On n'est pas obligé d'aimer Mediapart et Edwy Plenel pour avoir envie de les défendre.
Alors que l'affaire Woerth-Bettencourt est enfin entrée dans le vif judiciaire du sujet avec, notamment, les enquêtes diligentées par le procureur Courroye, les investigations en cours concernant les dires de l'ancienne caissière de Liliane Bettencourt, l'audition de Patrice de Maistre et la plainte en dénonciation calomnieuse annoncée par le ministre, on continue de s'écharper non pas "sur la lune" mais "sur le doigt" (Le Monde, Le Figaro, Le Parisien, nouvelobs.com).
Pour complaire sans doute au président de la République qui n'en demande pas tant si on considère son appel au calme lors du dernier Conseil des ministres, au moins deux de ceux-ci, précédés par Xavier Bertrand et suivis par Eric Raoult, ne se sont pas grandis en accablant Mediapart - ce serait tout à fait admissible - mais sur un mode absurde. Xavier Bertrand, à propos des écoutes clandestines dont chaque jour l'authenticité est démontrée et qui ne sont pas discutées par les protagonistes en cause, évoque des "méthodes fascistes", Nadine Morano lui emboîte le pas sur le même registre. Christian Estrosi fustige une presse qui ressemble "à celle des années 30" tandis qu'Eric Raoult pourfend une "presse collaborationniste".
Ces personnalités connaissent-elles le sens des mots, le poids des idées et les leçons de l'Histoire ? Où sont l'abjection, la destruction personnelle, l'antisémitisme, l'occupant, la haine, le rejet de la République, les écrits appelant quasiment à la mort d'autrui, où est la volonté de salir et de dégrader pour RIEN, où sont l'ignominie des insultes et l'indignité des pensées ? Le pire est de constater que la droite républicaine s'engouffre dans des dénonciations de très mauvais aloi parce qu'à tort ou à raison elle estime que dans tous les cas il vaut mieux défendre un homme que des valeurs et des principes. Ainsi, elle imite une certaine gauche intolérante et sectaire qui en son temps se servait de l'opprobre du fascisme pour l'appliquer à tout et n'importe quoi, à tous ceux, nombreux, qui ne partageaient pas ses obsessions idéologiques. Pour avoir si justement vitupéré cette banalisation de l'extrême exploitée à des fins quotidiennes et médiocres, était-il nécessaire, pour quelques-uns, de la reprendre et, à la fois, de se ridiculiser et d'outrager la réalité ? On n'a pas besoin d'un "Badinter de droite" (Marianne 2), juste d'honnêteté. Alors qu'il y a mille manières et infiniment de légitimité à engager un débat sur le rôle des médias, la perversion qu'ils sont susceptibles d'instiller dans l'espace républicain, par incompétence, légèreté ou partialité. Le "fascisme" jeté comme argument, comme prétexte n'est qu'un moyen de fuir ce qu'on voudrait étouffer, qui est nécessaire et résiste.
Ils auraient dû déjà se taire sur ce plan puisqu'une décision de justice avait rappelé, en donnant raison à Mediapart, que la légitimité du but poursuivi, l'intérêt social dominant, le service de la démocratie validaient la démarche de ce site et l'utilité des nouvelles qu'il diffusait. La jurisprudence a permis une avancée capitale il y a des années en séparant les modalités de recueil de l'information, qui peuvent être sujettes à caution, du droit de la communiquer et de l'analyser. Celui-ci, dans tous les cas, est garanti.
La réaction de ces politiques apparaît tellement outrancière qu'elle choque non seulement leurs adversaires, l'ensemble des organisations de journalistes et des rédactions mais aussi beaucoup de leurs partisans qui en ont plus qu'assez de ces affrontements qui perdent, au fil des jours, en pertinence et en lucidité ce qu'ils croient gagner en virulence et en partialité. L'Etat, l'Etat de droit sont mis à mal par ces joutes et ces accusations qui ne sont plus adaptées à l'objet central et démocratique de la controverse mais représentent un déchaînement ludique où l'invective la plus forte méritera la palme. Cet abus de langage comparant Mediapart à une officine de caractère "fasciste" est d'autant plus inconcevable que toutes les expériences étrangères, sous l'égide de la royauté ou de la République, s'accordent pour signifier qu'avec le millième de ce qui est soupçonné chez nous, des décisions drastiques auraient été prises et des démissions immédiates opérées. On ne peut pas tout vouloir en même temps : demeurer en place et faire taire.
