Les médias m'amusent. Moutonniers, ils foncent pour peu qu'on leur propose à la fois de quoi célébrer et de quoi dénigrer (France Inter, le Monde).
Ils ont découvert Pierre Joxe. Certes, un nouveau Joxe. A l'occasion d'un livre "Pas de quartier" où il prétend dresser un constat accablant de la politique gouvernementale pour la justice des mineurs en regrettant avec une infinie nostalgie 1945, cette période où les mineurs étaient des enfants et où les caresses paternalistes tenaient lieu de tout. Aujourd'hui, paraît-il, pour un jeune ayant volé un vélo, on s'attache plus au vélo qu'au voleur ! Je n'ose croire que devant une telle dérive alléguée, les juges des enfants aient pu rester impuissants !
Pierre Joxe a été ministre, notamment de l'Intérieur, il a présidé la Cour des comptes et siégé au Conseil constitutionnel. Il est devenu avocat et défend les mineurs délinquants. Il joue sur du velours intellectuel et médiatique. L'austère, le rigoureux, l'abrupt, le désagréable Pierre Joxe s'est métamorphosé en un homme qui a un visage, un corps, deux mains et deux pieds. Il a changé de bord, radicalement, de registre, totalement, et on n'en finit pas de s'extasier devant cette personnalité qui, à 77 ans il est vrai, a donné congé à celle rugueuse d'hier, et durant si longtemps, pour s'abandonner maintenant à un humanisme naïf et donneur de leçons. Le sévère Pierre Joxe a trouvé une forme de douceur, versé dans un angélisme d'autant plus impressionnant qu'il est tout neuf et séduit les médias tout émoustillés à cause d'une indignation qui se téléscope avec leurs préjugés, leurs poncifs et le syndrome des "chiens perdus sans collier" qui les fait toujours vibrer. Pierre Joxe est devenu le coeur d'un monde qui a besoin du coeur quand celui-ci ne coûte rien. Coeur dont le surgissement est d'autant plus bouleversant chez Pierre Joxe qu'il tranche non pas avec l'absence de coeur mais avec le réalisme froid du politique d'avant nourri aux mamelles de François Mitterrand. Les médias adorent le passage du dur en affaires au saint laïque.
Il n'empêche que sur le fond également, la vision de Pierre Joxe est sinon fausse du moins partiale et polémique. Destinée à faire honte quand il n'y a pas de honte à éprouver devant les contraintes d'une réalité qui pèse lourd et ne rend pas absurdes les efforts du Pouvoir pour adapter la justice des mineurs à une évolution que tous ne peuvent que constater. Par exemple, il est acquis que les mineurs commettent la moitié des vols violents. Entre le sulpicianisme régressif à la Pierre Joxe, le misérabilisme plus offensant que respectueux à l'égard de ces jeunes destinées que l'étau social n'étouffe jamais absolument, et la sauvagerie indifférente à l'âge, il y a un juste milieu qui, notamment pour les besoins d'une justice rapide, n'est pas contredit par les mesures gouvernementales. Je conçois bien qu'il soit voluptueux de faire et de penser comme si le monde n'avait pas changé, ne s'était pas durci. Mais hier on aurait opposé au Pierre Joxe militant et partisan de telles gracieusetés stériles, il s'en serait moqué. Il lui faudrait sans doute une synthèse entre le roide du passé et l'illuminé du présent.
Dans tout cela, il y a comme une contagion de Stéphane Hessel. Sauf que ce dernier n'a pas changé de bord. Il s'indigne plus que d'habitude, c'est tout.
Quelle formidable révélation ! Pierre Joxe est humain.
Pierre Joxe intervient un soir à l'approche de la Journée des Droits de l'Enfant....
C'était beau : l'humain est imparfait, n'est-ce pas ?!?!?
(Ben oui : les enfants isolés étrangers sont remis à la rue dans le département depuis plus d'un mois...)
Rédigé par : Louis | 01 décembre 2012 à 12:13
Quand même, ne pas saluer ses ennemis en politique durant des décennies, c'est encore pas la Kalasch !
