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Voici les sites qui parlent de Dire n'importe quoi, un droit de l'homme ? :

Commentaires

Padrones

La JUSTICE ?
Association de malfaiteurs !
Au service entre autres des fonctionnaires ou assimilés.
Christian Padrones

Gérard CHINETTI

Bof !

Quand on voit avec quelle facilité la magistrature s'absout des sinistres conséquences des fantasmes individuels de ses membres alors que, par hasard, leur démesure les fait venir au jour, on peut pardonner les fantasmes de Monsieur Tillinac.

Claire

@JDReffait
Mais comment cela, nous n'aurions aucun droit à avoir une intime conviction ? En tout cas, voilà bien un jugement asséné à l'emporte-pièce.

Valerie

Rédigé par Monsieur Jean-Dominique Reffait@ Monsieur Oursivi le 09 décembre 2009 à 18:07

Comme c'est joliment ecrit...et avec moderation.

"caractère fragmentaire de notre information par la presse"...

Quand cette "satanee presse" fournit des informations exactes, c'est deja beaucoup de sa part !

Jean-Dominique Reffait@Oursivi

Excusez-moi Oursivi, mais je ne puis être fondamentalement d'accord avec vous.
Quels sont les éléments qui vous permettent, à vous, de vous faire une intime conviction sur l'affaire Viguier ? Quels sont les éléments dont vous disposez, en dehors de la presse, qui vous permettent d'orienter votre appréciation de l'attitude de Tillinac dans un sens ou dans l'autre ?

Le propos de Philippe, aussi contourné qu'il soit dans sa rhétorique, ne porte pas sur le fond du dossier mais sur la forme que revêt l'intervention de Tillinac, intimant à la justice de se conformer à son opinion amicale.

Il m'est fait reproche de mon ignorance assumée sur ce dossier : l'ignorance ne serait pas une qualité ! Quelle sombre bêtise ! Etre ignorant et le savoir, reconnaître ainsi la limite de son jugement, c'est toute la préoccupation de l'honnête homme.

J'ignore si Philippe a eu connaissance du dossier au fond ou s'il est dans notre situation à tous ici. Je pense que son propos n'eut pas varié pour autant.

Pour ce qui nous concerne, vous et moi, je vous le dis avec toute la ferveur que m'inspire la vérité, nous n'avons aucun droit à avoir une quelconque intime conviction dans cette affaire et ce serait une trahison morale que de nous le permettre. Soyons conscient de l'immensité d'un dossier criminel, du caractère fragmentaire de notre information par la presse, soyons conscient de notre ignorance et de notre incapacité à juger ce sur quoi nous ignorons presque tout.

Philippe lui-même n'a pas prononcé la culpabilité de Viguier mais a défendu le droit du parquet à s'opposer au jugement populaire.

oursivi@JDR

"Vous conviendrez aussi que les faits de cette affaire Viguier n'ont aucune incidence sur les propos de Philippe."
JDR

Non JD, car que ceux-là aient été flous ou obscurs ne permettant pas de "se faire une
intime conviction" selon les termes de la loi, eut totalement changé la donne dans l'appréciation de PB comme du parquet comme dans la mienne (celle-la sans conséquence). Ce que ceux-là expriment en cette circonstance est plutôt leur doute qu'il y ait là matière à douter.

Condamner lourdement l'innocent d'un crime est terrible - un autre crime - mais ne pas rendre justice à une victime, fut-elle infiniment inconsciente de cela, en ce que cet exemple suggère au reste de la société, n'en est peut-être pas un moindre.

De plus, "ici", l'aspect passionnel engagé eut trouvé sans impertinence de très larges circonstances atténuantes à cet homme, eut soulagé la possibilité d'occurrence du premier cas fâcheux de l'éternel dilemme.

AO

Jean-Dominique Reffait@François F

François F

Je vous remercie de m'avoir lu, de n'avoir rien compris et de me fournir de quoi sourire au petit-déjeuner.

Alex paulista

On dit qu'un con qui marche va plus loin qu'un intellectuel assis.
C'est peut-être ça la définition d'un "intellectuel de Corrèze"...

Francois F

A la lecture de ce blog, le droit de dire n'importe quoi n'est pas réservé à Tillinac.
Un habitué qui Reffait souvent le monde ici ne s'en prive pas en particulier aujourd'hui, commentant ce billet.
Faut-il lui rappeler que l'appel aux Assises a été institué entre autres choses dans le but de limiter les erreurs judiciaires et qu'acquitter un coupable EST une erreur judiciaire au même titre que déclarer coupable un innocent.
Comment justifier que le jury populaire soit infaillible quand il acquitte mais pas quand il condamne ?
Assimiler l'appel du parquet à une forme de mépris des juges est tout de même confondant de bêtise !
Et c'est le même qui entend donner des leçons de rhétorique à Philippe Bilger sur une affaire dont il se vante de ne rien connaître (l'ignorance n'est jamais une qualité !) ; avec arrogance, il jongle maladroitement avec de pseudo-principes généraux bancals et s'étale en beauté dans sa dénonciation ridicule de l'appel du parquet !

