti-sarkozysme de raillerie qui conduit une large part de la population à se méfier de ce qui émane de ce pouvoir, quand bien même s'agirait-il de santé publique.

C'est le processus qui conduit à cette suspicion visant le pouvoir actuel qui est intéressant ici. Suspicion qui ne vise apparemment pas les gouvernements voisins dont la communication sur ce sujet est jugée crédible par les population en Belgique ou en Allemagne.

oursivi@JDR&Aissa

http://actu.voila.fr/actualites/france/2009/11/26/deces-d-une-fillette-atteinte-du-virus-de-la-grippe-a-h1n1_413480.html

Tristissime.

JDR et Aïssa, je n'ai pas aimé la tournure de vos posts concernant la vaccination.
Que des labos essaient d'y gagner du fric puisque ils nous fournissent quelques produits qui ne sont pas de purs placebos n'est pas le plus choquant de l'affaire.

Elle est plutôt dans la lutte visant à clarifier une situation médicale complexe.

D'un côté une épidémie potentiellement grave - pas pour l'espèce humaine, pas à ce point - mais en terme de nombre conséquent de vies menacées, surtout parmi les jeunes.

"Dessous" il y a les ressources qu'a "la nature" à produire au moins aussi vite que nous des processus à nous mortifères et que nous tentons consciemment de contrer (les labos, les chercheurs et l'institution publique en charge d'en faire un bon usage).

Il n'est en rien facile de proposer un remède miracle si peu de temps après l'apparition d'une nouvelle (au moins relativement) maladie.
Son caractère contagieux presse les responsables de tout ordre d'agir.

Ne rien faire serait forcément faire mal.

Mais comment bien faire ?

Pour avoir interroger un ami chercheur dans ce genre de domaine (à Necker), tout ce que j'ai conclu est que même les plus compétents doutent, doutent en effet, mais pas de l'intérêt statistique de vacciner (des accidents allergiques sont possibles mais en nombre faible par rapport au nombre de vies potentiellement assez bien protégées par cette thérapeutique préventive), doutent juste de la réelle gravité de la situation qu'aurons connue dans un an, et d'autant plus que ne nous serons pas vaccinés.

Les principes de raillerie et de précaution mal pensée peuvent être tout autant nuisibles. Me reviennent les propos d'un éminent prof (du Collège de France il me semble) qui citait que quelques cas d'effets secondaires rencontrés sur un vaccin qui eut été utile à des centaines de milliers d'enfants en Afrique avaient suffi à en abandonner la possibilité des utiles promotion et usage...

Mais j'y reviendrai.

AO

Alex paulista

Finkielkraut est horripilant à la télévision depuis quelques années, et à mon sens il n'écrit pas assez bien pour se vanter de trouver le mot juste, surtout pour ce qui concerne l'expression des sentiments.

Mais c'est un excellent prof de philosophie qui travaille à faire des cours construits dont la logique de raisonnement apparaît très clairement. Un excellent pédagogue qui passe très bien à l'oral, même s'il se répète souvent à l'identique si on l'écoute bien. Parfois certains passages de plusieurs lignes sont même introduits habilement au cours d'un débat à la télé.
Soit il a une mémoire impressionnante, soit il répète beaucoup ses cours. C'est vrai qu'il les recycle aussi en bouquins.

Tout cela est très respectable, car de ce que j'ai connu de lui il respecte toujours son travail de fond: professeur.

Jiel

Beau billet bien ciblé sur un mode de pensée dégénéré, simplificateur, stéréotypé, qui s'arrête au niveau du slogan. Si notre Président est au centre de l'illustration qu'en donne notre cher Philippe, le travers dénoncé n'est ni anti-sarkoziste ni sarkoziste, hélas ! Il suffit de lire, d'écouter, de voir, pour en reconnaître les effets réducteurs de tous côtés. La critique-moignon n'est ni de droite ni de gauche.

Pour ceux, dont je ne suis pas, que Finkielkraut horripile avant même d'avoir parlé, le billet de Luc Rosenzweig sur le même sujet des déclarations de M. N'diaye
(http://www.causeur.fr/marie-ndiaye-femme-puissante,3297) va dans le même sens dans des termes strictement inattaquables.

oursivi@JDR&Flo

"C'est pour cela qu'écrire, comme le fait Oursivi, que préférer fréquenter un assureur milliardaire est moins bien que de fréquenter un prof de philo presque smicard, n'a pas grand sens. Tout dépend des personnes en question et surtout, rien n'empêche de fréquenter les deux si ce sont des personnes dignes d'intérêt."
Flo

Vous raisonnez à côté, maîtrisez mal les causalités, plongez tout dans ce relativisme qui veut que tout soit égal à tout et inversement.

Alors, je vais vous expliquer.

