Aurélie Boullet a écrit un pamphlet sur son quotidien de haut fonctionnaire dans un conseil régional. Elle a été suspendue pour deux ans, sans traitement.
C'est sous le pseudonyme de Zoé Shepard qu'elle a lancé son pavé dans la mare bureaucratique, "Absolument dé-bor-dée !"
Puisqu'en définitive on a appris que le conseil régional d'Aquitaine était le "modèle", force est de constater que sous le scalpel de l'auteur, il n'est pas sorti vivant. Son analyse est, nous dit-on, totalement fondée sur la réalité qu'elle a pu observer, nombre d'épisodes encore plus criants de médiocrité ayant été éliminés par ses soins.
Les hauts fonctionnaires et les élus de la Région Aquitaine, dénonçant une violation de l'obligation de réserve, sont incapables de démontrer que ce pamphlet fait référence à quoi que ce soit de précis qui permettrait d'identifier leur institution.
Sur les sept membres du conseil de discipline, cinq ont reconnu ne pas avoir lu l'ouvrage et pourtant le conseil n'a pas été gêné pour suspendre deux ans, sans traitement, "sa" victime (Le Figaro Magazine, Marianne).
Il faut soutenir la cause de cette jeune femme pour plusieurs raisons.
Cela commence à "bien faire" que ce retour ici ou là d'une conception très élargie de l'obligation de réserve qui interdirait, dans la Fonction publique, de penser, d'écrire et de parler dès lors qu'un discours utile mais critique sortirait de cet exercice de liberté. Il convient de récuser vigoureusement ce paradoxe qui voudrait qu'au moment où les élites politiques, administratives et gouvernementales s'affranchissent de leur réserve, celle-ci ne soit plus imposée qu'aux fantassins et soutiers de la Fonction publique. Le silence serait pour eux et l'expression pour les autres qui ont déjà, en quelque sorte, le langage que leur autorise le Pouvoir sous toutes ses formes.
Apparemment Aurélie Boullet a mis en lumière, avec ses ridicules et son incurie, le fonctionnement d'un conseil régional socialiste. Mais que la gauche se rassure, il n'est pas un des traits et des dysfonctionnements que l'auteur révèle qui ne puisse s'appliquer aux conseils régionaux de droite et plus généralement à l'ensemble de l'administration française, à nos institutions de pouvoir et d'autorité, voire à nos services publics parfois si peu "au service" qu'on s'interroge sur le droit d'être "public". L'absence d'efficacité, les heures de travail sur lesquelles peu sont effectives, le droit d'accomplir une tâche en une semaine quand elle prendrait, avec intensité, deux heures, le refus viscéral de tout ce qui pourrait donner élan, impulsion et dynamisme, le fait que la mauvaise volonté et l'impolitesse acquises ne doivent surtout pas être déstabilisées - autant de tares qui ne relèvent pas d'une quelconque idéologie mais d'un tempérament collectif qui ne s'honore pas d'être au service des autres mais préfère son petit train-train à l'enthousiasme créateur et actif.
Les Palais de justice, en tout cas celui de Paris, tribunal et cour d'appel, sont de parfaits exemples (à rebours) de cette détérioration au quotidien d'une exigence à la fois technique et humaine. Parce qu'au fond tout le monde "s'en fiche". Ce sont de trop petites choses pour qu'on s'y intéresse alors qu'elles sont à mon sens capitales et à l'origine de tout ! Les chefs ont tant de missions importantes à assumer mais l'expérience démontre qu'ils ne réussiront pas davantage dans ces domaines qu'ils acceptent que dans les activités dérisoires qu'ils méprisent. Le talent, c'est de savoir d'abord traiter celles-ci pour être dignes des autres. Mais cette terrible vanité éloigne du bon sens, du plus proche qu'on peut résoudre au bénéfice du flou lointain qui demeurera virtuel.
