Le parquet général ayant rejeté la requête, la commission de révision de la Cour de cassation décidera le 23 janvier de suspendre ou non la peine de Christian Iacono, l'ancien maire de Vence accusé de viol sur la personne de son petit-fils Gabriel et condamné à deux reprises pour ces faits qui auraient été commis entre 1996 et 1998 (20minutes.fr).
Ce qui m'importe dans cette affaire que je ne connais que par les médias, est de montrer à quel point il y a pour le citoyen une banalité du doute et des interrogations ordinaires suscitées par l'exposition même superficielle de péripéties judiciaires. Je regrette sur ce plan qu'il n'y ait jamais eu, dans les articles consacrés à ce dossier, la relation équilibrée et profonde de ce qui peut entraîner de bonne foi d'un côté ou de l'autre. Pour le passionné de justice, pour le profane curieux de ces tragédies ou de ces bouleversements, il est nécessaire de ne compter que sur soi pour trancher ou non dans son for intérieur.
Qu'on en juge, si j'ose dire.
Christian Iacono, en premier ressort comme en appel, a été condamné par une cour d'assises à neuf ans d'emprisonnement, au mois d'avril 2009 puis le 23 février 2011. Il a toujours protesté de son innocence mais son argumentation n'a pas convaincu et le statut de victime de son petit-fils Gabriel - âgé lors des agissements imputés de cinq à sept ans - a été consacré.
Gabriel Iacono, qui a vingt ans aujourd'hui, s'est rétracté et a mis hors de cause son grand-père au mois de mai 2011, soit après la condamnation en appel. Gabriel craint de devoir passer autant de temps pour justifier sa bonne foi d'aujourd'hui qu'il en a mis hier pour dénoncer.
A ce qu'on sait, les relations entre Christian Iacono et son fils Philippe, le père de Gabriel, ont toujours été exécrables et on laisse entendre que Philippe, à cause de cette mésentente, aurait pu vouloir manipuler son fils. Philippe Iacono conteste absolument toute manoeuvre de sa part et affirme faire confiance à la Justice.
Où, comment chercher la vérité pour le citoyen qui se pique d'être honnête ?
Il y a certes les deux condamnations mais aussi la rétractation. Celle-ci cependant n'intervient qu'après l'appel comme si on avait voulu laisser se dérouler le processus judiciaire pour se dédire seulement trois mois après son issue. En même temps, il n'est pas inconcevable d'admettre que Gabriel a pu être saisi de remords sur le tard devant la condition injustement faite à son grand-père âgé à cause de lui ? S'agit-il d'une contrition sincère ou d'une volte tactique inspirée par d'autres ?
Ce questionnement sans fin, chaque pour ayant son contre et réciproquement, manifeste à quel point les péremptoires du "il n'y a qu'à" et les justiciers en chambre n'ont rien à faire dans cet exercice délicat, subtil, complexe d'appréhension de la vérité la plus proche possible de la réalité.
Peut-être faudrait-il - j'attends avec impatience la décision du 23 janvier puis celle sur le fond, la première étant déjà appelée à donner un signal fort - considérer que sans conviction absolue, le principe de précaution, dont on s'est beaucoup moqué parce qu'il stérilise les initiatives et fait de l'existence et de l'action une immense peur ambulante, devrait jouer et dans ce cas emporter au moins, pour l'exécution de la peine, quelque mansuétude.
Il n'y a pas besoin de connaître à fond une affaire pour se torturer l'esprit. Dans la périphérie des juges, il y a des citoyens qui doutent, espèrent, tremblent ou sanctionnent.
Pour Iacono, quel serait leur décret intime ?
@ sbriglia
Juste un complément en rapport avec mon précédent post dans lequel j'ai écrit :
"Le Parquet, si j'ose dire, a suivi les réquisitions du jeune homme dans cette première rétractation, puisqu'il a demandé et obtenu du jury l'acquittement de ce monsieur."
En réalité, si j'en crois ce compte rendu d'audience du procès de 2009 publié dans Nice-Matin, si je m'appuie sur l'intervention de Me Dupont-Moretti, un des avocats de M. Iacono lors de ce premier procès d'assises, les analyses de l'expert psychologue au sujet des accusations portées contre le co-accusé de M. Iacono ont tenu lieu à la fois de "verdict" et de "réquisitions", réquisitions que l'avocat général a... parfaitement suivies en demandant l'acquittement du co-accusé de M. Iacono...
