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Voici les sites qui parlent de Eric Zemmour ou le trublion officiel :

Commentaires

Alessandro GONTERO

Monsieur,
A chaque fois que j'ai eu l'occasion de vous écouter, j'ai bu vos paroles. Vous êtes tout simplement quelqu'un de posé, mesuré, qui parle vrai. Rien ne sert de cacher la vérité, tôt ou tard elle éclatera, mais comme souvent il sera trop tard. Merci de continuer à vous exprimer et à nous enseigner, courage, nous sommes nombreux derrière vous.
Cordiales salutations
AG.TROYES.

Ludovic

Bonjour M.Bilger,

Je viens d'apprendre que vous étiez convoqué par le Procureur Général près la Cour d'Appel de Paris, très certainement à la demande de Mme Alliot-Marie, demain à 16h à la suite de ce billet, alors même que Zemmour s'est excusé, que la LICRA retire sa plainte et que le Figaro renonce à la procédure de licenciement envisagée.
Je présume qu'au-delà de cette polémique, votre blog commence à sérieusement agacer en haut lieu.
Il est tout de même étonnant qu'un post rédigé le 17 mars n'entraîne une réaction de votre hiérarchie que le 25.
Je tenais à vous assurer de mon soutien sans réserve, je ne doute pas que vous saurez vous défendre et j'espère que vous pourrez encore faire vivre ce blog et défendre la liberté d'expression comme vous l'avez toujours fait.
Bien sincèrement.

Philmax

Pooooo !!! Que de mots pour un problème si simple au fond, que je vais résumer bêtement. C'est comme les blagues finalement, on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde... ou alors il faut cesser d'en rire de peur d'avoir à en pleurer...


Denis

Monsieur Bilger,
Je suis heureux que le débat sur la liberté d'expression fasse à nouveau son apparition, je suis heureux qu'un personnage de votre culture s'engage sur ce thème. Le débat est passionné mais nécessaire, et j'espère que la raison l'emportera. La langue française est tellement riche que toute phrase peut engendrer des commentaires illimités. La notion la plus précieuse à préserver est la liberté d'expression, son altération serait le pire des dangers pour la démocratie et donnerait la porte ouverte à beaucoup d'abus...

Cactus addicted

sbriglia est revenu !
Merci à vous monsieur Bilger !!
(que votre montagne est belle en ce billet encore, au fait, monsieur Bilger !!!)

joel40

En droit, je suppose qu'il faut apporter des preuves pour justifier ses propos. Comment quantifier la proportion de déliquants dans une communauté quand il est interdit de définir des statistiques officielles ?

Richard

Cela suffit ! L'islamisation de l'Europe est en marche, il est temps de se défendre.
Honte à ces politiques qui pour gagner des voix se font les défenseurs des femmes voilées, de la burqa, etc.
La religion doit rester dans la sphère privée.
Bravo à Zemmour pour cette position, il dit vrai. On n'a plus le droit de s'exprimer dans ce pays.
Arrêtons de plier sous les diktats des islamistes, je pense aux caricatures, aux écrits où les auteurs sont menacés de mort !!
Il est temps de se réveiller !!

babylon

Bonjour,

Vous dites :"En effet, je propose à un citoyen de bonne foi de venir assister aux audiences correctionnelles et parfois criminelles à Paris et il ne pourra que constater la validité de ce "fait"" afin de justifier la pensée de Zemmour.

Ce qui est invraisemblable dans vos raisonnements à vous et Zemmour c'est la manière de transposer votre perception de la réalité en "fait". Inutile de vous rappeler je pense que "tout est relatif".
Ainsi dans votre billet vous précisez bien que les audiences dont vous parlez se déroulent à Paris. A vos yeux donc Paris est la France ?
On peut expliquer ce que vous considérez comme un "fait" à Paris par la surreprésentation des populations issues de l'immigration en région parisienne + le contrôle plus fréquent de ces populations. Mais on ne peut, sans faire de raccourcis intellectuels coupables, transposer ce "fait" parisien en une réalité globale pour la France.
A mon sens il vaut mieux sur ces sujets faire preuve de rigueur et de prudence intellectuelle.

Derrick de Kerckhove :
“La perception n’est pas le constat d’une réalité objective, elle est la négociation d’une présence au monde.”

