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Voici les sites qui parlent de La guerre à Grenoble :

Commentaires

Laurent Dingli

Monsieur Bouchicot,

Inutile de jurer sur la vie de vos filles, je vous crois volontiers. Ce n'est pas le mot de "cow-boy" ni la remarque sur l'attitude brutale de certains policiers de la BAC qui m'avait choqué, mais la mise en parallèle entre les voyous et les représentants des forces de l'ordre. Je considère ce genre de confusion volontaire comme dangereuse. Je crois que nous avons suffisamment évoqué la question avec Jean-Dominique Reffait. N'y revenons plus...

Ah ! au fait, Véronique Raffeneau a raison, évitez de qualifier notre ami Ledun de "fils de Pétain", ce n'est ni juste ni très élégant, quels que soient par ailleurs vos désaccords.

Jean-Yves Bouchicot

Entièrement d'accord avec vous sur l'insuffisance du langage et de la culture comme obstacle à l'intégration, J-D Reffait. Il est exact que la plupart des jeunes gens des "cités" se débrouillent avec un vocabulaire de 250 mots, et beaucoup en savent plus que leur parents. Impossible de "penser" l'Autre avec cet outil. Mais qui a donné l'exemple ? M. Raffarin, qui fait enseigner l"anglais commercial" aux classes professionnelles d'insertion ? Lui qu'on présentait comme l'Elite de nos écoles de commerce, et qui a créé une campagne pour un café "brésilien" qu'il a appelé "El Gringo", ignorant qu'on parle portugais au Brésil et qu'on dit "O Gringo" ? C'était l'Elite, ça ? Et si nous avions un cancre, un jour ? Avec quel vocabulaire et quelle syntaxe s'exprime M. Sarkozy pour peu qu'il soit un peu énervé ? Comment a-t-il fait pour passer le concours du barreau ? Et, tiens, comment un fils d'immigré hongrois élevé à Neuilly peut-il avoir un tel accent à la "Vérité si je mens" ? D'où vient l'exemple ? D'où vient le meutre de la culture partagée dès l'école, après le rabotage des critères opéré par Jack Lang et Lionel Jospin, empêtrés dans le gouvernement Mitterrand 2, qui raflait le moindre sou ministériel pour ses projets pharaoniques et foireux et son Bicentenaire..? Quel chantier en perspective ! C'est le moment de chercher un nouveau paradigme à l'Ecole de la République, laquelle est une chose beaucoup trop sérieuse pour être confiée à l'Education Nationale, du moins dans l'état où elle est.

Jean-Yves Bouchicot

@ Lauent Dingli

Peut-être l'ignorez-vous, mais pas mal de policiers de terrain, y compris de hauts gradés, emploient eux-mêmes le terme de "cow-boys" en parlant de la BAC ou de la BRB. Je connais personnellement un officier de la BAC qui déplore les comportements de certains collègues, et un haut gradé au niveau régional qui recrute des médiateurs et des pratiquants en arts martiaux pour "former la moitié de mes hommes à parler avant de cogner, et user de contention douce", en utilisant l'Aïkido par exemple qui permet souvent d'immobiliser sans blesser. Je ne cite pas de noms ici pour ne pas leur créer d'ennuis, mais je vous jure que c'est vrai, sur la tête de mes filles, et ce ne sont pas des "gauchistes".

Jean-Yves Bouchicot

"Des phénomènes de délinquance et de criminalité, notamment en Seine-Saint-Denis, ont par ailleurs fait craindre que l'Etat soit mis hors jeu" écrivez-vous.
Cà c'est une perle !! Mais l'Etat EST HORS JEU, cher Philippe, et de plus en plus. Et pas que l'état UMP, soyons justes. Même si vous feignez de croire que la seule façon de "se faire respecter" est de riposter, de cogner et de harceler de "contrôles", il y en a de complémentaires. Que des policiers se défendent et ripostent à des tirs à balles réelles, qu'elles viennent d'un truand ou de jeunes excités, cela se comprend. Mais que font-ils d'AUTRE ? Comment vous faites-vous "respecter" de vos enfants et de votre épouse ? Vous cognez quand ça dérape ? Ou vous essayez de vous mettre à leur place et de les comprendre ou de les aider ? Comme l'ont dit des féministes américaines, "Democracy begins home". Cela s'appelle le vivre ensemble, TOUS, et pas que les bonnes familles catholique de bonne souche. Vous me faites parfois penser à cet archevêque de Paris qui, vers 1850, énonça en pleine homélie cette phrase sublime, retrouvée par Jean-Claude Carrière : "Non seulement Jésus était fils de Dieu, mais il était d'excellente famille du côté de sa mère !".

