Ils sont vraiment nuls, ces profs !
Ils se contentent de "raconter leur peur" face aux violences scolaires. Le tableau, il est vrai, est impressionnant mais en dehors d'un constat désabusé : "On n'a plus les moyens de faire obéir les jeunes", rien de plus que l'expression d'une angoisse au quotidien (Le Parisien).
Pensons à ces enseignants du lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine où un élève a été "passé à tabac et blessé avec un couteau, plus un coup de fusil tiré en l'air". Parce que les conditions de sécurité ne sont plus remplies dans cette cité scolaire comportant, selon le ministre de l'Education nationale, 22 bâtiments répartis sur plusieurs hectares, les professeurs s'obstinent à poursuivre leur mouvement de protestation. Certes, trois mineurs impliqués dans l'agression ont été déférés au parquet de Créteil mais cela ne leur suffit pas. Ils ne veulent pas en démordre. Ils continueront le 8 février à camper sur leur position qui est de refuser "des médiateurs de réussite scolaire" dont le contrat sera provisoire alors qu'à l'évidence il faut, pour le lycée, "un personnel fixe, stable, qui puisse développer des rapports de confiance et d'autorité avec les élèves". C'est le point de vue du secrétaire départemental du SNES, Jean-Michel Gouezou (JDD.fr). Le ministre les menace d'amputer leur traitement, les considérant en grève. Ils n'en ont cure et affirment qu'ils utiliseront tous les moyens acceptables que leur combat impose, par exemple le droit de retrait permis aux agents de l'Etat (France Inter, Le Monde, Le Figaro).
Ils ont raison mais manifestement les profs n'ont rien compris à la modernité. Ils demeurent opposants mais courtois, respectueux des règles. Ils ne sont pas loin de lever le doigt en espérant que le pouvoir politique les écoutera, les respectera et comprendra la validité de leur cause. Je les trouve très en retard sur le plan de la revendication. Ils en sont encore à croire qu'une action n'est belle que sans violence alors que tout démontre, dans la vie sociale et syndicale du pays, qu'au contraire c'est la violence qui légitime la contestation, en fait le prix, en assure la résonance et fait fondre les médias sur ceux qui ont eu l'habileté d'en "mettre une couche" alors même qu'ils prônaient le dialogue. Deux fers au feu, toujours. La foudre et la main tendue. Cela marche.
Sans vouloir porter atteinte à leur magnifique fonction - capitale dans une République digne de ce nom -, je me demande si les enseignants en général, et ceux de Vitry-sur-Seine en particulier, suivent l'actualité, s'ils se tiennent informés des soubresauts, des révoltes, des démissions de notre pays. Si c'était le cas, n'auraient-ils pas adopté la seule tactique qui vaille ?
Ils auraient dû imiter les Conti. Un beau, un bon saccage de sous-préfecture, si possible filmé et diffusé dans les journaux télévisés. Rien ne leur interdisait, même si leur lutte n'avait pour but que de réduire, dans ce lycée, l'affrontement au quotidien entre eux-mêmes et les élèves rebelles, entre les élèves eux-mêmes, de détruire, de dégrader un peu le décor, de mettre à bas leur outil et leur lieu de travail, de faire peur d'abord avant de discuter. Ils auraient eu le droit, ensuite, de participer, comme des vedettes célébrées et sacrées, à des émissions télévisées où seuls peut-être Eric Zemmour et Frédéric Lefebvre auraient osé, mais du bout des lèvres, les contredire. Consacrés comme les nouveaux humanistes du monde du travail, ils auraient attendu avec confiance le jugement du tribunal correctionnel, à supposer que la justice les ait poursuivis. Une décision trop sévère ? A nouveau le recours aux hurlements et indignations médiatiques plus le soutien de quelques personnalités politiques spécialisées dans la réparation des dégâts. En appel, aucun problème. Le temps a passé, ce n'était qu'un saccage et il convient que le judiciaire perçoive ses limites. L'Etat de droit, d'accord, mais la politique a ses droits aussi, non ? Ils auraient été condamnés à de dérisoires peines d'amende. Pas de doute, les Conti, eux, ont su y faire !
Ils sont vraiment nuls, ces profs. Il leur suffisait d'imiter.
Ils ne l'ont pas fait, ne le feront pas. On les aime pour cela.