Enfin, et c'est l'argument central en faveur d'Aurélie Boullet, si celle-ci n'avait pas existé ni écrit ni dénoncé, qui aurait fait connaître aux responsables la réalité de leur univers jusqu'aux plus petits détails, jusqu'aux infimes imperfections ? Personne. Pour qui connaît l'administration et ses méandres, les institutions et le cloisonnement qui les sépare en tranches autonomes et autarciques, personne jamais n'alerterait les chefs sur l'état catastrophique ou au moins déficient de ce qu'ils administrent, puisqu'eux-mêmes ne cherchent pas à s'en informer, ce qui serait pourtant la moindre des choses. Ainsi, la charge de connaître mais de demeurer ignorant se délègue et personne n'est à même, jamais, de dévoiler le vrai. Le vrai des choses et des comportements professionnels ne serait-il pas d'ailleurs un impressionnant réquisitoire contre ceux qui font semblant de maîtriser les situations ?
Mais quand une Aurélie Boullet a une vision globale et le courage de mettre l'indignation, la causticité et la vérité au premier rang, cela change. C'est une bienfaitrice publique. L'avoir suspendue est une honte. C'est aggraver un état qu'elle a permis de soulager.
Plutôt que de la combattre, ce conseil régional et toutes les structures qui pâtissent des mêmes vices feraient mieux de s'attaquer aux maux qui sont les leurs et qu'elle a heureusement nommés.
@ ELFIKA
Rien que votre propension à accumuler les acronymes que personne ne connaît montre que vous avez décollé de la réalité. Le seul point du programme de Sarkozy que je garde, c'est le dégraissage du fonctionnariat qui plombe notre économie et notre fiscalité. Et je suis fils de fonctionnaires, qui furent consciencieux et travailleurs. Le problème, c'est que la droite va virer en priorité les plus gênants, les plus expérimentés, les plus compétents, pour ne garder que les esclaves et les assujettis sociaux. J'espère donc que vous pourrez exercer vos talents ailleurs que dans la fonction publique. Après, vous pourrez faire bénéficier vos collègues de votre expérience de la vie réelle. Courage ! :-)
Rédigé par : Jean-Yves Bouchicot | 01 septembre 2010 à 16:53
Il est très facile de désigner les fonctionnaires comme responsables des gaspillages de l'Etat ! Encore faut-il connaître les différentes fonctions publiques et leurs fonctionnements respectifs ! Je suis totalement en désaccord avec les propos de cet ouvrage caricatural, que j'ai bien sûr lu. Tous les fonctionnaires territoriaux ne sont pas identiques aux portraits que Melle "Zoé Shepard" dresse. Il existe des fonctionnaires qui travaillent encore plus de 40 h par semaine pour un salaire inférieur à celui qu'ils percevraient dans le privé !... La FPT ne regroupe pas que des CG, CR et de grosses collectivités ! Les mairies qui doivent avoir un SDM à temps partiel faute de moyens, les EPCI qui fonctionnent à effectif très réduit,... Les exemples ne manquent pas ! Je parle en connaissance de cause : je suis contractuelle dans la FPT depuis une dizaine d'années et j'ai travaillé dans plusieurs types de collectivités sur des postes variés. Généraliser la "flémingite aigüe" dont souffrent certains fonctionnaires est une grossière erreur ! Le rapport effectif/charge de travail varie d'une collectivité à l'autre. Par contre, faire l'amalgame entre les agents des Fonction Publique d'Etat, FPT et Fonction Publique Hospitalière est une aberration ! Les premiers ne croulant pas sous le travail et les derniers en étant totalement inondés !
Il est certain que l'auteure de ce livre n'a pas respecté ses obligations de fonctionnaire et il est tout à fait justifié qu'elle soit sanctionnée. La loi s'applique à tous, Melle Boulet y compris. Elle n'a pas respecté ses obligations, pourtant vu le niveau de cette jeune femme, je ne comprends pas pourquoi elle n'a pas pensé aux conséquences de cet ouvrage tel qu'il est paru...
Rédigé par : ELFIKA | 01 septembre 2010 à 13:43
@ Michel Gouy : cf le premier livre de Boris Vian, "Vercoquin et le Plancton", qui raconte ses débuts d'ingénieur à l'AFNOR, et dont s'est fortement inspiré Georges Perec pour "L'Augmentation"... C'est édifiant.