Stemmelen Eric

Soyons lucides.
Il ne sert à rien de lier immigration et délinquance comme l'a fait le Président de la République en restant dans les généralités. Seuls sont en fait essentiellemnt concernées par ces propos les personnes originaires d'Afrique du Nord, d'Afrique Centrale et de l'Ouest. A Grenoble la solidarité communautaire est supérieure à la réprobation d'un acte criminel et la police comme toutes les institutions de l'Etat sont perçues comme une bande rivale par les individus solidaires du braqueur. Ce phénomène va s'amplifier et bientôt tirer sur la police va devenir banal. Ce pays se prépare des jours difficiles. Toute la classe politique de gauche comme de droite est responsable de cette situation . La tolérance zéro n'existe pas. Le nettoyage au Kärcher est ridicule et les propos de celui qui les a tenus sont irresponsables. Envoyer le RAID à Grenoble pour une simple affaire somme toute banale de police judiciaire n'est pas opportun car dans l'avenir il faudra multiplier par 50 les effectifs de cette unité d'élite. Nommer des préfets anciens commissaires de police est un simple épiphénomène. Je crains que personne ne prenne réellement conscience que l'Etat recule en pratique partout et que le crime progresse avec un phénomène digne de la Colombie ou de la Mafia, à savoir la solidarité de communautés d'origine étrangère envers des malfaiteurs uniquement parce qu'ils appartiennent à leur communauté. Ceci s'appelle un comportement mafieux !

Alex paulista

@ Pierre-Antoine

Pour moi, la nationalité ne doit être utilisée ni comme récompense ni comme punition.
Seuls les problèmes de trahison nationale peuvent faire exception.

C'est moins une question de gravité qu'une question de nature.

Alex paulista

@ Damien

Je ne trouve pas vos insinuations très opportunes sur Naples et encore moins sur Perpignan.

On y trouve des retraités, des Gitans sédentarisés, des Arabes, quelques agriculteurs dans les petits villages alentour. Canet en est presque devenu une extension.
Oui il y a des gens modestes. Oui il y fait bon vivre.

À São Paulo aussi, on y vit très bien. Ne survalorisez pas quelques faits divers sordides quand la probabilité d'être impliqué dans un accident de la route ou de développer un cancer écrase malheureusement de beaucoup celle de faire face à la violence en vivant hors de ses cercles et sans richesse ostentatoire.

damien

Même les plus connus des apôtres de la non violence donnent des limites à celle-ci :

"Il vaut mieux être violent, s'il y a violence à nos coeurs, que mettre dessus le manteau de la non violence pour couvrir l'impuissance."
Mahatma Gandhi

A bon entendeur chez ceux des politiques (et magistrats ?) qui font dans l'impuissance ou la non violence au point de ne pas punir ceux qui doivent l'être.
Donc...

Outre Grenoble, faites donc un tour à Perpignan il fait bon y vivre paraît-il... ou pas.

Pierre-Antoine

@Alex Paulista & Laurent Dingli

Je suis pour l'accueil des étrangers, j'en ai hébergé chez moi clandestinement pendant deux ans, sans publicité et sans soutien d'aucune sorte.

Je suis prêt à tout faire pour que leur droit soit reconnu, respecté ! Et je le fais, j'agis en ce sens (voir l'association que j'ai créée en cliquant sur mon nom en bas du com).

Je suis même prêt à celui qui me vole mon pain, de lui dire, ne le vole pas je te le donne, et je l'ai déjà fait.

Je suis prêt aussi à dire ouvertement et bien en face à celui qui ne fait que prendre et exiger sans donner en retour que son comportement est préjudiciable, à lui d'abord, à ses coreligionnaires ensuite et bien sûr à ses victimes. Et je l'ai déjà fait !

La terre est immense et la France bien petite.

Et je suis également prêt à parler de nationalité à accorder ou retirer avec ceux qui par leur engagement sont des exemples concrets.