Catherine JACOB@Bernard-27400

@Bernard-27400 | 08 décembre 2009 à 13:59

« @ Bernardini :On peut aussi parler de Socrate "Je sais que je ne sais rien" ou de Pyrrhon "Celui qui sait qu'il ne sait rien sait déjà beaucoup"..
Tous ces intellectuels de gauche et parfois de droite (qu'est-ce qu'un intellectuel ?) ont oublié que la forme interrogative, le conditionnel existent. »

Alors, très rapidement, le « Je sais que je ne sais rien. » est issu à la base, moins d’une louable modestie que de cette idée exprimée par le Théétète, que le savoir est encrypté et doit être réactivé en somme en mettant en marche ce phénomène qu’est la réminiscence, par la médiation de l’accouchement de l’esprit de lui-même. Socrate se conçoit donc à l’image de la sage-femme qui aide à l’accouchement, et au diagnostic de viabilité de l’idée, et non pas à l’image de la mère qui la met au monde après l’avoir conçue. Ce qui signifie que, bien qu’il ait souvent l’air de savoir beaucoup de choses, il serait faux de le créditer d’un savoir qui ne vient pas de lui mais de l’esprit d’autrui qu’il a aidé à accéder en quelque sorte à une sorte de « conscience de soi».
On peut rapprocher le processus d’accouchement du savoir de celui de l’analyse et le fait que Socrate se voit crédité d’un savoir qui n’est pas le sien par l’esprit accouché, au phénomène de transfert, mais bon, c’est dit très très vite et de façon extrêmement sommaire, car on n’est pas là pour faire un cours de philo et il s’agit juste de recadrer l’énoncé dans son contexte qui n’a rien à faire du conditionnel.

Valerie

Nous, public de television, que savons-nous des conditions dans lesquelles ceux (celles) qui apparaissent sur un plateau sont prealablement "mis en condition" avant de venir s'exprimer... parfois en direct ?

Je n'ai pas vu cet ecrivain dont il est question ici mais je me faisais cette reflexion recemment : que faire des propos proferes meme s'ils sont regrettes aussitot "laches". A titre personnel, il m'est arrive de faire des "sorties" regrettables...heureusement, je ne fais pas de tele...le pire est peut-etre ainsi evite a vos lecteurs/commentateurs !!!

"cette idée fausse qu'un crime a forcément sa trace inscrite sur le visage et dans le comportement au quotidien", sans oublier qu'appartenant a un certain milieu social, un individu ne peut pas etre juge coupable...impossible ou presque ! Cela vaut aussi pour "Tarnac", ces Anglais partis "faire la Java" au Portugal, etc...

Il suffit d'etre plus intelligent (de "jouer le cretin" dans un certain cas), manipulateur, donner le change plus aisement et le tour est joue...

Ah, j'oubliais l'essentiel, les relations pour mettre en oeuvre le fameux "comite de soutien" ; l'outil indispensable pour faire avaler des couleuvres a "la plebe inculte et sentimentale", savoir "pleurnicher" juste ce qu'il faut aupres des medias ne doit pas non plus s'averer inutile...

Des faits, rien que des faits...les emotions...vraies et fausses ensuite !!!

Alex paulista

Juste un commentaire sur
"Tillinac, mettant sur un plateau ses liens amicaux".

Le fait d'avoir un rapport personnel avec un événement interdirait de se prononcer dessus ?
Je dirais plutôt qu'il est sain de signaler le rapport personnel que l'on a avec le sujet. Cela a le mérite d'être clair.

Cette remarque pourrait donner à penser que la caste des magistrats utilise cet argument de connaissance technique et d'"objectivité" pour écarter toute critique. Un peu facile. Surtout que je suis persuadé que sans cet acharnement que seule l'implication personnelle procure, beaucoup de gens se seraient faits broyer dans l'indifférence générale.
C´est pour ça que l'argent fait tourner le monde: c'est l'outil qui permet d'impliquer personnellement notre prochain...

Jean-Dominique Reffait@Oursivi et Esse erre

Oursivi,

Les juges que j'ai cités y ont gagné bien mieux que la gloriole : des droits d'auteur pour la narration de leurs exploits, des postes de députés avec les indemnités qui vont avec, ça sonne et ça trébuche ! Halphen a bien tenté le coup mais, décidément trop médiocre, il a dû revenir au palais la langue de bois entre les jambes.