Imaginons une France magiquement débarrassée de ces polémiques qui n'en finissent pas et qui ont commencé avant l'exploitation des écoutes clandestines. Imaginons qu'on n'ait rien su de Liliane Bettencourt, de François-Marie Banier, de Patrice de Maistre, de Patrick Ouart, d'Eric Woerth, de son épouse, de l'île d'Arros, du secret bancaire suisse, d'un possible blanchiment, des probables fraudes fiscales, de la justice privatisée, de ces relents d'argent, de pouvoir et de privilèges. De cette France devinée et soudain ostensiblement dévoilée. Ces êtres et ces comportements n'ont pas été créés par Mediapart. Ils sont là, présents, disponibles. Il aurait fallu en faire quoi ?
Si notre démocratie était vierge de ce qui l'a troublée, informée et agitée depuis ces dernières semaines, serait-elle plus riche, plus forte, plus ignorante certes mais aussi plus lucide ? Notre société serait-elle plus ou moins démocratique ? Qui de bonne foi oserait répondre par l'affirmative ?
Alors, où est véritablement la honte ?
@Sylvain | 19 juillet 2010 à 11:16
"Rouy Blase, ver 797 ???
HEUUU... avant ou après J.Claude ????"
Bouh !
Rédigé par : Catherine JACOB | 19 juillet 2010 à 20:26
Ruy Blas : vers 797
"Madame, sous vos pieds, dans l'ombre, un homme est là
"Qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile ;
"Qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile ;
"Qui pour vous donnera son âme s'il le faut ;
"Et qui se meurt en bas quand vous brillez en haut.
.........................
Rouy Blase, ver 797 ???
HEUUU... avant ou après J.Claude ????
Rédigé par : Sylvain | 19 juillet 2010 à 11:16
D'après Aristote : La vertu comme juste milieu (Éthique à Nicomaque, II, 6) -
Ethique ???.... (sa mère) ???
Nicomaque ?? est-ce une nouvelle race de nictamères, de banlieues ??
Rédigé par : Sylvain | 17 juillet 2010 à 15:51
@Catherine J.
Bonjour et excuses anticipées pour n'avoir pas eu envie de lire jusqu'au bout le texte mais :
1 ) j'ai pas envie de repasser sur le billard, trop échaudé
2 ) ensuite en faisant travailler la roulette de la souris pour voir la longueur du texte, j'ai attrapé une crampe à l'index
Donc veuillez svp prendre soin de ma santé en faisant plus court.
Remerciements rétroactifs
Bon wikendeu
Rédigé par : Sylvain | 17 juillet 2010 à 15:46
Sylvain fait des vers sans en avoir l'air :
Je suis vraiment stupéfait que des gens s'intéressent à moi, misérable ver de terre inculte, admiratif des étoiles
Ruy Blas : vers 797
" Madame, sous vos pieds, dans l'ombre, un homme est là
" Qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile ;
" Qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile ;
" Qui pour vous donnera son âme, s'il le faut ;
" Et qui se meurt en bas quand vous brillez en haut. "
de ce Savoir qui est le "leurre"... = « L’instance de la lettre » = « Le véritable objet dont il s’agit n’est pas devant, mais derrière. » (Lacan)
D'où, peut-être la première version de la naissance du coup de boule dans l'altercation Materazzi/Zidane est-elle bien la bonne à laquelle il est répondu par devant...^^
Rédigé par : Catherine JACOB@Sylvain(2) | 17 juillet 2010 à 15:14
@Sylvain | 17 juillet 2010 à 10:44
«Pourtant je suis féru de culture italienne comme vous semblez l'être.
Je peux citer des gens célèbres : Materazzi.»
Puisque j'ai affaire manifestement à un spécialiste – et si PB autorise ce dernier échange, mais bon, la thématique en étant : « Où est la honte? » peut-être acceptera-t-il encore un petit effort – J'aimerais bien vous demander pour laquelle de ces deux versions radicalement différentes vous vous prononcez?
Version n°1:
«Paris Match a demandé à Mariella Balsamo, interprète du langage des signes à l’institut national des sourds et muets de Messine, de décrypter le document fourni par TV Globo, seule caméra isolée a avoir filmé de face Marco Materazzi lors de l’altercation.
