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16 mars 2012

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Voici les sites qui parlent de Je sais... mais il...! :

Commentaires

MS

Je sais...
mais il n'a jamais atteint le comble de la vulgarité, que les belles âmes par définition ne percevront pas, et qui consiste à montrer son cœur comme un vieux beau sur la plage sa gourmette et son bronzage.
Avez-vous une fois dévoilé en public, Philippe, votre secret qui est d'aimer les gens ?

stéphane

Réponse à perre alain g sur le mariage de NS et Carla.
Un responsable de Publicis (Richard Attias) a épousé Cécilia.
Un autre dirigeant du concurrent Havas (ex Euro RSCG) a trouvé une nouvelle femme à Nicolas.Et qui contrôle 35% d'Havas ? Vincent Bolloré.
C'est beau l'amitié.
Comme le dit Nicolas, "C'est du sérieux"
Il ne reste plus à Jacques Séguéla qu'à changer de candidat entre les deux tours pour préparer 2017.

sophie.mnop

Augmentez le taux des convaincus de sa vulgarité avec mon adhésion : la toute première de ses vulgarités est dans son attitude, sa manière d'être, sa condescendance aussi, que ce soit quand il s'adresse aux journalistes ou au peuple français, vient ensuite celle de ses propos... Et ceci sans doute parce que je refuse de lui prêter plus d'attention qu'il n'en mérite, sinon j'en compterais certainement bien d'autres !

Savonarole

Frank Thomas

Avez-vous noté l'extrême discrétion de Marine Le Pen, qui s'est empressée d'annuler son show de ce soir à la TV ?
Avant de nous affliger avec vos certitudes, attendez voir qu'on ne se retrouve pas devant un "gars de la Marine", roi du scooter et du 11.3... tatoué et bien dégagé derrière les oreilles, hein... Prudence...

Frank THOMAS

Un impitoyable tueur vient d'abattre trois enfants et un adulte devant une école de Toulouse. Il apparaît que c'est le même que le tueur de Montauban.
Le président de la République, suspendant pour cette journée sa campagne électorale, s'est rendu sur les lieux pour y exprimer la solidarité de la France et pour annoncer les mesures prises.
Sa place est là, en tant que Président.
Mais qu'est-ce que vont y faire Messieurs Hollande et Bayrou ?
Ils auraient dû se contenter, comme Madame Le Pen ou d'autres, d'exprimer leur solidarité avec les familles des victimes. Mais leur présence sur les lieux est une récupération particulièrement grossière et mal venue.
Vulgaire sur le plan des sentiments, un peu comme le "charity business".

zenblabla

Henry de Montherlant disait l'impossible excroissance d'une fille héritière...

J'hériterai pas affilié du sarkozysme, mais j'entends toujours l'histoire de la filiation, suivant Henry de Montherlant...,

...le trouble reste car reste pour autant un grand étonnement:
que soit si peu directement envisagé, sauf étant le sarkozysme, le sauvetage d'un sombre enlisement...

Notre hôte passerait-il d'insupportables frontières ?
@JDR vous fuitent fort !

CLAGGART

De mon point de vue notre ami PB "incidet in Scyllam cupiens vitare Carybdim".
Je cite de mémoire et je remercierais les blogueurs humanistes de bien vouloir me corriger.

Jachri

Oh que non... vous n'êtes pas le seul à être insupporté...

Pacificelectric

Ce n'est pas tant la vulgarité qui pose problème, mais cette attirance pour la souillure, l'éclaboussure, en un mot l'abjection. S'exprimant lors du décès de Mme Claude Pompidou, il n'avait pu s'empêcher de rappeler l'odieuse cabale dont elle avait été victime, alors que son mari occupait les hautes fonctions que l'on sait, cabale orchestrée par les services secrets... Quel intérêt de rappeler ces saloperies, hors le désir de jeter du fumier sur un cercueil à peine refermé ? Nicolas Sarkozy est incapable de conserver un semblant de maîtrise de soi et de dignité dans des circonstances où ces vertus doivent être cultivées en tous instants. Qu'on tire la chasse une bonne fois pour toutes !

Achille

Disons-le sans ambages : Sarkozy n’est pas seulement vulgaire il est outrancier. Mais il n’est pas le seul dans cette campagne à être ainsi.

J-L Mélenchon et Marine Le Pen n’ont rien à lui envier dans ce chapitre.

Il suffit pour s’en convaincre d’écouter leurs discours :

Sarkozy qui a menti tout le long de son mandat et présente un bilan déplorable, traite Hollande de menteur et d’incapable.

Mélenchon préfère réserver ses traits les plus venimeux à Hollande plutôt qu’à Sarkozy, qui du coup se met à dire du bien de Mélenchon. Inutile de demander pourquoi.

Marine Le Pen dont la rhétorique n’a rien à envier à celle de son père, au point qu’on se demande si ce n’est pas lui qui lui écrit ses textes.

Ces trois braillards sortent des énormités à chacun de leurs discours et en méprisant leurs adversaires, transforment cette campagne électorale en querelles de piliers de bar.

Tout cela est bien pitoyable !

Lucterius

Je n'ai pas de chance avec mes commentaires car vous les éliminez. Au moins puis-je penser que vous les lisez. Alors pour Sarkozy vous avez raison. Il est d'une vulgarité odieuse. Le problème ne se pose pourtant pas ainsi. Il fait penser à ces anciens condamnés auxquels on donnait le choix soit d'être pendus soit d'être décapités. Triste dilemme. Sarkozy est vraiment trop vulgaire. Mais il est actif. Notre prochain président Hollande est beaucoup plus policé. Mais il sera inefficace. Tout le monde le sait. Il servira de hochet à tous les courants de gauche. Alors on peut penser que Sarkozy s'améliorera. Pour Hollande ce ne sera pas possible. C'est le choix que nous avons. Nous devons choisir entre la peste et le choléra. Quand nous serons tombés encore plus bas il faudra nous résoudre enfin à prendre un homme semblable à Mario Monti. François de Closets nous en propose un. Ce sera sûrement la meilleure solution. Malheureusement nous ne nous y résoudrons que quand il sera bien tard.

