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Voici les sites qui parlent de Halde ! Boutih ! :

Commentaires

Tony

La Halde, j'envoie ça aux oubliettes comme le sel dans l'eau, s'ensuit dissolution et tout revient à la normale.

J'ai bien aimé lires vos commentaires, vous êtes forts, très forts !

Le Québec vous salue mes cher amis !

A vous lire je vais apprendre plein de mots et de métaphores sur le droit :)

Allez, au revoir !

Colombey

Pour durer, la Gauche de 1981 a créé de toutes pièces ou développé des armes de destruction massive qui ont pour nom... celui d' associations dont l'objet est uniquement de pourfendre dans l'opinion ses adversaires de droite (la Halde est la plus récente, créée par Chirac, Président élu par la Gauche en 2002 !).
Ce fut bien vu car la chose fut facilitée par le développement de la Télévision où
l'image a fourni la munition aux snippers du PS et ses associés.
Un court dessin valant mieux qu'un long discours, il a suffit ensuite de stigmatiser par les médias (préalablement épurés !) toute entente à droite avec le Front national en passant en boucle les propos de Le Pen sur les chambres à gaz pour bien culpabiliser les résistants aux marxistes !
Et pour étouffer ces derniers il fallait du combustible : ce fut fait en favorisant la percée du FN en politique en lui apportant sur un plateau un peu de proportionnelle.
L' histoire est dite...
...et elle continue, à voir le résultat des régionales avec triangulaires dont a bénéficié encore le PS...

PHYDIAS

Il faut sauver le soldat Boutih !

Lors des législatives de 2007 il a été imposé aux militants PS d'Angoulême.
Il a mené une telle campagne, réussissant à faire l'unanimité des élus locaux contre lui, qu'il a été éliminé au premier tour.
Cette manœuvre n'ayant pas abouti il semble qu'il fallait lui trouver un autre point de chute.
C'est donc le gouvernement en place qui s'en charge ; c'est donc ça l'ouverture.

El Re

Je n'ai toujours pas compris les propos de Longuet (les comprend-il lui-même ?). Concernant votre billet, je ne vois pas pourquoi "Malek Boutih nommé serait en quelque sorte juge et partie", puisqu'il ne serait pas partie. Et je me vois mal placé pour critiquer un travail qui n'a pas encore commencé.

Jean-Dominique Reffait@Epaminondas

Epaminondas,
Vous serez d'accord que tous ceux qui s'offusquent des propos des uns ou des autres ne se présentent jamais comme des censeurs mais bien plutôt pour des grands défenseurs de la liberté d'expression. Vous n'échappez pas à cette règle. Non à l'aseptisation du discours public, quoique... et là vous usez du terme approprié : le "dérapage inquiétant". Vous défendez haut et fort une expression publique vigoureuse mais à la condition expresse que celle-ci respecte scrupuleusement tous les stops, les feux rouges et les limitations de vitesse qui l'empêcheront de "déraper". Le "dérapeur" est une sorte de chauffard de la pensée, bon père de famille le plus clair de son temps, mais qui, ce jour-là, perd le contrôle de sa langue sur l'autoroute rectiligne de la pensée.

Si vous étiez un véritable défenseur d'une expression publique libérée du joug de plomb qui pèse sur elle, vous discuteriez la formulation de Longuet sans vilipender un dérapage inquiétant. Le seul reproche que l'on puisse faire à Longuet est en effet d'avoir utilisé une formule - "Corps français traditionnel" - qui n'est pas définie clairement. Je songe même qu'écrasé par le poids des tabous, il a substitué cette formulation incertaine à celle qui lui venait à l'esprit, "français de souche", qu'il s'est interdit de prononcer. S'apercevant au dernier moment qu'il allait marcher dans une crotte de chien, il fait un pas de côté, hésitant.

Il n'y a donc pas lieu de vous éclairer sur la signification de cette formule puisqu'elle n'est pas même définie dans l'esprit de son auteur. Demeure le sens général du propos, qui lui est fort simple : la guerre étant une chose trop sérieuse pour être confiée à des militaires, cette maxime ne s'applique-t-elle pas universellement à toute personne susceptible d'être par trop concernée par la question qu'on lui confie ?

Epaminondas

Cher Philippe,

Je trouve le contenu de ce billet troublant, à plusieurs titres. Peut-être suis-je passé à côté de l’essentiel, peut-être ai-je mal compris ce qui était exprimé… si tel est le cas, se trouvera-t-il quelque bonne âme pour éclairer ma lanterne ?

