On les a vus jouer, d'accord. Ils ont été battus, voire ridiculisés par l'Espagne. Ils ont été sifflés. On a continué à réclamer la démission de Raymond Domenech qui est un roc sur le plan humain. Il ne bronche pas, il ne bronchera pas. Il y est, il y reste. Les joueurs ont été "massacrés" par les médias (Le Monde, Le Parisien, Le Figaro, L'Equipe, nouvelobs.com). On ne peut pas donner tort à ceux-ci et en même temps quel mépris, quelle condescendance ! Ce ne sont jamais que des sportifs de rédaction, de radio ou de télé, des sportifs en chambre comme moi qui jugent des professionnels dont les évolutions nous laisseraient épuisés au bout de dix minutes. Il y a une manière de critiquer les matches et les footballeurs qui n'est pas loin de ressembler, toutes proportions gardées, aux démolitions ou enthousiasmes culturels. On détruit sans nuance ou on s'extasie sans motif. Quand j'entends "la grande gueule" de Pierre Ménès sur Canal Plus, jouissant de l'ampleur de sa surface, je me demande bien ce qu'une telle parole est susceptible d'apporter au-delà de ses voisins immédiats.
Je n'aime pas la plupart des joueurs de l'équipe de France à l'exception de Lloris, de Ribéry, de Gourcuff ou de Thierry Henry. Je trouve en effet qu'ils se la "pètent", gagnent trop d'argent et qu'ils ne parviennent pas à créer une chaleureuse familiarité, une complicité avec leurs concitoyens qui rêvent de pouvoir les admirer sans retenue. Mais il ne me viendrait pas à l'esprit de prétendre qu'ils sont "nuls". Ils méritent, sur le plan technique, une forme de respect, tout simplement parce qu'ils ne sont pas responsables de l'image générale du jeu qu'ils produisent avec plus ou moins de talent. A l'évidence, ils traînent comme des têtes, des pieds, des âmes en peine, la plupart en donnant le meilleur d'eux-mêmes sur le plan physique, mais il leur manque l'essentiel. Dans le système de jeu, ils ont le jeu mais pas le système. Ils s'égarent parce qu'ils sont égarés. Regardons Arsenal, l'Espagne, Chelsea ou la première mi-temps de Monaco-Rennes : les joueurs savent où aller, quoi faire, à qui transmettre le ballon, comment marquer. Les figures dessinées sur la pelouse sont à la fois cohérentes et imprévisibles. Un désordre maîtrisé. Le contraire du désordre livré à lui-même, laissé à l'abandon. Ainsi, pour notre équipe de France : elle est le PSG en majesté : ce qui nous représente sur le plan national et nous fait honte à Paris.
Mais qui est responsable ? Pas les joueurs. L'entraîneur. Les "officiels" derrière. Ceux qui vivent du foot, pas pour lui. Cette Fédération, ces commissions et ligues qui parasitent la beauté et la fraîcheur du jeu et se soucient comme d'une guigne du spectacle, du panache des victoires mais ne se préoccupent que des coulisses du fric et du pouvoir. Jean-Pierre Escalettes, ses inconditionnels et Raymond Domenech : même combat. On ne change pas une bureaucratie qui perd ! Le pire est que nous participons tous à ce qui est le fond de la catastrophe. Nous enlevons à Domenech ses derniers lambeaux de crédibilité alors que le problème central réside précisément dans le fait que l'équipe de France ne respecte plus son entraîneur si elle l'a jamais fait. C'est l'énorme différence : il y avait un lien avec Aimé Jacquet quand il était au creux de la vague. Les quelques disputes et énervements constatés le 3 mars sur le terrain - ceux de Ribéry par exemple - ne sont que la conséquence du vide sur le banc. En tout cas, de l'absence de considération que le terrain a pour le banc. Aucun système ne peut naître dans ces conditions, être appliqué et triompher. Les joueurs attendent qu'on leur offre des orientations, une vision que Domenech n'est plus capable de leur donner. S'il le pouvait encore, je crains qu'ils ne l'écoutent plus.
