La méthode, une nouvelle fois, est choquante et détestable.
Un peu plus d'une semaine avant le deuxième tour, le candidat sortant, à la suite de la mort d'un homme multirécidiviste à Noisy-le-Sec, de la mise en examen pour homicide volontaire d'un gardien de la paix et d'une manifestation policière à Paris, propose d'établir, au bénéfice des fonctionnaires de police, une présomption de légitime défense (Le Parisien, Le Monde).
Marine Le Pen a immédiatement évoqué "une victoire idéologique" du FN et comment ne pas souscrire à une affirmation aussi triomphante quand on constate l'improvisation, l'urgence et le pillage ? A quoi rime de répéter, comme le Premier ministre encore tout récemment, qu'il y a incompatibilité entre l'UMP et le FN, après que François Hollande a souligné avec subtilité que ce parti "était autorisé à se présenter" (France 2) mais que Nicolas Sarkozy, depuis les résultats à la fois inespérés mais insuffisants du premier tour, n'en finit pas ostensiblement, de démontrer qu'il y a au moins une compatibilité dans les intentions et les projets ? On fait bien plus que "draguer" les électeurs du FN, les avances qu'on leur fait, les oeillades appuyées qu'on leur adresse sont humiliantes pour eux comme pour la droite classique ainsi ravalée au rang de très piètre séductrice et quémandeuse.
Au moins, cette présomption de légitime défense constituerait-elle une avancée souhaitable ? Je ne le crois pas et je rejoins la position de Claude Guéant qui, il y a quelques années, avait dénié la validité de cette proposition en craignant, de manière abrupte, qu'elle octroie "un permis de tuer". Loin de moi l'idée, qui serait indigne, de laisser penser que la police s'abandonne aux risques graves de ses missions de sécurité et d'interpellation avec l'acceptation, par avance, du pire. Mais il est évident que la présomption de légitime défense, par la facilité juridique confortable qu'elle donnerait à ses interventions, serait susceptible de favoriser le relâchement, d'amplifier les négligences, d'augmenter les imprudences et, globalement, de substituer à la tension nécessaire une désinvolture dangereuse. Elle ferait disparaître ce qui est fondamental pour la sauvegarde éthique et pratique d'une police républicaine : le contrôle qu'elle doit d'abord exercer sur elle-même. La présomption de légitime défense permettrait à la longue une défense de moins en moins légitime. Rien de plus nocif qu'un pouvoir qui serait validé par principe dans son fonctionnement.
Cette position n'émane pas, bien au contraire, d'un adversaire forcené de l'institution policière, d'un "bouffeur de flics", d'un idéologue de la subversion sociale et du désordre démocratique. Parce que durant près de quarante ans j'ai appris à respecter le travail des fonctionnaires de police, à les comprendre et à les écouter, j'ai été persuadé de l'obligation d'être à la fois impitoyable avec ceux qui déshonoraient ce service public et très attentif à beaucoup de leurs revendications tenant à des causes multiples.
Je ne sais pas si le tribunal de grande instance de Bobigny est un lieu particulier. Je constate que le parquet n'a pas fait appel de la mise en examen pour homicide volontaire du gardien de la paix alors qu'il avait requis une qualification moindre sans intention de donner la mort. Si les circonstances de l'affaire ont été correctement rapportées, j'admets que viser le meurtre semble a priori sévère mais on n'ignore pas non plus que souvent les parquets et les juges d'instruction choisissent d'adopter à l'origine la définition criminelle la plus lourde pour ensuite éventuellement la réduire.
Ce qui est sûr, au-delà de ces péripéties procédurales, tient au fait qu'à Bobigny comme ailleurs, une certaine magistrature ne se vit pas comme une alliée de la police mais plutôt comme son adversaire, plus préoccupée de la mettre en cause à chacune des actions litigieuses qu'on lui soumet que d'instaurer avec elle un climat de confiance et d'estime. Combien de policiers ont souvent eu l'impression d'être présumés coupables sous le regard lourd de sens et de soupçon de juges ou même de procureurs acharnés à déstabiliser ces artisans essentiels de la tranquillité publique ! J'ai sans cesse refusé et récusé cette condescendance de nos esprits qui auraient été propres devant les mains forcément sales de la police. Je n'aime pas le puritanisme pointilliste à l'égard de ceux qui prennent le réel de plein fouet et nous préservent de ses offenses.
Faut-il rappeler que le monde policier et judiciaire est infiniment contrasté et que le souci procédural dominant relève de cette incompatibilité entre l'efficacité policière et la mansuétude judiciaire, de cet hiatus qui interdit continuité et cohérence entre des phases qui devraient pourtant se vouloir solidaires dans la compétence et le respect des principes. Il est vrai qu'on est alors souvent confronté politiquement, médiatiquement, socialement à des présomptions de culpabilité à l'encontre de certains fonctionnaires de police, à un véritable "lynchage" et, en même temps, à l'issue de procédures "sensibles", à des classements ou à des ordonnances de non lieu.
J'approuve les syndicats policiers qui, devant ces confusions, aspirent à de la clarté, à de la rigueur et à une politique ne faisant pas passer l'éthique professionnelle et la compétence après les complaisances et une culture frénétique et trop commode du résultat, quelles que soient sa nature et sa valeur.