Qu'existent des prof qui soient de par leur comportement embourgeoisé de ce que vous nous amenez à qualifier de "parfaits crétins", nul ne saurait en douter.
La différence que ne voyez pas et que vais donc éclairer pour vous, est que si existent des proportions d'andouilles ou de malfaisants et de gens bien un peu partout (dans le corps social), ce "un peu partout" ne peut être que chez ceux dont le but est de capter ce qui leur est utile pour vivre dignement (ce qui veut même dire 10 fois le smic, si le voulez pour ceux justifiant de quelque utilité-singularité qu'il faut encourager).
Jamais, lisez bien, jamais, vous ne recruterez de personnes utiles parmi celles dont le seul credo est de gonfler sans limite le ratio, partie cotisée vs partie remboursée, ce dont certains ont fait une fortune à peine imaginable.

Ils n'existent pas, ontologiquement, contrairement à la population des philosophes fonctionnarisés, dont certains se défoncent et d'autres se prélassent.

L'autre, celui qui a l'admiration automatique "des gens du type Sarkozien", parce qu'il est riche et parvenu, à la différence des premiers, il se défonce TOUT LE TEMPS !

A notre grand désavantage.

C'est ce qu'il vous faudrait peut-être comprendre.

AO

oursivi@JDR&Flo

Rédigé par: Jean-Dominique Reffait@alex et Oursivi | 26 novembre 2009 à 18:05

Cher JDR, je pense tout au contraire que l'inexemplarité qu'ils diffusent est d'une portée, un moteur de conséquences asociales, que ne soupçonnons, ni vous ni moi. Les années à venir le montreront en terme de radicalisation de certains groupes de résistance au libéralisme décomplexé, de dévoiement du sens de l'effort, de la propriété, d'une causalité saine entre utilité sociale et reconnaissance matériel. Le désamarrage de règles patiemment établies au cours des siècles de formation du capitalisme récent (2-3 siècles), pourrait bien nous faire naviguer durablement dans un océan d'absurde où beaucoup de choses qui nous sont précieuses pourraient sombrer et seront longues à renflouer.

"L'augmentation actuelle du déficit est due surtout à la crise. "
Rédigé par: Florence | 26 novembre 2009 à 19:01

Non, sa politique fiscale (celle qui visait à aller chercher avec les dents le passage de 2 à 3% de croissance... NS & FF ont dû y laisser leur dentier, comme Edwige) d'avant crise avait déjà largement creusé ce déficit qu'il (FF) prenait pourtant avec indécence comme martinet pour fustiger ses administrés-admonestés par trop dépensiers, vivant au-dessus de leur moyen pour peu que ne fissent pas partie d'une petite caste de très parvenus qu'il s'agissait d'aider à l'être un peu plus...

Grandiose !

Il a certes fait une réforme d'harmonisation visant le temps de cotisation, qui est peut-être la seule chose conséquente et défendable qu'il ait faite.

AO

Jean-Dominique Reffait

Très juste la remarque d'Aïssa sur la vaccination : la suspicion est profonde. N'est-on pas allé jusqu'à fermer des centres de vaccinations désespérément vides pour créer des files d'attente médiatisées dans ceux où l'on concentre les candidats à la vaccination ?
Je cherche vainement dans mon entourage un médecin qui conseille la vaccination : pas un.
Où se trouve la responsabilité de Nicolas Sarkozy dans cette situation ? Elle est diffuse assurément, la collusion toujours affichée entre ce pouvoir et le CAC40, l'opacité des procédures d'achat de vaccins, l'embargo d'information sur l'évolution de l'épidémie dans l'hémisphère sud mais aussi la manipulation de l'opinion par les sondages. Le style présidentiel contamine les enjeux les plus évidents.

Sur les profs de philo, querelle idiote. Mon premier prof de philo, qui fut à l'origine de ma vocation philosophique, était un homme de droite assumé, un réac comme on n'en fait plus et à l'aise au Lycée Hoche de Versailles. Et merveilleux prof qui aimait jouter avec moi, petit morveux débutant quoique son meilleur élève. Il y a toujours moyen, pour un jeune esprit libre, de tirer le meilleur d'un prof de philo dont les opinions apparaissent opposées (la philosophie est d'abord l'art de construire une opinion).

Pierre-Antoine

@Catherine Jacob & Florence.

"je rappelle incidemment que la philosophie se veut prioritairement questionnement et mise en cause de toute doxa et autre idée reçue "

Merci de cet élémentaire rappel d'un tout aussi élémentaire principe!
Ah... si tout prof de philo pouvait s'en inspirer...

Mais à en lire certains, à en écouter d'autres, je doute que tous en soient convaincus.
J'ai plus l'impression qu'ils détiennent l'aletheia et que ceux qui ne pensent pas comme eux sont anathema.

