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18 juillet 2011

Commentaires

révoltée

Bonjour,

Savez-vous qu'une plainte a été déposée contre un militant du NPA en 2010 pour violence sur une femme ? Que cette plainte n'a eu aucune suite ? Que ce membre était candidat aux régionales ? Qu'il a "escroqué" (chut ! ça ne se dit pas !) plein de personnes en Aquitaine et est parti exercer ses "talents" en Meurthe-et-Moselle ? Qu'il "oublie" de payer la pension alimentaire pour son enfant de 6 ans ? Ce matin j'ai entendu Philippe Poutou parler, à Télématin, du combat du NPA contre les violences faites aux femmes. Hier j'ai lu sur facebook, sur la page du militant "victime" du dépôt de plainte, qu'il est révolté que des enfants n'aient pas à manger ou pas assez à cause de Pôle emploi !!!! N'y a-t-il pas matière à réflexion ?

Cactus.

Puis-je lui faire un gros poutou (comme on disait il y a moult années) ? pour l'encourager à ne point décevoir le peuple des hoooooo là là !!!!!!!!!!!!!!

Frank THOMAS

"A ce titre, je considère que le barrage des 500 signatures d'élus est une atteinte évidente à l'expression démocratique puisqu'elle réserve celle-ci à ceux qui obtiennent le parrainage de notables. C'est un cens qui ne dit pas son nom. Il serait plus légitime que la candidature s'appuie sur un parrainage citoyen..." écrit Jean-Dominique Reffait.

A l'opposé de ceux qui, comme Christophe Barbier voient dans le relèvement du nombre de parrainages la solution à la multiplication des candidatures à la présidentielle, je pense, comme JDR, qu'il y a dans le parrainage lui-même une incohérence profonde.
Lorsqu'en 1962 de Gaulle a voulu, par référendum, passer de la "première" Cinquième République, imparfaite à ses yeux, à la "seconde", pleinement gaulliste, il a proposé au peuple de supprimer l'élection du Président de la République par les grands électeurs pour la remplacer par l'élection au suffrage universel.
Le peuple a massivement approuvé cette réforme de la Constitution.
Or le parrainage des candidats à la présidentielle par les grands électeurs est une survivance de ce que 1962 a supprimé.
La logique des institutions voudrait que le peuple, qui est amené à choisir le Président, soit aussi préalablement autorisé à désigner ceux qui seront candidats à cette fonction.

Frank THOMAS

A lire le commentaire fort documenté de Yanick Toutain, militant déçu de la LCR, je suis pris à la fois d'admiration et de vertige.
Admiration pour la foi encore juvénile et fraîche de ces partisans et de ces exégèses de la Commune et du trotskysme dans toute sa pureté révolutionnaire, ardemment attachés à la révocabilité des élus à tout moment de leur mandat.
Vertige aussi quand je vois que ni l'échec de la Commune, ni les horreurs de la prétendue dictature du prolétariat n'ont entamé leurs convictions.
Les tenants de cette foi brûlante ne sont pas plus troublés et ébranlés par les preuves multiples de l'irréalisme de leurs options que les sectateurs des religions par celles de la non-existence de dieu.
A l'instar des royalistes français qui, comme eux, se complaisent à se battre pour une cause perdue, ils s'offrent même le luxe somme toute aristocratique, de discordes infinitésimales et bien sympathiques.
Dans l'air un peu nauséabond que la vie politique nationale nous oblige à respirer ces temps-ci, il y a là quelque chose de pur, de désintéressé et de revigorant.
Mais, dussé-je faire de la peine à M.Toutain, je m'associe à Philippe pour saluer aussi l'arrivée de Monsieur Poutou au nom si français et si doux.

Alex paulista

@jpfoucault

Vous êtes méchant d'ironiser sur Dupont-Aignan.