Pas de présomption de légitime défense : ce serait une mesure catastrophique. Mais une meilleure définition des droits et des devoirs de la police et un Etat exemplaire pour veiller aux premiers et sanctionner l'oubli des seconds. Une approche plus réaliste des servitudes et des dangers policiers. On ne peut pas demander à un policier en pleine action de s'arrêter net et de se pencher sur le Code pénal, même symboliquement, au risque de se faire tuer, mais dans les règles !
Je perçois ce qu'il y a d'épuisant pour un Pouvoir à demeurer en éveil, en alerte, à favoriser le meilleur, à prévenir le pire. Pourtant, il n'y a pas d'autre choix pour une démocratie acharnée à se défendre sans se renier.
Dans cette affaire d'élection, je suis inquiet pour ce qui va suivre: en effet, si Hollande est élu, ce qui est vraisemblable, il n'en sera pas moins énarque. Or, de façon presque unanime, le monde extérieur note que la rigidité du pays est accentuée par la caste des énarques, en place d'un bout à l'autre de leur vie et dans un carré de compétences valable lorsqu'ils avaient vingt ans mais qui peut être inexistant vingt ans plus tard, mais ENA oblige, on a le poste. Il est fortement recommandé à la France d'acquérir plus de souplesse, sans préjuger, en ce qui me concerne, si c'est justifié ou non, souhaitable ou non. Si la France ne veut pas rester isolée dans son monde intenable, tant du point de vue fiscal que social et c'est en gros la même chose, il va falloir qu'elle repense ses cadres, donc ses énarques. Hollande pourra-t-il trahir les siens et sa caste ? Ces gens attachés à leur suprématie accepteront-ils de changer ou de se faire seppuku ? Pour ceux que je connais, je réponds non, sans ambages.
Admettons que Hollande ait autre chose que de l'ambition, qu'il veuille réellement mettre la France au diapason mondial, il se heurtera à une opposition interne terrible, venant tant des syndicats conservateurs et accrochés à leurs avantages qu'aux cadres de la Nation pour les mêmes raisons. Il ne pourrait pas agir, il sera contraint de distribuer, de conserver, il l'a annoncé en validant notre merveilleux système social, donc, les dés sont jetés, sans compter la rentrée en force des gauches que Mitterrand avait su laminer.
Retour d'un voyage aux Etats-Unis, j'ai été très humilié d'y entendre les Américains rire aigrement de notre faiblesse mentale, de notre pusillanimité sociale et de notre égocentrisme. Qu'ils aient raison ou tort, peu importe, ce qui est navrant c'est le dédain avec lequel ils parlent de nos petites préoccupations alors que nous sommes sur le fil du rasoir. Cela ne veut pas dire que je suis obséquieux envers l'Amérique, mais il me semble qu'avant de rejeter tout ce qui est étranger à notre modèle il faudrait amadouer encore un peu la finance internationale, le temps de sortir la tête de l'eau.
Nul doute que Hollande n'y ait songé, à moins qu'il ne soit un dangereux trotskiste, ou un pervers ambitieux indifférent au sort de la nation. Donc, on voit mal le schéma qu'il peut proposer pour naviguer au plus près de nos intérêts nationaux dans le concert européen.
On pourra répliquer que les énarques sont là, intelligents et savants, mais alors, que n'ont-ils poussé, sous Mitterrand, par exemple qui a eu 14 ans de règne, pour réformer le pays au lieu de laisser faire cette énarque lilloise et sa loi contestable qui n'a pas amélioré notre compétitivité. Qu'il s'agisse de droite ou de gauche, le climat est à la raideur, au conservatisme des avantages ruineux acquis. Sarkozy n'y a pas pu grand-chose, Hollande pourra-t-il plus ? Nous devrons tenir un calendrier exact du déroulement de ce quinquennat pour saisir le déroulement politique, et si le bateau se renfloue, il y aura des louanges s'il coule, nous devrons émigrer en Grèce.
Rédigé par : JMT | 04 mai 2012 à 23:26
@Xavier NEBOUT
Bonjour Monsieur,
Vous n'êtes pas BOU NET au point de prendre ce que j'ai écrit pour autre chose que de la dérision !!!
Avez-vous remarqué que NEBOUT en verlan pouvait aussi donner BOUNET....
Conclusion : votre place au musée est tout aussi bien envisageable.
A vous.
Rédigé par : Rahmouni Slimane | 04 mai 2012 à 13:03
Stéphane,
Que voulez-vous, il y a des irréductibles ! Ce n'est pas une surprise, ça fait un bail que ses sondages lui donnaient ce score, c'est Hollande qui a chuté de 10 points en deux mois. Où sont-ils passés ? Là est la question. Pas au centre en tout cas...
Mais après la méthode couette, je me décide à pratiquer la méthode Coué...
Rédigé par : Herman | 01 mai 2012 à 09:56
M. Slimane Rahmouni
Alors comme ça, vous avez consulté le Larousse 2012 pour savoir ce que veut dire "trouduc" ?
Mais c'est que vous allez pouvoir rejoindre celui qui a découvert que j'ai menti en disant que je connaissais quelqu'un qui avait traduit Heidegger en verlan.
Le musée de Sèvres repensé par M. Audiard va devoir s'agrandir, avec le blog de M. Bilger.