Des conti aux condes en passant par les enseignants, nous voila arrives aux militaires, quel voyage !
Bon week-end a tous, toujours ravie de vous lire.
Rédigé par : Valerie | 11 février 2010 à 14:29
Sacré Pierre-Antoine, toujours aussi incisif, mais il faut reconnaître que ses commentaires ont le mérite d'être concis et frappé au coin du bon sens, comme dirait sa grand-mère.
Rédigé par : Anna | 11 février 2010 à 11:07
@ronan
Mes sources sont les suivantes :
- parent d'élèves de la maternelle à la terminale avec mes fils 41, 39, 19 ans...
Un an après la fin de scolarité du dernier, on me demande encore d'intervenir comme parent d'élève pour aider les nouveaux...
- Les deux aînés (scolarisés dans le public) ont des formations universitaires, l'un fonctionnaire attaché principal comme chef de cabinet d'un préfet. L'autre enseignant de français avec bac+6, mais qui désire quitter l'enseignement. Le dernier, bac avec mention et l'avenir universitaire devant lui. C'est la conseillère pédagogique du public qui nous a conseillé de l'inscrire à partir de la 6ème dans un collège privé.
- J'ai des amis très proches, enseignants dans le public (eh oui j'en ai, donc je ne généralise pas) qui regrettent comme moi que leurs collègues soient devenus trop "fonctionnaires" et qu'ils aient perdu la flamme pédagogique. Ils ont tous mis leurs enfants dans le privé... c'est pour dire !
- Je donne, depuis plusieurs années, des conférences dans un lycée privé. Et j'ai établi d'excellentes relations de confiance avec l'équipe pédagogique.
Vous voyez, si je juge, c'est sur pièces !
Dans mes commentaires je n'ai jamais parlé de méthode pédagogique, comme vous vous avez parlé de méthode de l'armée ! Je reste sur les principes !
Et pour terminer et clore le sujet, n'ayant jamais été sous ma responsabilité d'instructeur commando, je n'ai pas à porter de jugement sur vous comme aspirant...
Les exemples que j'ai cités ont, hélas pour certains, croisé ma route, un a même perdu ses épaulettes. Et d'autres (la majorité) ont su établir une relation humaine enrichissante.
Maintenant si vous désirez continuer la conversation, je vous invite à le faire en privé sur mon adresse mail "eleutherie@orange.fr"
Je suis ouvert au dialogue, s'il est constructif pour les deux parties.
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine | 10 février 2010 à 23:41
Bonsoir,
Bien sûr que vous généralisez, que connaissez-vous de l'EN ?
Donnez les sources de vos connaissances sur le sujet, en particulier sur le manque de qualités morales que vous (me) nous supposez.
Dans l'armée, dans les années 90 (et non 68) les rangs n'étaient pas si épurés.
Vous vous permettez également de généraliser à mon sujet, avec des sous-entendus à peine voilés et peu flatteurs.
Vous parlez et jugez beaucoup (un comble sur ce blog) et n'étayez rien.
Pour information, il n'existe pas d'autorisation d'absence pour déprime, et l'absence pour congés maternité rétablit un déséquilibre statistique.
Un enseignant peut être exclu de la fonction publique pour insuffisance professionnelle, et ce n'est pas de la théorie, c'est arrivé en particulier dans mon établissement l'an dernier.
Enfin remarquez que les statistiques sur l'absentéisme se sont inversées entre la défense et l'EN.
L'armée a évolué, je veux bien l'admettre, admettez-le également pour l'EN.
Pour terminer, il s'agit dans le tableau des fonctionnaires du ministère de l'Agriculture, bien au chaud dans leur bureau, et non des agriculteurs.
Rédigé par : ronan | 10 février 2010 à 18:56
@ronan
Sur l'absentéisme, je vois que vous ne lisez pas vos propres sources :
début de citation
"Pour établir les chiffres dans la fonction publique d’Etat, l’iFRAP s’est donc appuyé sur le rapport annuel de la fonction publique 2004 publié par la DGAFP (Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique) qui ne livre que des informations très parcellaires sur les motifs d’absences.