Rédigé par : Jean-Yves Bouchicot | 31 août 2010 à 14:07
Je découvre cette affaire par une information à la radio il y a quelques minutes, et par là même, que Zoé Shepard est en réalité Aurélie Boullet.
J'ai acheté et lu le livre il y a deux semaines.
A l'heure où la France est à la limite de la cessation de paiement, tous les gaspillages sont encore plus immoraux que dans les phases d'aisance financière.
On n'arrive plus à financer nos retraites, nos hôpitaux et l'assistance aux personnes âgées dépendantes.
De voir, face à ces réels problèmes, cette indifférence, ces égoïsmes et ce carriérisme exacerbé, si bien décrits dans ce livre témoignage, est scandaleux.
La Cour des Comptes ne dénonce pas grand-chose. Heureusement des citoyens à l'image d'Aurélie Boullet prennent un relais indispensable.
Ainsi elle doit être, non pas sanctionnée mais décorée de la médaille du Mérite. A l'inverse ce sont ses censeurs qui devraient être poursuivis.
Rédigé par : BERNARD Jean-François | 31 août 2010 à 13:37
Il y a une vingtaine d'années, ou plutôt trente... un cadre fonctionnaire en Seine-et-Marne avait déclaré occuper un bureau depuis plusieurs mois sans qu'aucune tâche ne lui soit attribuée... Il avait été sanctionné...
Qui en a gardé le souvenir ? URSSAF, Sécu ???
Rédigé par : Michel Gouy | 31 août 2010 à 11:47
Sanctionner quelqu'un sans avoir pris la peine de vérifier la justesse des reproches mérite un second opus.
Si tous les fonctionnaires se mettaient à écrire...
Rédigé par : Annie | 30 août 2010 à 20:41
C'est tout le conseil général d'Aquitaine qui devrait être mis à pied et Aurélie rester à son poste pour assurer l'intérim en attendant une fonction à au moins 5 voire 6 échelons au-dessus de l'actuel pour services exceptionnels rendus à la République.
Rédigé par : zelectron | 17 août 2010 à 12:00
Bravo pour le courage de cette personne qui a osé dévoiler les dysfonctionnements d'une administration.
Rédigé par : teeshot | 17 août 2010 à 10:25
Je n'ai pas encore eu le temps de lire le
livre de cette personne.
Par contre, lorsqu'il arrive de raconter
l'une ou l'autre bourde de "flemingite administrative", il est fréquent de s'entendre rétorquer que les personnes à
problème c'est "nous". Tout un monde qui
se dissocie tranquillement mais sûrement
de ce qu'il affiche en lettres sculptées
sur ses frontons.
Rédigé par : calamity jane | 05 août 2010 à 11:31
Je soutiens à 100% cette jeune femme courageuse, c'est une triste réalité des collectivités territoriales. Et que dire du recrutement des agents, des annonces bidons où les postes sont déjà pourvus par le cousin ou le fils de...
Allez voir le site (malheureusement fermé) des reçus-collés de l'administration.
Rédigé par : stéphanie | 05 août 2010 à 09:59
Je ne peux que soutenir Aurélie Boullet ! Fonctionnaire cadre A de l'Education nationale, j'ai avec d'autres collègues porté plainte pour harcèlement moral contre un supérieur hiérarchique INCOMPÉTENT ! J'ai longtemps songé à écrire un livre sur la bêtise administrative et j'ai toujours voulu le faire dans un style humoristique. D'ailleurs dans ma déposition j'ai dit à la police que si cette personne avait vraiment du boulot elle aurait moins de temps pour "emmerder" le monde !! C'est vrai il y en a marre du cache-misère appelé "droit de réserve". Eh oui nous sommes "absolument dé-bor-dés", pour preuve ma hiérarchie a réglé mon problème en une heure : "mettez-vous en congé longue maladie", pas de problèmes, tout est aux frais du contribuable ! C'est cela qui a conforté ma décision de porter plainte et mes collègues ont suivi. Eh oui malheureusement il y a des zinzins qui arrivent à accéder à de hautes responsabilités et là comme ils s'ennuient leurs méchanceté et bêtise ont tout loisir pour se développer ! Dommage que je n'ai pas le talent de cette jeune femme car j'en aurais pas mal à raconter aussi ! Exemple : comment deux experts bloquent une machine pendant deux mois ! Comment ne pas reconnaître un nom dans la colonne nom ! Etc. etc. Mille fois bravo !!
