Etienne Pinte, député UMP, déplore que "le FN soit devenu acceptable, même pour les chrétiens" alors que pour lui il est clairement incompatible avec la foi chrétienne car "c'est un problème de conception de l'Homme et de sa projection sur le plan collectif" (Le Monde).
A l'évidence, pour ce parlementaire qui a été si proche de Philippe Séguin et s'est toujours distingué par ses positions obstinément humanistes, je ne suis pas sûr que la distinction entre ce qu'il faudrait rendre à César et ce qu'il conviendrait de rendre à Dieu soit opératoire. Sa pensée et sa vision mêlent au contraire les deux mondes et s'efforcent d'appliquer au premier les exigences absolues du second. Je ne sais s'il a raison même s'il m'a souvent paru déplacé de se vanter de laisser à l'écart la morale chrétienne dans ce qu'elle a d'universel, de sa pratique politique. A quoi alors servirait celle-là si elle n'avait pas le droit d'irriguer celle-ci ?
Je ne me serais pas engagé dans l'écriture de ce billet et j'aurais sans doute choisi des thèmes plus profanes, que l'actualité propose à foison, si je n'avais été profondément touché par la biographie de Jésus par Jean-Christophe Petitfils qui apparemment a su passer avec science et virtuosité de Louis XVI à la relation de trois années d'une vie inouïe et d'une mort sacrificielle.
C'est grâce à ce formidable livre, parce qu'en distinguant avec rigueur la foi de l'histoire il jette dans la tête et le coeur des faits, des ruptures, des provocations, des révoltes, des enseignements, des paraboles, des interrogations, des croyances, des doutes et des fulgurances, que j'ose aborder ce sujet. Pourtant, une sorte de pudeur m'a longtemps dissuadé, je ne sais pourquoi, d'exposer mon rapport à la religion comme s'il y avait quelque chose d'indécent à rendre accessible l'intimité de son âme. Aussi, j'ai admiré les êtres qui n'hésitaient pas, eux, à manifester leur foi. Je songe notamment à mon frère Pierre et sur un autre plan à Loïc Rémy, footballeur marseillais, qui dans les interviews qu'il donne ne manque jamais d'évoquer sa croyance et sa pratique catholiques. Je constate un progrès de la part des médias puisqu'hier l'ironie dominait alors qu'aujourd'hui le ton au moins reste neutre.
Peut-être aussi ai-je verrouillé ma personnalité sur ce plan, en dépit de la perception presque physique d'un besoin de transcendance, pour ne pas donner prise, à rebours, aux rires gras de certains incroyants et à la légèreté de ceux qui traitent avec une exaspérante désinvolture les idées, les sentiments, les croyances des autres parce qu'ils ne les partagent pas au lieu de se taire, précisément à cause de cette différence. Mon ignorance théorique sur le plan religieux n'était pas non plus pour rien dans ce mutisme qui préférait questionner les doutes ou les certitudes d'autrui par défaut d'une parole suffisamment éclairée.
On ne lit pas le Jésus de Jean-Christophe Petitfils comme s'il s'agissait d'un ouvrage ordinaire. Je ne prétends pas que cette aventure, cette épopée, cette histoire seraient susceptibles d'entraîner, grâce à elles seules même magnifiquement racontées par cet écrivain à la fois érudit et sensible, une conversion, une révolution intérieure.
Petitfils traduit seulement, par quelques tremblements du style généralement retenu et classique, la conviction qu'il est sorti du registre de la littérature pour entrer dans un territoire étrange qui au moins ne pourra laisser personne indifférent. Pour ma part - et je suis navré de ce poncif et, pour les spécialistes, de cette naïveté -, totalement stupéfié à la fin de ma lecture qui m'avait présenté globalement et dans le détail ce que je n'avais connu que par bribes superficielles il y a longtemps, je me suis demandé comment on pouvait demeurer insensible, dans ces trois années d'homme apparemment ordinaire, à cette impressionnante et dominante sensation, à chaque instant, d'extra-ordinaire au sens propre. Les démarches, les mots, les guérisons, l'inimaginable nouveauté des discours et des gestes, la philosophie toute de rupture, de violence nécessaire et de douceur partagée, l'invocation permanente du Père, son dialogue ininterrompu avec lui dans la puissance comme dans l'angoisse, sa mort assumée dans des conditions atroces et imprégnée de singularités, d'une bienveillance sur-humaine - tout cela relève-t-il d'épisodes déjà connus, de la chronique de gourous, de prophètes, de thaumaturges ou bien y a-t-il une coupure brutale, radicale, décisive entre ces personnalités d'avant et Jésus parce que celui-ci ne pouvait pas vivre, penser, parler, agir et mourir de cette manière sans être à l'évidence plus que son enveloppe terrestre - une transcendance incarnée ?
