C'est entendu, les artistes ont le droit de dire n'importe quoi, de proférer des insultes et de nous imposer leur point de vue comme s'ils étaient plus légitimes que le citoyen ordinaire, plus avertis et plus conscients. De leur bouche sort la vérité et la société n'a qu'un devoir : les écouter bouche bée.
Imaginons alors le poids d'un Jamel Debbouze reconverti en penseur dont les saillies et provocations sont accueillies (France Inter) et reprises (nouvelobs.com, Le Parisien). On prend une claque et nous n'avons plus qu'à tendre l'autre joue. Pourquoi n'aurait-on pas le droit de dénoncer la bêtise toute nue ?
Selon Jamel Debbouze - je cite en substance -, le débat sur l'identité nationale serait "schizophrénique" et constituerait "une insulte". "La France a aussi un nouveau visage et il ressemble étrangement au mien et il faut que ça rentre dans les cerveaux". Quant à la burqa, "elle n'est même pas un épiphénomène, ça ne concerne que 250 personnes, qu'est-ce qu'on vient nous faire chier avec ce truc... Encore une fois c'est xénophobe, voilà, et les gens qui vont dans ce sens-là (la mission parlementaire Gérin-Raoult) sont des racistes !"
Je ne relève même pas les approximations, les erreurs, notamment sur le nombre de jeunes filles et de femmes portant la burqa en France. Je n'ai même pas besoin d'insister sur la violence du ton, l'outrance des propos qui n'ont pour objectif réussi que d'occulter la vacuité du fond et de contraindre l'interlocuteur, les médias à l'empoignade, à la connivence ou à l'effacement. La première attitude a évidemment été oubliée. Il y a une manière péremptoire de se poser en dépositaire de l'éthique et de la morale publiques qui coupe court à tout. Alors qu'il faudrait au contraire prendre l'insulte au mot pour révéler l'insignifiance qu'elle masque et la facilité qu'elle représente.
Le plus choquant tient à la formule comminatoire, presque menaçante par laquelle Jamel nous avertit que la France aura dorénavant "aussi" son visage et qu'au fond, si on suit le raisonnement, on a intérêt à en prendre acte parce que - cela est implicite - c'est la seule France qui vaut quelque chose. Je préfère l'attitude d'une Rachida Dati, pour laquelle je n'ai pas eu que des faiblesses, qui a osé - dans notre bienséance frileuse, c'est du courage ! - déclarer qu'elle respectait les électeurs du FN à propos du débat sur l'identité nationale. La France est évidemment plurielle mais je ne vois pas au nom de quoi on serait justifié à reléguer dans les oubliettes des préoccupations politiques la population qui ne plaît pas aux artistes progressistes, le peuple qui n'est pas "l'autre visage". Le thème sur l'identité nationale n'est sans doute pas la meilleure idée pour apaiser une société en crise et faire don d'un destin collectif exemplaire à une communauté nationale qui sur ce plan est gravement en manque. Mais où est "l'insulte", où est "la schizophrénie" ? Jamel Debbouze se prend pour qui et il nous prend pour quoi ?
Quant à la burqa, suffit-il, comme un perroquet de l'humanisme s'affichant impeccable, de répéter "xénophobie, xénophobie" pour que tout soit imprégné par cette sale attitude et qu'on n'ait plus rien à démontrer ? Suffit-il de traiter de "racistes" les membres de la mission parlementaire sur la burqa pour les marquer au fer rouge de cette honte ? Comment Jamel Debbouze, du haut à la fois de son arrogance et de son ignorance, se permet-il ainsi de tourner en dérision ceux qui se soucient de la burqa, de ce problème, cette pratique, observance religieuse, provocation sociale ou étouffement conjugal et familial ? Est-il inconvenant, dans une démocratie, d'aspirer à une République des visages plutôt qu'à des ombres forcément perçues comme hostiles puisqu'elles dissimulent aux autres ce qui est notre carte d'identité humaine, notre universelle similitude ? Au moins, puisqu'on prétend, et avec quelle superficialité grossière, aborder ces faits de société, on devrait avoir l'intelligence et l'élégance, au contraire, de sortir des outrages pour faire entrer les auditeurs, ses concitoyens dans l'argumentation.
