J'ai failli intituler ce billet "Le lièvre et la tortue" mais, outre que cette alternative aurait été un tantinet vulgaire pour la justice, elle n'aurait pas bien exprimé ce que j'ai l'intention de souligner. En effet, le lièvre baguenaude, batifole alors que la tortue part à point, avance lentement et atteint le but la première. On ne peut pas dire qu'il y a des procédures qui folâtrent et d'autres qui s'acheminent lentement mais sûrement. Quoique ? Au fond, ce qui importe est le plus ou moins d'éclat projeté sur les investigations judiciaires et sur l'énergie déployée par les magistrats. La chape de silence, et on présume l'enlisement, le pire. Un éclairage régulier et on se réjouit du mouvement, peut-être du meilleur.
Personne ne doute que les dossiers Karachi instruits respectivement par Marc Trévidic et Renaud Van Ruymbeke progressent parce que d'une manière qui n'offense aucunement une bonne administration de la justice, le citoyen est tenu informé de leurs péripéties principales par les médias et souvent par les avocats concernés. Entre la discrétion totale qui respecterait un secret de l'enquête et de l'instruction "intégriste" et la divulgation à tout crin, une voie raisonnable existe qui offre à la société ce à quoi elle a droit et ne fait pas tomber dans une profusion dangereuse.
Comparons deux informations qui sont au coeur de ma réflexion entre la lumière rassurante et l'ombre troublante.
La première se rapporte à l'affaire du juge Gentil à Bordeaux pour les délits d'abus de faiblesse et d'abus de confiance. Après le désastre de Nanterre longtemps prétendu exemplaire par le procureur Courroye, la saisine du tribunal de grande instance de Bordeaux est venue enfin dénouer les fils délibérément enchevêtrés de réalités suspectes et diverses.
Pour l'action conduite par Jean-Michel Gentil, en dépit de la réserve manifestée par ce dernier, nous avons pu disposer d'éléments, être attentifs à des avancées, presque nous sentir en symbiose intellectuelle avec une démarche qui méthodiquement entendait des témoins, rassemblait des preuves et se rapprochait des plus hauts responsables pour éventuellement les incriminer. Récemment encore, après la défaite de Nicolas Sarkozy le constituant comme citoyen ordinaire à partir du 16 juin, sont apparues, à l'encontre de celui-ci, des données recoupées ne rendant plus absurde - comme il l'avait prétendu - ni inconcevable son implication, avec d'autres proches politiques, dans le financement illégal de l'UMP (Le Monde). Bettencourt, aujourd'hui, résonne moins comme un honneur que comme une marque de générosité ciblée, l'expression d'un monde où l'argent et les privilèges, sans magouilles, ne seraient plus vraiment eux-mêmes.
L'éthique démocratique n'a pas de souci à se faire. Il y a à Bordeaux le cours d'une justice dont les oeuvres sont indéniables et la volonté d'aboutir incontestable. Si elle ne se déroule pas heureusement à ciel ouvert, elle est suffisamment transparente pour abolir tout soupçon d'emprise suspecte, tout risque de disparition dans les limbes du temps.
Mettons en face de cette instruction du juge Gentil celle de la commission chargée d'informer sur le rôle de Christine Lagarde dans l'arbitrage honteux rendu en faveur de Bernard Tapie et, en amont, sur les nombreuses irrégularités et anomalies l'ayant engendré comme la fleur le fruit ! Il n'est plus nécessaire de rappeler le caractère gravissime de ces épisodes à l'inspiration desquels Nicolas Sarkozy ne peut être étranger puis, pour le processus, Jean-Louis Borloo avant Christine Lagarde, enfin cette dernière en charge et en responsabilité pour l'essentiel avant la triste et regrettable influence d'un arbitre sur les deux autres (Mediapart).
Grâce à l'ancien procureur général près la Cour de cassation Jean-Louis Nadal qui a joué un rôle décisif dans l'illustration d'une justice moins indigne qu'auparavant, au mois d'août 2011 la commission d'instruction de la Cour de justice de la République (CJR) a été saisie de complicité de faux et de détournement de biens publics à l'encontre de Christine Lagarde. Depuis cette date, la République se trouve dans une totale ignorance de ce qu'accomplit ou non la Cour de justice qui agit théoriquement en son nom. Les médias apparemment sont contraints de demeurer dans l'attente, personne ne cherche à découvrir ce qui se trame sur ce territoire à la fois ordinaire et spécial. L'instruction progresse-t-elle ou non ? Est-elle au point mort parce qu'on refuserait de la voir vivre ? Des auditions, des commissions rogatoires, des témoignages, des expertises ? Le néant ou un peu d'être ?
Certes deux autres procédures étaient diligentées en même temps que celle de la CJR. Pour le Conseil d'Etat, il a donné tort au député Charles de Courson qui n'a jamais failli et s'est battu autant qu'il l'a pu pour vaincre le scandale financier par le droit. Reste la Cour de discipline budgétaire. Peut-on, pour excuser cette apparente inertie, ce secret gardé, supputer que la commission d'instruction diffère dans l'attente de la décision budgétaire ? Cela ferait tout de même un délai considérable puisque huit mois se sont écoulés depuis aoüt 2011 !