Il y aura certainement parmi mes lecteurs des intelligences, des savoirs et des sensibilités qui parviendront à m'éclairer, à répondre à mes interrogations et à trouver ridicules ou légitimes mes états d'âme. Dans notre société, malgré l'abondance des livres, on demeure souvent sans voix devant les problèmes métaphysiques parce qu'on a rarement la chance ou l'opportunité de pouvoir dialoguer avec des consciences et des dispensateurs de vérité. Dieu, Jésus, pourquoi le mal existe-t-il si le divin est bon et tout-puissant, la mort, la vie éternelle, le matérialisme, les humanistes sans adhésion au surnaturel, le sens de la vie, autant de profondeurs vertigineuses au sujet desquelles je rêverais d'avoir des maîtres, des défricheurs. Une sorte d'Onfray qui ne serait pas accroché à son dogme contraire ? Mais, trop souvent, on est tout seul dans son angoisse, dans son crépuscule.
Pourtant, il faut absolument lire Jésus de Jean-Christophe Petitfils.
Votre billet pose le problème de notre solitude face à la question métaphysique. Solitude à mon sens aggravée par notre conception pervertie de la laïcité. Je me permets de vous renvoyer à la lecture de mon billet sur mon blog "l'homme a des racines et des ailes". A bientôt peut-être pour une réaction de votre part.
Rédigé par : A Facebook User | 30 janvier 2012 à 21:34
@ Alex paulista
Non ! perdu ! :=)
Bien que de chez moi, toujours dans ce même village, j'ai une vue de sur notre mère qui a toujours vécu sans faire de vagues.
De profundis.
Rédigé par : hameau dans les nuages | 23 janvier 2012 à 13:08
@Xavier Nebout
"je n'ai encore pas compris ce que vous vouliez dire... vous auriez été encore plus virulent que moi si..."
Pas "si", mais "quand..." quand j'étais comme vous êtes j'aurais été plus virulent contre les chrétiens que je taxais de crétin du dimanche...
Mais maintenant c'est moi qu'on taxe de prosélyte, sauf que ça fait bientôt 40 ans que je suis devenu chrétien par choix conscient et non de naissance ! je suis ce qu'on appelle en anglais un "born again". C'est un peu vieux pour être prosélyte :-)
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine | 22 janvier 2012 à 23:20
En parlant de fils du diable, je répondais à des propos qui le justifiaient.
Je n'ai pas généralisé en disant que les athées étaient fils du diable, mais il est amusant de voir combien cela peut choquer un athée qui ne devrait rien en avoir à faire, et puis, tout bon catholique n'aurait pas désavoué une telle filiation il y a moins d'un siècle.
Enfin, que tout le monde se rassure, théologiquement parlant, je ne pense pas que le diable puisse avoir d'enfants.
Pierre-Antoine, je n'ai encore pas compris ce que vous vouliez dire... vous auriez été encore plus virulent que moi si...
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 22 janvier 2012 à 22:35
Des réactions proches de celles auxquelles
répond la ligne de départ pour la campagne
présidentielle : mon poulain, mon écurie !
Et une volonté presque délibérée d'anéantir
la composition culturelle d'un peuple dans
son pays.
Vous écriviez, Monsieur Bilger, dans un autre billet votre constat d'une exaltation
de la forme ! sans doute une illusion pour
vous que d'attendre plus de fond !
La r-évolution culturelle et spirituelle (qd
nombre de personnes s'imaginent qu'elle est
estampillée "illuminés") attendra encore
quelques générations.
(Parler de Jésus comme on peut parler de
Louis XIV, c'est pas demain la veille).
Rédigé par : calamity jane | 22 janvier 2012 à 15:40
Relisez mes propos Herman, c'est le passage globalisant du UN au pluriel qui m'a fait réagir, ce qui ne constitue implicitement pas une caution du UN.