C'est même monumental !
Peut-être que la rondeur des pinces de M. Joxe, suggérant l'inverse d'une rugosité manifestement faite pour ne surtout pas rire, apparaît-elle avec la durée ?
La curée, avec lui, n'est pas aisée..., ce doit être quelque part humain !
Peut-être a-t-il gardé sa moelle en dedans ?
En tout cas, c'est un personnage stable pour mon admiration.
S'il s'occupe des no-life, c'est sans doute que les cacher, ou bien les désigner, en tout cas les reléguer en leur stricte violence, cela ne suffit pas, puisque cela n'évite jamais que cette violence indéfectiblement s'exporte.
Rédigé par : zenblabla | 01 février 2012 à 14:04
Humain Pierre Joxe ??? "Les chiens ne font pas des chats" comme disait ma grand-mère...
Il est le fils de son père, qui même dans la tombe, porte avec Messmer le poids, sur sa conscience, des dizaines de milliers de Harkis abandonnés à leur sort, après les accords d'Evian...
Rédigé par : Bernard de PASQUALE | 26 janvier 2012 à 11:13
Cher Philippe,
Excellent, ce billet !
Brutal dans ce cas, le changement de comportement entre l'homme mûr et l'homme âgé n'est pas un cas isolé. Mais il a des effets très différents, me semble-t-il, de l'un à l'autre.
Joxe, l'ancien raide et sectaire, devient une éponge à bons sentiments et un bien-pensant à l'eau de rose. Les loukoums de gauche sont nombreux et l'âge n'arrange pas les choses.
Mais ce n'est pas le sort de tous. Pour ne parler que de la gauche, Rocard et Chevènement montrent au contraire une intelligence qu'on dirait aiguisée par les années. Ils n'ont plus à gérer la pesanteur de l'appartenance clanique ou partisane. A l'opposé du prêchi-prêcha à l'eau tiède dont ce billet nous entretient, ils nous donnent l'exemple d'une lucidité et d'une originalité revigorantes.
Décidément l'exemple de Stéphane Hessel aura été bien néfaste. Nous sommes partis pour des années de recherche de sainteté laïque à base de consensus mou et médiatique.
Rédigé par : Jiel | 26 janvier 2012 à 10:09
Je lis les commentaires qui accompagnent votre billet, Philippe, et je constate qu'il ne semble pas faire l'unanimité.
Pierre Joxe a l'air de jouir d'une aura très puissante.
Sans doute mérite-t-il ce respect qu'il suscite, je n'en disconviens pas.
Cependant je livrerai ce que m'a confié à plusieurs reprises le maire d'une importante ville de Bourgogne, région qu'a présidée Joxe durant des années.
Cet ami n'appartenait pas à la majorité de gauche du Conseil Régional et m'a affirmé - c'est un homme qui n'invente pas ce genre d'histoire - que Pierre Joxe dans les couloirs de l'hôtel de région de Dijon, ne l'a pas salué, fût-ce d'un hochement de tête, durant les 6 années de la mandature, alors qu'il se montrait prévenant et aimable avec les élus de sa majorité.
Il ajoutait qu'il se comportait ainsi avec tous les membres des groupes de l'opposition.
Il me semble que "ce sont là des misères, mais des misères qui peignent", comme dit notre cher Saint-Simon.
Rédigé par : Frank THOMAS | 25 janvier 2012 à 17:48
Pierre Joxe, avec les pensions qu'il doit toucher en retraite, vient prendre la place de jeunes avocats qui débutent et qui seraient peut-être contents d'avoir du taf, même s'il n'est pas très payé.
A 77 ans on a l'âge de s'occuper de ses petits-enfants. Allez à la retraite monsieur Joxe. Place à plus jeune.
Vanité quand tu nous tiens, à moins que cela ne soit de l'orgueil !
Je veux bien tempérer mon propos s'il m'est prouvé qu'il ne touche rien, et encore...