95 lle de france

M. Zemmour, je le regarde depuis quelques années dans l'émission de Ruquier et j'apprécie beaucoup ces propos.
C'est quand même lamentable, alors que nous sommes censés être en démocratrie, que notre liberté, qui intéresse les populations du continent africain, disparaît de jour en jour. Nous ne pouvons plus fumer, plus boire, plus conduire et maintenant plus s'exprimer. Cette population, elle, elle a bien compris le système et elle en profite. A un tel point qu'elle commence, dans certains domaines, à en prendre les rênes. D'ici quelques années, cette population aura les pouvoirs. Astérix et Obélix se retourneront dans leur tombe. Et nous, pauvre Français de base, originaire de la France profonde, avec des idées et des valeurs, que serons-nous devenus !!!
Les propos de M. Zemmour sont très réalistes, ce qui ne plaît pas, mais malheureusement ce sont les conséquences d'une politique ou tout le monde il est beau tout le monde il est gentil...

Isoua

Bonjour,
Je ne maitrise pas trop l ecrit mais comme j ai une grande envie de reagir, peut etre venant de mon origine exotique, je me lance.
je suis contente de trouver un blogueur, et pas n importe lequel, qui parle de raisonnement.
Sans doute parce qu il s agit d un blogueur qui ne voit pas de lien entre origine ethnique et penchant pour la delinquance et le crime, comme le font certains de ceux qui s indignent des propos d Eric Zemmour.
La reaction des associations m a fait penser que peut etre que elles considerent que la delinquance est genetique et est liee à certaines ethnies et pour cela cantonnent leur exigence à l observation du silence sur la situation sous peine de taxer toute parole à ce sujet de raciste et d illegale.

On entend partout et toujours que la population d origine noire et arabe est majoritaire devant les tribunaux penaux et dans les prisons. Les associations contre le racisme n ont jamais rien fait pour verifier cette assertion et lutter contre si elle s averait fausse, ou bien, au cas où l assertion soit vraie, exiger (de l Etat?) qu un travail soit fait pour corriger ce "quota" injuste. A commencer par demander de vraies statistiques. La declaration d Eric Zemmour est peut etre l occasion de travailler sur ce sujet.

Didier

La question n'est pas celle de la liberté de parole mais de ce que les propos contiennent. La phrase de Zemmour contient indiscutablement une approche raciale de la question de la délinquance. C'est cela qui est choquant. Se demande-t-on si les bruns sont plus délinquants que les blonds, les gauchers que les droitiers ? Cette petite musique répétée sous le prétexte de décrire une réalité est dévastatrice, est du même tonneau que ces lois scélérates qui permettent désormais de mettre des enfants de 12 ans en prison. Plutôt que de déverser la haine sur l'autre, réfléchissons à notre Contrat Social.

Frédéric Poncet

Monsieur Bilger,

vous écrivez : "je propose à un citoyen de bonne foi de venir assister aux audiences correctionnelles et parfois criminelles à Paris et il ne pourra que constater (...)"

...que les noirs et les arabes ont plus de chances que les autres, d'y passer.

Ce dont tout le monde convient, justement, en particulier les détracteurs d'Eric Zemmour.

Vous avez démontré que le débat a une raison d'être.

A propos, avez-vous entendu parler de l'erreur fondamentale d'attribution ?

Avez-vous remarqué comme nous accusons volontiers, dans un embouteillage, les automobilistes immédiatement devant nos yeux, d'être responsables de l'embouteillage ? (au moins jusqu'à ce que l'on découvre, un peu plus loin, que c'était en fait un chantier...)

Droit de Parole

Lamentable et consternant ! La France est le pays des droits de l'homme, où les libertés publiques sont protégées comme nulle part ailleurs, et dont la liberté d'expression est l'une d'entre elle ; alors pourquoi cette "pseudo-indignation" sur le fait de dire une simple vérité : la plupart des dealers et trafiquants sont : ou français d'origine maghrébine et noire ; ou étrangers résidents (légalement où non). Pour ceux qui s'offusquent, je leur conseille de visiter les commissariats de Police, les hôtels de Gendarmerie, ou les chambres correctionnelles, d'assises ; afin de se rendre compte. Ne laissons pas le diktat de la bienséance, et du politiquement correct nous museler !

Laure

Monsieur,
Je suis contente qu'un professionnel de la justice vienne apporter un soutien factuel à ces propos. Je suis contente qu'une porte soit ouverte à une vérité trop souvent cachée par peur d'accusation de racisme ou du soulèvement de l'indignation générale. Je vis en banlieue parisienne depuis ma naissance et même si je ne suis pas dans les tribunaux chaque jour pour y constater la composition des délinquants, je vois ce qui se passe dans les rues, dans les écoles, dans les magasins. je ne suis pourtant pas raciste, mais j'en ai marre de plaindre des jeunes soi-disant exclus qui ne font absolument rien pour construire leur vie. Arrêtons l'hypocrisie générale s'il vous plaît.
Merci monsieur pour vos propos.

