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Voici les sites qui parlent de A la grâce de Drieu :

Commentaires

oursivi

Toutes ces années pour comprendre que Drieu de la Rochelle n'était pas un Saint Nazaire...

Pas besoin d'être un lecteur des sept boules de cristal pour l'inférer.

Et l'un ferré, c'est la mort sûre ?

Ou comment la vie ne tient qu'à un fil, en ligne.

AO

calamity jane

Qui donc empêche de lire Drieu la Rochelle ?
Certains de ses livres ont circulé dans
la collection "livres de poche" au vu et su
de tous ? Lorsque les ayant lus il n'en
reste qu'un vague souvenir même s'ils
permirent à certain-e-s de s'initier une
pensée en accord avec eux-mêmes ?
Concernant la responsabilité de l'écrivain
je me demandais pourquoi les policiers et/
ou gendarmes n'utilisent pas leur flingue
au gré de leurs impulsions ?
Pariant cette belle journée sur la réplique
qui pourrait m'être adressée comme quoi cela
n'aurait "rien à voir".

On se bat toujours pour ce qui nous manque le plus

Laissez-nous lire !

Merveilleux titre sans cette langue de bois politicienne qui se distille malheureusement partout, qui critique, juge, exhume, s'exalte, vocifère mais aussi condamne de sa politisation sans scrupules des beaux vers, une œuvre pamphlétaire, un poème de Fresnes lu par JMLP aussitôt condamné par Mélenchon... Qu'il exprime sa colère contre ces poèmes soit, mais par ce biais, contre un adversaire politique, me paraît plus outrancier. La littérature ou la chanson engagée devraient aussi prendre ses distances avec le politique.

Que nous restera-t-il de cette sombre époque à vouloir la renier au point d'en éviscérer toute sa substance ? Que nous restera-t-il si l'on répudie Céline, Brasillach, Drieu La Rochelle. Ces grands témoins de l'époque des dadaïstes, des surréalistes, qu'ils aient choisi le fascisme, l'antisémitisme comme facilité à la pauvreté, après tout c'était l'époque troublée qui les y incitaient comme beaucoup de Français. Céline et Drieu La Rochelle ont été blessé durant la Grande Guerre. Comment leur en vouloir au point de les fusiller, quand bien même atteignons-nous le summum de l'abject, surtout pour "Je suis Partout" ; ont-ils tué, assassiné ? D'autres ont commis bien pire et ont eu la vie sauve mais les communistes avaient demandé la tête de Brasillach dont la raison s'ignore ?... Doit-on croire comme l'écrivit de Gaulle dans ses mémoires, à la responsabilité du talent de l'écrivain comme circonstance aggravante ? Ou ce n'est que chimère politicienne ?

Je vous remercie, cher Philippe, j'ignorais que Pierre Drieu La Rochelle avait sauvé Gallimard par son talent ;../..., Drôle de voyage !

boris

Brasillach, quelque part, c'est une sorte d'éternel étudiant dévoyé qui continue sa provocation : un Villon qui ferait de la politique au lieu de cambrioler des chanoines. Et naturellement un maurrassien, très peu monarchiste mais avec les haines et les rancoeurs habituelles. Drieu est certainement beaucoup plus compliqué. Et puis c'est la génération précédente : il a plus vécu.
Pour Eluard, Monsieur Bilger, je veux bien vous suivre en partie, mais il y a des raisons plus politiques : le rédacteur en chef de JSP a d'ailleurs défendu jusqu'au bout son célèbre "Qu'attend-on ?" où il promettait les chefs communistes au poteau. Son côté cadet de l'Alcazar, en quelque sorte.
Dire que Brasillach a payé pour d'autres n'est pas totalement faux : en témoigne la trajectoire d'Henri Coston, mort dans son lit en 2000. Le style vipérin, mi-larmoyant, mi-assassin, de l'article "Juif" de sa vie politique française, est à vomir.

Nordine

@ Ivana

Christian Prouteau

Ivana Fulli

Surcouf irrité,

On peut tout lire mais pas à n'importe quel âge et pas - à tout âge - sans risques de se trouver embrigadé par des escrocs à des fins politiques, religieuses ou commerciales.

