On s'interroge gravement : La radio en fait-elle trop ?
Comme si la réponse n'était pas évidente. Comme si, de plus en plus, sexe, insultes, gros mots, vulgarités, salacités et inélégances ne prospéraient pas dans l'univers médiatique, notamment, en effet, à la radio.
Devant ce constat irréfutable - il suffit d'être attentif au langage et de l'entendre quotidiennement souillé par ceux qui au contraire devraient se faire un honneur de le cultiver le mieux possible -, les réactions négatives, quasiment outragées n'ont pas manqué. La plus significative est celle d'Yves Bigot qui, responsable des programmes de RTL, défend la verdeur des mots et profère cette justification aussi péremptoire qu'elle est discutable, "à l'antenne, on parle vrai". Je peux le rassurer ou l'inquiéter : à "On refait le monde", sur RTL, si on essaie de parler vrai, on échappe pourtant au pire !
A suivre son propos à la lettre, "le parler vrai" imposerait la dégradation des mots, la dénaturation du langage, l'abaissement du vocabulaire et l'utilisation systématique de ce qui, dans une société normalement constituée et civilisée, est perçu comme des provocations et grossièretés. Il conviendrait donc de multiplier ces effets sales de style, cette indécente course à la trivialité, pour demeurer nuancé. Le ciblage obsessionnel de certains attributs sexuels serait, par exemple, indispensable à la radio ou à la télévision parce que cette dernière n'est évidemment pas épargnée.
Regardons par exemple Laurent Ruquier s'esbaubir des quelques gros mots, dont la tonalité apparemment le stimule puisqu'elle est toujours la même et qui parsèment un langage dont il est le premier à rire. Pourquoi se priverait-il puisque la claque présente applaudit mécaniquement ce qui lui paraît représenter le comble du bon goût et qu'elle adhère au bas, faute de se voir haussée et donc honorée ?
On ne parle pas vrai quand on parle ainsi. On parle sale. La verdeur, la vigueur des mots n'ont rien à voir avec précisément cette méconnaissance des mots, de ce qu'ils portent de plus rare, de plus fin ou de plus direct en eux. On tente de nous faire accroire que l'alternative n'existerait qu'entre un réalisme répugnant ou une préciosité ridicule. Heureusement il y a tout le reste qui couvre un immense espace : celui du langage simple, celui de l'oralité familière, celui des mots respectés.
Faudra-t-il supporter encore longtemps cette descente vers la mutilation, le vulgaire et l'inepte ? Cette incoercible volonté, à chaque fois qu'un choix se présente, de privilégier le cru et l'audacieux de pacotille ?
Pourquoi cette propension ? Sans doute parce que ces présentateurs, animateurs, comiques ou histrions ont toujours considéré, faute de culture et d'amplitude intellectuelle, que l'impudence, l'irrévérence, la contestation, la dérision et la révolte passaient nécessairement par la puanteur du langage alors que l'inverse est vrai : le fond est d'autant plus troublant et décapant que la forme qui le transmet est belle ou au moins acceptable.
Le problème n'est évidemment pas de mettre en place "une quelconque censure qui serait en effet dérisoire". Il consiste à apprendre à parler correctement à ceux qui à la télévision et à la radio se doivent d'être des modèles parce que regardés et écoutés ils n'ont pas le droit à l'erreur, ils ont une obligation d'excellence et d'allure. Si leur vocabulaire est restreint et leur langage fasciné par le nauséabond, qu'ils changent de métier.
Surtout, qu'on ne nous serine pas cette antienne selon laquelle on aurait du mal à distinguer ce qui est sale ou propre, vulgaire ou non. Dans cet exercice quotidien, notamment à la radio, on perçoit ce qu'on entend et on sait ce qu'on dit.
