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Voici les sites qui parlent de La vérité introuvable :

Commentaires

Valerie

Et enfin, un extrait du Sunday Times de dimanche dernier 7 fevrier 2010, j'ai trouve cet article ecrit par Matthew Campbell, correspondant a Paris, prouvant que cette affaire interesse de l'autre cote de la Manche egalement.

"Arch-enemy Dominique de Villepin takes aim at ‘the dwarf’ Nicolas Sarkozy"


http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article7017920.ece

El Re

La dépendance du parquet à l'égard du ministre n'est pas une supposition de la part de journalistes, c'est dans le code de procédure pénal, art. 30:

« Le ministre de la justice [...] adresse aux magistrats du ministère public des instructions générales d'action publique [...] Il peut dénoncer au procureur général les infractions à la loi pénale dont il a connaissance et lui enjoindre, par instructions écrites et versées au dossier de la procédure, d'engager ou de faire engager des poursuites ou de saisir la juridiction compétente de telles réquisitions écrites que le ministre juge opportunes. »

En conséquence et d'après la loi un justiciable qui se trouverait "dans le collimateur" du pouvoir risque de se voir infliger un traitement différent des autres.

Valerie

Rédigé par Monsieur L'ignoble Infreequentable le 03 février 2010 à 11:17

Vous attisez notre curiosite !!!

Catherine JACOB@Achille&Savonarole

@ Achille57 | 02 février 2010 à 18:38
« Achille57@Catherine JACOB
La preuve que l’on peut mentir et pourtant être sincère. Dans ces conditions, comme le dit fort justement Philippe Bilger, la vérité est introuvable. En fait chacun a sa propre vérité... »

Oui enfin, mais on aimerait bien que Pirandello ne soit pas mis à toutes les sauces à tous les degrés de la hiérarchie…!


@Savonarole | 02 février 2010 à 18:35
« Savonarole@Catherine Jacob
« Excellent exemple !
Ce malheureux diplomate français dut subir un procès qui se déroula sous les fous rires de l'assistance.
Plus tard on en fit une pièce "Madame Butterfly", puis un film ! »

C’est beaucoup plus récent que cela. De plus Mme Butterfly était japonaise.

Heureusement pour le Quai d'Orsay, il n'avait pas accès à des informations sensibles. »

Il paraît en effet. Et vu les personnalités manifestement tordues qui chez nous manipulent certains chefs d’Etat étrangers via leur horoscope du journal, je ne suis toujours pas absolument persuadée pour ma part, qu’il n’ait été manipulé que par les Chinois… Mais bon. Un gros scandale par décennie suffit amplement, je pense.

La Tulipe Noire

Sourire...
La Tulipe Noire
Note : salutation amicale à mon collègue.

oursivi

Qui n'a pas encore compris l'homme d'officine qu'est de Villepin est un indécrottable benêt.
Même le réservé et sobre Jospin a mentionné son nom sur des coups tordus...
Dieu sait si Sarkozy n'est pas précisément ce qui se fait de plus proche de ce que j'estime, mais c'est du petit lait à côté de Brushing.
Rapidement, dans cette affaire, l'inimitié quasi constitutionnelle que lui portait Sarkozy a superbement protégé de Villepin.
Toute sentence sévère eut été perçue comme un règlement de compte personnel, un rendu indéfendable, donc.
Marin doit en être tellement agacé qu'il prend le risque de tenter de faire dire le droit sans trop de biais, en interjetant.

Sur l'accident du Concorde, on peut penser que ne saurons jamais si la lamelle fut LA source du problème, Clearstream, on peut penser qu'il faut être bien névrosé pour ne conclure à l'évidence, pour ne penser aussi à qui servait de Villepin, et qui passe entre les gouttes, encore et encore.

"car elle noie le citoyen dans un océan d'incertitudes et crée forcément chez lui une morosité républicaine."

