Il faudrait que ce billet soit chanté avec la musique de Simon et Garfunkel. Pourtant, la gaîté ne sera pas sa tonalité dominante.
Avant d'en venir à Ali Soumaré tête de liste socialiste pour les régionales dans le Val d'Oise, puisqu'il s'agit de lui, une autre face superbe et discrète de notre société qui offre- c'est une banalité- le pire et le meilleur, le paroxysme d'une moralisation qui pour le moins se trompe de cible mais aussi des comportements qui font honneur à l'humain.
La Dépêche du Midi nous apprend qu'un petit enfant de quatre-cinq ans tombé dans l'eau avec son vélo était en train de se noyer quand un jeune homme l'a secouru. Un témoin l'a vu jeter ses écouteurs, son téléphone et ses lunettes puis plonger. L'enfant sauf, ce héros du quotidien s'est éclipsé sans préciser son identité mais seulement qu'il était polonais. Cette scène s'est déroulée le 18 février vers 15 heures (Le Post, JDD.fr).
C'est une autre page qui s'ouvre avec Ali Soumaré.
Axel Poniatowski, chef de file de l'UMP pour le Val d'Oise, le maire UMP de Franconville Francis Delattre, qui s'en était déjà pris sans finesse à Ali Soumaré, et Sébastien Meurant, maire de Saint-Leu-La-Forêt l'ont gravement attaqué en le qualifiant de "délinquant multirécidiviste chevronné".
Immédiatement s'est mise en branle la double mécanique classique. D'une part la polémique politique avec les inévitables accusations, d'autre part l'émoi médiatique avec les soupçons prévisibles. En effet, à les supposer exactes, les informations diffusées sur Ali Soumaré par l'UMP n'avaient pu être obtenues qu'à la suite d'une complaisance policière ou judiciaire coupable. Ce point était acquis et d'ailleurs il n'a pas semblé être véritablement contesté par ceux qui avaient bénéficié de ce processus choquant (nouvelobs.com).
Les réactions du parti socialiste ont été celles qu'on attendait, un tantinet gênées mais seulement ciblées sur la manière dont l'UMP de ce département avait pu recueillir ces données et sur le scandale que représentait, selon lui, leur exploitation au cours de cette campagne des régionales. L'excellent Benoît Hamon jugeait l'affaire "insupportable", ne faisant pas dans la nuance en accusant l'UMP de prendre les jeunes des banlieues "pour des délinquants ou des footballeurs". Jean-Paul Huchon adoptait le même registre en s'interrogeant sur les méthodes de l'adversaire qui avait osé une manoeuvre relevant "d'une campagne de caniveau" et insinuant "qu'on sait à qui cela profite". D'autres, comme Martine Aubry et François Hollande, sont restés d'une réserve prudente Ali Soumaré, quant à lui, confirmait son intention de porter plainte pour diffamation et violation du secret professionnel.
Pour l'ensemble des médias, le scandale, le seul, était là : dans cette instrumentalisation, par l'UMP, de renseignements qui auraient dû demeurer secrets et cette dégradation de la vie publique. Par exemple, Claude Askolovitch, dans le Journal du Dimanche, sous le titre: Pyromanes, s'indignait sur ce registre.
Je lisais, j'entendais, je regardais mais les uniques obsessions étaient celles que je viens de relater: ce qu'a fait l'UMP à l'égard d'Ali Soumaré n'est pas bien, comment cela a-t-il pu se réaliser ? On commence même à imaginer des complicités parce qu'un candidat UMP en Seine Saint-Denis a été un syndicaliste policier important. Bref, on s'occupe de tout sauf de l'essentiel. Plutôt, on se montre incapable d'embrasser deux scandales à la fois, le premier réel mais infiniment moins préoccupant pour la démocratie que le second.