On ne doit pas s'y tromper. Dans cette insupportable dérive, pas trace d'un quelconque progressisme ni du moindre défi. Au contraire, la banalisation réside dans ce naturel qui ne se surveille plus, dans cette abjection si fréquente, si régulière qu'elle ne nous touche plus, ou trop peu.
Pourtant ces mots sales sont comme des ordures qu'on nous jette aux oreilles, dans l'esprit.
"Le bien dire est un élément du bien vivre" Gaston Bachelard ("La poétique de l'espace" - Presses Universitaires de France", 1974).
Rédigé par : Yves | 07 septembre 2012 à 08:50
Mme VT pour être la compagne de M. Hollande n'en est pas moins une citoyenne. Elle a donc parfaitement le droit d'avoir une préférence pour un candidat dans l'élection de La Rochelle.
Le président Hollande est tenu à une attitude de réserve puisqu'il est le président de tous les français. Il ne doit pas montrer de préférence, ce qu'un citoyen ou une citoyenne ordinaire peut faire.
Rédigé par : bertgil | 14 juin 2012 à 20:14
Une certaine Archambault, post 5 après le billet, nous livre son interpétation du mot "ras-le bol". Aurait-elle appris un jour que ce bon mot nous vient du défunt Jean Yanne, parlant ainsi des Chinois, lesquels étaient à cette époque censés se contenter d'un bol de riz par jour... et comme l'époque était à la ferveur de la révolution culturelle, relayée par de nobles esprits, tels que la députée (pas à cette époque) Billard, qui se piquaient d'être des maoïstes purs et durs, Jean Yanne en avait profité pour souligner, dans le style caustique qu'il affectionnait, à quel point ce maoïsme de salon lui paraissait superficiel.
Madame Archambault n'était peut-être pas née, ce qui explique ses approximations..
Rédigé par : trabouleur | 03 juin 2012 à 10:42
Encore un exemple du parler sale. Hier soir, à l'émission "On refait le monde" sur RTL, notre ex-futur académicien français PPDA nous déclare à propos du départ de Laurence Ferrari de TF1 : "Et comme on dit en breton je lui dit "A Dieu-vat"".
Ce n'est pas parce qu'on s'appelle "d'Arvor" qu'il faut se croire autorisé à faire semblant de connaître la langue
bretonne ; notre ex-statue du 20 heures a sans doute du se faire un soir dire "noz-vat" (bonne nuit) pour croire naïvement que le vieux commandement de la marine à voile était du breton.
Encore une imposture.
Rédigé par : Claggart | 31 mai 2012 à 13:43
L’idéal, ce serait d'aimer lire au fur des lectures, et d'oublier les noms de l'auteur.
@Mary Preud'homme, vous abusez du motif de l'épuisement!
Rédigé par : zenblabla | 30 mai 2012 à 22:15
@dame Mary Preud'homme | 30 mai 2012 à 13:29
Merci de ces précisions, mais je relativise moi aussi, je me dis comme Buffon, que le style c'est l'homme...
J'ai également un patronyme dont une trace écrite remonte au moins vers l'an 800 sur un document de la création d'une abbaye.
Ce patronyme paraît-il que ce serait les arabes qui l'auraient donné à un ancêtre irréductible avant qu'ils se fassent bouter hors de France par Charles.