Rédigé par : Surcouf exaspéré par ces vieux chevaux de retour | 25 janvier 2012 à 17:37
Pierre Joxe humain... et les autres ???
Notre chère Hermine est toujours aussi polie que délicate...
Je dirais pour ma part que les médias de gauche et leurs journaleux de la gauche bobo et caviar ne sont pas du tout amusants.
Ils accusent grossièrement, sans retenue ni respect d'un minimum d'objectivité éclairée.
Tous ces journaleux bien nantis et bien installés dans leur confort et leurs privilèges se font la courte échelle entre eux.
On n'est jamais aussi bien que de rester entre soi... je t'invite... tu m'invites... t'as écrit (ou fait écrire, ou copié un bouquin)... je vais pareil bientôt... tu penseras à moi... etc. etc.
Et la dernière : remise en selle et en scène de la milliardaire (aux USA), de Mme Anne Rosenberg épouse DSK.
Ces gens-là sont de vrais et d'incurables serveurs de soupe.
Au fait !!! Pourquoi ne parlent-ils pas des revenus des cumulards : Hollande... Ségolène... Ayrault... Mélenchon... etc. etc. Minimum 30 000 € (200 000 frs) mensuels ou 2 400 000 frs annuels, dont une grosse part défiscalisée.
Bonjour la justice fiscale chez la gauche française.
N'est-ce pas ce même Hollande qui, dans la gesticule et la piètre mimique de MYTHE-ERRANT, interpellait en 2004 José Zapatero qui venait de se faire élire : "José attends-nous, on arrive !!!"
Pour faire la même chose ? 20% de chômage en Espagne, baisse des retraites, des pensions, des salaires y compris les fonctionnaires...
Je propose à tous ces justiciers de la gauche criarde et glapissante, de se lancer dans une croisade de justice et de réparation historique (c'est la mode).
Demandons et exigeons du PS et de Mazarine le remboursement de ce qu'elle a coûté pour son éducation et sa prise en charge complète par l'Etat, de 1981 à 1995.
L'addition est salée...
Une trentaine de millions d'euros.
Chiche !
Rédigé par : Stalen Guevara | 25 janvier 2012 à 16:31
Pasqua aussi, en vieillissant, a adouci son regard sur les étrangers, s'est dit choqué qu'on veuille remplacer leur État Civil officiel par des tests ADN.
"Toute fille de joie en séchant devient prude", disait Victor Hugo. Il est amusant de voir les ministres de l'Intérieur prendre le chemin inverse.
C'est finalement la même logique: quand on perd le pouvoir on se fait une raison... inverse.
Mais le parcours de Joxe est plutôt digne et respectable.
Rédigé par : Alex paulista | 25 janvier 2012 à 15:11
Quelque peu surpris par ces sarcasmes injustes, tant à l'égard de la remarquable Pascale Robert-Diard,qualifiée - sans être citée - de "média moutonnier" (sic) que de Pierre Joxe qui,ayant épuisé tous les honneurs et à l'âge où l'on n'est plus lecteur de Tintin, sacrifie ses dimanches à hanter, gratuitement, les salles glauques du Palais de Justice, du moins celles consacrées aux mineurs...
Il n'a rien à gagner, rien à prouver, sinon se coltiner ce que beaucoup de jeunes avocats exécrent : l'affrontement avec ceux qui n'ont que dix mots de vocabulaire et sont sur une autre planète...
On peut gloser sur la proximité du quai d'Anjou avec le quai de l'Horloge, ironiser sur les garde républicains qui le mettent à l'abri de tout cambriolage intempestif de jeunes drogués, il n'en demeure pas moins que passer, à cet âge pré-canonique, de l'Empire à Flambeau me paraît assez estimable...
Rêvons, cher Philippe, que dans dix ans, un dimanche matin, vous fassiez ainsi du bénévolat obscur et sans grade : aimeriez-vous qu'un blogueur titre "Philippe Bilger,le Cesbron des petites assises" ?...