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 30 avril 2012 à 17:50
Marie, je ne me suis senti visé en rien, pensez donc, ai-je tant soit peu l'air d'un Maître du Monde ! Si tel était le cas, je ne le saurais pas moi-même, quelle étourderie coupable pour un membre du complot des élites mondiales ! J'ai effectivement participé au complot de l'eugénisme planétaire en faisant trois très beaux enfants. Je suis grandement coupable.
Permettez que l'on sourie de ces fadaises, car fadaises ce sont.
Rédigé par : Jean-Dominique @ Marie | 30 avril 2012 à 17:21
Tous ces commentaires sont bien curieux, et ce d'autant plus que le billet parle surtout d'une "exploitation politique" d'un fait divers dans une période très politique.
Les choses me paraissent simples :
- D'une part, pour revenir à la plupart des commentaires, lorsqu'on joue avec le feu, on finit par se brûler. En l'espèce, ce délinquant s'est pris une balle, c'est triste mais c'est du même ordre que le chauffard qui se prend un platane. Après on peut toujours blablater sur la qualité de la route, le virage mal dessiné, la maréchaussée qui stresse les chauffards...
- D'autre part, un politique rebondit sur un fait divers dramatique... C'est son rôle de reprendre un fait de société qui choque et interpelle, de le commenter, donner son avis et suggérer une solution. Qu'il le fasse avant, pendant ou après des élections ne change pas grand-chose au problème de fond.
Par ailleurs, en ne disant rien, il banalise le fait. En le commentant, il entre sur le ring.
Il est plus intéressant et constructif de comprendre comment notre société crée de tels faits afin de les éviter ou les diminuer.
S'acharner sur le fonctionnaire de police en cause et sur le politique qui s'émeut, c'est comme débattre sur l'étude végétale des arbres qui tuent les chauffards au bord des routes, ou la couleur de la plaie d'une blessure sans faire de diagnostic.
Rédigé par : Blabla | 30 avril 2012 à 11:43
«Dans l’éventualité où je serais réincarné, je voudrais revenir sous forme d’un virus mortel, afin de contribuer en quelque chose à résoudre le problème de la surpopulation.»
Prince Philip, Duc d’Edinburgh, époux de la reine d’Angleterre, cité d’après
Foreword to Fleur Cowels, If I Were an Animal (William Morrow, Publisher, 1987, ISBN 9780688061500)
http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1764
(la vidéo n'existe plus)
Rédigé par : Marie | 30 avril 2012 à 01:06
"Les francs-maçons d’ailleurs seraient-ils moins francs que maçons ?" Marie
Ce qui est sûr, c'est qu'il y a longtemps qu'ils ne sont plus maçons !
Bonjour du Luxembourg où je commence à transférer quelques mallettes, avant d'être le premier mai au Trocadéro pour voir « en vrai » mon idole une première et dernière fois avant qu'il ne disparaisse á jamais...
PS : avez-vous retrouvé sbriglia ?
PSS : Préférez-vous un candidat qui tire parti de son expérience ou un candidat qui n’a que son parti comme expérience ?
Rédigé par : Jean-Paul Ledun | 30 avril 2012 à 00:06
@Herman
Je m'impatientais en effet, presque déçu de vous avoir convaincu si facilement. J'aurais facilement envisagé votre pronostic, mais avant les 27.2% du candidat sortant.
Ce n'est pas plus mal et cela évitera peut-être une jospinite à Hollande.
Nous sommes d'accord sur le résultat espéré, mais l'excès de confiance a souvent été le péché de l'opposition de gauche.
Sarkozy se débat (tout seul) dans les sables mouvants et aurait mieux fait de faire la planche.
Mais restons vigilants, un sarkozyste sur trois au premier tour, qui l'eut cru.
Rédigé par : stéphane | 29 avril 2012 à 23:56
@Pierre-Antoine et JDR,
A l’origine, ma vision était autre, mais ne m’étant pas exprimée, vous avez pu interpréter ce que vous vouliez. En réalité, je voyais d’une part, les personnalités qui sont responsables au niveau de l’Europe comme Barroso, Monti, Trichet, Bolkestein, Prodi…
On comprend ensuite pourquoi les décisions qui devraient être prises au bénéfice de l’Europe mettent autant de temps...
D’autre part, celles membres du Siècle, de l’IFRI, de la Fondation St Simon…
Monsieur Reffait,
Notez qu’en communiquant un lien, je m’étais abstenue de commentaire et n’ai donc fait aucune allusion à la franc-maçonnerie ! Seul Pierre-Antoine, le fit !
Mais vous sentiriez-vous visé ? La réputation de la franc-maçonnerie n’est nullement immaculée. Auriez-vous un problème de conscience ?
Les francs-maçons d’ailleurs seraient-ils moins francs que maçons ?
La volonté de l’ONU de réduire la démographie mondiale rejoint en quelque sorte la volonté de certaines élites milliardaires mondiales qui cherchent par la science à réduire la population mondiale.
Je n’ai pas inventé que « réduire de 95% la population mondiale pour la ramener à 1 Milliard serait idéal » pour certains milliardaires dont Bill Gates !
Sur le site suivant :
http://theopeneye.free.fr/reduc_population_mondiale_1.html
Les deux vidéos sont particulièrement intéressantes. Dans mouvement mondial réduction de la population 1 et 2. Les procédés sont énumérés.
