Je me souviens. C'était l'été dernier. Un livre prévu de longue date par les éditions Mordicus devait à la rentrée permettre à Dieudonné et à Guy Bedos de répondre à la question suivante : Peut-on tout dire ? Mais on venait d'apprendre que le second ne voulait plus voir son nom accolé à celui du premier. On discutait, évoquant des remplaçants possibles, des courageux, des téméraires de la liberté d'expression. A un certain moment, j'ai lancé le nom de Bruno Gaccio.
Quelques mois plus tard, j'ai appris que ce dernier avait accepté puis j'ai eu, il y a une semaine, l'ouvrage entre les mains. Je n'ai plus envie de parler de Dieudonné. J'ai déjà écrit comment celui-ci était passé, emporté par une obligation de surenchère et de provocation, du rôle d'un personnage discutable mais stimulant à celui d'un histrion qui ne maîtrisait plus le cours de sa vie intellectuelle. Il n'était plus le dynamiteur utile à une conception jusqu'au boutiste de la liberté de dire. Dommage. Un de perdu, pas dix de retrouvés !
Si longtemps après avoir dialogué avec Bruno Gaccio, notamment sur cette possibilité de tout exprimer ou non, j'ai éprouvé une sensation étrange en lisant les réponses qu'aujourd'hui mon contradicteur d'alors donnait aux questions vives et sans complaisance de Robert Ménard. Je n'ai pas reconnu "mon" Bruno Gaccio.
Non pas que sa pensée, ses réflexions, ses ironies et ses sarcasmes aient été différents de ceux qu'il avait prodigués avec moi. Le fond demeurait le même mais le fait d'avoir la distance du lecteur à son égard changeait inévitablement mon point de vue. En effet, nous n'avions pas choisi, lui et moi, la facilité au point que j'ai eu droit à beaucoup de réactions qui me plaignaient de devoir affronter cette épreuve ou qui, celle-ci franchie, déploraient que je l'aie même engagée.
Contrairement à tant d'échanges qui révèlent un profond consensus sous une mince couche de désaccord, les nôtres, pratiquement sur tous les plans, spécialement dans le domaine des croyances, de la religion et de l'idéologie des Guignols, faisaient apparaître un antagonisme réel, assumé, parfois violent qui n'excluait pas une complicité amicale entre des personnalités pourtant totalement dissemblables. Mais peut-être étions-nous désireux d'apprécier, chez l'autre, ce qui nous faisait défaut. J'admirais son sens inouï de la drôlerie et sa gouaille de talent, lui, je suppose, une gravité conceptuelle qui le changeait de son registre et, heureusement, nous partagions le même goût pour la sensualité gustative de l'existence !
Cette richesse, on ne la perçoit souvent qu'après, quand l'effervescence intellectuelle s'est apaisée et qu'on appréhende avec moins d'aigreur les controverses les plus "chaudes" où on est au moins autant agacé par l'autre que par ses positions. Dans le dialogue lui-même, sur le vif, on est tellement pris par l'empoignade qu'au fond, d'accord ou pas avec le contradicteur, on n'est préoccupé que de soi, de ce qu'on va soutenir ou répliquer. La qualité de Bruno Gaccio, je ne dirais pas qu'elle m'a échappé mais elle s'est révélée à moi dans le souvenir, la nostalgie et les rencontres qui ont suivi la publication du livre. Nous étions plus libres, plus disponibles, nos affinités et nos visions n'étaient plus si discordantes une fois que nous étions débarrassés de la mission passionnante et épuisante de nous contredire.
Dans le livre avec Dieudonné, la plupart des propos de Gaccio me sont apparus riches, profonds, parfois paradoxaux, jamais neutres ni insignifiants. Il n'oublie jamais d'y glisser des plaisanteries et des "mots" qui sont d'autant plus appréciables qu'une sorte de maturité lui est venue. Comme si avoir quitté les Guignols lui avait fait le plus grand bien.
En particulier, à ceux qui désireront parcourir cet ouvrage, je recommande les pages où Bruno Gaccio, dans un style époustouflant, développe l'une de ses thèses favorites selon laquelle "la liberté d'expression, aujourd'hui, n'est pas brimée, elle est noyée". Si je ne suis pas sûr d'approuver, la formule est brillante. Pour ma part, je ne méconnais pas les effets de la saturation qu'il dénonce mais je les crois tout de même préférables à la morale de la pénurie. Bruno Gaccio est également très acerbe sur les dangers d'Internet et l'immense dépotoir qu'il est devenu selon lui. Enfin, puisque j'ai évoqué Dieudonné, Gaccio, avec sympathie mais sans angélisme, analyse son parcours dont il montre bien à quel point il résulte de son initiative autant que de la maladresse de ses adversaires qui le "victimisent".