Extrait: http://www.nice.maville.com/actu/actudet_--Le-petit-fils-de-Christian-Iacono-temoigne-La-douleur-je-m-en-souviens-encore-_dep-889475_actu.Htm
"Me Dupont-Moretti bondit. « Vous êtes en train de donner le verdict, en acquittant l'un des accusés [Baly] pour mieux condamner l'autre [Iacono]. Il n'aurait manqué que vous à Outreau. Décidément, aucune leçon n'a été tirée de ce désastre ». En matinée, le ténor lillois n'a pas plus ménagé la présidente Anne Segond et l'avocat général Philippe Vique. A la première : « Vous êtes théoriquement un arbitre et vous vous faites l'avocat de l'avocat général ». Au second : « J'ai toujours l'impression que vous me regardez comme le dernier des imbéciles » (mimique du magistrat). « Et puis, arrêtez vos grimaces, elles m'insupportent... »"
Ambiance...
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 20 janvier 2012 à 08:23
"Évoquer les "couloirs de la mort" dans un billet sur l'affaire Iacono m'a semblé d'un burlesque renversant. C'est ce qui m'a séduit dans votre commentaire" insiste Savonarole, décidément aussi ouvert et éclairé que celui dont il a pris le nom comme masque.
Puisque vous êtes un peu long à la détente et que vous faites partie de ces gens qui comprennent vite pourvu qu'on leur explique longtemps, voici :
Philippe choisit ses sujets, ils sont le plus souvent féconds et passionnants.
Des commentateurs, avec un bonheur inégal, envoient les remarques et les réflexions que ses billets leur inspirent.
Il m'arrive de répondre directement à notre hôte, et en ce cas je m'efforce de rester dans le sujet.
Mais il m'arrive aussi de réagir à un commentaire qui, lui, souvent, s'en écarte, ce qui est le propre de toute conversation libre.
C'était le cas de ma remarque à Xavier Nebout sur l'éloge qu'il faisait du système judiciaire américain, avec lequel je suis en désaccord.
Ma réflexion n'avait donc aucun rapport avec l'affaire Iacono, non par suite d'un déraillement, mais par suite d'un changement de voie qui m'a intéressé.
Je pense avoir été clair.
Je ne suis pas sûr pour autant que vous ayez bien compris.
Rédigé par : Frank THOMAS | 19 janvier 2012 à 14:19
Bon, c'est pas le tout, un nouveau Bilger arrive... "Jésus", j'espère qu'il s'entendait bien avec ses parents.
Rédigé par : Savonarole@Alex paulista | 19 janvier 2012 à 11:36
Je ne sais pas. Je surveillerai les commentaires, il nous éclairera peut-être.
Rédigé par : Alex paulista | 19 janvier 2012 à 12:45
@Alex paulista
Revirement comique ! Vous risquez la prison !
P. Bilger commence par un billet teinté de Victor Hugo, s'en suivent 25 commentaires doucereux et compassionnels, on verse une larme, on crie au "couloir de la mort", on nous explique que 25 jurés et 5 magistrats se sont mis le doigt dans l'oeil, un égaré y trouve la sublimation de ses propres malheurs, et tout à coup, vlan ! Surgit un Iacono, suintant la haine et brandissant un Facebook pour tout Code Civil !...
Bon, c'est pas le tout, un nouveau Bilger arrive... "Jésus", j'espère qu'il s'entendait bien avec ses parents.
Rédigé par : Savonarole@Alex paulista | 19 janvier 2012 à 11:36
Donc Jean-Dominique a raison : c'est bien
une question d'orgueil.
Rédigé par : calamity jane | 19 janvier 2012 à 11:18
@Alex paulista
"je n'ai aucune envie de lire le détail de telles horreurs, ni même envie de prendre partie."
Que fichez-vous ici alors ?
Ce n'est pas le voyeurisme que je condamne, c'est l'ignorance. Les citoyens ont le droit de savoir ce que leur Justice fait. Ils ont même le droit de la critiquer. Mais sans, comme elle, rentrer dans les "détails de l'horreur", comme vous dites, l'avis du citoyen lambda devient totalement inutile, voire dangereux...