Vaccin polio efficace ?
http://legauloisdechaine.blog.lemonde.fr/2012/03/20/vaccin-polio-efficace/
Surpopulation : Le retour de l'eugénisme ?
http://www.jacquesfortier.com/zweb/jf/Lectures/VaccinsInduisantLAvortement.html
ou
http://www.tips4win.com/index.php?option=com_content&view=article&id=85:antarctic-tourism-to-be-restricted-&catid=41:titre-du-jour
Je crois que les francs-maçons ne sont pas à l’écart de ce projet !
Que faut-il penser de Sarkozy et de Bachelot qui ont voulu imposer aux Français un vaccin contre la grippe A ? Je dois encore posséder la convocation de la sécurité sociale !
Il n’y a pas si longtemps de cela, ne disait-on pas que les Français avaient quelques problèmes de fertilité ?
Vous pouvez vous moquer, il est beau le monde que ces prétendues élites veulent imposer !
PS : Pierre-Antoine, ravie de vous relire ici !
Rédigé par : Marie@Pierre-Antoine&JDR | 29 avril 2012 à 17:24
Mais de rien Xavier, ce fut un plaisir de vous "éclairer", concernant vos citations, pareil qu'avec les autres c'est joli pour emballer quelque chose mais quand il n'y a rien dans le paquet on se fait... "rouler dans la farine"
Je note que JDR qui est le plus proche de moi sur tellement de choses que j'en suis parfois troublé et très fier, pense par lui-même en ne frimant jamais sous des dorures de pacotille, même si j'admets bien volontiers que l'abuseur de bon mot qu'est Savonarole me séduit quelque peu alors que je ne comprends quasi rien de sa lecture, je n'ai qu'un pauvre bac F2 et ne serais capable de ne citer que des histoires de probabilités ou d'intégrale, ou alors des bons mots fabriqués maison.
Toutefois, si ici nombre d'intervenants se comprennent très bien, il ne faut jamais oublier que celui qui ne pige rien sait plein d'autres choses ignorées par ceux-là même, la somme de votre savoir est hélas encore bien inférieure à la somme de votre ignorance, mais pas de panique on en est tous là !...
@Stéphane,
Pardonnez-moi pour le retard je vous avais oublié. Je précise :
Les maths que je maîtrise autrement que la langue écrite ne servent qu'à la marge dans un pronostic de second tour pour des raisons que la raison ignore (zut ! une citation !) et qu'il faut surtout s'intéresser à la tectonique des claques, et dans ce mouvement je pronostique une raclée inédite au sortant tombé sur son pire ennemi : lui-même.
Au risque de me faire railler, je dis 57.5/42.5
Dernière chose, je crains, comme encore une fois Jean-Dominique, que l'ignominie la plus basse n'ait pas encore eu lieu mais ne saurait tarder, plus qu'une semaine...
Depuis un mois je zappe presque tout de la politique : indigestion.
Rédigé par : Herman Kerhost | 29 avril 2012 à 17:01
Fabrice Douais,
Permis de tuer est le titre du billet de M. Bilger.
Vous êtes hors sujet avec votre "Dr Ivana Fulli bashing". JAS n'est pas le lieu pour régler ses comptes avec la psychiatrie ou avec un psychiatre en particulier.
Je n'ai plus ni l'envie ni le temps de commenter un insultant Savonarole qui a pourtant de l'esprit. Ce n'est pas pour m'abaisser à discuter avec un "Fabrice Douais" - un pseudonyme je suppose pour vous permettre des propos aussi faux, aussi insultants (je déteste les gauchistes car Rome a connu les années de plomb) dans le but de me nuire.
Je ne vérifierai même pas que M Bilger a publié ce commentaire. La discussion est close.
Rédigé par : Ivana Fulli | 29 avril 2012 à 15:25
@Xavier NEBOUT
Bonjour Monsieur,
Votre raisonnement relève presque de la folie.
Vous devez vous sentir terriblement mal dans votre peau pour tenir des propos aussi obtus et ringards à notre époque ! C'est exactement cela la définition du trouduc
dans le Larousse de 2012. Ce qui est plus inquiétant encore, c'est ce messianisme qui vous anime.
On devrait garder un œil sur vous,vous raisonnez exactement comme Anders Breivik.
Vous ne disposez pas de l'intelligence nécessaire pour cerner un individu aussi profond et complexe que Monsieur Bilger croyez-moi !
En vous lisant ainsi que certains adeptes de votre doctrine, je réalise combien votre souffrance est immense. Tellement immense que même Mme Le Pen échouera à vous soigner de votre mal-être.
A vous.
Rédigé par : Rahmouni Slimane | 29 avril 2012 à 14:14
Un peu de pur "trouduc":
"Où s'enfoncent les pieds,
et où s'enfoncent les clous",
M. NEBOUT?
@Xavier NEBOUT!
Il y a l’inexorable fange, de vie et de mort sur terre, où s'enfonce nos pieds.
Tout chrétien est charitable, et il ne se conçoit que très rarement des pieds qui s'élevant, auront l'honneur des clous.
Pourquoi tentez-vous d'enfoncer des clous aux pieds pris dans la vase?
Comme @ M. Boizard, vous supposez en perfection, une perfection remise inexorablement à l'autre..., comme par endettement.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que cela ne colle pas.