Cordialement

Pierre-Antoine

Alex paulista

Chers Pierre-Antoine et Laurent

Notez que ce type de "concept" a été expérimenté sur les étrangers qui demandent une régularisation: indépendamment de la qualité de l'intégration et des attaches en France, un critère crucial est de "ne pas avoir gardé des attaches dans son pays d'origine". En gros, il faut surtout éviter de dire qu'on parle encore à sa mémé, sous peine d'avoir sa demande rejetée directement. L'arbitraire a ses codes.

L'angélisme n'est pas du côté qu'on croit quand des associations dénoncent le viol éhonté du droit des étrangers et l'attaque affichée de ceux qui leur apportent une assistance. Qu'elle soit humaine et matérielle, ou bien juridique.
Donner à manger, un abri ou simplement une chance de s'exprimer et faire valoir ses droits.

La route est claire: d'abord on guette les étrangers devant les maternelles et les soupes populaires pour les mettre dans un avion avant toute comparution, puis on commence à vouloir expulser les conjoints de Français, puis les Français naturalisés qui vivent avec plusieurs femmes qui conduisent en burqa, puis les Français ne naissance issus de l'immigration qui commettent des délits graves...

QUAND ON PIÉTINE LES DROITS DES ÉTRANGERS, ON S'ATTAQUE AUSSI AUX FRANÇAIS.
L'abus de pouvoir est une pratique contagieuse.


Je relisais récemment Alain commentant en 1909 un extrait du Gorgias de Platon:

Tous portèrent les yeux sur Socrate, parce que l'on soupçonnait assez qu'il se faisait une tout autre idée de la justice ; et aussi sans doute, parce qu'on l'avait vu faire «non » de la tête à certains endroits. Lui se tut un bon moment, et trouva ceci à dire : « Tu oublies une chose, mon cher, c'est que la géométrie a une grande puissance chez les Dieux et chez les hommes. » Et là-dessus je dirai, comme les joueurs d'échecs : « Bravo ! c'est le coup juste. »
Toute la question est là. Dès que l'on a éveillé sa Raison par géométrie et autres choses du même genre, on ne peut plus vivre ni penser comme si on ne l'avait pas éveillée. On doit des égards à sa raison, tout comme à son ventre. Et ce n'est pas parce que le ventre exige le pain du voisin, le mange, et dort content, que la raison doit être satisfaite. Même, chose remarquable, quand le ventre a mangé, la Raison ne s'endort point pour cela ; tout au contraire, la voilà plus lucide que jamais, pendant que les désirs dorment les uns sur les autres comme une meute fatiguée. La voilà qui s'applique à comprendre ce que c'est qu'un homme et une société d'hommes, des échanges justes ou injustes, et ainsi de suite ; et aussi ce que c'est que sagesse et paix avec soi-même, et si cela peut être autre chose qu'une certaine modération des désirs par la raison gouvernante. À la suite de quoi elle se représente volontiers des échanges convenables et des désirs équilibrés, un idéal enfin, qui n'est autre que le droit et le juste.

jpledun

Cette histoire de nationalité est une belle bêtise qui n'a aucun avenir.
Qu'est-ce qui arrive á un "français de souche" s'il tue un(e) policier(e) ou un(e) gendarme ? Moins grave ? Plus grave ?
Non, ce n'est définitivement pas la bonne voie.
D’un autre côté, honte á tout ceux qui déforment le discours original pour servir leur paroisse, "on va réfléchir, pour les étrangers ayant TUÉ un gendarme, etc."
Et non pas "on va réfléchir aux étrangers..." ! (Hamon, ah bon ?)

"On va s'occuper de CERTAINS Roms qui s'organisent en bande criminelle..." Et non
"On va s'occuper des Roms" (le même plus tous les autres !)

Là je ne suis pas d'accord.
Lisez ou visionnez les textes ou les vidéos originaux. Rien ne vaut mieux !

http://www.elysee.fr/president/mediatheque/videos/2010/juillet/discours-sur-le-theme-de-la-lutte-contre.9392.html

Zenblabla

A force de se demander comme ici en commentaires, qui fait la loi et comment alors elle s'applique et à qui, on finira par se demander à quoi elle sert.
Même plus à qui !

Il me semble que le minimum en manière de justice, cela reste que la Loi soit la même pour tous.

Que les moyens alloués pour la faire respecter s'épuisent en quelques doctrines, voire en tristes réalités, cela ne devrait pas entraîner raison d'une écriture de la loi qui fasse distinction entre celui-ci et celui-là.
C'est un minimum, voire un absolu toujours reconduit, même si cela s'observe ré-écrit avec l'histoire.

