Certes, il y avait quelque chose de forcément scolaire dans l'émission animée sur France 2 par Yves Calvi dont le talent décidément est indéniable avec un mélange d'urbanité et d'autorité.
Bien sûr, tous les candidats n'étaient pas présents. Nicolas Sarkozy, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou manquaient à l'appel mais ceux qui ont soutenu leur cause l'ont fait d'une manière qui n'était ni médiocre ni indigne.
Les quatre thèmes proposés étaient sans surprise même si à nouveau le plan économique, financier et social avait la part du lion avec l'inévitable dégagement sur l'immigration. Mais rien sur la politique internationale, rien surtout sur la Justice et l'Etat de droit comme s'il n'y avait pas là un double enjeu capital pour le quinquennat à venir.
Pour ce dernier domaine d'ailleurs, il me semble que les contributions essentielles au cours de cette campagne ont été le fait de François Hollande, par l'entremise d'André Vallini dont j'ai toujours apprécié, quelles que soient nos divergences judiciaires, l'intelligence, l'équilibre et la rectitude (Le Monde), et de François Bayrou qui à ma connaissance a été le seul à consacrer un discours intégral à l'Etat de droit et à la moralisation de la vie publique. La démarche de Nicolas Sarkozy m'est davantage apparue, en dernière extrémité, comme une frénésie démagogique puisant à tout va dans le vivier du FN pour complaire à des électeurs plus soucieux du droit de la force que de la force du droit.
Ecoutant ces dix personnalités, j'ai évidemment été frappé par le hiatus entre des discours globalement raisonnables et responsables et des interventions de rupture ou d'étrangeté comme celle de Jacques Cheminade.
Nathalie Arthaud et Philippe Poutou, fidèles à une ligne férocement anticapitaliste, ne nous ont pas trompés avec une prévisibilité rassurante et des propos, une fois comprise la musique de détestation, que nous aurions pu les uns et les autres anticiper. Il y a du conformisme dans le registre révolutionnaire quand il ne dévie pas d'un pouce de son paroxysme vindicatif.
Le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, avec une légère condescendance pour ceux qui ne pensaient pas comme lui, mêlait une volonté de fiabilité technique à un désir de bouleversement social. Une sorte de classicisme rude et abrupt qui tentait de se distinguer, dans un chemin très étroit, de la gauche trop réaliste et de l'extrême gauche trop subversive.
Je n'oublie pas Eva Joly dont je continue à considérer que son emploi de la langue française, et non pas son accent qui nous indiffère, est très préjudiciable à l'écoute et à la compréhension de sa cause. J'ai scrupule à accabler encore davantage la représentante d'EELV mais après tout comment ne pas percevoir comme un masochisme politique suicidaire ce chemin de croix qui l'entraîne vers le premier tour ?
En dehors de cette exception si négative au détriment de l'écologie, j'ai noté les formidables progrès des uns et des autres dans la communication politique et médiatique. Rien à voir avec les débuts et les débats hésitants des origines. Certes, chacun avec sa psychologie personnelle. Nathalie Arthaud veut dévorer la société injuste et elle ne lui fera pas grâce. Il y a une gouaille terriblement cruelle dans son attitude tandis que Philippe Poutou développe avec ironie et une timidité maintenant très calculée des analyses délibérément simplistes.
Ils ont tous appris. Sous la férule aimable d'Yves Calvi, ils ont été bien sages. Ce qui démontre qu'il est possible, quand on traite avec respect et politesse, de favoriser respect et politesse. Au moins dans l'apparence.
C'est le premier pas de la démocratie.
"je connais des vide-greniers où on trouve de bons cerveaux d'occasion.
Rédigé par : sylvain | 19 avril 2012 à 23:58"
Ah, c'est donc ça !
Allez, changez de fournisseur : pour à peine plus cher, c'est beaucoup plus efficace.