Je suis étonné que personne ne proteste devant une lenteur aussi déplorable, à supposer que des opérations s'effectuent en catimini, à notre insu, ou face à un tel désir d'effacement, de réduction à rien d'une affaire pourtant la plus ostensiblement indécente de ce dernier quinquennat. On n'a pas le droit, au prétexte que la CJR est composée comme elle l'est et qu'elle devrait de ce fait adopter un train de députés et de sénateurs, de se satisfaire d'une justice si molle, aussi ralentie. Il n'est écrit nulle part que cette instruction devrait par principe se laisser distancer par celles de la justice ordinaire ou alors notre démocratie, concédant trop aux anciens ministres, ferait mieux de s'interroger sur elle-même.
Aussi, François Hollande n'a pas eu tort, à cause de sa structure et peut-être aussi de la constatation de ses incroyables lenteurs, de prévoir la suppression de la CJR (nouvelobs.com). Personne ne la pleurera mais en attendant, pour un Tapie qui rit et est heureux, une Christine Lagarde directrice générale du FMI - bien joué, Nicolas Sarkozy ! -, on a une République qui espère obtenir justice. La victime est singulière et éclatante. C'est elle qui en effet, offensée dans son honneur et spoliée pour ses finances, a pâti. Faut-il, par lassitude, s'indigner ailleurs ?
La lumière ici. L'ombre là. Pour faire triompher la justice ici. Pour la faire oublier là ?
Justice lente, justice silencieuse, justice d'exception, cette Cour de Justice ne peut que progresser, sans doute.
Concernant Bernard Tapie, on doit constater qu'il a eu la reconnaissance du ventre en chantant les louanges de Monsieur Sarkozy. Je ne peux m'empêcher de penser que le premier, hâbleur, aventureux, et un rien requin s'est fait "requiné" à son tour par sa banque, ce qui n'est pas moral mais est sans doute plus difficile à affirmer judiciairement. Alors on échafaude une foule de raisons qui conduisent à prétendre que Madame Lagarde agit au nom d'un N.S. qui voulait obliger B.T. Oui, mais en quoi cette main-là avait-elle intérêt à nourrir ce ventre-ci ?
Et si tout simplement la passion enfantine de N.S. pour les Etats-Unis, l'idée curieuse qu'il semble avoir que seuls les anglo-saxons sont des capitalistes performants, des démocrates habiles, des administrateurs efficaces et rapides à trancher les questions subalternes, l'avait conduit à vouloir s'emparer d'un procédé couramment utilisé outre-Atlantique ? Madame Lagarde dont la carrière précédente lui devait faire apprécier cette technique ne l'en a pas dissuadé. Ce faisant il me semble que tous deux ont fait prévaloir une notion de contrat dont découle le procédé utilisé sur l'exercice de la justice. Mais bon... ils étaient si modernes tous les deux, on aurait pu les embarquer dans la
Lincoln de J.F.Kdans la Cadillac Deville de Bush Jr et ils auraient traversé La Défense sous une pluie de confettis.Mais apparemment, il s'est trouvé une foule de gens pour interrompre leur rêve éveillé. C'est dur.
Rédigé par : Hermione | 28 mai 2012 à 03:01
@Xavier NEBOUT | 27 mai 2012 à 08:53
« les comptes (??) que l’on devait écouter sur la place du village. »
Hum, le Lycée, autrement dit l'école philosophique fondée en 335 av. J.-C. par Aristote, du nom du gymnase d'Athènes près duquel, tout comme Socrate, il enseignait, encore appelée l'école péripatéticienne et qui tire en cela son nom du terme grec peripatein, « se promener », pour dire « Λύκειοι Περιπατητικοί / Lukeioi Peripatêtikoi, « ceux qui se promènent près du Lycée », lequel bâtiment tirait lui-même son nom de sa proximité avec le temple d'Apollon Lycien - je précise tout de suite, pour le cas où, qu'il ne s'agit pas d'une question 'd’imperméable', vu que je suis bien persuadée qu'il existe des gens pour croire que les profs de philo au féminin sont des péripatéticiennes, et je ne parle pas de celles dont la spécialité est l'esthétique... - n'est pas précisément la place du village, même si, hélas, on y trouve parfois un peu trop de Bonemine, Iélosubmarine et autres Falbala à mon goût... !
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« Par ailleurs, le dessein que vous nous montrez est le signe d’une autre connaissance, plus ancienne, connue par le yin et le yang chinois, et qui est en fait celle des ondes de forme. Là aussi, l’archéologue nous afflige souvent d’une érudition d’ignorant. »
Hum. De fait, l'étude des graphies nous apprend que le 『陰陽』 autrement dit « le Yin et le Yang », résulte de la réunion de deux caractères/signes/idéogrammes/sinogrammes ( appelez-les comme vous voulez), dont l'état archaïque pour chacun d'eux appartient à deux corpus de graphies différents; le 『陰』= YIN, n'existant pas dans le corpus de graphies archaïques où l'on trouve le 『陽』= YANG et vice versa.
L'état archaïque le plus ancien est celui auquel appartient le YANG 『陽』, autrement dit : "la Lumière", et c'est celui-ci
(Corpus des inscriptions divinatoires sur support osseux).