Bruno Gaccio, dans ce texte, échappe à ce qui est parfois la faiblesse de l'autodidacte puisqu'il revendique de l'avoir été tout en craignant de le faire trop apparaître. Il n'y a plus dans ses répliques et ses aperçus cette surabondance un peu brouillonne qui masquait les pépites et le noyau dur de sa pensée alerte. Il parle avec une sûreté de soi qui sait économiser et ne s'enivre plus forcément de mots. Rétrospectivement, j'ai le bonheur de pouvoir me dire que notre livre n'était pas une folie, pour lui une anticipation, pour moi une découverte.
Bruno Gaccio n'est pas un guignol.
Ah oui, au fait... pour les fesses de Bruno, c'est pas moi !
Moi c'est... les femmes, les femmes, les femmes, comme lui, pas les femmes comme lui, les femmes, comme lui, enfin comme lui, je veux dire qui les aime à ce point qu'en écris (qu'il en écrit, qu'en écrivons, qu'en écrivez, qu'en écrivent) trois fois le nom, vous m'aviez compris.
Sinon, c'est écrit là, au-dessus, relisez.
AO
Rédigé par : oursivi@alibi | 05 mars 2010 à 15:23
J'ai mis "relayèrent" parce que je pensais inclure au buteur de carnaval, l'inénarrable Ramade Ya, la grande comique trop fière et que quelqu'un venant me saluer avant la fin de ma sentence, m'a fait shunter mon intention première...
Sorry.
AO
Rédigé par : oursivi@B.Gaccio | 05 mars 2010 à 12:32
Cher Bruno,
D'abord merci d'avoir bravé l'indifférence en fomentant cette pétition dont vous aurez peut-être noté qu'elle recèle mon modeste patronyme en ses maigres lignes.
Je ne comprends pas que ne compreniez qu'il ne s'agissait pas de vous accabler en en soulignant le peu de participants, bien au contraire. Saluer un beau geste en félicitant ses promoteurs n'est en rien les charger de la bêtise ambiante qui le fait passer inaperçu !
Mais, Bruno, entre nous, 6000 (whaouuuu) participants... là où des centaines de millions de téléspectateurs aidés de multiples ralentis diffusés en boucle sur les écrans du monde entier ont vu et ri de ce qui vous fit pétitionner, vous trouvez cela conséquent ?
Moi, je dirais plutôt que j'ai vu dans la passivité de toutes ces mains non désireuses de laisser leurs doigts taper un nom au bas de ce texte, la même vilenie que celle que commit T. Henry et que relayèrent si bassement l'attaquant dont j'ai même oublié le nom et qui joua l'action quand ses opposants l'avaient arrêtée de leurs bras levés, et ajouta même la lâcheté à l'intérêt en déclarant n'avoir rien vu...
Vous, si souvent si brillamment railleur, dont j'ai écrit tout le bien que je pensais et pense, je vous trouve là bien modeste dans votre exigence, votre ironie.
Dommage.
Bien à vous
AO
Rédigé par : oursivi@B.Gaccio | 05 mars 2010 à 12:14
@Pierre-Antoine @ CJ | 04 mars 2010 à 00:08
"PS : comment faites-vous pour associer un lien à votre nom ?"
Dans la 3ème fenêtre de la rubrique vos informations marquée "URL du site", je fais un copié-collé de l'URL de la page web concernée et je passe par cette facilité quand l'URL est trop longue et d'un volume plus important que le texte du post dans le cas de commentaires courts. Sinon, quand il n'est pas indiqué "cliquer sur mon nom pour" et qu'il y a quand même un lien, c'est que la page est à moi, mais je n'en mets pas systématiquement, seulement au gré de l'humeur. En règle générale, quand je souhaite qu'on concentre son attention sur le texte du post davantage que sur une échappée belle vers le web, je n'en mets pas.
Rédigé par : Catherine JACOB@Pierre-Antoine | 04 mars 2010 à 10:17
@CJ
Merci pour ces images lorraines.
Ah les forêts profondes de Lorraine... et les cieux messins...