Rédigé par : Clafoutis | 20 avril 2012 à 11:01
Salut clafoutis
.....Ceci dit, ce que je ne comprends toujours pas, c'est votre choix.....
..................................
Tout n'est pas perdu : je connais des vide-greniers où on trouve de bons cerveaux d'occasion.
Rédigé par : sylvain | 19 avril 2012 à 23:58
sylvain par-ci sylvain par-là
sylvain à toutes les sauces
sylvain est tiré il faut le boire !
z'avez "l'bonjouir" de sylvain
Rédigé par : sylvain | 19 avril 2012 à 23:52
@ sylvain
Comme disait Foch à son QG : « Et d’abord, de quoi s’agit-il ? »
Et bien, depuis que Louis Le Hutin a si mal succédé à son père Philippe le Bel, on a coutume de dire dans notre doulce France que le règne se juge dès la prise de pouvoir. Pour NS, c’est tout simple : aussi loin qu’on remonte, on n’avait jamais traité l’entrée dans la charge suprême avec autant de désinvolture. Des sorties calamiteuses, il y en a eu un certain nombre, de la démission de Grévy jusqu’à la chaise vide de Giscard, en passant par Félix Faure et Albert Lebrun. Du moins les malheureux avaient-ils pris la peine de commencer normalement. A-t-on vu de Gaulle partir en croisière privée en juin 1958 ? Et plus trivialement, imagine-t-on un cadre, à son premier jour de travail, ne pas donner la priorité absolue à son entreprise ? Il n’y a pas à dire, si le premier corps du président a perdu des kilos en trop et gagné en bien-être, le deuxième, celui qui dure, a clairement souffert du quinquennat… Pour cette raison, et pour bien d’autres, il nous faudrait un homme d’Etat : mais ces oiseaux rares ne sortent pas tout armés de la cuisse de Jaurès lors d’une primaire socialiste. Ils ressembleraient plus à ce Robespierre dont vous parlez, qui fut un député discret à la Constituante avant de finir croque-mitaine numéro un dans la galerie des horreurs de la droite…
Rédigé par : boris | 19 avril 2012 à 18:47
@sylvain | 19 avril 2012 à 14:00
« N'était-il pas le Hongrois, non énarque qui ravissait le pouvoir à ceux qui le convoitaient depuis tant d'années ? »
Si, après avoir fait le tour du web j'ai bien compris la configuration familiale que vous évoquez mais qui ne m'a jamais spécialement intéressée jusqu'à ce jour où j'ai reçu les documents des élections avec La France forte page de garde, en 1944 sa famille paternelle a été expropriée par l'armée rouge de la région dont par autorisation impériale des Habsbourg au 17ème siècle, elle porte le nom pour avoir combattu les ottomans : http://www.lefigaro.fr/reportage/20070207.FIG000000032_la_saga_hongroise_de_la_famille_sarkozy.html
Au terme de diverses pérégrinations, son père s'engage dans la légion étrangère avec laquelle il fait la guerre d'Algérie, puis démobilisé, épouse une étudiante en droit dont le père, médecin (urologue), neveu d'un rabbin, est d'origine juive séfarade d'une famille espagnole réfugiée à Salonique dans l'empire ottoman après l'édit d’expulsion des familles d'origine juives (décret de l’Alhambra), signé le 31 mars 1492 par les Rois catholiques à l’Alhambra de Grenade, trois mois après la reconquête de cette ville par les Musulmans, et converti au catholicisme pour pouvoir épouser une catholique. La famille est réfugiée en Corrèze pendant la guerre, ce fief d'amateurs d'antioxydants, red wine pour Hollande, tea pour Bernadette. Son fils cadet, Jean, de mère corse - (Marie-Dominique Culioli, fille d'un pharmacien de Vico en Corse du sud (Vicu en langue corse), une nièce de l'ancien maire Neuilly-sur-Seine, Achille Peretti, et qui aurait donc, dit-on servi de 'strapontin' pour gagner la mairie de Neuilly : http://www.web-libre.org/breves/Culioli,18689.html - », scolarisé dans l'enseignement libre, renoue donc, d'une certaine manière, avec les origines juives de son arrière-grand-père séfarade, en épousant Jessica Sebaoun, une ancienne condisciple, petite-fille de l'un des trois fondateurs de Darty (http://www.darty.com/webapp/wcs/stores/servlet/DartyHistoryView?storeId=10001&ref=H07 ) et la fille d'un propriétaire de chevaux de course, à laquelle il a déjà fait deux enfants.