Mais je ne garantie pas la pureté de la lignée, il doit bien y avoir eu quelques meules de foins ou d’alcôve qui ont permis le mélange des chromosomes. :-D
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine | 30 mai 2012 à 17:27
Afin de proposer quelques pistes à Colette G dont la culture littéraire est manifestement très limitée et aider peut-être certains autres à creuser « intelligemment » le sujet dès lors qu’il s’agit de la langue française que notre hôte sert si bien, voici dans le désordre et au fur et à mesure qu’ils me viennent à l‘esprit le nom d’auteurs antillais ou africains d’expression française dont les œuvres majeures (romans, essais, poésies) mériteraient d’être mieux connues :
Jacques Roumain, Jacques-Stephen Alexis, Aimé Césaire, Frantz Fanon, Frankétienne, Léopold Sédar Senghor, René Depestre, Dany Laferrière, Roger Dorsinville, Yambo Ouolaguem, Cheikh Anta Diop, René Maran, Daniel Maximin, Ernest Pépin, Edouard Glissant, Raphaël Confiant, Joseph Zobel, Gisèle Pineau, Tchicaya U’Tamsi, Patrick Chamoiseau, René Maran, Maryse Condé, Saint-John Perse, Berteme Juminer, Lyonel Trouillot, Evelyne Trouillot, Carl Brouard, Roger Dorsinville, Jean-François Brière, Mongo Beti, Calixthe Beyala, Amadou Hampate Bâ, Gaston Kelman, Edouard Maunick, Jean Métellus, Jean Price-Mars… et plusieurs dizaines d’autres, impossible de tous les citer…
Sans oublier le franco-haïtien Alexandre Dumas (père) dont on connaît la répartie pleine de saveur, alors qu’un malotru lui faisait remarquer qu’il devait très bien « s’y connaître en nègres » eu égard à ses origines.
- "Un peu que je m‘y connais, avait-il rétorqué non sans ironie. Pensez donc, mon père était un mulâtre, mon grand-père était un nègre et mon arrière-grand-père était un singe. Vous voyez, Monsieur : ma famille commence où la vôtre finit".
** petit rappel historique : le père de l’écrivain qui était général et héros de la révolution fut dégradé et destitué par Napoléon en même temps que quatre autres généraux (dont Toussaint Louverture) lors du rétablissement de l’esclavage à St Domingue en 1801. A noter également que les trois Dumas, le général Thomas Alexandre Dumas ne (que l’on désignait à l’époque que comme le fils de la négresse), de même que les deux Alexandre écrivains sont tous trois passés à la postérité avec le nom de leur ancêtre Césette Dumas.
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A Pierre-Antoine :
Vous êtes bien indulgent de parler de dérapage !
Ainsi que je l’ai écrit dans un post cité plus bas et qui fut envoyé par erreur sur un autre topic, il ne faut pas gratter beaucoup pour que certains (à savoir Colette G, Rahmouni et Marchenoir) découvrent leur vrai visage.
(*) citation du post édité le 29 mai à 13:53 sur le billet intitulé «F. Hollande est-il le président etc. » en réponse aux allégations injurieuses et diffamatoires de dame Colette et des sieurs Rahmouni, Marchenoir en commentaires du présent billet :
« Désolée d'en décevoir certains, mais je n'ai que des français "blancs" pure souche parmi mes ascendants et une généalogie qui remonte à la Lotharingie. C'est dire si je m'amuse de certaines suppositions et profilages de bazar !
Je précise comme déjà écrit que je signe toujours de mon patronyme dont la consonance ne devrait laisser aucun doute sur mes origines.
J'ajoute que les histoires de vaudou, de tribalisme et de bounty dont vous me taxez, sont surtout la preuve d'un racisme et/ou d'un sectarisme invétéré. Pas le mien, le vôtre… »
fin de citation.
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So long
Rédigé par : Mary Preud'homme | 30 mai 2012 à 13:29
@Alex paulista
Certes, ce n'est pas une grosse faute, mais un président de la République doit être exemplaire.
Gide l'a commise, Giraudoux aussi ("Andromaque et moi avions déjà convenu de moyens secrets...").
Mais c'est Gide, c'est Giraudoux, et à eux on peut pardonner.
Rédigé par : Claggart | 30 mai 2012 à 09:44
Cela vient de me sauter aux yeux : "Il est évident que je ne peux parler de la même façon à un Afghan, un Tunisien, un Saoudien (choisis par hasard !) ou que sais-je encore qu'avec un Français francophile et francophone" (!). Puissant.
"J'ai prophétisé dans mon livre que l'islam régnera sur Terre."