Tout d’abord, cette « déplorable manie de prendre une personne comme la somme mécanique de ce qu'elle a pu être en lui déniant le droit à la liberté et aux ruptures » que vous évoquez : n’a-t-elle pas été celle avec laquelle Ali Soumaré a été présenté sur ce même blog, à l’occasion d’un précédent billet ? Pourquoi reconnaître ce raccourci facile et fâcheux dont on a abusé avec le sénateur Longuet, et ne pas voir qu’il en a été de même avec monsieur Soumaré ? S’il est scandaleux de réduire l’un à « la somme mécanique de ce qu' [il] a pu être », comment accepter que l’on puisse faire le même sort à l’autre ? Si j’ai mal compris, merci de rétablir le sens originel du propos.

L’origine même de cette « affaire », dans laquelle monsieur Longuet s’est empêtré, ne semble pas piquer votre curiosité outre mesure. De quel mystérieux chapeau le nom de Malek Boutih est-il sorti ? A-t-il fait acte de candidature ? Son nom a-t-il été proposé officiellement par la personne en charge de la nomination du président de la HALDE ? A partir de ce qui ressemble à une fuite pour le moins maladroite (et vite devenue peau de banane), nous nous retrouvons avec un feu d’artifice qui part dans tous les sens.

« En acceptant sous la pression d'avouer une maladresse de langage, Gérard Longuet a laissé croire qu'il y aurait eu une autre manière plus acceptable d'expliquer ce qu'il avait à dire et qui n'aurait pas été imprudente. Je serais curieux de connaître laquelle. J'aurais été prêt à parier que n'importe quelle forme, à partir du moment où elle avait pour finalité de transmettre ce fond, aurait été blâmée. » De quel fond parlons-nous ? Si on valide le fait que Malek Boutih n’est pas un Français traditionnel, il faut alors prendre la peine de définir ce qu’est un Français traditionnel. Qu’en est-il, et quelle est la définition que nous propose monsieur Longuet ? Si vous la connaissez, y adhérez-vous ? Je n’ai pas eu la chance d’entendre ce que vous nous présentez comme une analyse pertinente, produite par Eric Brunet (n’étant pas familier de sa station de radio), et vais me mettre en recherche du verbatim aussitôt achevée la rédaction de ce texte.

Si je disqualifie comme vous les tartuffes de service ayant saisi une nouvelle aubaine pour parader, je m’interroge sur ce concept de « corps français traditionnel ». Comment quelqu’un né en France, Français par le droit du sol (je pense), ayant participé à la vie publique de la nation en faisant preuve d’indépendance d’esprit serait exclu de ce corps traditionnel ? De plus, autre grief de taille, monsieur Boutih serait juge et partie s’il était nommé à la tête de la HALDE, nous assène-t-on. A ce compte là, toutes les affaires de discriminations liées au monde du travail, examinées par une HALDE avec monsieur Schweitzer à sa tête, auraient dû être suspectes : pensez donc, un ancien grand patron, qui a toujours ses entrées aux conseils d’administration de prestigieuses entreprises, et qui chapeaute l’instruction de tels dossiers ! Mais non, il n’est pas question de cela. Avec monsieur Schweitzer, tout va bien, puisqu’il fait partie, étant issu d’une famille Protestante de l’Est de la France, de ce désormais fameux corps traditionnel Français. Pourtant, monsieur Schweitzer n’est pas né en France (à la différence de monsieur Boutih), mais qu’importe ce genre de détails, puisque monsieur Longuet lui a décerné un brevet dont j’avoue avoir du mal à cerner le bien-fondé.

Si je déplore tout autant que vous, cher Philippe, le principe de cette recherche d’une aseptisation du discours public, je pense qu’en l’espèce, nous n’avons pas à faire à des propos injustement vilipendés, mais à un dérapage que je trouve inquiétant. Je vous invite à la lecture de l’édito de Thomas Legrand sur ce sujet : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/edito/index.php?id=89364

Il n’y a ni fausse candeur, ni fausse naïveté dans ma réaction, tout est sincère. Merci d’avance à tous ceux qui voudront bien prendre la peine de m’éclairer.

Bien à vous.

Epaminondas.

Herman

Merci pour le petit beurre, AO.
Mais vous êtes vraiment radin, un seul petit beurre! Vous auriez pu m'offrir des "touillous":

"Un p'tit beurre
des touillous"!
"Un p'tit beurre
des touillous"!
:-):-)
P.S: Bon c'est pas du meilleur niveau, mais bon...

oursivi

Apostat, pas "apostase", andouille que je suis, il faut que je révise mes classiques, me disais bien qu'il y avait un truc qui clochait ...

L'essentiel a été dit, que ce ne pourrait être un "juge et partie" qui fasse là office de sage, aussi qu'un Français émigré que son parcours met a priori à l'abri de ce genre de suspicion tel M. Boutih eut très bien fait l'affaire.