Cordialement
Pierre-Antoine
PS : comment faites-vous pour associer un lien à votre nom ?
Rédigé par : Pierre-Antoine @ CJ | 04 mars 2010 à 00:08
@Pierre-Antoine @ CJ | 03 mars 2010 à 18:05
"ni que j'ai besoin d'un oeil coquin pour la regarder..."
Ôôh la la ! Comme aurait dit feu ma grand-mère. Comme chacun sait PB n'est pas Meetic, ni une annexe de je n'sais trop quoi.
Voici trois images sages. (Cliquer sur mon nom)
Rédigé par : Catherine JACOB@Pierre-Antoine | 03 mars 2010 à 18:32
@Catherine Jacob
"Hum, cher Pierre-Antoine, que diriez-vous d'une belle image valant dix bons points, en lieu et place ?"
Si c'est vous qui l'offrez je veux bien une image, à condition qu'elle ne soit pas pieuse, ni que j'ai besoin d'un oeil coquin pour la regarder...
D'un autre côté... ma gourmandise légendaire, puis les bonbons c'est tellement bon comme disait Jacques.
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine @ CJ | 03 mars 2010 à 18:05
@ Pierre-Antoine@Herman | 01 mars 2010 à 13:22
"(*) Heu... je plaisante chère Catherine :-)
PS : j'attends toujours mon bonbon :-)))"
Hum, cher Pierre-Antoine, que diriez-vous d'une belle image valant dix bons points, en lieu et place ?
Rédigé par : Catherine JACOB@Pierre-Antoine | 03 mars 2010 à 16:26
@Bruno Gaccio
On vous écorche, on vous égratigne, on vous effleure et vous vous fendez d'une réponse à la finale fleurant le vulgaire !
Est-ce là le signe d'une démangeaison à votre amour-propre ?
Imaginez ce que cela aurait été si l'on vous avait caricaturé à outrance dans une guignolesque fausse information au travers d'une marionnette.
Oursivi n'a fait qu'apporter une remarque qui ne touchait pas votre personnalité.
Ah... si vous pouviez faire de même avec vos guignols, vous blesseriez moins de personnes, qui elles, le sont ailleurs qu'à l'endroit que vous citez. Quand je vois un extrait par-ci par-là de vos guignols, moi ce n'est pas au même endroit que vous que j'ai mal, mon coeur se situe ailleurs...
J'ai mal, non pour moi, mais pour les êtres humains qui sont blessés, eux et leurs proches.
Avez-vous pensé à leurs enfants qui voient leur père ou mère aussi bassement défigurés ?
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine @ Bruno Gaccio | 03 mars 2010 à 08:02
D'abord merci cher Oursivi, pour ces gentillesses spontanées à mon endroit, ce qui est rare est toujours appréciable.
Pour votre information, cher Oursivi, et puisque vous me faites le plaisir de revenir sur cette pétition (lancée avec J.Attali et E.Orsenna) qui concernait non pas une main de footballeur vous le savez, mais des valeurs d'honnêteté et de fair play dont tout le monde se gargarise et qui furent, à cette occasion, foulées au pied par les plus hautes instances du pays dépositaires desdites valeurs (comme tout le monde, j'en conviens mais eux... "plus") sachez qu'elle ne fut pas si "peu suivie" que ça. En trois jours nous avons obtenu près de 6 000 signatures. Mais un journaliste (voir ce mot) de l'EquipeMag (ne pas voir ce journal) s'étant trompé de site et ayant consulté un "fake" n'en a dénombré que 193. Ce qui devint le chiffre officiel puisque imprimé dans LE journal du football. Contacté, ce journaliste reconnut son erreur, s'en excusa poliment et... rien, aucun rectificatif dans le journal. L'information fut chassée par une autre : monsieur Raymond Domenech annonçait la "liste des 23 pour... je ne sais quel match". Alors, bien que rustre parfois, je n'en demeure pas moins courtois et poli en toutes circonstances, mais là... la vérité et votre intervention m'obligent, cher Oursivi, à vous rétorquer que quand même, lire que la pétition ne fut pas "si suivie" que ça et ben... ça fait mal au cul.
Bien à vous.
BG
Rédigé par : Bruno Gaccio | 02 mars 2010 à 16:18
Pardon, je ne l'avais pas vu celle-là...
Et bravo pour le dernier commentaire, un chef-d'oeuvre !