Et la nomination de Rachida Dati, avec ses savoirs et diplômes en pure soie de canapé, au poste symbolique de patronne de la justice, cela ne valait pas déjà largement les amuse-gueules de Clearstream ?

Comment peut-on soutenir ce pouvoir de fantoches, cette interminable tartufferie ??

AO

claude thebault

Il serait bien plus simple de publier la copie du registre des appels pénaux de la Cour de Paris afin de montrer qui est le premier appelant, quel jour, et quelle partie. La transparence y gagnerait beaucoup. Car actuellement on parle beaucoup d'appel sans en avoir la preuve formelle.

www.facebook.com/profile.php?id=1055483576

"A trop vouloir nous prendre pour des ilotes ils ne récoltent que ce qu'ils ont semé et nul ne doit s'étonner d'un rejet qui devient nécessaire pour ne pas mourir idiot comme ils semblent le souhaiter"

Eh bien réjouissez-vous M.Pike, ce sera bientôt á vous de jouer, puisque le rejet semble déjà inscrit (tout comme 22 régions sur 22 de Martine).
Cessez donc de faire semblant d'être affecté...

Amicalement

Patrick Pike

@Mike
"A force de donner le pouvoir à la presse et de le retirer à ceux dont c'est le métier, à force de douter de tout et de démolir systématiquement tous les corps qui constituent la République, nous serons mûrs pour un "sauveur autoritaire"."

Ce n'est pas déjà le cas ?
Et n'est-ce pas, aussi, parce que c'est le cas que les esprits libres en viennent à douter légitimement ?
Lorsqu'on entend François Fillon affirmer que l'appel était obligatoire, alors que c'est faux (cf. nouvelobs.com) n'est-il pas du devoir de la presse de dénoncer une communication gouvernementale exclusivement ciblée sur l'anesthésie générale ? Lire également les deux dernières notes d'Eolas concernant les propos de Hortefeux et Besson où l'on voit qu'ils parlent pour ne rien dire en inventant ce qui existe déjà.

A trop vouloir nous prendre pour des ilotes ils ne récoltent que ce qu'ils ont semé et nul ne doit s'étonner d'un rejet qui devient nécessaire pour ne pas mourir idiot comme ils semblent le souhaiter.

Pierre-Antoine

"Que peut la vérité froide et nue contre les prestiges étincelants du mensonge"
Comme l'écrivait Anatole France en cherchant à défendre la mémoire de Barbe-bleue dans l'introduction de son roman "Les sept femmes de Barbe-Bleue et autres contes merveilleux".
Alors que les regards se portaient sur l'ogre lui s'attachait à découvrir la vérité de l'homme.

En voilà encore un qui a tout compris...

J'espère que la vérité sortira limpide et nue du "clair ruisseau" comme la vérité sortant de l'onde.

Et s'il se transforme en torrent impétueux, peut-être cela servira-t-il, du moins je le souhaite, à nettoyer tout ça...

Mais là, il est à craindre que ça fasse des vagues, comme disait mon grand-père.
Et que ça éclabousse pas mal de monde, lui répondait ma grand-mère.

Cordialement

Pierre-Antoine

Yves

Supposons, simples hypothèses :
- que l'un des condamnés de première instance dans l'affaire Darkstream soit disposé à faire en appel des confidences nouvelles;
- que le Procureur Marin ait pressenti la logique de ces aveux tardifs lors de sa décision de se pourvoir en appel;
- que le "repenti" conserve la santé suffisante pour faire des dépositions complètes devant la Cour, lesquelles convaincraient magistrats et opinion que l'appelant ne s'est pas lancé dans l'aventure "sans y être encouragé par X, ou du moins qu'il l'ait fait sans en avoir été empêché par lui", pour reprendre une formule de Michèle Cotta, dans d'autres circonstances (1).

Si, le cas échéant, justice était mieux faite grâce à la procédure d'appel, nous ne regretterions pas l'acharnement procédural.