(Rahmouni Slimane)
Calamity de calamity tout n'est que calamity
et poursuite de l'impossible auquel nul n'est tenu.
Rédigé par : calamity jane | 30 mai 2012 à 07:27
@ Claggart
Ce n'est pas une faute si c'est pour introduire un infinitif et que le nous n'est pas réflexif:
Et même j'avais convenu avec lui, ajouta-t-il, qu'au besoin je remettrais de quelques jours mon départ (Gide, Faux-monn.,1925, p. 1131).
Et même s'il s'agit de convenir de quelque chose, ce n'est pas une grosse faute non plus:
La règle traditionnelle est d'employer convenir : a) avec l'auxiliaire être dans le sens de « se mettre d'accord, reconnaître » (cf. supra III), b) avec l'auxiliaire avoir dans le sens de « être approprié » (cf. supra II); mais cette règle n'est pas toujours suivie, et l'usage tend à employer avoir comme seul auxiliaire, dans les 2 cas (cf. à ce suj. Thomas 1956, Colin 1971 et Dupré 1972).
Vous êtes bien tatillon.
C'est la pire faute que vous ayez trouvée ?
http://www.cnrtl.fr/definition/convenir
Rédigé par : Alex paulista | 30 mai 2012 à 04:57
@ Christian C | 28 mai 2012 à 16:15
Ah ? Vous aussi, vous avez l’injure facile ?
A ce que je vois, les lectures de Marianne ne vous font pas que du bien.
Je veux bien jouer le rôle que vous entendez me faire jouer, c’est-à-dire l’imbécile. Mais par pitié, Marianne jouer le rôle du sage ? Je pouffe ! Vous êtes un sacré comique. Doublé d’un ignare, sauf votre respect.
Revenons-en à notre ex-président et au titre dudit magazine qui m’avait fait frémir. Si je vous comprends bien, vous m’objectez que Marianne avait écrit son titre en réaction à « certains de ses propos ou provocations diverses ». Comme vous, j’estime qu’un président de la République doit savoir tenir son rang, et ce en toute circonstance. Bien sûr que j’ai été profondément choqué, et même atterré, quand notre ex-président a eu ses excès de langage. Mais est-ce une raison pour le qualifier de « voyou » ?
Je vais vous rappeler la définition du Larousse, puisque vous semblez n’avoir pas mis le nez dans un dictionnaire depuis longtemps.
Première définition du mot « voyou » : individu aux activités délictueuses, faisant partie du milieu.
Deuxième définition : garçon plus ou moins délinquant qui traîne dans les rues.
Troisième définition : enfant terrible, garnement.
En toute rigueur, dans laquelle de ces trois définitions reconnaissez-vous notre ancien président ? Alors ? Réponse ?... aucune !
Que vous ayez perdu la signification des mots, c’est votre affaire. Après tout, vous n’êtes pas un professionnel de la linguistique. Mais que des journalistes utilisent des mots à mauvais escient pour se faire un coup de pub, c’est grave. Marianne a atteint un record de vente cette fois-là…
Nous voilà revenus dans le thème du billet de M. Bilger. Ouf, il était temps, n’est-ce pas ?
Rédigé par : RF | 29 mai 2012 à 23:32
A propos de la défense du bon français, je m'étonne d'avoir entendu ce soir à la TV notre président dire à plusieurs reprises "nous avons convenu..."
Je pensais naïvement qu'ENA+HEC+Cour des comptes vous assurait de parler correctement français.
Rédigé par : Claggart | 29 mai 2012 à 23:14
Rahmouni Slimane 12.46
Merci de votre long commentaire.
Je lis vos commentaires avec grand plaisir, mais j'ai une préférence non dissimulée pour le billet quotidien de notre hôte LOL MDR LOL MDR LOL MDR
Cordialement
Rédigé par : Colette G. | 29 mai 2012 à 17:12
Bonjour M.Bilger
Enfin un billet qui parle "vrai" !