Rédigé par : sbriglia | 25 janvier 2012 à 10:29
Monsieur,
Il est parfaitement légitime de contester les positions ou la critique de la justice des mineurs à laquelle se livre Pierre Joxe dans son livre « Pas de quartier ? ».
Ce n’est hélas pas ce qu’accomplit votre billet, qui se résume à une diatribe écumante contre cet homme honorable, diatribe dont l'argument réside sans doute dans « l’illuminé du présent », épithète qui eût au moins mérité, pour être pertinente, quelque éclaircissement.
Rédigé par : Christian C | 25 janvier 2012 à 09:25
Je crois que chez Pierre Joxe comme chez beaucoup d'autres hélas, l'imprégnation idéologique modifie sensiblement la perception de la réalité. Et là je me (vous) pose une question : se pourrait-il qu'il existe une pensée politique fondée sur la réalité (notamment de la nature humaine) et non sur des rêves et de l'utopie ?
Rédigé par : Celtibère | 25 janvier 2012 à 09:22
Vous me semblez souvent mieux inspiré. Pierre Joxe, contrairement à ce que vous prétendez, n'a jamais changé de bord. Contrairement à d'autres, il vit pleinement ses convictions. Son engagement au service de la justice des mineurs, que vous semblez bien méconnaître sur le terrain, va en ce sens.
Le malheur est qu'on manque trop souvent d'hommes de cette trempe qui sont l'honneur de la République. Certes, ces mots semblent démodés à certains. C'est regrettable...
Rédigé par : hélébore | 25 janvier 2012 à 07:47
Monsieur Bilger,
Je crains que l'honnête homme que vous êtes ne se trompe sur Pierre Joxe, que je ne connais pas, et sur son action d'aujourd'hui. Sa rudesse, sa rugosité il ne les a pas laissées à la porte du tribunal ; elles sont encore avec lui et je pense qu'elles le seront toujours. C'est, lui aussi, un honnête homme et le même homme qu'il a toujours été. Ne pas tourner le dos à l'esprit de l'ordonnance du 2 février 1944, ce n'est pas une faute ; c'est de l'humanisme.
JM
Rédigé par : JM | 25 janvier 2012 à 06:48
Si vous réduisez le propos de Pierre Joxe à une généralité, vous l'anéantissez un peu trop facilement. Et il faudrait d'abord savoir de quoi l'on parle quand il s'agit de délinquance des mineurs. Elle revêt des formes diverses et Pierre Joxe affirme lui que la délinquance des mineurs est majoritairement une délinquance mineure. On peut contester cela, encore faut-il se fonder sur des données réelles et non sur des généralités. On peut contester les solutions prônées par Pierre Joxe - en gros, le retour à l'ordonnance de 45 - mais il s'agit de savoir ce que l'on fait de ces mineurs dans le temps.
S'il s'agit de taper comme un sourd sur un primo-délinquant, de l'envoyer directement en prison où il sera alors à l'école du grand banditisme, j'affirme qu'on se tire une balle dans le pied. S'il s'agit autrement de traiter les jeunes délinquants comme des adultes, c'est être aveugle devant la responsabilité particulière qu'il y a à plomber un individu et la société pour des décennies à venir.
Parce que la délinquance des mineurs concerne des individus qui sont dans notre société pour encore très longtemps, il paraît évident que la justice des mineurs est nécessairement spécifique. Pas de sulpicianisme béat ici, seulement l'intérêt bien compris d'une société qui doit réparer des individus jeunes et qui, sans cela, consacreraient des décennies encore à nuire aux autres.
Il est facile, et donc tentant, de reporter sur des jeunes immatures la sévérité que l'on n'est pas capable d'imposer à la grande criminalité. C'est le contraire qu'il faut faire. Un jeune de 16 ans qui dévie, on le chope, on l'éduque de gré ou de force, pour que sa vie prochaine soit plus heureuse et ne devienne pas une menace pour la société. L'indifférenciation actuelle est criminogène. La justice des mineurs doit rester spécifique parce qu'elle doit voir loin, dans l'intérêt direct de la société.