Son frère aîné à été président du MEDEF, son frère cadet a abandonné la pédiatrie pour devenir président du 3ème groupe de communication au monde par le chiffre d'affaires, ils ont été élevés par leur grand-père maternel, leur mère ayant été dans la nécessité de reprendre ses études pour subvenir à leurs besoins après avoir été abandonnée par leur père qui se remariera encore trois fois par la suite avec des femmes dont une titrée, dont il aura d'autres enfants. Il en est lui-même à son troisième mariage. Aucune de ses épouses n'était une humble bergère.
Bien, tout ce qu'on peut dire, c'est que le fils de l'émigré hongrois ne fait pas particulièrement pleurer dans les chaumières et qu'il ne vient pas du même milieu social que Philippe Poutou né en région parisienne d'un père facteur et d'une mère femme au foyer, actuellement ouvrier à l'usine First-Ford de Blanquefort dans la Gironde, dont il est l'un des responsables syndicaux de la CGT et dont le slogan de la campagne est « Aux capitalistes de payer leurs crises ».
Sa généalogie n'a rien à envier à celle de François Mitterrand, qui, si on écoute les racontars japonais a nommé l'une des petites amies qui ne se déplaçait pas sans une valise réservée aux petites culottes, première femme Premier ministre, et qui était petit-fils de chef de gare (comme moi-même d'ailleurs, mais pas à Jarnac, à Strasbourg-neudorf), fils d'un ingénieur (comme moi-même également, mais rassurez-vous la comparaison ne va guère plus loin), devenu industriel vinaigrier et président de la fédération des syndicats de fabricants de vinaigre qui avait épousé la fille d'un négociant en vins et eaux de vie, conseiller municipal de Jarnac, ancien théâtre de la troisième guerre de Religion, qui lui ont donné trois frères dont un général de l'armée de l'air et un polytechnicien, peut-être bien condisciple de l'un des cousins de ma mère à polytechnique, va savoir. Sa famille a disposé de l'électricité dès 1922, époque à laquelle le clan Sarkozy éclairait sans doute encore les corridors de leur château hongrois avec des torches tellement plus romantiques... !
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En bonus : Le conte de la femme dans une bouteille de vinaigre : http://lachenaie.over-blog.fr/article-pour-rigoler-un-texte-un-conte-et-une-chanson-81438525.html
Rédigé par : Catherine JACOB@sylvain | 19 avril 2012 à 17:52
J'aime bien Eva Joly.
Je vous trouve un peu injuste avec elle.
D'abord pourquoi ne retenir que la forme quand vous semblez trouver plus de hauteur dans la cause qu'elle défend? Pourquoi ne pas arrêter ici votre jugement? Et puis la forme, c'est discutable. Moi je la trouve compréhensible -c'est pourquoi je ne voterai pas pour elle d'ailleurs- et j'aime l'écouter parler. Il y a un étrange mélange entre timidité, autorité et douceur. Je me laisse bercer pas son discours au débit d'une mécanique heurtée mais très féminin, très tendre. Ca ne me déplait pas.
Ensuite, pourquoi "masochisme"? Elle aurait dû renoncer, comme Villepin et sa flamboyance? Se rallier comme Corinne Lepage et sa constance? Disparaître comme Nicolas Hulot et sa fidélité? Et « ce chemin de croix » n’est pas que le sien. Aujourd’hui d’EELV et de ses succès récents, il ne reste plus que les verts. La faute à qui? Ils sont revenus à leur niveau.