Il n'y a pas qu'internet pour escroquer les bourses ou les consciences.

Comme je connais mal la littérature française et que je ne suis pas portée comme sbriglia à être "ultracrepidarian" (ainsi disent les anglais cultivés pour aller plus vite que la phrase latine), je vais prendre des exemples de livres de médecins.

Des générations de psychanalystes français ont été embrigadés par la littérature lacanienne : "Si on n'était pas des connaisseurs on dirait qu'il chante mal." (Chat en Poche mais de mémoire).

Jacques Lacan doit rire encore de la crédulité de certains de ses suiveurs - à distinguer de ceux qui ne faisaient que passer fréquemment deux minutes dans son cabinet le temps de payer la séance afin de devenir lacanien et faire payer les autres ensuite.

Un diététicien français fait beaucoup de mal à la santé publique en prétendant faire maigrir durablement des obèses avec des livres qui se vendent tellement bien qu'il s'est offert un procès contre un autre diététicien très médiatique aussi mais plus sérieux quant aux risques encourus par les clients qui achètent ses livres en librairie - procès qu'il a perdu d'ailleurs.

Et dans Le Quotidien du Médecin, une diabétologue explique les ravages métaboliques de sa méthode et les praticiens compétents sourient tristement et un compte rendu juridique (TGI de Bordeaux) nous indiquait que dans l'affaire Mediator, un anorexigène de type 2 qui ne doit pas être prescrit pour faire maigrir sans danger pour la santé publique - le bon diététicien auteur d'une formule magique en avait prescrit en clientèle...

Roche G

Pliez les réverbères comme des fétus de pailles, Faites valser les kiosques les bancs les fontaines Wallace, Descendez les flics, Camarades, descendez les flics, Plus loin plus loin vers l'ouest où dorment, les enfants riches et les putains de première classe, Dépasse la Madeleine Prolétariat, Que ta fureur balaye l'Élysée, Tu as bien droit au Bois de Boulogne en semaine, Un jour tu feras sauter l'Arc de triomphe, Prolétariat connais ta force/ connais ta force et déchaîne-la, II prépare son jour il attend son heure sa minute la seconde, où le coup porté sera mortel et la balle à ce point sûre, que tous les médecins social-fascistes, Penchés sur le corps de la victime, Auront beau promener leur doigts chercheurs sous la chemise de dentelle, ausculter avec les appareils de précision son cœur déjà pourrissant, ils ne trouveront pas le remède habituel, et tomberont aux mains des émeutiers qui les colleront au mur, Feu sur Léon Blum, Feu sur Boncour Frossard Déat, Feu sur les ours savants de la social-démocratie, Feu feu j'entends passer, la mort qui se jette sur Garchery Feu vous dis-je, Sous la conduite du parti communiste, SFIC, Vous attendez le feu sous la gâchette, Que ce ne soit plus moi qui vous crie, Feu, Mais Lénine, Le Lénine du juste moment.
MELENCHON ? non ARAGON !

Véronique Raffeneau

"On y apprend des choses passionnantes, surtout que les éditions Gallimard avaient une dette à son égard dont la Pléiade constitue le probable remboursement."

Dans Le Magazine littéraire de février dernier, on y apprend que les éditions Gallimard avaient une autre dette, celle-ci jamais, jamais honorée :

Novembre 1940 : le créateur de la Pléiade lâché, Alban Cerisier - 15/02/2012 :

http://www.magazine-litteraire.com/content/rss/article?id=21056

Savonarole

Curieux chassé-croisé de l'actualité : on reparle de ce jeune homme qui fut fusillé au Fort de Montrouge pour avoir écrit des choses impardonnables sur les juifs, et d'un autre jeune homme qui risque, à tout casser, 30 ans de prison, pour avoir tué des enfants juifs, au jugé, devant une école à Toulouse...
Les puristes s'étrangleront : "c'est pas pareil, c'était la guerre !"... A les entendre le crime intellectuel, la faute contre l'esprit, seraient plus graves qu'une sordide fusillade d'enfants juifs. Les mères apprécieront ce distinguo subtil...