Ah comme cela fait du bien d'entendre certaine vérité oubliée...
La beauté de la langue française. Qu'est-elle devenue ?
Comme vous je suis très choquée, voire scandalisée et révoltée quand j'entends tel ou tel propos, telle grossièreté ordurière,
Un tel étalage de vulgarité... et ce quotidiennement. Parfois même j'en sursaute de colère !!! Je parle pour la télévision car je n'écoute pas la radio.
Quelle immense paresse intellectuelle se cache derrière ce parler inculte. Quel mépris également face à sa langue maternelle pour la mâcher ainsi, et la "dégueuler" à la face des gens. Car qui ne respecte pas sa parole n'a aucun respect pour autrui.
Il devrait y avoir un code déontologique au sein des radios et télés qui imposerait le respect d'un certain langage.
Personnellement j'ai renoncé à regarder/écouter certaines émissions tant cela devient un supplice pour l'oreille et l'éthique.
Tant les mots grossiers ont du mal à cacher la pauvreté de langage de celui/celle qui dégoise des bassesses, tant la vacuité du paraître, la mode du langage d'jeune est limité au point de friser la débilité mentale et ne reflète finalement que la bêtise de notre époque médiatique.
Heureusement, grande lectrice, la "bonne littérature" me nourrit, quoique dans ce domaine également, je sélectionne une langue qui me parle.
Je ne pense pas que les animateurs de la communication bas de gamme s'imaginent un seul instant que beaucoup de gens se détachent de leurs émissions tant on se sent littéralement insulté.
Si infatués d'eux-mêmes qu'ils sont.
Rien de neuf sous le soleil. A l'heure de l'éducation pour tous, quelle sinistre régression.
Belle journée.
Rédigé par : Dan Taneli | 29 mai 2012 à 16:21
@Colette G.
Bonjour Madame,
Merci pour votre prise de position, j'ai beaucoup apprécié.
Madame Mary Preud'homme va chercher sur la toile tout ce que j'écris puis essaie de le retourner contre moi.
J'ai fait un certain nombre de choses dans ma vie que j'assume jusqu'aujourd'hui sans me défausser.
Je suis resté le même homme et comme déjà évoqué, je trouve ici une très grande qualité aux billets de notre hôte ainsi qu'aux commentaires des intervenants, raison pour laquelle j'apprécie de venir m'y ressourcer le plus souvent possible.
Il est évident que je ne peux pas parler de la même façon avec un Afghan, un Tunisien, un Saoudien ou que sais-je encore qu'avec un Français francophile et francophone.
J'ai prophétisé dans mon livre que l'Islam règnera sur Terre. J'ai pourtant développé en insistant sur le caractère moral de cette religion en écrivant ceci : sortir l'homme de la servitude de l'homme à la servitude du Créateur avec le libre arbitre pour chacun de croire ou ne pas croire. J'allais plus loin encore en affirmant qu'il s'agissait de briser les obstacles économiques, politiques ou culturels qui asphyxient les peuples et les hommes permettant à l'homme d'asservir son semblable. Ensuite, j'ai eu un échange tout à fait cordial avec une Tunisienne sur la question du voile. Rejetant l'interprétation exclusivement soufiste qu'elle faisait de certains versets coraniques, ce que je lui ai répondu est consultable sur le blog nawaa "Le voile n’est pas obligatoire en Islam" de Fairouz Boudali.
La dialectique développée est propre à cette partie du monde. Bien que je l'exprime en français, elle porte en elle des éléments de culture qui peuvent surprendre toute personne ne maîtrisant pas un minimum de culture propre à ces gens. Ce fut incontestablement le cas de Madame M.P qui, totalement colonisée mentalement ne peut comprendre que je suis français musulman donc que ma culture française maternelle nourrit de fait ma culture islamique. De partout cela coule de source sauf chez cette dame. Quand je voyage, on me présente comme français musulman et non pas l'inverse. Ce qui veut dire que j'ai une culture française qui me différencie de tout autre musulman de la planète.