Mais les nuls, ce ne sont pas les onze joueurs qui, sauf Lloris, courent, s'agitent, ne tirent pas ou alors à côté, font de mauvaises passes et se désespèrent au point d'entendre un Thierry Henry, le match fini, déclarer qu'il est normal "qu'on soit sifflé quand on est mauvais".
On garde les mêmes mais on change tout. Voilà la solution. Si un miracle se produit en Afrique du Sud, on n'en créditera pas les joueurs. Si l'échec rapide ou sur la fin survient, les joueurs seront accablés. J'en ai assez, partout, de l'impunité de ceux qui ordonnent, dirigent et conçoivent quand ce sont les lampistes qui au coeur de l'action "trinquent" toujours.
Pitié pour les Merengue.
Nos Bleus n'ont finalement pas moins de chances de finir champions que les favoris espagnols.
Un Ramos qui annonce le 3-0 dans Marca après s'être pris 1-0 à Gerland et sans avoir jamais gagné l'OL en 5 rencontres, c'est plus rédhibitoire qu'une main.
Delgado et Lisandro lui ont fait ravaler sa morgue dans le tunnel.
Ça me rappelle comment les Espagnols avaient bien énervé les Français en 2006 avec les propos racistes de leur entraîneur.
Ha Ha Ha
Seul problème, il faut virer Domenech et mettre Puel à la place.
Rédigé par : Alex paulista | 11 mars 2010 à 06:44
Et c'est peut-être pour cela, que forts de nos certitudes, après Napoléon, nous nous sommes installés dans la culture de la défaite.
Rédigé par : yves.bouant | 08 mars 2010 à 18:24
"Tous ses généraux étaient des seigneurs de la guerre, ils ne sortaient pas des grandes écoles."
Humm... c'est pas justement à cette époque-là qu'elles ont été créées, les Grandes Écoles ?
Pour récompenser la compétence et non les liens familiaux ?
Et, entre autres, pour faire des militaires ?
Louis Vaneau vient de faire la toupie dans sa tombe.
Rédigé par : Alex paulista | 08 mars 2010 à 14:15
Quand on vous lit, on touche du doigt le bonheur d'être allergique au sport.
Rédigé par : Jiel | 07 mars 2010 à 10:08
Le "Milieu" ne me tente guère,
si vous avez ri c'est à la marge
et c'est tant mieux
(je n'espérais que cela en
parasitant l'espace de statue-
statut de l'Evadé M. "Bilegère",
avocat-générique qui "s'est évadé"
!!! qu'il ne se fâche !)
Il faut reconnaître à SA DECHARGE
que ce lieu électronique lui PROCURE l'occasion de plaider pour la
notion de son ouverture d'esprit...
habile de la part d'un collègue
à Fouquier-Tinville !
Rédigé par : PARITOLOG | 06 mars 2010 à 23:55
Vous n'avez rien compris.
Tout ceci fait partie d'un plan.
Ils l'ont fait exprès de perdre. :--)
Rédigé par : jpledun | 06 mars 2010 à 22:53
Laboca ! Ménès a mis 5 ou 5,5 c'est dire.
C'est de cela que souffre le foot de haut niveau ou professionnel. La prévalence de la note. La note de qualité qui ne traite que d'une évaluation subjective d'une prestation individuelle.
Individuelle.
Machin a eu 8 très bon matchs, il a marqué 2 buts, truc 4 et demi, il ne foutait rien quand machin a marqué le but. Je ne lui mets que 4 car il n'a même pas levé les bras de bonheur.
Qui et sur quelles bases note-t-on ?
C'est le journal L'Equipe qui a lancé le truc ! Evaluer un joueur individuellement sans même connaître les choix tactiques, les rôles de chaque joueur dans ce choix et faire fi de la notion de sport d'équipe.
Le foot est un sport d'équipe où l'individualisme ne devrait jamais être autre chose que la démarche stratégique de l'entraîneur et du stratège.