@Achille
Un livre ? des thunes ? Non, merci. Désolé de vous décevoir. Mais continuez avec des commentaires aussi constructifs. Ça fait bien avancer les choses.
Et pour les autres crottes, méfiez-vous quand même, tout n'est pas permis sur le net. Y compris de porter atteinte à la dignité d'une personne, nommément. La diffamation, ça vaut aussi pour les internautes. Et même un pseudo n'empêchera pas de vous faire identifier.
Je n'interviendrai plus ici. Ceux qui veulent vraiment s'intéresser (avec honnêteté intellectuelle s'entend) à cette affaire n'ont qu'à se documenter. Et s'ils ont des questions, ils savent où me trouver.
Bonne continuation...
Rédigé par : Philippe IACONO @ Jean-Dominique | 19 janvier 2012 à 10:47
Est-il prévu que la justice demande réparation des frais de ces deux procès au petit-fils ?
Rédigé par : Dan | 19 janvier 2012 à 10:11
Merci de votre réponse. Vous semblez avoir de l'expérience !
En ce qui me concerne il ne s'agit pas du tout d'orgueil, mais de dignité.
Je suis tellement d'accord avec vous sur le silence ! J'avais décidé de rester silencieux. Et puis, ce ne fut plus possible. Car qui ne dit mot, consent. Parce que j'ai aussi une dignité, j'ai droit au respect. J'ai une famille, des voisins, un employeur. Je ne peux laisser tout dire. J'ai le droit aussi de m'exprimer et de donner ma version des choses, puisque je suis mis en cause ouvertement. Le silence que je m'étais imposé est devenu une muselière, un bâillon. J'en sors donc, bien décidé à sanctionner la diffamation si besoin.
Je me fiche de l'opinion publique et du jugement des autres. Ils ne s'agit pas ici de convaincre. Mais d'avoir publiquement donné une autre version des choses. Histoire de dire plus tard à mes enfants, à mes petits-enfants que non, je ne me suis pas laissé salir sans rien faire, sans rien dire. Quand je prends une gifle, non, je ne tends pas l'autre joue. Ce n'est pas chrétien, mais c'est comme ça.
Mais si vous préférez, nous pourrions continuer cette discussion, en privé et ailleurs.
Rédigé par : Philippe IACONO @ Jean-Dominique | 19 janvier 2012 à 08:48
@ Philippe IACONO
On sent bien que, comme vous êtes parti, vous n’allez pas tarder à nous sortir un bouquin sur « l’affaire Iacono ». Je vois bien un titre bien racoleur du genre « Ma vérité » ou un truc de ce genre.
Vous auriez d’ailleurs bien tort de vous en priver. Ça marche ! et vous pourrez vous faire un max de tunes.
Si vous voulez des conseils demandez à Tristane Banon...
Rédigé par : Achille | 19 janvier 2012 à 08:35
@ sbriglia
"Vingt-sept citoyens uniquement convaincus par le bla-bla des pédo-psychiatres, chère Véronique ?..."
Enfin quoi, cher sbriglia, vous savez fort bien que si nous prenons en compte le flot d'analyses et d'études produites après la détonation de l'affaire d'Outreau, pour les affaires de criminalité sexuelle liées à des enfants et dont l'accusation, en l'absence de preuves matérielles, se fondent essentiellement sur le témoignage de l'enfant, vous savez mieux que moi, comme professionnel de justice, que les conclusions des psychologues et des psychiatres quant à la crédibilité de la parole des jeunes plaignants et leurs conclusions quant aux profils supposés des accusés étaient à cette époque - début des années 2000 - prépondérantes, voire surpuissantes dans la façon dont les enquêtes étaient réalisées et dans la façon dont les dossiers étaient instruits.
Sans parler des communautés et des solidarités de vue, professionnels psy et judiciaires, y compris les avocats de la défense, sans parler des duplicata forme copié-collé des professionnels judiciaires, exemple Parquet /Instruction.
Je n'ai fait que dire que le moment - début des années 2000 - où ce dossier à été instruit m'inclinerait, comme juré populaire, à m'interroger beaucoup sur le crédit à apporter à ces expertises, ainsi que sur la place centrale qu'elles ONT PU tenir dans le dossier papier, compte tenu du contexte doctrinal, voire militant relayé et validé, et en 2003 sur le point d'être traduit, formalisé, légalisé et légitimé dans la loi par les parlementaires, notamment à travers la proposition de loi instaurant une présomption de crédibilité de la parole de l'enfant, que j'ai mentionnée dans mon précédent post.