Vous regrettez de tirer sur l’ambulance mais vous tirez quand même. Vous auriez pu penser « Eva Joly, malgré ses handicaps, elle continue, elle se bat… voilà un exemple de dignité dans le combat politique ». Mais non. Vous attachez beaucoup d’importance à l’écorce. (Au point de voter Hollande parce que Bayrou ne fait pas une bonne campagne?)
Après libre à chacun de considérer cette élection comme un concours d’éloquence, ou un match de foot ou un combat de boxe. Mais il ne faudra pas s’étonner. On est tout autant responsable de celui ou celle qui nous déçoit.
Rédigé par : Nordine | 19 avril 2012 à 17:42
"Mon vote personnel sera un vote d'adhésion à Sarkozy [...] qui a pourri le tissu social, divisé, stigmatisé les gens les uns envers les autres !
Rédigé par : sylvain | 19 avril 2012 à 14:00"
Votre texte, une fois les scories éliminées, témoigne d'une admirable lucidité.
Ceci dit, ce que je ne comprends toujours pas, c'est votre choix.
Rédigé par : Clafoutis | 19 avril 2012 à 16:17
Quel sage billet Monsieur Bilger !
Certes, il y avait quelque chose de forcément scolaire dans l'émission animée sur France 2 par le talentueux Yves Calvi. Ce garçon a des dispositions journalistiques exceptionnelles avec un mélange d'urbanité et de ruralité bien engazonnée sur son crâne. Bien sûr, les meilleurs de ses invités comme Monsieur François Hollande n’avaient pas pu se libérer. C’est regrettable car, lui, il prend du retard sur le temps de parole attribué à chaque candidat. C’est triste que Jean-Luc ait été lui aussi absent, car le meilleur de nos journalistes français, je veux parler de Yves Calvi, aurait fait carton plein pour l’audimat. Cependant, il reste son excellente émission « C dans l’air » qui fait un tabac d’audience. Sa caractéristique, c’est qu’il invite régulièrement des personnalités toujours différentes que l’on ne voit nulle part ailleurs et surtout de tous bords politique, et même des personnes proches du Front National, il n'a qu’un petit défaut, il ne fait pas d’émission pour parler de Sarkozy. A part ça, ce n’est pas un sectaire. Il faut rendre hommage aussi au camarade André Vallini, il ferait un très très grand garde des sots, un ministre intelligent, un bon équilibriste et la rectitude dans la posture, des lunettes modernes, et soucieux de la « force du droit », merci n’en jetez plus ! La justice a enfin besoin de cette force au lieu d’être dans la répression droitière du droit de la force. Souhaitons qu’ils sachent s’entourer de conseillers issus du monde judiciaire dans le genre « ouverture aux autres ». Après cet aimable billet soupline , Yves Calvi vous fera probablement une place dans son émission et vous représenterez, après les élections, une droite respectueuse et très polie.
Rédigé par : Roche G | 19 avril 2012 à 15:48
Pas sympa, le coup de l'alcoolique de service.
FH dit au contraire sa culture des bons vins. On ne va pas lui jeter la pierre. Il a d'autres défauts. Mais ça, c’est un autre problème.
Et puis ceci n’est pas grave finalement puisque « les programmes ne servent à rien ».
Fouquet’s (Table 83 !) ça c’est de l’argument.
Rédigé par : Jean-Paul Ledun@ Semtob | 19 avril 2012 à 14:02
La haine distillée habilement par cette mafia de gauche : médias - intellos - sociologues - showbiziens depuis la première heure du quinquennat fait son oeuvre car Nicolas Sarkozy a été jugé illégitime par la caste parisienne bien-pensante. N'était-il pas le Hongrois, non énarque qui ravissait le pouvoir à ceux qui le convoitaient depuis tant d'années ? Ses grandes réformes sont passées sous silence, son action internationale a permis à la France de renouer avec des succès incontestés. Je préconise à tous les Robespierre de lire la presse internationale : ils en sortiront grandis et cesseront peut-être de dénigrer notre pays. Mais j'en doute...