L'évaluation par des personnes qui comme le dit Philippe Bilger, s'essouffleraient au bout de 10 minutes si on les descendait sur le stade est injuste et ne sert qu'a fabriquer de l'idole, du vedettariat dans le seul objectif de faire du papier ou de l'audience.
Les joueurs, leurs prestations, sont ni plus ni moins qu'instrumentalisés dans un projet qui leur échappe.
Pourtant ils y sont sensibles car bien maladroitement ils tentent une aventure solitaire pour devenir le temps d'une des gazettes un héros, un sauveur, un dieu.
Alors ils laissent tomber l'équipe et se la jouent perso . C'est le cas d'Anelka pour ce match, qui oublie de servir Gourcuff, ou de Ben Arfa, l'enfant terrible qui court désespérément après la gloire la tête dans télé foot et le cul dans les notes de l'Equipe.
La note individuelle. C'est là que je choisis de fixer les maux de notre déception.
Je partage ce que dit Philippe Bilger, je ne hais aucun joueur de haut niveau, ce sont des artistes, que j'aime voir évoluer, ils obéissent à des consignes qui parfois ne les mettent pas en valeur, mais parfois ils tombent sur des choix stratégiques qui les déconcertent. C'est pas simple. Baver sur eux est plus aisé. J'en veux seulement au comportement cynique et irrespectueux de leur entraîneur que l'on n'entend guère expliquer ses choix et nous faire participer un peu au jeu.
Rédigé par : chervalin | 06 mars 2010 à 21:11
Cette équipe avec un entraîneur aussi médiocre ne fait pas rêver.
Rédigé par : SR | 06 mars 2010 à 20:58
Et, juste encore un petit coup parce que de nature fondamentalement frivole sans doute, j'adore essayer les nouveautés.
Je souhaite faire remarquer, bien que n'y connaissant rien, que la baballe me paraît plutôt être un baballon et que ce baballon n'est pas poussé tel un caddie, mais dirigé vers les buts, parce que s'il y était poussé, ce qui supposerait une action continue, il y pénétrerait vraisemblablement facilement. Or, toute la polémique vient justement, du moins me semble-t-il, de ce qu'il n'y pénètre pas. On pèche donc à l'y diriger correctement. Pourquoi ? D'après ce que j'ai compris, les joueurs étant eux-mêmes mal dirigés, ils ne font que suivre l'exemple venu d'en haut au lieu de suivre la trajectoire du ballon !
Rédigé par : Catherine Jacob | 06 mars 2010 à 20:44
Juste pour essayer la nouvelle fonctionnalité, et vu que la remarque ne s'applique pas qu'au foot, je vais quand même trouver quelque chose à dire.
Je ne pense pas que PB se considère lui-même comme un lampiste, et je pense aussi qu'il ne considère pas davantage la Cour comme le réverbère de la chancellerie.
Ceci étant, les lampistes ont beau être des lampistes, le jeu se passe aussi sur le terrain et c'est bien eux qui y étaient!
Rédigé par : Catherine JACOB | 06 mars 2010 à 20:24
C'est sympa le nouveau design du blog de Monsieur Bilger !
Bonne soiree a tous/toutes.
Rédigé par : Valerie | 06 mars 2010 à 19:37
Bien que je n'éprouve aucune fascination pour le personnage, j'ai toujours reconnu à Napoléon un talent de meneur d'hommes.
Combien de fois me suis-je posé ainsi la question, tel ou tel aurait-il retenu l'attention de l'empereur ?
Tous ses généraux étaient des seigneurs de la guerre, ils ne sortaient pas des grandes écoles.
De tous il exigeait le maximum, les excuses n'existaient pas.
Bigeard aussi tenait les mêmes propos, Napoléon l'aurait fait Maréchal et aussi sa fortune.
Aujourd'hui, nos abonnés au gaz figurent dans le Who's who. S'ils devaient exister par eux-mêmes, sans une structure pour les abriter, que deviendraient-ils ?