Véronique Raffeneau

@ sbriglia

Il y a aussi cela, en novembre 2007, rédigé par sbriglia, trop bien !

"Quand Odette s'étonnait auprès de Swann que le Président s'affiche chez Maxim's avec le Comité des Forges le soir de son élection, que La Goulue, appelée à la hâte en renfort, lui cède ostensiblement son bracelet porte-bonheur en poil d'éléphant après qu'elle a exécuté un french cancan sur la table d'honneur, que des camelots de boulevard se coltinent avec les aciers de Wendel et qu'il soit nécessaire de battre le rappel pour que la légitime épouse s'affiche plus tard au bras du groom, quand, enfin, et pour qu'il daigne lever les yeux de son journal, Odette l'interpellait sur ce monde interlope, Swann, dont Odette savait pourtant qu'il avait voté pour cet homme, comprenant en son for intérieur qu'il s'était fait blouser par le culot d'un politicien qui ne serait jamais de son monde, Swann, feignant l'étonnement, lui lançait alors "mais ma chère, qu'attendiez-vous de lui, au juste ?..."

Si je peux me permettre, évidemment en beaucoup moins talentueux.

...des années plus tard, Swann trompé, déchiré par tant et tant d'espérances mortes, malheureux comme les pierres à la seule évocation de ce Président si ordinaire, Swann pour qui le style et la tenue étaient tout, écrivant tout haut dans son journal intime sa douleur, révulsé à l’idée que le Président pût être réélu, Swann qui se punissait depuis cinq ans de l'avoir tant aimé, Swann qui se vengeait des quincailleries en pagaille du quinquennat, Swann qui avait si puissamment haï tous les Comités des Forges, les camelots du boulevard de ce soir funeste, et par-dessus tout les grands silencieux de son Palais de justice à Paris.

Céleste qui se rappelait la souffrance de monsieur Swann, quand le Président, dans son autre Palais, vexé par la liberté de parole de Swann, avait fait rugir de haine l'avocat Szpiner contre son monsieur. Des années durant, Céleste se souviendrait encore et encore de la confidence apaisante de madame Odette : "monsieur ne l’a aimé que dans l’excès, le transport et la folie... il l’a aimé comme on doit aimer, dans le désespoir."

pierre-alain g

Plus les années passent, plus ce mariage semble être une véritable mascarade orchestrée par Jacques Séguéla, qui a réussi son plus grand succès publicitaire, y compris la suite tellement prévisible et programmée jusqu'à l'article dans Match avec la photo de Giulia. Il est vraiment très fort ce JS. Chapeau bas pour le timing.

Ursuli

1/ C’est clair, Sarközy connaît l’avenir : « On a gagné ». Dès demain, il pourra faire de la chaise longue, sur terre ou sur mer.

2/ On connaît par cœur cet homme ainsi que François Hollande, leurs méthodes à tous les deux, leurs ficelles, leurs tours de prestidigitation. Ils ne sont simplement plus crédibles, ce sont des faillis.

3/ Nous entrons dans la période d’égalisation des temps de parole, qui permettra à beaucoup de faire connaissance avec François Bayrou, autant qu’il est possible.
Aucun candidat ne parle aussi clairement et de façon aussi détendue que Bayrou. Il donne une impression de santé et d’équilibre, au physique et au moral, exceptionnels. Il est toujours plaisant de voir la hargne de ceux qui, désirant lui trouver un pou (et si possible plusieurs) dans la tête, reviennent déçus. On allait oublier, tant cela va de soi avec lui : il ne ment pas, ne tord pas la réalité à sa convenance, contrairement à ceux qu’il gêne. A ceux-ci, il est un caillou dans la chaussure qui paraît les écorcher.
C’est dès le premier tour qu’il faut lui donner notre suffrage. Ceci dit, il ne faut pas se contenter de l’estimer de loin, il faut l’aider sans attendre et avec détermination. On peut l’aider de différentes façons, à chacun de choisir librement. Nous, contrairement à l’esbroufeur, nous ne connaissons pas l‘avenir. Bayrou, nous devons le mériter, pour nous, pour la France. Lui, il nous élèvera.

hameau dans les nuages

@ pierre alain g

Eh bien vous voyez cela me met très en colère et je deviendrais vite grossier : "a queste coun !..."

On n'a pas le c.l sorti du Buisson !

Catherine JACOB

"il traite un jeune journaliste de "couillon" comme si la jeunesse avait droit au pire exemple."

J'avoue que moi aussi, l'autre jour, excédée, j'ai traité un "couillon" de "couillon", mais lui l'était vraiment. Le problème c'est qu'il était aussi fonctionnaire...!

pierre-alain g

J'ai écrit le 10 mars 2012 à 22:44:

Pour le couple présidentiel en place, je suis prêt à parier que dans les prochains jours, comme par hasard des photos off de la gamine dans les bras de son père, éventuellement de sa mère vont apparaître dans les journaux pour essayer de gagner quelques points en jouant sur la corde sensible des électrices.
Rédigé par : pierre-alain g | 10 mars 2012 à 22:44

Et bien voilà, ce qui devait arrivé est arrivé !

http://photo.parismatch.com/media/photos2/actu/politique/couv3278/4489102-1-fre-FR/couv3278.jpg

Christian C

De plus en plus enrichissante, ouverte et plaisante, la lecture d'une majorité de commentaires de ce blog.

regina

Pustuleuse époque de brigandage de rempart et d'Orchidoclastes de basse extrace vulgum, et d'harpailleurs mal confits !

Jean-Paul Ledun

"La Possédée de Ledun est de retour ?...."

Ah bon ?

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A la dernière élection intermédiaire, j'ai reçu plusieurs mails d'informations du PS.
Je n'ai pas trouvé cela scandaleux. Je n'ai pas fait semblant d'être trompé et atteint dans ma sphère privée.
Mais vous avez raison, l’UMP est un parti de méchants. Déconnectez-vous et mettez un cache sur votre webcam, Sarko vous surveille.

