Bien sûr, il y a cette modestie feinte, la reconnaissance de quelques erreurs et de certaines faiblesses mais vite suivies par une vanité qui, pour être consubstantielle au personnage, n'en est pas moins insupportable.
Bien sûr, il y a cette arrogance qui, lassée d'être reléguée par le minimalisme du "je serai le moins mauvais du lot en 2012", s'exprime par le jeu du on et du off, instrumentalisant journalistes et parlementaires chargés de diffuser des confidences destinées à être éventées.
Bien sûr, il y a ce manque d'allure moquant l'enfarinade de François Hollande qui en plus "aurait tiré toutes ses cartouches" et, le comble, sur le fond, ce reproche de n'avoir pas de vision et de se livrer au clientélisme. On se demande si cette critique n'aurait pas dû s'orienter ailleurs (Le Monde, marianne 2, nouvelobs.com) !
Bien sûr, il y a le ridicule de ce candidat-président qui, lors de ses déplacements, fait appel à des figurants pour gonfler la masse autour de lui comme s'il craignait que la rareté fût révélatrice de l'état de l'opinion !
Bien sûr, il y a eu, sur le plan technique, l'extraordinaire candidat de 2007 mais, même si Nicolas Sarkozy songe avec nostalgie, paraît-il, à ce grand moment, 2012 confrontera le talent intact du candidat à des limites qui n'existaient pas il y a cinq ans. Alors, il n'avait à se soucier que de son projet, que des espérances dont celui-ci était porteur. Il avait la chance de n'être tourné que vers l'avenir sans avoir à se préoccuper véritablement du parcours de ses rivaux. Tout entier tendu vers son but, il ne gaspillait pas son énergie dans des échanges sarcastiques faussement secrets qui révèlent plus d'inquiétude que de lucidité. Ce qui risque d'entraver l'outsider dans quelques semaines, en dépit de son aptitude à oublier, comme tout combattant, son passé et son passif (les droits sont réservés à François Mitterrand !) sera tout de même le poids du bilan qui lui sera inlassablement rappelé et le fait qu'il sera obligé d'accepter non plus une course solitaire mais une empoignade collective. Il ne pourra pas détourner les yeux et l'esprit de ses concurrents et foncer comme en 2007. Son élan de candidat, aujourd'hui, sera inévitablement freiné.
Bien sûr, il a ces sondages qui, pour les deux hommes de tête, semblent constants avec un écart sensible en faveur de François Hollande même si le président se dit satisfait de ses "25%" alors qu'il n'est pas encore candidat. Paradoxalement, n'est-il pas plus en grâce aujourd'hui qu'il ne le sera demain ? Plus protégé par la fonction présidentielle que propulsé par le statut de candidat qui a déjà servi ?
Mais, en dépit de ces obstacles à la fois personnels et politiques, il serait absurde de s'imaginer la cause entendue et Nicolas Sarkozy inéluctablement abattu. Rien de pire que de fonctionner sur un mode simple, voire simpliste, en déniant toute complexité à la personne présidentielle et à ses oeuvres durant le quinquennat.
Ces dernières, certes, ne seront plus de nature à convaincre ceux pour lesquels, irréversiblement, l'être Nicolas Sarkozy, égaré dans le rôle présidentiel, à la recherche désespérée d'une majesté et d'une allure qui lui échapperont sans cesse, ne pourra jamais correspondre à ce dont ils avaient besoin plus que tout : une incarnation républicaine dont ils puissent être fiers. Cette fixation sur la personne peut être jugée peu sérieuse, voire immature sur le plan de l'analyse politique et il est vrai qu'elle a pour conséquence d'occulter la réalité des actions pour ne se concentrer que sur la manière de les accomplir et le comportement public de qui les a engagées. Il y a de l'injustice dans cette exaspération citoyenne - le défaut d'affection de la part des Français, qu'a évoqué récemment Claude Guéant - mais la société n'est pas coupable ni responsable de ce sentiment qu'on a fait naître et se développer. Au point de constituer un impressionnant élément à charge et un handicap lourd pour Nicolas Sarkozy.