Je vais finir par me demander si le vice dominant des artistes, humoristes, comédiens et chanteurs n'est pas d'être si impatients de quitter leur domaine familier qu'ils ne savent qu'éructer ou insulter quand ils se veulent citoyens. Jacques Weber hier, Jamel Debbouze aujourd'hui. Le comble, c'est que ce dernier est protégé par son talent, son entregent, son aura qui dans notre monde se fabrique vite et est donnée à bon compte et, surtout, sa propre violence. Personne n'aurait le front de s'opposer à lui. Le scandale viendrait de la riposte et non de l'attaque. Il faut tendre l'autre joue à Jamel Debbouze pour qu'il continue à faire mal.
Moi, je n'en ai pas envie.
Aïe Aïe Aïe... Encore l'amalgame. Encore le mélange d'honnêteté et de posture blessée. C'est quoi votre problème avec les "artistes", cher Philippe ? Etes-vous sûr que Jamel Debbouze soit un artiste ? A plein temps ? Etes-vous sûr que c'est en tant que tel qu'il donne son avis sur tout ? Ou en tant que phénomène médiatique "bankable"?
Oui, il dit des bêtises. Oui, il parle de ce qu'il ne connaît pas, ou mal, avec des réactions viscérales... Oui, son écurie d'apprentis comiques télévisuelle est affligeante de bêtise et de vulgarité. Mais ! Sa parole publique a exactement la même légitimité que la vôtre, et l'anathème et le mépris ne sont pas toujours du côté qu'on croit. Une face de son personnage m'horripile sans m'avoir jamais fait rire, c'est souvent la solution du non-travail et d'une connivence bassement communautariste... Une autre, quand il est dirigé par Agnès Jaoui, me révèle un comédien fin, sérieux, travailleur et capable de sortir de ses ornières à succès.
Mais au fait, vous, quelle légitimité avez-vous à parler d'art, de cinéma, de culture en général, comme quand vous déclarez sans rire que Jean-Jacques Aillagon "n'a pas démérité" dans sa mission ? La même que celle de Jamel, pas plus. Un personnage d'Umberto Eco , écrivain raté, devenu conseiller éditorial, dit à ce propos "Ayant renoncé à être un protagoniste, j'ai décidé d'être un spectateur intelligent".
Vous aussi, cher Philippe, je trouve que vous dites pas mal de bêtises, et souvent sur un ton péremptoire voire comminatoire ou méprisant. Mais je me battrais pour qu'on vous les laissât dire. Surtout si c'est dit avec un peu de recul et sans mépris pour les gens qui n'ont pas votre niveau de langue. Ni les tics qui vont avec. :-)
Rédigé par : Jean-Yves Bouchicot | 25 juin 2010 à 14:12
Je vous tire mon chapeau Monsieur. Bravo et merci pour votre courage d'exprimer ce que pense une majorité silencieuse, de plus en plus exaspérée.
Rédigé par : Jean-Pierre Letellier | 17 juin 2010 à 15:00
Bravo monsieur pour vos billets. Tant qu'il y aura des personnes comme vous, hautement qualifiées, pour parler de choses que vous connaissez très bien, le République ne sera pas en danger. Mais pour combien de temps encore ?
Rédigé par : Monsieur GONZALES Hubert | 13 juin 2010 à 18:46
Moi non plus M. Bilger : je n'ai pas envie de tendre la joue à des gens qui nous insultent en profitant d'une "notoriété" de pacotille.
Les "Gaulois" en ont marre des guignols à la petite semaine qui viennent s'inviter dans nos salons, via le tube cathodique, pour nous tenir des leçons de morale à trois sous. Ras le bol.
Rédigé par : joko57 | 09 juin 2010 à 19:15
Bonjour Monsieur
Ce n'est pas la première fois que je lis un de vos commentaires et en général je ne vois rien à y ajouter.