Allez, je retourne sur le terrain.
Je ne suis pas le seul « Français de l'étranger á Graz »... et comme la plupart sont enseignants, il me reste du pain sur la planche pour les convaincre.
Les arguments sur la tenue et la politesse ne leur suffisent pas.
Ils veulent savoir et ils ont raison.
Après quelques réunions informelles, le constat est affligeant : le déficit en information est très important.

Allez, assez papoté, j'ai une réunion de propagande á l'institut français qui m’attend.

Bon thé.

olivier seutet

Incontestable qu'il est vulgaire; mais pas parce qu'il utilise des mots comme couillon, casse-toi, ou d'autres, mais parce qu'il les adresse à des personnes qui ne comptent pas, qui peuvent à peine répondre. J'aurais aimé qu'il traite de "petit merdeux", ou de "caillera" ce Mouloud qui lui demande des nouvelles de sa "meuf" hier sur Canal Plus; mais Mouloud est une marque (c'est NS qui le dit), un animateur du Grand Journal, alors NS a juste souri d'un air résigné devant ces intempérances verbales.
Mais, à tout prendre, la distinction (si c'est bien le contraire de la vulgarité) ne fait pas partie des vertus cardinales (prudence, tempérance, force, justice), alors je préfère l'absence de distinction à l'absence de force d'un Hollande, au manque d'esprit de justice d'un Mélenchon, à l'oubli de la prudence et de la tempérance d'une Le Pen (j'ai oublié Bayrou dans la liste ! mais on oublie toujours la transparence).


Savonarole

La Possédée de Ledun est de retour ?....

Tyrae

Qui oserait imaginer que l’affaire Toulouse-Montauban ait été conçue contre le Front national ?
Personne, bien sûr.

regina

La vulgarité de la campagne ajoutée à la commémoration Claude François... Est-ce que l'on a atteint l'enfer ?

rigas

A Villepinte, c’était « on va gagner ! » Maintenant, c’est « on a gagné ! ». Les cerveaux de « Vessies et lanternes », cherchent un slogan pour la semaine prochaine.

hameau dans les nuages

Oui les gros mots sont nécessaires. Il m'arrive d'être très grossier mais je n'ai pas prétention à vouloir diriger la France et si cela était le cas j'essaierais de la représenter dans ce qu'elle a de plus noble et ne me transformerais pas en ultra du PSG à la sortie d'un stade.

Monsieur Bayrou connaît un juron béarnais pouvant être décliné sous toutes ses formes. C'est le fameux "A queste ! Ilh de pute !" pouvant annoncer aussi bien une bonne surprise qu'être la conséquence d'un coup de marteau bien placé.

Mais on peut le lâcher aussi lors d’une colère sourde, les dents serrées, à la lecture de certains textes :

http://www.bladi.net/forum/307722-500-600-tonnes-dor-vendu-nicolas/

C'est ce que j'ai fait. Car vendre les bijoux de notre famille c'est aussi très vulgaire.

« Il a rencontré une femme pudique qui sans bruit, donne une belle image «

« Pudique ? »… Décidément je ne donne pas le même sens aux mots. Je ne savais pas que Madame Bruni malgré qu’elle soit une icône pour certains, était la représentation de la chasteté.

Cela vous apprendra Monsieur Bilger à provoquer son fan club à travers votre blog. :=)

cligno

Monsieur Bilger, des commentaires ne vous atteignent pas pour la raison suivante : la mention "envoyer" apparaît en bas de l'écran. On clique donc dessus. La demande consécutive de recopier un code apparaît elle, souvent plus bas, en dehors de l'écran. L'internaute ne s'en doute pas et, croyant avoir fait le nécessaire sort de votre site.
Plus tard bien sûr, il pense que vous avez refusé la publication de son commentaire.
Merci de commenter vous-même cette remarque.

Alex paulista

@ JP Ledun

Les infos oui, mais les mails de propagande envoyés à l'adresse que j'ai laissée à des fins administratives, non. Et pourquoi pas transmettre mon numéro de portable à l'UMP, tant qu'on y est ?
Bientôt il faudra être plus méfiant envers le consulat que lorsqu'on laisse ses coordonnées à France Loisirs...

Il paraît que c'est légal, la loi semble donc être de votre avis. Du coup je me demande si mon adresse email va être transmise aux autres partis. D'un côté je le souhaite pour l'équité, de l'autre je le redoute pour ma boîte mail. Ils sont plus de dix !

Je pense que la loi ne devrait pas considérer l'adresse email comme l'adresse physique: c'est aussi stupide que de considérer le téléchargement en masse comme la copie d'une chanson sur une cassette magnétique.

En tout cas c'est une utilisation "décomplexée" des fichiers, bien dans le style UMP.
Et je pense que l'UMP se tire une balle dans le pied en faisant ce type de choses. Vous, vous trouvez cette méthode adroite ?
Soyez franc... C'est TRES maladroit.