S'agissant de cette époque, il conviendrait de lire, presque en même temps, deux livres curieusement ressemblants : "Notre avant-guerre" de R. Brasillach (1941), et "Le Monde d'hier- Souvenirs d'un Européen" (1942) de Stefan Zweig. Comme ils se ressemblent ! Même culture, même enthousiasme, même confiance dans l'avenir, même joies, et au bout un destin tragique, pour l'un comme pour l'autre.
Comme Drieu, Stefan Zweig s'est suicidé, pas Brasillach à qui on reconnaîtra le courage d'avoir bu le calice jusqu'à la lie.

Bernard de PASQUALE

On continue bien à éditer Sartre, auteur d'une préface indigne à l'ouvrage de Frantz Fanon "Les Damnés de la Terre", et qui se réjouissait de l'entrée de Pol Pot à Phnom Penh, avant de sombrer dans le maoïsme...

Surcouf irrité

Souvent on pose la question :
Peut-on rire de tout ?

Je pose la question suivante :
Peut-on tout lire ?

Ma réponse est oui, oui et encore oui.

Qui êtes-vous censeurs pour me dire ce que j'ai le droit ou non de lire ?
Et s'il me plaît à moi de lire les œuvres les plus ignominieuses, tels que Mein Kampf ou du Brasillach ou que sais-je encore... ou encore du Sade ?
Pourquoi peut-on acheter et lire du Sade qui parle de mutilations sexuelles et de viols alors qu'on ne peut pas acheter et lire du Brasillach ?

Quelle hypocrisie !

Lire l'écrit d'un homme n'est pas, peu ou prou, cautionner cet écrit. Encore faut-il avoir la possibilité de se faire une idée dudit écrit, d'avoir la LIBERTE de le lire pour se faire une opinion.

La censure physique et légale a normalement disparu, pourquoi alors s'imposer une censure moralisatrice.

"Le Ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales vient de faire savoir aux Préfets, par circulaire du 20 juillet 2010, que dans le cadre de la démarche de révision générale des politiques publiques, il a décidé de mettre un terme à l’obligation de dépôt légal prévue par le décret du 31 décembre 1993
Toutefois, elle ne remet pas en cause l’obligation énoncée à l’article L. 131 –2 du code du patrimoine, aux termes duquel « les documents imprimés, graphiques ou photographiques, sonores, audiovisuels, multimédias, quel que soit leur procédé technique de production, d’édition ou de diffusion, font l’objet d’un dépôt obligatoire, dénommé dépôt légal, dès lors qu’ils sont soumis à la disposition du public »
C’est pourquoi, ils devront continuer à être déposés, selon les cas, auprès de la Bibliothèque nationale de France, du Centre national du cinéma et de l’image animée ou de l’Institut national de l’audiovisuel."

D'ailleurs dès 2007 le ministère de l'Intérieur a fermé le service centralisé du dépôt légal de la place Beauvau, privant de ce fait d'une bibliothèque très à jour les employés de ce ministère, ainsi que les juristes et les informaticiens d'une source au plus près de la connaissance.
Mais le service inauguré par François 1er avait fait son temps.

Jean-Dominique Reffait

Un peu de nuances sur un tel sujet ne peut nuire. Brasillach cité dans une allocution politique, certes, mais par JM Le Pen dont le moins qu'on puisse dire est qu'il n'est pas très au clair dans ses relations avec la période nazie ou les juifs. Cette citation a un sens qui n'est pas que littéraire, c'est une évidence. A ce titre, elle est contestable puisque, de la volonté même de JM Le Pen, la citation entre dans le champ politique déjà bien connoté de ce dernier.

Je dis cela en ayant soin de répéter, comme je l'ai déjà écrit ici, tout le bien que je pense du poète Brasillach.