Rédigé par : Fonctionnaire ZELE | 05 août 2010 à 00:48
Le Conseil de discipline qui a jugé Aurélie Boullet n'est pas conforme à la Constitution.
Il faut faire appel devant la juridiction compétente et dénoncer cette irrégularité.
Il faut "dégager" toutes ces juridictions disciplinaires qui constituent autant de juridictions d'exception où sont rendues des décisions toutes plus scandaleuses les uns que les autres à l'issue de procédure dans lesquelles on se fait un plaisir de violer les droits de la défense et le contradictoire.
Rédigé par : François DANGLEHANT | 31 juillet 2010 à 08:13
J'ai vécu tout cela dans toutes les collectivités que j'ai pu étudier. Bien qu'ayant occupé toutes sortes de postes - attaché parlementaire, directeur, collaborateur de cabinet -, à 37 ans j'ai tout lâché et appris à faire tout dans le bâtiment du sol au plafond. C'est ce qui m'a sauvé de l'ensemble d'un système inféodé non à la compétence mais à la médiocrité, dont nos élus sont les pires représentants (je les ai fréquentés pendant quinze ans) ; et il faut espérer un jour qu'ils n'existent tout simplement plus pour respirer enfin... Mais je crains que cela n'arrive jamais, la soupe est trop grasse.
Cordialement
Rédigé par : pascal bernini | 26 juillet 2010 à 16:51
Je ne connaissais pas le Principe de Peter et je viens de le lire sur Wikipédia.
Il n'y a aucune parcelle d'intelligence dans ce texte. C'est désolant que des êtres humains puissent arriver à pondre des théories pareilles.
Rédigé par : nolout | 24 juillet 2010 à 00:02
Elle a du courage et du talent, c'est apparemment ce qui déplaît aux "nantis" de l'administration.
La vérité fait mal, mais elle est nécessaire.
Rédigé par : Paul Camilleri | 23 juillet 2010 à 12:55
Tout le monde sait apparemment qu'elle dit LA VERITE.
Bravo à tous vous êtes les plus forts.
C'est à croire que tous les gens qui laissent des messages ont travaillé dans la FPT.
Rédigé par : nolout | 23 juillet 2010 à 00:07
Je viens de prendre note du livre de Zoé/Aurélie et je pense me l'offrir trèèèès rapidement. Je travaille au sein d'un conseil régional, moi aussi. Et tout ce que j'ai pu lire sur ce livre me parle énormément. Le conseil dans lequel j'essaye de travailler est à l'image de celui d'Aquitaine. Soutenons Zoé/Aurélie. Et comme on dit, il n'y a que la vérité qui dérange !
Rédigé par : Anaïe | 22 juillet 2010 à 14:22
J'aimerais que ce livre d'intérêt général et d'utilité publique soit diffusé gratuitement par Zoé afin que les Français soient au courant de ce qui paralyse la productivité et les investissements pour le plus grand bonheur de cette caste de fonctionnaires qui se reproduisent entre eux et favorisent leurs enfants à suivre le même chemin de la glandouille et des privilèges d'un autre temps. Merci les socialos pour le budget le plus important en France les traitements et indemnités de nos chers fonctionnaires (300 milliards d'€ par an) et tout ça au détriment du privé qui crèvent sous les impôts et taxes car n'oublions pas que c'est nous qui payons ces fainéants qui ont pris le pouvoir au sein des institutions républicaines depuis 30 ans.