En tout cas en jeu de Justice, c'est un absolu philosophique, voire un paradigme avec l'écriture de la législation.
Alors le bouleversement d'un tel paradigme risque de mélanger irrémédiablement les causes et les effets.

C'est-à-dire pour une longue, à dire trop longue, et par avance trop trouble période.

Les causes de la misère sont bien connues, la misère impossible à regarder en face pour qui la renie assez longtemps en justifiée foi, ses effets alors dévastateurs, faciles à régler par quelques tirs de barrage, mais impossible à contenir dans la durée, le ferait-on croire à l'encontre de toutes les preuves qui démontrent les moyens de l'investissement remis ailleurs qu'en immédiate rentabilité,là où la misère n'émancipe rien, jamais, sinon elle même.

Je ne pense pas que les mélanges des causes en leurs effets pour seule raison de législation, ainsi que s'organise la communication politique d'aujourd'hui, et cela de tous bords, cela soit assez responsable, cela ne soit pas définitivement inconséquent.

Cassandre prend ce siège et assieds-toi par terre !
Ne soit donc plus la lutte contre la misère, mais celle contre ses effets !!!

Laurent Dingli

Pierre-Antoine,

Il ne s'agit pas de savoir ce que fait tel ou tel individu, mais de préserver un des fondements du pacte républicain. Or je considère que ce projet, s'il était voté (à Dieu ne plaise), constituerait une grave entorse à ce pacte. Si un individu porte atteinte à une personne dépositaire de l'autorité publique, il y a des lois pour l'en punir. Et puis qu'est-ce que c'est que cette façon de vouloir créer des citoyens de seconde zone ? On va aller chercher l'origine des gens maintenant ? Bon sang, nous sommes en France en 2010, pas en Allemagne sous le IIIème Reich !

Pierre-Antoine

@Laurent Dingli

Vous avez raison dans l'absolu, mais je pense qu'il faut tenir compte du fait qu'avant la fin du service militaire obligatoire, de nombreux jeunes à leur majorité ont eu à choisir entre la nationalité de leurs parents ou la française, mais pour cause de service national ont opté pour celle de leur parents, et ce n'est que beaucoup plus tard, ayant épousé des "Françaises" qu'ils ont obtenu la nationalité française.

Ne croyez-vous pas qu'il serait logique d'en tenir compte ?

Cordialement

Pierre-Antoine

Laurent Dingli

Je viens d'écouter le discours de Grenoble en différé. Il y a de bonnes initiatives, des mesures de fermeté nécessaires, mais je suis extrêmement choqué par le projet inique, absurde et dangereux visant à déchoir de la nationalité française toute personne d'origine étrangère ayant porté atteinte à la vie d'un individu dépositaire de l'autorité public. Ceux qui me connaissent un peu savent que je n'ai pas de complaisance particulière pour les criminels, mais notre République démocratique ne peut tolérer une telle entorse au principe d'égalité. Il faut lutter sans hésitation contre ce projet scélérat.

florent

Question pratique de nationalité :


Qui des trois est le plus français ?

a) Un français dont le père né en Europe de l'Est réfugié en France a refusé la nationalité française
b) Un Français dont le père n'a pas la nationalité française mais dont le grand-père est mort pour la France
c) Un Français dont les parents se sont réfugiés en France dans les années 60/70 pour des raisons politiques, sans papiers parce qu'il y avait dans leur pays une dictature
d) un basque
e) un corse

Moi je ne sais pas. Ou plutôt si. Tous sont Français sans distinction !

@M Bilger
Vous mettez, je vous cite :
"Mais il y a un moment où cette riposte exceptionnelle s'effacera devant la quotidienneté redevenue apparemment paisible. Et tout recommencera".

Devant ces épisodes qui créent des dévastations, les témoins n'hésitent pas à évoquer l'atmosphère de "guerre" et les habitants, à cause de leurs véhicules incendiés, déplorent de ne plus pouvoir "partir en vacances".

Ce n'est pas faux. Mais encore plus que cette atmosphère de "guerre" (les véhicules incendiés sont très vite retirés à la charge des communes et non plus à la charge de l'Etat) c'est l'atmosphère d'insécurité palpable quasi quotidiennement, créée par des incendies de poubelles, des gros tags, des déjections dans les ascenseurs... et donc les odeurs, les mêmes ascenseurs qui ne fonctionnent pas soit parce qu'ils ont un problème mécanique dû à leur ancienneté (la même que celle des bâtiments) soit parce qu'ils ne sont pas respectés par quelques-uns !