En juin 1940, Napoléon ne se serait pas retrouvé à Bordeaux laissant à Hitler
1 800 000 prisonniers.
Ses maréchaux seraient morts, la bataille aurait peut-être été perdue, mais les Allemands n'auraient pas pu arriver pour Noël à Paris.
Nos chefs sont des branleurs, personne ne les voit jamais en première ligne, la vertu de l'exemple n'existe plus.
Les peuples suivent ceux qu'ils admirent, sinon ils se débinent et jouent à faire semblant derrière un emplumé bavard, gueulard, en attendant le suivant. La soupe, c'est l'essentiel, la fierté d'exister, c'est quoi ?
Rédigé par : yves.bouant | 06 mars 2010 à 18:33
Bon, eh bien, après Gaccio, le foot et les César, je verrais bien un billet qui nous transporte vers les cimes, non ?
Rédigé par : Savonarole | 06 mars 2010 à 18:00
Un entraîneur doit soutenir son équipe et l'encourager. Qu'il n'ait pas un discours défaitiste, après tout il n'est pas l'avocat du diable. Ses petits lui rapportent son bifteck, il peut les critiquer dans l'ombre des vestiaires... leur remonter les bretelles, mais doit les encourager au lieu de les plomber comme fait le Français jamais content !
Si les clubs vendent et achètent des joueurs en y mettant des zéros, c'est quand même qu'ils représentent une valeur.
Les calendriers européens ne laissent sans doute pas suffisamment de temps aux joueurs de l'équipe de France pour se retrouver et apprendre à jouer ensemble.
Rédigé par : Grincheux | 06 mars 2010 à 17:53
Aucun jugement de valeur ni moraliste n'entre dans ce que j'écris; seulement de constater que ses mérites et réussites sportifs, il les a payés cher pour une réussite qui n'en était pas une ... Préférez Poulidor, croyez-moi.
Rédigé par: Aïssa Lacheb-Boukachache | 06 mars 2010 à 11:51
Ce que vous dites n'est pas faux ; je complèterais cependant des déclarations de ce même Poupou, lues dans Le Monde à l'occasion d'une rétrospective des grandes empoignades du Tour, publiée il y a 4-5 ans (?).
Celui-ci s'en voulait de n'être allé au "bout de lui-même", sentant qu'il était encore loin de se sentir mal à l'arrivée quand Anquetil l'était souvent.
Le fut-il du fait de drogues ou de sa drogue mentale qui lui faisait tout donner, je suppose que cela devait varier, ou que les deux allaient peut-être de pair.
Le saura-t-on un jour, le faut-il ?
AO
Rédigé par : oursivi | 06 mars 2010 à 15:33
Glorifier les petits est-ce bien nécessaire ?
La reconnaissance est un moteur essentiel à la structuration de l'individu et à son épanouissement. Faut-il pour cela le porter aux nues ? Je ne le pense pas.
Par contre dans la compétition, notamment sportive, seul le vainqueur compte.
Le ci-devant Coubertin avait une attitude de défaitiste, de petit bras dirais-je.
L'important c'est de participer ?
Que nenni l'important c'est de gagner. Tout le reste n'est qu'excuse pour les perdants.
Pouvez-vous de tête me citer le 12ème du dernier championnat de basket, de foot, ou de hand ?
Non mais le premier certainement.
Qui fut le 8ème du vol à ski à Vancouver ?
Vous n'en savez foutre rien et moi non plus au demeurant.
L'équipe de France de foot joue mal c'est un fait. Sera-t-elle capable de faire mieux ?
L'avenir nous le dira.
Peut être y a-t-il une certaine fierté chez ces gens qui représentent notre pays au sein d'une compétition internationale ? J'en doute cependant.
Fainéant ? Je ne pense pas mais dilettante certainement.
Rédigé par : Surcouf | 06 mars 2010 à 14:21
Vous ne devez pas être avocat vous, ça se voit tout de suite.