Catherine JACOB

Je vous ai vu tantôt essayer de faire entendre ce que je résumerai par «la différence entre dire une connerie et avoir le droit de la dire» et aussi que la «liberté d'expression ne faisait pas autorité relativement à la vérité d'un contenu donné, mais était simplement le droit d'exprimer quelque chose que, par ex. l'on tient pour vrai et de l'exposer dès lors à tout contredit éventuel.»

Et on pourrait sans doute ajouter qu'il est souhaitable que quiconque tient une chose pour vraie, le dise de façon à s'exposer en effet à un contredit éventuel pour le cas où, c'est à tort qu'il aurait tenu telle ou telle chose pour vraie, car dans le cas contraire, on risque de rester purement et simplement dans l'erreur, ce qui peut avoir des conséquences dommageables pour autrui comme pour soi-même.

Et, je dirais même plus, il peut y avoir chez certains, une certaine perversité à ne pas exprimer ce que l'on pense être vrai, parce que l'on veut que cela soit vrai, et ce de façon à pouvoir continuer de le penser en échappant au contredit. Et là au moins, on ne peut pas dire qu'il s'agisse du cas de Zemmour.
Mais cela pourrait être le cas, par ex. de qui dirait dans son dos, ou dans le sous-entendu malhonnête qui est pire ( ≠ dans la malhonnêteté du sous-entendu, lequel n'est qu'un mode d'expression dont on peut faire, comme de beaucoup de choses – par ex. de la parole qui sert et à mentir et à dire la vérité – un usage malhonnête, comme un usage intéressant), de telle ou telle personne, qu'elle tire sa subsistance de sa cuisse légère, ne lui autorisant pas dès lors le contredit, tout en s'autorisant soi-même de cette opinion exprimée à l'abri du contredit, pour oblitérer abusivement tout ce qui concernerait la dite «cuisse légère». Et là, quel vaste et sans doute passionnant champ de motivations à explorer...!

Pour en revenir à l'émission de France2, «L'objet du scandale», votre propre 'contradicteur' a souhaité vous dire qu'il vous donnait acte bien sûr, de ce que «la liberté d'expression était en effet le droit de s'exprimer publiquement dans le cadre d'une liberté d'opinion», ainsi que revendiquer le droit au contredit en disant, - et là je ne résume plus, je cite - : «mais, en retour, vous devez accepter que nous ( = nous la communauté de personnes s'estimant victimes d'un principe général de contrôle de police au faciès), répondions.», et je crois qu'il attendait de vous que vous approuviez, ne serait-ce qu'en disant que, «en effet cela va de soi, et que c'est même là le second temps de la liberté d'expression», toutefois, ce second temps va tellement de soi pour vous, que vous n'avez visiblement pas aperçu dans l'instant, que son insistance n'en était en vérité pas une mais qu'il pensait simplement que dans le cas de Zemmour, lui avait le droit de s'exprimer en disant :
«Les noirs et les arabes sont davantage contrôlés que les autres tout simplement parce qu'il y a davantage de trafiquants parmi eux.», tandis qu'était contesté en revanche auxdits «noirs et arabes» de répliquer en disant (je développe l'idée générale) :
1- « C'est faux, nous « les noirs et les arabes » nous sommes davantage contrôlés tout simplement parce que, indépendamment du fait qu'il y ait ou qu'il n'y ait pas parmi nous davantage de trafiquants que chez les «non 'noirs et arabes' », nous représentons avant tout pour les fonctionnaires de police trop zélés incriminés, «les noirs et les arabes» autrement dit, des immigrés mal venus. Or, si l'on s'en réfère à l'ancien empire colonial français, nous sommes très loin, parfois, d'être des «immigrés»...!
En revanche, immigrés ou anciens colonisés, nous restons en tout état de cause, des «non blancs» victimes de contrôles ressentis à tort ou à raison en territoire majoritairement 'blanc', comme discriminatoires.
2- Nous pensons même subsidiairement que de tels contrôles ciblés, peuvent avoir pour conséquences préjudiciables à ladite communauté des «noirs et des arabes», un amalgame du style «noirs et arabes» = «trafiquants», autrement dit amalgame qui par un effet boule de neige ( = phénomène d'ordre physique, pas couleur), risque de déboucher sur un dommageable «vous cherchez à démasquer des trafiquants, cherchez-les donc chez «les noirs et les arabes.» - Ce à propos de quoi l'opinion de Zemmour est qu'on ne les y cherchera pas en vain, opinion que vous appréciez en disant que la réalité des audiences correctionnelles en région parisienne, ne lui donnera pas tort de le penser, et que même si sa formulation abrupte, dont il s'est par ailleurs expliqué et excusé, est ou paraît désobligeante, c'est son droit de le dire.