Mais je comprends et partage le sens de votre intervention. J'aurais dû sans doute dans ce fil de discussion - bien que l'ayant déjà fait en d'autres occasions - manifester également mon désaccord avec la teneur et la tonalité de certains propos de Xavier Nebout, par exemple la phrase dont Nordine semble par erreur me créditer.
Rédigé par : MS | 22 janvier 2012 à 15:37
@Xavier Nebout
"C'est ainsi que tel se prend encore une baffe - mais il aime ça -, mais aussi que je ne comprends quasiment jamais rien à ce que nous dit Pierre-Antoine."
La réciproque n'est point vrai, je comprends d'autant mieux ce que vous dites, pour avoir tenu, aux temps de mon ignorance, les mêmes propos que vous ici. J'aurais certainement été plus virulent que vous !
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine | 22 janvier 2012 à 15:21
Franchement, il y a des échanges entre commentateurs qui donnent envie de déserter ce blog.
Je ne capte pas l'agressivité contre Frank Thomas ?
J'avais été frappé par la beauté d'un commentaire de MS sur un billet du même thème. Je suis un peu déçu.
"@MS
Comme disait un grand philosophe : lorsqu'on est las de parler à un mur, se soulager dessus donne au moins l'impression de ne pas avoir perdu son temps. " <<< Je pense que cette réflexion ne méritait pas d'être publiée.
Rédigé par : Nordine | 22 janvier 2012 à 14:23
@ hameau dans les nuages
"Après moult propos, ceux-ci m'affirmèrent en le montrant que ce clocher était un symbole phallique."
J'ai trouvé où vous habitiez:
http://www.collioure.com/index-fr.htm
J'en profite pour avoir une pensée pour l'abbé Perarnaud.
Cette ambiguïté phallique du clocher était cultivée par tous les peintres de passage dits "modernes", chacun d'eux se croyant subversif et original.
Cela irritait Perarnaud au plus haut point.
Pour le calmer, il suffisait de prendre un vin doux, de parler de la réduction de la taille des maillots (il montrait malicieusement des exemples depuis sa vue plongeant sur la plage) puis lui demander de nous refaire visiter le Trésor de l'église.
Mais c'était lui, l'authentique trésor de cette église que nous venions voir.
Rédigé par : Alex paulista | 22 janvier 2012 à 12:51
"Que celui qui hait le bien..." X.Nebout
Le bonheur des uns faisant le malheur des autres, il me paraît bien difficile de définir le bien !
M.S, je ne sais si les propos de Frank Thomas vous ont heurté, mais il me semble tout de même que celui-ci a quelque raison de s'en prendre à ceux, suintant la haine, de Xavier Nebout qui après avoir traité les athées de fils du diable, oscille désormais entre l'envie de pisser sur monsieur Thomas, ou de mettre des claques à ceux qui ne pensent pas comme lui.
Vous valez mieux que ça tout de même, MS...
Rédigé par : Herman Kerhost | 22 janvier 2012 à 12:32
«…Dieu, Jésus, pourquoi le mal existe-t-il si le divin est bon et tout-puissant, la mort, la vie éternelle, le matérialisme, les humanistes sans adhésion au surnaturel, le sens de la vie, autant de profondeurs vertigineuses au sujet desquelles je rêverais d'avoir des maîtres, des défricheurs… »
Je me permets de vous conseiller sur Kto : l’émission suivante :
« La foi prise au mot » thème : « Diable et démons »
http://www.ktotv.com/videos-chretiennes/emissions/nouveautes/la-foi-prise-au-mot-diable-et-demons/00062719
Puis la lecture suivante :
THOMAS D'AQUIN
Du mal
Martin Kuolt
Commentaires philosophiques
PHILOSOPHIE
Les seize questions disputées sur le mal de Thomas d'Aquin (1225-1274) constituent l'oeuvre médiévale la plus importante sur ce thème. Ce livre reproduit le texte intégral de la question une qui aborde les aspects les plus fondamentaux du mal…
Théologie Historique n°092
SAINT THOMAS D’AQUIN ET LE MAL.