Rédigé par: Achille 57 | 06 mars 2010 à 08:55
J'exècre les avocats.
AO
Rédigé par : oursivi@achille_ballons | 06 mars 2010 à 13:08
@Polochon
Que je rassure les docteurs, les petites mains soignantes ont aussi leur lot d'abrutis et minables finis ... Personne n'a le monopole ...
Par contre, votre exemple Anquetil-Poulidor, pas d'accord, il est biaisé et je vous dis pourquoi: Poulidor ne s'est jamais dopé-drogué; Anquetil, lui, en est mort et dans des conditions atroces. Le bon Peuple qui faisait alors le choix de Poulidor sans rien connaître de ces choses du dopage, faisait -chose étrange car relevant presque de l'instinct- le bon choix. Ce qui ne veut pas dire qu'il fallait -qu'il faut- honnir Anquetil; non, il fallait -il faut- juste le plaindre et lui montrer qu'il gagnait certes mais faisait le mauvais choix ... Aucun jugement de valeur ni moraliste n'entre dans ce que j'écris; seulement de constater que ses mérites et réussites sportifs, il les a payés cher pour une réussite qui n'en était pas une ... Préférez Poulidor, croyez-moi.
Aïssa.
Rédigé par : Aïssa Lacheb-Boukachache | 06 mars 2010 à 11:51
@Jabiru
"Et si tout ce beau monde n'était payé qu'en fonction des résultats, comme dans une entreprise bien gérée ?"
Mais ils sont payés au résultat... seulement ce n'est pas le résultat que l'on attend d'une partie de foot.
Résultat d'un jeu de société, non pas pour faire rêver, ça c'est l'accessoire, mais pour faire marcher la machine fric... pub, produits dérivés, contrats de toutes sortes...
Les buts ne sont là que pour stimuler le gogo en mal de société à dépenser encore plus...
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine @Jabiru | 06 mars 2010 à 10:47
@PARITOLOG
Bravo pour votre commentaire... et bienvenue au milieu de nous.
Plus on est de fous plus on rigole :-)
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine @PARITOLOG | 06 mars 2010 à 10:37
Je suis d'accord avec AO, Achille.
En 98, la France a gagné avec autant de chance que de talent !... Les Italiens frappant la barre durant les prolongations, du temps où un but pendant cette période de jeu valait victoire par ce fameux "but en or"...
C'est toujours aussi l'équipe la plus chanceuse qui gagne la coupe du monde, puisque contrairement à un championnat, une seule défaite disqualifie pour la victoire finale.
En 2006, je ne sais pas si d'autres s'en souviennent, mais c'est après une action décisive ratée deux minutes avant que Zidane réagit violemment aux propos de Matarazzi. Ce dernier devait bien connaître Zidane pour le provoquer à ce moment-là, ou alors il fut fin psychologue...
L'équipe de France est nulle, joueurs ET entraîneurs, puisque Domenech n'est pas seul aux commandes... Franchement, j'ai l'impression que quelque chose nous échappe dans ce foutoir. J'ai entendu dire que les joueurs n'avaient pas vraiment d'intérêt à jouer avec l'équipe nationale, moins d'argent... alors si en plus la moitié d'entre eux n'aiment pas leur pays !
Rédigé par : Herman | 06 mars 2010 à 10:24
@ Aïssa
"sachez que nous de même, les soignants, les petites mains des docteurs dont les deux tiers sont abrutis et minables au possible"
On aime bien en France glorifier les petits, forcément vertueux, travailleurs et sans défauts et fustiger les "grosses entreprises", les plus riches ou plus puissants que soi.
On a toujours préféré Poulidor à Anquetil.
Cette attitude me semble bizarre et un peu défaitiste.
Sans être naïf sur les mérites respectifs de chacun, ne faudrait-il pas, dans tous les domaines, favoriser l'excellence ?
Rédigé par : Polochon | 06 mars 2010 à 09:39
Tout cela me rappelle la vieille chanson une Graeme Allwright.