Cette fois je me sens obligé de vous "modérer".
En effet, j'ai eu l'occasion de ne pas être assez rapide pour zapper le sieur Debbouze et de subir ses tristes pantalonnades au cours d'émissions de variétés situées en dessous du niveau de flottaison.
Je dois donc m'insurger contre l'estime que vous accordez à son soi-disant talent. Il ne s'agit en fait que d'agitation et de vulgarité tout juste bonnes à dérider une réunion de sous pensants avinés.
Croyez bien, Monsieur, qu'en dehors de cette légère erreur j'apprécie infiniment vos commentaires. Tant pour le style que pour le fond.
Rédigé par : claude vergé | 15 mai 2010 à 18:07
Le problème est bien là. Nous sommes envahis par des "maîtres à penser" qui profitent de leur notoriété pour tenter de nous faire avaler "leur vérité"... Ils sont connus, donc ils ont raison se disent les gogos ! Et il n'y a pas que des artistes, il y a aussi les sportifs (toujours sportifs ou reconvertis). Le politiquement correct est de mise. J'ai pour ma part vu refusé dans un blog de quotidien national un commentaire où je signalais simplement que les immigrés polonais, italiens, espagnols ou portugais ne nous avaient jamais posé problème du fait qu'ils étaient européens et chrétiens et fiers de leur appartenance à cette patrie d'accueil qu'est la France.
Ce n'était nullement méchant mais un simple constat ! Ce me fut refusé, sans doute pour ne pas heurter les bonnes âmes.
J'ai découvert votre blog et me réjouis de lire que tous les Français ne sont pas des moutons de Panurge. C'est vrai qu'il faut des gens comme vous, comme E.Zemmour ou J.Sévilla pour rappeler certaines vérités.
Bon courage.
Rédigé par : ROBERT D | 01 mai 2010 à 10:13
Bonsoir Monsieur Bilger,
Vous avez bien résumé le problème actuel des médias, qui dans la facilité et le besoin de sensationnel créent ce genre d'événements, sans pour cela permettre de réels débats et surtout de les encadrer par des personnes ayant l'expertise ou la faculté intellectuelle de raisonner et d'approfondir de tels sujets qui sont très complexes. On organise et on fait des débats avec des people en faisant passer les philosophes et intellectuels pour des comiques dans de pseudos débats qui ne sont que des spectacles abrutissants où il doit régner un diktat du soi-disant politiquement correct et d'intellectuels bobos auto-proclamés comme seuls détenteurs de la seule vérité. Voici, Gala, et consorts devenus nos seuls experts en politique, philosophie et sociologie, la télé-réalité remplace l'Education nationale.
Nous ne pouvons qu'être admiratifs de votre courage à crier tout haut ces vérités contre une vindicte dictatoriale d'intellectuels gauchisants...
En vous remerciant.
Pierre-André
Rédigé par : Pierre-André Fontaine | 30 avril 2010 à 20:38
Eh bien, on ne dirait pas que les commentaires sont modérés : certains sont absolument abscons, et on se demande même si leurs auteurs ne se sont pas trompés de site. Bravo M.Bilger, pour cet article sur les pipoles qui pensent que leur opinion a plus de valeur que celle de leur crémier. Malheureusement, je viens de vous voir argumenter poliment chez Guillaume Durand contre le chef du CRAN et deux pseudo journalistes de gauche à grande gueule : votre civilité respectueuse et votre voix fluette étaient bien insuffisantes face à tant de mauvaise foi et d'amalgames proférés avec l'assurance des imbéciles. J'ai pensé en vous voyant que vous ne devriez pas aller dans ce genre de débat biaisé et racoleur, où les gens de droite sont systématiquement humiliés car ils sont trop gentils, tolérants et respectueux de la parole des autres, même quand elle les ridiculise.
Nous avions trois abbé Pierre repentants et s'excusant de penser ce qu'ils pensent, face à trois types sûrs de leur supériorité, décernant les bons points du politiquement correct avec un aplomb extraordinaire. Il nous aurait fallu deux Tapie et un Georges Frêche, pour leur dire leurs quatre vérités, et faire douter les spectateurs. Dommage.