Et comme le disait Paul Valéry dans l'homme et la coquille : "La philosophie ne consiste-t-elle pas, après tout, à faire semblant d'ignorer ce que l'on sait et de savoir ce que l'on ignore".

C'est la spécificité du prof de philo de donner l'illusion à une bande d'ignorants qu'ils peuvent décrocher la lune s'ils l'écoutent.

Pas tous heureusement...

Cordialement

Pierre-Antoine

Catherine JACOB@Florence

@Florence
"celui-ci est un passionné de golf et exige un emploi du temps compatible avec ses 18 trous quotidiens."

Hum! Vu la cotisation annuelle d'un adulte pour un tel golf qui tourne autour de 1870€ en individuel et 3180€ en couple hors équipements et à côtés, il dispose sans doute d'une fortune personnelle indépendante de ses émoluments de fonctionnaire et attache sans doute également plus d'importance à l'exercice physique de plein air qu'à l'agitation des idées dans un bocal enfumé. Pour être en mesure de pouvoir exiger quoi que ce soit s'il n'a pas d'affinités particulières avec l'administration, il faut qu'il soit au moins agrégé, probablement issu d'une Ecole et pourquoi pas docteur en Philosophie et considéré comme un bon prof. Il doit y avoir pire comme enseignant!

Je me souviens de la remarque d'un prof de classe prépa à mon adresse, il fut un temps et qui est devenu ensuite prof de fac. Cette remarque disait ceci : "Pour que la flèche ait véritablement atteint son but, il faut que l'archer sache qu'il l'a visé." La balle de golf n'est pas une flèche ( sans jeu de mots), mais la mettre dans le trou ( sans jeu de mots) nécessite une discipline mentale et une forme physique intéressante. Ceci étant, le professeur en question, disciple de Merleau-Ponty et dont le fils a fait plus tard un petit tour dans mes cours de japonais, m'avait cataloguée comme de style "impressionniste" - au sens esthétique du terme -, mais pas encore suffisamment pour véritablement l'impressionner. Est-ce pour cela que par la suite, je me suis intéressée plutôt à "Ce qui tire en nous" indépendamment de toute visée délibérée attachée au but, ainsi qu'à la pensée archaïque pour laquelle le divin guidait la flèche tirée en l'air, vers le bon endroit ? Qui peut savoir...

JPLedun@Florence


"... celui-ci est un passionné de golf et exige un emploi du temps compatible avec ses 18 trous quotidiens. Tout le reste lui est égal et il ne s'en cache pas."

Ca va mal dans les lycées...
Votre prof devrait demander des "moyens supplémentaires" au plus nul des patrons de syndicat, Aeschierri (?).

Florence

Catherine Jacob

Je ne fais pas de caricature de prof de philo car il ne faut jamais faire de généralités. Je décris juste celui que j'ai connu. Je signale aussi que dans le lycée que fréquente ma fille, 30 ans après moi, un autre prof de philo sévit : celui-ci est un passionné de golf et exige un emploi du temps compatible avec ses 18 trous quotidiens. Tout le reste lui est égal et il ne s'en cache pas.

Je suis sûre qu'il existe des prof de philo dignes de ce nom. Mais nier les réalités ne mène jamais autre part que dans le mur : il y a des Jean-Foutre chez les prof de philo, comme partout, dans toutes les professions, dans tous les milieux. C'est pour cela qu'écrire, comme le fait Oursivi, que préférer fréquenter un assureur milliardaire est moins bien que de fréquenter un prof de philo presque smicard, n'a pas grand sens. Tout dépend des personnes en question et surtout, rien n'empêche de fréquenter les deux si ce sont des personnes dignes d'intérêt.

Alex paulista

Cher Bernard

J'aimerais que vous ayez raison pour nos enfants au primaire. À vous entendre, on dirait qu'on sort de 13 septennats socialistes.
Tout ce que vous citez, en somme, c'est ça la "rupture" avec le réflexe Étatique socialiste...

Catherine JACOB@Florence

@Florence | 26 novembre 2009 à 19:01
"Si Sarkozy préfère un assureur milliardaire à un prof de philo smicard ou presque, et alors ? Je me souviens encore de mon prof de philo qui était absent la moitié du temps et qui, l'autre moitié, nous expliquait que l'Albanie ( communiste de 1979 ) était le paradis sur terre. Alors, si notre président a connu le même type de prof de philo que moi, je ne lui en veux pas de préférer un assureur milliardaire. "

Je m'inscris en faux contre cette caricature du professeur de philosophie de gauche et je rappelle incidemment que la philosophie se veut prioritairement questionnement et mise en cause de toute doxa et autre idée reçue et non pas affirmation de quoi que ce soit, vérité ou simple opinion de l'enseignant sans fournir en même temps les moyens de les révoquer en doute pour se forger sa propre opinion. Maintenant, y a des clowns partout ailleurs que là où il est légitime de les trouver, la piste d'un cirque ou le couloir d'un hôpital pour enfants, mais c'est indépendant de la discipline enseignée.