Le bon du mauvais, "Il suffit pas de le dire", alors le prouver en guerre pour que cela soit dit, car c'est ainsi faire bien peu de cas de la vie.
L'endettement généralisé, c'est très considérable si on voit en valeurs contre-valeurs avec du seul argent....
Au Brésil, c'est un champ des possibles, c'est croissance si pour nous "croassance"!
Faut partir, faut croire en la croissance...
Ce n'est pas Monsieur Sarkozy qui, pour un pays où on entend rester, la France, agira qu'on y reste!
Voyez-vous, la honte qui submerge en observant les façons d'accueillir ici le touriste, elle est quand même trop forte.
Il est quand même grand temps que la preuve de la décomposition ne fasse plus motif à cette décomposition qui fait patente, et dont vous abusez du motif, puisque vous ne faites que croire pour faire croire en l'élimination.
Rédigé par : zenblabla | 29 avril 2012 à 13:21
@Ivana Fulli
Vous lire, quel moment de détente !
Je me vois propulsé dans les brèves de comptoir d'un Ribes ou d'un Carmet, mais avec la classe et l'intelligence en moins.
Ceci dit, tout y est.
La réduction à sa diatribe la plus malsaine d'une histoire compliquée, d'un fait divers complexe, liant des terminologies et des règles strictes de droit à la réaction humaine, par nature faillible, ou non, mélangées à un professionnalisme policier, pour ne pas dire une déontologie.
Comme vous y allez ! Le droit de tuer ! Le mot, le terme vous brûlant la langue dans vos réunions gauchisantes à souhait où il est de bon ton de se payer Sarkozy et délirer sur le-policier-qui-vous-verbalise-au-lieu-de-chasser-le-bandit , est lâché.
Et le maquillage de ce fait par d'autres, peu glorieux certes, mais qui n'ont rien à voir. Et le laïus sur les impôts ! Magnifique ! Vous avez votre place au théâtre tant c'est presque beau. Mais vous y croyez et dangereusement, on glisse de la comédie au réel, sur les berges de vos âneries.
Mais finalement, au juste, que savez-vous, que connaissez-vous réellement de la police ? De ce monde réel ? De la vision non étriquée de ce monde ? De ces hommes et ces femmes qui oeuvrent 24/24 heures pour la tranquillité et la sécurité de tous ? Allons plus loin, je vous prie : que connaissez-vous des lois et règlements qui les régissent ?
Et vous parlez, écrivez...
Le bandit est, a été chassé. Et alors ?
Croyez-vous que le poulet l'ayant abattu a fait un salto arrière de joie ?
L'homme a pris des risques. Il a fait prendre des risques aux gens l'entourant. Il en est mort.
Quand on est un bandit, on vit et on meurt souvent comme tel.
Pour finir, une citation de Geluck en forme de brèves de comptoir « La mort, c’est un peu comme une connerie. Le mort, lui, il ne sait pas qu’il est mort. Ce sont les autres qui sont tristes. Le con, c’est pareil. »
Rédigé par : Fabrice DOUAIS | 29 avril 2012 à 13:19
Cher Xavier Nebout,
Bon nombre d'entre nous ne sont pas antidroite mais anti Sarkozy, pas antisarkozistes, sinon je n'essaierais pas de vous éclairer sur le raisonnement de certains qui risquent de suffire à faire la différence au niveau du scrutin.
Pour ma part, je regrette que Raffarin ne soit pas candidat. Je le verrais bien pour 2017. Il faudrait un Jean-Marie Rausch à la tête de l'Etat. Une vision long termiste, non partisane, un esprit de décision, le pragmatisme. Dans un souci de survie morale, les Français demandent un peu plus d'exemplarité chez le Président. Ce que FH a compris au moins le temps de la campagne mais qu'il pourra vite oublier une fois en poste (ce ne serait pas le premier, même si c'est le jeu, ça n'excuse rien).
Sarkozy s'est augmenté et a augmenté ses ministres. "Ma petite entreprise, connaît pas la crise".
Où en est la notation de ses ministres ?
S'il perd l'élection, c'est uniquement dû à ses trois premiers mois de mandat, où il a commencé par se servir et redonner par le biais d'allègements fiscaux une partie, voire plus, des sommes perçues pour sa campagne (celles qu'on ne peut pas prouver).
L'amortissement Sarkozy, "vous donnez 100, vous récupérez 200 l'année d'après".
J'aurais aimé me tromper en faisant comme Bayrou en 2007, hélas...
NS a vu la crise, il impute tous les problèmes à celle-ci, mais il n'a pas corrigé le tir concernant les avantages accordés aux plus favorisés. Bouclier fiscal rétroactif, suppression de celui-ci à venir, EPAD. C'est trop tard, nous n'avons plus confiance.
Sa gestion de la crise a été bonne, le coût de la dette a baissé (et flambera s'il continue à savonner la planche en encourageant les spéculations), mais ça ne suffit pas.
On osait espérer davantage de droiture, bien que la transgression fasse partie du jeu, hélas...
FH fera-t-il mieux ? son discours est un peu des lapalissades. "Si les Français votent en majorité pour moi, je serai président et j'aurai battu Sarkozy", "S'il y a de la croissance, il y aura un redressement de l'économie ; je promets donc un redressement de l'économie sous condition qu'il y ait la croissance"...