A vous de juger s'il faut transposer celle-ci au monde du foot. Personnellement n'aimant pas ce sport je serai partial.
Qui a tué Davy Moore ?
Qui est responsable et pourquoi est-il mort ?
C'n'est pas moi, dit l'arbitre, pas moi
Ne me montrez pas du doigt !
Bien sûr, j'aurais peut-être pu l'sauver
Si au huitième j'avais dit "assez !"
Mais la foule aurait sifflé
Ils en voulaient pour leur argent, tu sais
C'est bien dommage, mais c'est comme ça
Y en a d'autres au-d'ssus de moi
C'est pas moi qui l'ai fait tomber
Vous n'pouvez pas m'accuser !
Qui a tué Davy Moore ?
Qui est responsable et pourquoi est-il mort ?
C'n'est pas nous, dit la foule en colère
Nous avons payé assez cher
C'est bien dommage, mais entre nous
Nous aimons un bon match, c'est tout
Et quand ça barde, on trouve ça bien
Mais vous savez, on n'y est pour rien
C'est pas nous qui l'avons fait tomber
Vous n'pouvez pas nous accuser !
Qui a tué Davy Moore ?
Qui est responsable et pourquoi est-il mort ?
C'n'est pas moi, dit son manager, à part
Tirant sur un gros cigare
C'est difficile à dire, à expliquer
J'ai cru qu'il était en bonne santé
Pour sa femme, ses enfants, c'est bien pire
Mais s'il était malade, il aurait pu le dire
C'est pas moi qui l'ai fait tomber
Vous n'pouvez pas m'accuser !
Qui a tué Davy Moore ?
Qui est responsable et pourquoi est-il mort ?
C'n'est pas moi, dit le journaliste de la Tribune
Tapant sur son papier pour la une
La boxe n'est pas en cause, tu l'sais
Dans un match de foot y a autant d'dangers
La boxe, c'es une chose saine
Ca fait partie de la vie américaine
C'est pas moi qui l'ai fait tomber
Vous n'pouvez pas m'accuser !
Qui a tué Davy Moore ?
Qui est responsable et pourquoi est-il mort ?
C'n'est pas moi, dit son adversaire, lequel
A donné le dernier coup mortel
De Cuba il a pris la fuite
Où la boxe est maintenant interdite
Je l'ai frappé, bien sûr, ça c'est vrai
Mais pour ce boulot on me paie
Ne dites pas qu'j'l'ai tué, et après tout
C'est le destin, Dieu l'a voulu.
Qui a tué Davy Moore ?
Qui est responsable et pourquoi est-il mort ?
Rédigé par : Surcouf | 06 mars 2010 à 09:36
Achille57 @ourvisi
Dites donc Ourvisi, en matière d’âneries, j’ai pu constater que vous n’étiez pas le dernier à nous faire partager les vôtres sur ce blog.
Que vous ne soyez pas de mon avis je veux bien l’admettre et en débattre avec vous. Encore faudrait-il que vous acceptiez la contradiction. On n’est pas ici pour se faire engueuler par un "excité" qui n'accepte aucune contradiction.
Vous ne devez pas être avocat vous, ça se voit tout de suite.
Rédigé par : Achille 57 | 06 mars 2010 à 08:55
Dans le film "Coup de tête", l'excellent et regretté Jean Bouise avait cette réplique cynique : "j'entretiens 20 crétins pour en calmer 800 ! ".
Dans les années 70, ce film qui racontait la vie d'une équipe de foot de province avait eu un joli succès.
Tout le monde y était véreux, moche et cynique, les joueurs comme l'entraîneur et comme le Maire (Jean Bouise).
Aujourd'hui, grâce à la Halde, ce film serait interdit et les petits-marquis-poudrés-de-la-Haute-Commission-d'Attribution-des-César, se refuseraient à "nominer" un tel film.
Pourtant...
Rédigé par : Savonarole | 06 mars 2010 à 06:33