Le problème majeur c'est qu'en dix ans la population a augmenté, pas les effectifs de police !

Certes certains jeunes d'aujourd'hui mettent le feu à des automobiles, mais relisez ce que faisaient les jeunes des années 60 avec les voitures...

La quantité était moins importante car il y avait moins de voiture (cf rapport de Laurent Mucchielli).

Nous avons créé des concentrations de population de 5 000 à 12 000 voire 15 000 habitants sans présence policière !

Il y a dix ans un début de présence policière a été mis en place. Supprimé dès 2002.
La sûreté et la sécurité ont un prix.
Mais la sûreté pour TOUS est un droit fondamental !
La très grande majorité des citoyens des grands ensembles sont dans cette attente de sécurité !
Depuis 2002 ils attendent toujours !


Pierre-Antoine

@Damien

Je suis bien d'accord avec vous, il est nécessaire de faire de l'investigation. Le renseignement a toujours été l'indispensable arme de toutes les guerres.

Mais quand je vois que sur le terrain les avis divergent, comme par exemple le maire de Grenoble qui prône la concertation et la paix avec le bandistisme, je m'interroge grave comme disent les jeunes bacheliers 2010.
"Les pouvoirs publics n'ont pas à "faire la guerre" à la délinquance mais à "faire la paix" sociale pour donner la preuve de leur efficacité, déclare le député-maire socialiste de Grenoble, Michel Destot."
http://www.lexpress.fr/actualites/2/le-maire-de-grenoble-veut-faire-la-paix-sociale-pas-la-guerre_909654.html

Bientôt on voudra faire la paix dans les cités que seuls les truands peuvent faire régner non avec des baffes, mais des balles.

Comme dans certains quartiers de grandes villes américaines où la mafia avait dans les années 60 et 80 mis en place toute une "éthique sociale", les vieux, les femmes et les enfants étaient respectés, du moins tant qu'ils observaient la loi du parrain. Et tout ça avec la bénédiction des curés.

En France ce pourrait, en plus de celle du curé qui se fait de plus en plus rare, être celle des imams, qui sont de plus en plus présents (simple constat, dans ma cité il y a au moins 4 imams pour 1 curé à temps partiel).

Cordialement

Pierre-Antoine

damien

@Alex paulista

A force d'être utilisés pour nettoyer dans l'urgence, il est logique que les fonctionnaires de police en aient marre, tout simplement. Ca n'excuse pas leurs dérapages (même si je leur préfère largement la gendarmerie chez qui j'ai été appelé du contingent jadis).

Primo je sens une logique qui systématiquement en France conteste la notion d'autorité et d'ordre (fut-ce de manière républicaine), secundo à la fin de mon post je précise bien que la solution est policière mais d'investigation : en s'appuyant sur les GIR (pensés sous Jospin sauf erreur de ma part , et mis en place sous Sarkozy), GIR qui s'appuient et s'accompagnent du volet judiciaire bien sûr.

Ce qu'il faut c'est de la vraie police d'investigation, plus efficace pour démanteler des économies souterraines que des patrouilles, fussent-elles musclées.

A la gauche qui crie police de proximité (façon les policiers jouent au foot en cité), je réponds police de proximité oui certes, MAIS AUSSI police d'investigation, pas juste des descentes pour trouver drogues ou armes... Je parle de démantèlement de réseau !

Enfin à force de "Liberator en tout genre" il ne faut pas s'étonner de la lassitude qu'éprouvent les policiers quand ils retombent toujours sur les mêmes. Je ne dis pas que ce policier de la BAC a raison sur toute la ligne mais lui ne fait finalement qu'être en fin de chaîne de tout un processus qui ne fonctionne plus correctement.

A ce train il n'y aura plus que les délinquants pour soutenir le système judiciaire... un comble non ?

Or, à moins que je me trompe la justice existe justement pour éviter que les gens ne se fassent justice eux-mêmes et que cela devienne le chaos... Quand le crime paie la société peut s'effondrer... Attendez-vous que cela soit comme à Naples par exemple ?

D'une manière plus étendue on constate le même problème avec les criminels (non crapuleux) en tout genre, qui ont de moins en moins peur de la police et de la justice.