Rédigé par : PROUTCH | 08 avril 2010 à 23:20
Zemmour/Bilger : si F.Falletti prend des mesures contre vous, c'en est fait de l'indépendance de la justice... D.Mitterrand a suffisamment crié que la France est un pays de liberté pour qu'on ait le droit de crier une évidence sur la couleur des trafiquants... Courage, il n'y a pas que des moutons de Panurge chez nous !
Rédigé par : vergnes | 01 avril 2010 à 15:28
"Le courage consisterait par exemple à dénoncer les puissants"
Rédigé par: Chups | 05 février 2010 à 20:26
Mais... Jamel, du fait de sa couverture médiatique, est un puissant ! (Désolé Melissa)
Les sorties de ce genre de people ont autrement d'impact que les discours de F Fillon...
Le contre feu de PB, pour un peu trop solennel qu'il ait été, sera lu ou suivi par un dixième ou un centième de ce dont a bénéficié ce à quoi il s'attache.
Cela mesure assez l'impertinence de votre emploi du terme de "puissant".
AO
Rédigé par : oursivi@Chups | 10 février 2010 à 16:54
"Assez snob au fond moi aussi, et bien que plutôt bien 'roulée'...
Quant à Saint Nicolas, en règle générale, le vrai St Nicolas est en pain d'épices."
Rédigé par: Catherine JACOB@oursivi@CJ&Val | 03 février 2010 à 21:44
Celui qui vous roulait dans le pain d'épice ne devait point savoir à quel sein Nicolas se vouer, non ?
19 en sport au Bac, fichtre, bougre ! Il restait à vous prendre aux échecs, sans en essuyer un ;o)
AO
Rédigé par : oursivi@CJ | 10 février 2010 à 16:47
Je pense quant à moi que peu de personnes osent franchement parler de religion et pourtant, comment ne pas comprendre que c'est bien de cela dont il s'agit. Il se trouve que l'islam est la religion de ceux qui posent problème à l'intégration, à l'identité nationale. C'est un fait ! Je ne suis pas spécialement croyant mais j'observe que le christianisme, religion traditionnelle sous plusieurs formes en Europe, prêche la charité, le respect des autres, l'amour etc. L'autre n'a de cesse de faire la guerre au monde entier y compris d'ailleurs à leurs propres femmes et, s'il le faut, en sacrifiant les enfants auxquels il promet le paradis !
La France est une République LAÏQUE dans laquelle le fils d'émigré à la première génération que je suis, se plaît à vivre et ne voudrait voir Sa France se transformer en une quelconque nation islamiste avec toutes les conséquences qui y sont attachées !
Un peu de courage MM. les dirigeants, encore élus démocratiquement, pour préserver Notre France de l'envahissement culturel religieux.
Rédigé par : Lindyjestion | 09 février 2010 à 15:50
Je m'étonne que l'auteur s'offusque des propos de celui qui n'est après tout qu'un humoriste, pire je suis atterré en fait que l'auteur ait pris le temps de répondre.
J'ai eu la chance de lire la fameuse note concernant les directives d'organisation du débat sur l'identité nationale, et que dire... oh oui que dire...
Si ce n'est que je trouve à la limite du ridicule que vous vous en preniez à Djamel Debbouze quand avant tout votre devoir de citoyen vous imposerait de dénoncer toutes formes de manipulations grossières.
Ce fameux débat en est un exemple criant, des formulaires aux questions fallacieuses, insinuant de manière grossière des réponses en accord avec la vision gouvernementale de l'identité nationale...
Là-dessus vous ne piperez pas mot et ne hurlerez certainement pas au scandale.
Djamel Debbouze n'a aucun pouvoir normatif
et n'a certainement aucun pouvoir sur la politique sociale ou migratoire.
S'attaquer à ce genre de personnage c'est justement faire diversion, s'inventer un ennemi factice, un peu comme ces vieux matchs de lutte que l'on voyait dans les foires autrefois.