Pardon de polluer ce blog avec mes petites histoires sans intérêt, je ne supporte pas de perdre mon temps avec des gens malhonnêtes. Merci de m'avoir lu.
Cordialement.
A Monsieur Jean Paul Ledun
Bonjour,
Merci pour votre élégance et aussi pour ce petit moment de Devos.
Cela a eu pour effet de me remettre d'aplomb.
Cordialement.
Rédigé par : Rahmouni Slimane | 29 mai 2012 à 12:46
Pour la mémoire de ce grand artiste (et pour rafraîchir la mienne LOL, merci Wikipédia)
- Jean-Michel Basquiat né à Brooklyn USA en 1960 et mort à SoHo USA en 1988, origine haïtienne et portoricaine
- L'auteur de Texaco est Patrick Chamoiseau qui lui aussi a publié de nombreux livres, mais toujours le même thème, épuisé et épuisant !
Rédigé par : Colette G. | 29 mai 2012 à 12:00
Rahmouni Slimane, à l'occasion pouvez vous préciser JAS ? ? : je ne connais pas, j'ai vu aussi récemment J&S est-ce la même chose ?
Merci !
Rédigé par : Colette G. | 29 mai 2012 à 11:41
Robert Marchenoir 8.18
Rahmouni Slimane 7.58
Bonjour messieurs, c'est ce qui s'appelle river son clou à quelqu'un LOL... merci vous m'avez évité un pamphlet pour lequel je n'ai aucun talent, dans vos commentaires j'ai retrouvé ce que j'aurais aimé exprimer, sauf pour Rahmouni Slimane qui semble, lui, avoir un passé avec cette Dame LOL LOL je n'ai donc pas tout compris.
Je cherche en vain ces grands auteurs africains et antillais, il y a Maryse Condé guadeloupéenne (qui vit aux USA où elle enseigne la littérature française) qui a publié une bonne quinzaine de livres, dont le dernier La Belle Créole publié en 2001 promis à un bel avenir... qui fit un flop, il y a aussi bien sûr le Festival de Saint-Malo, qui d'annuel est passé à tous les deux ans... faute de public. Maryse Condé écrit bien mais son thème, toujours le même, est épuisé. Il y a aussi ce jeune martiniquais qui a écrit il y a quelques années Texaco, roman agréable, mais pas de la grande littérature, un reportage sur cette commune de Fort-de-France.
La musique a influencé la musique occidentale de variétés, Bob Marley et d'autres comme tous les jazzmen, les Sydnet Bechet etc. etc. Armstrong, Wonder et tellement d'autres et à venir.
La peinture aussi la peinture naïve haïtienne est superbe et importante, Basquiat mort trop jeune d'une overdose aurait été un très grand peintre, dans la lignée d'un Combas...
Les Prix Nobel "de la Paix" Desmond Tutu et Barack Obama, mais est-il raisonnable de le considérer comme un africain pur jus, ce Nobel lui a été décerné comme Président des USA.
En Afrique ou aux Antilles les rayons des librairies comptent plus de livres d'auteurs occidentaux que d'auteurs locaux.
Le talent n'a pas d'origine : quand un individu a du talent il finit toujours pas être reconnu, la couleur de sa peau n'a aucune importance, pas plus que le fait d'être blond aux yeux bleus, ou brun aux yeux noirs... affirmer autre chose c'est nier la réalité en la déformant.
La victimisation n'a aucune place face au vrai talent, les Denzel Washington, Sidney Poitier, Eddie Murphy... et tellement d'autres... sont d'excellents acteurs.
A quand un Prix Nobel de Littérature pour un écrivain africain, un antillais... un chinois a déjà été récompensé.. il suffit d'un bon écrivain !