Le crime paie mesdames et messieurs et c'est cela qu'il faut changer.

A titre de comparaison avec les USA, je conseille l'excellente série The wire (Sur écoute) qui brosse sur 5 saisons les déboires d'une ville US gangrenée par la criminalité. Plus qu'une série policière c'est une bonne analyse de la situation (police, justice, délinquance, presse / journalisme, classe populaire - docker en l'occurrence).

Pierre-Antoine

@Alex paulista
"En tout cas, que ce "Denis" ne cherche pas une approbation de mon côté."

J'espère que les dangereux malfrats non plus n'en trouveront pas !

Si la motivation de la population pour les abriter trouve son origine dans les baffes à Denis, je crains que ce soit une excuse pour justifier une complicité d'intérêts.

Cordialement

Pierre-Antoine

Alex paulista

@ damien

Le récit de ce fonctionnaire commence par
"Le 22 juillet, je me suis pointé au travail à midi".
Et là, il a pris sa pause déjeuner ?
Apparemment, il veut en découdre. Il précise qu'il vouvoie les gens qu'il contrôle, c'est bien. Même si c'est le minimum.
Il vante l'efficacité des grandes baffes dans la tronche d'un impoli qui le tutoie, et s'étonne de voir la population abriter de dangereux malfrats.
Si un gars de la BAC me tutoie, j'ai l'autorisation de lui en claquer une belle comme dans le lien ?
http://www.dailymotion.com/video/x2ep58_mec-qui-met-une-belle-gifle-a-un-in
De ce que je comprends de l'allemand, ça ne s'imposait pas. Mais au moins le gars avait l'opportunité de répliquer.

En tout cas, que ce "Denis" ne cherche pas une approbation de mon côté.

Judith

@ Aïssa

Non Non Non !

Les vacances, c'est le repos après le labeur. Ce n'est pas un droit, ni un acquis.

Les travailleurs chanceux sont payés 5 à 7 semaines pour ne pas travailler, les moins lotis thésaurisent pour s'offrir un congé sans solde.

Les adolescents ont des vacances pour les déconnecter de leur fervente assiduité à l'école, tous les deux mois même : on appelle cela les vacances scolaires.

Simplement, tous ne partent pas, comme nombre d'adultes salariés, commerçants ou libéraux qui ne peuvent pas s'offrir un voyage ou un simple séjour métropolitain et qui reportent leur projet d'années en années jusqu'à ce que leurs finances le leur permettent.

Assimiler les vacances au tourisme est pour moi une erreur.

Le tourisme relève du marketing et résulte d'un besoin créé par la Société de consommation.
S'offrir du tourisme, c'est comme s'autoriser l'achat de n'importe quel bien de consommation un peu coûteux.

Proposer d'offrir un séjour à des jeunes, comme ça, spontanément, est selon moi totalement contre-productif.
Le vacances doivent rester une récompense après l'effort et le voyage d'été doit rester un service de luxe acquis grâce à son salaire.

D'ailleurs, la philosophie altruiste qui tend à exiger que ceux qui ont moins aient néanmoins tout m'exaspère.

La République veut qu'on ait une égalité des chances, pas une égalité des résultats.

On cristallise nos frustrations sur l'argent des autres mais si l'argent n'existait pas, il ne faut pas se leurrer, l'être humain focaliserait sur autre chose.

Allez savoir, peut-être gaverait-on les maigres pour qu'ils soient gros et lobotomiserait-on les intellectuels pour que, surtout, ils ne surpassent pas le plus parfait des imbéciles.

La nature est injuste, elle n'a jamais su faire autrement.
Il n'y a que l'homme pour se croire plus habile qu'elle.

damien

Un témoignage de plus à la problématique :
clairement les autorités de l'Etat et certains juges me semblent en dehors de toute logique de sécurité réelle.

http://www.lepoint.fr/societe/denis-policier-a-la-bac-le-flic-est-un-sous-citoyen-28-07-2010-1219604_23.php

On leur demande de faire leur boulot sans les moyens de le faire... à force de tels reculs on en arrivera à un moment ou soit ils gagnent en face soit nous n'aurons d'autre choix que d'utiliser des méthodes non républicaines... Les bien-pensants qui souhaitent éviter la dérive fasciste seront ceux qui en lanceront le retour. Tout comme le furent les pacifistes dans les années 30...