Mais, pour la multitude des militants et citoyens opposés à ce Pouvoir par détestation de sa politique, il convient qu'ils ne tombent pas dans un piège qui renvoie à la nature très particulière du sarkozysme : agitation mais aussi action, dérives mais aussi avancées, désastre de l'Etat irréprochable mais, par exemple, la question prioritaire de constitutionnalité (QPC), une politique gérée et imposée par à-coups, erratique dans la méthode, souvent illisible mais avec des fulgurances, quelques réussites, des engagements partiellement tenus même si des promesses se sont souvent retrouvées exsangues dans le réel, beaucoup de vent et de discours mais ici ou là autre chose que du volontarisme abstrait, Antigone de façade mais un zeste de Créon qui assume !
Si on veut s'attacher à deux thèmes fondamentaux : les médias et la justice, on verra mieux comment le sarkozysme est une tension entre le pire et le meilleur, un soupçon permanent mais une démocratie tout de même vivante, des médias aux mains des puissances d'argent mais une contestation inlassable et souvent virulente du président, de toutes ses attitudes intimes et publiques, de sa politique. En même temps qu'on dénonce l'emprise de l'argent et du pouvoir économique, Nicolas Sarkozy est sans cesse dénoncé. Je ne le regrette pas, je le constate pour qu'on en tire la conclusion qu'on se trouve dans une République imparfaite mais que celle-ci préjudicie autant aux élites qu'à la société civile.
Il y a une justice politique sur laquelle le pouvoir pèse. Il y a eu, il y a des affaires dont le traitement n'a pas été honorable sur le plan de l'Etat de droit. Je regrette que ces derniers temps une accélération ait été donnée à des processus disciplinaires et j'ai écrit déjà ce que j'en pensais. Il y a une méfiance justifiée, des craintes légitimes, un président qui n'aime pas plus la magistrature qu'hier mais qui cache mieux son dissentiment et rend moins ostensibles ses préférences. Il n'empêche que les instructions à Bordeaux avancent, qu'Eric Woerth sera peut-être mis en examen et que Nicolas Sarkozy, redevenu un jour simple particulier, sera aussi sur la sellette, que Karachi, sous son double aspect, progresse, que Philippe Courroye a été mis en examen pour les fadettes de Nanterre, qu'il y a des magistrats plus forts que ce qui pourrait tenter un Pouvoir en fin de quinquennat : étouffer le souffle de la Justice.
Mais la justice a du souffle. Les médias accablent quand ils en ont envie. La vie coule bon gré mal gré dans les veines de la démocratie.
Le sarkozysme n'est pas un bloc.
France Culture mardi 7 février
"Du grain à moudre" de 18h20 à 19h, avec Brice Couturier et Luce Tourret
France 3 Paris Ile-de-France, mardi 7 février
"Paul Wermus, Paris Cactus" de 13h à 13h35, en direct.
Sud Radio mardi 7 février
Avec Robert Ménard dans "Ménard en liberté", de 8h30 à 9h.
RTL mardi 7 février
"On refait le monde" de Christophe Hondelatte, entre 19h15 et 20h
BFM TV le 8 février
De 13h30 à 14h, dans le 12/15 d'Hedwige Chevrillon
LCI le lundi 13 février
De 17h30 à 18h chez Michel Field
Quand je vous dis que " Déçu du Sarkozysme" c'est porteur...
Ne vous surmenez pas cher Philippe. Vous êtes á la retraite.
"Ben justement !" me diriez-vous.