Rédigé par : Colette G. | 29 mai 2012 à 11:37
@sieur Rahmouni Slimane
"J'aime les belles choses comme tout le monde mais je déteste l'ostentatoire. Je sais me tenir comme le bourgeois, le prolo ou la racaille, tout dépend des circonstances et des lieux. Mais quoi qu'il en soit,je m'appliquerai toujours à paraître élégant dans le verbe, le geste ou la pensée."
J'espère que votre diatribe du 29 mai 2012 à 07:51 envers Mary Preud'homme n'était qu'un inélégant dérapage incontrôlé de votre verbe et de votre pensée (ouf le web dispense du geste) :-D
Cordialement
Pierre-Antoine
Rédigé par : Pierre-Antoine | 29 mai 2012 à 10:26
"Concernant la langue française, j'observe que ceux qui l'écrivent et la défendent sans conteste avec le plus de vigueur et talent sont à l'évidence depuis près de cinquante ans des écrivains ou poètes antillais et africains, hélas fort méconnus en métropole, y compris par des personnes qui se prétendent lettrées." (Mary Preud'homme)
Merci de confirmer mon intuition.
C'est amusant comme le tribalisme des Noirs finit immanquablement par ressortir. "A l'évidence et sans conteste", comme vous dites.
Un synonyme de tribalisme est racisme.
Rédigé par : Robert Marchenoir | 29 mai 2012 à 08:18
@Mary Preud'homme
Madame,
J'essaie de me retenir et de continuer à paraître élégant avec vous, même si vous me tapez sérieusement sur le système.
Je vous répète que j'ai toujours écrit sous ma vraie identité et que par conséquent, tout ce que j'écris peut être consultable par n'importe qui.
Je vous interdis, madame Bounty, sous prétexte de vos origines, d'essayer de me faire payer votre servitude ; je n'étais pas né à l'époque et contrairement à vous, je n'hésite pas à dénoncer même quand cela vient de mon camp.
Vous n'aurez jamais cette liberté car vous vivez enfermée dans des certitudes d'une autre époque.
De plus, vous ne comprenez pas ce que vous lisez car, méprisante comme vous l'êtes, vous croyez être capable d’interpréter le sens caché de mes phrases ; nous ne sommes pas à des séances de vaudou Madame.
Vous êtes une complexée, vous n'arrivez à exprimer votre frustration qu'en agressant sans raison celles et ceux qui ne vont pas dans votre sens.
Je suis prêt à mourir pour défendre mes convictions. Cela fait de moi un homme libre qui peut exprimer LIBREMENT ses idées SANS craindre le sens caché que MADAME y verrait dans la mousse de son amulette.
Vous n'avez pas eu ce courage quand il avait fallu l'avoir : courbez l'échine et fermez-la dans ce cas. Ce serait déjà un début de dignité.
Je regrette presque d'avoir un temps été travaillé par votre départ de JAS et de vous avoir souhaité un bon retour par la suite... Et puis non, je suis LIBRE, vous avez le droit d'écrire ce que bon vous semble mais pas celui de m'attaquer pour des raisons que vous et moi connaissons.
Je vous laisse rouler vos cigares de la haine.
Rédigé par : Rahmouni Slimane | 29 mai 2012 à 07:51
"Le problème n'est évidemment pas de mettre en place "une quelconque censure qui serait en effet dérisoire". Il consiste à apprendre à parler correctement à ceux qui à la télévision et à la radio se doivent d'être des modèles parce que regardés et écoutés ils n'ont pas le droit à l'erreur, ils ont une obligation d'excellence et d'allure. "
Cependant il est très difficile, voire impossible, de convaincre, d'apprendre à nuancer et à enrichir un vocabulaire, donc à donner de l'amplitude et de la densité à la perception, quand dans les encadrements ou les hiérarchies, le minimalisme dans l'expression, donc la restriction de la pensée est devenue la norme.