Sans intérêt en définitive.
Le courage consisterait par exemple à dénoncer les puissants, ceux qui font la politique sociale et économique, ou encore dans le procès dans lequel vous représentiez l'accusation, parler des véritables tenants et aboutissants des séjours de Bob Denard en Afrique ;)
Bien à vous
Rédigé par : Chups | 05 février 2010 à 20:26
@oursivi@CJ&Val | 03 février 2010 à 18:30
Assez snob au fond moi aussi, et bien que plutôt bien 'roulée'... étant jeune (= sportive : natation, tennis, cheval, gymnastique artistique, eh oui, d'où un 19/20 au bac dans cette option), je n'ai jamais envisagé d'être majorette, et j'ai donc un peu de mal à saisir l'historique de vos rapports avec votre cousine.
Quant à Saint Nicolas, en règle générale, le vrai St Nicolas est en pain d'épices.
Rédigé par : Catherine JACOB@oursivi@CJ&Val | 03 février 2010 à 21:44
"...boucherie, chevaline j’imagine..."
CJ
Cheval in, cheval in... moins que ma cousine !
AO
Rédigé par : oursivi@CJ&Val | 03 février 2010 à 18:36
Rédigé par: Catherine JACOB | 03 février 2010 à 16:47
"quelle équipée (pas la cuisine, l’aventure !)"
Sehr gut !
Votre St Nicolas, là, en la ville de Platini, s'il est en chocolat blanc, je prends.
Sehr goûte ?
Val, sur les majorettes, me revient que la plus snob de mes cousines, dont me revenait aussi ce midi qu'elle rêvait de diriger la Cinémathèque française et qu'elle m'avait traîné un jour de 86 dans le bureau d'un des hauts responsables du CNC, et accessoirement en sa jeunesse, secrétaire d'un certain Abel Gance (il lui fila ce jour un original de l'affiche du fameux "Napoléon"... pour la séduire, sais pas où il en fut rendu malgré ses efforts, à mon avis plutôt à Waterloo qu'à Austerlitz), et que cette personne fort hip qu'est toujours ma sinecou (on est chez Jamel ou pas ?) voulait être majorette jusqu'à l'âge de 10 ans, comme quoi...
AO
Rédigé par : oursivi@CJ&Val | 03 février 2010 à 18:30
@oursivi@CJ | 03 février 2010 à 14:56
« Catherine, vous travaillez dans le X ? »
Heu non, je ne suis pas polytechnicienne.
« Ça alors, quelle coupable activité ! Qui l'eut cuisiné, pardon, cru !!!
Bien... un peu déçu, vu que n'ai jamais pu sentir les avocats, mais bon, continuerai à vous lire quand même, fut-ce avec une pince à linge, non pour vos propos, mais pour votre exercice, ou votre robe si veniez à marcher dessus. »
Rassurez-vous, la robe des avocats n’est pas celle dans laquelle je serais éventuellement susceptible de me promener pour faire bisquer les passants, mais une tenue autrement difficile à conquérir dans mon domaine ; ce dont toutefois je ne désespère pas. Mais bon, pour l’heure les choses ne dépendent hélas pas que de moi.
«un fumet de boucherie à l'ancienne »
« La boucherie était pourvue de frigo à la déco d'époque en formica et avait conservé je ne sais quel apparatus ou ingrédient tombé en disgrâce chez toutes ses semblables. »
Décidément, entre le cuir et la colle de Reffait et votre boucherie, chevaline j’imagine, non ? quelle équipée (pas la cuisine, l’aventure !)
Allez, dites-moi tout, vous êtes l’un de ces trois petits enfants : http://www.ac-nancy-metz.fr/ia57/lemarmot/presnic.htm
Pas de souci à la consultation, c’est sur le site de l’académie de Nancy-Metz et le recteur ne fait pas de phishing, ou alors à son insu, et dans ce cas, sans doute faudrait-il l’en avertir clairement pour qu‘il s‘en préoccupe ! Hum ?!