Par ailleurs, à la fin du premier procès, Gabriel Iacono est revenu sur son accusation à l'encontre d'un co-inculpé de son grand-père.
Le Parquet, si j'ose dire, a suivi les réquisitions du jeune homme dans cette première rétractation, puisqu'il a demandé et obtenu du jury l'acquittement de ce monsieur.
Le Parquet avait pourtant poursuivi pendant des années ce monsieur sur la seule foi de l'accusation du jeune Gabriel, parole que j'imagine avoir été totalement validée par les experts psy.
Philippe a écrit :
"Où, comment chercher la vérité pour le citoyen qui se pique d'être honnête ?"
Eh bien, très modestement, en m'appuyant sur votre commentaire, je n'ai fait que décrire ce qui pourrait être pour moi une source d'interrogation profonde (à rapprocher avec le titre du billet) - une parmi d'autres - si j'étais juré dans ce type de procès.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 19 janvier 2012 à 07:40
@- Frank THOMAS | 18 janvier 2012 à 22:59
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M. Thomas,
Évoquer les "couloirs de la mort" dans un billet sur l'affaire Iacono m'a semblé d'un burlesque renversant. C'est ce qui m'a séduit dans votre commentaire. Mais patatras, je m'aperçois que vous êtes très sérieux et haut perché sur une Rossinante de morale & vertu.
M. Bilger nous ayant déjà tancé sur les "hors sujet", je vous ai trouvé un article de Rue 89, qui illustre ce que j'essayais de vous inculquer.
Afin que nul ne meure idiot et que vous puissiez nous survivre, je vous en conseille la lecture.
http://www.rue89.com/2009/10/24/la-peine-de-mort-trop-chere-en-periode-de-crise-123134
Rédigé par : Savonarole@Frank Thomas | 19 janvier 2012 à 07:22
Chapeau bas JDR !
Vous êtes un grand bonhomme !
Rédigé par : sbriglia | 19 janvier 2012 à 06:30
@ Philippe Iacono
Ce dont on peut être sûr dans cette histoire, c'est que dans votre famille il y en a un qui a fait quelque chose d'ignoble envers son père, son fils, son petit-fils ou son grand-père.
Ou plusieurs.
"inepties", "immondices", "abrutis", "crottes" :
Faut calmer le jeu un peu. Témoin de Jéhovah ou pas (on s'en fout d'ailleurs, je ne sais pas ce que ça vient faire là-dedans).
Ou alors fallait pas demander au peuple de s'immiscer dans l'intimité de votre famille.
Vous critiquez "l'homme de la rue" mais recommandez un bouquin, conseillez de lire votre facebook. Comment appeler le voyeurisme et s'en plaindre en même temps.
Personnellement, je n'ai aucune envie de lire le détail de telles horreurs, ni même envie de prendre partie.
Ma seule opinion est qu'arrivée à ce niveau-là, la justice devrait laisser tomber et vous laisser à vos comptes facebook, à vos pages affaireiacono.com.
Facebook à perpétuité, pour tout le monde.
Rédigé par : Alex paulista | 19 janvier 2012 à 00:44
"Cela coûte à l'Administration des sommes colossales. Un sénateur US a proposé la suppression de la peine de mort, dans tous les Etats US, pour faire justement l'économie de ce phénomène." ose écrire, apparemment sans se rendre compte de l'énormité de cette idée, Savonarole.
Ainsi on supprimerait la peine de mort pour faire des économies, et ce lecteur approuve ! On rêve !
Pour passer aux choses sérieuses, heureusement que le fils de Monsieur Iacono en quelques mots simples, remet les choses en place.
Rédigé par : Frank THOMAS | 18 janvier 2012 à 22:59
Monsieur Philippe Iacono,
J'ai écrit que j'étais solidaire de tous les protagonistes de cette affaire, implicitement donc de vous aussi, à égale distance des autres.
J'ai connu ce que vous vivez, dans des conditions analogues, avec quatre procès d'assises, ce qui vous laisse augurer de belles années de calvaire, vous qui n'en êtes qu'au deuxième.