Rédigé par : Jean-Paul Ledun@Philippe B. | 08 février 2012 à 01:25
Mary,
"Occupez-vous de vos fesses" ne me semble pas l'expression la plus élégante de l'esprit critique. Je déplore qu'on en arrive à s'insulter pour pas grand-chose finalement. A vrai dire, j'ai l'impression qu'ici la liberté d'expression devient un peu dogmatique et conduit à ce genre de situation où les plus pondérés des intervenants tombent dans le piège des excès de la polémique.
Mais bon, la frontière entre modération et censure est amovible selon la sensibilité de chacun. Bref.
Slimane
C'est pas graaaaaaaaaaave. Je vais suivre votre exemple et modérer mes interventions sur l'insignifiance de certains propos.
Rédigé par : Nordine | 07 février 2012 à 13:57
@ Nordine
Je n'avais noté rien d'insultant dans les propos de Charlemagne. Rien que de l'ironie mordante, dont j'avais moi-même fait les frais en réponse à l'une de mes interventions quelque peu satirique.
En revanche, le terme nazillon est indiscutablement une injure raciale.
---
nota (rectificatif) : mon message de ce jour 1:58 adressé à Rahmouni Slimane aurait dû commencer ainsi : "quel crédit peut-on apporter aux allégations de quelqu'un etc."
Rédigé par : Mary Preud'homme | 07 février 2012 à 11:10
Véronique,
Pour la niche (sans bon jeu de mot...), je parlais des journalistes et non des politiques.
Mais oui, sur les 35 heures ou les retraites, c'est toujours la même rengaine: il faut travailler plus et plus longtemps. Les points de vue hétérodoxes sont quasi inexistants chez les éditorialistes que l'on entend partout !
C'est ni plus ni moins la ligne défendue par Sarkozy. Tout ça pour entendre certains clamer sur toutes les ondes que les journalistes sont tous de gauche !
Les journalistes peut-être, mais pas les faiseurs d'"opinon", dont l'audience est sans commune mesure avec la leur.
Rédigé par : Herman Kerhost | 07 février 2012 à 09:03
@ Herman
En deux mots.
Sur la niche fiscale concernant les journalistes, je vous propose ce lien:
"Pourquoi les journalistes payent moins d'impôt" (slate fr - novembre 2011)
http://www.slate.fr/story/43075/pourquoi-journalistes-payent-moins-impot
Sous-titre de l'article...
"L'avantage fiscal créée en 1934, supprimé par Juppé et rétabli par Jospin, pose question à l'heure où les niches fiscales ont mauvaise presse."
Vous voyez, je ne suis pas du tout certaine que F. Hollande - comme N. Sarkozy du reste - soit si déterminé que cela et qu'il va se précipiter à proposer de supprimer ce privilège fiscal...
Concernant la loi des 35 heures et les retraites, particulièrement celles qui concernant les régimes spéciaux, je ne pense pas que ces débats soient des poncifs.
Et je ne vois pas au nom de quoi ces questions devraient rester des tabous.
De la même façon la question des 10 000 ou 100 000 niches fiscales - on ne sait plus - créées, parfois supprimées, pour finalement être rétablies pour satisfaire les exigences de telle ou telle clientèle électorale ou relais d'opinion ou soutien, ne devrait pas être un tabou.
Maintenant, je vous l'accorde très volontiers, sur ces sujets il est très facile - et tentant - d'agiter des simplismes et des raccourcis.
Mais bon, je ne me présente pas comme candidat à l'élection présidentielle, ni à aucune élection du reste, je n'écris pas non plus des manuels, ni des thèses d'économie ou de fiscalité dans le blog de Philippe.
J'exprime juste un point de vue que j'essaie de défendre au moins mal avec comme conducteur, je l'espère, l'honnêteté et la sincérité intellectuelles, quitte à faire avec mes paradoxes.
L'éditorial de Claude Imbert que j'ai cité me semble particulièrement bien vu en ce qui concerne la façon Nicolas Sarkozy, et complémentaire du billet de Philippe.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 07 février 2012 à 05:23
Quel crédit peut-on apporter à quelqu'un qui dans une lettre ouverte au Président de la République qualifie nos institutions, en particulier la Justice de criminelles et accuse Nicolas Sarkozy d'avoir mis en place une véritable dictature policière ?