Sarkozy a réussi à faire ce que d'autres n'auraient jamais pu faire à sa place, il a dépassé le seuil de tolérance et là c'est encore pire que ce qu'on pouvait imaginer, il s'est battu lui-même et en ce sens c'est le meilleur allié des socialistes.
Mais ne vous impatientez pas, une ou deux dissolutions sont possibles, le président peut encore démissionner... d'autres arrivistes viendront et s'échauffent déjà.
Je ne désespère pas non plus que le futur président allie compétences, sens du devoir et de l'intérêt général, éthique et morale. Peut-être même NS dans 5 ans... ou avant.
Rédigé par : stéphane | 29 avril 2012 à 13:16
@Herman
Vous m'avez confondu. Bravo !
Je ne pensais pas trouver quelqu'un assez perspicace pour penser que je ne connaissais pas à la fois un hébraïsant capable de traduire le chinois, et un autre capable d'avoir traduit Heidegger en verlan.
Je ne sais pas pourquoi, vous m'avez fait penser à la réplique de M.Audiard, au sujet du mètre étalon de Sèvres...
Alors qui moi qui suis si triste, je n'ai pas pu m'empêcher de rire. Merci.
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 29 avril 2012 à 12:29
Franck Boizard,
Qu’est-ce qui a poussé un personnage aussi attachant que notre hôte par ses scrupules et sa rigueur intellectuelle, à tomber dans un militantisme antisarkozyste d’esprit intello de gauche le plaçant à peine quelques étages au-dessus de certains intervenants ?
La question n’est pas en effet de savoir si N. Sarkozy est un personnage sympathique ou si notre monde est le sien, mais de savoir combien de drames nous vaudrait le retour du socialisme avec son cortège de ruines morales et matérielles. Ruines morales quand on sait combien l'homosexualité conduit en toute logique au suicide, ruines morales et matérielles avec le nombre de petits paysans qui ne voient dans la solitude d’autre issue que la mort face à leur manquement au devoir de transmettre la ferme de leurs aïeux, ou la déchéance de petits entrepreneurs ruinés par une infâme condamnation de juges rouges - la pire des pègres qui infestent notre pays et que bien peu savent ou ont le courage de dénoncer.
Ceci dit, je suis intimement convaincu que M. Bilger ne s’inflige pas une telle souffrance sans raison honorable. Peut être voit-il dans l’éviction de Sarkozy une possible résurrection de notre pays après un inéluctable effondrement de la politique du diable à laquelle Hollande a depuis longtemps donné son âme par carriérisme. Peut-être veut-il aider à précipiter une agonie annoncée avec Sarkozy englué dans le socialisme sélectif - implacable contre les petits, arrangeant avec les grands - et un opportunisme électoral hérité du gaullisme.
La fin de l’UMP pourrait en effet nous permettre de sortir enfin des tares de la Libération, et peut-être fait-il comme il peut, et à son tour don d’un part de sa personne. Chacun a droit au mystère de son être, et essayons de le contrer comme il nous invite en fait à le faire.
J’y trouve pour ma part l’occasion d’accomplir mon devoir de chrétien en éclairant quelques esprits même s’ils ne l’avoueront jamais, avec en plus, le plaisir de me faire à l’occasion quelques suppôts de Satan - trouducs de la spiritualité.
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 29 avril 2012 à 11:34
@Ivana Fulli
Bonjour Ivana,
Très content de vous lire, je commençais à me faire du souci sur votre silence.
Merci beaucoup pour la correction, n'ayant pas suivi le discours de M. Obama, je ne pouvais pas spéculer.
Quelle que soit l'origine sociale d'un enfant, d'un adolescent ou d'un adulte, il est de la responsabilité des pouvoirs publics de les protéger. En tout cas, chez nous, c'est ainsi que les choses devraient continuer de fonctionner.
Tout comme vous le soulignez très justement, je remercie également notre hôte de la liberté qu'il nous laisse à tous de nous exprimer.
Cordialement.
@Catherine JACOB
Bonjour Madame,
je salue votre droiture.
Cordialement.
@Véronique Raffeneau
Bonjour Madame,
Merci pour votre analyse sensée qui va permettre de comprendre beaucoup de choses qui nous échappaient.
Cordialement.
@Franck Boizard
Bonjour Monsieur,
Je lis chacune de vos interventions qui parfois me glacent le sang.
Vous vous plantez royalement en préconisant le sarkozysme comme doctrine de référence.
Je trouve insultant de résumer les avis des commentateurs MAJORITAIRES ici qui ne partagent pas vos positions à de la banalité et du conformisme.
Pardon si la majorité des Français, dont Monsieur Bilger fait partie, a réalisé que M. Sarkozy est néfaste à la France.
Ne nous étouffez pas avec vos formulations tirées au lance-pierre. A votre place, je créerais un blog comme celui-ci et y inviterais les Franckoziens à vous y rejoindre pour débattre. D'ailleurs, vous pourrez vous y offrir les services de votre Leader Éternel qui va dégager dans quelques jours. A mon avis, vous ne pourrez correspondre avec lui que par le net, il ira sûrement se réfugier à Tel Aviv pour échapper aux juges qui doivent l'attendre avec une très grande impatience...
Où vous voyez de l'affadissement et du manque de substance, nous y voyons pour la plupart de la combativité et de la prise de conscience.