(1) Cahiers secrets, 11 septembre 1993.


Véronique Raffeneau

Juste une chose.

Je ne comprends pas que dans les multiples interviews de M. Marin la question de l'intérêt social de son appel ne lui soit pas posée.

Si un journaliste pouvait lui poser la question et lui y répondre...

Pour le moment, dans ses réponses, c'est le moi je, toujours, tout le temps.

En plus, M. Marin ne cesse pas de se répéter.

Bon, d'accord, l'été, la maison du Quercy qu'il est en train de rénover, sa folle passion du droit et "la complicité par abstention" qui l'obsède et qui ne convainc personne, sauf lui...

Il reste qu'à lire M. Marin je n'ai toujours pas compris quel est l'intérêt de la société à faire appel du jugement Clearstream.

Du reste, M. Marin ne mentionne JAMAIS l'intérêt social qu'il est censé prioritairement défendre.

monpostdemocrate

A qui s’adresse votre discours sur la vérité introuvable ? Sur quel niveau logique votre réflexion s’articule-t-elle ? la psychologie, la sociologie, la philosophie politique ? L’expérience m’a appris que la vérité s’accommodait mal de la confusion logique d’approche.

Mon premier réflexe est d’aller voir les philosophes dont c’est le métier d'accompagner la « vérité » dans leurs pérégrinations interrogatives centrées sur le « qu’est-ce que ? »

Alors qu’est-ce que la vérité pour vous, pour que vous la trouviez introuvable ?

Pour ce qui me concerne, je conçois la vérité plus comme un processus qu’une propriété, fut-elle attribuée comme vous le faites à la parole publique, comme si l’onction publique suffisait à la rendre crédible. Au contraire il me paraît urgent de rappeler que la vérité institutionnelle a l’impératif devoir de conquérir toujours sa propre légitimité.

Que penser des mensonges d’Etat ?
Pour la France, celui qui, en 1986, a fait s’arrêter à nos frontières le nuage de Tchernobyl, contrevérité publique (Mitterrand et Chirac en savent quelque chose).
Pour le Royaume-Uni, celui qui en 2003 a conduit les Britanniques à envahir l’Irak détenteur d’armes de destruction massive, contrevérité publique (Bush et Blair en savent quelque chose).

La démocratie c’est ne rien abandonner aux pouvoirs publics sur le terrain du vrai et du juste, c’est la leçon positive que j’ai la faiblesse de tirer de « la vérité introuvable… pas pour tout le monde » dont vous semblez être le chantre.

L'ignoble Infreequentable

@ Valérie

Bé il faut que je me lève, que je remettre mes yeux en face des trous, que je me rase, me douche pour mettre en route mon unique neurone, m'habille, aille chercher du pain frais, parte au boulot, règle les urgences dont on me confie encore le mandat de les traiter et vienne en fin de matinée relever les boîtes "i-miel", avant de passer ici voir ce qui se passe.
Et encore, j'en finis par faire des fautes de frappe sur le clavier : il faut dire qu'il est tout petit pour mes gros doigts, moi qui ai fait mes armes sur les grosses Japy du temps où mes secrétaires se cassaient à 16 h 30 et que j'arrivais avec du boulot à rendre pour le lendemain matin sur le coup de 18 heures...
J'en avais acheté des IBM à boule, nettement plus rapides, avant de passer sur PC clavier 102 touches !

Alors "mugir" en fin de matinée, comme les 50èmes sud, passé les 40èmes rugissant, c'est encore bien dans mes cordes à cette heure-là, râlant du sabotage perpétuel de mes instructions de la veille ou de l'avant-veille.

Non, je me réjouis de la "grande sagesse" (expression consacrée), non pas du législateur, mais de la teinte de "l'opinion publique" rapportée au moins jusqu'ici à travers les commentaires de ce site particulièrement bien fait pour être "tout dans la nuance".
Des propos passionnants de Monsieur le Proc' qu'il faut remercier ici : une grande bouffée de bon air frais !
Et avec quel talent...
J'adore.