Le second ? Qui s'est demandé une seconde si Ali Soumaré avait ou non un passé judiciaire ? Qui s'est, si la réponse était affirmative, questionné sur cette République capable d'envoyer au combat électoral, par l'entremise de l'un des partis qui la structurent, un jeune homme déjà condamné, peut-être à plusieurs reprises ? "Campagne de caniveau" certes mais quid du caniveau ? La nausée évidemment mais par quoi exactement est-elle suscitée ? Le coeur du débat est là, bien plus que dans les modalités sujettes à caution du recueil de l'information. Si Ali Soumaré, en effet, est déjà passé sous les fourches caudines de la justice, le proposer comme candidat aux citoyens sur une liste - alors qu'on avait le choix de ne pas le faire- constitue une dérive qui manifeste en profondeur un délitement de la morale publique, de l'exigence civique. Condamné, il a pu purger sa ou ses peines et il fallait tout faire pour favoriser sa réinsertion. Mais celle-ci devait-elle passer par un recyclage sur la liste PS des régionales ? N'y a-t-il pas d'autres moyens pour faciliter le retour à la norme ? Notre vivier militant est-il si pauvre que nos partis soient contraints, pour leur cause, de ne pas faire "la fine bouche" ? La démocratisation, serait-ce une tendance à ne plus offrir des modèles mais des repoussoirs ? L'éthique demeure un impératif en dépit des multiples transgressions ici ou là qui donnent bonne conscience à ceux qui n'ont qu'une envie : la relativiser. La pureté est peut-être dangereuse mais surtout elle est épuisante à assumer, je le conçois. Mais pourquoi alors venir dans le champ public ? Au nom de quoi ?
Frédéric Lefebvre, déclarant que "ces documents très précis" sur Ali Soumaré se trouvaient sur Internet, a souligné sur RTL cette évidence qu'il n'était pas indécent de s'intéresser au passé d'un candidat et Valérie Pécresse a fait preuve d'une mesure rare en soulignant seulement que " si les condamnations judiciaires sont vraies, c'est au PS de prendre sa responsabilité pour ces faits".
Comme ce pourrait l'être demain, pour un autre parti, si une telle situation se reproduisait.
Il y a des scandales à double détente. On fonce indignation au vent, tête baissée dans le premier pendant que le second s'étale ostensible et provocant. Il est vrai que la démocratie n'est que l'enjeu de ce dernier ! Rien que cela. L'électeur n'a pas à trancher les questions de morale quand elles peuvent être résolues avant.
Et si Ali Soumaré- si ce passé judiciaire est bien le sien- se retirait avec une élégance plus estimable que l'aval du code électoral ? Il deviendrait à sa manière, autrement que comme notre jeune héros polonais, une référence pour temps républicains troublés.
Bonsoir M. Bilger,
Je suppose que vous avez comme moi lu Le Canard Enchaîné de ce jour et vu le fac similé de l'extrait du casier judiciaire vierge de M. Soumaré.
Votre billet était prématuré je crois. Mieux vaut s'assurer de la véracité des faits avant de condamner.
Encore quelques jours avant le verdict dans l'appel en assises de l'affaire Viguier. L'ultime rebondissement de ce procès d'appel : subornation de témoin, faux témoignage, connivence entre les enquêteurs et l'amant de la supposée victime (puisqu'aucun corps n'a jamais été retrouvé) devraient logiquement faire douter Albi après avoir fait douter Toulouse.
Difficile métier que le vôtre, lorsque malgré l'incertitude, vous devez requérir.
Rédigé par : Ludovic | 10 mars 2010 à 21:49
Si la politique devait être aussi stricte que certaines professions de sécurité quant aux antécédents judiciaires de son personnel, il faudrait que ce soit par une loi, qui serait ainsi opposable à tous. On voit bien le problème depuis les développements de l’affaire du côté de Madelin-Devedjian - le coup bas est revenu comme un boomerang ! Comme nombre de commentaires l’ont fait remarquer, la politique offre globalement le spectacle d’un monde où les règles ne sont pas les mêmes, où le détournement de fonds fut courant (est encore ?) pour cause de financement des partis, où le trucage des élections parisiennes s’est avéré organisé par des petites mains sans que le chef eût été informé... un faux immeuble plein de faux électeurs ! Bref, la démocratie est dévoyée et l’exigence morale assez limitée. Sans parler des liens avec l’argent noir du patronat (caisse de l’UIMM) dont il est probable que jamais on ne sache à qui cette fortune a été distribuée. N’oublions pas aussi que notre président aurait pu être poursuivi pour corruption et prise illégale d’intérêt (affaire classée sans suite), qu’une ministre a truqué son CV, qu’un affairiste sportif en délicatesse avec la justice fut ministre, sans parler de l’époque Pasqua... Mieux encore : selon le Canard, le gouvernement cherche à éviter à M. Carignon de payer de sa poche sa condamnation à 250.000€ et quelques !