Rédigé par : Mary Preud'homme | 07 février 2012 à 01:58
@Nordine
Bonjour Monsieur,
Mary Preud'homme par une habile confusion m'a fait croire qu'elle s'associait à votre remarque :" Je rejoins Nordine concernant ses dernières remarques.
Inadmissible en effet que le commentaire gravement injurieux et lâche de Slimane Rahmouni à l'égard d'un intervenant (dûment identifiable par son pseudo) et dont il ne partage pas les idées ait été publié.
Rédigé par : Mary Preud'homme @ Philippe Bilger |"
Non satisfaite de son commentaire, elle a cru qu'en se plaignant au maître des lieux, celui-ci allait se ranger à ses côtés.
Je m'excuse donc de vous avoir offensé, je suis attristé de me voir perdre de l'énergie à me défendre contre des détracteurs malhonnêtes. Dès que vous en mettez un à terre, un nouveau surgit pour le remplacer.
Ce réflexe trouve ses origines dans quelque chose de plus profond que je ne veux pas développer ici.
Dorénavant, j'ignorerai les attaques et me concentrerai comme à mes débuts à argumenter strictement le billet du Sieur Bilger.
Je m'excuse une fois encore et présente par cette occasion que vous m'offrez mes excuses à toutes et tous ceux que j'ai pu déranger ou offenser, y compris ceux à qui j'ai adressé des mots personnels.
Bien à vous.
Slimane Rahmouni
Rédigé par : Rahmouni Slimane | 07 février 2012 à 00:31
@ Rahmouni Slimane
Votre conception de la France est large, belle, sympathique et universelle, mais à force d'agresser et de mettre dans le même sac tous ceux qui ne s'alignent pas avec votre vision (insulte, utilisation de pseudo, connotation d'un prénom) ben... vous risquez de vous y retrouver tout seul l'ami.
Mais voir fuser "petit nazillon" en réponse à "petit soldat d'Allah", très peu pour moi. Ça c'est la France que nous font Sarkozy et Guéant, ne rentrez pas dans ce schéma.
Rédigé par : Alex paulista | 06 février 2012 à 20:10
Slimane,
Vous faites erreur. C'est l'insulte de Charlemagne qui m'a choqué.
Votre réponse est compréhensible et à le mérite d'être argumentée.
Je regrette que des commentaires gratuitement insultants soient publiés, comme sur d'autres billets récents. Qu'est-ce qu'on peut espérer comme réponse à l'injure sinon l'injure?
Bref. Ce blog devient n'importe quoi.
Rédigé par : Nordine | 06 février 2012 à 20:06
Slimane aime à apparaître comme un homme de haute distinction et de haute tenue morales mais le monsieur ne possède même pas le minimum de correction et de décence qui veut qu'à défaut de lui manifester sa gratitude l'on ne daube pas sur le pays qui vous a généreusement offert l'hospitalité, que l'on y fasse profil bas et que l'on s'y meuve avec discrétion, et que l'on fasse encore plus profil bas après qu'on a fui le navire, auquel on saurait du coup encore moins prétendre dicter, et se mêler de dicter, la marche à suivre (émigrer en France et en réémigrer au gré de ses convenances personnelles, et de ses petites dilections et répulsions du moment, comme l'on entre et ressort d'un hôtel, voilà qui est de nature à faire douter de la force du sentiment français du monsieur).
Prétendre qu'avec Sarkozy la France a basculé dans un régime fasciste est du plus haut comique, heureusement que le ridicule ne tue pas, et je ne doute pas un instant que les pays d'origine et d'exil du monsieur, qui n'en sont peut-être qu'un, soient en comparaison des havres de liberté, de démocratie, et de tolérance.