Cette histoire de prénom, désolé JDR, n'a pas beaucoup d'intérêt.

Pour Monfreid, c'était Henry, orthographe anglicisant un nom peut-être à raison si son grand-père est l'Américain dont parle Grandclément, plus drolatique si c'est Léopold II. La particule est elle de carnaval. Ayant lu que le grand père d'RG pouvait être ce même homme, il devient amusant de considérer le cas où celui qu'il dessina en contrebandier plus vrai que nature dans "Les cigares..." ait pu être son cousin.

AO

Patrick Pike

Grincheux - 15 mars 2010
Avant de tirer des conclusions hasardeuses concernant cette chanson, lisez ceci:
http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/163079/barzotti-est-malmene.html

Robert

La HALDE fait partie de ces "bidules" qualifiés de haute autorité, supposés indépendants... A comparer avec l'institution judiciaire qui constitutionnellement n’est qu'une "simple" autorité ! En fait ces organismes, calqués sur des pratiques anglo-saxonnes plutôt étrangères à nos traditions nationales, ne font que se substituer à l'État, théoriquement défenseur de l'intérêt général. Ce qui laisse à penser que l’État ne saurait désormais plus garantir l’intérêt général, et donc qu’il serait peu ou prou une propriété du parti accédant au pouvoir…

Quant à la discrimination, il est évident qu’elle ne saurait avoir lieu d’être si l’on respecte les principes fondateurs de la République : Liberté, Égalité, Fraternité et Laïcité. De fait on est Français par l’esprit, et donc par assimilation aux modes de pensée français. Mais, depuis plus de trente ans, on a érigé le droit à la différence comme exigence absolue, d’où la dérive différentialiste et donc communautariste à laquelle on assiste. Alors que la différence ne saurait être érigée en droit, la différence étant un état : chaque individu nécessairement est unique et diffère obligatoirement des autres, indépendamment de ses origines géographiques. L’objet du système républicain est donc bien d’en faire des citoyens égaux en droits fondamentaux. Et il est non moins évident que seule la compétence doit primer sur toute autre considération, ce qu’a souligné fort justement Aïssa. Mais cela est affaire d’éducation dans la famille et par l’école. Et ce que l’on observe, comme le soulignent F. Boizard et J-D Reffait, c’est bien l’échec du modèle français d’intégration parce qu’on l’a mâtiné de considérations étrangères à notre culture.

Donc, il serait temps de mettre un terme à ces sinécures que sont devenues ces « hautes autorités » qui sapent celle de l’État à la Française, garant des libertés et laïque par nature.

Franck Boizard

Cher M. Bilger,

M. Longuet a posé une question qui est d'évidence.

Pourtant, à voir les réactions que cette question suscite jusque sur votre blog, on se dit que la France est tombée intellectuellement bien bas, remplaçant la réflexion par des automatismes et des tabous et la réalité par les fantasmes d'homme nouveau, sans racines (françaises) ni passé (français).

Cette violence me fait peur : on ne bafoue pas ainsi un vieux peuple sans se préparer des lendemains qui déchantent.

Car ne nous y trompons pas : refuser de se poser la question de M. Longuet, nier qu'ils puissent y avoir des Français «traditionnels» ou «de souche» ou tout autre terminologie et des Français plus récents, c'est non seulement refuser une réalité qui crève les yeux, mais c'est aussi interdire, et insulter, tout l'attachement des Français à leur histoire, à leurs traditions, à leur passé.

Quousque tandem ...

Nadia

"On devrait supprimer la HALDE".
Je suis entièrement d'accord, cette institution virtuelle coûte non seulement très cher mais en plus elle ne sert pas à grand-chose.

Jean-Dominique Reffait

Laurent Dingli,

Dans le meilleur des mondes, vous auriez raison. Abd El Malik (que je trouve bien QQ moi aussi) aura beau clamer son amour pour la France, ne sera-t-il pas discriminable pour autant ? Le sujet c'est la HALDE, c'est le regard sur autrui et non plus notre regard sur nous-même. L'objectivité de Malek Boutih n'est pas en cause : c'est la perception de son objectivité qui pose éventuellement problème. Il en irait de même si l'on voulait nommer un très honnête policier à la tête d'une commission d'enquête sur les violences policières.

J'assume le caractère rudimentaire de mon propos : parce que nous devons apprivoiser des différences sociales ou culturelles massives, il faut que celles-ci soient les plus lissées possibles. Et cela se fait par l'adhésion de la plus grande majorité laquelle n'est pas composée d'universitaires éclairés. L'apologie du droit à la différence nous a mené dans le mur. Oui le boubou africain est très joli, mais il attire sur lui, en certaines circonstances, une méfiance. Allez louer un appartement en boubou ! Et l'on aura beau dire que c'est à la majorité de s'éduquer pour accepter cette différence assumée, cela ne fera pas avancer la cause, ici et maintenant, de ceux que l'on discrimine négativement. Pour être solides, les évolutions d'une société doivent être lentes et, dans l'attente, il faut avoir conscience de la nécessité de composer avec les préventions de la société telle qu'elle est.