Ainsi en est-il des absences pour cause de maternité qui ne sont pas prises en compte car officiellement il ne s’agit pas de maladie et que la fonction publique étant fortement féminisée, une comparaison avec le privé sur cette cause d’absence la pénaliserait. Un argument qui est en fait une échappatoire pour la fonction publique d’Etat qui compte 50% d’effectifs féminins (hors effectifs militaires).
Les autorisations d’absences diverses ne sont pas non plus comptabilisées par la DGAFP.
fin de citation
Ce qui confirme ce que je dis, "secret d'Etat" sur les arrêts de longue maladie, les mises en indisponibilité pour "stress de l'enseignant" qui ne sont pas comptabilisés.
Je remarque toutefois sur le graphique que l'absentéisme dans l'EN vient juste après celui des agriculteurs, qui eux sont soumis aux absences pour intempérie.
L'armée n'est citée que pour sa faible féminisation.
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine | 10 février 2010 à 10:56
@ronan
"Je tiens à préciser que je ne fais aucune généralisation, et que j'y ai rencontré aussi beaucoup de personnes qui inspiraient les trois qualités que vous mettez en avant."
Moi non plus je ne généralise pas...
Et je n'ai jamais mis en avant les méthodes des commandos, juste les qualités de ceux qui avaient des résultats dans la formation.
Qualités qui font défaut à l'EN, peut-être à cause d'une hiérarchie qui ne veut pas de vague... peut-être à cause d'un manque de formation... peut-être à cause d'une démobilisation générale et/ou une mobilisation syndicale... peut-être à cause d'un "jemenfoutisme" lié à la personnalité de certains enseignants...
Quant aux aspi, chez nous, j'en ai vu beaucoup qui ne commandaient que "les cafés au bar" et les balles qu'ils entendaient siffler étaient les balles de tennis. Heureusement pour eux qu'ils avaient d'excellents sous-off "sous leurs ordres" pour compenser leur inexpérience (ça se soigne) et parfois leur incompétence (ça c'est plus grave).
Mais je ne généralise pas, j'en ai vu aussi de remarquables, de vraies graines de meneurs d'hommes, futurs cadres et chefs d'entreprise qui ne visaient pas pour leur avenir professionnel la sécurité du fonctionnariat. Et même, cerise sur le gâteau, qui avaient l'humilité de reconnaître que ce n'était pas leur bac+3 qui faisait d'eux des officiers compétents et qui savaient s'appuyer sur les qualités de leurs sous-officiers.
Ah... juste un petit détail, je fais une énorme différence entre le militaire et le fonctionnaire en uniforme qui cherche la sécurité de l'emploi !
Quant à boire, je pense que vous avez dû faire votre service en 1968. Car depuis l'armée a épuré ses rangs !
Quant à l'absentéisme, ça se voit que vous ne connaissez pas les médecins militaires... avares d'arrêts maladie.
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine | 10 février 2010 à 10:46
J'ai oublié de donner mes sources pour comparer les absentéismes MEN/défense :
http://www.ifrap.org/Absenteisme-dans-la-fonction-publique,0049.html
Rédigé par : ronan | 09 février 2010 à 22:30
Bonsoir,
Respect, autorité, exemple ?
Vous pensez avoir inventé quoi ?
J'ai fait mon service comme aspi, je ne suis pas un petit prof gauchiste et des sous-offs alcooliques j'en ai vu quelques-uns, qui inspiraient le respect, ou peut-être plutôt la crainte ?
Il n'y a pas de salle de prison dans un collège, vous ne pouvez pas consigner un ado pour le week-end.
Venez vous y frotter, seul devant vos cinq classes de 30 ados chaque jour, sans parachute, avec une hiérarchie dont la seule maxime est "pas de vague".
Lorsque j'étais élève, je me souviens d'une époque ou beaucoup de CPE étaient d'anciens militaires, et il fallait voir l'exemple qu'ils donnaient, surtout après l'apéro.
Et il y a davantage de jours d'arrêts maladie chez les militaires que chez les profs, contrairement à ce qu'on pense.
Je tiens à préciser que je ne fais aucune généralisation, et que j'y ai rencontré aussi beaucoup de personnes qui inspiraient les trois qualités que vous mettez en avant.
Rédigé par : ronan | 09 février 2010 à 22:11
Je me pose une question liée à l'actualité.
D'un côté, Vitry, une bagarre dans un lycée,
le corps enseignant visiblement soutenu par une partie de la population qui veut plus de sécurité (surveillant + police...).