Drieu est un immense écrivain, une plume classique pour une expression en pastel de la noirceur de l'âme. Ce fut aussi un salaud et l'un n'empêche pas l'autre, cela s'est vu des centaines de fois, dans tous les contextes idéologiques. Il est parfaitement vain de tenter de lui trouver, comme vous le faites, les excuses d'avoir protégé ses amis écrivains et éditeurs. Ceux qu'il a désignés à la destruction sont tellement plus nombreux qu'il est dérisoire de citer les copains épargnés.

Il demeure que Drieu n'a jamais cessé d'être publié, j'ai lu ses livres en Folio disponibles partout. La Pléiade n'est pas une académie ni une récompense, c'est la reconnaissance d'une oeuvre importante qui mérite d'être conservée dans la bibliothèque d'un honnête homme, selon le voeu initial de Raymond Queneau. Si l'on en juge par la durée du succès des oeuvres de Drieu en format poche, il semble bien que La Pléiade soit méritée.

Le premier livre de Drieu que j'ai lu, c'était Le Feu Follet, il y a trois décennies. Ce fut un choc, une révélation, une évidence. Qui explique le personnage de Drieu, inadapté à la vie du monde. Son suicide s'y décrit sans affectation, l'idéologie en est absente. Drieu ne s'est pas suicidé parce qu'il avait peur, ou parce qu'il avait perdu la partie idéologique, il s'est suicidé parce qu'il en avait marre et qu'il n'avait jamais envisagé de finir autrement.

Ivana Fulli, je ne vous ai jamais insultée.

Jean Louis

Amouroux a suffisamment démontré que la période de la Libération fut une guerre civile. Où le droit avait donc peu de place. Votre propre ouvrage sur le procès Brasillach le développe aussi. La prise en main de cette période par une communauté à qui le signal a été donné par un médiocre opuscule « L’idéologie française », dure depuis maintenant trop longtemps. Mme Ivana Fulli sera crédible le jour où les 15 millions d’assassinés de Staline auront leur Yad Vachem. Nous en sommes loin et les disparus de Solovki et de Kolyma ne bénéficieront jamais de « devoir de mémoire ». Le procès du premier procureur tueur de masse Andrej Vinschinsky, ne sera jamais instruit. Et celui que Raymond Aron appelait dans ses mémoires un érudit de pacotille, un certain Lévy B.H., continue à imposer sa ligne. Nous sommes en plein terrorisme intellectuel dont peu de gens ont conscience.
Oui Monsieur, si on nous laissait lire.

boris

Monsieur Bilger, il faudrait que j'achète votre livre sur le sujet. Figurez-vous que je l'ai eu l'autre jour en main à la BN, mais une demi-heure seulement avant la fermeture...
Sinon, comme je n'ai lu ni Gilles, ni Notre avant-guerre, ni rien de ces deux écrivains, il m'est difficile d'en juger. Il fallait certainement suivre Mauriac et Camus sur la grâce. Et puis Isorni a trop voulu faire une belle plaidoirie : il a mieux réussi au procès Pétain. Le procureur, lui, avait beau jeu de citer les articles de Brasillach : le dossier était tout constitué.
Il faudrait un jour que je me plonge sérieusement dans Je suis partout. J'ai lu quelques articles de B. : celui sur les singes, de 39, vaut aussi son pesant de boue. Ceci dit, rien ne vaut une lecture complète (je m'en suis rendu compte en lisant la Libre parole).
Difficile de conclure, tant il est certain que Brasillach a cherché ce qui lui est tombé dessus. Un peu de Péguy peut-être :

Mère voici vos fils qui se sont tant battus.
Qu'ils ne soient pas pesés comme on pèse un esprit.
Qu'ils soient plutôt jugés comme on juge un proscrit
Qui rentre en se cachant par des chemins perdus.

Herman Kerhost

Mais personne ne vous empêche ni de lire, ni de vivre. Vous n'allez pas vous aussi tomber dans la paranoïa ?