Voilà pourquoi, nous proposons que l'identification ne concerne pas que la personne contrôlée, termine votre interlocuteur, mais également le fonctionnaire contrôleur (comme dans le cas où l'agent qui dresse une contradiction est obligé de la signer par son n° d'identification comme agent verbalisateur, j'imagine) et délivre à la personne contrôlée une sorte de visa (comme, j'imagine encore, on en appose sur les bagages déjà contrôlés dans les aéroports), portant la date et l'heure d'un premier contrôle à présenter au besoin à toute réquisition ultérieure d'un fonctionnaire différent, lequel devra à son tour l'estampiller, proposition si j'ai bien compris, faite au ministre et destinée à prouver au besoin, la réalité de l'allégation n°1 ainsi que, j'imagine, à chiffrer son coût en gaspillage d'argent public susceptible d'être mieux employé différemment.

Le problème venait donc manifestement de ce que le débat n'avait pas commencé par poser indépendamment de tout contenu particulier, le principe général de la liberté d'expression et de son corollaire, la liberté de contredit d'un contenu librement exprimé, mais le posait d'entrée de jeu à travers un contenu polémique donné, celui de l'opinion reprochée à Zemmour, autrement dit un contenu dont le caractère polémique prenait le pas sur la généralité du principe au point même de le contester et c'est là effectivement où le bât le blesse, car la forme prise par la contestation d'un contenu particulier sensible, à la fois donnait à son auteur beaucoup trop d'importance mais surtout mettait en danger une liberté fondamentale, même si peu de gens en avaient conscience en dehors du champion de ladite liberté fondamentale que vous représentez et ce dont ceux qui sont capables de ne pas se laisser totalement aveugler par les passions partisanes ne peuvent que vous remercier.

Car, c'est seulement dans la reconnaissance des libertés fondamentales qu'une solution à tel ou tel sujet de polémique est susceptible être trouvée, et non pas en laissant libre cours aux manœuvres, notamment dilatoires et le plus souvent parfaitement nuisibles, des censeurs de tout poil autoproclamés et de surcroît incompétents !

On aura noté que le modérateur de ce débat, est passé lui aussi allégrement sur le corollaire de la liberté d'expression comme ressortant de sa nature même, ce qu'en tant qu'animateur télé au fait de sa propre histoire il ne pouvait ignorer, vu que c'est bien ledit corollaire qui a donné son nom à des émissions comme «Droit de réponse», ou encore «Ripostes».

Pour couronner le tout, l'image elle-même est venue au secours de l'exercice vindicatif d'un droit de réponse pourtant acquis, lorsque l'alter ego de votre couple de contradicteurs a évoqué, sans autrement en rapporter par ailleurs la preuve, de sacro-saintes statistiques susceptibles d'apporter un démenti à vos allégations concernant la réalité des audiences correctionnelles en région parisienne, lorsqu'on a montré en effet, le Noir et le Blanc dans toute la splendeur d'une jeunesse qui ne s'en laisse pas compter (certes quant à un contenu particulier...!) opposée à la silhouette filmée de plus loin donc un peu plus rabougrie du défenseur d'une liberté fondamentale que la première souhaitait manifestement écraser en faisant comme si la défense de cette liberté ne servait qu'à masquer la réalité de contenus particuliers, ce qui ressort d'une sophistique aussi mal employée qu'imbécile et dangereuse et qui eût bien plutôt dû être traitée en effet comme un objet de scandale!

Adil

Vous tombez dans le même piège que Rachid Arhab ; le problème n'est pas le fait que Eric Zemmour ait dit qu'il y avait des trafiquants noirs et arabes, le problème est évidemment l'utilisation du mot "plupart". Il suppose donc que la majorité des trafiquants sont des noirs et des arabes ; pour moi ce n'est pas en soi un problème de déclarer un tel constat pour peu qu'il soit vrai et que M.Zemmour puisse présenter des statistiques officielles. Or ce n'est absolument pas le cas puisque ce genre de statistiques sont interdites, il apparaît donc évident que M. Zemmour ait été motivé par d'autres motivations que les statistiques et l'expérience judiciaire. Je vous laisse la liberté de vous faire votre propre idée sur ce sur quoi s'appuie Eric Zemmour...