D'une autre côté, Paris, une bagarre dans un lycée, plainte, garde à vue (rien que du classique dans la procédure).
C'est un scandale, c'est du tout sécuritaire.
Il y des fois, je me demande si mes concitoyens ne sont pas seulement concernés par la première syllabe de leur nom.
Mais je papote et j'ai un ragoût sur le feu.
J'y retourne.
Rédigé par : Surcouf | 09 février 2010 à 21:57
@ronan
Le respect de l'autre, l'autorité et l'exemple ne sont pas des méthodes réservées aux fusco !
Et si elles étaient appliquées on aurait peut-être moins de prof en difficultés !
Connaissez-vous le secret d'Etat le mieux gardé ? le nombre d'enseignants en arrêt maladie pour "pétage de plomb" !
Pire que le syndrome du Golfe pour les militaires !
Et les enseignants qui n'ont pas de problèmes avec leurs élèves sont ceux qui savent utiliser l'autorité, l'exemple et surtout le respect de l'autre !
Heureusement il y en a. Mais ceux-là ne font pas de bruit... ils font de l'enseignement !
On ne parle pas d'eux dans les médias, ils sont comme les trains qui arrivent à l'heure.
Quant aux enseignants, enfants de classe moyenne, qui n'ont pas d'autre idéal que le rythme des vacances scolaires au point de se marier entre eux, ça me laisse dubitatif sur leur capacité à la pédagogie !
Mais ne généralisons pas... il y a des enseignantes qui ont épousé des fuscos. J'en connais !
Cordialement
Pierre-Antoine
Cordialement
Rédigé par : Pierre-Antoine | 09 février 2010 à 19:24
Vous devriez tous arrêter votre cinéma et vos fantasmes :
Les enseignants sont actuellement dans leur grande majorité des enfants des classes moyennes, et ne sont plus politisés comme dans les années 70.
Essayez d'appliquer vos méthodes apprises chez les fuscos dans un établissement scolaire, vous vous retrouverez en moins d'une semaine soit en garde à vue, soit en dépression.
Rédigé par : ronan | 09 février 2010 à 17:40
@Catherine Jacob
Si, rassurez-vous, j'ai bien lu, mais je n'ai repris qu'une partie de votre commentaire, forcément en tronquant la totalité.
Et vous, avez-vous bien lu le mien ? :-)
Ce fut la référence aux commandos (que je connais très bien) qui m'autorisa à faire un court commentaire sur "le monde à l'envers" en proposant ma vision du monde à l'endroit de la fonction d'enseignant.
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine | 09 février 2010 à 14:40
@ Catherine Jacob
"Queimar seu filme" veut dire brûler la pellicule de votre film, parce que j'ai l'impression que vous vous faites un peu du cinéma à imaginer des troupes d'élite - on en forme quelques dizaines par an - faire les pions dans tous les lycées techniques de banlieue et neutraliser à mains nues des grappes de délinquants armés, surtout qu'il vaudrait mieux leur inculquer le respect d'autre chose que la force.
Et à l'Île Longue, on met des étudiantes ?
Ça ma rappelle Ségo qui voulait un policier pour ramener les policières chez elles.
Bayrou avait judicieusement fait remarquer qu'il fallait arrêter de considérer l'État comme une source d'argent intarissable et se tourner systématiquement vers lui.
Faut voir qu'on n'a pas le budget des Experts Manhattan...
Mais je ne veux pas être l'ennuyeux qui dit "non, ça c'est pas vraisemblable" toutes les 5mn pendant un film d'action.
Je vous en prie, lâchez-vous dans cet espace de liberté et de diversion.
Amicalement
Rédigé par : Alex paulista | 09 février 2010 à 13:43
@ chaussettes | 09 février 2010 à 09:57
« Bref... comme toujours, invariablement, à droite c'est le "deux poids deux mesures" institutionnalisé. «
Ah les chaussettes. Une pour le pied gauche, une pour le pied droit. Ces bonnes vieilles chaussettes confortables pour pieds de poètes en errance.