Le défenseur de l’Inter de Milan aurait commencé son festival d’insultes par (en italien dans le texte)
«Oh ! Levati finocchio », ce qui peut se traduire par « Oh ! Casse-toi pédé ! »
« Une seconde plus tard, il ajoute : « Con la tua puttana di tua sorella » (« Avec ta pute de sœur » ), sobrement conclu par un « Merda » (« Merde »).
Materazzi en rajoute et insiste, en proférant la même insulte sur la sœur du numéro 10 des Bleus, puis, change de registre, avec :
« Anzi. Ti spacco il culo », (« Et même mieux, je vais te défoncer le cul » ).
Zidane se retourne alors, marque un temps d’arrêt, puis assène un « coup de boule » qui restera probablement dans les annales de l’histoire du sport.
Version n°2
« Le frère de Zidane, joint par Paris Match, maintient une version légèrement différente :Il a traité mon frère de terroriste et lui a dit qu’il ne pouvait pas porter le maillot de l’équipe de France parce qu’il était arabe et pas français.»
Résultat en tout cas : http://4e.img.v4.skyrock.net/4e9/foot-0/pics/588738457_small.jpg
« Et surtout n'oubliez pas mon conseil : "la dose, respectez la dose"... »
Verlaine lui-même, ce grand alcoolique bisexuel qui ressemble à certaines représentations de Bacchus sur des coupes attiques du Vème siècle sur fond rouge à figures noires, le disait déjà qui conseille :
De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'impair,
Plus vague et plus soluble dans l'air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose. -Art Poétique -
«C’est pourquoi dans l’ordre de la substance et de la définition exprimant la quiddité, la vertu est une médiété, tandis que dans l’ordre de l’excellence et du parfait, c’est un sommet. Mais toute action n’admet pas la médiété, ni non plus toute affection, car pour certaines d’entre elles leur seule dénomination implique immédiatement la perversité, par exemple la malveillance, l’impudence, l’envie, et, dans le domaine des actions, l’adultère, le vol, l’homicide : ces affections et ces actions, et les autres de même genre, sont toutes, en effet, objets de blâme parce qu’elles sont perverses en elles-mêmes, et ce n’est pas seulement leur excès ou leur défaut que l’on condamne. Il n’est donc jamais possible de se tenir à leur sujet dans la voie droite, mais elles constituent toujours des fautes. » - ARISTOTE : LA VERTU COMME JUSTE MILIEU (Éthique à Nicomaque, II, 6) -
Est-il besoin de préciser qu'il en va pour ce dont vous préconisez le juste dosage tout de même que pour ce qui concerne la vertu du juste milieu dans l'homicide etc.? Cela est mauvais en soi-même, et non pas le seul excès!!
Rédigé par : Catherine JACOB | 17 juillet 2010 à 14:41
Bonjour Catherine JACOB
Vous me faites trop d'honneur en répondant à mes messages.
Le mérité-je ?
Je suis vraiment stupéfait que des gens s'intéressent à moi, misérable ver de terre inculte, admiratif des étoiles de ce Savoir qui est le "leurre"...
Pourtant je suis féru de culture italienne comme vous semblez l'être.
Je peux citer des gens célèbres :
Berlusconi, Il Cavaliere, dont je suis fan inconditionnel et qui laissera une trace indélébile dans l'histoire de la Botte.
L'Inter de Milan de José Mourinho.
Materazzi.
La Squadra Azzura même si elle a foiré cette fois
........
Et aussi des lieux comme ma pizzeria de quartier "Chez Mario" dont je connais la carte des pizzas par coeur...
Je ne peux pas tout citer...
Aussi je vous salue, en espérant avoir enrichi ce débat de très haut niveau littéraire.
Et surtout n'oubliez pas mon conseil : "la dose, respectez la dose"...
Rédigé par : Sylvain | 17 juillet 2010 à 10:44
@Sylvain | 16 juillet 2010 à 12:46
«c'est pas le titre d'une cassette porno ??? »
L'école de Fontainebleau est une tendance artistique apparue à la Renaissance à Fontainebleau sous l'impulsion de François 1er qui désirait donner à la Cour de France le lustre des cours italiennes.