Mais nous, citoyens, sommes-nous réellement en situation morale de critiquer ces politiciens douteux ? Lorsque les électeurs plébiscitent le couple Balkany en revotant pour eux après que la justice a confirmé leurs nombreuses malversations, n’est-ce pas la preuve de notre goût pour la symbolique tribale du chef qui distribue les récompenses tout en s’octroyant le meilleur morceau ?
Le plus étonnant finalement, c’est que la majorité de citoyens remplissent honnêtement leur déclaration de revenus et fraudent modérément !
La direction des affaires à un haut niveau nécessite une part de secret et quelques accommodements avec la morale (à qui vendre des armes si on ne serre plus la main aux crapules et aux théocraties ?), et cette affaire va plus loin que le cas individuel, il s’agit de définir quel degré d’honnêteté et de morale on exige de nos politiciens. Surtout maintenant qu’il devient évident que les états eux-mêmes truquent leur comptabilité, comme la Grèce, avec la complicité tacite des autres pays européens...
La politique peut-elle être morale, peut-elle être propre autrement qu’en apparence ?
Rédigé par : Krokodilo | 27 février 2010 à 17:49
Rédigé par Madame/Monsieur etsietsietsi...? le 27 février 2010 à 10:28
Promis, la prochaine fois, on mettra "Paris en bouteille" !
Rédigé par : Valerie | 27 février 2010 à 16:03
Et si tout bonnement cette polémique était née simplement parce que monsieur Ali Soumaré n'était pas "juif" et qu'il serait ainsi fait un amalgame avec l'affaire Fofana ????????
Rédigé par : etsietsietsi...? | 27 février 2010 à 10:28
@ jemerappelle
"Tout au plus Ali Soumaré est réhabilité"
"Tout au plus" me semble maladroit. Vous préférez ceux qui doivent leur liberté à la faveur du temps qui a coulé ?
Émile Louis a failli faire partie de cette dernière catégorie...
Rédigé par : Alex paulista | 26 février 2010 à 19:30
@jemerappelle | 26 février 2010 à 14:38
"Tout au plus Ali Soumaré est réhabilité, la justice étant passée, les peines confirmées, les actes délictuels ont été reconnus et sanctionnés par la justice."
Je pense à une chose, tout à coup, et c'est que les citoyens passés sous le rouleau compresseur de la Justice et retournés un peu aplatis sur le droit chemin, ont besoin d'un José Bové à eux qui connaissent leur situation, leurs aspirations, leurs problèmes et, à l'instar de cette ancienne prostituée américaine employée par les services de police pour mettre en place un programme d'éducation (voir: http://www.prostitutionetsociete.fr/prevention-et-education/prevenir-la-prostitution/norma-hotaling-initiatrice-d-un) ou cette autre, hollandaise ou italienne, je ne sais plus, élue député et à l'origine de projets de loi concernant des problèmes donc qu'elle était bien placée pour connaître !
D'où je pense qu'on a toujours tout intérêt à dire les choses comme elles sont, cela permet de trouver les bons interlocuteurs et, en l'espèce, les bons électeurs potentiels !
Rédigé par : Catherine JACOB | 26 février 2010 à 17:21
M. Bilger
Toujours aussi agréable de vous lire tant la mesure semble manquer en ces temps de déraison.
S'agissant de l'affaire Ali Soumaré, que demande-t-on en effet ? Simplement de connaître son passé judiciaire ; l'électeur veut savoir pour qui il vote, est-ce déraisonnable ?
M. Huchon a été condamné à 6 mois de prison avec sursis et 6000€ d'amende pour prise d'intérêts, tout le monde le sait et il sera sans doute élu à la tête de la région Ile-de-France, grand bien lui fasse.
De la même manière M. Balkany a été condamné et frappé d'inéligibilité à Levallois, ses électeurs le savaient. Une fois la peine d'inéligibilité passée, ils l'ont élu en connaissance de cause, je le regrette mais c'est comme ça.
Je me rappelle l'affaire de la gare du Nord en 2007, où un resquilleur a été défendu par le PS ; le pauvre contrôleur, lui, a été roué de coups et ignoré par ce même PS.
La gauche dans son ensemble a tourné le dos au peuple, elle voit le délinquant comme le nouveau prolétaire de demain qui sera le fer de lance de la révolution. Je suis d'autant plus triste de cet aveuglement que je suis de gauche.