"j'ignore tout de cette affaire et ne veut rien en savoir"

Aucun mépris pour les basses oeuvres dans mon propos : au contraire. Je ne me prononce pas sur des affaires très complexes dont je ne sais rien et dont je ne pourrais jamais rien savoir de façon sérieuse. Je laisse ce soin à ceux qui ont cette difficile mission, celle d'éplucher un dossier de plusieurs milliers de pièces pour démêler le vrai du faux. Je préfère ne rien en savoir car ce qu'on me servirait ne correspondrait jamais au sérieux que je me fais de l'examen d'une affaire criminelle. Vous conviendrez aussi que les faits de cette affaire Viguier n'ont aucune incidence sur les propos de Philippe.

Esse erre,

Ce n'est pas le propos du billet de Philippe, je m'abstiendrai donc de développer ce qu'il y a d'aberrant dans l'appel du parquet en matière criminelle (et uniquement criminelle, je précise). Alors que les juges professionnels jugent au civil ou au correctionnel au nom du Peuple, la cour d'Assises EST le peuple. Qu'il y ait un conflit entre le Peuple et un individu jugé, opposition entre le général et le singulier, cela justifie l'appel de l'accusé. Mais le parquet représente lui-même le peuple et, lorsqu'il fait appel d'une décision du peuple lui-même, il est en contresens, il s'oppose à son mandant. Je rappelle que l'appel du parquet a été introduit postérieurement à l'appel de l'accusé (Réforme Guigou, charcutée par Julien Dray). C'est un faux parallélisme des formes et une vraie monstruosité en terme de principe de droit.

Des jurés peuvent se tromper, vous l'avez dit : quelle cour d'assises s'est trompée dans l'affaire Agnès Leroux ? La première ou la seconde ? Si vous le savez, vous avez bien de la chance.

catherine A

1 / ce n'est pas parce qu'on n'a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule
2 / Dire n'importe quoi est un droit de l'homme ET de la femme. D'ailleurs j'en use largement. Et parfois même je suis payée pour ça.
Allez Philippe ne soyez pas chafouin, lire des âneries est souvent assez plaisant. Et réconfortant.
Cela dit la lecture de chroniques, articles, n'a rien d'obligatoire ; ainsi depuis les commentaires scandaleux de Fink sur Polanski je fais un grand détour quand je vois un de ses articles. Le temps gagné je le passe à n'importe quoi, même à regarder voler les mouches et c'est rudement reposant. ;-)

Esse erre

@antoine, qui a écrit :
"Le droit de dire n'importe quoi est indubitablement un droit de l'homme ET un droit populaire."

Bien.. Que faites-vous alors de la calomnie, de la diffamation, des injures, de la négation de la Shoah, du racisme, de l'antisémitisme...etc...etc...

Je pense, que sous réserves de ces incriminations pénales, le droit de dire des conneries est indiscutablement un droit de l'homme, que les animaux se gardent bien de nous revendiquer...

Bernard-27400

@ Bernardini

On peut aussi parler de Socrate "Je sais que je ne sais rien" ou de Pyrrhon "Celui qui sait qu'il ne sait rien sait déjà beaucoup"..
Tous ces intellectuels de gauche et parfois de droite (qu'est-ce qu'un intellectuel ?) ont oublié que la forme interrogative, le conditionnel existent.
Où est donc le danger ? Du côté de la justice où il existe une multitude d'appels qui permettent de contester un jugement, même si ces appels ne font parfois que confirmer le jugement, ou du côté d'un Tillinac dont la parole sans appel semble inspirée du juge William Lynch ?

Esse erre

@JD Reffait qui écrit :

"On ne déclarera pas cela à ces 12 personnes, qui le savent déjà puisqu'un même jury populaire a choisi l'acquittement. On le déclarera à l'avocat général qui fait appel et qui, lui, se croit plus fort qu'un jury populaire !
Cette manie qu'a le parquet de faire appel en vrac, sans discernement, de toutes les décisions de justice "

D'habitude je vous trouve mieux inspiré !

Et le parallélisme des formes ? Le droit de l'accusé de faire appel suppose le même droit pour le Ministère Public...

Des jurés peuvent se tromper : à cette aune que diriez-vous à l'avocat Général Cortès qui a fait appel dans l'affaire Agnès Roux et qui a obtenu la condamnation de l'accusé après son acquittement en première instance ?...Fallait-il accepter l'acquittement de la première Cour au prétexte que les jurés sont souverains ?...

J'avoue ne pas comprendre votre position, venant d'un homme aussi averti que vous de la procédure pénale...

Marie

"...Quand on manque de cette qualité fondamentale qu'est l'indifférence et qu'on essaie de tout lire ou presque, la vie intellectuelle devient un enfer parce qu'on voudrait répondre à beaucoup de propos..."