JMT

Jurer, sacrer n'ont rien à voir avec la vulgarité. Celle-ci relève autant de la pensée que de son expression.
Sous la Révolution bourgeoise de 1789 est paru un pamphlet intitulé "Vous foutez-vous de nous ?" critiquant de façon acerbe les travaux des députés. Le texte est de la même violence, mais jamais vulgaire.
La fin du XIX siècle et le début du XX° ont vu une Assemblée nationale livrée aux insultes, voire bagarres, d'un très bas niveau et on était alors dans la République des Notables, qui a démontré ainsi sa vulgarité et qui s'est achevée dans la déroute honteuse qu'on sait.
Ce régime de la retranscription intégrale des débats s'est terminé en 1958 je crois,
sous la férule de gens de très haut niveau : Foyer, Michelet, Buron, Debré, cette appréciation indépendante du mérite de leur action politique.
Mais de tout cela, le président de la République était presque toujours exempt. Même attaqué violemment, par Henri de Rochefort, par exemple, la personne de Périer restait impénétrable. Barthou fut, traité d'ineffable, ça n'allait pas plus loin. C'est que ces personnages, au rôle réduit, ne donnaient prise qu'à quelques chansonniers mais surtout à la caricature dont le prince a bien été le Charivari de Galtier-Boissière, mais de la même façon qu'on faisait le chahut chez les marins en insultant la vertu des femmes des officiers, un défouloir en quelque sorte.
A partir de de Gaulle ce fut autre chose et les sorties du général n'étaient pas des plus calmes, son parler en privé ne faisait pas le florilège des sonnets amoureux.
Il avait le pouvoir, et le pouvoir, non seulement pourrit, mais se dévore de l'intérieur.
Notre président est d'allure quelconque, agité souvent, de propos pas toujours maîtrisés, mais choquant ; ce qui est vulgaire en lui, c'est le mode d'expression politique. Le déferlement des priorités a été une façon ouverte de mépriser sa propre parole qui ne peut trouver aujourd'hui de rédemption que dans une perpétuation de ce genre, à l'envers, dans la résipiscence, la contrition, il est enfermé dans son personnage, à telle enseigne que dans l'entrevue de Buisson, dans Le Monde, on discerne beaucoup plus de conscience politique que chez son patron.
Sans doute, le désir électoral ne va pas avec le madrigal, doit procurer du plaisir car l'ennui c'est la jouissance vue des rives du plaisir comme l'écrivait Barthes.
Je suis fasciné, pas étymologiquement, par Poutine. Ce monstre froid, qui, de toute évidence, aime son pays, qui se déplace comme un morceau d'acier motorisé, ne craint pas la démonstration physique presque obscène de sa présence, et sait lâcher de temps à autre une énormité, cynique ou ordurière est un immense homme d'Etat, avec tous les vices qui s'y attachent.
C'est le caractère brouillon, populeux, de notre président, au contraire, qui nous le fait prendre pour un personnage vulgaire, le meilleur indice en étant, comme l'avançait JJ Le Goff qu'il ne se met pas à la hauteur de son conseiller Buisson.
Bon, ce n'est que mon opinion.

Robert

"Alors oui, quand cet homme en vient aux insultes car il ne supporte pas une contradiction exprimée par les "gens d'en bas", il fait preuve d'une vulgarité qui en dit long..."

Camille a parfaitement raison. Il suffit d'avoir vu sa dernière prestation sur Canal+. La séquence avec Mouloud Achour était particulièrement éclairante sur ce point. Ce dernier s'est adressé à Monsieur Sarkozy avec un vocabulaire à caractère vulgaire ou grossier, bien dans l'air du temps. Monsieur Sarkozy l'a repris à de multiples reprises, jusqu'à ce qu'il utilise un vocabulaire plus "décent" à l'égard de sa personne.

De fait, si l'on est face à un président de la République, l'usage d'un vocabulaire respectueux, non seulement de la personne, mais aussi de la fonction, est de règle. Mais la règle, face à un citoyen français, a aussi un caractère de stricte réciprocité. Ce qui n'est apparemment pas dans l'esprit de Monsieur Sarkozy, quoi qu'il en dise, qui veut "faire peuple" en utilisant un vocabulaire vulgaire, comme le relève Monsieur Bilger. Mais dès avant 2007 ce travers était présent. Ce n'est tout de même pas là une découverte !

Ivana Fulli

17/02/2012, 08:16 par Boddisatva - sur "mon blog" de Mediapart.

///Je me suis fait menacer d'agression physique par Maître Mignard (à qui le site a généreusement communiqué mon identité, comme il avait tenu en son temps à me le faire savoir) pour moins que ça. La voie normale étant en principe de censurer ce qui relève de la diffamation, mais c'est sans doute moins intéressant financièrement puisque ce billet est là depuis hier, était en "une" du club hier sur le menu Iphone.///

Ce commentaire bienveillant est en réponse à un deuxième post sur un blog Ivana Fulli qui n'était qu'une coquille vide jusqu'à ce que ce triste clown de Ledun m'accuse ici de trop commenter vos avis en raison d'une frustration d'un supposé manque de succès du "blog Ivana Fulli sur Mediapart" qu'il qualifiait sournoisement de "pas terrible" alors qu'il était inexistant.

Ce post à succès concernait un avocat escroc du barreau de Paris m'ayant proposé d'attaquer en justice "pour pas cher" les agences de notation ayant dégradé la note de la France.

M Ledun et son champion NS ont en commun une intolérance aux frustrations et un mépris de la vérité et des conséquences pour les autres de leur comportement agressif et malhonnête.

c'est seulement méprisable d'un Ledun mais pour son champion c'est psychologiquement inquiétant car cet homme juif et sioniste possède "le bouton atomique" qui permettrait de viser Téhéran.
Compliments d'une professionnelle de la psychiatrie au commentateur qui a remarqué que c'est quand il est frustré que Nicolas Sarkozy devient vulgaire en public.

NB : Régression vers la moyenne avec son épouse Carla Bruni - une femme intelligente qui maîtrise parfaitement son image.

Qu'il me soit permis de profiter de l'occasion - sans renouveler ma pesante et passionnée présence en commentaires trop dérangeants pour plusieurs de vos commentateurs habituels - pour défendre une œuvre importante de la littérature anglaise contre cet inculte satisfait de Sbriglia :
///"Quelle vulgarité !... mais que c'est bon" disait Mrs Chatterley !

(Porte ouverte à Savonarole et autres joyeux drilles...)

Rédigé par : sbriglia | 16 mars 2012 à 11:51 ///

L'amant de lady C. est un ancien officier de sa majesté, possédant un anglais parfait et distingué et d'impeccables manières à table contrairement à sa maîtresse affectée d'une gaucherie écossaise (scène de la dînette chez lui en présence de la soeur de sa maîtresse). Il lui arrive de parler patois par provocation mais là cela tourne au bas bleu. L'amant de lady C. est poitrinaire (comme le romancier), mince, beau et élégant. Sodomite au moins de dames dont lady C., son amant est socialement victime de la mort prématurée du colonel qui entretenait une amitié peu commune avec ce splendide garçon surdoué issu du peuple - dont il avait fait un officier cultivé au langage et manières impeccables en toutes circonstances.