(Cf. http://www.aparences.net/fontainebleau/fontainebleau1.html )
Gabrielle d'Estrées est la maîtresse et favorite d’Henri IV ; Elle représentée par un peintre anonyme de cette école française en compagnie de sa sœur la duchesse de Villars qui lui a saisi la pointe du sein dans un geste généralement interprété comme l'annonce de la grossesse de la favorite mais que dans les milieux psy on interprète très différemment.
Ceci étant, il n'y a pas de cassette porno au musée du Louvre, ou peut-être dans la salle de repos des gardiens ou de leur Comité d'entreprise s'il existe, qui sait!
@Sylvain | 16 juillet 2010 à 12:44
« ....................................
ah oui ! quand même !
attention de ne pas dépasser trop souvent les doses prescrites
vous êtes sure que votre dealer ne vous arnaque pas ??? »
C'est extraordinaire ce qu'un énoncé qu'ils ne comprennent pas de prime abord peut faire naître de supputations malveillantes chez les gens 'formatés' différemment...!
Rédigé par : Catherine JACOB@Sylvain | 16 juillet 2010 à 19:19
bijour mme catherine ..
..... Cf. Gabrielle d'Estrées et sa sœur la duchesse de Villars par l'école de Fontainebleau, un ....
ha oui çà y est !! çà m'est ""reviendu "
c'est pas le titre d'une cassette porno ???
Rédigé par : Sylvain | 16 juillet 2010 à 12:46
Rédigé par : Catherine JACOB@Sylvain | 16 juillet 2010 à 09:04
....................................
ah oui ! quand même !
attention de ne pas dépasser trop souvent les doses prescrites
vous êtes sure que votre dealer ne vous arnaque pas ???
Rédigé par : Sylvain | 16 juillet 2010 à 12:44
@Catherine J.
J'avoue que ma flemmingite aiguë a souvent raison de vos posts. Cela dit, il m'arrive parfois de m'égarer et de les lire ; très rarement il est vrai. Il m'arrive aussi d'y trouver quelques pépites. Mais s'il faut brouetter des m3 de terre, il y a vraiment de quoi décourager les chercheurs les plus tenaces... Faites court Catherine, ne nous donnez que le meilleur. Je le lirai avec plaisir et je parie que je ne serai pas la seule.
Rédigé par : catherine A le clan des Catherine | 16 juillet 2010 à 10:36
@Sylvain | 15 juillet 2010 à 12:07
« 16 heures sur le billard...
J'en ai encore des séquelles. »
Je ne suis pas très sûre du sens que vous donnez au verbe 'lire'.
Peut-être trop proche de 'stringō' (dans la langue rustique: pincer une branche', pincer (l'olive pour la détacher de l'arbre (=cueillir) - Cf. Gabrielle d'Estrées et sa sœur la duchesse de Villars par l'école de Fontainebleau, un anonyme 1594, Paris musée du Louvre - une discrète, mais très imitée évocation, du sadisme ainsi que du saphisme et de la même famille que striga: oiseau de nuit, Grand Duc, strige, sorcière, vampire / dans la langue nautique: 'serrer de près, raser, longer' ; Donc 'qui laisse des traces') plutôt que de legō (ramasser, recueillir; par ex. (recueillir les os du mort après incinération ou recueillir les traces de etc.) a priori moins dangereux et beaucoup plus passionnant et plein de surprises inattendues ainsi que plus...exact!
« Un peu comme pour le programme du PS...»
Ne me donnez pas de mauvaises idées...
Rédigé par : Catherine JACOB@Sylvain | 16 juillet 2010 à 09:04
Et pan ! Je vous ai lue et me revoilà avec une migraine... Mais non, je plaisante, Catherine Jacob, allez, et sans rancune.
Rédigé par : Laurent Dingli | 15 juillet 2010 à 10:04
......................................
Bonjour Laurent
Ben moi je plaisante pas, j'ai essayé de tenir jusqu'au bout, résultat : triple pontage coronarien suite à décalcification de mes neurones, 16 heures sur le billard...
J'en ai encore des séquelles.
Par contre je suis dans le livre des records de résistance à l'insomnie.
Un peu comme pour le programme du PS...
Rédigé par : Sylvain | 15 juillet 2010 à 12:07
Et pan ! Je vous ai lue et me revoilà avec une migraine... Mais non, je plaisante, Catherine Jacob, allez, et sans rancune.