La Lumière est signifiée par le phénomène de réfraction (donc en effet, une onde) dans un milieu à propriété réfringente, comme par ex. une pierre précieuse. Cette dernière est donnée par la graphie comme posée sur un support et, est présumée dotée d'un pouvoir magique tel celui de faire apparaître / réveiller les esprits (魂振り = Tama/âmes + Furi (Fulli??/secouer), ou selon le cas, de les apaiser (鎮魂 = Chin (apaiser) + Kon (âmes).
Nous en avons une correspondance culturelle avec ces deux objets magiques que sont :
– 1) la boule de cristal ( utilisée comme support d'induction d'un état hypnotique en Inde) et à laquelle on peut peut-être rattacher le cercueil de Blanche-Neige dont le récit parle également d'un miroir, celui de sa marâtre, et qui laisse voir donc, son image, jusqu'au moment où le Prince arrive, qui, « le fait prendre par ses serviteurs lesquels le chargent sur leurs épaules et l'emportent. Mais voilà qu'ils trébuchent contre une racine et que la secousse (振) fait rendre à Blanche-Neige le morceau de pomme qui était resté coincé dans son gosier. Ainsi libérée du charme, elle ouvre les yeux, soulevant le couvercle de verre se redresse, animée, vivante, à nouveau».
Dans ce conte, il n'arrive que des désagréments par le miroir. En revanche, le pouvoir de la glace est de conserver l'image de ce qu'on peut toujours espérer voir revenir, un jour, à la vie.
On peut peut-être y rattacher les attentes des gens qui, de nos jours, se font congeler et consacrer dès lors, pourquoi pas, un nouveau complexe, le complexe de Blanche-Neige qui ne se résumerait pas au fait de voir des nains partout...; ou encore les manipulations sur l'ADN fossile. Quant au pouvoir du cristal (avec sans inclusions), on le retrouve avec les deux traditions, La chinoise et, l'européenne avec Merlin qui construit pour Viviane un palais de cristal au fond du lac, et surtout Viviane elle-même qui enferme le vieil Enchanteur, son maître, dans une tour de verre, enfin avec Harry Potter et le pouvoir du cristal!
Enfin, l'idée de « boule » se retrouve également avec la tête embaumée de Mimir, symbole de sagesse.
– 2) le miroir, plutôt concerné par la catoptrique ( de son nom grec : κάτοπτρον = miroir, image) ou réflexion, que par la réfraction, mais bon, on y voit apparaître des trucs. Il se montre en effet « tour à tour doué de parole, capable de révéler par l'image des vérités invisibles, lointaines, ou encore les désirs les plus profonds et les secrets les plus inavouables». Autrement dit, une sorte d'objet de transfert ou de projection. Ce miroir, en tant qu'objet magique, on le fait remonter au Ve siècle ap. J-C au moins, pour ce qui est de la Chine. Au Japon, le mot miroir se dit « Qui fait voir l'Ombre = le Simulacre », et l'objet représente l'un des trois objets sacrés du trésor impérial où la pierre est un jade en forme de demi T'ai Chi T'u (symbole Yin/Yang).
montre l'objet précieux déposé au pied d'une sorte d' « échelle de Jacob » (en vert, sur la gauche), par laquelle monte et descend le divin. Son support fait davantage penser au piétement d'un miroir qu'au socle de présentation d'un caillou / cristal etc..
Il signifie « se couvrir » (le ciel). Il renvoie à un « état / phénomène mystérieux » que représente l'association de, sur la gauche, l'espèce d'échelle de Jacob de tantôt, inversée (d'où « ubac », « ombrée »), avec sur la droite, un élément qui peut être une hache-marteau, vu que la graphie ci-après pour « nuage » n'est pas attestée isolément pour ce corpus, surmonté d'un élément « couvercle ».
où l'élément « paroi » est revenu à l'endroit, avec sur la droite plus en hauteur, la graphie pour « nuage », « nuée » surmontée de la graphie pour « bouchon, couvercle » qui s'ouvre ou saute, ce qui fait penser à comme une sorte de « panache volcanique », l'ensemble des graphies du genre fait du reste penser à une sorte de « Vulcain (nom à l'étymologie indéterminée mais qui paraît proche de uolnus, blessures), jeté enfant par Junon du haut de l'Olympe, et dieu romain du feu, de la forge, des volcans, des métaux et le patron des forgerons ». D'où il pourrait paraître normal qu'il existe dans le corpus des vases des inscriptions sur vases de bronze et pas dans le corpus des inscriptions divinatoires sur support osseux.
Une étape ultérieure de la graphie, étape qui est celle-ci :
L'état le plus ancien du caractère 『陰』 = YIN se trouve dans le corpus des inscriptions sur vase de bronze. C'est celui ci :
On aura encore celui-ci qui est atypique :
A Héphaïstos, son homologue grec, sont attachés des épithètes comme « aux pieds courbes », « aux pieds tournés vers l'arrière » qui m'évoquent aussi la probable « hache-marteau » de cette graphie précitée :
. En tout état de cause, il a existé un culte des volcans à l'occasion duquel on dit qu'on précipitait des gens dans leurs cratères (au Japon, on y a notamment précipité les chrétiens en 1638) ; et à l'arc insulaire de la mer Égée appartient Santorin et son volcan que Platon relie au mythe de l'Atlantide.