Etes-vous un adepte du pas de charge, monsieur Bilger, ou un adepte de la Ferrari, depuis que Dame Véronique a avoué vous lire sur deux ordinateurs, on a l'impression de lire, chez vous aussi, un de vos billets un matin et le lendemain de ne plus en voir que l'ombre....

Tout va très très vite....

Personnellement je n'ai pas le temps de répondre à bien des réactions pourtant fort intéressantes.

Je dois m'absenter quelque temps, avant je tiens à souhaiter à notre hôte, Dame Véronique, Enseigneur Cactus... toutes et tous qui passez ici, tant du Brésil, de Suisse, d'Angleterre, de Russie, de France ou encore d'ailleurs, de très très heureuses fêtes de fin d'année.

Pensez aux grèves des camionneurs qui seraient annoncées pour le 13 avec une durée indéterminée...

@Oursivi,
Je ne connaissais pas le programme radio auquel vous faisiez allusion.

@ Cactus,
Merci pour votre attention.

Un clin d'oeil à monsieur Aïssa, s'il lit le lien ci-joint (s'il fonctionne). Vive les clochers, vive les gros bourdons.
Vive le minet haret !!!!

Encore de très heureuses fêtes à tous.

Jabiru

Bravo pour ce parler vrai.
Ca au moins, ce n'est pas de la langue de bois !

oursivi@JDR

JDR
Très juste et regrette de n'y avoir pensé seul, mais plus dur de consentir à

"Quel aubaine de pouvoir émerger de l'anonymat grâce à de belles affaires où les moulinets médiatiques font office de procédure."
Rédigé par: Jean-Dominique Reffait | 08 décembre 2009 à 10:09

Qu'y gagne-t-il le juge, contrairement à un avocat et ses honoraires à géométrie variable, à l'utile d'une réputation, au captage d'une clientèle ?
De la pure gloriole sans conséquence puisque ce genre d'affaire (à part Outreau où on voit à quelle implacable logique le peuple sans Voltaire ni Tillinac - désolé Voltaire, ce rapprochement, c'est promis, le ferai plus) est oublié en guère plus de six mois ? De la vanité instantanée qui regonfle pour quelques semaines ? C'est un peu court, même si un humain reste un humain, même sous une impressionnante robe noire.

Et Tillinac, qui s'est voulu le chantre de la chiraquie populaire, des "vrais gens", qui livre en pâture un salaire d'un bon tiers supérieur à ce que gagne la moyenne de ces mêmes gens, et ce pour y dire son mépris... vous parlez d'une flèche !

Par ailleurs, même si suis d'accord avec votre désir de souligner ce paradoxe, pas terrible de lire ce

"j'ignore tout de cette affaire et ne veut rien en savoir"

qui laisse le côtoiement des basses oeuvres aux autres et se réserve la charge élégante
(certes pertinente et bien troussée) pour ne pas salir sa thèse de faits, ces choses poisseuses toujours paradoxales.

AO

polo

Juridiquement, dire n'importe quoi est un droit de l'homme mais je pense que tout le monde sortirait grandi d'un usage responsable des libertés inhérentes à l'homme.

Herman

Quelques semaines avant l'élection présidentielle, Denis Tillinac déclarait dans la honteuse émission de bavardage "En aparté", présentée par Pascale Clark sur Canal plus, qu'avec le trio Sarko-Ségo-Bayrou, le résultat ferait rapidement regretter Chirac. Puis, plus tard dans sa Chronique de Marianne justement, fait la leçon à tous les nostalgiques de l'ex-président, que lui ne regrette plus du tout...!

Savonarole

M. Tillinac gêne plus la droite que la gauche. Cette gauche médiatique prend un malin plaisir à nous le brandir sous le nez : "voyez ce clown qui vous représente et qui cause pour vous !"...
Il y avait Jean Cau, voici Tillinac : c'est ce que l'on appelle une décadence...

mike

Je me demande par moments, à lire vos chroniques, qui trouve grâce à vos yeux.
Le droit de tout dire existe mais pas le devoir de tout lire ce qui permet de rester un peu "zen".

yves

Dire n'importe quoi, un droit de l'homme ?
Du grain à moudre ?
Confidentiel : BHL fait coup double
Le Figaro
08/12/2009
Bernard-Henri Lévy publiera un essai et un recueil de ses chroniques et reportages en février. Dans l’essai, titré «De la guerre en philosophie», il répond à ses détracteurs sur son métier et sur la médiatisation. Il dira aussi ses «secrets de fabrication».
Le second livre, «Je cache mon jeu», fait référence à Aragon, qui disait : «J’abats mon jeu.» Les deux ouvrages paraîtront chez Grasset.
Annonce qui ne laisse présager rien de bon.

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