J'ajoute - en est-il besoin - que je n'ai personnellement aucun problème avec la différence de l'autre. Je suis le père de deux filles dont la mère est antillaise et d'un petit garçon dont la mère est marocaine. Cela me rend très attentif et, je l'admets, plus pragmatique qu'idéaliste en la matière. Mes enfants, pas plus que d'autres, n'ont le temps d'attendre que la société soit prête à assumer les caprices de leurs parents.

Valerie

Rédigé par Monsieur Aïssa Lacheb-Boukachache le 14 mars 2010 à 23:49

Comme je vois souvent les choses en noir ; la representation mentale que je me fais de Mohamed et Mamadou handicapés, transexuels, homos, obèses, cardiaques et insuffisants rénaux graves et... vivant en France me terrifie.


"Qu'il ne se fasse pas d'illusion, le petit Eric, la bête immonde est toujours vivante dans le ventre, etc., et qu'elle vienne à renaître, son beau prénom bien français ne le sauvera pas une seconde de l'hécatombe, lui le Juif séfarade d'Algérie..."

Cette reflexion pertinente je l'ai malheureusement partagee hier en visionnant l'enregistrement de l'emission du samedi soir de Monsieur Ruquier... et le merite vous revient d'en faire part a bon escient...toutefois, je doute qu'etant donne son niveau d'intelligence et de lucidite il n'ait pas pris conscience de cette evidence meme.

C'est affligeant et on a peine a croire a cette triste anecdote que vous nous rapportez de votre experience hospitaliere... triste monde !

Ne cedez pas a la tentation du changement de nom "Monsieur Andre Lachebe" (avec un accent grave sur le deuxieme "e"), meme si cela favorisait une ascension sociale instantanee, le prix a payer serait trop eleve.

Vos commentaires sont toujours aussi percutants ; c'est tres bien ainsi !

Il y des jours ou on voudrait reagir sur tout, tous et toutes quand le sujet vous tient a coeur mais cela serait materiellement impossible... sans doute pas souhaitable non plus.

Bien a vous tous/toutes et a vous lire ulterieurement.

Ici beau soleil.

oursivi

Oui, les prénoms, sacré nom, en changer ou pas, pas si grave que cela.
En effet LD, là n'est pas le coeur du problème, un prénom c'est un peu comme une peau sonore dont on se pare et que toute bonne âme doit transpercer pour aller au-delà, sinon elle ne fait que signifier sa bêtise, la superficialité de son discernement.

Pourquoi ne pas suggérer la promotion de ce que font nombre d'asiatiques ici comme aux Etats-Unis, garder leurs nom et prénom pour l'état civil et se choisir un prénom américain ou américanisé, qui facilite l'intégration.

Un copain coréen qui a fait sa thèse à Boston, avait choisi de s'y faire appeler James, parce que son prénom coréen, les Américains, comme moi, n'ont jamais dû être fichus de le retenir.

Mon précieux Henri de Monfreid, une fois décidé à vivre à Obock, s'était converti à l'Islam et choisi pour nom le fameux Abd el Haï, "esclave du vivant".
Quand il rentra en France, bien plus tard, il se fit "apostase" en réintégrant la foi catholique y compris pour son enterrement, pensant certainement être sous la protection du même Dieu, cependant ainsi plus proches de ceux côtoyés, où qu'il fût, en en épousant au plus près les pratiques... lui qui fut pourtant un anticonformiste de la plus belle eau ...!?

AO

Valerie

Rédigé par Madame Duval Uzan le 14 mars 2010 à 22:41

"...prénom qui lui, est un choix parental contenant aussi un voeu parental. Toute une histoire qui souvent fait symptôme.
Un prénom n’est jamais un « Pierre, Paul, etc. ».
Il ne suffit pas de ne pas s’appeler Malek pour n’être pas un Malek."

Je me sens obligee de vous reconnaitre le merite de le souligner.

Sur cette "affaire de prenom", je me sens en decalage total avec le discours de Monsieur Zemmour.

Alex paulista

@ Laurent Dingli

D'un autre côté, si son prénom était Régis, on comprend qu'il était déjà victime:

http://www.dailymotion.com/video/x1rw2c_r%C3%A9gis-est-un-con-l-int%C3%A9grale_fun


@ JDR

Sur le prénom vous êtes en contradiction totale avec le concept de laïcité: le religieux n'a pas vocation à envahir la sphère privée, surtout pas de la part de l'État. Je considère que le choix du prénom de son fils est encore du domaine privé.