C'est une autoroute pour le FN qui se crée ici à force de mécontentement et de frustration.

Les GIR doivent être plus nombreux pour casser l'économie souterraine. Mais peut-être est-ce déjà trop tard.

Laurent Dingli

Je me réjouis d'autant plus de votre position, Jean-Dominique Reffait, que cet abus du droit à la différence, obstacle à l'assimilation, a souvent été le fait de certaines personnalités de gauche (non pas celles évidemment qui sont issues de la mouvance néo-jacobine type Max Gallo, Chevènement, ou, dans un autre style, Mélanchon...) ; en revanche, le tout culturel des années Lang a laissé des traces et, à force de prétendre qu'un texte de Molière valait bien une chanson de rap, que l'on pouvait même adapter ce pauvre Poquelin sur des rythmes importés des Etats-Unis, soi-disant pour s'ouvrir aux jeunes de nos banlieues, on a fini par créer cette sous-culture dont le caractère nuisible n'a d'égal que le ridicule ; comme quoi, cette question essentielle transcende les clivages politiques.

Aïssa Lacheb-Boukachache

1917, durant les grandes mutineries … Un courrier d'un de ceux-là que je prends au hasard … Il écrit à sa famille; je transcris mot à mot sans ajouter rien ni retrancher, pas même une virgule: « … Il y en avai qui avai fait tout de même leur sac pour alés tu cet bien il y en a qui rouscaille asse mai quan sa vien de faire il y a personne mai ceux qui on hu des couille au cu il son alés coupé les courroi des sac alors tu vois bien apeuprès sa de loin ...» …

1917, toujours … Une mère écrit à un conseil de guerre jugeant son fils pour refus de retourner à l'abattoir s'y faire hacher … Je transcrits là encore mot à mot ainsi qu'elle les a rédigés: «Mon fils a femme et enfants. S'est bon père et bon Mari bon fils. J'ai mon fils auguste Monin qui était en 42deusième d'artillerie qui devenu fou par le canon et est en traitement au château de saint jemmes sur Loire. Bien douloureux pour moi de voir mon fils fou et Louis en prison. J'ai rester Veuve en 1891 c'est moi qui élevé mes enfants seulx ...» …

Voilà, Laurent … La réalité de ces choses, elle est là et pour un Henry Barbusse et un Charles Péguy, combien de millions de ceux-là, pauvres hères sacrifiés sur l'autel des intérêts «particuliers» et non d'un quelconque patriotisme comme vous tentez vainement de l'expliquer … Si c'est pas pitié de lire ça et personne aujourd'hui qui leur a demandé pardon; on s'est empressé plutôt d'occulter, de faire croire que …, de mythifier et vous y êtes en plein dedans, cette honteuse mythification... Tant cela a dépassé tous les entendements, la raison.

Quant aux gitans, manouches et autres gens du voyage chez nous, vous constaterez qu'une mission interministérielle a été immédiatement créée suite au saccage de Saint-Aignan et qu'elle se réunit aujourd'hui à l'Elysée pour examiner dans tous leurs aspects les problèmes nombreux que rencontrent au quotidien ces personnes, l'ostracisme immonde dont elles sont sans cesse victimes et de la part des populations et de la part des institutions et tenter au mieux d'y apporter les solutions les plus dignes possibles … Comme quoi, quand on détruit tout, quand on se fait justice soi-même et accompli des représailles, on est enfin respecté et surtout entendu jusqu'au plus haut sommet de l'Etat! Je ne cautionne pas, je ne l'invente pas, je constate … C'est ainsi et vous n'y ferez rien!


Pierre-Antoine, vous avez tout à fait raison … Ainsi qu'on y met un terme et ainsi aussi qu'on l'allume. Selon que la raison s'impose ou non ...


Aïssa.

Jean-Dominique Reffait

Laurent Dingli, je ne mets pas en cause l'inculture des migrants : cette inculture est consubstantielle au statut de migrant. Je mets en cause le fait que cette inculture ait été pétrifiée en pseudo-culture.

Les vagues précédentes de migration, étrangères ou françaises (Polonais, Italiens, Espagnols, les maçons de la Creuse ou les bonniches bretonnes) étaient tout autant incultes, mais elles le savaient, on le leur faisait bien comprendre sans ménagement, on ne leur faisait pas croire le contraire au nom du droit à la différence.

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