Et pas de « croco ridé » à traîner comme dans la chanson où
« Tu traînes ton croco ridé
Cinquante berges dans les flancs
Et tes chiens qui mordent dedans
Le pot-au-rif de l'amitié
Un poète ça sent des pieds
On lave pas la poésie
Ça se défenestre et ça crie
Aux gens perdus des mots FERIES »
« NOUS SOMMES DES CHIENS et les chiens, quand ils sentent la compagnie,
Ils se dérangent et on leur fout la paix
Nous voulons la Paix des Chiens
Nous sommes des chiens de " bonne volonté".» - Léo Ferré, extrait - de modernes Diogène...!
Rédigé par : Catherine JACOB@chaussettes | 09 février 2010 à 12:51
@Pierre-Antoine | 09 février 2010 à 11:00
Je ne suis pas très sûre que vous ayez effectivement lu ce que j'ai dit, mais bon.
Rédigé par : Catherine JACOB | 09 février 2010 à 12:40
@Catherine Jacob
"Si d’anciens commandos marines avaient besoin d’être armés pour en imposer à des petits m…..x, ce serait vraiment le monde à l’envers"
Non ce serait le monde à l'endroit !
Bien sûr je ne parle de mettre des anciens commandos, mais d'user de la même autorité, du même respect de l'autre, surtout s'il est inférieur en capacité !
Pour avoir encadré de nombreux jeunes qui venaient de milieu dit difficiles, je peux vous dire que la fermeté, l'exemple, et le respect sont payants.
Bien sûr il faut aussi un langage qu'hélas les profs ne peuvent pas tenir. Non parce que les mots leur sont interdits, mais que la structure intellectuelle et psychique leur fait défaut !
A savoir la conscience que leur avenir est aussi entre les mains de ceux qu'ils forment !
C'est ça la force de la pédagogie dans les commandos : former des jeunes et ensuite leur confier votre vie.
Croyez-moi, ça responsabilise des deux côtés et ça sert de base à un climat de confiance et de respect mutuel.
Mais après tout, est-ce si éloigné de la logique de la vie ? L'ancien qui forme le nouveau et qui s'appuie sur lui pour l'avenir ! La logique du père avec le fils. C'est aussi la pédagogie de la transmission.
Une logique qui n'est pas non plus inconnue de l'enseignant, "transmettre un savoir, un savoir-faire et surtout un savoir être".
Démissionner en se réfugiant dans un droit de retrait, c'est laisser la place libre. Dans les commandos au contraire, en cas de danger on renforce la position et on résiste !
C'est aussi ça le monde à l'endroit !
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine | 09 février 2010 à 11:00
@Alex paulista | 08 février 2010 à 13:59
« @ Catherine JACOB
Envoyer des fumacos dans les lycées...
Désolé de "queimar seu filme" de Bruce Lee mais vous partez un peu en roue libre !
Cordialement »
Ça veut dire quoi « graver mon film » de Bruce Lee?
Vous êtes mal informé !
Je ne pars pas du tout sans retenue et la plupart du temps, j’utilise le frein moteur !
Evidemment, ils ne portent plus de bérets verts, mais c’est pourtant bien ce qui se trouve sous les blousons des surveillants qu’on a envoyé provisoirement là-bas ! Ils ont par ailleurs l’obligation de simplement remettre ultérieurement les individus qu’ils se seraient vu contraints de stopper, aux forces de l’ordre.
Rédigé par : Catherine JACOB@Alex paulista | 09 février 2010 à 10:01
Ils sont décidément totalement inconstants les gens de droite. D'un côté ils pleurnichent comme des moutons en réclamant plus d'ordre, de sécurité et de contrôle de leurs petites vies tristes ;)
mais de l'autre ils pleurnichent parce que d'autres se battent également pour gagner plus de sécurité :)
Bref... comme toujours, invariablement, à droite c'est le "deux poids deux mesures" institutionnalisé.
Rédigé par : chaussettes | 09 février 2010 à 09:57
@CJ
« Pierre-Antoine est capable de tout, juste pour avoir raison...:----) »
Qui sait ?! Est-il plus crédible que les acteurs de l’équipage Clearstream ?"
Oui, vous avez raison de vous méfier d'un homme qui a vécu les premières années de sa vie au contact d'une femme :-)))
Tout ce joue avant cinq ans disait Dolto. Alors Mesdames, nous sommes ce que vous avez fait de nous.
La femme qui tient le berceau tient le monde...