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 29 mai 2012 à 07:28
@Mary Preud'homme 23.12
A trop en faire, à trop vouloir prouver tout et n'importe quoi, vous faites, pour moi, la démonstration que vous accusez sans aucune preuve, vous accusez à tort et à travers.
Quand bien même R Slimane serait ce que vous prétendez, ne croyez-vous pas à la rédemption, seuls les imbéciles ne changent pas d'avis, chacun de nous a le choix et la liberté de ses choix, chacun de nous se nourrit des autres, écouter l'autre ne signifie pas que l'on adhère à tout ce qu'il dit, sauf peut-être ceux et celles qui étaient prêts.
Je ne suis pas celle que vous accusez, je ne sers la soupe à personne, jusqu'à présent les échanges que j'ai eus avec R. Slimane ont été courtois et je ne vois pas pourquoi ils ne le resteraient pas.
Comme ceux et celles qui vous ressemblent, vous protestez des effets dont vous chérissez les causes.
Vos commentaires sont tous du même tonneau : acides pour démolir, des emphases verbeuses, des procès d'intention pour masquer la vacuité de votre pensée étriquée !
Vos accusations à l'emporte-pièce, tous azimuts, vous décrédibilisent, vous discréditent et renforcent l'idée que j'avais pu - à travers vos commentaires - me faire de qui vous êtes, pas nommément ce qui a peu d'intérêt, mais de votre profil qui ne m'intéresse pas, votre Cour des Miracles non plus ! Il ne suffit pas d'affirmer pour avoir raison !
Votre position et votre avis sont respectables, puisqu'ils sont les vôtres, mais ils ne m'intéressent pas !
Rédigé par : Colette G. | 29 mai 2012 à 05:36
zenblabla 00.08
Eradication, jamais je n'emploierai ce mot, il s'agit tout au plus de vigilance de chacun au quotidien.
Cordialement
Rédigé par : Colette G. | 29 mai 2012 à 05:18
Rahmouni Slimane 20.11
Bonjour Monsieur,
Tous nous avons eu ce que vous décrivez, une période de rébellion plus ou moins intense, un rejet de la famille et de notre "classe"... c'est ainsi que l'on grandit tous !
Rachida Dati aura été une erreur de casting dans un gouvernement de casting elle est une caricature en tout, sa place était dans une parodie des Nuls comme NAP dont elle aurait pu écrire une suite au féminin si elle avait eu un talent quelconque.
Je me souviens de sa satisfaction à raconter ses péripéties d'étudiante qui aurait travaillé dans une charcuterie (jamais identifiée) et servant n'importe quoi aux clients, et s'en vantant, puisqu'elle ne connaissait pas les produits ; quant à ses visites alors qu'elle faisait sa campagne dans le 7ème de Paris et qu'elle s'asseyait négligemment sur les accoudoirs des chaises et fauteuils d'époque !!
En elle tout est faux, sauf les dents, elle incarne parfaitement bien ce que je tentais d'exprimer, celle de la pente de notre décadence inéluctable, la place du paraître vs l'être, elle restera une erreur de l'Histoire de France.
Un poney ne sera jamais un étalon, l'habit ne fait pas le moine !
Il y a eu la Présidence précédente, il y a le nouveau gouvernement composé d'apprentis !! dont je n'attends guère plus, il sera sans doute un peu moins dans le paraître, un peu moins caricatural, quant à l'être il apparaît vide d'expérience, peut-être une compétence potentielle à développer et à acquérir : les Grands Hommes/Femmes, les moules sont à jamais perdus/cassés, les générations à venir devront aller chercher leurs exemples ailleurs.
Pour les nouvelles générations je ne vois aucun exemple à suivre, et c'est désolant ; pour grandir il faut des exemples !
Cordialement
Rédigé par : Colette G. | 29 mai 2012 à 05:15