Sans doute JM Le Pen s'amuse-t-il quand il cite Brasillach, connaissant parfaitement à l'avance la réaction du monde médiatique et de la gauche consciencieuse. Comment ne pas lui donner raison sur ce coup-là ? Simplement en rappelant ses états de service, mais cela vaut-il encore la peine de s'y coller ? Je pense que tout le monde les connaît jusqu'au moindre "détail", alors...


"Encore que sur ce blog où les fins lettrés sont pléthore, on en trouvera bien quelques-uns pour le faire." Achille

Sans compter l'âge de vos co-mmentateurs...
(ne vous choquez pas, amis commentateurs, je rigole !)

Franck Boizard,

Si ça peut vous rassurer, le dernier livre de Michel Onfray taille un méchant costard à Sartre et il est quand même invité sur quelques plateaux télé. Moins que d'habitude tout de même, mais autant que pour son livre précédent sur Freud.
Freud et Sartre ont sans doute des admirateurs chez les éditocrates...

Clafoutis

"Drieu la Rochelle qui s'est suicidé va être édité dans la Pléiade."

Comme le temps passe...

Jean-Benoît Henriet

Le Monde du 17 mars 2012, pages culture. L'article de Philippe Dagen sur l'exposition que le Petit Palais consacre au peintre espagnol José Maria Sert est titré "Pourquoi donc honorer à Paris un peintre franquiste sans envergure ?". Pour achever Sert, Dagen évoque à deux reprises ses accointances avec Paul Claudel. Mais on n'a jamais vu Dagen écrire qu'un artiste était communiste et mauvais, et que d'ailleurs il avait signé les mêmes pétitions qu'Aragon...

JMT

Pardon de revenir. Pour former l'opinion, il est recommandé de se rendre sur le site d'Orange, aux rubriques de réactions des auditeurs à la suite de chaque article. C'est terrifiant. Je ne sais pas comment est fabriquée la machine d'Orange, mais, en accord avec quelques amis, nous avons fait passer des raisonnements du type de ceux qu'on tient ici, quelquefois vifs, mais respectueux, ou en tout cas, fondés. Censure générale, manifestée par un point rouge en marge de votre "carnet de communications". On ne sait pas pourquoi.
En revanche, nous avons fait passer de véritable saletés, injures ou grossièretés. Pas de problème.
Cela ne veut pas dire que c'est une attitude absolue d'Orange, mais quand même bien présente. L'important est qu'Orange vise le grand public et que ce serveur, bien français, refuse en grande partie le droit de cité au raisonnement. Serait-ce l'image de la liberté en France ?
C'est à craindre.

Edouard d'erf

Il y a un point commun à ces écrivains maudits : le profond mal-être qui les étreignait. Il explique pourquoi des esprits brillants ont pu traverser l'échiquier politique sans autre cohérence que le rejet successif, par misanthropie ou désillusion, des différents systèmes de pensée de leur temps. C'est ainsi que l'on finit dans le pire. Tout l'intérêt de leur œuvre est d'avoir pu, par la plume, dépeindre ce mal-être avec l'acuité et la profondeur qui donnent au lecteur une sensation de vertige inoubliable. M. Bilger nous écrit souvent qu'il ne suffit pas d'être grossier pour être Dupont-Moretti. Il ne suffit pas non plus d'avoir été dépressif et collabo pour être Céline ou Brasillach. Voilà pourquoi ceux-là sont admirables quand les autres ne peuvent que nous être odieux.

HT

Un documentaire assez extraordinaire, que tout Français devrait avoir vu, a été proposé le 14 mars par France 3 : « Dénoncer sous l’Ocupation » : il est irréfutable. Depuis lors les Français n’ont cessé de se dénoncer les uns les autres, c’est le sport national, et il a toujours cours. En fait il n’a jamais cessé depuis la Révolution. Avez-vous bien regardé un assignat de 1792 ? Dans le bas à droite, en petits caractères gravés, figure la mention : « La nation récompense le dénonciateur ». A priori cette sentence était le pendant de celle qui figure au bas à gauche : « La loi punit de mort le contrefacteur ». Croyez-vous qu’on ait dénoncé beaucoup de contrefacteurs ? En revanche on a énormément dénoncé les parents, les amis, les confrères, les voisins... Cette guerre civile qui se pare du titre de « Révolution » a engendré un peuple de délateurs, qui s’auto-reproduit depuis plus de deux cents ans. Citer Brasillach, billevesées ! Ce que veulent à nouveau les Français c’est tondre à nouveau les demoiselles, écharper les opposants, et en trouver d’autres à dénoncer - sans risques, toujours. Comme l’écrivait un éditeur en 1945 : « Toujours un pur en trouve un plus pur qui l’épure ». Voilà une fière devise nationale bien française.