Moins ironiquement, je n'ose imaginer ce qu'il m'en coûterait si en nouveau venu je m'avisais de m'ingérer et de mettre mon nez dans les affaires du pays d'origine de monsieur, de lui dicter ses choix et quoi faire, de complaisamment et sans retenue le dénigrer : les autochtones et les autorités du pays ne le supporteraient pas, à raison, et je serai au mieux si j'ai de la chance, embarqué dans le premier avion en partance.
Rédigé par : Charlemagne | 06 février 2012 à 19:41
@Mary Preud'homme et Nordine
Bonsoir,
A ceci:
"Slimane,
Occupez-vous de vos fesses et laissez la France et les Français tranquilles, ils ne vous ont rien demandé. Et épargnez-nous tant vos obséquiosités de façade, elles font bizarre, que vos vaticinations de petit soldat d'Allah, promettant l'enfer aux nations impies, j'ai répondu par mon billet."
Mary, la galanterie me force à ne pas vous répondre par l'insulte comme vous vous y êtes prise en m'attaquant. Vous vous êtes immiscée dans une discussion entre Charlemagne et moi et cela montre que pour des convictions parfois douteuses, on en oublie jusqu'à la politesse.
Pour info, Charlemagne m'a interpellé alors que je ne lui ai JAMAIS adressé de remarque personnelle. Votre sens de l'équité est à géométrie variable et Charlemagne - qui demeure un surnom - est assez grand pour se défendre seul.
Monsieur Bilger a sûrement de bonnes raisons d'avoir publié mon commentaire.
Je vous rappelle que nous sommes TOUS ici ses invités. TOUS Madame, y compris vous.
A Nordine,
je reste sans voix face à votre prise de position déplacée.
Cela démontre au moins que des gens qui ont TOUTES les raisons de craindre le FN en sont en réalité les plus fidèles valets.
Regardez-vous dans une glace et vous comprendrez ce que je vous écris.
Cette conception d'une France que défend Charlemagne, Mary ou vous, est trop étroite pour tout le monde.
La mienne peut vous y accueillir au contraire.
Bien à vous et bonne soirée.
Slimane Rahmouni
Rédigé par : Rahmouni Slimane | 06 février 2012 à 19:19
@Véronique Raffeneau
Vous me décevez beaucoup, Véronique. Après vous avoir lu épingler avec brio nos brochettes d'éditocrates et de journalistes aux ordres, vous nous sortez tous les poncifs de cette bande de privilégiés sur la retraite, les 35 heures, etc.
Vous connaissez beaucoup de journalistes qui pointent du doigt la délicieuse niche fiscale mise à leur disposition?
Moi qui pensais vous proposer d'aller voir "Les nouveaux chiens de garde" pour vous faire plaisir !
Cela m'embête de tomber d'accord avec Charlemagne vu ses précédents commentaires, mais sur le dernier je n'hésite pas à me ranger derrière lui. Simplement je ne comprends pas pourquoi il ne soutient pas Mélenchon. Ah si; j'avais oublié: Méluche fait partie du "système"...
Rédigé par : Herman Kerhost | 06 février 2012 à 19:05
Nordine,
Il faut croire que le maître des lieux tient à refléter dans les commentaires l'esprit qui règne en France.
Et que Savonarole retrouve et fouette virtuellement l'homme qui a insulté le premier.
Rédigé par : Ivana Fulli | 06 février 2012 à 17:43
Je rejoins Nordine concernant ses dernières remarques.
Inadmissible en effet que le commentaire gravement injurieux et lâche de Slimane Rahmouni à l'égard d'un intervenant (dûment identifiable par son pseudo) et dont il ne partage pas les idées ait été publié.
Rédigé par : Mary Preud'homme @ Philippe Bilger | 06 février 2012 à 13:52
Franchement Philippe je ne comprends pas pourquoi les commentaires injurieux sont publiés.