Rédigé par : Laurent Dingli | 15 juillet 2010 à 10:04
C’est clair maintenant !... L'ensemble des médias est corrompu à cause de sa recherche du sensationnel, de l'audience et du fric !!!
Il leur faut à tout prix accrocher le lecteur ou l'auditeur en utilisant les coups bas les plus tordus qui soient !!!
Honte à ce clan !!!
Honte à cette secte !!!!
Qui préfère l'audience et le fric à la simple vérité !
Bon !....aujourd'hui ils vont nous balancer quoi comme infos ordurières non vérifiées les Marianne, Canal +, Le Parisien, RTL et autres "merdias" fervents convaincus de la doctrine des années staliniennes ? Le prix exorbitant du papier WC de M. Woerth ?
Quelle invention de caniveau vont-ils encore faire ingurgiter au bobo français ???
Tout ça pour faire de l'audience et du fric !
Tout ça pour faire monter les extrêmes !
Une inquisition savamment orchestrée !
Rédigé par : Sylvain | 15 juillet 2010 à 09:36
@Laurent Dingli | 14 juillet 2010 à 19:33
« Catherine Jacob, j'ai seulement constaté que ledit Sbriglia vous avait bien arrangée. C'est un fait, rien de plus. Inutile de vous imaginer autre chose que cela. En ce qui me concerne, vos longues références ne me dérangent pas : je ne les lis pas. »
Je constate de même pour ma part qu' Audiatur et altera pars n'est pas franchement votre tasse de thé puisque vous admettez avoir commenté sbriglia dans un style qui dans les faits se rapproche davantage de l'applaudissement que de la neutralité du pur constat sur la seule base de la longueur des références sur lesquelles j'indique en général que je m'appuie, sans considération aucune de leur possible pertinence.
Or tout est là cependant, dans ce que E.Kant nomme l'adéquation qui veut qu'un des critères de vérité, et le plus souvent invoqué, soit l'adéquation de la connaissance à son objet.
Un bon exemple en est l'interview ce matin de la sirupeuse adjointe au maire de Paris récemment décorée par le roi d'Espagne, Anne Hidalgo, « au titre d'une reconnaissance à l'immigration espagnole en France à travers celle qui représente pour ladite communauté un modèle exemplaire d'intégration réussie », mais qui a cependant commenté l'affaire Woerth-Bettencourt sur la base d'une admirable confusion entre les systèmes français et américain d'administration de la preuve qui en dit long sur la façon dont cette ex inspectrice du travail a dû le faire précisément, en ce qui la concerne, ainsi qu'évoqué avec beaucoup d'affectation et bien évidemment en dehors de son contexte d'application et selon une mode décortiquée par PB il y a peu, la présomption d'innocence instaurée par son propre parti, ce qui autorise à augurer sombrement d'une issue favorable des ambitions qu'elle affiche. La revendication et la mise en lumières des hauts faits des membres d'une communauté donnée est une chose et la connaissance exacte de la culture d'intégration sur la base de laquelle on s'autorise à donner son avis, manifestement, une autre!
Rédigé par : Catherine JACOB@Laurent Dingli | 15 juillet 2010 à 09:14
@MS | 14 juillet 2010 à 18:30
« @sbriglia[...]
Pour le reste de vos propos inutilement blessants, je vous ai lu ailleurs mieux inspiré: on peut aussi être créditeur de ses aigreurs. »
Je pense que son attaque soudaine et félonne, était d'abord une façon de défendre François-Marie Banier.
Allez savoir pourquoi il confond ainsi ce Blog avec l'arène d'une salle audience?! Mais bon, on peut observer qu'il continue (14 juillet 2010 à 13:46) en attaquant l'avocat de Patrice de Maistre, Me Pascal Wilhelm qui ne fait que son travail et qui a bien du courage par cette chaleur, de s’évertuer à défendre la retraite de l'expert comptable descendant d'un penseur ésotérique et qui s’évertue pour sa part à essayer de maintenir le train de vie de l'ex-épouse du fabricant de sacs à mains, 7ème fortune mondiale et 1ère fortune de France....!