J'ai lu vos réponses sur le blog familial "où vous n'êtes pas le bienvenu". J'ai lu aussi les autres interventions.
Je ne puis vous dire qu'une chose : l'orgueil est le plus détestable défaut qui soit, cela est valable pour votre père qui ne semble pas en manquer, cela est valable sans doute aussi pour d'autres. Cet orgueil vous amène tous à vous heurter comme des boules de billard, à courir comme des poulets sans tête, vous construisez tous ainsi vos propres ruines. Je parle en expert. L'opinion publique est le juge le plus détestable qui soit, ne l'appelez jamais à votre secours, elle vous immolera quoi que vous disiez. Tous ces forums, ces pages Facebook, ces appels à la vindicte venant de toutes parts ne vous apporteront que ravages supplémentaires. Je sais quel est votre état d'esprit, je l'ai éprouvé, l'on veut démontrer, redémontrer, contrer, on s'y épuise sans l'ombre d'un profit. La vérité n'en sort jamais. Laissez le silence prendre un peu de place. Je vous le dis avec beaucoup de compassion et de respect.
Rédigé par : Jean-Dominique @ Philippe Iacono | 18 janvier 2012 à 22:40
Jacques Lacan disait « Ce sont les cris d’écorchés que poussent les avocats dès qu’il est question, sous une forme toujours plus ou moins funambulesque et mythique, de faire entrer en jeu un détecteur de mensonge. Devons-nous en conclure que le respect de la personne humaine, c’est le droit de mentir ? » (L’Ethique de la psychanalyse).
Duval Uzan
Rédigé par : Duval Uzan | 18 janvier 2012 à 21:42
"Et les couloirs de la mort ? Vous n'en dites rien; ça ne vous inspire pas ?"
Savonarole reprend ma question et y répond.
Un léger passage à vide ?
Une propension à tout ramener à soi ?
Qu'il relise bien : ma question ne s'adressait pas à lui (elle n'a aucun rapport avec son commentaire) mais à Xavier Nebout.
Rédigé par : Frank THOMAS | 18 janvier 2012 à 20:51
Et vous pouvez aussi aller ici vous renseigner un peu plus. C'est sur le comité de soutien de mon père, mais il n'empêche que même là, certains ont encore un cerveau en état de marche...
http://affaireiacono.com/2012/01/12/gabriel-le-jouet-vivant-source-liberation/#comments
Quelle misère quand l'homme de la rue joue les experts...
Rédigé par : Philippe IACONO | 18 janvier 2012 à 20:13
En tout cas moi, je vous remercie pour cette analyse pleine de retenue et de neutralité. On ne peut pas en dire autant des inepties et des immondices qui figurent dessous en commentaires.
Pour les abrutis qui donnent des leçons sur ce dossier (je n'ai jamais fait partie des Témoins de Jéhovah), merci de vous documenter avant de pondre vos crottes sur le net. Lisez déjà les deux bouquins de Gérard Porcheron, journaliste qui a retranscrit l'intégralité des deux audiences en assises. Ensuite on en parlera quand vous voudrez. Voir ma page Facebook également.
Rédigé par : Philippe IACONO | 18 janvier 2012 à 20:11
Dernièrement, sur TF1, une femme a raconté comment, à partir d'une erreur administrativbe sur le duplicatum de son permis de conduire, elle a été mise en GAV, dénudée, examinée par une femme gendarme puis relâchée sans excuses, l'erreur administrative étant reconnue. Ce n'est qu'un moment de TV mais qui en dit long sur la mentalité de la maréchaussée. SI, à la base, ce genre de chose est possible, pourquoi la justice ne s'abuserait-elle pas sur des sujets très sensibles où le verbal est plus important que le démontré ?
Je me souviens d'une affaire où une femme, à cinq reprises, avait déposé plainte pour agression sexuelle de son ex-compagnon sur leur enfant commune. Cinq non lieux successifs, jusqu'à une réaction de l'homme, harcelé, épuisé, dénonciaton calomnieuse et diffamation, deux régimes juridiques distincts.
Le Tribunal avait condamné la dame à 6 mois de prison avec sursis et 10.000 E de DI. Réactions très contrastées : le public, plutôt satisfait mais sidéré par l'arrogance de la dame. La personne condamnée et son entourage, hurlant de rage.