Rédigé par : culturissimo | 22 juillet 2010 à 04:14
Bonjour,
Je vis un peu la même situation. J'ai osé critiquer les pratiques douteuses des équipes de PMI au sein du Conseil général des Alpes-Maritimes. Depuis plus de 3 ans je me bats pour faire reconnaître mes droits. Je ne peux pas travailler. Mais peut-on agir contre le Conseil général ? Le système est bien verrouillé. Y a-t-il un contre-pouvoir ?
Aurélie Boullet doit gagner car tout ce qu'elle décrit est vrai et l'opinion publique est avec elle.
Cordialement.
Rédigé par : GARNERY | 21 juillet 2010 à 15:51
Bonjour,
Signez et faites signer la pétition de défense d'Aurélie Boullet, alias Zoé Shepard :
http://le-cri-du-contribuable.pro-petition.fr/il-faut-defendre-aurelie-boullet
Merci,
Le Cri du Contribuable
PS : remerciement spécial à M. Bilger, qui nous a donné l'idée de cette pétition.
Rédigé par : Le Cri du Contribuable | 21 juillet 2010 à 15:36
@ Thierry Bruno
Je ne faisais que citer wikipédia.
"Le Principe de Peter, également appelé "syndrome de la promotion Focus" de Laurence J. Peter et Raymond Hull, est un principe satirique relatif à l'organisation hiérarchique..."
Evoluant au milieu de ce marasme administratif, je sais bien qu'il n'a rien de satirique !
Rédigé par : Chanoir | 21 juillet 2010 à 01:36
Chanoir,
Le principe de Peter n'a rien de satirique et devrait être connu et décortiqué dans tout système hiérarchisé, afin d'éviter à ceux qui progressent dans l'échelle sociale d'attraper la grosse tête en se demandant à chaque avancée s'ils ne viennent pas de franchir leur seuil de compétence.
Rédigé par : thierry bruno | 19 juillet 2010 à 21:17
Pour ceux qui ne connaissent pas, je les invite à se rendre sur wikipédia au "principe de Peter". Même si ce principe est dit être satirique, il est parfaitement représentatif de l'administration française et j'en sais quelque chose puisque je travaille dans une collectivité locale. J'y fais d'ailleurs l'objet de sanctions pernicieuses pour m'être opposé à un élu dont les principes étaient tout sauf républicains (vous savez: "liberté, égalité, fraternité"...) ainsi que pour avoir fait connaître ouvertement ce Principe de Peter par un affichage interne. Oui l'administration française est malade et ceux qui le disent doivent être exécutés pour que la majorité puisse continuer à paître paisiblement dans le pré du Panurgisme.
Rédigé par : Chanoir | 18 juillet 2010 à 23:22
Il y a une chose qui me choque particulièrement dans cette affaire, c'est le silence radio total observé par les médias. Le site de P. Bilger ne serait pas dans mes favoris, j'ignorerais la sanction infligée à cette fonctionnaire. La liberté d'expression est-elle à ce point à géométrie variable pour la presse française ?
Rédigé par : thierry bruno | 17 juillet 2010 à 18:39
A toutes fins utiles :
JORF du 8 février 1959 page 1747 ORDONNANCE
---------------
Ordonnance n°59-244 du 4 février 1959 RELATIVE AU STATUT GENERAL DES FONCTIONNAIRES
Art.13
« Le dossier individuel du fonctionnaire doit contenir toutes les pièces intéressant sa situation administrative. Celles-ci doivent être enregistrées, numérotées et classées sans discontinuité. Ne pourra figurer au dossier aucune mention faisant état des opinions politiques, philosophiques ou religieuse de l'intéressé.
Les décisions de sanctions disciplinaires sont versées au dossier individuel du fonctionnaire. Il en est de même des avis ou recommandations émis par les conseils de discipline ou le Conseil supérieur de la fonction publique et de toutes pièces et documents annexes.»
Fac-similé consultable au besoin ici : http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=19590208&numTexte=&pageDebut=01747&pageFin=
Rédigé par : Catherine JACOB | 16 juillet 2010 à 20:01