En bref, comme avec les mercenaires suisses des papes et du roi de Prusse ami de Voltaire -supposés n'avoir fabriqué paisiblement que des coucous- Sbriglia étale son mépris de la culture et sa haute idée de lui-même. Une caricature d'avocat français. il faut croire que les juges français sont très indulgents avec les mauvais avocats.

Merci à CJ et à P-A de ne pas s'énerver et de ne pas commenter mon commentaire: je ne suis vraiment que de passage pour dénoncer la manipulation de ce triste Ledun et ils ne sont pas à leur meilleur quand ils essaient de me nuire.

calamity jane

Que n'êtes-vous resté pont-levis levé dans
le sécurisant château hanté des Justices Monsieur Bilger ?

Wouah ! ceux et celles qui n'ont pas fait le
choix de l'actuel candidat-président
n'ont pas le droit à la parole et doivent
accepter que peut-être d'aucuns lui autorisent le renouvellement de son mandat !
et donc continuer à se la fermer...
C'est qui qui disait que l'on n'a "que les
représentants que l'on mérite" ?

Stalen Ilitch GUEVARA

Les GROS MOTS sont nécessaires.

On n'est jamais aussi vrai que lorsqu'on est obligé ou en danger ...

Notre Hermine n'a jamais minuté dans une syntaxe aussi transparente.

Quelques connaissances analytiques me laisse subodorer un raptus (en droit) provoqué par un constat urticant :
"je vais être obligé de faire une chose que je ne veux pas faire".

Alors on fait flèche de tout bois ...

Pourtant la compétence certaine et éclairée peut s'accommoder de la grossièreté et des mots crus.
C'est toujours une manière de dire les choses et de préciser clairement sa pensée sans perdre de temps. Tous les grands hommes y ont recouru une fois ou l'autre.

Clemenceau nous en a laissé un long florilège qu'on se plait à étaler.

Tiens! Même Eva la pas Joli, juge psychorigide de son état, a bien dit de l'avocate Lepage "je l'emm ...". Le sérail ne fait pas toujours dans le Verlaine.

Un journaleux braillard JFK, ami de DSK a ramené au rang de soubrette une employée du Sofitel New York, lutinée par son ami ... après avoir traité en couverture de Marianne, Sarkozy de VOYOU ...
Les hermines prompt à poursuivre un maire insulté dans son magistère n'ont pas bougé ... Alors ... Alors ...

Pour ma part je me méfie beaucoup des mielleux ... Mythe-errant Giscard, Fabius, et que dire de Hollande avec ses mimiques, sa gestuelle à la Tonton et ses fausses colères.
Quel homme se cache derrière cette composition?

Et puis ne dit-on pas "trop poli pour être honnête".

Après le 8 mai notre Hermine aura d'autres chats à fouetter quand la pilule sera avalée ...

D'ailleurs ne ferait-elle pas un excellent ministre de la Justice ...

Ave

Christian Dulcy

En ce qui me concerne, je lis toujours avec grand intérêt vos commentaires, et je ne vous ferai pas le reproche d'être passionné et donc pas toujours objectif, surtout depuis que vous n'êtes plus astreint au moindre devoir de réserve.

Vous avez raison sur le manque de classe et la vulgarité souvent affichés de ce Président.
Il est toutefois vrai, selon moi, que le bilan de se actes - très en deçà de ses paroles - n'est cependant pas aussi négatif que cela.

Vous m'aviez convaincu de la nécessité d'un autre vote, mais le centriste, bien que par moment brillant me déçoit et le socialiste révèle au fur et à mesure la fragilité que je subodorais. Par ailleurs je n'ai vraiment pas envie de voir la "mèremptoire" reprendre du service...

Je suis bien ennuyé et n'arrive pas encore à me décider.

Fabrice DOUAIS

M.Bilger, voilà t'y pas que vous récidivez !
Alors, ça y est, c'est décidé, vous faites de votre blog, jusque-là excellent, un front anti-NS ? Non mais franchement, attaquer l'homme sur sa vulgarité... Et du reste, qui vous oblige à le regarder s'il vous gonfle tant que ça, votre intime conviction électoraliste étant manifestement déjà forgée ?
Je sens, au travers de votre verbe et de votre stature, le poids des années de prétoire, où tout y est organisé avec parcimonie, avec minutie, presqu'en douce, exactement comme sur une scène de théâtre. Mais c'est fini Philippe, vous n'y êtes plus ! Acceptez de regarder et mirez vos contemporains tels qu'ils sont vraiment !
Fini l'époque du violeur en jeans sale et cheveux gras se présentant à vous, qu'écris-je, au peuple français, en costume et chemise claire mal taillés, cheveux ras et parfumés pour paraître meilleur et propre sur lui !
Fini! le temps du beauf en survêtement ayant copieusement amoché sa moitié, pas rasé et fleurant la vinasse arrivant à la barre, transfiguré par une soudaine élégance !
Fini aussi l'assassin prédateur, qui balbutie tout penaud sur le banc des accusés des mots qu'il maîtrise mal, mains croisées devant et le front bas, la mine triste, détonant de l'attitude qu'il eut lors de la commission si violente des faits !

Voyez-vous, cher PB, je trouve que la vulgarité est là.
Vous ne l'attendiez pas à cet endroit mais elle est là, bien réelle et bien-pensante.

Alors, qu'est-ce qui est le plus grave mais surtout le plus vulgaire : s'accommoder des imperfections de langage ou de quelque attitude trop spontanée - pour ne pas dire malheureuse - d'un homme, fût-il président, ou le forcer, le contraindre, pour la seule bienséance d'une élite, à se travestir mentalement et physiquement comme une petite catin ?