On n'a pas à effacer les "discriminants". Pas quand ils sont constitutifs de ce que nous sommes en particulier, de ce que nos parents nous lèguent.
Mon grand-père s'appelait Samuel, a été très embêté pendant l'occupation et s'est engagé très tôt du bon côté simplement pour ne pas avoir à baisser la culotte plus d'une fois.
J'adore ce prénom, je le vois comme un message.

Benoît P

Longuet n'a pas fait preuve de maladresse dans cette affaire, mais bien d'une bêtise crasse. Croire (ou feindre de croire) que les racistes indécrottables vont mieux accepter l'institution chargée de les réprimer si elle est dirigée par un bon blanc "Français de souche" plutôt que par un type avec une tête d'Arabe, voilà un raisonnement qui est non seulement totalement éculé mais en plus parfaitement illusoire. Par contre il faut rendre justice à Gérard Longuet: voilà un credo assez largement partagé chez les hommes politiques, y compris par certains personnes qui se classent à gauche. Nul besoin, donc, d'avoir été un fasciste et raciste convaincu pour sortir des imbécillités sur la question. Par contre, Monsieur Bilger, quand je lis votre conviction que de l'antiracisme naît le racisme (ce qui me paraît aussi intelligent que quand on dit que c'est l'action policière qui est cause de délinquance), je ne m'étonne guère que vous adhériez au discours de Longuet.

Monique chevreau

Avant de terminer (rattrapage) :