Rédigé par : Nordine | 06 février 2012 à 12:51
@Charlemagne
Je vais me contenir petit nazillon et vous demander de modérer votre façon de vous adresser à moi.
Écrire sous un pseudo est déjà à mes yeux une preuve de lâcheté.
La France ne vous appartient pas plus qu'elle ne m'appartient et là réside tout l'enjeu des débats.
Votre violence ici est caractéristique des idéaux et du parti que vous défendez.
Plus que jamais donc, je me sens utile à défendre notre pays contre ses enfants ennemis.
Tous vos échanges puent la haine refoulée ; il y aura toujours des femmes et des hommes comme moi à l'affût, pour vous empêcher de nous entraîner dans votre folie raciste, fasciste, que vous prêtez à tort à l'identité et l'histoire de ce pays.
Bien à vous.
Slimane Rahmouni
Rédigé par : Rahmouni Slimane | 06 février 2012 à 09:42
@ Charlemagne
Comme je l'ai dit à Nordine, je ne suis pas en mesure de m'engager dans une discussion sur l'économie et la finance, disciplines qui font appel à des outils théoriques que je ne maîtrise pas.
Pour conclure et retourner au billet de Philippe, je peux simplement dire que je partage en totalité le propos de l'éditorial de Claude Imbert dans le Point: http://www.lepoint.fr/editos-du-point/claude-imbert/l-attente-02-02-2012-1426509_68.php:
"Sarkozy est paralysé par deux handicaps majeurs. Celui d'être aux commandes lorsque partout la crise sort les sortants. Celui d'avoir désenchanté une grande partie de son mandat. Jactance et trivialité auront plus dévalué qu'humanisé, comme il le crut, sa fonction présidentielle. Ce champion présumé de l'image aura commis le plus grand contresens de communication de la Ve République ! Fasciné par l'image, défait par l'image !
L'incontinence verbale a démonétisé sa parole et l'activisme brouillon aura noyé dans le subalterne plusieurs progrès méritoires. En fait, son bilan, écrasé par la crise, garde des atouts honorables : réforme des retraites, des universités, service minimum et surtout engagement acharné en faveur de l'euro, de l'Europe, et gestion imaginative et énergique de la crise.
L'erreur, désormais patente, de Sarkozy, c'est, dans l'euphorie de ses débuts, d'avoir laissé filer les déficits. Ensuite de n'avoir été ni assez vite ni assez loin sur l'essentiel : la réduction des dépenses publiques, l'abolition des 35 heures, la réforme insuffisante des retraites et, aujourd'hui, la hausse tardive de la TVA. Puisque chacune de ces réformes était, quel que soit son degré, impopulaire, il eût gagné à les "corser". Hier, en allant pour les retraites au-delà des 62 ans ; aujourd'hui en poussant la TVA au-delà du 1,60 point d'augmentation.
S'il ne l'a pas fait, c'est que l'impopularité de son style présidentiel l'a privé du charisme, du surplomb et de l'autorité nécessaires au monarque élu de la République pour convaincre et entraîner. Pour pouvoir d'aventure conjurer les révoltes de la rue et les "coups de torchon" d'une Nation "légère et dure".
Sarkozy a cent jours pour se "refaire". Combien de Français, entre fatalisme et angoisse, attendent encore vaguement quelque chose et quelqu'un ? Sans savoir quoi, sans savoir qui..."
Par ailleurs, Slimane est évidemment le bienvenu sur ce blog.
Vous dénoncez l'absence de démocratie : l'esprit démocratique, en tout premier lieu, c'est reconnaître à chacun le droit et la liberté de l'expression.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 06 février 2012 à 09:35
Quel gâchis et quelle honte pour la droite française que le candidat à la présidentielle ne soit pas un homme d'une intelligence exceptionnelle et doté de subtilité comme Bruno Le Maire ou Laurent Wauquiez !