Ceci étant, la réunion des deux graphies à un moment où le sens original de chacune d'elles avait sans doute évolué, a commencé par signifier « adret et ubac ». « Dans l’hémisphère nord, à des latitudes situées au nord du tropique du Cancer, l’adret est généralement la face Sud d’une montagne».
Par la suite, la connotation magico-religieuse de chacune d'elle a également évolué pour ne plus nommer que :
« à l'ombre » - et à ce propos, il est curieux de noter qu'une commune du Val d'Aoste du nom de Brissogne qui célèbre une « Fête de l'ombre », le 11 août (Jour de Ste Claire d'Assises pour les catholiques), pour célébrer le fait que le territoire communal est privé d'ensoleillement pendant la plupart de l'hiver en raison de sa position à l'envers, regroupe la prison et la décharge régionales - ainsi que :
« au soleil ».
Enfin, la linguistique sino-japonaise précise que le rattachement du « Yin et du Yang » 『陰陽』 à la « pensée des cinq éléments » 『五行思想 = Wuxing』 qui a engendré leur (con)fusion, est un phénomène tardif.
La dite pensée des cinq éléments qui sont 金, jīn, « métal » / 木, mù, « bois » /水, shuǐ, « eau » / 火, huǒ, « feu » / 土, tǔ, « terre », bien que présentant des différences – elle ne fait pas référence à l'Air, mais possède en plus le Bois et le Métal - , n'est pas sans rappeler notre théorie des quatre Éléments (Feu, Air, Eau, Terre), soit la quadruple racine de l'être qui remonte à Empédocle et qu'on retrouvera chez Galien dont les théories ont dominé les connaissances médicales de la civilisation occidentale pendant plus d'un millénaire.
C'est d'ailleurs en entendant parler pour la première fois du Wuxing que j'ai pris conscience d'une certaine proximité des pensées occidentales et orientales qui m'a donné envie de creuser un peu les choses, mais sans trop savoir par quel bout prendre le problème.
Avant « la Quadruple racine », on a parlé de la « théorie des quatre Qualités élémentaires » : chaud, froid, sec, humide qui n'est pas sans rapport avec notre « adret et ubac » / « Yin - Yang ». Elle est due à Alcméon de Crotone, auditeur de Pythagore et qui, à la charnière du VIème siècle av. J.-C. soit deux siècles avant la première mention développée des Wuxing qui est, pour sa part, datée aux environs de la fin du IVe siècle avant notre ère, donc presque IIIème siècle, est à l'origine de la théorie de l'équilibre des puissances, laquelle est encore celle du couple dit Ying-Yang. On va y retrouver notre précédente question des extrêmes avec le « Limité et l'Illimité » etc. à propos de quoi on citera son Fragment B 2
« Ce qui fait que les hommes meurent c'est qu'il ne leur est pas possible de joindre le commencement et la fin. » - Cité par le Pseudo-Aristote, Problèmes, XVIII, III, 916 a 33) – etc.
Bien sûr, tout cela ne nous dit rien quant à la naissance et à la paternité de la figure symbolique qui se retrouve et avec les celtes du 1er siècle au Norfolk et avec le T'ai Chi T'u (Yin/Yang en tant que sa figure symbolique) et sur le bouclier des Maures cantonnés par l'armée romaine dans le Finistère et rien non plus quant à son adoption par les uns et par les autres. Mais cela nous aura au moins permis d'avoir un nouvel aperçu de la lumière et de l'ombre.
Rédigé par : Catherine JACOB@Xavier NEBOUT | 27 mai 2012 à 18:28
@Surcouf
Voici la clef - circulaire du 28 juin 1972 toujours valide - deux pages accessibles seulement dans une version photo du J.O. sur la base Legifrance :
http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf//jopdf/1972/091/JO197209192.PDF
http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf//jopdf/1972/091/JO197209193.PDF
À lire avec grande attention car tous les cas sont biens prévus et identifiés.
Je dispose d'un commentaire très détaillé et opérationnel dans la réponse reçue du Médiateur de la République - M. Delevoye - qui confirme la validité de ce texte.
Rédigé par : Patrick Handicap expatrié | 27 mai 2012 à 16:13
"le dessin que vous nous montrez est le signe d’une autre connaissance, plus ancienne, connue par le yin et le yang chinois, et qui est en fait celle des ondes de forme."
NEBOUT 27 mai 2012 à 08:53
"Si vous souhaitez parler de la vérité, il vous faut vous adresser et parler au futur et à l'invisible, entre le feu du ciel et le feu du soleil, à l'union du feu terrestre et du feu céleste. etc. etc." SEMTOB sisters 27 mai 2012 à 03:53
Conseils :
Ne pas abuser, en ce jour de Pentecôte, des langues de feu.
Se méfier du soleil qui, ça prend par surprise, arde pas mal depuis peu.
Utiliser un éthylotest (PHE peut vous prêter le sien) avant de se mettre au clavier.