Mary Preud'homme

Poutou, connais pas. Quant à NPA, voilà un sigle qui annonce une couleur politique qui sent plus le réchauffé que le nouveau parti : Nulle part ailleurs ou Nul par ailleurs !
Comme tu veux tu choises !

une fan

Honnêtement "Poutou or not Poutu" peu m'en chaut ! Car j'ai compris que la France et ses gouvernants sont prisonniers dans les filets des banques qui sont elles-mêmes prisonnières de leurs propres jeux et errements. Ni les aides d'Etat ni celles des banques centrales n'ont eu raison d'une déflation qui se profile. Alors qu'importe mon vote et les 14 narcissiques potentiels de 2012 ! Aucun et surtout pas les impétrants n'ont actuellement la solution ! Nous payons une Europe à 27 mal construite et mal pilotée, sans stratégie ni en politique ni en économie depuis trente ans. S'ils sont narcissiques c'est que nous les renforçons comme tels. Suffit, des pantins politiciens : il nous faut des tacticiens économiques citoyens de l'Europe donc bien décalés avec des enjeux sociaux politiques nationaux même si devant parfois arbitrer des choix cruciaux et faire de la pédagogie européenne. Supprimer les velléités
de caste et de professions. La priorité est de trouver le moyen de concilier effort et partage en contraignant la finance à payer son écot. Utopie pas certain car nécessité fait loi. Désolée je ne crois plus à cela :

"Cette évidence rabaissera les arrogants de la République et élèvera ses sans-grade."
Voter par défaut ne m'intéresse plus, il va falloir faire que le vote blanc soit comptabilisé.
Je ne suis pas davantage en harmonie avec le fait de relever les conditions de parrainage car c'est conforter ces élus à vie et voire un clanisme si néfaste à la démocratie.

Yanick Toutain

Il est amusant pour un ancien militant (73-82) de la LCR de voir celle-ci - mutée en NPA - recevoir un satisfecit de Philippe Bilger.
Que le principal organisme qui a sauvé Nicolas Sarkozy en 2010 obtienne un diplôme de reconnaissance est logique.
En effet, saboter à la fois toute tentative de fédérer la mobilisation sous le cri "REVOQUONS SARKOZY" est le bon travail 2010 du NPA au service de la bourgeoisie.
En effet, empêcher subtilement la construction de COORDINATIONS de délégués révocables (ce qui était en 1973 le SOCLE de l'activité politique des vrais trotskystes) fut une opération très profitable au CAC 40 fragilisé par près de trois millions de manifestants (un JAMAIS VU en France !!!)
Depuis 1995, Krivine, Sabado, Grondt et Bensaid (les deus in machina qui tiennent les ficelles du pantin Besancenot) ont décidé que les syndicats pseudo-rebelles allaient suffire à masquer leur refus définitif de procéder à l'abolition de l'actionnariat.
On vit donc l'abandon des coordinations, des manifs systématiques "Troupes Françaises hors d'Afrique", l'abandon de la lutte contre les violences subies par les élèves de la part d'enseignants indignes, l'abandon des chômeurs, l'abandon des SDF.
Quand l'émeute des jeunes surgit, on vit les Gepetto du NPA aller chercher des diplômées voilées et des gros bras pour pouvoir contrôler les égalitaristes empêcheurs de tourner menchévik en rond.
Mais pour cette opération 1995-2010, il avait fallu un rideau de fumée : ce fut le héraut de "Révolution !".
Besancenot était l'espoir de ceux de la LCR qui refusaient la compromission avec les socialo-fascistes de l'Internationale de Ben Ali.
Il n'était - certes pas - le pourfendeur du PCF corrompu par ELF.
Mais il risquait de devenir celui qui allait fédérer ceux qui refusaient le vote pro-PS.
Krivine en fit son attaché parlementaire.
Puis usa d'autres méthodes moins ragoutantes.
Les magouilles habituelles de celui qui en 1979 demandait à son ami nicaraguayen d'emprisonner les trotskystes de la Brigade Simon Bolivar - ses opposants au niveau mondial... avant de chasser tous ceux qui refusaient ce crime contre-révolutionnaire.
Il faut un Poutou pour masquer les nouvelles impostures, les nouvelles magouilles.
Un discours plus gauche pour SABOTER L'AUTO-ORGANISATION DU PEUPLE.
Un ouvrier d'usine servira - du moins le croient les Sabado et autres Grondt - à DISSUADER LA POPULATION de former des groupes de 25 délégateurs de base.
Quand un gouvernement de délégués nationaux révocables à tout moment est à l'ordre du jour... il est logique de voir les stalino-menchéviques du NPA (qui défendent le programme de mars 1917 de Joseph Staline avec les méthodes de censure de 1927) nous construire un rideau de fumée... et de les voir PRESENTER un candidat aux présidentielles.
Nous resterons des COMMUNEUX ennemis d'Adolphe Thiers, des présidentielles et des partisans de la REVOCABILITE PERMANENTE des délégués du peuple.
En ajoutant un étage au système de 1905 : un délégué pour 1000 est moins efficace que un délégué pour 25 et 25 délégués de base pour un délégué de conseil.
Ce sera notre avenir.
Et Philippe Bilger n'applaudira pas.