Pierre Joxe, je n'ai pas d'avis sur la personne que je connais fort mal. Il me paraît que son parcours actuel n'est pas dénué d'allure, qu'après avoir fait la carrière politique qu'on connaît, il mette cette expérience au service des plus humbles, mineurs aujourd'hui, demain salariés confrontés aux voyouseries de certains patrons. Il est d'un bord, ne prétend pas le contraire, le sourcil noir et ombrageux a blanchi.
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 25 janvier 2012 à 00:46
Bonjour Philippe Bilger,
Je crois qu’il serait temps de mettre tous ces anciens de la politique qu’ils s’appellent Joxe, Lang ou encore Dumas à l’hospice de Gouillette.
Rédigé par : Achille | 24 janvier 2012 à 20:12
"Synthèse entre le roide du passé et l'illuminé du présent" ??
M.Philippe Bilger, vous avez failli mériter le reproche d'ingérence dans la vie philosophique de Pierre Joxe. Si vous aviez écrit "l'illuminé de demain" au lieu de "l'illuminé d'aujourd'hui", les mauvais esprits auraient vu un rapprochement avec le nom d'une loge importante du Grand Orient - la loge Demain - à laquelle appartient la fine fleur des hommes politiques de gauche.
Après tout, les Lumières ne sont probablement pas étrangères à l'intransigeance du combattant d'hier, d'aujourd'hui et de demain.
Rédigé par : Yves | 24 janvier 2012 à 18:41
Quand on a vu Pierre Joxe en kippa devant les grilles du cimetière de Carpentras, on a tout compris du bonhomme, j'ai pas attendu 30 ans.
Rédigé par : Savonarole | 24 janvier 2012 à 16:50
PB
"L'austère, le rigoureux, l'abrupt, le désagréable Pierre Joxe s'est métamorphosé en un homme qui a un visage, un corps, deux mains et deux pieds."
Vous oubliâtes le coeur... ou ne le trouvâtes point ? :-D
Cordialement
Rédigé par : Pierre-Antoine | 24 janvier 2012 à 14:15
Il accepte la présidence de la Cour des comptes en mars 1993, quelques jours avant les élections législatives.
Rédigé par : MADO | 24 janvier 2012 à 14:12
Aujourd'hui, paraît-il, pour un jeune ayant volé un vélo, on s'attache plus au vélo qu'au voleur !"
C'est bien vrai... et on y met les moyens :-D http://www.liberation.fr/politiques/010118051-l-adn-pour-retrouver-le-scooter-du-fils-de-sarkozy
Mais pas toujours... certains s'intéressent aussi au délinquant qui a pris la fuite :
http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2009/04/09/1489909_affaire-du-scooter-de-jean-sarkozy-on-va-se-pourvoir-en-cassation.html
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine | 24 janvier 2012 à 14:12
Excellent billet.
Si l'on peut lui reconnaître quelque mérite à siéger à 77 ans comme commis d'office dans les audiences de "flagrants délires" de banlieue du dimanche matin, au lieu de pantoufler dans les stock options et les parachutes dorés et de courir le vaste monde sur les Croisières Costa, l'admiration s'arrête là.
Parce que l'on peut avoir de la mémoire sur son action ministérielle, et surtout parce qu'il symbolise un "non, je n'ai pas changé" tout Iglésiaste (bien loin de l'Ecclésiaste).
Le jeune de 17 ans et demi violeur, tueur, brûleur du cadavre de sa victime, le "petit" qui casse le nez d'un coup de casque intégral au petit vieux qui résiste au vol de sa maigre sacoche, ceux-là aussi sont mineurs.
Ils font 1,85 mètres, leurs gun ou leurs crans d'arrêt ont le même pouvoir perforant que les mêmes attributs d'adultes.
Et ils sont aussi, assurément, "humains, trop humains".
La vraie question est : l'angélisme de 1945 a-t-il encore un avenir ?
Rédigé par : Sandro | 24 janvier 2012 à 14:03