Je cite : «Elle est là, la honte, dans cette insultante et méprisable déclaration. Où est l'honneur de la robe à oser soutenir de telles insanités ?J'ai honte ! »
S'agissant de François-Marie Banier, pour ma part, je réitère. Les dessins à la manière de Picasso mâtiné de Cocteau qu'il a fait pendant l'audience pour se donner la contenance de l'Art outragé et qu'on a entraperçus à la télé, n'avaient en effet rien de particulièrement original.
@ Valérie | 14 juillet 2010 à 15:32
« Désolée, mais a vous lire on ne peut s’empêcher de constater toute la passion d'un admirateur éconduit !☺ »
Merci Valérie.
Rédigé par : Catherine JACOB@MS&Valerie | 14 juillet 2010 à 20:01
Catherine Jacob, j'ai seulement constaté que ledit Sbriglia vous avait bien arrangée. C'est un fait, rien de plus. Inutile de vous imaginer autre chose que cela. En ce qui me concerne, vos longues références ne me dérangent pas : je ne les lis pas.
Rédigé par : Laurent Dingli | 14 juillet 2010 à 19:33
@sbriglia
Pour avoir un jour fait ici grief à Catherine Jacob de la longueur souvent dissuasive de ses messages, j'avoue fréquemment partager votre manque de courage à la lire.
Pour le reste de vos propos inutilement blessants, je vous ai lu ailleurs mieux inspiré: on peut aussi être créditeur de ses aigreurs.
Rédigé par : MS | 14 juillet 2010 à 18:30
Rédigé par Monsieur Sbriglia le 13 juillet 2010 à 16:31
Desolee, mais a vous lire on ne peut s'empecher de constater toute la passion d'un admirateur econduit !
☺
Rédigé par : Valerie | 14 juillet 2010 à 15:32
Où est la honte ?
Madame LB a consenti en 2008 un don manuel de 5 millions d'euros en espèces à Monsieur de Maistre, son "conseiller financier" dont on peut penser que les prestations ne furent pas bénévoles...
L'avocat de ce dernier, Pascal W., le justifie ainsi "cette somme correspond à la pension de retraite que Patrice de Maistre aurait été en droit d'attendre s'il avait eu le statut de salarié travaillant au service de madame B." (sic !)
Elle est là, la honte, dans cette insultante et méprisable déclaration.
Où est l'honneur de la robe à oser soutenir de telles insanités ?
J'ai honte !
Rédigé par : sbriglia | 14 juillet 2010 à 13:46
sbriglia@Professeur de droit pénal | 13 juillet 2010 à 16:31
« ces leçons de droit pénal que vous assénez avec l’aplomb sentencieux du capacitaire de première année, quand allez-vous, enfin, Madame Jacob, nous en délivrer ? »
Précisions à l'intention des titulaires du baccalauréat, ce « certificat que donne l’État et qui atteste à tous que le jeune Untel ne sait absolument rien faire. » - Paul Valéry - :
1) Capacitaire : Personne titulaire d'une capacité en droit.
2)« Le Certificat de Capacité en Droit est un diplôme universitaire français actuel, de niveau IV, créé par Napoléon Ier en 1804, conçu pour être accessible à un large public et considéré comme étant une équivalence du baccalauréat. Cette voie d'accès parallèle aux études supérieures juridiques fait partie de la « vitrine sociale » des Facultés de droit. L'entrée en formation de capacité en droit est accessible sans conditions de diplôme dès l'âge de 17 ans acquis. Parfois qualifiée de « diplôme de la seconde chance », la capacité en droit est un équivalent du baccalauréat dans certaines hypothèses, mais sa forte spécialisation qui fait son intérêt offre aussi moins de possibilités que le D.A.E.U. Le diplôme se prépare généralement, par cours du soir et le samedi, en deux ans, ce qui rend cette formation compatible avec une reprise d'études combinant une activé salariée ou d'autres études.»
3)D.A.E.U: Le diplôme d’accès aux études universitaires est un diplôme préparé dans une université dans le but d’obtenir une équivalence au baccalauréat.