jpfoucault

Bof, vous parlez de lui comme d'un symbole de la démocratie. Vous parlez notamment de l'inutilité d'un Jean-Pierre Chevènement, qui ne représente effectivement aucun symbole. C'est réduire le débat politique au symbole. Vous ne parlez pas de contenu, juste de symbole. Et question contenu, nul doute que JPC apporte énormément au débat. J'aurais aussi pu prendre Nicolas Dupont-Aignant qui ne représente aucun symbole, n'a aucune chance de gagner, mais qui apporte du contenu, bien plus que l'UMP ou le PS, les grands favoris. Vous participez à la peopolisation de la politique. Beurk !

les pauvres gens

Bonjour
Monsieur Bilger je vous lis pour le plaisir de lire. Comme Aragon, Tolstoï, Dostoïevski vous montrez la dure réalité de la vie pour beaucoup d'entre nous. Je vote souvent blanc au deuxième tour et cette fois encore je refuse de voter contre Sarkozy. Si rien de ce que j'attends ne m'est proposé je voterai encore blanc.

Duterroir

Cher monsieur Bilger, je ne suis pas toujours d'accord avec vos commentaires et opinions, mais je dois saluer ce papier qui sort des ricanements habituels dont se trouvent accablés les "sans-grade". Pas plus que vous je ne me sens proche du NPA, mais comme vous, je me félicite qu'il puisse - que dis-je, qu'il ait l'audace - de présenter un authentique ouvrier. C'est ça qui grandit la politique plutôt que de l'abîmer dans la logomachie des "pros" de la politique.

Véronique Raffeneau

"Ce sont des candidatures destinées à ne témoigner que sur eux. C'est un dévoiement, au fond, de la démocratie qui certes est une maison généreusement ouverte. Mais il ne faut pas abuser de sa libéralité, sinon cela ressemblera à du cirque ! "

Honnêtement, je pense qu'on pourrait dire exactement la même chose à propos de feu la candidature de Mme Mansouret, dont la dernière intervention dans L'Express évidemment destinée à faire le buzz dans toutes les rédactions, via des déclarations dans les bureaux d'enquêteurs de police, nous donnent une idée du comment la politique, la justice et la police sont utilisées et dévoyées à des fins de promotion d'intérêts privés d'une infime minorité version Tout-Paris et Tout-Télé, glauques, cyniques et nauséabonds.

Cette appropriation des moyens de police et de justice, au gré des caprices et du bon vouloir de cette élue de la République et de ceux de l'avocat qui représente sa fille, m'apparaît absolument abusive.

calamity jane

jack,
"une frange très importante de la population
où la représentation syndicale n'existe pas"
et qui en cas de licenciement (abusif)
éprouve les pires difficultés à faire valoir
ses droits de défense auprès des avocats
nommés d'office pour la procédure prud'hommale.
Les syndicats eux-mêmes, CGT en tête hésitent à prendre fait pour des cas isolés
(cela ne rapporte pas grand-chose) !
Du reste, s'il était constaté que cette
frange bénéficiait des mêmes droits et
facilités, certains employeurs utiliseraient
moins l'abusif licenciement.