Aïssa Lacheb-Boukachache

Ce qui mérite d'interroger également voire surtout même, c'est ce degré de suspicion généralisée auquel sont arrivés ce gouvernement et le Président. L'exemple de la campagne de vaccination anti H1N1 est éloquent … Il n'est que d'interroger les gens autour de soi qui se fera vacciner qui ne se fera pas et on prendra rapidement toute la mesure de cette défiance qui trouve son origine, n'en doutons pas, moins dans la prétendue subite apparition de ce virus et la non moins subite (oserai-je écrire là aussi prétendue?) apparition de ce vaccin que dans des bouleversements économiques et sociaux qui vont trop vite et s'enchaînent les uns aux autres, faisant perdre pied même au plus solidement ancré dans ses idées … Le plus inquiétant que j'ai entendu est que le gouvernement participe d'un complot visant à éliminer le plus de gens possible; vieux, chômeurs et autres miséreux et ouvriers en priorité, leurs familles avec, la totale quoi et qu'il était hors de question de se laisser assassiner sans réagir … J'ai entendu également que ce vaccin était le contre poison préventif réel et efficient d'un non moins efficient et réel poison qu'on aura répandu de par le monde pour ces mêmes raison et que la suspicion ci-dessus citée agissait dans un sens comme dans l'autre pour le gouvernement; ainsi ceux qui lui cèderont ne se feront pas vacciner et mourront au profit du gouvernement et ceux qui ne lui cèderont pas et se feront vacciner seront épargnés et alors le gouvernement pourra s'en vanter et écarter toute tentative d'accusation puisqu'il aura depuis déjà fait des pieds et des mains pour cette campagne de vaccination … Et qu'on ne s'y trompe pas; ces propos ainsi que d'autres tout aussi extraordinaires, je les ai entendus de personnes censées être sensées et même du monde médical et paramédical … Ce monde hospitalier qui lui-même ne sait plus sur quel pied danser en cette situation de pandémie; certains des grands professeurs es médecine jurent que le vaccin est sûr; d'autres non moins illustres affirment le contraire; d'autres encore disent que cette grippe c'est du pipi de sansonnet et que le vaccin c'est un placebo pour renflouer les profits de l'industrie pharmaceutique, la preuve en est que la ministre elle-même est pharmacienne ... D'un service à l'autre, praticiens hospitaliers, internes, infirmières, agents de service, tous confondus, on entend tous les discours et c'est sidérant … Une chose est avérée: très peu de personnel médical et paramédical s'est fait à ce jour vacciner; si c'est 5% du million concerné en France, ce sera déjà beaucoup … La vérité à cet endroit n'est pas dite par le gouvernement et c'est là encore renforcer la suspicion. Tout ceci mérite largement d'être étudié: comment une population en est-elle arrivé à ce point à «prendre en grippe» son gouvernement et s'en défier comme d'une peste?

Personnellement et comme tant d'autres collègues et médecins je ne saurais dire en quoi que ce soit si ce virus est redoutable, s'il est ou non une résurgence maligne et plus violente encore du fameux H5N1 "espagnol" de 1918 et si ce vaccin est au mieux efficace, au pire inoffensif … Comme beaucoup, juste des supputations … Je pense que ce virus n'a pas fini de muter et quand bien même la vaccination d'aujourd'hui serait absolument efficace, il est fort peu probable qu'elle le soit encore dans un proche demain et qu'alors d'autres vaccinations et thérapeutiques seront nécessaires ainsi que d'autres traitements en plus le Tamiflu et les antibiotiques connus et éprouvés …

Mais je reviens à mon idée de départ: arriver à un tel degré de suspicion est fort de la part des représentants élus de la Nation et -je le crois- inédit. On n'est plus ici dans une quelconque, rapide et gratuite caricature de la caricature ou d'un buzz commercial ou assimilé du genre Modiano ou Ndiaye; il s'agit d'autre chose bien plus grave et inquiétante et d'ici à ce que tout ceci sombre dans une panique généralisée doublée de révoltes, il n'y a pas loin … Arrivé à ce stade de rejet et de crainte populaire dont l'exemple viral et vaccinal est comme l'exacerbation manifeste, il est nécessaire pour un Président responsable de prendre les mesures politiques qui s'imposent et celles-ci en l'espèce ne sont pas mille mais une: Dissolution de l'Assemblée nationale et élections. Que le Peuple reprenne la parole et surtout se réapproprie la confiance … On en est là. Il n'y a plus rien qui semble tourner rond dans ce pays, c'est un sentiment populaire prégnant et c'est la chose la plus dangereuse qui se puisse être pour un peuple si policé et imbu de Droit ...


Aïssa.

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