La déconstruction est un sport national, alors que nous devrions tous retrousser nos manches pour préparer la France à l'adversité. Hollande, dans son discours incantatoire pense par son expérience de notable qu'un claquement de doigts va tétaniser les marchés : nous allons tous droit dans le mur et le résultat sera douloureux d'autant que son élection annoncée ne sera pas un vote d'adhésion.
Mon vote personnel sera un vote d'adhésion à Sarkozy et de rejet voire de dégoût de cette gauche infecte qui a pourri le tissu social, divisé, stigmatisé les gens les uns envers les autres !
Rédigé par : sylvain | 19 avril 2012 à 14:00
@ Catherine JACOB
Oui j’ai vu le spot façon « The Artist ». Il est excellent, tout comme d’ailleurs la chanson de Poutou façon bisounours que je trouve superbe
http://www.dailymotion.com/video/xphxwg_chansons-de-campagne-olga-poutou_music?search_algo=1
Si la politique pouvait toujours être comme ça. Bon ne rêvons pas trop quand même.
Rédigé par : Achille | 19 avril 2012 à 13:14
@ Semtob
A propos de bibine ce qui m'inquiéterait c'est que FH se fournisse chez "Nicolas vins et spiritueux depuis 1822".
Là il pousserait le bouchon un peu loin quoique pour moi finalement ils soient fait tous les deux du même tonneau.
Ne dit-on pas aussi que Marine et Mélenchon aiment à lever le coude ?
Le voilà donc le point commun, à défaut de programme !
Le pronostic de Villepin va peut-être se réaliser :
A l'automne, tous ensembles ! tous ensembles !... aux noces de Cana devant la gravité de la crise ?
in vino véritas .
Rédigé par : hameau dans les nuages | 19 avril 2012 à 10:26
@Achille | 19 avril 2012 à 08:32
Avez-vous lu les dernières nouvelles du blog des charlatans intitulées :
L'élixir de vie est-il dans le thé vert ou dans le vin rouge ?
« Les antioxydants du vin se trouvent surtout dans la peau du raisin, mais seul le vin rouge est concerné. Pourtant, les antioxydants dans le thé vert sont chimiquement très proches des antioxydants du vin rouge. Ainsi, le véritable paradoxe est plutôt que les antioxydants dans le thé vert protégeraient spécifiquement les Chinois du cancer du poumon, tandis que d'autres, les petits frères antioxydants du vin rouge protégeraient spécifiquement les cœurs français ! Manifestement, nous devrions boire à la fois du thé vert et du vin rouge. Selon d'autres nutritionnistes, nous avons déjà besoin de trois verres de lait et six verres d'eau par jour. C'est ce qui donne sans doute toute sa valeur à l'expression : être au régime liquide. Mais la question qui demeure est : les éléments de preuves sont-ils, eux, solides ? »
-------------------
Avez-vous vu également le dernier spot de Philippe Poutou ? Conçu sur le modèle de The Artist, donc aussi quelque part du The Charlot, il est excellent et pose implicitement la question de savoir de quel côté du bureau directorial ces derniers se trouvent, en tout cas, en ce qui concerne la The Nana, ça ne fait pas de doute...
Rédigé par : Catherine JACOB@Achille | 19 avril 2012 à 09:51
@M'dame semtob
Bonjour,
Dirait bien que zêtes tombée dans la barrique la tête la première et qu'zavez cuvé avec la vinasse jusqu'à la racine des cheveux !
Pas sympa c'te médisance qui reprise d'vient ridicule !
C'blog aspire à mieux qu'à des racontars d'pochtron !
R'prnez donc z'en du bibron, un dernier avant la route et pensées à Sainte Tize.
Cordialement.