De l'opportunité de la Halde, je ne sais pas, mais je reconnais pleinement le mécanisme que vous dénoncez, et je pense toujours dans ces occasions à la Vénus de Botticelli qui, debout sur son coquillage, en ramenant sa flamboyante chevelure attire justement les regards sur ce qu'elle prétend masquer... et suscite (je suppose) ce qu'elle prétend éviter.
Mais à vous lire ce jour, on peut avoir l'impression que vous n'avez pas été jusqu'au bout de votre pensée ou, du moins, que vous avez ménagé pour vos lecteurs assez de champ pour des commentaires. La difficulté c'est de faire court...
L'affaire dite "Gérard Longuet" a de quoi faire en effet bondir, mais pas dans la direction des réactions que j'ai entendues ; ce n'est pas le contenu de ses propos qui m'a indignée, que je n'aurais sans doute pas remarqué, mais le détournement que l'on en a fait, plus particulièrement au fur et à mesure du délai : il ne pouvait plus y avoir l'excuse d'un malentendu spontané.
Il me semble que G. Longuet n'a pas été initialement maladroit ou, s'il le reconnaît, ce n'est que par diplomatie, faute d'espérer se faire entendre intelligemment. Il va donc au plus court.
La Halde, en principe, veut protéger de toutes les discriminations, sans faire de discrimination parmi les discriminations, mais l'actualité et le contexte du propos ne retient ici que la discrimination en rapport avec l'origine sociale (ethnie, culture, religion...).
La mise en question de G. Longuet n'a été vue que sous l'angle de la "suspicion" ("juge et partie", comme vous dites). Dans un contexte exclusivement raciste ou antiraciste, la suspicion devient exclusivement liée, pour les uns, à l'idée de complaisance, de laxisme, et pour la partie adverse, forcément, à l'idée contraire de ségrégation. Bref, on reste à piétiner autour de l'idée d'une discrimination, positive ou négative, mais de toute façon condamnable, alors que ce n'était pas le sujet.
La démocratie, c'est mieux que le régime du despote éclairé ; mais si on peut jeter le despote, il faut prendre garde de ne pas jeter l'éclairage avec. Surtout si la démocratie a les médias pour porte-parole. Mais ce procès d'intention qu'on a fabriqué autour de G. Longuet, ce n'est même pas un manque d'éclairage naturel : on a confisqué la lumière. Cette affaire illustre parfaitement, in vivo, ce qu'on appelle la malhonnêteté intellectuelle, mais ce qui est particulier ici, c'est qu'elle soit si massive... C'est surtout cela qui trouble.
Il n'est pas vraisemblable que les autorités médiatisantes n'aient pas compris parfaitement le propos de G. Longuet comme tout à fait indépendant de l'idée de “restriction”. Si la critique était issue réellement d'une méprise, les premiers contestataires auraient crié “Attention !”. Attention au danger, au risque de dérive, etc. Tandis que la réaction a été immédiatement agressive : il est quasi certain qu'on a voulu exploiter une occasion, une apparente (mais fausse) ambiguïté, ambiguïté qu'on a voulu faire passer pour telle en supprimant ensuite l'alternative de l'ambiguïté, pour pouvoir dénoncer péremptoirement ; parce qu'en politique partisane on veut faire feu de tout bois, quitte à sacrifier la commode Louis XVI qui n'a rien à y voir, la pauvre.
Quand une victime demande protection à sa famille sociale (la société où elle réside), a fortiori si elle est une “pièce rapportée” dans cette famille (déjà, ou bientôt, ou probablement, ou même si on n'est volontairement qu'en transit), il me paraît beaucoup plus judicieux que ce soit l'un de ses membre les plus représentatifs de l'ensemble du groupe qui préside l'accueil. Pour une simple question de bon sens, c'est-à-dire pour garantir l'efficacité, plus exactement “l'effectivité” du cadre protecteur, à partir d'une autorité forcément incontestable.
Notre idée de la légitimité repose fondamentalement sur celle de l'autorité, une autorité qui ne tire elle-même sa légitimité que parce qu'elle peut être reconnue comme “traditionnelle” ; et, dans notre tradition, c'est l'idée d'ancienneté (cf. le rôle du Sénat) qui est le garant de la tradition. Dans l'absolu (j'ignore absolument ce qu'il en est en réalité si ce n'est à travers votre scepticisme), dans l'absolu l'efficacité que la Halde peut avoir doit impérativement être associée à l'impossibilité de la remise en cause de son autorité. Sinon l'organisme ne ferait que figure de simple organisme intermédiaire, surnuméraire, et donc susceptible d'ajouter à la confusion.
Il s'agit donc d'une question de cohérence en regard de la légitimité de la protection que peut garantir la Halde, car toute contestation ne peut exister qu'autour de la notion de essentielle de "légitimité" : légitimité des décisions et des sanctions, légitimité des avancées en matière de protection. Le propos de G. Longuet tel que je l'ai compris, c'était de faire valoir cette logique de base, mais attention au distinguo:
La notion de légitimité repose sur l'autorité, l'autorité de la sagesse, l'autorité de l'expérience ; cela ne veut certes pas dire que, dans la pratique, de façon générale, “l'ancienneté” soit le seul critère propre à assurer une garantie ; mais, dans le contexte qui nous préoccupe, qui est de gérer une instance nouvelle, qui est "d'intégrer" cette instance elle-même parmi nos institutions officielles, instance dont l'autorité est donc fragile, bref dans ce contexte, il faut aider l'institution par l'appui du symbolique. Pour asseoir l'autorité d'une institution non seulement fragile par sa jeunesse, mais surtout “sensible” compte tenu de son objet, il faut tout le poids du symbole. Symbole et tradition font bon ménage, ils se potentialisent à qui mieux mieux. Ce que G. Longuet a dû vouloir dire de façon trop elliptique, c'est simplement que la symbolique de la tradition serait la meilleure des garanties pour maintenir non pas incontestable, mais incontestée, son autorité, et cela au seul bénéfice des victimes.
Dans une société justement si sensible à “l'opinion”, si sensible à la suspicion (la preuve vient d'en être donnée in vivo...), il faut pourvoir l'institution de la même autorité que celle de ses aînées, et pour cela il faut lui accorder les mêmes prérogatives symboliques, c'est-à-dire un président “enraciné”..., je veux dire dont les racines soient plus anciennes. Cet enracinement présidentiel n'a donc qu'une valeur symbolique de consolidation. On sait crier assez haut et fort pour se référer aux valeurs issues du XVIIIème siècle, ces valeurs qui sur lesquelles on se fonde pour réclamer protection ; alors soyons logique : référons-nous au cadre de la tradition jusqu'au bout. Donner la présidence de l'institution à un nouveau venu, quelles que soient ses qualités, affaiblirait quelque part le potentiel que représente cet organisme, aux yeux de ses adversaires comme aux yeux mêmes de ses bénéficiaires. Car la présidence d'un autochtone séculaire ne peut que renforcer dans l'esprit populaire la légitimité de ses choix et l'autorité de ses décisions.

Grincheux

A écouter !!!

Etonnant, détonnant !

http://www.youtube.com/watch?v=0qMKJXc58LU

Monique Chevreau

Je termine :

Rien ne permettait de supposer, donc de dénoncer, le risque d'une optique de sélection derrière le propos de G. Longuet. Il était logique de faire valoir au contraire, à travers le critère de l'ancienneté, l'autorité "fondamentale" que doit avoir la Halde, et d'affirmer la possibilité de rendre ainsi indiscutable la légitimité de ses interventions. C'est même le meilleur des remparts contre les risques de montage artificiel tel que celui que l'on vient de constater, rempart contre toute possibilité d'exploitation de la suspicion.