Parce qu'en plus, lui sait de quoi je parle, pour au moins l'avoir lu dans divers commentaires que je lui ai laissés et qu'il a jugé bon (sans doute à raison) de ne pas mettre en ligne : ça va trop loin.
Je lui ai promis de "romancer" tout ça cet été sur mon propre blog et j'y travaille (quand on m'en laisse le loisir), tellement c'est effarant.

Mais se dessine, au fil de mes recherches sur le sujet, non pas un "tous pourris", loin de là, tout juste un "tous concernés", mais plus un dessein politique posthume assez extraordinaire conçu par "Mythe-errant" soi-même.
Ca c'est magnifique, parce que je ne l'ai découvert que ce week-end dernier : c'est dire si c'est bien "planqué".

Et ce qui me fait conclure que justement, au-delà des péripéties, dont Clearstream 2 (et avant Clearstream 1, mais plein d'autres choses qu'il faut bien rapprocher par la force des choses), l'ensemble ne peut que viser à "former cette maturité" du peuple de "Gauloisie éternelle".
Alors quel émerveillement d'en retrouver traces jusqu'ici malgré les "non-dits".

Et si ça marchait, au final ?
Quel progrès ce serait pour notre démocratie enkystée dans ses soucis quotidiens et ses prébendes d'une autre époque.
Je m'émerveille, je m'émerveille tous les jours, ici !

Merci et bien à vous tous.

Jean-Dominique Reffait

@ Robert :
Mais la vérité "est", elle est "quelque part", sans doute parfaitement connue de tous les protagonistes...

Pas sûr. Dans ce jeu d'ombres où tout le monde ment à tout le monde, chacun en sait un bout et doute du reste.

Jean-Dominique Reffait

JP Ledun, il ne s'agit pas d'une petite affaire insignifiante : le président de la République accuse un ancien Premier ministre. Mais dans la mesure où les prétendues victimes n'ont aucunement souffert de cette histoire, il eut été sage de réduire la voilure judiciaire. Ce procès est à visée exclusivement politique car, au final, personne n'a souffert et personne n'a tiré profit.
M. Marin a convenu qu'il avait informé le ministère. Informe-t-il le ministère de tous les appels qu'il peut former s'agissant d'un simple escroc ou d'un voleur ? Bien évidemment, il se devait de prendre la température. A examiner la rhétorique, il a pris cette initiative de l'appel. Le pouvoir n'avait pas besoin de la lui suggérer, il était dans cet état d'esprit depuis le début : obtenir une condamnation de Villepin, pas besoin de le pousser à faire appel, notamment après ses sorties radiophoniques précédant son réquisitoire, on savait qu'il le ferait. Restait à Marin de confirmer la stratégie de départ auprès des commanditaires.

Si la stratégie du pouvoir avait été de plier les gaules après le premier jugement, il aurait immédiatement reçu un appel : "Est-ce bien nécessaire ?" lui aurait-on dit sans ordre direct. Mais c'est le silence, dont se targue la ministre, qui vaut acceptation ou, plus simplement, continuation de la stratégie établie il y a plusieurs mois.

Je suis fort gêné par la désinvolture. Un mois de délibéré, plus de 300 pages de justifications juridiques, cela mérite attention avant de tout jeter au panier. Or M. Marin prend la peine de courir les studios de radio pour expliquer le contexte de sa décision mais pas le fond : pas un mot sur les argumentations du jugement qu'il conteste. Soit on médiatise, soit on se tait.

Daniel Chevalier

C'est quand même la première fois dans l'Histoire qu'un ex-Premier Ministre est poursuivi avec un tel acharnement par un Président de la République en exercice...