Ne pas hésiter à s'asseoir dans une bassine d'eau bien fraîche en cas de crise irrépressible.
Rédigé par : Clafoutis | 27 mai 2012 à 15:59
Cher Philippe,
Ce que nous avons souhaité signifier c'est que notre pays traverse tout comme l'Europe, tout comme le monde entier, une crise morale d'une intensité et d'une gravité qu'une majorité de politiques semble dénier ou cliver.
Ce que nous avons souhaité signifier c'est que pour apporter des réponses efficaces, il serait beaucoup plus pertinent de faire appel aux voix ou voies des compétences et de suspendre les gadgets de parité et autres accessoires électoraux qui sont totalement epsilon dans la conjoncture actuelle.
Ce que nous avons observé c'est qu'un grand nombre d'individus se sentent à la verticale du vide, et qu'il serait nécessaire de pratiquer des ouvertures gouvernementales laissant place à des compétences réelles.
Nous ne pouvons pas diviser les forces potentielles de notre pays en un moment où tous les atouts doivent être appelés.
La France dans une période de compétitivité et de transformation industrielle totale ne peut souffrir aucune contrainte, aucune plage récréative.
S'il existe des aménagements, des améliorations, nous avons toute la vie pour les mettre en place.
Nous ne pouvons nous priver dans une période de transition des intelligences de droite ou de gauche sous peine de disparaître.
Pourquoi faire des efforts de justice, d'éducation, pour voir une expatriation massive des jeunes, une fuite dans le suicide, la drogue et l'alcool de la population active.
Les contraintes pour le déclin de toute une population ne peuvent se concevoir.
Et s'il n'existait qu'un ultime espoir, que tous les acteurs responsables de cet espoir, puissent le mettre en oeuvre le plus rapidement possible.Le pouvoir fermé et obtus nous condamne aux ténèbres.
françoise et karell semtob
Rédigé par : semtob | 27 mai 2012 à 15:34
@Surcouf
Vous avez tout bon...
La circulaire du 28 juin 1972 m'exonère en effet de tous types de contrôle (y compris sanguin) - afin de ne pas faire peser sur les personnes handicapées des contraintes plus grandes que sur des personnes sans handicap -, la circulaire de 1972 précisant l'exonération de tout contrôle même dans les cas d'infractions au code de la route - hormis pour les infractions les plus graves qui sont listées à titre d'exemple et dans le cas ou le conducteur présente des signes manifestes d'imprégnation alcoolique - comme vous l'écrivez - NON À l'APPRECIATION des force de l'ordre MAIS constaté PAR UN MÉDECIN OBLIGATOIREMENT REQUIS sur place donc appelé sur place par les forces de l'ordre...
Il n'est donc pas prévu de conduire à l'hôpital et toute erreur de procédure et d'appréciation des forces de l'ordre pourrait entraîner des dommages et intérêts...
Voilà pourquoi il serait bon de rappeler cette circulaire aux forces de l'ordre pour éviter des bévues.
En tout cas ma voix œsophagienne - si bizarre qu'elle paraisse - ne peut présumer en elle-même un état d'imprégnation alcoolique - sauf à considérer que cette manière d'agir révèlerait alors un comportement volontairement discriminatoire puni par la loi.
Dernier détail il me faut fournir un certificat médical qui, dans mon cas étant expatrié en Espagne et dépendant du système de soins de ma Région au titre des accords européens, est un "informe" du chirurgien qui a réalisé l'opération et la décrit ainsi que les causes et traitements ultérieurs tout en reprenant avec un numéro d'identification qui donne accès au personnel autorisé à mon historique médical informatisé complet (compte rendus de visites et interventions, traitements suivis, imageries et analyses médicales historiques et comparées visibles sur écran) ainsi que le résumé de l'ensemble de mes autres pathologies.
Les forces de l'ordre devront savoir lire l'espagnol qui est une des langues de l'UE si la vue de mon trou de 1,5 cm à la base du cou qui me sert à respirer ne leur suffit pas...
Elles doivent après tout déjà contrôler des permis de conduire et des papiers de véhicules de tous les pays de l'UE...
Rédigé par : Patrick Handicap expatrié | 27 mai 2012 à 15:31
@Patrick Handicap expatrié
"OK pour le contrôle sanguin, mais alors pour tous les conducteurs sur le bord de la route en vertu du principe d'égalité prévu par la loi sur le handicap qui doit compenser et mettre à égalité..."
Tout contrôle positif entraîne un contrôle sanguin me semble-t-il.
Toute personne ne pouvant souffler dans le ballon et présentant des signes d'imprégnation alcoolique est conduite à l'hôpital pour y subir un contrôle sanguin.
Les forces de l'ordre peuvent, il me semble, également faire remplir par un médecin un certificat de non admission, ce qui leur permet de placer l'individu contrôlé en chambre de dégrisement.
"Sinon vous devez compenser mon handicap en me payant le temps passé pour aller et revenir de l'hôpital à mon tarif professionnel soit les 2.500 euros horaires facturés par ceux qui m'emploient..."
Le simple fait de l'égalité devant la loi dispense l'Etat et tout un chacun de vous payer 2500€/heure.