FOI CHRÉTIENNE ET THÉODICÉE
Laurent Sentis
http://www.editions-beauchesne.com/product_info.php?products_id=280
« Depuis toujours, le problème du mal hante la conscience de l'homme. Pour le chrétien qui croit à la bonté et à la puissance du Père de Jésus-Christ, la question se fait plus insistante. Pourquoi Dieu n'intervient-il pas au cœur de nos souffrances ? Pourquoi laisse-t-il à sa créature la possibilité de pécher ? Confronté comme tant d'autres à ces questions, saint Thomas d'Aquin ne s'est pas contenté des solutions trop faciles que lui fournissaient les philosophies néoplatoniciennes et l'augustinisme scolaire. Dans plusieurs passages, il a apporté une réponse dont la profondeur est restée méconnue.
Cet ouvrage reprend l'essentiel d'une thèse présentée en 1990 à l'Institut Catholique de Paris pour le Doctorat en théologie. Attentif au mouvement intérieur qui a guidé la recherche du grand Docteur, il propose un véritable renouvellement de l'interprétation de la pensée de saint Thomas à propos de plusieurs points très importants : la théologie de l'être, la perception du bien et du mal, le rapport entre la grâce et la liberté, l'analyse du péché, le caractère énigmatique de la souffrance, la foi en la providence. Cette lecture de saint Thomas d'Aquin se révèle très féconde pour une théologie moderne. »
Laurent SENTIS est actuellement professeur de théologie morale au séminaire du diocèse de Toulon.
Enfin, je vous conseillerai la lecture des deux livres de sa sainteté le Pape Benoît XVI :
« Jésus de Nazareth »
Joseph Ratzinger
Benoît XVI
« Jésus de Nazareth »
De l’entrée à Jérusalem à la Résurrection
Des extraits sur le site suivant :
http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=table_jesus_nazareth
Rédigé par : Marie | 22 janvier 2012 à 10:50
Savonarole, Xavier Nebout, Pierre-Antoine et MS sont de vives lumières qui donnent à ce blog tout son éclat.
Les convictions spirituelles, la valeur morale, le souci d'exactitude joints à l'amour de l'Humanité et à une profonde tolérance constituent le fond commun de leurs interventions.
Celles-ci se situent à une telle hauteur que je sens bien qu'en dépit que j'en aie je ne pourrai jamais m'y hisser.
Aussi me contenterai-je dorénavant de boire leurs paroles de sagesse et d'amour jusqu'à l'ivresse, dans le silence et le recueillement.
Rédigé par : Frank THOMAS | 22 janvier 2012 à 09:24
Quand j'invite le curé de mon village, j'évite de sortir mon service à thé...
Rédigé par : jean patry | 22 janvier 2012 à 09:17
Quelle que soit la foi, elle est toujours respectable. Votre billet est sincère et le livre de JC Petitfils est vraiment passionnant. L'existence amène souvent les questions et les réponses se trouvent à l'intérieur de nos croyances, d'où qu'elles viennent. Point d'apologie sur la foi, il suffirait que l'homme croie en sa propre force pour résoudre la plupart de nos maux.
Rédigé par : paterzan | 22 janvier 2012 à 00:37
@ Pierre-Antoine | 21 janvier 2012 à 15:04
Vous avez raison de le souligner. Actuellement il semblerait que l'Eglise ignore ce que vous dites pour les raisons que l'on peut seulement supposer. Aussi quelqu'un m'a fait part de ce renseignement que je vous communique :
"""Le peuple élu de Palestine
Cette interprétation est confirmée par une autre formule ahurissante, qu’a justement relevée Menahem Macina dans la Newsletter de l’U.P.J.F. (2), prononcée à l’occasion du départ du pape des Territoires palestiniens : “Mon souhait sincère pour vous, peuple de Palestine, est que cela arrivera bientôt, pour vous permettre de jouir de la paix, de la liberté et de la stabilité dont vous avez été privés depuis si longtemps. Avec angoisse, j’ai été le témoin de la situation des réfugiés qui, comme la Sainte Famille, ont été obligés de fuir de leurs maisons. » Or, la "Sainte Famille" fuit Bethléem pour échapper au massacre des enfants que le Roi d’Israël Hérode s’apprête à perpétrer pour éliminer Jésus (Évangile selon Matthieu 2, 13).