Rédigé par : Rahmouni Slimane | 19 avril 2012 à 09:04
@ semtob
« François Hollande revendique haut et fort son penchant prononcé pour le red wine et se fait filmer en sifflant deux verres de red wine cul sec de suite. »
Le fait d’apprécier le bon vin ne signifie absolument pas une addiction à l’alcool.
Le vin, tout comme le fromage, est un des produits du terroir national et des millions de Français savent en apprécier les qualités, ce qui ne signifie pas pour autant qu’ils sont des ivrognes.
N’oublions pas que le président Chirac ne dédaignait pas « siffler » quelques Heineken à l’occasion ce qui ne l’a pas empêché d’assumer sa fonction sans que cela ait pu altérer ses décisions et lui valoir le moindre reproche.
Rédigé par : Achille | 19 avril 2012 à 08:32
Hollande aimerait donc la bouteille ?
Excellent ! Moi qui hésitais encore pour dimanche, je voterai pour lui, un gars qui aime se bourrer la gueule ne peut clairement pas être mauvais.
En plus s'il a le malheur de choisir le Fouquet's pour fêter sa victoire, ils le mettront dehors, on ne boit que de la Badoit dans ces endroits-là... et quoi de plus à gauche que de se faire virer du Fouquet's pour démarrer le quinquennat ?
Rédigé par : Herman Kerhost | 19 avril 2012 à 08:15
Dans un studio de télévizion pas de révolouzione ou subverzione mais de l'informazione !
Et celle-ci doit être ordonnée. Marre des brouhahas et autres pugilats inaudibles !
C’était dans la série : « Cri du cœur ».
Rédigé par : Jean-Paul Ledun@ M. Reffait | 19 avril 2012 à 02:31
Dames Semtob, je note que quand Martine Aubry était donnée partante pour la candidature, un rumeur avait fait d'elle une alcoolique. Maintenant, c'est au tour de François Hollande de se poivrer. A croire qu'au PS, on se refilerait les bouteilles de candidat à candidat, comme une sorte de trophée. Ce doit être écrit dans les statuts du PS : "Tout candidat à la présidence de la République devra être pinté du matin au soir. En sont exemptés les obsédés sexuels". Tout s'explique ! Et Calvi qui ne met que de l'eau dans les verres des invités, quel manque de sens politique !
Rédigé par : Jean-Dominique | 19 avril 2012 à 00:47
Notre hôte m'a - à juste titre - rappelé à l'ordre sur un hors sujet, et là en voyant les commentaires j'en viens à penser... au fait, qu'est-ce que l'Alsace-Lorraine et la guerre de 40 ont à voir avec la choucroute ?
Comme dirait The Dude:
I don't see any connection to Vietnam, Walter.
Rédigé par : Alex paulista | 18 avril 2012 à 23:37
Cher Philippe,
L'alcoolisme dit mondain est un fléau
et les électeurs sont en droit de se demander si l'addiction pour l'alcool et les sucreries ne constituent pas un handicap pour devenir Président de la République.
Ci-dessous un témoignage de Monsieur Thomas Hollande :
http://presimat.programme-tv.net/presimat-2012/news/32213-thomas-hollande-pere-arrete-alcool-desserts-video/
François Hollande revendique haut et fort son penchant prononcé pour le red wine et se fait filmer en sifflant deux verres de red wine cul sec de suite.
http://malolactik.com/2011/09/30/exclusif-malolactik-francois-hollande-donne-sa-vision-du-vin-en-france-nous-avons-un-potentiel-de-developpement-considerable/
Si Madame Martine Aubry en sortant de la 17ème chambre pendant les Primaires socialistes de 2011 s'exprimait ainsi :
"Il n'y a aucune raison que ça se sache." Nous, nous prétendons qu'il n'y a aucune raison pour que cela se cache.
Un tribunal a en effet considéré qu'une dépendance alcoolique était une pathologie risquant de priver de responsabilité.