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine | 08 février 2010 à 23:17
C'est très intéressant, cette culpabilité collective des enseignants, cette lâcheté incroyable, surtout lorsque l'école reste le seul service public présent dans ces cités où la police ne pénètre plus sans équipement anti-émeute, dans cette société où celui qui tape bien dans un ballon est vénéré comme un saint même après avoir commis une agression devant des millions de téléspectateurs, où la culture est délivrée à grande échelle par une entreprise qui se vante de vendre du temps de cerveau humain disponible.
Rédigé par : ronan | 08 février 2010 à 22:39
«Juste deux remarques, ce ne sont pas les syndicalistes qui fixent les cadres réglementaires, ni les programmes.»
Vrai en théorie, faux en pratique : à l'usure, les syndicats sont bien devenus co-gestionnaires de l'EN.
«Quant aux établissements privés, vous omettez un léger détail : ils peuvent choisir leurs élèves, la scolarité y est payante, ce que les familles modestes ne peuvent assumer»
Je n'omets rien : en pratique, les établissements publics qui réussissent sélectionnent aussi leurs élèves.
Quant aux coûts du privé sous contrat, il y des moyens de l'amoindrir pour les personnes aux revenus modestes.
Vous remarquerez que dés qu'il s'agit de l'EN, on utilise beaucoup les expressions «en théorie» et «en pratique». Car le système est fort hypocrite et la pratique très éloignée de la théorie.
Donc je maintiens ce que j'ai écrit.
Rédigé par : Franck Boizard | 08 février 2010 à 20:53
Le jour de l'incident, on exerce son droit de retrait, bien qu'une fois l'incident passé, le danger pour chacun ne doit plus être imminent. Mais bon, on peut comprendre.
Mais le lendemain, si on a de l'honneur et des convictions, on fait grève ou on travaille.
Ces enseignants montrent un bien mauvais exemple. Comment 100% de ces enseignants peuvent-ils suivre ce mot d'ordre de poursuite du retrait ?
Pour moi qui en ai pourtant vu et mené, des luttes, c'est une énigme.
Devant de tels actes, il n'y a pas d'autres solutions à court terme que la police, la justice et une barrière.
A long terme, il y a le changement de mentalité des enseignants et des parents : retour à la transmission des savoirs et au rôle directeur de l'adulte en face de l'enfant et de l'adolescent.
Mais là il y en a bien pour 10 ans.
Que Chatel ne cède pas, pour une fois.
Rédigé par : bernard | 08 février 2010 à 20:53
Beau billet !
Rédigé par : LABOCA | 08 février 2010 à 20:20
Franck Boizard :
Ce qu'il ne faut pas lire comme sottise !
"Ce sont les enseignants, à travers leurs syndicalistes, qui ont fait de l'école ce qu'elle est."
Voulez-vous la liste des profs sanctionnés par leur hiérarchie pour avoir été trop sévères avec les élèves (le dernier, ce me semble, avait osé dire "la prochaine fois je coupe tout ce qui dépasse" à un sale lardon qui exhibait son maigre attribut viril en classe) ?
Voulez-vous le nombre de jours de grève des enseignants contre des réformes de programme toutes plus crétines les unes que les autres, jusqu'à la dernière qui supprime l'histoire en terminale scientifique ou qui interdit le redoublement de la seconde ? C'est un ancien cadre de chez L'Oréal qui est ministre, pas un prof syndiqué.
EN 2007, enfin, 63 lycées publics ont obtenu 100% de réussite au bac, contre 56 lycées privés.
Quand on se sera résolu à virer du lycée tous ceux qui n'ont rien à y faire, on verra une certaine paix revenir dans les établissements.
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait@Franck Boizard | 08 février 2010 à 18:45
@ Surcouf
Des profs ou des surveillants/flics armés dans les lycées, ce n'est pas très prudent, vu l'état général de dépression et d'exaspération !
La solution américaine consistant à mettre des détecteurs de métaux à l'entrée des lycées n'est pas satisfaisante mais certainement préférable. On peut aussi installer des caméras dont les enregistrements seront consultés en cas de problème.
Si les règlements de comptes se font alors à la sortie, là on pourra appeler la police.
Chacun son métier, non ?
Rédigé par : Alex paulista | 08 février 2010 à 14:36