regina

Comment la fin de l'Occident pourrait-elle porter un grand leader charismatique ? Nous serions plutôt dans les dernières transformations des résidus de démocratie et des combats d'arrière-garde hystériques du capitalisme, dont certains grattent les dernières miettes.

regina

Une note exotique dans la croisade hormonale des procès et révélations sulfureuses, parmi les people politiques dont il ne reste de la fonction, qu'un ventre, un bas-ventre et quelques neurones de cholestérol pour spéculer dans l'immobilier. Le pouvoir et l'argent, à ce point, ne sont que des armes de domination et de perdition. Les petits candidats sont du folklore dans le folklore. L'on ne parvient plus à lire les titres des magazines qui se répandent en affaires crapuleuses dans les supermarchés, car on marche à quatre pattes tout au long du magasin pour atteindre les produits de base !

Raphael38

Politiques farcis à la langue de bois, caramélisés aux sondages, servis sur son lit de petits arrangements qui vous fichent la nausée.

Le petit facteur s’en est allé; gros Poutou lui succède.

The show must go on et personne ne moufte. C’est la loi du silence.

Si un politique pour plateau télé s’aventure à dénoncer des actes criminels commis par un membre de la caste, il est aussitôt cloué sur la lourde porte de l’omerta.

Mais que fait la police ? Que fait la justice ? Que font les journalistes ?

Ah si, pour les journalistes, on sait : ils regardent ailleurs. Ils dénoncent la poutre dans l’œil du voisin, comme lorsque par exemple une de leur confrère est lâchement assassinée aux pays des soviets. Dans ce cas, le courage qui consiste à dénoncer des exactions commises à des milliers de km de distance ne mange pas de pain.

En revanche quand un journaliste, qui a osé dénoncer un scandale d’écoutes téléphoniques mettant en cause un magnat de la presse et des politiques, meurt en plein milieu de l’affaire soi-disant de cause naturelle, c’est silence radio : communiqués laconiques qui s’en tiennent bien sagement à la version policière. Sûrement une affaire d’Etat. Surtout ne pas déranger le voisin britannique. Dans les dictatures on assassine sans maquiller. Dans les démocraties, on habille le crime de manière à laisser planer le doute dans l’opinion tout en adressant un message clair à ceux qui seraient tentés de prendre exemple. Une fois de plus, la preuve est encore faite que presse et médias en général sont sous influence.

jack

Qui n'est pas Philippe Poutou ? Celui ou celle qui n'est pas 'porté' par des institutions, des structures, telles que le NPA, l'usine Ford, la CGT... C'est un ostracisme encore plus prononcé pour ceux, par exemple, qui sont au chômage ou qui sont salariés dans de très petites entreprises. Malgré les alternances politiques et principalement en raison des réticences de la droite et du patronat, il subsiste une frange très importante de la population où la représentation syndicale n'existe pas. Alors: précarité, absence de culture syndicale, absence de protection syndicale... on est loin d'une hypothétique candidature à la présidentielle. Pourtant les citoyens sont égaux, n'est-ce pas ?

Nasga

J'apprécie votre analyse, cependant nous retrouvons notre "idiot utile de Sarkozy"...
Les signatures du NPA viennent de mairies UMP, donc d'un point de vue tactique, je trouve la candidature du parti très mal jouée.
Enfin avec Boutin, Borloo et Villepin, ça devrait s'équilibrer :)

Jean-Dominique Reffait

Je note en préliminaire que M. Poutou (ce nom me fait sourire, il m'évoque un gros bisou baveux) est ouvrier chez Ford, une entreprise américaine qui produit aussi en France, merci de le noter, chers amis du NPA : le capitalisme seul permet de créer des emplois chez nous à partir de capitaux américains. Je suis même persuadé que les dirigeants de Ford sont ravis de l'aubaine : un candidat ouvrier à l'élection présidentielle qui portera haut les couleurs de la marque en s'interdisant de dénigrer sa propre entreprise et qui démontrera l'excellence et l'intelligence des travailleurs de ses usines. En prime time sans débourser un rond, merci le NPA !