"Et puis vous serez mon chauffeur le jour où les véhicules devront être obligatoirement équipés d'un éthylomètre antidémarrage.
Merci d'avance."
Vous mélangez les questions et les sujets ce qui n'est pas correct.
Nous parlons de l'obligation de détention d'un alcootest dans les véhicules et pas des systèmes antidémarrage.
Bien à vous.
Rédigé par : Surcouf | 27 mai 2012 à 13:47
Bonjour à toutes et à tous, bonjour Monsieur Bilger.
La justice est à l'image des réactions les plus insensées qu'on puisse lire. On protège les forts et expose les faibles.
Ici même dans les commentaires qui suivirent, un Patrick Handicap expatrié à qui ont parvient encore à trouver matière à chercher des poux dans la tête alors que son courage force admiration et respect.
Et un Bernard Tapie que l'on continue à défendre envers et contre tout, alors qu'il force indignation et mépris.
Notre justice, même imparfaite et critiquable, compte sur des femmes et des hommes d'une très grande intégrité morale pour la défendre. C'est à ces femmes et hommes que mes pensées vont quand j'observe une injustice. La première de toutes serait de les accabler en pensant réinventer un nouveau système. Quelle insulte pour les combats que cette Institution mène depuis qu'elle s'est voulue républicaine.
Cordialement.
Rédigé par : Rahmouni Slimane | 27 mai 2012 à 13:38
@ Catherine Jacob
Pour passer de l'ombre à la lumière
- pour que "les responsables politiques cessent d’instrumentaliser l’institution judiciaire", comme l'ont déclaré les présidents des tribunaux en janvier 2012
- pour "la restauration de l’image de leur fonction, gravement altérée auprès de nos concitoyens par le soupçon de leur dépendance à l’égard du pouvoir exécutif" comme l'a déclaré la conférence des procureurs en décembre 2011.
Il faut faire la même chose en France tout de suite, car les preuves existent.
Rédigé par : Choubidou | 27 mai 2012 à 11:24
@ Jean-Dominique
"Cette entreprise de protection n'est plus acceptable aujourd'hui comme elle le fut dans le passé. Le citoyen est en mesure de distinguer ce qui relève de l'appréciation politique, éventuellement erronée mais justifiable, de la faute morale, couvrant le champ de la négligence à la corruption."
En même temps, aucun des principaux candidats à l'élection présidentielle n'a proposé des éléments crédibles pour une indépendance nette du Parquet à l'égard du politique, à l'exception de François Bayrou.
Eva Joly a fait un total flop quant à son catéchisme prétendument anticorruption.
Pour ce qui est des médias, les imbrications de toutes sortes avec le politique sont devenues la norme.
Et aujourd'hui les conflits d'intérêt semblent tellement aller de soi qu'on en est réduit à ne devoir même pas compter sur une misérable charte éthique censément devoir être signée par des ministres...
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 27 mai 2012 à 11:01
"Nous nous agitons tous dans un magma de peccadilles..."
Rédigé par : semtob | 27 mai 2012 à 03:53
Puissant de beauté et terrifiant de justesse.
Rédigé par : MS | 27 mai 2012 à 10:50
Non Monsieur Reffait !
Il convient de savoir si une accusation est fondée avant de la rendre publique. Sinon, il y a diffamation. Tant un juriste met longtemps pour savoir dire les choses simplement, ceux qui ne le sont pas devraient s'abstenir avant de parler de droit.
Là-dessus se greffent le désir de devancer la justice pour livrer les accusés à la vindicte populaire, et à l’inverse, l’obstruction pour les protéger. La place des magistrats qui y prêtent leur concours est en prison.
La clef de tout est dans la composition du CSM, mais on n'entend pas grand monde se pencher sur le sujet.
Il faut dire qu'il faudrait commencer par en exclure les franc-maçons du fait de mettre leur serment de fraternité au dessus des lois de la République.
Là encore, il s’agit de dénoncer le mal où il se trouve.
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 27 mai 2012 à 10:41
françoise et karell semtob à 3h53,
à cette heure-là, vous avez été victimes d'une herbe frelatée ou s'agirait-il des effets d'un coït neuronal?
Rédigé par : Christian C | 27 mai 2012 à 10:22
@Choubidou | 26 mai 2012 à 23:58
Le lien que vous indiquez précise qu'il s'agirait d'une première liste... mais aussi, qu'on se rassure, liste de magistrats tunisiens en Tunisie.
Rédigé par : Catherine JACOB@Choubidou | 27 mai 2012 à 09:35
Bonjour M. Bilger,
Serait-il possible de ranger les commentaires dans l'ordre antichronologique ?
C'est parfois pénible d'avoir à commencer par le bas (le premier commentaire) pour remonter ensuite la liste des commentaires.
C'est pourtant nécessaire si l'on veut tout comprendre : les commentaires répondent aussi parfois à des questions ou observations figurant dans des commentaires précédents (donc situés plus bas)
Rédigé par : Raymond | 27 mai 2012 à 09:28
Catherine Jacob
Votre contribution est touchante par votre bonne volonté et nous devons vous en remercier. Elle ouvre l’esprit vers les profondeurs de la civilisation.