Cette comparaison appelle inéluctablement dans l’oreille chrétienne et sans doute dans la compréhension papale, une identification des Palestiniens à la famille de Jésus, le “véritable Israël” persécuté par l’Israël déchu, “l’Israël selon la chair”, en l’occurrence les Israéliens contemporains qui, de surcroît, se voient implicitement accusés de fomenter le massacre des enfants ! On sait que l’accusation de crime rituel est le mythe central du Nouvel antisémitisme, adroitement exploité par l’Autorité Palestinienne et le Hamas. L’Église vient de la consacrer de façon subliminale.
Benoît XVI n’a pas manqué de bénédictions enthousiastes du peuple palestinien. Dans son discours de départ des territoires palestiniens : « Puisse-t-Il bénir par la paix le peuple palestinien ! ». Au camp de réfugiés d’Aïda : « Puisse Dieu bénir son peuple avec la paix ! ». Dans son homélie à la place de la Mangeoire : « Vous-mêmes, peuple choisi de Dieu à Bethléem ». Dans son discours devant Mahmoud Abbas : « J’invoque sur tout le peuple palestinien les bénédictions et la protection de votre Père céleste » (3). Je ne vois pas beaucoup de bénédictions de ce type sur le peuple d’Israël envers lequel l’Église a tout de même, à ce qu’elle prétend, d’autres liens!""" (c'est dans httpWW.contoverse)
Je suis contente de trouver la référence parce que déjà l'un de vous m'avait demandé d'où je sortais cette histoire
donc voilà c'est dans l'évangile selon Mathieu 2, 13...
Mais comme la vérité sort de la bouche des enfants , un enfant a dit :
"DIEU EXISTE PUISQU'IL A UN NOM (cité par Piaget)
Bonne soirée
Duval Uzan
Rédigé par : Duval Uzan | 21 janvier 2012 à 23:49
A propos de témoins de Jéhovah, je me souviens d'un couple qui était venu au portail de la maison de mon père, laquelle se situe au pied de l'église du village.
Après moult propos, ceux-ci m'affirmèrent en le montrant que ce clocher était un symbole phallique.
Moi prenant l'air de l'imbécile heureux je leur demandai si c'était la raison de la présence des deux cloches.
La dame gloussa pendant que le monsieur, dubitatif, se demandait si c'était du lard ou du cochon.
Il faut dire que c'était la période du pèle-porc.
Rédigé par : hameau dans les nuages | 21 janvier 2012 à 23:26
"Tu les surpasseras tous, car tu sacrifieras l'homme qui me sert d'enveloppe charnelle"..
Ce sont là les paroles que Jésus adresse à Judas, dans un évangile inconnu, arraché aux sables égyptiens...
V. L'évangile de Judas par Rodolphe Kasser et Marvin Meyer...
Duval Uzan
Rédigé par : Duval Uzan | 21 janvier 2012 à 21:48
Est prosélyte quiconque cherche à convaincre l'autre de ce qu'est le bien. Pour ne pas entendre de prosélytes, il faut donc fermer sa radio, sa télé, son ordi, et aussi sa g...
Le premier devoir religieux a de tous temps été le respect du vocabulaire, et cela de l'Inde avec Vac, au catéchisme de l'église catholique, l'église étant l'ensemble de ceux qui répondent à un appel commun, et donc avec un vocabulaire commun.
C'est ainsi que tel se prend encore une baffe - mais il aime ça -, mais aussi que je ne comprends quasiment jamais rien à ce que nous dit Pierre-Antoine.
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 21 janvier 2012 à 20:41
Moi, quand un de ces prosélytes ne vient pas me titiller, je n'embête personne avec ma non foi.
Personne, Monsieur Thomas, n'a ici frappé à votre porte pour vous titiller. Vous êtes au contraire venu rapidement réagir au billet par un long commentaire disant en quoi selon vous "la vie de Jésus-Christ est une belle construction humaine et artistique".
Personne ne vous a alors reproché d'afficher votre non foi et personne ne vous a accusé de prosélytisme.
Nulle réciprocité chez vous : "La lecture des commentaires exaltés qui s'accumulent sur le sujet que vous (PB) avez choisi d'évoquer n'est pas très éloignée de me créer je ne sais quel malaise." Il ne vient que de vous, soignez-le et remisez vos leçons.