Car il n'était certainement pas question de mettre en doute, ni surtout en confrontation, la stricte impartialité de l'un (l'autochtone séculaire) ou l'autre (le nouveau venu) : rien ne peut a priori le laisser supposer de la part de G. Longuet ; on serait dans la discrimination originelle contre laquelle la Halde veut justement protéger, c'est-à-dire dans l'a priori irrationnel, le procès d'intention systématique. On serait dans le comble de la contradiction, dans le non-sens. L'accusation a été fondamentalement imbécile, et la manipulation, de la part de ceux qui se sont indignés haut et fort contre le propos de G. Longuet, a consisté à faire semblant de ne pas voir l'imbécilité en tablant sur l'aveuglement de la masse.
C'est pourquoi je reviens sur la nécessité de la démocratie, certes, mais une démocratie éclairée, ce qui n'est pas du tout un pléonasme. Eclairée par patati-patata, mais, en ce qui concerne notre propos, éclairée par les médias forcément ; ce qui n'est pas forcément le cas lorsqu'ils rapportent trop bruyamment (trop unanimement) des sottises partisanes qu'ils savent obligatoirement être des sottises partisanes..

Et il ressort en fin de compte que le plus important de cette affaire, c'est qu'elle illustre particulièrement un phénomène de plus en plus répandu du fait de la surmédiatisation de la parole qui ne vise que l'événement : la malhonnêteté intellectuelle. Le faire semblant d'avoir compris “à côté” pour orienter l'opinion, cela de la part évidemment de ceux qui ont parfaitement compris au départ. Jouer le borné pour guider vers le bornage. La manipulation pernicieuse (ce qui n'est pas non plus un pléonasme).

Si la manipulation s'appuie sur une prétendue ambiguïté pour la transformer péremptoirement en procès d'intention, c'est parce qu'il n'y a apparence d'ambiguïté qu'à cause de manoeuvres identiques précédentes ; des connotations se créent artificiellement sur un vocabulaire déjà tordu par des discours antérieurs qui ont pratiqué l'amalgame pernicieux à tout va. Dans un monde de papier ou de sonorités dont la matière première n'est que le verbe, la parole est devenue une matière modelable, voire une arme masquée, et parfois façonnée par la malhonnêteté qui cherche à créer des réflexes pavloviens. C'est ainsi qu'on peut falsifier effrontément une parole sensée pour lui faire dire ce qu'elle n'a pas dit.

Je pourrais même soupçonner chez certains (soupçon virtuel, qui ne saurait identifier personne) d'y prendre en plus, ou peut-être surtout, un plaisir ludique, voire narcissique : l'exercice d'un certain pouvoir sur l'intelligence d'autrui, un autrui massif de préférence, à travers le "jeu" verbal, un jeu où les dés sont sciemment pipés.

Bref, en s'excusant, Gérard Longuet a donc été au plus court. C'est là en effet sa vraie faute : par le fait, il reconnaît une certaine... légitimité à la contestation, alors qu'il n'y avait pas lieu, alors qu'il y avait lieu de mieux expliquer.
Mais expliquer prend du temps, l'explication n'est pas adaptée aux médias contemporains. Il faut dire vite, donc court. Et personnellement, je ne sais pas faire.
Donc lâcher du lest : c'est certainement le plus sage dans la vie quotidienne, mais triste pour un tribun : tristesse du ressenti (il doit être insupportable à l'intelligence d'accepter de renoncer à elle-même), et tristesse du constat : que la médiatisation du plus fort soit toujours la prétendue meilleure, dans le sens de la mieux écoutable, la mieux écoutée...

oursivi@HermAïssa

Rédigé par: Herman | 15 mars 2010 à 08:43
Avez bien de la chance !
Un petit* beur détruit tout, comme dirait les potes d'Aïssa ;o)

D'ailleurs Aïssa, pas d'accord avec vos vues zemmouriennes. D'accord avec vous pour nous gausser de la bêtise de celui qui ne veut se faire soigner de mains compétentes mais moins blanches que les siennes, mais vous savez, dans le même genre bêtise indécrottable, mes cousins médecins dans les neuf trois et quatre m'en racontent de belles sur les pratiques locales, types qui ne veulent pas se laisser soigner par des femmes ou maris accompagnant leur femme et refusant qu'elle soit examinée par un médecin mâle, être mâle, c'est mal, à ces mâles mal éduqués, mal civilisés.

Mais, bon, j'enfonce des portes ouvertes, revenons à Zemmour.

Il existe une vidéo visible sur Youtube où Zemmour face à Joey rigole pas si doucement que cela des propos de celui qui s'est fait gloire et fortune à vouloir "tout foutre en l'air" et qui se lamente assez croquignolesquement du saccage des biblios et des écoles, ou autres équipements sociaux, mis en lambeaux ou réduits en fumée par ses (anciens ?) adeptes.