Alain Juppé est intelligent aussi mais il est vieux et a été condamné en justice - sans compter quand en vertu de son statut de Premier ministre les juges lui avait évité une condamnation pour avoir logé luxueusement dans un splendide hôtel particulier rue Jacob dans le 7ème arrondissement de Paris, à un tarif défiant toute concurrence, sa famille, son ex-épouse et son fils aux dépens des finances publiques de la ville de Paris, en baissant d'une mention manuscrite le loyer déjà bien inférieur au prix du marché du studio chic de son fils depuis son bureau à la Mairie de Paris.
M. Guéant - le pire du sarkozysme - est un homme intelligent qui diabolise les musulmans en visant à abaisser vers la haine les esprits des électeurs qui souffrent de la délinquance juvénile du fait de fils d'immigrés assez souvent musulmans en effet.
Il est aidé depuis longtemps par le pragmatisme dictatorial de certaines assistantes sociales qui désespèrent et aigrissent "les français de souches" des quartiers pauvres.
Par certains magistrats tel le procureur terrorisant un "maire gifleur" qui avait osé demandé - sans pouvoir se payer un bâtonnier parisien - à la Justice de faire respecter son autorité sur des mineurs vandales et insultants.
Par la crédulité de certains de la communauté des juifs français qui prennent pour argent comptant les manifestations de repentance contre les crimes nazis. Mon avis est que M. le Pen est sa fille sont restés antisémites mais que le palais Bourbon et peut-être l'Elysée valent bien à leurs yeux une repentance sur la Shoah. Condamner avec les lèvres le nazisme cela ne coûte pas cher et cela rapporte gros !
PS: les électeurs des Le Pen eux sont anti-musulmans - en considérant comme musulmans tous les jeunes au teint coloré qui ne sont pas antillais.
Rédigé par : Ivana Fulli | 06 février 2012 à 09:23
Charlemagne,
Je vous suis dans vos remarques faites à Véronique Raffeneau. Je ne vois pas en effet en quoi nous vivrions au-dessus de nos moyens. Votre rappel sur l'après-guerre est imparable.
J'ai aussi poursuivi sur le lien, et ne peut qu'approuver tout ce qui s'y dit.
Néanmoins, je ne vois nulle part de compromissions de Hollande (qui n'est mon champion que par défaut. Je sais, c'est triste...) et je me dis que peut-être s'imagine t-il avoir besoin de l'appui de ces gens-là pour gagner la présidentielle, et s'en débarrasser ensuite. Indécrottable optimisme à l'approche de cette élection, mais surtout je le redis, l'impatience d'en finir avec la parenthèse Sarko.
Rédigé par : Herman Kerhost | 06 février 2012 à 09:08
Slimane,
Occupez-vous de vos fesses et laissez la France et les Français tranquilles, ils ne vous ont rien demandé. Et épargnez-nous tant vos obséquiosités de façade, elles font bizarre, que vos vaticinations de petit soldat d'Allah, promettant l'enfer aux nations impies.
Rédigé par : Charlemagne | 06 février 2012 à 01:53
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A cette époque-là, ce qui a été la chance des populations occidentales, qui a contraint leurs gouvernants à se préoccuper de leur bien-être et à y travailler, en conduisant des politiques servant l'intérêt général et non celui des banques, c'était, aussi surprenant et paradoxal que cela puisse paraître, l'Empire soviétique et son contre-modèle communiste. Les deux modèles en présence, le libéral et le communiste, se faisaient concurrence, chacun de ces deux modèles cherchant à démontrer sa supériorité sur l'autre et se livrant à une lutte d'influence dont les esprits et les coeurs des populations étaient l'enjeu.
A partir du moment où l'Empire soviétique a commencé à décliner puis s'est définitivement disloqué, montrant ainsi la faillite du modèle communiste, les dirigeants occidentaux ne se sont plus sentis tenus de travailler avec autant d'ardeur au bien-être de leurs populations, et s'en sont montrés moins soucieux, car ils ne craignaient plus qu'elles basculassent dans la sphère d'influence communiste.