C'est cela qu'il faut souligner... C'est un combat à mort, où l'un des deux n'y survivra pas politiquement.

jpledun

Excusez-moi, MM. Reffait et Robert.
Où doit-on s'adresser quand on pense être sali par une injustice ?

Ne venez pas me dire que c'est grave de saisir la justice pour des queues de poires comme "Clearstream".

Jean-Dominique vous êtes drôle avec votre histoire de coup de téléphone : s’il reçoit un appel ce n’est pas bien. S’il n’en reçoit pas cela veut tout dire…
C’est grave docteur ?

François

Bonjour M. l'Avocat Général
L'appel interjeté par le Parquet de Paris à l'encontre des deux condamnés mais aussi à l'encontre de M. de Villepin me chagrine sur deux points. Si je comprends parfaitement qu'il y ait appel incident à l'encontre de MM. Gergorin et Lahoud, du fait qu'eux-mêmes ont interjeté appel, je comprends moins que l'appel comprenne également M. de Villepin (pourquoi pas le journaliste Denis Robert, dans ce cas ?). Ne perdons pas de vue que M. Marin était défavorable aux poursuites dans un premier temps, estimant qu'il n'y avait pas lieu à procès pénal. Après réflexion (!) il avait changé d'avis. Le second point qui m'interpelle est l'annonce faite par M. Marin sur une radio périphérique ! A titre personnel, je pense que la Justice a besoin de discrétion et de réflexion et certainement pas d'annonces de ce genre. Pour en terminer, je pense qu'une "vérité introuvable, perdue", pour reprendre vos termes, est ce qu'il y a de plus frustrant pour le citoyen. Cet imbroglio délétère politico-judiciaire auquel nous avons assisté ne pourra avoir que des conséquences néfastes sur la confiance que le français lambda devrait avoir en ses hommes politiques, mais aussi dans la Justice, et plus particulièrement sur les représentants du Parquet. Ceci peut et doit nous amener à réfléchir sur la suppression programmée de la fonction de juge d'instruction.

Robert

"La vérité est perdue. Introuvable."

De manière factuelle et immédiate, vous avez parfaitement raison, Monsieur l'Avocat général.

Mais la vérité "est", elle est "quelque part", sans doute parfaitement connue de tous les protagonistes...
Il faudrait revenir à 2002-2003 et se rappeler qu'au sein du parti présidentiel se mettait en place le fameux "TSS". Quant aux coups tordus, c'est une habitude inscrite dans ce milieu et le silence n'est dû qu'au "je te tiens, tu me tiens". La Vérité, si elle "EST" objectivement, elle est alors rendue inaccessible par les protagonistes eux-mêmes parce que donner les éléments qui la constituent reviendrait à se lancer dans un affaire d'État difficile à contrôler.

Affaire qui, depuis plus de trente ans, n'a toujours pas trouvé La Vérité (sauf une vérité judiciaire tout à fait contestable) : l'assassinat d'un ministre de la République en exercice, Monsieur Robert Boulin.

Quant à cette affaire Clearstream, à l'évidence elle est l'écume qui cache les vagues de fond, le foulard rouge agité devant les yeux du taureau pour détourner son attention du matador lui-même. D'aucuns évoquent de possibles liens sur une affaire toujours peu éclaircie, celle des frégates de Taïwan sur laquelle butent les magistrats du siège et sans doute pour longtemps encore...

Le problème qui subsiste, indépendamment des personnes, c'est bien l'instrumentalisation de l'institution judiciaire par le personnel politique pour régler ses problèmes d'ego et d'exercice du pouvoir. Tout autant qu'une parole politique totalement décrédibilisée qui pousse aux pires risques de rejet d'une classe politique professionnalisée, incapable de répondre aux problèmes du Peuple dont ils sont censés être les représentants... Sans doute les rapprochements avec certaines situations pré-révolutionnaires, comme l'a fait J-F Khan, ne sont-ils pas totalement à rejeter. Cependant Paris n'est plus Versailles et le pouvoir est à présent pour une grande part donné à Bruxelles avec la bénédiction de l'élite politique professionnelle : sans doute une forme de réaction de type Ponce Pilate...