Rédigé par : Catherine JACOB | 03 février 2010 à 16:47
Rédigé par Monsieur oursivi@ Val et rit le 02 février 2010 à 16:51
"la fameuse panoplie de majorette", Papa ne me l'a jamais refusée pour la bonne et simple raison que je ne l'ai jamais reclamee ; meme enfant, je trouvais cela hideux et vulgaire !!!
Pardon aux Majorettes de France et d'ailleurs qui pourraient etre offensees !
Dans mon enfance, desormais lointaine, j'etais ce que l'on appelait a l'epoque "un vrai garcon manque", preferant jouer aux billes aux recreations pendant tout mon parcours a l'ecole primaire.
Quant au "B" en conduite, vous etes genereux ! Il parait que j'etais "dissipee" (est-ce encore un concept qui existe aujourd'hui ?) et c'est bien souvent d'un zero que j'ai ecope !
La reflexion que vous lancez sur le Pardon est un sujet interessant dans sa globalite mais sur lequel je n'arrive pas a me prononcer.
Sur ce, je m'en retourne lire les commentaires sur ce "galoupiau" et "le petit Nicolas"...
Rédigé par : Valerie | 03 février 2010 à 15:51
"mais d’éléments de menuiserie.
Placée dans un courant d’air et donc particulièrement exposée, je me suis trouvée au bout d’une heure au bord de l’évanouissement"
CJ
Les odeurs sont donc pour vous comme le feu, elles ne vous laissent pas de bois ?
D'ailleurs moi-même, j'aime bien cheminer dans vos posts, s'y perdre, comme en la nature, est le plus heureux des destins.
Je ne dis pas ça pour me faire incendier ou même des cendres, mais votre prose attise toujours ma curiosité.
Elle fleure bon le pin fraîchement coupé, tout le contraire d'un parcours olfactif de souffre douleur.
On s'y promène le nez au vent, le foie léger.
"qu’elles avaient pour adversaires des professionnels du barreau"
Catherine, vous travaillez dans le X ?
Ca alors, quelle coupable activité ! Qui l'eut cuisiné, pardon, cru !!!
Bien... un peu déçu, vu que n'ai jamais pu sentir les avocats, mais bon, continuerai à vous lire quand même, fut-ce avec une pince à linge, non pour vos propos, mais pour votre exercice, ou votre robe si veniez à marcher dessus.
"comme dans le cas de Proust, j’ignorais jusqu’au moment où quelques décennies plus tard son odeur a fait resurgir une bouffée d’enfance enchantée…"
Il m'est arrivé la même, non mésaventure, mais heureuse épiphanie un jour où cherchais à m'égarer dans un dix-neuvième profond que connais assez mal. Un fumet de boucherie à l'ancienne a convoqué un moi de cinq six ans (tournant décennies 60-70) de n'avoir certainement jamais été ressenti depuis, par cette même suite d'organes que sommes tous.
La boucherie était pourvue de frigo à la déco d'époque en formica et avait conservé je ne sais quel apparatus ou ingrédient tombé en disgrâce chez toutes ses semblables.
Le voyage dans le temps dura quelques courtes secondes, mais aucun tour-operator, aucune dérive personnelle, aucune oeuvre même, ne m'en a jamais proposé de si puissant.
AO
Rédigé par : oursivi@CJ | 03 février 2010 à 14:56
Monsieur Bilger,
Nous avons l'occasion de vous entendre dans des débats sur la justice et constatons que vous abordez d'autres sujets : des thèmes de société qui contrairement à ce que prétendent les droitsdel'hommistes béats devant les élucubrations outrancières de ces people quelquefois bons dans leur domaine mais souvent déplorables dans d'autres.
J'ai abordé le thème de la burqa sur notre site justice (http://c1juste.blogspot.com) car l'identité française c'est avant tout :
LAICITE+liberté+FRATERNITUDE et non l'égalitarisme par le bas, le prosélytisme religieux, le libéralisme avec des droits sans devoir, la mixité sociale imposée par des responsables tous nés à l'étranger.