Mais au-delà, elle pose la question du regard et de l’interrogation de l’histoire. Que signifie en effet tout cela ? Il est un travers bien occidental que de regarder sans comprendre et plus exactement de se poser en spectateur d’une histoire qui n’aurait rien à lui apprendre tant les découvertes du jour renverraient à l’enfance ce qui date de la veille. Plusieurs siècles d’égarement font ainsi de l’occidental un érudit ignorant.
Les mythes grecs nous racontent les confrontations de la psyché aux principes que l’on appellera dieux, et des idées que l’on nommera déesses. Ce qu’étaient ces dieux et déesses constituait le code permettant d’élaborer les contes que l’on devait écouter sur la place du village comme on le voit encore en Orient.
Ils nous ont été transmis par des historiens et autres érudits qui ne savent le plus souvent pas de quoi ils parlent juste faute de s’être donné la peine de connaître le code. Ensuite, viennent les charlatans pour nous vendre une nouvelle théorie de tel ou tel mythe.
Par ailleurs, le dessin que vous nous montrez est le signe d’une autre connaissance, plus ancienne, connue par le yin et le yang chinois, et qui est en fait celle des ondes de forme. Là aussi, l’archéologue nous afflige souvent d’une érudition d’ignorant.
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 27 mai 2012 à 08:53
En rapport avec mon hésitation à utiliser le mot juge pour définir les membres de la commission d'instruction de la CJR, je précise :
http://www.denistouret.net/constit/chap10.html
"L'organisation de la CJR
La Cour de justice de la République comprend une commission des requêtes, une commission d'instruction, une formation de jugement.
La commission d'instruction est composée de trois conseillers à la Cour de cassation, dont l'un exerce les fonctions de président, tous élus par la Cour de cassation."
Il s'agit bien de magistrats professionnels. Cependant, en réalité, le terme adéquat est celui de conseiller.
Aussi, juste une petite réflexion en rapport avec le secret de l'instruction qui semble vous peser dans l'affaire Largarde.
Si on pose le principe que la Cour de cassation a pour mission première de trancher les questions de droit ou d'application du droit, compte tenu de la culture professionnelle des magistrats qui composent la commission d'instruction de la CJR, et qui sont issus de la Cour de cassation - si j'ai bien saisi le mode de nomination-élection -, il me semble quand même assez compliqué et assez hasardeux de prier ces trois magistrats de transgresser le secret de l'instruction, exemple : en les priant de transmettre à toutes fins utiles aux médias les PV d'audition pour que ceux-ci soient publiés dans la minute qui suit, façon express 10 000 colonnes à la Une !
Vous ne pensez pas ?
Rédigé par : Véronique Raffeneau | 27 mai 2012 à 08:27
Cher Philippe,
Si vous souhaitez parler de la vérité, il vous faut vous adresser et parler au futur et à l'invisible, entre le feu du ciel et le feu du soleil, à l'union du feu terrestre et du feu céleste.
La terre est si tristement rayée de bandes qu'il n'existe plus de chemin pour y accéder. Seuls des pas sur le sable en dessinent le chemin ou de petites figures.
Vous parviendrez peut-être à comprendre que la lumière est dans le creux de toutes lettres et non dans son ombre projetée, seulement là où le vent peut s'amuser, chuchoter.
Rassurez-vous la vérité existe dans le dialogue perdu de l'homme éternel. Quant à l'homme, il ne peut rester fort heureusement que lui-même. Nous sommes tous inscrits dans une même prière.
Nous ne savons plus si la clarté a rejoint les ténèbres. De ces lettres, l'oiseau bleu du bonheur s'est sidéré, recroquevillé, statufié. Un immense cri de peur, de désespoir, de doute, de confusion s'élève. Fides s'est évadé et nous l'apercevons si loin, si terrorisé que nous devrions tous lui apporter un espace de transformation, de calme. Nous nous agitons tous dans un magma de peccadilles et l'essentiel est oublié.
françoise et karell semtob
Rédigé par : semtob | 27 mai 2012 à 03:53
La vérité est ailleurs
Le ministère de la justice annonce la révocation de 81 magistrats
http://www.babnet.net/cadredetail-49947.asp
Rédigé par : Choubidou | 26 mai 2012 à 23:58
Qu'on me pardonne à nouveau de revenir au sujet traité. C'est pénible ces gens qui délirent sur leurs sujets à eux : dites-vous bien qu'on s'en fout.
Quelle lumière et quelle ombre pour une bonne justice ? La pleine lumière et l'ombre absolue sont toutes deux néfastes. La transparence ne permet plus de rien voir et rejoint ainsi l'obscurité totale.
Dans le cas des affaires d'Etat - entendre celles où sont introduits de près ou de loin les intérêts des gouvernants - la culture française est à l'opacité : ça ne regarde pas le bas peuple, trop complexe pour lui, trop dangereux pour l'équilibre institutionnel. C'est à ce titre qu'une juridiction spéciale, la CJR, a été créée, pour éloigner le peuple et son vecteur médiatique de la pleine appréciation des affaires. Laissant ainsi entendre qu'un ministre qui transgresse est toujours mû par une motivation transcendante. Sous couvert de protéger la liberté des processus de décisions politiques, cette attitude permet de dissimuler les incompétences, les négligences, les paresses, ou pire, les corruptions. Parce qu'avant tout, il faut sauver l'image de la politique en général, et de l'exercice, toujours savant, en particulier.