Rédigé par : Herman | 01 mars 2010 à 22:24
@Herman
Mais c'est exprès que j'ai utilisé la même ironie.
Je vous accorde l'excuse de ne pas avoir vu mon oeil quand je vous répondais. :-))))
De dire "je vous laisse la paternité de ce qualificatif dont je ne réclame pas la filiation. :-)" avec un smiley en finale me semblait assez empreint d'une "coquine" taquinerie...
J'aurais pu développer, mais je n'ai ni l'intelligence, ni la culture de faire un commentaire jacobien... (*)
Cordialement
Pierre-Antoine
(*) Heu... je plaisante chère Catherine :-)
PS : j'attends toujours mon bonbon :-)))
Rédigé par : Pierre-Antoine @ Herman | 01 mars 2010 à 13:22
Cher P.A, ça m'ennuie vraiment de vous dire cela, car j'ai l'impression que vous le faites exprès, mais connaissez-vous l'ironie ? Il s'agissait du "coquin" de Gaccio, qui rimait avec taquin, mais bon... comme c'est votre commentaire, je vous laisse la paternité de ce qualificatif dont je ne réclame pas la filiation. :-):-):-)
Rédigé par : Herman | 28 février 2010 à 20:25
Rédigé par Monsieur Cyril le 27 février 2010 à 19:11
Desolee, je n'ai pas bien compris le sens de votre commentaire et plus particulierement cette phrase qui me reste enigmatique : "En littérature, sélectionner son opposant pour débattre pose vite les mêmes problèmes".
Toutefois, je vous l'assure je ne soupconnais rien mais ne faisais que mettre en exergue ce que j'approuvais.
Donc pas de malentendu et a vous lire sur un prochain sujet.
Bien a Vous
Rédigé par : Valerie | 28 février 2010 à 19:47
@Herman
"Vous avez le verbe coquin !"
J'aurais dis "taquin", mais bon... comme c'est votre commentaire, je vous laisse la paternité de ce qualificatif dont je ne réclame pas la filiation. :-)
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine @ Herman | 28 février 2010 à 00:36
Gruno Bacio, le bien nommé, toujours vert et ardent, a quand même marqué 10 ans de télé... pas rien.
Pivot Polac Tchernia Boutang Jammot Gaccio...
Pas tant de gens à avoir là créé du durablement mémorisable...
Chapeau bas.
AO
PS : par contre le peu de suivi de sa pétition a été un beau marqueur de la connerie ambiante...
Rédigé par : oursivi | 27 février 2010 à 22:37
P.A, je n'avais pas vu le deuxième commentaire
(Pierre-Antoine@Herman et les autres | 27 février 2010 à 11:03)
Et croyez-moi... je suis, à quelque nuance près, d'accord avec vous, mais il me semble qu'à séparer l'artiste de son oeuvre (ou de son commentaire...), je sois plus doué que vous !...
Rédigé par : Herman | 27 février 2010 à 21:36
"J'ignore complètement les jugements de valeur à l'emporte-pièce qui sont plus le reflet de la personnalité de ceux qui les lancent, que de ceux à qui ils s'adressent."
Je ne vous le fais pas dire, Pierre-Antoine !
Vous avez le verbe coquin !
Rédigé par : Herman | 27 février 2010 à 21:24
Valérie
"De l'auto-congratulation en somme !"
Je n'aurais pas l'audace de me présenter sur un plateau télé si c'est ce que vous soupçonnez.
Je ne critique pas tant les thèses et les sujets abordés dans les médias officiels que la façon dont ils nous sont amenés.
On ne vulgarise pas, on appauvrit.
En fait on ne fuit pas totalement l'information classique (qui alimente globalement internet) mais on ne s'en contente pas. Une preuve que les élites parfois autoproclamées ont tort : on est capables d'en entendre plus.
L'information TV notamment, nécessairement partielle, est (je le ressens comme cela) TROP partiale.
Si je ne me trompe pas, alors même moi je serais légitime pour parler d'un sujet que je ne maîtrise pas et qui n'est pas mon affaire ; je ne serais pas le premier à le faire.
En littérature, sélectionner son opposant pour débattre pose vite les mêmes problèmes.
Rédigé par : Cyril | 27 février 2010 à 19:11
@Bruno Gaccio
Vous avez certainement passé d'agréables et enrichissants moments au contact de Philippe Bilger.