Frank THOMAS

Supposez ne fût-ce qu'un court instant - je ne tiens pas à ce que vous souffriez plus que de raison - que le Président sortant soit réélu.
Le mépris dont vous l'accablez rejaillira assurément sur le Président qu'il sera redevenu par la volonté du peuple deux fois exprimée.
Croyez-vous que ce soit un bon service rendu à notre pays, dans une période aussi cruciale, que de vomir ainsi sur celui qui le représentera et qui, que vous le vouliez ou non, incarnera la République pour cinq années ?
"Plus on aime une maîtresse, plus on est près de la haïr", écrit notre grand La Rochefoucauld : votre billet, Philippe, sent furieusement son amoureux déçu. Trop.
Quant à moi, en 2007 j'ai voté Bayrou au premier tour (comme déjà en 2002), et j'ai fait campagne pour Royal au second.
Alors ce que j'en dis...

Herman Kerhost

Boris,

Quelle joie de vous lire, merci.

semtob

Cher Philippe,

"La réforme, oui ; la chienlit, non".(attribué au général de Gaulle en mai 1968).
Cette expression très célèbre apparue en 1534, de chier, en et lit qui signifie désordre.

Reconnaissez que Nicolas Sarkozy sait exprimer sa colère tout comme sa patience quand il le faut et comme tout grand homme.

Reconnaissez que Nicolas Sarkozy est un être d'exception, passionné et passionnant, plein de force, d'énergie qui ne sait laisser indifférent. Nous, nous l'adorons.
françoise et karell Semtob

Alain

Nicolas Sarkozy n’est ni de Gaulle, ni Pompidou, ni Giscard, ni Mitterrand, ni Chirac.
Il est Nicolas Sarkozy.
J’avais voté pour lui en 2007, il n’y avait pas le choix, du moins pour moi ; son tempérament de feu, son énergie, son originalité m’avaient séduit. Au fil du temps, ses maladresses, son impétuosité, sa difficulté à rentrer dans le personnage du chef de l’Etat m’ont agacé jusqu’à l’exaspération. Et j’étais bien décidé à ne plus lui donner ma voix.
De Villepin a pendant longtemps cristallisé mes espérances ; un vrai gaulliste à l’Elysée, du panache pour la France.
La campagne électorale a changé la donne.
Bayrou n’avait pas changé… trop incertain à vouloir se positionner dans des postures médianes et incompréhensibles ; il s’est trouvé immédiatement distancé.
Villepin est un inconnu dans la stratégie politique ; pour 5% de bulletins manquants il rate le départ ; inadmissible dans une entreprise, n’importe quel « patron » l’aurait mis à la porte de ne pas atteindre son objectif si près du but.
Hollande, décidément, ne m’attire pas ; ses incertitudes, ses retournements, son mimétisme un peu ridicule avec Mitterrand, son inexpérience, son programme peu crédible dans une société encore en crise m’ont détourné de lui. Il me paraît moins bon et généreux qu’il voudrait le laisser croire.
Alors, j’ai retrouvé Nicolas Sarkozy, plus mature, plus sûr, plus crédible. J’ai oublié les histoires sans intérêt du Fouquet's, du casse-toi pov-c. Comme disait mon grand-père : on ne va pas déterrer les morts toute notre vie ! Pendant cinq ans, les médias se sont acharnés sur lui, aucun de ses prédécesseurs n’avait connu cela. Un acharnement presque indécent.
Je n’ai pas oublié qu’il avait permis à la France de traverser la crise avec une maîtrise incontestable. Bon, il a divorcé, comme 50 % des français, il parle de ses souffrances car on lui demande d’en parler ; il a rencontré une femme pudique qui sans bruit, donne une belle image ; je crois qu’il l’aime sincèrement ; et alors, où est le mal ? Et pourquoi voir du mal partout ?
On ressort Karachi, tout le tintouin : qui a des preuves ?
Bon, voilà, après quatre ans, j’ai renoué avec Sarko, président original de la France et je délaisse le candidat qui voulait être un président normal.
Est-ce que la normalité est un bon critère quand on est président de la République ?

Jean-Paul Ledun

"Je profite de l'occasion pour vous dire qu'aujourd'hui j'ai reçu un mail de NKM de pure propagande..."

Moi aussi. Je ne trouve pas cela scandaleux. Celui qui ne veut pas lire trouvera en bas á gauche (en général) de son ordi une petite poubelle…
Tout les français de l'étranger ont reçu ce mail, parce qu'ils sont enregistrés dans leur ambassade. Ils reçoivent également, toutes les semaines, du député responsable de leur région, des informations complètes. Pour une fois que nous avons de vraies infos, sans parti pris, sur l'Europe et la France... Cela nous change de Mediapart et du canard boiteux.

Camille

Dire des mots crus ne signifie en aucun cas être vulgaire. An cours de l'histoire, de grands personnages se sont vertement exprimés,sans avoir perdu pour autant leur honneur, leur charisme et leur flamboyance.
Le cas Sarkozy est différent, l'amour excessif que cet homme se porte à lui-même et aux puissants de ce monde va de pair avec son profond mépris de ceux qu'il considère comme ses inférieurs.
Alors oui, quand cet homme en vient aux insultes car il ne supporte pas une contradiction exprimée par les "gens d'en bas", il fait preuve d'une vulgarité qui en dit long sur le traitement qu'il réserverait à ces veaux de français (comme dirait de Gaulle) si ceux-ci étaient assez naïfs pour le réélire (5 ans, merci).
Juste pour mémoire, les veuves avec enfants ont perdu sous la présidence Sarkozy une demi-part fiscale, de même, les indemnités d'accident du travail ont été fiscalisées.

On se bat toujours pour ce qui nous manque le plus

Stop
"il a sauvé la Géorgie, la Côte d'Ivoire et la Libye. Soit."

Il serait de bon ton de rectifier la vérité et non de la travestir et dire qu'il a mis le bordel partout ! Il n'a jamais sauvé personne ! Que Notre Seigneurie dans ses gracieusetés se complaît à en débiter davantage ; surtout en présence des médias dont il sait pertinemment qu'ils en feront un fromage : "tous des pédés, couillon, bon à passer à la Kalachnikov" et j'en passe que la décence m'interdit de rapporter du château.
Qui sert son seul but, justement d'être sous les feux de la rampe !