D'autre part, pour avoir croisé une fois Joey dans une soirée en 92, époque lointaine, mais alors peu lointaine du Joey encore jeune et fringuant des premiers succès saignants et empreints de beaucoup d'adolescence, de cette révolte et sincère et puérile, comme en avons tous eue, pour l'avoir croisé, donc, dans la très belle demeure d'un très sympathique fils à papa - bon musicien par ailleurs - l'apercevant danser face à quelques-unes des très belles présentes, l'argent et la célébrité attirant la beauté des femmes plus sûrement qu'une agence de mannequin, vu danser enserrant délicatement une coupe de champagne entre deux doigts, ondulant suavement face à une de ces belles, je peux donc, après ce maladroit incipit, vous affirmer que lui comme tous les autres, adapte son comportement au contexte.

Ce n'est d'ailleurs pas une preuve de sottise.

Je suis plus atterré quand je vois Naulleau et Zem ne rien dire de la nullité de quelques passants visiblement inattaquables, du style Sebastien ou Lavoine, abyssaux de nullité mais visiblement d'une respectabilité incontournable ; je me demande bien pourquoi ?

AO

* happy birth... c'est d'un commun

Grincheux

Hier, au bureau de vote, eh oui, j'ai mis un bulletin plié en 12 dans une toute minuscule enveloppe qui avait du mal à contenir cette liste, elle, pleine à craquer de noms... ! Hier, donc, une personne me disait : "Voyez, je m'appelle "Nordine", eh bien, on m'écrit à "Nadine" !!??

D'où changement de sexe !

Catherine A : Halte à la Halde et au n'importe quoi !

Juste pour signaler que le genre humain est fait SEULEMENT d'hommes et de femmes ; lesquels sont tout à fait accessoirement bleus, verts, rouges, à pois, homos, grands, moches, nés quelque part, au Zambèze ou en Corrèze, malins ou très cons. Et de ça franchement il semblerait qu'aucun prénom ne mette à l'abri ! Même pas Catherine évidemment, désolée Catherine J. :-)
Quant à la Halde, sa suppression ne me chagrinerait pas.

Laurent Dingli

Jean-Dominique Reffait, vous écrivez :

"Aïssa, Laurent Dingli, il y a hélas de multiples causes de discrimination, nous en avons connu de mortelles en 1940. Pourquoi en rajouter volontairement ?"

Je trouve votre raisonnement un peu rudimentaire : comme l'expression de la différence est la cause de la discrimination, dites-vous en substance, il faut donc supprimer la différence et il n'y aura plus de discrimination.
Mais alors, cher ami, la couleur de la peau est aussi une différence, source de discrimination. Que suggérez-vous ? Un blanchiment façon Michael Jackson pour que nous soyons tous pareils ? Si je vous comprends bien, un Noir qui s'appelle Jean-Michel, ça va, un Noir qui s'appelle Mamadou aggrave dangereusement son cas... Ne trouvez-vous pas que cette chère "Duval" Uzan porte un très joli nom ? Et où s'arrêterait cette pseudo-nécessité de francisation ? Aux vêtements, à l'architecture, à la langue ? Les femmes d'origine africaine doivent-elles ôter leurs belles robes bariolées, qui sont pourtant à nos yeux une source de plaisir et de gaîté, afin de ne pas choquer les électeurs du FN ?
Non, ce n'est pas le prénom qui explique les failles du lien national, mais la suppression du service militaire (qui aurait pu être remplacé par un service civique et de formation à l'emploi), ce sont les défaillances de notre système éducatif, c'est l'existence de cités où les réformes tardent encore à porter leurs fruits, où le chômage sévit plus qu'ailleurs. Si une nation veut être aimée, il faut aussi qu'elle se rende aimable.
Pour montrer encore la fausseté de votre raisonnement, j'ajouterais à titre d'exemple que nul n'est plus assimilé que le chanteur d'origine congolaise Abd el Malik, qui s'est pourtant converti à l'Islam et a troqué son prénom latin (Régis) pour l'un des qualificatifs du "Très Haut". Bon, et alors ? Même si Aïssa le trouve QQ (c'est un autre problème), ce jeune issu des "quartiers" ne cesse de chanter son amour pour la France et la culture française. Voilà, mon cher, le seul, le vrai critère. Si les autres le condamnent parce qu'il se nomme Abd el Malik, c'est à eux de se remettre en cause, pas à lui. Je veux dire qu'un individu, du moment qu'il respecte les lois, les conventions et l'identité de ce pays, a le droit de faire ce qu'il veut de sa propre identité. S'il veut changer de prénom, de mode de vie et même de sexe (et que la loi l'y autorise, bien entendu), c'est son problème. Cela s'appelle même la liberté.

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