N'ayant jamais eu cet honneur et pour ne l'avoir vu de près qu'à la diligence d'un caméraman de télévision, je ne peux donc pas confirmer qu'il ait cet "oeil coquin" que vous lui attribuez sans équivoque.
A moins qu'il existe une autre définition du mot "coquin" dans le dictionnaire de la langue française en usage dans le microcosme parigo-médiatique, je trouve cet adjectif mal venu...
Peut-être est-ce le vôtre dont vous avez vu le reflet dans le sien.
Mais comme j'ai dit plus haut en réponse à Herman, je ne vise bien sûr que votre commentaire.
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine @ Bruno Gaccio | 27 février 2010 à 18:14
@GL | 27 février 2010 à 11:46
"@ Catherine Jacob
Sans oublier
http://www.youtube.com/watch?v=D1EqYRwxsrk "
Comme vous dites, en effet, sans oublier le Dédé, l'Arthur et le Marcel Bijaoui. Ainsi qu'en tenant compte qu'il a dû un peu tomber dans la marmite aux saucisses quand il était petit, le bougre !
Rédigé par : Catherine JACOB@GL | 27 février 2010 à 17:51
Cher Philippe, comme il est doux de vous lire à mon sujet.
J'ai peu l'occasion de commenter ce que vous écrivez ici et là, mais comme vous me faites l'amitié de consacrer du temps à ma petite personne, je me permets de dire ici et publiquement toute l'admiration que j'ai à la fois pour la personne que vous êtes, grave certes, mais ludique et avec cet oeil coquin qui m'a ravi tout au long de nos échanges et puis, admiration aussi pour votre sens de la rhétorique, votre art de la bagarre oratoire et la joie qui vous anime dans ces moments. En souvenir d'une longère remplie de cochonnailles qui abrita nos joutes. Avec mon amitié.
Bruno
Rédigé par : Bruno Gaccio | 27 février 2010 à 17:07
Rédigé par Madame, Monsieur semtob le 26 février 2010 à 00:33
"Le rendez-vous, c'est le net."
Pour moi aussi parce que c'est interactif.
Rédigé par Monsieur Savonarole le 26 février 2010 à 06:37
"Ces carrières qui débutent dans le vulgaire et le trivial pour finir à l'Académie Française ou à Radio France, voire à la Villa Medicis, ont quelque chose de tout à fait accablant."
Lucide !
Rédigé par Monsieur Cyril le 26 février 2010 à 09:06
"Concernant la thèse de Gaccio sur internet :
il s'agit de l'idée promue par tous ceux des médias officiels (offert avec toujours les mêmes arguments) qui se voient voler leurs auditeurs par internet."
En effet, ils defendent leur chapelle !
"Peut-être que les gens ne s'intéressent plus aux félicitations perpétuelles de gens du même monde qui se glorifient eux-mêmes, s'approprient la parole de ceux qui ne sont pas présents."
Tres bien vu !
"J'en viens à croire qu'ils pensent vraiment qu'ils en savent plus, ont plus à dire, et sont plus légitimes que les anonymes d'internet."
De l'auto-congratulation en somme !
Rédigé par Monsieur yves.bouant le 26 février 2010 à 09:10
"La liberté de dire, c'est ce qui a remplacé le courage de faire ?"
Sans aucun doute moins risque... et "ca rapporte plus" !
Rédigé par Madame/Monsieur Fan le 26 février 2010 à 11:50
J'ai lu le texte, je vais ecouter la chanson !
Rédigé par : Valerie | 27 février 2010 à 16:00
@ Catherine Jacob
Sans oublier
http://www.youtube.com/watch?v=D1EqYRwxsrk
Rédigé par : GL | 27 février 2010 à 11:46
@PB
"la liberté d'expression, aujourd'hui, n'est pas brimée, elle est noyée".
Exact, noyée par tout un mélange de faux, de caricatures, d'approximations, d'invérifiés, de médisances et parfois de mensonges.
Et non seulement noyée en lui jetant des seaux d'eau sale, mais en plus on lui maintient la tête sous l'eau en la plombant aux pieds avec la suspicion de motivations inavouées et souvent inavouables.
Venant d'un jeteur de seaux d'eau, véritable saltimbanque verbeux qui se prend pour un parangon de l'éthique humaine, je doute que la formule soit si brillante que ça
(voir mon commentaire sur "Tendre l'autre joue à Jamel Debbouze ?").
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine@Herman et les autres | 27 février 2010 à 11:03