Je remercie donc Votre Excellence de son obligeante suggestion, mais contrairement à certains qui font passer le certificat de fin d'études secondaires (CFES) qui ne remplace pas le bac mais permet simplement de justifier d'un niveau bac et qu'un Recteur délivre au candidat malheureux ayant néanmoins obtenu une moyenne comprise entre 8 et 10/20 à l'examen (cf. http://www.ac-grenoble.fr/admin/spip/spip.php?article323 ) pour le baccalauréat la frontière aussitôt passée (et inversement en s'inscrivant dans les universités françaises avec un CFES qu'il font passer pour l'équivalent du bac), je suis pour ma part effectivement titulaire de ce diplôme. Je pourrais donc m'inscrire en première année de droit au besoin, sans passer par la case capacité en droit qui, de ce fait, ne me manque pas.
«ce perpétuel sentiment, à vous lire, si tant est que nous en ayons le courage, de se retrouver en cours de rattrapage, cette affligeante infirmité de votre esprit à nous prendre pour des crétins illettrés, ces « copié/collé » répétitifs qui ne font que mieux ressortir la vacuité de votre imagination et masquer le désert de vos idées personnelles»
Contrairement à ceux qui imaginent le Code pénal, je pense que la lettre crue de ses articles et la réflexion qu'ils suscitent, peuvent être très salutaires notamment à s'épargner certaines confusions. Par ex. Il n'est pas écrit dans l'art. 226-1 du Code pénal : « Est puni d'un an d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende le fait, au moyen d'un procédé quelconque, volontairement de porter atteinte à l'intimité de la vie privée d'autrui :
1° […] 2° En fixant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de celle-ci, l'image d'une personne se trouvant dans un lieu privé»; A moins qu'on ait eu l'intention louable de se livrer à l'action prohibée dans le seul et unique but d'aider les filles à convaincre un magistrat que l'état mental de leurs pères et mères justifie la prise de mesures de protection à leur égard, ou encore de convaincre la police que l'état mental de vos voisins justifie que la préfecture ou la mairie prenne semblable mesure à leur égard vu qu'ils se grattent le chose dans leur salon lorsqu'ils se pensent chez eux sous la protection de l'art.9 CV alors que tout le monde sait qu'on ne se gratte pas le chose sur son canapé mais uniquement sous sa douche et encore, vu que se gratter le chose laisse penser qu'ils pourraient bien être à l'origine de la prolifération des morpions dans le quartier et qu'il s'agit donc là non pas d'une atteinte à l'intimité de la vie privée d'autrui mais d'une mesure de Salut Public !
Étant donné le désert de mes idées personnelles, mon absence d'imagination et ma grande naïveté, j'ai souvent le tort de croire que les infractions ou les abus divers sont le fait d'une ignorance ou d'un oubli. Ex. la 2de partie de l'art. en rapport qui disait que « la parole est libre à l'audience » (ce qui par ailleurs ne concerne pas que le ministère public) et qui avait bien fait l'objet, par un moment, d'un léger oubli de la part du Chef du Parquet, si ma propre mémoire ne me fait pas défaut.
D'où, sans doute, cette impression de rabâchage chez ceux d'entre « les commentateurs qui ne jouent pas les Trissotin de sous-préfecture, et les pousse à la cruauté des comparaisons » dont vous les créditez à mon encontre( au fait, vous pensez à qui et à quoi en particulier ?) et dont je les prie de bien vouloir m'excuser insistant sur ce fait que ces modestes rappels ne sauraient s'adresser à des êtres doués d'une si féconde faconde.
Ceci dit, je ne passe pas mon temps en effet, comme vous-même à lire et relire Du côté de chez Swann, pas même en japonais, je lis aussi Le Contre Saint Beuve où il est question non pas de cette « Castafiole » ou « Castapipe » qui quand elle ne nous envoie pas du Marguerite sur tous les tons, tire aussi Tintin et Haddock des griffes du redoutable Marquis Di Gorgonzola alias l'infâme Rastapopoulos, mais de cette « musique douce comme le regard d'une femme qui voit que le ciel est gâté pour la journée », de ce « bruit de la pluie tombant sur la fenêtre dévidant ce parfum ténu, interminable et glacé dont Chopin a étiré jusqu'au bout la substance fragile et précieuse», de cette pluie qui n'a pas gâché le 14 juillet 2010 mais grâce à laquelle les hôtes de la tribune officielle ont trouvé un peu d'agréable fraîcheur (citation R. Bachelot en direct..) et qui est « signe de chance » comme la voisine de CBS le lui a fait remarquer...