Swag

Quelle déception, Monsieur Bilger !

Votre liberté de ton et de parole, votre intelligence ont toujours suscité mon admiration.

Mais en l'occurrence, je crains que vous ne vous soyez arrêté en chemin dans votre raisonnement.

Certes les statistiques pénales peuvent faire apparaître une surreprésentation des étrangers, certes les audiences correctionnelles jugent en majorité des noirs et des arabes (pour reprendre la terminologie subtile d'E. Zemmour) néanmoins en "parquetier" émérite et roué, vous connaissez une règle fondamentale : les infractions jugées sont une image de la politique pénale. Elles ne sont certainement pas la représentation de la réalité des crimes et délits commis sur un territoire.

Pour juger un délinquant ou un criminel, il faut l'attraper, puis le poursuivre.

L'attraper, c'est le travail de la police et de la gendarmerie. Ces services de police soumis également à une politique de sécurité vont en fonction des instructions données par la hiérarchie orienter leur surveillance sur certaines zones plutôt que d'autres (il n'est pas possible de mettre un policier ou un gendarme derrière chaque habitant). Le choix des zones et du type d'infraction va dépendre des représentations : pour "ramasser" des étrangers sans papier, les services de police iront plus facilement contrôler les sorties de métro de Barbés plutôt que la sortie du magasin "Hermès". Pourtant aucune statistique réelle de la présence d'étrangers sans papiers autour du magasin Hermès n'existe. Ce choix de lieu repose sur une représentation "intellectuelle", un préjugé.

Il en est de même pour le trafic de stupéfiant : les dealers dans les "représentations intellectuelles" ou dans les audiences correctionnelles (pour reprendre votre exemple) sont en grande partie noirs et arabes. Par conséquent, les services de police vont orienter leurs recherches dans des quartiers ou des zones qu'ils pensent fréquentés par cette population, surveiller plus attentivement cette population, et par conséquent ramasser plus de dealers qui répondent à cette image. Le parquet de son côté va poursuivre plus facilement cette population qui correspond au préjugé (et faire bénéficier ceux qui ne collent pas au préjugé de classement sans suite si le délit est à la frontière de l'usage et du trafic, ou d'une déqualification [le crime est poursuivi sous la qualification d'un délit, le délit sous celle d'une contravention] voire d'une injonction thérapeutique ou d'un abandon des poursuites).

A tous les degrés de l'échelle pénale (de l'arrestation au jugement) le préjugé va permettre de filtrer les personnes traitées (poursuites ou classement sans suite ; détention provisoire ou contrôle judiciaire voire liberté ; sursis ou prison ferme). Pour parvenir à une "vérité" statistique ou intuitive, qui n'est finalement qu'un sophisme : les dealers sont majoritairement noirs et arabes. Et finalement sembler donner raison tant aux statistiques qu'à la politique pénale.

Pour échapper au piège du sophisme, il suffirait pourtant de rajouter deux participes passés : poursuivis et jugés. Les dealers poursuivis et jugés sont majoritairement noirs et arabes.

Ce qui vous en conviendrez à une autre signification.

Les statistiques, la fréquentation (comme spectateur) des audiences correctionnelles ou criminelles ne donnera que l'image du traitement des infractions (pas celle de la réalité des crimes et délits commis).

C'est cette démonstration que je m'attendais à lire sous votre plume (dans un style plus brillant certainement), pas la défense et l'illustration d'un sophisme.

Aurais-je moi aussi été victime d'un préjugé (favorable) ? Vous aurais-je surestimé, cher Monsieur Bilger ?

zougoulou

Bonjour.

C'est courageux de votre part de rétablir la vérité. Ce sont des faits que vous évoquez, et le journaliste aussi. Malheureusement, et vous en conviendrez, la France n'est plus un pays où on peut s'exprimer librement. Toutes ces institutions Licra, sos racisme et toutes les autres, ne se rendent même pas compte que par leur action elles ne font que renforcer le racisme dans notre pays.