La chute de l'URSS a donc coïncidé avec l'apparition de toutes les dérives actuelles : les riches se sont lâchés.
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Rédigé par : Charlemagne@Véronique | 05 février 2012 à 22:37
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Enfin, au sortir de la dernière guerre, la France n'était-elle pas détruite et ruinée, c'est-à-dire dans une situation incomparablement pire que l'actuelle ? En entreprenant un effort de reconstruction colossal sans commune mesure avec nos dépenses publiques actuelles, et en faisant battre monnaie par sa Banque centrale pour financer cet effort, a-t-elle vécu au-dessus de ses moyens ? Aurait-elle dû rester exsangue et à genoux ?
Eh bien après 10 ans elle était relevée et était devenue prospère et elle a fini de rembourser, INTEGRALEMENT, la dette contractée pour se reconstruire à la fin des années 60 (je ne me souviens plus de l'année exacte où l'annonce officielle en avait été faite).
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Rédigé par : Charlemagne@Véronique | 05 février 2012 à 22:36
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Or, quels sont les intérêts des riches ?
Les riches ont intérêt à ce que les Etats s'endettent, ce qui est le prétexte, pour se faire rembourser, pour faire main basse sur les infrastructures, les services publics, les terres, les mines, le patrimoine par privatisations, spoliations et expropriations. Ce sont autant de rentes.
Les riches ont intérêt à ce que subsistent un chômage et une immigration de masse, ce qui permet de ne pas avoir à augmenter les salaires, de mettre en concurrence les travailleurs et d'étouffer les revendications. Pour ce faire, ils dictent à la Banque centrale une politique anti-inflationniste, en prétendant que c'est pour protéger le pouvoir d'achat des pauvres. Or les politiques anti-inflationnistes sont contradictoires avec celles de lutte contre le chômage, et l'inflation constitue surtout un mal pour les rentiers et les ultra-riches, en ce qu'elle érode leur capital et la valeur de leur patrimoine, et peu pour les pauvres, d'autant moins lorsque les salaires sont indexés sur l'inflation (indexation qu'avait supprimée Delors).
.../...
Rédigé par : Charlemagne@Véronique | 05 février 2012 à 22:36
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Les élus sont sous la coupe des riches, puisque l'élection au suffrage universel fait que ce sont ceux des candidats qui ont les plus gros moyens financiers pour faire campagne qui sont élus ; ladite démocratie représentative fondée sur l'élection (même au suffrage universel), ou démocratie élective, n'est pas une démocratie, c'est une ploutocratie.
Les élus sont redevables de leur élection aux riches qui ont financé leur campagne, et absolument pas aux gens qui ont voté pour eux ; ce sont les riches qui les ont fait élire, pas les électeurs. Une fois au pouvoir donc, ils gouvernent donc conformément aux intérêts des plus riches.
.../...
Rédigé par : Charlemagne@Véronique | 05 février 2012 à 22:33
"la France vit depuis 40 ans très au-dessus de ses moyens."
Faux ! C'est un poncif visant à culpabiliser les Français.
Contrairement à ce qui est martelé partout, le niveau des dépenses publiques est resté stable.
Si les budgets sont devenus de plus en plus en déséquilibre, c'est parce que les riches, en faisant un chantage permanent à l'évasion fiscale, n'ont pas cessé de voir baisser leurs impôts depuis 30 ans.
Et ce sont les mêmes riches qui ont poussé les élus à bâtir des budgets toujours plus en déséquilibre, c'est-à-dire à ne pas sabrer dans les dépenses à hauteur des cadeaux fiscaux qui leur avaient été consentis, pour qu'ils (les élus) soient contraints pour financer le déficit budgétaire de contracter auprès d'eux (les riches) des prêts usuraires.
.../...
Rédigé par : Charlemagne@Véronique | 05 février 2012 à 22:30