Une dernière chose qui m'irrite le poil, tant la confusion dans les mots est grande, les condamnations d'Ali Soumaré ne sont pas prescrites comme l'affirme son avocat, repris en coeur par les médias.Tout au plus Ali Soumaré est réhabilité, la justice étant passée, les peines confirmées, les actes délictuels ont été reconnus et sanctionnés par la justice.
Rédigé par : jemerappelle | 26 février 2010 à 14:38
@ Jiel
"J'ajoute tout spécialement pour Mme Clafoutis qu'il n'y aurait rien à ajouter pour que les fautes restent héréditaires. C'est déjà le cas : au XXI° siècle, chaque Français est coupable de la traite négrière et chaque catholique de l'Inquisition. Je suppose qu'elle se bat ardemment contre ces amalgames."
Très bonne remarque : il m'avait échappé que les catholiques français étaient inéligibles. Eclairé par vos soins, je vais de ce pas m'insurger contre ce scandale.
Le mieux serait d'obtenir que soient rétablis et la Sainte Inquisition, et la traite des Noirs (c'est bon pour la relance).
Je m'y mets dès que j'arrête de rigoler quant à la perspicacité des candidats UMP d'Île de France.
J'invite les deux ou trois zozos à l'origine de ce magnifique plantage (cornaqués par le vertueux hôte de ces bois) à me rejoindre dans ce valeureux combat.
Mais il serait souhaitable qu'ils effectuent au préalable un stage auprès des aborigènes australiens portant sur la manipulation du boomerang : sans diplôme (authentifié), je ne les accepterai pas.
Rédigé par : Clafoutis | 26 février 2010 à 11:43
@PARITOLOG, JPLedun, Catherine Jacob, Pierre-Antoine... & PB
« So what ? » interroge JPLedun
"Du spinnst Francis" ! s’esclaffe CJ
Ehééé…… ZZZZZZZzzzzz spinner est arrivé
Bavant ses catilinaires…
Tout à ses philippiques
A ses effets de manches
Moulinant, moulinant…
Et l’aine s’adira…
Dans l’amer bière s’échoua
De Philippe Bilger qu’éclaboussa
Exhalant sa haine de convaincu…
Grand dépendeur d’andouilles
Peut-on entendre
Maintenant dans les prétoires
Une lettre vous manque nous a conté Pierre-Antoine
Et tout change !
Le spzinnerisme est né
Rédigé par : Le psy@PARITOLOG, JPLedun, Catherine Jacob, Pierre-Antoine... & PB | 26 février 2010 à 08:41
Les élites proviennent du même moule des ghettos blancs et riches ; ici on a par chance un jeune issu de l'immigration, grandi en banlieue ! On ne peut pas prôner l'égalitarisme et la diversité en rejetant le bébé avec l'eau du bain ! Antijeunisme et racisme voilà l'histoire ! "Délinquant récidiviste", pouah quels nullards !
Isabelle.
Rédigé par : Isabelle | 26 février 2010 à 01:13
GRAND MERCI "PEDAGOGIQUE" @ Mme le Pr Jacob,
c'est très clair :
"Na klar! Hören wir mal auf mit dem witz
"traîtrise génétique" façon "Du spinnst Francis"!"
(respect des consciences et auto-suffisance
sont ontologiquement incompatibles)
Rédigé par : PARITOLOG | 26 février 2010 à 00:21
Bonjour
Pardonnez mon ignorance mais j'ai cru comprendre que quand on est condamné ou disculpé il y a eu arrêt de justice.
Qui peut interdire la communication de cet arrêt et en quoi est-il secret ???
Je compte sur vous pour me répondre car j'ai vraiment besoin de savoir.
Merci.
Duval Uzan
Rédigé par : Duval Uzan | 25 février 2010 à 21:40
Je pense que pour éclairer cette affaire, il manque une dimension, qui la ramène paradoxalement à un fait divers médiocre dévoilant des pratiques politiques très habituelles en période de campagne.
Car la liste Huchon héberge un Francis Delattre de gauche qui s'est empêtré dans une affaire incroyablement similaire à l'affaire Soumaré.
Lors de la campagne des législatives de 2007, le maire PS d'Asnières avait qualifié un jeune beur, candidat concurrent, de "caïd" aux multiples condamnations.
Lors du procès en diffamation qui a suivi, diverses pièces sont apparues, semblant provenir du dossier administratif du prétendu caïd, par ailleurs employé municipal. Peine perdue, le maire d'Asnières a été condamné il y a quelques mois pour ces propos.