C'est ainsi que Madame Martine Aubry n'avait pas le droit de dissimuler ses cures de désintoxication.
Il s'agit d'un simple devoir d'information et non d'une rumeur.
françoise et karell semtob
Rédigé par : semtob | 18 avril 2012 à 23:20
Qu'on me pardonne de revenir au sujet, je sais que ça ne se fait pas mais j'ai de mauvaises habitudes de courtoisie.
Ils ont été bien sages et c'est une démonstration terrible. Voici donc ce que sont devenus nos révolutionnaires, des écoliers bien disciplinés devant la caméra et le temps de parole. Le verbe est haut mais la foison des anathèmes ne déborde pourtant jamais de la boîte, ça tient dedans, c'est bordé. J'ai trois minutes pour lancer la révolte des masses populaires et je m'arrête moi-même à 2 minutes 59, qu'on ne me gronde surtout pas. La révolution montre ici où elle en est : dans le tiroir poussiéreux des concepts inutiles. Les arabes, peuples éminemment conservateurs s'il en est, s'y sont convertis, preuve que la révolution est bien considérée comme un outil anecdotique, quoique parfois encore sanglant, pour changer les pouvoirs.
La belle discipline "scolaire" comme vous dites d'Arthaud, de Poutou ou de Delapierre (représentant désagréable de Mélenchon), démontre que, si la révolution est devenue tiédasse à ce point, c'est qu'elle ne prétend opérer que sur une part marginale du pouvoir, le pouvoir politique. Le conformisme du gauchisme rejoint en banalités vociférantes les haussements de sourcils du sympathique Dupont-Aignan. Rien de neuf, rien de choquant, rien qui interroge l'esprit, rien d'utile surtout, car le pouvoir est ailleurs où la révolution n'a pas prise.
La révolution appartient au passé, l'avenir est à la subversion. Je ne l'appelle pas nécessairement de mes voeux, j'en constate l'émergence qui ne fera que s'affirmer. Face à des pouvoirs diffus mais écrasants, qu'on ne sait identifier mais dont on constate les effets, les Bastilles sont partout et nulle part à la fois, errant parmi des millions de serveurs informatiques, aux mains de milliers de donneurs d'ordre qui fichent, interdisent, spéculent et ordonnent, sans concertation, sans complot, sans autre hiérarchie que celles des valeurs inversées. Aujourd'hui, ce sont les Anonymous - personne n'en parle encore sérieusement - qui étrennent cette nouvelle démarche post-révolutionnaire. A suivre, à suivre.
Arthaud, Poutou, Mélenchon, Le Pen et même le pauvre Dupont-Aignan sont comme les tyrannosaures rex d'un autre âge : ils furent terribles, ils eurent de grandes dents, mais ils sont aujourd'hui bien sages dans la galerie de paléontologie. Et je le regrette.
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 18 avril 2012 à 22:24
@Savonarole@Catherine Jacob | 18 avril 2012 à 15:44
Je ne vois pas où est l'hypocrisie de détester les affirmations arbitraires.
Que des « patriotes réfractaires à l'annexion de fait » ait pu, du haut du courage qu'il leur a fallu, critiquer parfois les malgré-nous de s'être laissés embarquer, cela se comprend, mais je ne reconnais pas ce droit à ceux pour lesquels la question ne s'est pas posée.
Il suffit de regarder dans les yeux les photos de l'époque pour comprendre que cela n'a pas du tout été une partie de plaisir.
Je doute fort, contrairement à ce qu'affirme Hermione, que ceux qu'on a mis à combattre sur le front de l'est et qui ont été faits prisonniers par l'armée soviétique durant la débâcle allemande puis envoyés dans des camps de détention soviétiques ait eu la moindre idée de ce qui les attendaient.
« Le plus célèbre de ces camps est celui de Tambov qui regroupa une grande partie des prisonniers d'Alsace et Moselle, soit environ 18 000 hommes dont six à huit mille y laissèrent la vie, ce qui valut à ce camp no 788 le nom de camp des Français ».