Pour conclure, je méprise cette façon de dénigrer la personne en essayant de la salir dans son honnêteté.
Monsieur Bilger est un Monsieur d'une très grande droiture que je vous invite à imiter dans le parcours.
Ni vous, ni M.Sarkozy n'êtes en mesure de lui reprocher QUOI QUE CE SOIT !
A vous.
Rédigé par : Rahmouni Slimane | 29 avril 2012 à 10:53
Slimane,
Permettez-moi de vous signaler amicalement un défaut d'information anecdotique qui enlève de la force à votre raisonnement.
SI le président Barack Obama a pu dire solennellement devant les caméras de télévision - avec beaucoup de force et de dignité et sans donner de conseil à la justice - du jeune noir armé d'une canette de thé vert et de sucreries victime d'homicide par arme à feu que, s'il avait un fils son fils ressemblerait à cette jeune victime, c'est parce que ce jeune homme habitait ce quartier huppé. Ses parents sont des américains très privilégiés socialement et très éduqués comme leur président.
J'éprouve le besoin de le signaler car nombre de commentateurs de bonne foi ne réalisent pas que leur intérêt et celui de leurs enfants ou petits-enfants n'est pas que les policiers français reçoivent un permis de tuer.
Merci à M. Bilger de permettre à ses lecteurs de vous lire.
PS : Je ne serai malheureusement pas en mesure de rédiger plus que ces deux commentaires faute de temps.
Rédigé par : Ivana Fulli | 29 avril 2012 à 09:59
Alex paulista | 28 avril 2012 à 15:48
///Je dois dire que vue de São Paulo, la polémique autour de ce fait divers est assez décalée !///
Le problème, pour les électeurs français, est justement qu'à partir d'un fait divers Nicolas Sarkozy envisage d'accorder un permis de tuer à des policiers qui pour certains ne devraient même pas être autorisés à porter une arme et à être policiers.
Je pense aux psychopathes tels que ces policiers français condamnés - y compris en appel - pour avoir inventé et attesté sous serment qu'un citoyen aurait foncé sur des policiers avec sa voiture.
Ceci pour échapper non à une inculpation pour homicide mais à leur responsabilité administrative dans une affaire de carrosserie d'une voiture de police endommagée par la maladresse d'un autre policier au volant d'une autre voiture de police.
Des personnes assermentés qui risquaient d'envoyer en prison un innocent et pour longtemps ne méritent pas de porter une arme et encore moins d'avoir un permis de tuer !
Il ne s'agit pas non plus d'un fait divers. M. Guéant critique un parquet pas assez aux ordres et encourage de facto des policiers qui manifestent bruyamment an uniforme sur l'avenue la plus touristique de Paris en utilisant nos impôts pour payer l'essence des voitures de police.
Vous qui êtes - comme mon fils cadet mais contrairement à moi - un français bardé de diplômes et qui s'y entend en finance, pourriez-vous rappeler précisément aux commentateurs de JAS le profit que la France tire du tourisme, une activité qui procure beaucoup d'emplois en France et qui se trouverait diminuée si la France était gouvernée par l'extrême droite, surtout si la police obtient le permis de tuer et que la France devient un Etat policier ?
Je vous en serais sincèrement reconnaissante.
Rédigé par : Ivana Fulli | 29 avril 2012 à 09:35
« [ Il doit y avoir une présomption de légitime défense car dans un état de droit, on ne peut pas mettre sur le même plan un policier dans l'exercice de ses fonctions et le délinquant dans l'exercice de ses fonctions à lui. ] Voilà cette phrase par laquelle la polémique est arrivée, ce midi. Elle a été prononcée par le président-candidat, Nicolas Sarkozy, lors d'un meeting au Raincy, en région parisienne. »
Que le fait de ne pouvoir résister à un bon mot peut parfois faire dire de bêtises et que voilà une déclaration à la hauteur de celle qui voulait organiser le 1er mai une fête parallèle, du vrai travail !
Maître Eolas indique par ailleurs qu'ayant manifesté sans déclaration préalable et armés « les policiers ont commis deux délits pénaux, l’organisation de manifestation non déclarée (article 431-9 du Code pénal) et manifester étant porteur d’une arme (article 431-10 du Code pénal) ce qui leur fait à tous encourir trois ans de prison et la révocation, et que la légitime défense ne peut pas couvrir. »
Ce qui donne à penser que solliciter de la préfecture qu'elle autorise la manifestation aurait permis de réfléchir sur les bonnes et mauvaises raisons, ainsi que sur l'utilité de manifester dans ces circonstances.
Mais sans doute que les organisateurs ont pensé que la manifestation en uniforme, d'individus armés dans des véhicules de fonction ne serait pas autorisée et ont donc passé outre préventivement.
Je vois qu'il n'évoque pas l’obligation de loyauté mais il me semble que son évocation eût été parfaitement bienvenue dans ce cas.
Obligation de loyauté – Définition selon le code du travail
« Obligation inhérente au contrat de travail, imposant au salarié de ne pas commettre des agissements pénalement punissables.[...] Le salarié est également tenu à une obligation de discrétion et à une obligation de réserve. Cette dernière lui interdit de critiquer ouvertement les décisions de son employeur.