Fred

Je ne veux pas, Monsieur l'avocat général, entrer dans une vaine polémique statistique. Le problème n'est pas tant de savoir si Zemmour a raison de dire que beaucoup de trafiquants sont noirs ou arabes... il faudrait alors débattre des raisons de ce "fait" dont une partie serait précisément explicable par le "fait" qu'ils sont plus inquiétés par les contrôles de police, et que vous jugez rarement dans vos tribunaux des délinquants qui n'ont jamais été arrêtés...

Non, le problème c'est d'élever ce "fait" en justification du racisme de certaines pratiques policières. Ce que dit Zemmour, c'est que la couleur de peau est un indice recevable : si les trafiquants sont "noirs et arabes", alors la police serait fondée à contrôler les citoyens sur le seul critère de cette couleur. On voit vers quelles dérives cette idée nous mène... On sait quels types d'Etats donnent une base légale aux méthodes défendues ici par Zemmour... Et je suis profondément choqué qu'un homme de votre qualité dialectique puisse paraître cautionner ce discours...

P. REGLIB

Je constate que beaucoup des Philippe que je connais sont racistes et que la plupart des Bilger que je connais sont pervers... ça voudrait dire que la plupart des Philippe et Bilger sont racistes et pervers ?

jpledun

Tous ces gens qui remplissent les prisons de France rendent un bien mauvais service á leurs frères de couleur, ces français intégrés de belle lurette que nous aimons bien. Leur présence au travail est souvent synonyme de bonne ambiance et de chaleur. Leur présence dans un club sportif est souvent un bon moyen pour les plus jeunes de comprendre et d'accepter "La différence". Un « Black » dans un club de basket est souvent une vedette pour tous (Je vous parle de petits clubs, ceux qui maillent la France…).

Alors oui, Zemmour a raison. Il a même le droit de dire son opinion !

Messieurs les dealers de toute provenance (TOUTE) je ne vous salue pas.

Moya Mokhtari

On n'attèle pas la charrue avant les boeufs. Le premier "fait" est que toutes les portes sont fermées devant les noirs et les Arabes: apprentissage, logement, travail... Les enfants de français "de souche" donneraient-ils de meilleures statistiques ?

Et on continue à occulter le vrai problème en lui substituant la question de liberté d'opinion.

Dommage pour la France.

Vincent.

Bonjour,
Je réagis aux propos de MM. Zemmour et Bilger.
En région parisienne, il semble y avoir de nombreux trafiquants "noirs" et "arabes". Dont acte.
Pour ma part, je suis avocat en Bretagne et je puis vous dire que la quasi intégralité des trafiquants sont blancs.
Il est évident que l'intention de M. Zemmour était de stigmatiser une frange de la population à raison de son appartenance réelle ou supposée à une communauté. Cela s'appelle le racisme ordinaire.
Posez-vous la question de l'intérêt de la remarque de M. Zemmour.
Même si le "fait" qu'il dénonce est vrai dans quelques Tribunaux correctionnels, ne s'agit-il pas d'appeler à la haine raciale ?
Par ailleurs, il était possible de qualifier ces mêmes trafiquants avec d'autres adjectifs pour les désigner. Il aurait pu dire qu'ils étaient pauvres, illettrés, issus de familles détruites par l'alcool, la violence, la drogue...
Non, il a choisi comme unique critère la couleur de la peau.
Je ne félicite donc pas M. Zemmour pour ces propos dangereux par nature.
Bien à vous

Démosthène

Il est intéressant de constater, en lisant tous ces commentaires souvent contradictoires, combien la sémantique est importante, chacun utilisant les termes et les arguments qui lui paraissent les plus appropriés pour justifier sa position dans le cadre du débat.
Néanmoins, pour en revenir justement au débat, les propos d'Eric Zemmour dont j'ai été témoin le 6 mars sur Canal +, et qu'au demeurant j'approuve à 100%, m'ont instantanément fait pressentir la polémique qui n'a pas manqué de se produire ! Heureusement, il existe des personnes comme M. Bilger qui ont suffisamment d'audience et de personnalité pour défendre cette liberté d'expression dont Eric Zemmour n'a fait qu'user de façon tout à fait légitime.
Il est navrant qu'aujourd'hui, en France, il faille se couler dans le moule de la pensée unique sous prétexte de ne heurter aucune sensibilité.
Voltaire doit se retourner dans sa tombe !

sylvain

La parano continue :

Je me souviens du charivari anti Le Pen quand il parlait que les camps étaient un "détail" de l'histoire ; ce mot "détail" avait pris une connotation diabolique : mon boucher, fébrile, avait enlevé de son étal toutes les affichettes indiquant : "prix au détail".

Par peur de représailles, selon la formule consacrée.

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