C'est grâce enfin à une oreille éduquée par un tel Chopin et donc sensible aux harmoniques des mots que j'ai pu apprécier la si subtile méchanceté dont vous les avez très spécialement arrosés à mon intention aujourd'hui.
@ Laurent Dingli | 14 juillet 2010 à 11:55
« Eh bien, mon cher Sbriglia, qu'est-ce que vous lui avez mis à l'inépuisable Catherine Jacob !
Belle performance sans aucun doute. Vraiment, vous avez raison! Mais donc, quelque part, d'un grand pervers !
Ceci étant, pour ce qui vous concerne, patience ! Votre tour viendra.
Rédigé par : Catherine JACOB@sbriglia&Laurent Dingli | 14 juillet 2010 à 13:27
Eh bien, mon cher Sbriglia, qu'est-ce que vous lui avez mis à l'inépuisable Catherine Jacob !
Rédigé par : Laurent Dingli | 14 juillet 2010 à 11:55
@ Véronique
Navrée, je n'étais pas informée de la saisine réelle ou avortée du Juge des Tutelles.
Du temps où elle n'impliquait que la famille et les proches de la femme la plus puissante de France, cette affaire ne m'intéressait tout simplement pas.
Je m'amusais tout au plus qu'on puisse venir se plaindre judiciairement de la faiblesse d'un puissant.
Imaginez que Liliane B ait pris l'initiative de saisir le Tribunal correctionnel d'une plainte d'abus de faiblesse à son endroit.
Imaginez que cette plainte soit dirigée contre un "gagne-petit", Monsieur "Majordome" par exemple ou pourquoi pas Monsieur Banier.
J'entends d'ici les esclaffements médiatiques...
Comment ?? La femme la plus riche de France prétend qu'on abuse de sa faiblesse ? N'a-t-elle pas de multiples conseillers, de tout aussi nombreux garde-fous ?
C'est purement et simplement indécent - aurait-on entendu -, qu'un puissant attaque un faible et demande la protection de la Justice contre sa prétendue faiblesse.
Et de la foule exiger la plus grande sévérité à l'encontre de la plaignante.
La plainte n'a toutefois pas été engagée par LB et elle ne visait ni le majordome ni le baladin de la première fortune de France.
Elle opposait un puissant à un puissant.
Cela change tout.
Presque tout.
Certains retenaient l'âge de l'abusée ou l'ingratitude de sa fille pour la défendre tandis que d'autres s'outraient qu'un parasite puisse ostensiblement mettre la pagaille dans des relations mère / fille.
On jauge les intérêts en présence et on juge selon que ceux-ci sont ou non conformes à notre vision de la bienséance.
Aujourd'hui, l'affaire se révèle sous un autre jour.
Madame Liliane Bettencourt, grâce à sa puissance, dispose d'indéfectibles soutiens politiques et judiciaires !
C'est scandaleux ! Un puissant qui abuse de sa puissance !
Moi je trouve cela drôle, un puissant qui abuse de sa puissance, objet d'un procès où l'on prétend qu'on abuse de sa faiblesse...
@ Catherine JACOB
Je n'ai pas la fibre artistique. Aucun gène n'y a malheureusement été dédié.
Rédigé par : Judith | 14 juillet 2010 à 09:39
Dans cette affaire, la principale victime est Liliane Bettencourt.
La pauvre femme a été vraisemblablement
- écoutée illégalement (ça c'est sûr)
- plumée par tous ceux qui l'approchent: politiques, "amis", gérant de fortune, ex-employés, tous demandent leurs cadeaux
- aujourd'hui, accusée de dissimulation fiscale elle passe pour une malhonnête de manière un peu exagérée. Elle a 87 ans.
Il faudrait avoir un peu plus d'empathie pour cette dame.
J'espère qu'elle se réconciliera avec sa fille. C'est encore elle qui est probablement la plus sincère, la moins intéressée.
En tout cas, l'argent à ce niveau fausse tellement les relations qu'on ne peut que se réjouir de ne jamais l'avoir.
Cet argent sent mauvais, Nicolas Sarkozy en est imprégné, Eric Woerth collecteur en chef décore les vautours, leur confie son épouse. L'odeur est écoeurante.
On en avait eu un relent avec l'affaire de l'Epad.
C'est cela que retiendront les Français, que le pouvoir ne saura blanchir.
Rédigé par : Alex paulista | 13 juillet 2010 à 18:28