Je ne suis ni raciste ni xénophobe mais vais commencer à le devenir comme plein de gens autour de moi, avec toutes ces outrances qui devraient être sanctionnées par l'appareil judiciaire.
Au plaisir
NOELLE
Rédigé par : noelle | 03 février 2010 à 00:07
@jpledun@M. Reffait | 28 janvier 2010 à 02:39
« La France pour moi c'est l'odeur de la colle et du cuir dans la cordonnerie de mon grand-père dans le vieux Lille (entre autres). Chacun son truc. »
Est-ce délibérément tendancieux eu égard à l’habitude de ‘snifer’ qui bousille autant le cerveau que d’autres substances?
Ça évoque d’autre part l’environnement hospitalier de certaines autres familles pour lesquelles donc la madeleine de Proust à suspecter serait dès lors l’éther. Qu’en pensez-vous?
Ceci étant, l’odorat est réellement l’un de nos sens les plus importants et dont la stimulation subreptice telle fait actuellement l’objet des logos olfactifs. Voir au besoin: http://www.bottinbeaute.com/d-33-Developpement--Concept--Le-marketing-olfactif.html
Personnellement j’ai toujours été mal à l’aise dans un environnement comme celui des tableaux blancs par ex. dont les marqueurs sont chez moi déclencheurs de migraines - étant enceinte, il m’est même arrivé de « criser » à cause de simples odeurs de peinture -, et d’une façon générale dans tout environnement où sévit une odeur dominante artificiellement composée.
Par ex. je change de place dans les transports en commun, non pas lorsque l’odeur sui generis de sa source est trop prégnante, là j’essaie de ne pas être impolie et de supporter, bien que quand il s‘y mêle une odeur avinée cela me devienne extrêmement pénible, mais lorsque se manifeste notamment une porteuse de senteurs florales orientales très capiteuses, comme par ex « Poison » de Dior, overdosé en tubéreuse, ou encore, non pas à cause du nom qui a ouvert la voie de la "toxicommunication" dans les années 70 et qui a notamment motivé l’interdiction de sa vente en Chine, mais véritablement à cause de l’odeur qui appartient elle aussi à la catégorie des senteurs orientales fortes, et qui est celle d’ « Opium », d’Yves Saint Laurent.
Ce sont là des senteurs, comme celle aussi bien de la glycine par ex. la fleur préférée de ma propre sœur, qui me font fuir leur source sans demander mon reste, même par politesse.
Mais il est bien connu également que les odorats féminins sont plus sensibles et plus fins que les odorats masculins, ce qui aurait rapport à la capacité de détection des phéromones semble-t-il.
Je me souviens de deux circonstances particulièrement pénibles qui étaient l’une celle d’une audience de TI se tenant à proximité d’un vernissage non pas d’exposition de toiles de maître, mais d’éléments de menuiserie.
Placée dans un courant d’air et donc particulièrement exposée, je me suis trouvée au bout d’une heure au bord de l’évanouissement, bien qu’ayant pu à un moment donné changer de place et je ne comprends encore pas aujourd’hui comment le public en général ainsi que la présidente et sa greffière ont pu faire bonne figure, mais bon elles se tenaient à l’autre bout de la salle et leurs accès à l’extérieur étaient restés maintenus fermés!
Je pense néanmoins que d’autres personnes, obligées comme moi de rester sur place jusqu’à ce que leur affaire soit appelée ont sans aucun doute été pénalisées au moment de devoir rassembler leurs idées pour expliquer leur cas, en particulier quand elles n’étaient pas représentées et qu’elles avaient pour adversaires des professionnels du barreau qui tout comme le Tribunal n’étaient pas obligés de stationner sous le vent.
Enfin, le pire à venir ce jour là, n’était pas l’odeur mais le signe. Or donc…!
La seconde circonstance, était celle d’une audience du TA de Strasbourg où j’ai reconnu mon adversaire sans jamais l’avoir rencontré auparavant, et je vous le donne en mille, à son odeur. Ce qui peut sembler particulièrement étrange, mais c’est la vérité.