Le non-respect de ces différentes obligations peut constituer un motif de licenciement, voire une faute grave privant le salarié de préavis et d'indemnité. » - Ce qui n'est pas permis aux salariés du privé, par ex. ceux de Bouygues, est-il permis aux fonctionnaires? Il y aura là un traitement inégalitaire manifeste!
D'où peut-être faudrait-il un droit dé désobéissance prophylactique?
Une prophylaxie désigne le processus actif ou passif ayant pour but de prévenir l'apparition ou la propagation, à l'origine d'une maladie, dans le contexte, d'une sanction administrative. Tant qu'à faire ! « Le sage sait que l’art d’ignorer est l’art de vivre. » - Theophrastus redivivus -
Rédigé par : Catherine JACOB | 29 avril 2012 à 08:18
"Je constate que le parquet n'a pas fait appel de la mise en examen pour homicide volontaire du gardien de la paix alors qu'il avait requis une qualification moindre sans intention de donner la mort."
Si vous le permettez, Philippe, je souhaiterais faire un grand écart par rapport au sujet du billet, mais cependant avec comme point de départ un appui sur cette phrase extraite de votre note.
Cette réflexion est à la fois d'ordre général et particulier, au sens où elle se veut aussi être un élément de réponse aux critiques qui vous sont adressées ici, et qui concernent votre soutien à François Hollande.
Je pense qu'on ne comprend rien à votre position si on ne se réfère pas à l'appel interjeté par le Parquet de Paris suite au verdict du premier procès Fofana.
Appel demandé, exigé et obtenu par Mme Alliot-Marie cédant ainsi aux pressions des associations et à celle de Maître Szpiner, avocat représentant les intérêts de la famille d'Ilan Halimi enlevé, séquestré, torturé et assassiné en janvier-février 2006.
Fondamentalement, je pense que l'appel du premier verdict à l'initiative de l'exécutif est la source principale de votre rejet absolu du candidat Nicolas Sarkozy - avec d'autres éléments naturellement, mais celui-ci est, à mon sens, le plus essentiel et le plus aiguë.
Compte tenu de l'énormité judiciaire scandaleuse de cette séquence - l'exécutif au plus haut niveau s’engouffrant dans le judiciaire -, qui délégitime et bafoue la décision d'un jury populaire, si cette séquence a induit évidemment, et c’est normal, un contentieux grave entre vous et Nicolas Sarkozy, elle va bien au-delà de votre sentiment personnel.
Cet épisode par-dessus tout a laissé paraître la réalité sombre de la justice quand elle est politique, quand elle est utilisée et instrumentalisée par le pouvoir en fonction des exigences clientélistes, quelles qu’elles soient.
Maintenant, au regard du Parquet de Bobigny qui n'a pas fait appel de la qualification retenue par le juge d'instruction, et si je considère l'appel Fofana, il me semble qu'en réalité, si le président de la République et le garde des Sceaux ont évidemment mis tout leur poids pour obtenir du procureur général de Paris l'appel du premier verdict Fofana, rien n'obligeait le procureur général de Paris à accéder à leur demande.
La marge de décision du procureur général de Paris était certes très étroite et pas mal accidentée. Cela dit, il me semble, quelle que pouvait être alors la position de l'exécutif, que le décisionnaire essentiel de l'appel Fofana était bien le représentant en chef du Parquet de Paris.
Ceci, juste pour vous dire que si je comprends parfaitement votre ressentiment, votre indignation et votre colère à la fois d'ordre personnel, citoyen et démocratique et bien entendu d'avocat général en charge des intérêts de l'intérêt social et général - ces trois niveaux sont indissociables, totalement, fondamentalement solidaires et cohérents les uns avec les autres -, je pense également qu'avec un procureur général de Paris réellement debout et solide et un garde des Sceaux sachant rester à sa place, il n'y aurait pas eu d'appel du Parquet suite au verdict du premier procès Fofana.
Pardon pour l'écart, mais la lecture d'un billet c'est aussi pour le lecteur une réflexion en marche qui prend dans le désordre des chemins de traverse.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 29 avril 2012 à 08:12
Xavier Nebout,
Vous êtes vraiment très... comment dire... sélectif ?
Répondez donc aux questions que l'on ne vous pose pas et par dessus le marché à ceux dont vous avouez nécessité d'un traducteur qui vous le savez n'existe pas, mais surtout sur tout continuez à répondre à vos sujets sensibles, nous sommes touchés de vous savoir triste !...
Rédigé par : Herman Kerhost | 29 avril 2012 à 06:28
Philippe,
Je m'interroge.
Votre blog évolue vers une banalité et un conformisme qui en retirent tout l'intérêt. On y trouve désormais ce qu'on trouve partout.
D'abord, vous êtes devenu bayrouiste. Ce qui est à la fois une faute de goût et un manque de caractère. Franchement, voter pour un chèvre-chouiste !
Ensuite, vous nous faites un anti-sarkozysme qui semble être aujourd'hui l'obsession la plus partagée en France. Si c'est pour lire ici ce qu'on entend et qu'on lit partout, les mêmes fadaises, nul besoin de venir vous voir.
Or, il se trouve que cet affadissement, cette perte de substance coïncide avec votre passage dans le privé. Je n'arrive pas à m'expliquer le rapport, peut-être qu'il n'y en a pas.
Votre évolution m'intrigue.
Rédigé par : Franck Boizard | 29 avril 2012 à 05:01