Je regrette une chose : c'est que le brillantissime Alain Krivine n'ait jamais pu faire entendre plus fort sa voix dans le débat politique. Trop intellectuel sans doute et c'est sans doute ce qui l'a amené à céder la place, en son temps, à Olivier Besancenot, de la génération SOS Racisme, disposant d'une rhétorique efficace quoique froide, outrageusement démagogique et faussement brutale. Décidément je n'aime pas le trotskysme à la française : la mécanique intellectuelle y est brillante mais au service d'une manipulation incessante sans l'ombre d'un scrupule moral. Alain Krivine avait cette sensibilité de juif russe qui donnait à son discours formaté une âme qui fait défaut à ses successeurs.

Je suis d'accord avec vous, il est bon qu'à l'occasion du forum que représente la campagne présidentielle, des voix et des visages émergent hors des sentiers rebattus de la nomenklatura politique. Ce moment de visibilité a le mérite d'éclairer les enjeux d'un jour différent qui contraste avec le consensus ordinaire. A ce titre, je considère que le barrage des 500 signatures d'élus est une atteinte évidente à l'expression démocratique puisqu'elle réserve celle-ci à ceux qui obtiennent le parrainage de notables. C'est un cens qui ne dit pas son nom. Il serait plus légitime que la candidature s'appuie sur un parrainage citoyen : c'est plus compliqué à vérifier, certes, mais la facilité n'est pas l'amie de la démocratie.

Je suis partagé en revanche sur votre appréciation des candidatures de témoignages. Oui, la candidature d'un Morin serait parfaitement inutile, ce garçon ne vaut rien mais il demeure persuadé du contraire. Difficile de faire admettre à un homme qu'il est imbécile. Chevènement est un vaniteux, Nihous un zombie. En revanche, la candidature de Christine Boutin, dont on peut deviner que je ne partage presqu'aucune des vues, me paraît représenter un courant original de la pensée politique française qui ne s'exprime plus à l'UMP. Ce mélange de christianisme conservateur et social n'est pas ridicule et a des choses à dire. Est-ce que Christine Boutin est la plus brillante de ses représentants ? Pour le moment, c'est la seule.

caton

Ce que Poutou n'est pas le rend singulier, et peut-être (attendons...) sympathique.
Poutou n'est pas un de ces professionnels de la politique choisis par les partis selon le principe toute tête qui dépasse doit être coupée et non couronnée. Encore que les voies de sélection du NPA semblent impénétrables...
Sans être désobligeant à l'excès, n'avoir de choix qu'entre Sarkozy, Bayrou, Aubry, Hollande, Borloo et autres politiciens professionnels n'est guère enthousiasmant. L'un veut depuis toujours "faire président", le second l'être, la troisième s'y résignerait, le quatrième fait un régime pour y parvenir et le cinquième compte sur sa caricature des Guignols pour faire sympa...
La candidature Poutou, c'est l'ironie amère du désespoir... et la question sur une fonction présidentielle qui taille désormais trop grand pour ceux qui y aspirent.

Le libéralisme pour les débutants

Entièrement d'accord avec votre billet.

Plus largement, je pense qu'il faudra lancer un débat sur la dé-professionnalisation de la classe politique.
Des gens qui font des carrières d'élus sur 40, 50 ans est-ce utile ?
Est-ce sain pour la gestion de la cité ?
Est-ce sain pou pour l'émergence d'idées nouvelles ? Pour le débat politique ?

Est-ce que la politique ne devrait pas être considérée comme une activité de gentilhomme exercée quelques années en fin de carrière - ou au milieu - d'une autre carrière pro ?


VT

Ce que va nous raconter Poutou, c'est quand meme moins drole et croustillant que la mere qui avoue aujourd'hui avoir couche (avec brutalite, merci pour les details) avec le violeur de sa fille, je veux bien sur parler du "soap" DSK.