Ivana Fulli

sbriglia,

Vos pauvres nerfs sont d'aussi mauvaise qualité que la culture littéraire et historique que vous étalez sans vergogne ici.

Ne pas savoir changer d'avis en s'adaptant aux circonstances est - à mon avis - un meilleur critère de limitation intellectuelle que tout oser.

Vous-même n'êtes peut-être pas aussi limité intellectuellement que l'audace de vos commentaires "littéraires et historiques" reposant sur la fréquentation des salles obscures pourrait le laisser croire.


Il paraît d'ailleurs qu'il serait licite en France d'insulter en réponse à des insultes - insultes qui ne m'ont pas été épargnées sur ce blog par de courageux anonymes tels que vous et MM. Reffait et P-A.


NB : Le cas Ledun est différent, c'est celui d'un manipulateur psychopathe en col blanc - (en clown blanc ?) - intolérant aux frustrations, qui est allé jusqu'à poster en commentaire ici un lien internet pour me calomnier doublement : en qualifiant de "pas terribles" des billets de "blog Mediapart Ivana Fulli" alors inexistants et en m'accusant d'être frustrée du manque de succès de ces billets inexistants...

sbriglia

"Pour les imbéciles qui ne supportent pas que je signe de mon nom" persiste Madame Fulli.

Madame Fulli, c'est la énième fois que vous traitez d'imbéciles tout ou partie des commentateurs de ce blog. Que vous soyez psychiatre et qu'en permanence vous insultiez, gratuitement au demeurant, les intervenants de ce blog laisse, à mon humble avis, de sérieux doutes sur vos capacités, à défaut de votre équilibre... L'insulte et le mépris n'ont pas à faire route commune avec la médecine.

De même que les claquements de porte annoncés urbi et blogi qui se rouvrent peu de temps après, comme au théâtre de boulevard...

Jean MORLAND

Céline en Pléiade, on peut le comprendre. Drieu, ce n'est quand même pas le même format. Chez les Allemands, Jünger : passe encore. Mais pourquoi Thomas Mann est-il absent ?

catherine A  l'oeuvre et l'homme (ou la femme)

Eternel problème de l'homme derrière son oeuvre. Il est vrai qu'aujourd'hui il est difficile concernant certains créateurs de faire abstraction de leur personnalité, largement étalée ; mieux ou pire, pour quelques-uns c'est la personnalité qui fait - qui est - l'oeuvre. Les mêmes mais en plus timides, moins médiatisés, ne seraient rien. J'avoue parfois ne pas avoir eu envie de lire certains auteurs rencontrés qui m'avaient déçue ; déplu. C'est injuste mais c'est ainsi ; je ne suis qu'une faible femme. Sans doute faut-il attendre que le temps passe. Que sait-on aujourd'hui des hommes et des femmes que furent de nombreux artistes ; des héros, des salauds, des hommes ordinaires ? Seule leur oeuvre est parvenue jusqu'à nous et quand elle nous bouleverse, nous émeut n'est-ce pas l'essentiel ? Cela dit je ne suis pas sûre qu'apprenant certaines horreurs commises j'aurais la même émotion mais c'est mon affaire et j'interdis à quiconque de penser à ma place ; je suis assez grande.

PS : cette polémique sur Brasillach est d'autant plus absurde que, si l'on interroge nos compatriotes, je ne suis pas sûre qu'ils soient très nombreux à savoir qui il était. Même autour de moi.

Savonarole

Superbe. Bilger est de retour !

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