Mon beau-père l'a connu.
« A Tambov, les conditions de détention sont effroyables. Les prisonniers y survivent dans une effarante promiscuité et dans une hygiène déplorable, à l'abri de baraques creusées à même le sol pour mieux résister au terrible hiver russe où la température descend en dessous de -30 °C. Un peu de soupe claire et environ 600 grammes de pain noir, presque immangeable, constituent la ration journalière estimée à 1340 calories (en comparaison, en 1944, les détenus d'Auschwitz recevaient 2000 calories par jour). On estime qu'environ un homme sur deux mourait à Tambov après une durée moyenne d'internement inférieure à quatre mois. Le dernier malgré-nous libéré est retourné chez lui en 1955 » - cf. wikipédia- ce qui représente six ans d'internement au-delà de la fin de la guerre.
Je crois que la leçon à retenir prioritairement de cet épisode est qu'il ne faut pas laisser démanteler l'Union européenne, si imparfaite puisse-t-elle être encore, au yeux de certains, par une poignée d'irresponsables arrogants hermétiques aux leçons de l'Histoire et ne savent que promettre ce qu'ils ne pourront raisonnablement pas tenir!
Rédigé par : Catherine JACOB@Savonarole&Hermione | 18 avril 2012 à 20:54
Il ne faut pas oublier qu'en novembre 918 l'Alsace a failli devenir soviétique -au sens littéral- et que le drapeau rouge a été hissé sur la cathédrale de Strasbourg... Le statut est un compromis, et, je confirme, les Alsaciens y sont VRAIMENT attachés. Un ami de Strasbourg m'a rappelé un jour qu'il touchait 2 ou 3 euros par mois en tant que germanophone. D'ici qu'ils se rallient à Poutou si on leur supprime leurs privilèges...
Rédigé par : Boris | 18 avril 2012 à 20:26
Faudrait un billet sur l'Alsace à l'endroit, et par delà les Vosges la Moselle à l'envers!
Le droit local est plein de surprise:
Ainsi ai-je reçu de la Chambre des métiers photocopie de manuscrit à la plume d'oie, m'autorisant comme architecte à effectuer des actes de construction sur chantier, puisque pour les Allemands, un architecte voire un Maître d’œuvre est au moins un acteur entrepreneur, même si ce n'est pas tout à fait comme un autre.
Il faut remarquer que, paraît-il, la Préfecture n'a pas reconduit cette décision pour autres architectes qui, on peut le comprendre, pourraient concurrencer (cela n'est pas prouvé!) sans vergogne les entrepreneurs...ne devant donc pas être habilités à construire comme tels.
Bizarrerie.
Il faut dire, sans question de religion, que le droit des faillites personnelles s'est épanché depuis l'Alsace sur le territoire français.
Aussi, que la poisse protestante qui me poursuivait semble s'être dissoute en vertu du droit français...Je risque de ne pas être expulsé de mon logement, suite aux tribulations d'un héritage de logements fait à une paroisse.
La religion, je l'ai connue dans cet épisode seulement comptable et administrative.
Au bout du compte, je comprends de moins en moins ce qui ferait véritablement le particularisme!
Et encore, pour la Sécu locale, j'entends toujours plus de plaintes de patients, leur peur accrue de l'hôpital, et même:
http://cftcsantesociauxduhaut-rhin.hautetfort.com/archive/2012/04/18/assurance-maladie-bilan-2011-des-abus-et-des-fraudes-en-alsa.html
Toujours plus de comptabilité incompatible?
Rédigé par : zenblabla | 18 avril 2012 à 19:52
Yves Calvi, "mouais". S'il arrêtait d'inviter toujours les mêmes dans "C dans l'air" - bonjour la diversité des points de vue ! -, je le tiendrais pour un journaliste vraiment nécessaire au PAF.
Rédigé par : bob | 18 avril 2012 à 18:07