Grossier manipulateur, il sait en user et en abuser certes les plus couillons sont ceux qui tombent dans le panneau ; pendant ce temps l'on ne parle pas de son calamiteux bilan...
Mais quel grossier hurluberlu discourtois, fruste, impertinent, impoli, incivil, licencieux, malappris, malhonnête, mufle, obscène, rustre, enfin simplement l'idiot mensonger vulgaire à qui l'on n'accorde plus aucune importance !

La République peut aisément s'en passer cela lui évitera de se faire dévoyer, corrompre et insulter...

calamity jane

Salut à toi sauveur de la Libye,
Salut à toi sauveur de la Géorgie,
Salut à toi sauveur de "l'homme africain
pas encore entré dans l'Histoire" !
Grand vainqueur de tous dangers
Valeureux hâbleur qui assigna ta parole
en pourcentage sonnant et trébuchant 170% !
Rigoureux scientifique qui rechercha
et trouva nombre d'exemples en remontant
dans le temps, que d'honorables parangons !
Va, je ne te hais point !

Aussi, je propose pour le prochain quinquennat un choix de président avec force perruque, talons et hermine, ignorant de l'hygiène mentale.

Catherine JACOB@Trucmuche

@Trucmuche | 16 mars 2012 à 17:48
"Ce qui me gêne le plus, c'est la condescendance de nombreux commentaires qui sentent à plein nez les bobos. Nous retrouverons ces mêmes bobos dans les prochaines années vitupérant le nouvel élu."

Salut Trucmuche, c'est quoi ton p'tit nom le vrai ? Hum ?! Assume donc ta critique des soi-disant "bobos" en la signant, car moi ce sont les poltrons qui me gênent le plus, en dehors de la crudité des appétits de pouvoir irrespectueux des principes de base de la démocratie qui veulent que chaque citoyen puisse, dans un premier temps, apporter ses suffrages à son (ou sa) candidat (e) vu que le seul vote utile et l'utilité du vote, c'est l'affirmation d'une conviction et d'un souhait et non pas de soutenir un pis-aller !

Jean-Dominique Reffait

Et revoilà Philippe Bilger qui blasphème ! Qui blasphème en apostat qui plus est, je crois que vous méritez le bûcher. Sarkozyste vous fûtes, sarkozyste vous resterez, c'est pour la vie, ne prenez pas de liberté avec ce sacerdoce, vous en fûtes l'un des prêtres numériques attirant à vous ces humbles brebis que désormais vous décevez en vous défroquant sans vergogne !

Les postillons sarkoziens sont halal et casher, ses injures sont purifiantes, bourrons-nous, bourrons-nous de pognon car telle est notre grandeur, ici, là, en travers, dessous et dessus, il est partout et nulle part, jamais et toujours, il pète au nez et le ciel s'éclaire. Auriez-vous oublié ? Avez-vous le droit de railler ? Non ! Vous nous appartenez, à nous, pauvres sarkozystes persécutés par la raclure gauchiste, ne plaisantez pas avec ce qui nous est sacré !

Nous, lecteurs de ce blog, sommes de bons sarkozystes unis contre le pôôple gaucho-bobo. Nous sommes venus à vous vierges et ingénus et vous avez prêché et nous avons applaudi. Qui t'a fait blogueur, Bilger ? Nous, les sarkozystes. Et tu viendrais te moquer ? Tu oses de la légèreté quand l'heure est si dramatique ? Quand les chars du FMI menacent d'occuper Paris transformé en goulag germanopratin ? Tu oses baguenauder dans les futilités printanières de gros mots anodins ? Vous n'en avez pas le droit, cela vous est interdit, nous vous censurons, je détourne mon regard de votre blog, vous n'aviez le droit que de penser de travers, vous fûtes si sérieux, vous voilà goguenard.

Amis sarkoziens, lâchez un peu de lest, le printemps est là, les femmes sortent de l'hiver et enjolivent nos rues, acceptez un peu de légèreté. Ces numéros d'amoureuse trahie sont un brin risibles, je vous lisais, je ne vous lirai plus. Souriez, vous n'êtes pas filmés.