Ludovic

ludovic@Cyril


Je suis assez d'accord avec la teneur générale de vos propos. Une objection toutefois, la fermeture des maisons closes, la formule m'a toujours beaucoup amusé, mais elle correspond surtout à une vaste hypocrisie (je ne suis pourtant nullement concerné), car la législation en la matière est d'une rare stupidité: pour faire bref la prostitution est tolérée (encore heureux), mais tous les moyens d'y recourir relèvent du racolage (actif ou passif peu importe) qui lui, est pénalement répréhensible.
Pour ce qui est de relever à 1000 plutôt qu'à 500 les signatures des élus, je suis d'accord, même si je ne suis pas persuadé que cela suffira à dissuader les candidatures aussi loufoques que nuisibles.

bob

La vraie question est celle de la démocratie.
Le pouvoir appartient-il au peuple quand ce sont les mêmes professionnels de la politique qui détiennent le pouvoir depuis des décades, à tour de rôle ? qui surtout veulent que rien ne change pour pouvoir régulièrement profiter des passe-droits et privilèges (nombreux) que notre République, bien généreuse envers ses enfants, leurs octroient (enfin, disons, privilèges qu'ils, une fois élus, s'auto-octroient).
J'entends déjà les accusations de populisme (accusation à la mode). Oui ! je suis pour le peuple en effet.

In fine, cette élection qui monopolise tout notre petit monde des médias ne sert à rien. Le pouvoir, celui qui régit la vie des peuples, c'est la finance qui l'a, c'est Fitch et toutes ces officines douteuses.
Croire que les peuples ont encore la main par le choix de leur président relève d'une naïveté bien sympathique.

Achille

« Philippe Poutou est, à lui seul, déjà un événement. Le peuple se détournera du NPA mais, d'une certaine manière, pas de son représentant. »

Le NPA avait pourtant avec Olivier Besancenot un formidable débatteur qui était capable de tenir la dragée haute à des personnalités de tout premier plan des autres partis politiques. Il semble qu’Olivier Besancenot ait subi le contrecoup de l’inscription d'une femme voilée sur une liste électorale en région PACA qui n’a pas été comprise par une partie des militants.

Je n’ai pas encore entendu s’exprimer le futur candidat du NPA et donc ne peux apporter un jugement sur son art de la dialectique. Mais avec un nom pareil, il ne peut qu’attirer la sympathie...

Alex paulista

"capable de confier de telles responsabilités et un tel honneur à un ouvrier"

Le seul problème, c'est qu'il n'y a quasiment plus de véritable ouvrier en France, ni de chaînes de production.
À l'extrême gauche, il est temps d'adapter les discours et les références, de ne pas s'enfermer dans des clichés syndicalistes ni dans un clientélisme dépassé.
Toute la société est à repenser, a fortiori si on est "anticapitaliste".

Bien sûr la candidature de ce monsieur est très sympatique et apporte un vent de fraîcheur. Mais on a encore plus besoin d'idées fraîches (et pas seulement sur le 14 juillet !), de quelque parti que ce soit.

Alex

Je partage entièrement votre point de vue. C'est un beau billet que vous écrivez là.

Jerome Nadau

Bonsoir Monsieur,

A mon sens, vous occultez la mécanique des partis politiques. N'en devient pas la tête de proue qui veut. Et je crains que Monsieur Poutou n'ait pas été choisi pour la vitrine démocratique que vous décrivez.

Ni Monsieur Poutou ni ses compétiteurs ne se soucient de ce qui sous-tend la démocratie: les gens. Malheureusement.

Cordialement.

Polochon

M. Bilger,

Je n'arrive pas à m'enthousiasmer pour ce Poutou. Il professe quand même un tas d'inepties ! Mais fort heureusement, plus personne n'y croit. Le Grand Soir .... ! et le fait qu'il soit délégué CGT ne fait qu’aggraver son cas.