JL Ginoux

La Confiance, si difficile à gagner et si facile à perdre...

On ne peut que partager votre point de vue sur cette affaire au travers de ce que l'on en sait, ralentis que nous sommes dans nos raisonnements par le peu de confiance que l'on a dans les sources d'information.

Une des pires gangrènes de notre système me semble venir du fait que les promesses électorales ne soient pas opposables.
L'impôt tue l'impôt qu'il disait, et hop deux point de TVA en plus dès l'arrivée...
Un peu de lycra dans une chemise estampillée pur coton et le commerçant risque gros.
Contre lui la DGCCRF, contre l'élu le seul sentiment d'avoir été cocufié.

L'effet pervers de cette absence de règle est matérialisé par l'apparition des camelots professionnels de la politique.

La performance n'est plus de trouver les bonnes solutions aux problèmes, d'anticiper sur les besoins futurs. "Gouverner c'est prévoir" disait Emile de Girardin.

Aujourd'hui, gouverner c'est d'abord entourer le néant de vide puis l'emballer avec élégance et vendre le contenant faute de contenu.

Il vous restera pendant la durée du mandat à vous entourer "d'espliqueurs", animaux bien connu en Provence dont la fonction est "d'espliquer" pourquoi le truc prévu n'a pas marché.

Le mariage incestueux du camelot et du journaliste d'investigation domestiqué, complète le tableau.

Le côté désespérant c'est qu'ils arrivent à le faire plusieurs fois. La démocratie ne s'en trouve pas grandie, mais c'est, dit-on, le moins mauvais de tous les systèmes.

mike

La mission de la Justice reste de rechercher et de nous dire la Vérité.
S'il faut un jugement d'appel pour cela, eh bien, que l'appel se passe et nous dise ce qu'il conclut.
Car si je n'écoute que les médias tout est très simple: Monsieur DGDV est innocent et victime du méchant Sarko; ce dernier est donc coupable.
Certains médias nous affirment que DGDV est un manipulateur et que Sarko est un ange qui défend son honneur.
Les Français qui n'étaient pas trop intéressés par cette histoire commencent maintenant à ne plus accepter qu'on les prenne pour des crétins.
Pour ma part, j'accepterai ce que la Justice nous dira et non la soupe ou le potage que "ceux qui savent" veulent nous faire avaler.
A force de donner le pouvoir à la presse et de le retirer à ceux dont c'est le métier, à force de douter de tout et de démolir systématiquement tous les corps qui constituent la République, nous serons mûrs pour un "sauveur autoritaire".

Herman

M.J.D.Reffait, ne pensez-vous pas que cette communication tous azimuts serait plutôt destinée, en plus de dissimuler l'impuissance en matière économique, à faire oublier aux électeurs la politique de classe du gouvernement ? Bouclier fiscal, franchise médicale, taxe carbone, etc. Car, de fait, en dehors de la démagogie du P.S sur l'histoire du bouclier (il est vrai que ce sujet concerne directement les têtes d'affiche de "l'opposition", le reste...), on ne cause pas beaucoup de ces sujets dans "lémédias"...

Achille57

Achille57@Catherine JACOB

La preuve que l’on peut mentir et pourtant être sincère. Dans ces conditions, comme le dit fort justement Philippe Bilger, la vérité est introuvable. En fait chacun a sa propre vérité...

Savonarole

Savonarole@Catherine Jacob

Excellent exemple !
Ce malheureux diplomate français dut subir un procès qui se déroula sous les fous rires de l'assistance.
Plus tard on en fit une pièce "Madame Butterfly", puis un film !
Heureusement pour le Quai d'Orsay, il n'avait pas accès à des informations sensibles.

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