Outre son importance dans le dispositif de campagne de M. Huchon (coordonnateur de la net-campagne et 3e de liste dans les Hauts-de-Seine), le sel de cette affaire est que le maire d'Asnières était dans le passé président de SOS Racisme 92.
La seule différence, au fond, c'est qu'à ce jour le socialiste ne s'est pas excusé. Mais l'UMP étant au coeur d'une tempête médiatique, il est difficile de savoir si la contrition est spontanée, ou cordialement encouragée.
Deux articles de référence sur cette autre affaire :
L'Humanité : Zouhair, « caïd » : les mots qui disent la stigmatisation…
http://www.humanite.fr/article2759300,2759300
Libération : «Caïd», le mot qui coûte cher à l’élu. Le maire PS d’Asnières, condamné pour des propos tenus contre un médiateur.
http://www.liberation.fr/societe/0101578728-caid-le-mot-qui-coute-cher-a-l-elu
Rédigé par : sostartuffe | 25 février 2010 à 20:58
@Laboca
"Ce que j'ai voulu montrer, c'est qu'il n'y a pas de différence entre ceux qui attaquent le candidat Soumaré en se fondant sur ses antécédents judiciaires et ceux qui ont reproché à cette femme du Nord de la France d'être entrée en mariage après avoir dupé son homme quant à sa virginité", écrivez-vous. Mais bien sûr qu'il y en a des différences, et sérieuses ! Vous êtes en plein sophisme. Exiger d'un candidat une exemplarité morale me paraît tout à fait normal. Et la féministe que je suis n'exige pas pour autant la virginité d'une femme, ce qui n'a strictement rien à voir avec la morale mais plutôt avec des traditions moyenâgeuses derrière lesquelles se réfugient des esprits tordus ; les mêmes qui parlent de crimes "d'honneur" quand ils tuent des femmes juste parce qu'elles sont femmes.
@sbriglia
Votre avocat a le sens de la répartie mais il aurait fallu lui répondre qu'il faisait une petite confusion : la connerie est un état hélas chronique alors qu'une opinion n'est souvent que temporaire. Les hommes politiques qui en changent souvent le démontrent allègrement.
Sur ce j'arrête de couper les cheveux en quatre et je laisse ce blog à des commentaires plus sérieux...
Rédigé par : Catherine A coupeuse de cheveux en quatre | 25 février 2010 à 14:09
@ Aïssa Lacheb-Boukachache.
Je sais qu'à l'hôpital, où il me faut aller, c'est le d'Aïssa que j'espère trouver.
Rédigé par : yves.bouant | 25 février 2010 à 13:45
Valérie Pécresse aura le même sort que Françoise de Panafieu.
N.Sarkozy voulait que B. Delanoë soit élu.
Et il a fait trébucher Panafieu.
De même qu'il préfère qu'un bon percheron comme JP Huchon soit à la tête de l'Ile-de-France.
C'est une nouvelle forme de "l'ouverture" : faire battre ses propres troupes pour mieux signer des traités de paix durables.
Nicolas Sarkozy a dû trouver un Machiavel de poche au Drugstore des Champs-Elysées.
Rédigé par : Savonarole | 25 février 2010 à 11:54
Cette façon d'agir n'est malheureusement pas nouvelle. C'est un "coup monté" par le PS ai-je entendu ?... Bien sûr ! C'est évident !
Une question cependant. Ce jeune militant va être défendu par Me Mignard. Qui va rémunérer ce médiatique avocat, le PS ou le candidat ?
Dans l'éventuelle élection de monsieur Ali Soumaré, celui-ci sera-t-il déjà l'obligé d'un parti ?
La morale de cette lamentable histoire voudrait que les accusateurs publics soient destitués...
Mais l'UMP aura t-elle le courage de faire le nettoyage dans ses rangs ?
La réponse est évidente...
Rédigé par : Simplet | 25 février 2010 à 09:09
@Jean-Dominique, la jeune marocaine a demandé à rentrer au pays, devait-on l'obliger à rester ici, battue comme plâtre? Vous croiserez peut-être son frère un jour, ne pleurez pas, tout n'est pas perdu.
___________________
Le PS 'stigmatise' la diversité à force de discrimination positive, un comble ! Je ne suis pas loin de croire qu'il l'ont choisi justement parce qu'il avait un casier. Pas moyen de trouver un black sans casier qu'ils diront (même son homonyme en a un), vous comprenez, la police raciste, la justice aux ordres, l'école sans moyens, tout ça...