Il me semble que la justice avait été bien rendue mais ces deux faits rapprochés démontrent que l'attitude individuelle des agents de la Force Publique et des juges, si elle n'est pas entièrement dévouée à la Justice, et non à l'opinion, la réussite, la performance, l'élimination des causes dérangeantes, encourt tous les risques.
Banal ? peut-être, mais une investigation dans l'affaire Iacono et interrogée de façon objective aurait peut-être permis de parvenir à une décision plus équilibrée. L'inquiétude réside dans l'interrogation sur le nombre de juges qui ont touché ce dossier. Dans l'affaire Outreau 63, je crois. Alors ? Aujourd'hui, encore, j'ai des souvenirs brûlants d'affaires difficiles. Apparemment la diffusion du reportage de TF1 n'a soulevé aucune protestation de la gendarmerie. Elle a fait son boulot, point final. Mais peut-être y a t'il une conscience quelque part ? Enfin, j'espère.
Rédigé par : JMT | 18 janvier 2012 à 20:02
"Et les couloirs de la mort ? Vous n'en dites rien; ça ne vous inspire pas ?"
Rédigé par : Frank THOMAS | 18 janvier 2012 à 12:54
_______________________________________
Je n'ai pas parlé de culpabilité, ni de déshonneur, ni de souffrance. Je parle de mon incapacité "à verser une larme" pour ce Monsieur.
Je regrette l'empathie générationnelle de P. Bilger vis-à-vis d'un nouveau Capitaine Dreyfus, qu'on nous sert au JT de 20H. Toutes les semaines on nous en trouve un. On ne les compte plus. C'est à croire qu'être jugé en France est aussi aléatoire que le Loto.
Quant aux "couloirs de la Mort" (Death Row), que l'antiaméricanisme utilise à tout va, il faut savoir que c'est le résultat de recours sans fin que l'accusé peut mettre en oeuvre. Ainsi, en effet, on peut rester 10, 15, 20 ans en attente. Cela coûte à l'Administration des sommes colossales. Un sénateur US a proposé la suppression de la peine de mort, dans tous les Etats US, pour faire justement l'économie de ce phénomène. Le "couloir de la mort" est de l'initiative des avocats du condamné et non un jeu cruel et pervers de la Justice US.
Rédigé par : Savonarole@Frank Thomas | 18 janvier 2012 à 17:29
"L'Assemblée a décidé de réduire de neuf à six en première instance et de douze à neuf en appel le nombre de jurés des cours d'assises". Loi applicable depuis l'an dernier.
Ce furent donc vingt-sept citoyens (magistrats compris) qui ont eu à apprécier cette affaire à deux reprises et non vingt et un, comme je l'avais malencontreusement écrit.
Vingt-sept citoyens uniquement convaincus par le bla-bla des pédo-psychiatres, chère Véronique ?...
Rédigé par : sbriglia, pan sur le bec ! | 18 janvier 2012 à 17:13
"Pour une fois que la Justice demande à y voir plus clair, on ne saurait verser une larme sur M. Iacono" dit Savonarole.
Même s'il est innocent ? Le déshonneur et la souffrance morale seraient donc à passer par perte et profit ?
Rédigé par : Frank THOMAS | 18 janvier 2012 à 16:00
Le lamentable de mon commentaire peut
ne pas être publié, cependant je me pose
la question du pourquoi ce Monsieur n'est
pas allé en tailleland au lieu de nous
imposer "la profondeur du doute" ?
Rédigé par : calamity jane | 18 janvier 2012 à 14:31
"sbriglia, les jurés ont surtout, comme les professionnels judiciaires du dossier, porté du crédit aux expertises psy "
Vous avez assisté aux débats, Véronique ?
Vous avez consulté le dossier ?
Vous avez recueilli les confidences de l'avocat général, de la partie civile ou de l'accusé ?
En ce qui me concerne, ma connaissance du dossier est nulle : ce constat joint à mes compétences inexistantes en la matière ne m'autorisent donc rien de plus que mon commentaire...
Le bon sens me conduit simplement à émettre des doutes sur une condamnation fondée exclusivement sur des expertises de pédo-psychiatres.
Rédigé par : sbriglia@Véronique | 18 janvier 2012 à 13:49