Rédigé par : MS | 21 janvier 2012 à 20:17
Mon cher Xavier NEBOUT,
Venez avec moi demain à la messe à Saint Sulpice, nous prierons pour nos frères "Hameau du village" et Frank Thomas.
Le premier trouve "trop longs les sermons à l'Église" : un Bourdaloue en faïence de Sèvres ou de Gien devrait pouvoir le soulager ; et notre frère Frank Thomas, qui est le seul à avoir été piqué au vif à l'évocation de la prostate laïque, grâce à à nos prières retrouvera le chemin de la Lumière.
Négligemment, sur un banc de la place Saint-Sulpice, nous lui laisserons un exemplaire des "Grands Initiés" d'Edouard Schuré.
(Décidément la vessie et la prostate sont deux valeurs sûres de la médecine)
Rédigé par : Savonarole@Xavier NEBOUT | 21 janvier 2012 à 20:01
@Frank Thomas,
Sauf que ce blog est un bistrot où tous les convives ont le droit de lire et de participer.
Sauf que côtoyer un athée n'oblige pas au silence que vous semblez vouloir imposer aux chrétiens qui vous côtoient !
Sauf qu'un musulman ne communique ni la vie, ni la liberté... allez donc faire un tour du côté des pays où être chrétien coûte très cher !
Sauf qu'un homme qui a la foi en Jésus-Christ ne l'impose à personne et ne viendra pas frapper à votre porte ! Un chrétien n'est pas maso...
Chrétien oui, crétin non !
Cordialement
Pierre-Antoine
Chrétien ne veut pas dire crétin !
Rédigé par : Pierre-Antoine | 21 janvier 2012 à 19:49
"Une personne de foi en Jésus-Christ ne peut garder sa foi pour lui" écrit Antoine, se mêlant à une discussion entre d'autres commentateurs et moi.
Qu'il me permette de lui répondre, puisqu'il tient à dialoguer avec moi, que ce syndrome n'atteint pas, hélas, que ceux qui croient en Jésus-Christ.
Une personne qui a foi en Allah, Jehovah, Vichnou, etc. ne peut pas la garder pour elle non plus.
Quel dommage ! Comme nous serions plus tranquilles si tous ces gens ne se croyaient pas chargés d'une mission de conversion !
Moi, quand un de ces prosélytes ne vient pas me titiller, je n'embête personne avec ma non foi.
En revanche lorsqu'un témoin de Jéhovah ou autre allumé sonne à ma porte, je lui dis ma façon de penser.
La rhétorique de mon contradicteur s'efforce en vain de montrer que le parallèle n'est pas possible.
Elle ne repose que sur une pétition de principe de quelqu'un qui, justement, a la foi.
On appelle cela un rondo en poésie et un piège à c... dans le bistrot de mon quartier.
C'est moins élégant, mais c'est plus parlant.
Rédigé par : Frank THOMAS | 21 janvier 2012 à 17:59
J'ai bien renoncé à convertir les autres à l'athéisme, moi
Contrairement à vous, Frank Thomas, l'homme de foi - je vous l'ai dit dans le prolongement de la phrase que vous citez - sait qu'il ne lui est absolument pas donné de convaincre. Vous voudriez en plus qu'il ne dise rien. Malgré vos contorsions, votre "allez jouer ailleurs..." avait donc bien un sens pluriel.
Rédigé par : MS | 21 janvier 2012 à 15:16
@Frank Thomas
Une personne de foi en Jésus-Christ ne peut garder sa foi pour lui, car elle est spirituelle et communique la vie même à son âme... et la vie se communique obligatoirement autour d'elle. Vous n'avez pas appris ça de la théorie de l'évolution ?
Une personne dont la foi n'est que concept intellectuel ne nourrit que ses neurones, elle peut en effet la garder pour elle car elle ne donne pas la vie à son âme.
A la rigueur il peut la partager dans une discussion sur le sujet, mais ne communiquera rien de plus qu'un échange d'idées !
Pas sûr qu'il n'y ait que des "fous de Dieu" sur cette terre :-D
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine | 21 janvier 2012 à 15:14
@MS
Comme disait un grand philosophe : lorsqu'on est las de parler à un mur, se soulager dessus donne au moins l'impression de ne pas avoir perdu son temps.
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 21 janvier 2012 à 15:04