Boris

Monsieur Bilger, la vulgarité est peut-être, avant la mort et les impôts, la chose du monde la moins admissible. Elle me semble avoir plusieurs sens applicables au sujet qui vous intéresse, outre l’acception originale, à savoir ce qui est ordinaire et commun : à partir du XIXème siècle, elle désigne ce qui manque de distinction et de délicatesse par rapport aux canons de la société – c’est-à-dire d’une certaine société ; et puis en parallèle, et de plus en plus péjorativement, la grossièreté et ses conséquences.
Il me semble que la vulgarité peut jouer un rôle en politique dès lors qu’elle est pensée et voulue : elle atteint d’ailleurs souvent son but depuis qu’Hébert, qui pouvait écrire un français des plus précieux, a lancé son Père Duchesne. Les saillies de Clemenceau, les habitudes de régiment du général de Gaulle, qui donne dans la Fille du Bédouin avec Massu et dans Andromaque avec Alain Peyrefitte, les gauloiseries de Chirac et même les outrances de Le Pen, en sont des avatars connus. Ils sont à mettre dans le même sac que l’argot de Lacenaire ou le « Je me fous bien des prisonniers » de Danton. On peut les approuver ou les condamner : mais c’est un moyen pour obtenir une fin.
Au contraire, la vulgarité de NS est plus spontanée qu’une fleur au printemps ; et elle produit ce que Flaubert n’aurait jamais osé rêver, c’est-à-dire Monsieur Homais à la tête de l’Etat, disposant même de la bombe nucléaire. A vrai dire, Proust n’aurait pas non plus fait diriger la région Poitou-Charentes par Madame Verdurin et son cercle : c’est un autre genre de vulgarité, qui se distingue nettement de la grossièreté et trouve plutôt son sens dans l’art de la répétition incantatoire de formules toutes faites.
Il va sans dire que les Français adorent le vulgaire à dose raisonnable : il leur plaît qu’il y ait un peu de boue dans les hommes. Mais attention à ne pas dépasser la dose : surtout, l’ostentation sans états d’âme de l’argent, si détestée par une certaine bourgeoisie catholique, plaît de moins en moins. Et les idées du président sur l’art ou l’éducation qui rappellent assez, mutatis mutandis, celles du Podsnap de Dickens, ne lui valent guère de prestige supplémentaire.
Lorsqu’il veut élever le niveau, c’est encore à la façon du cuistre Homais, l’un arborant son Voltaire et sa société savante à l’auberge du Lion d’or, l’autre son Corneille et son Dreyer à l'Elysée. A tout prendre, c’est le cynisme de NS qui le rendrait presque sympathique, et pourrait le faire aisément réélire s’il était lié à une intelligence aiguë : mais ce n’est pas Nixon. Ses gros mots seraient aussi plus aimés s’ils étaient empreints de bonhomie chiraquienne, et plus proches du peuple.
En somme, NS me paraît un mélange improbable de la morgue d’Adolphe Thiers et de la gouaille de Bernard Tapie ; mais je ne suis pas sûr que NS aurait suffisamment diverti Mitterrand pour qu’il le nomme ministre. Il faut dire qu’il n’a jamais donné que dans le comique involontaire. En dehors de toute esthétique et de toute morale, il y a des moments où traiter un journaliste de couillon ou un agriculteur de pauvre con est payant : et d’autres où l’on se tire une balle dans le pied. Les conseillers de NS faisaient la différence avant son élection. Il ne leur prête plus la même attention...
N'empêche, n'empêche, il aurait fait un admirable maire d’Yonville. Comme Louis XVI aurait fait un polytechnicien d'exception. Sutor, ne ultra crepidam…

hameau dans les nuages

Sortir le pays de l'ornière ! Certes mais il n'est pas utile de jurer comme un charretier en s'agitant en tous sens. Car finalement qui va devoir tirer sur les harnais ?


Après bien du travail le Coche arrive au haut.
Respirons maintenant, dit la Mouche aussitôt:
J’ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine.
Ça, Messieurs les Chevaux, payez-moi de ma peine.
Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S’introduisent dans les affaires:
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés.

Jean de La Fontaine, “Le coche et la mouche” -extrait-(Livre VII - Fable 9)

Charlemagne

Sarkozy, c'est un traître et le larbin des Américains, de Bilderberg et du lobby financier qui sont derrière l'UE et la création de l'UE. C'est le parti de l'étranger :

De Gaulle, cité par Peyrefitte

« Peyrefitte, je vous supplie de ne pas traiter les journalistes avec trop de considération. Quand une difficulté surgit, il faut absolument que cette faune prenne le parti de l’étranger, contre le parti de la nation dont ils se prétendent pourtant les porte-parole. Impossible d’imaginer une pareille bassesse – et en même temps une pareille inconscience de la bassesse.

Vos journalistes ont en commun avec la bourgeoisie française d’avoir perdu tout sentiment de fierté nationale. Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n’importe quel abaissement de la nation. Déjà en 40, elle était derrière Pétain, car il lui permettait de continuer à dîner en ville malgré le désastre national. Quel émerveillement ! Pétain était un grand homme. Pas besoin d’austérité ni d’effort ! Pétain avait trouvé l’arrangement. Tout allait se combiner à merveille avec les Allemands. Les bonnes affaires allaient reprendre. Bien sûr, cela représente 5% de la nation, mais 5% qui, jusqu’à moi, ont dominé. La Révolution française n’a pas appelé au pouvoir le peuple français, mais cette classe artificielle qu’est la bourgeoisie. Cette classe qui s’est de plus en plus abâtardie, jusqu’à devenir traîtresse à son propre pays.

Bien entendu, le populo ne partage pas du tout ce sentiment. Le populo a des réflexes sains. Le populo sent où est l’intérêt du pays. Il ne s’y trompe pas souvent. En réalité, il y a deux bourgeoisies. La bourgeoisie d’argent, celle qui lit Le Figaro, et la bourgeoisie intellectuelle, qui lit Le Monde. Les deux font la paire. Elles s’entendent pour se partager le pouvoir. Cela m’est complètement égal que vos journalistes soient contre moi. Cela m’ennuierait même qu’ils ne le soient pas. J’en serais navré, vous m’entendez ! Le jour où Le Figaro et l’Immonde me soutiendraient, je considérerais que c’est une catastrophe nationale ! »

Les seuls candidats à la présidentielle qui ne soient pas des traîtres anti-France sont Marine Le Pen, François Asselineau et peut-être Nicolas Dupont-Aignan.

Les autres, en étant des européistes forcenés, violent la Constitution française qui dispose que le président de la République est le garant de l'indépendance nationale.

Alex paulista

Le comble de la vulgarité, c'est le "je paye donc j'ai droit".
Sarkozy est un niveau au-dessus, c'est nous qui payons.

Je profite de l'occasion pour vous dire qu'aujourd'hui j'ai reçu un mail de NKM de pure propagande, avec lien pour donner pour son candidat. Ils utilisent l'adresse email fournie pour les formalités administratives au consulat de São Paulo.

Ils prétendent dans l'en-tête que cette pratique serait légale. En tout cas elle est détestable, et je doute que le fichier soit transmis aux autres formations politiques...

Bray-Dunes

Vulgaire, pour dire que ça casse pas trois pattes à un canard, que ça vole bas, et que c'est sans esprit, que c'est monsieur tout le monde, fade, inutile, de trop, fat et sot. Oui, c'est bien lui. Non, ce n'est pas le peuple, il croit "faire" peuple. On se demande pourquoi. On l'imagine riant avec Carla, Morano, Hortefeux, Depardieu, Clavier. Non le peuple, ce n'est pas ça. Le peuple est plein de drôlerie et d'invention. Quand il rit, ce n'est pas comme ces vilaines baudruches ricanantes.

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