Aujourd'hui la règle médiatique veut que les paroles aient plus de poids que les actes, c'est ainsi.
La stigmatisation de R.Polanski est plus grave que l'acte barbare qu'il a commis il y a longtemps. Les délits avérés d'Ali ne pèsent rien face au scandale de leur dénonciation.
C'est celui qui vend la mèche qui est honni, en revanche le délinquant devient la victime, ce héros de la modernité, victime du pire des crimes aujourd'hui: la discrimination négative.
Rédigé par : Titus | 24 février 2010 à 22:34
Sans doute ne serait-il pas inutile de lire le billet sur Reversus, à l'adresse suivante :
http://reversus.fr/2010/02/23/soumare/
Rédigé par : Robert | 24 février 2010 à 20:57
Somme toute, "une affaire qui fait pschitt", comme l'avait déclaré un ancien président de la République"... avec en prime une réédition de "l'arroseur arrosé".
Tout cela montre le (bas) niveau du débat politique dans notre pays.
Question : sans angélisme aucun, jusqu'où ira-t-on en matière de vilenie ?
Rédigé par : Robert | 24 février 2010 à 17:41
L'exquis Axel Poniatowski, membre de la Commission des Affaires Etrangères de l'Assemblée Nationale et véritable caricature du patricien sage et humain, se retrouve dans un tohu-bohu infernal ! C'est d'une drôlerie ! Il ne manquerait plus que Stéphane Bern prenne la défense de ce prince et s'écrie : "Oh, Nooon !"...
Rédigé par : Savonarole | 24 février 2010 à 17:23
"La connerie - d'autant qu'elle passe souvent inaperçue - ne me paraît pas incompatible avec un mandat électif" (Catherine A.)
Un avocat sollicitait un de ses confrères pour son suffrage aux élections du Conseil de l'Ordre.
"Je voterais bien pour toi, mais tu es trop c.."
"Eh, mon cher, il faut bien que toutes les opinions soient représentées !"
Rédigé par : sbriglia | 24 février 2010 à 16:53
@Catherine A @ Catherine Jacob : la connerie oui, la malhonnêté non | 24 février 2010 à 15:57
"ils se contentent de tout mettre sous le tapis jusqu'à une nouvelle loi d'amnistie."
Cotisons-nous pour leur offrir un Dyson doté de la technologie Root Cyclone pour ne pas perdre d'aspiration ; Vous savez cette marque que Darty a virée de ses rayons parce que les appareils étant garantis cinq ans par la marque, ce distributeur ne pouvait plus faire son beurre avec les extensions de garanties abusives ?!
Rédigé par : Catherine JACOB@Catherine A | 24 février 2010 à 16:48
@PARITOLOG | 24 février 2010 à 09:54
"On nous rapporte qu'il y aurait eu un jeune
alsacien Philippe Bulger (ou Bilger ?) qui
aurait été exécuté à la Libération en décembre 1944 pour graves Kollaborations ..."
En août 1944, le seul Philippe Bilger que nous connaissons venait de souffler sa première bougie sur son premier gâteau d'anniversaire!
Na klar! Hören wir mal auf mit dem witz
"traîtrise génétique" façon "Du spinnst Francis"!
Rédigé par : Catherine JACOB@PARITOLOG | 24 février 2010 à 16:32
Un goujat est à coup sûr très con mais il peut être honnête (évidemment je ne pense pas en écrivant cela à Balkany). La connerie - d'autant qu'elle passe souvent inaperçue - ne me paraît pas incompatible avec un mandat électif, la malhonnêteté oui. Bien sûr de nombreux candidats malhonnêtes ont été réélus et le seront encore ; parce que nous sommes en France dans un système partisan. Ce sont donc les partis - et en dehors d'eux point de salut pour un non-affidé - qui choisissent ceux qui vont aller au-devant des électeurs, qui n'ont alors souvent le choix qu'entre la peste et le choléra ; ou la pêche à la ligne puisque le vote blanc est considéré comme abstention. Et ces partis n'ont aucune envie de faire le ménage ; ils se contentent de tout mettre sous le tapis jusqu'à une nouvelle loi d'amnistie.
Rédigé par : Catherine A @ Catherine Jacob : la connerie oui, la malhonnêté non | 24 février 2010 à 15:57