Cette entreprise de protection n'est plus acceptable aujourd'hui comme elle le fut dans le passé. Le citoyen est en mesure de distinguer ce qui relève de l'appréciation politique, éventuellement erronée mais justifiable, de la faute morale, couvrant le champ de la négligence à la corruption.
La tentation de l'ombre est évidemment forte pour le pouvoir mais c'est aujourd'hui un anachronisme. Il faut de la lumière, qui ne soit aveuglante ni pour le citoyen ni, surtout, pour le juge. La part d'ombre, qui doit persister n'est plus qu'un moyen, un outil au service d'une recherche sereine de la vérité, cela ne doit plus constituer un objectif absolu de dissimulation.
L'exercice du pouvoir est une culture de crapulerie. Cela fut toujours ainsi. La société ayant pris le pli d'aller toujours plus vite que les politiques, il faut désormais tordre le bras de la classe politique dans son ensemble pour la contraindre à accepter de nouvelles règles avec les conséquences afférentes : jadis on accédait au pouvoir comme à la fortune, c'est aujourd'hui mal accepté. Jadis on construisait Trianon sur les deniers publics, aujourd'hui un week-end sur un yacht jette le soupçon. Il serait totalement faux d'estimer que les gouvernants d'aujourd'hui sont plus corrompus que ceux d'hier, c'est sans doute même l'inverse. Mais fussent-ils au même niveau de compromission que leurs aînés que c'est aujourd'hui trop, inacceptable.
La justice d'Etat doit donc ainsi disparaître. Il faut entrebâiller les portes, sans les ouvrir totalement. Il y a là un exercice nouveau pour les juges qui ont compris que le secret de l'instruction et son corollaire, la présomption d'innocence, devaient s'assouplir. Toute la délicatesse du débat revient à déterminer du niveau de lumière et d'ombre nécessaire.
Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 26 mai 2012 à 23:00
Merci, M'sieu.
Rédigé par : Jean-Paul Ledun@JMT | 26 mai 2012 à 22:39
@ Catherine JACOB
Chère Catherine, vos démonstrations sont toujours aussi époustouflantes.
Rédigé par : Achille "aux pieds légers" | 26 mai 2012 à 22:36
@surcouf
OK pour le contrôle sanguin, mais alors pour tous les conducteurs sur le bord de la route en vertu du principe d'égalité prévu par la loi sur le handicap qui doit compenser et mettre à égalité...
Sinon vous devez compenser mon handicap en me payant le temps passé pour aller et revenir de l'hôpital à mon tarif professionnel soit les 2.500 euros horaires facturés par ceux qui m'emploient...
Chiche...
Et puis vous serez mon chauffeur le jour où les véhicules devront être obligatoirement équipés d'un éthylomètre antidémarrage.
Merci d'avance.
Rédigé par : Patrick Handicap expatrié | 26 mai 2012 à 19:44
@Robert
La question posée par ce décret qui oblige à posséder un éthylotest n'est pas anodine car cette obligation de posséder un système de contrôle pour des gens qui ne peuvent l'utiliser est déjà ubuesque mais plus grave la contradiction entre la possession obligatoire d'un instrument de contrôle qui ne peut servir et l'exonération des trachéotomisés de tous types de contrôle ne contient-il pas une contradiction juridique qui annulerait les effets de la circulaire du 28 juin 1972 ?
Et puis, le jour où les antidémarreurs contrôlant l'alcoolémie arriveront, je ferai comment pour bénéficier des dispositions de la loi donnant les mêmes chances aux personnes handicapées ?
N'est-il pas temps que je réagisse avant qu'il ne soit trop tard ?
Dois-je subir comme les gens en fauteuil qui restent sur le quai de la gare ou sur le tarmac de l'aéroport ?
Au fait, mon véhicule est équipé pour mes autres handicaps mais peut, avec quelques difficultés, toujours être conduit par quelqu'un d'autre.
Rédigé par : Patrick Handicap expatrié | 26 mai 2012 à 19:28
stéphane,
pour répondre à votre question: je n'aurais pas accepté. BT non plus, c'est d'ailleurs ce qui l'a conduit à exercer un certain nombre de recours contre le CDR.
En octobre 2006, après le jugement de la Cour de cassation, BT n'avait plus, en gros, que les yeux pour pleurer. Les conseils de madame Lagarde étaient très partagés lorsqu'en 2007, la décision de recourir à l'arbitrage fut choisie.
Depuis, de nombreux avis jugent que ce recours était illicite, et que sans ce recours, BT avait très peu de chances de gagner.
Je n'ai pas d'avis sur le fond, l'affaire étant très complexe.
Je m'interroge sur la position des intérêts défendus par Nicolas Sarkozy en engageant la procédure arbitrale plutôt que de laisser faire la justice.
Sûrement pas les intérêts de l'Etat français.
Rédigé par : Christian C | 26 mai 2012 à 19:18