Celle-ci en effet me déplaisait fortement et je l’avais donc, comme on dit, dans le nez. Néanmoins, je me suis contrainte à ne pas glisser subrepticement vers l’autre bord du banc vu que m’en éloigner de façon visiblement, aurait pu sembler offensant aux yeux d'un Tribunal qui aurait été attentif aux mouvements dans le public, et me nuire éventuellement par la suite.
J’ai toujours pensé que l’odeur avait été calculée pour et représentait en somme une sorte de coup bas.
Mais bon cela n’a servi à rien de rester stoïque dans la mesure où non seulement personne ne m’en a su gré, mais encore le bougre avait d’autres cordes à son arc pour déstabiliser l’adversaire et le mettre en situation défavorable, notamment en le faisant sortir de ses gonds sans avoir l’air d’y toucher ce qui lui permettait derechef de se placer en victime!
Très, très fort! J’en viendrais presque à le recommander à un justiciable qui ne croirait pas trop lui-même à sa propre affaire, si je pouvais en dire davantage. Mais bon, le vrai problème finalement est venu d'ailleurs que de cette sorte de diversion, peut-être parce qu'elle n'avait pas donné sur le moment les résultats escomptés, qui peut savoir.
De nos jours, j’ai bien identifié la technique et je la reconnais en somme, mais plus métaphoriquement, …à l’odeur!
Ceci dit, ma madeleine de Proust à moi, sur le plan de l’odeur, c’est une petite plante qui pousse dans un micro biotope et dont, comme dans le cas de Proust, j’ignorais jusqu’au moment où quelques décennies plus tard son odeur a fait resurgir une bouffée d’enfance enchantée, que je la connaissais…
Rédigé par : Catherine JACOB@jpledun@M. Reffait | 02 février 2010 à 17:22
Rédigé par: Valerie | 01 février 2010 à 19:57
Monsieur votre Papa n'a pas été assez gentil avec vous ?
Hhhhhaaaaaa la fameuse panoplie de majorette qu'il vous a refusée pour un B en conduite, un lointain trimestre de CE1, c'est ça ?
Bon, j'espère que vous l'avez pardonné depuis.
pAternOster ;o) ;o) ;o) ouf, j'ai pas oublié
Rédigé par : oursivi@ Val et rit | 02 février 2010 à 16:51
Cher Monsieur
J'apprécie toujours le ton posé de vos analyses, il est agréable de penser que probablement le même calme vous habite dans votre tâche quotidienne.
J'ai moins d'optimisme que vous sur le fond de ces propos.
J'ai du mal à discerner la différence entre Marseille par exemple et ce que l'on sait du Kosovo. Ce qui fait que certains se lâchent, c'est probablement qu'ils ont l'impression d'avoir atteint "la masse critique".
Nous avons collectivement mis le doigt dans un engrenage inquiétant.
Les coups à venir n'arriveront pas de là où on les attend. Les faiblesses de nos démocraties, parmi lesquelles la castration de la pensée, conséquence de l'omniprésent politiquement correct nous exposent tout particulièrement.
Je ne crois pas que nos élus soient capables de faire face à cette gangrène. Pour cela il faudrait un véritable consensus, incompatible avec le "risque électoral".
J'ai pour tout dire peu d'espoir dans une solution soft.
Rédigé par : JL Ginoux | 01 février 2010 à 23:24
Rédigé par Monsieur Oursivi@Val le 01 février 2010 à 12:10
Bon, bon ... je prends note que vous etes desole...
Enfin le "paternalisme" a-t-il a voir avec l'authentique bienveillance ? Je doute...
Bonne soiree a tous et a toutes.
Rédigé par : Valerie | 01 février 2010 à 19:57
Payer mes impôts, c'est un vrai kif.
Ça veut dire être citoyen.
Mes parents n'ont pas connu ça. Ils n'étaient pas imposables.
Dans le magazine Première.
Citation de Jamel Debbouze
Rédigé par : yves bouant | 01 février 2010 à 19:11