Ludovic

Bonjour M. Bilger,

Je dois reconnaître humblement que j'ignorais jusqu'à l'existence même de Philippe Poutou, j'ai donc cherché quelques informations sur le net et déniché quelques photos. Que dire du personnage si ce n'est qu'il a une "bonne tête" et qu'il dégage une certaine sympathie. Pour le reste il n'y a pas grand-chose à en dire, Besancenot au moins avait de la répartie.
Qu'il soit ouvrier chez Ford ne me paraît pas présenter un grand intérêt, ce n'est pas le premier ouvrier candidat à une élection présidentielle, Georges Marchais était lui-même fils d'ouvrier et ancien ouvrier de l'industrie aéronautique, Olivier Besancennot était facteur et Arlette Laguiller était mécanographe au Crédit Lyonnais. Bref, rien de nouveau sous le soleil, ou plutôt sous la pluie.
Je suis davantage préoccupé par le nombre pléthorique des candidatures à la prochaine présidentielle qui n'est pas sans rappeler la configuration de l'élection de 2002. Jean-Michel Aphatie faisait observer dernièrement qu'en 2002 pas moins de seize candidats étaient en lice lors du premier tour, alors que paradoxalement le taux de participation a été le plus faible pour un premier tour d'une présidentielle depuis 1965 avec le résultat que l'on sait.
On devrait retrouver en 2012 une situation analogue avec au moins, si j'ai bien compté, quatorze candidatures (si Borloo et Villepin vont au bout de leur démarche) et le même risque d'émiettement des voix.
Ce scénario ubuesque est typiquement français, aucune autre démocratie au monde n'a jamais été confrontée à pareille inflation des candidatures et des ego.
On pourrait en rire s'il n'y avait péril en la demeure.

Cyril

J'ai toujours pensé que dans une élection présidentielle, j'ai déjà eu l'occasion de le dire sur ce blog, de telles candidatures sont trop souvent inopportunes, car inadaptées à la substance même de l'élection à laquelle les Français sont appelés à se manifester.
Laurent Fabius avait dit lors du suffrage présidentiel de 2002 qu'il fallait qu'il y ait un rapport entre l'élection et l'objet de l'élection.
Qu'est-ce que Philippe Poutou, dont vous m'apprenez l'existence Monsieur Bilger, a de présidentiable ?
Rien !
Tout comme Frédéric Nihous, dont j'ai lu un jour un extrait de son programme, où j'ai pu voir qu'il souhaite la réouverture en France des maisons closes ; j'avoue que cette proposition m'a stupéfait, sachant que ces dernières ont été interdites en 1946 à l'initiative d'une femme.
Je pense également à la très catholique Christine Boutin qui ne maîtrise pas du tout l'anglais alors qu'elle postule la présidence de la République !
Souvenez-vous, en 2002, de Jean Saint-Josse ou même de Monsieur Gluckstein !
Je trouve ces candidatures gênantes pour l'objectivité des débats, le réel débat de fond.
Je n'ai aucune animosité contre ces personnes que je respecte profondément, je dis simplement que leur candidature divise les électeurs, au détriment de partis qui ont un capital électoral non négligeable.

J'avoue cependant que ces candidatures ne manquent pas quand même d'intérêt en ce qu'elles peuvent éclairer l'opinion sur des sujets très précis, que la classe politique traditionnelle néglige, comme les maisons closes, la corrida, ou tout autre sujet dont il paraîtrait malaisé de débattre au Parlement.

Il serait antidémocratique, j'en conviens, d'interdire ces candidatures, tant ces personnes ont parfaitement le droit de se présenter à l'élection présidentielle.
Faudrait-il, comme le suggérait un jour Christophe Barbier, modifier les conditions à réunir pour pouvoir se présenter à cette élection ?
Par exemple, passer de 500 parrainages à 1000 !
Ou bien n'autoriser une candidature que si le ou la candidate a un mandat national, député(e) ou sénateur(trice), ou international.
Pourquoi pas.

sbriglia

"je ne suis pas loin de la démagogie et du populisme qu'en général je dénonce."

Votre lucidité vous honore, et rafraîchissant est votre angélisme, là où d'aucuns verront - auront-ils tort ? - de la condescendance.


"Cette évidence rabaissera les arrogants de la République et élèvera ses sans-grade."

...là, la lucidité a disparu, cédant la place à l'angélisme.

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